Category: societe

  • Une journée pour aider les étudiants à se loger

    Une journée pour aider les étudiants à se loger

    Propriétaires, résidences étudiantes, le Crous et Ensemble 2 générations, seront présents ! », salue le directeur de la Maison de l’étudiant et de l’information jeunesse (MDEIJ). De 9h à 16h, samedi, celle-ci accueillera des étudiants pour qu’ils rencontrent les propriétaires et différents organismes d’aide au logement. Organisées par la mairie de Toulon, depuis six ans, ces rencontres visent à faciliter l’installation des plus de 7 000 étudiants présents dans le centre-ville.

    La Maison de l’étudiant entretient un listing « de plus de 600 propriétaires, cette liste, c’est une spécificité de la ville », précise le directeur de la Maison de l’étudiant. En septembre 2025, l’offre recueillie s’élevait à 933 logements, avec un loyer médian hors charges de 475 euros, selon l’Agence d’urbanisme de l’aire toulonnaise et du Var (Audat.Var) dans une étude réalisée pour la Ville. La structure demande aux propriétaires et aux étudiants des fiches avec leurs critères et ensuite envoie les offres correspondantes aux locataires. Une autre solution est proposée par l’association Ensemble 2 Générations : loger des étudiants à moindre prix dans une cohabitation avec un senior. En échange d’un petit loyer, les étudiants aident les plus âgés. L’objectif est de pallier les problématiques de logement des étudiants et à l’isolement des seniors.

    Formations contraintes

    Selon l’étude menée par Audat.Var, 42% des étudiants estiment avoir des difficultés à se loger dans la ville. « Avec Parcoursup, beaucoup d’étudiants se retrouvent dans une ville loin de chez eux, alors même que la formation demandée était dans leur commune, explique le directeur de la Maison de l’étudiant. Ce sont des formations contraintes. » D’ailleurs, 38% des étudiants à Toulon viennent d’une autre ville, en dehors du Var, selon Audat.Var.

    Face à ces différentes difficultés, la Maison de l’étudiant propose un service « logement » à l’année.

  • Innovation et emploi au menu des rencontres économiques

    Innovation et emploi au menu des rencontres économiques

    Sophie Joissains. La maire (UDI) d’Aix a donné le coup d’envoi de la deuxième journée des rencontres, lors du petit-déjeuner du monde économique. L’occasion aussi pour l’édile de donner son traditionnel discours, aux côtés de Jean-Hervé Lorenzi, fondateur des Rencontres économiques. Un discours adressé aux entrepreneurs… et politique. « Ce matin, je voudrais dire ma reconnaissance, ma considération, mon admiration et vous féliciter d’avoir cette flexibilité. Aujourd’hui, vous investissez, vous continuez alors que les cycles économistes raccourcissent, vous recrutez dans un contexte ou les métiers évoluent de manière inédite, vous innovez tandis que les technologies bouleversent tous les modèles établis », pose Sophie Joissains, qui félicite la « capacité d’adaptation » des entrepreneurs et dirigeants d’entreprise face à elle. « Elle mérite d’être accompagnée justement par les territoires. Je suis convaincue qu’une politique locale, économique, réfléchie, ne consiste pas à se substituer à vous ou penser à votre place. Mais qu’elle doit contribuer à créer un environnement favorable pour anticiper dans un monde ou les repères s’effacent et se brouillent, poursuit la maire. C’est cette conviction qui guide notre action à travers une feuille de route économique qui vise à structurer dès aujourd’hui les filières qui feront notre compétitivité de demain. » À Aix, estime la maire, cette position se reflète notamment dans l’essor des Tech et Energy Valley, le développement du Technopôle de l’Arbois et du Pôle d’activité, les partenariats académiques…

    Aurore Bergé sur place

    La journée a ensuite été jalonnée de débats avec les participations du président François Hollande ou de Gabriel Attal, candidat Renaissance à la présidentielle et ex-ministre. Les Rencontres ont aussi accueilli Aurore Bergé parmi le panel de responsables politiques. Dans la continuité du lancement de Talents de France, en janvier dernier, la ministre à l’Égalité des chances, est venue participer à l’atelier Patrons dans ma ville, initié par la Communauté des entreprises qui s’engagent. Habituellement, le format permet aux patrons et dirigeants de rencontrer des jeunes en recherche d’emploi. Ce vendredi, ce sont des jeunes accompagnés par la Région Paca ou élèves de l’École de la deuxième chance. Chacun a pu, face à un parterre de responsables, raconter son parcours, ses particularités, ses réorientations et ses ambitions. Côté dirigeants, l’on retrouve Sylvie Jéhanno, directrice générale de Dalkia ou Thibaut Guilluy, directeur général de France Travail. Talents de France, rappellera la ministre, est né du constat « qu’il y a à la fois un immense gâchis humain, à la fois des femmes et des hommes qui restent à la porte des opportunités professionnelles pour de mauvais critères : leur origine, sociale géographique, ethnique, le fait d’être un homme ou une femme… » Mais aussi celui d’une « aberration économique, parce que les entreprises ne cessent de dire qu’elles cherchent à recruter ». « L’objectif de Talents de France, c’est d’avoir des propositions très concrètes, opérationnelles, et d’engager massivement les entreprises, d’où ma présence aujourd’hui. Ce matin on a franchi le cap de plus de 1 000 entreprises françaises qui ont accepté de signer la charte d’engagement, rappelle Aurore Bergé. Elles s’engagent à avoir 8% de recrutement de personnes issues de QPV et des territoires ruraux, 15% de stagiaires issus de [ces mêmes quartiers] (…) On est sur des objectifs très clairs et très chiffrés qui ont été pris par les entreprises, qui vont du CAC40, des établissements publics jusqu’aux PME (petites et moyennes entreprises) des ETI (entreprises de taille intermédiaire) qui veulent s’engager ici. L’idée, c’est de recruter ici, tout au long du week-end. »

  • Le sous-préfet Christophe Borgus s’en retourne vers son Pas-de-Calais natal

    Le sous-préfet Christophe Borgus s’en retourne vers son Pas-de-Calais natal

    De sa prise de fonction, fin septembre 2024, à son départ ce 3 juillet, le sous-préfet d’Istres, Christophe Borgus, retient avant tout des « réussites collectives », évoquées à l’occasion de la cérémonie de départ organisée par la Ville d’Istres, vendredi soir.

    Dans la cour du Pavillon de Grignan, le haut fonctionnaire évoque des « résultats historiques permis par la mobilisation exceptionnelle des pouvoirs publics quand ils marchent ensemble », à l’instar de « dossiers d’un demi-siècle comme le contournement de Martigues-Port-de-Bouc, dont les travaux débutent dans les semaines prochaines ». Mais aussi la rénovation du Centre hospitalier de Martigues, « la montée en puissance du pôle Jean-Sarail avec l’installation de Sabena Technics, Hynaero et peut-être d’autres ». Sa satisfaction est d’avoir « engagé l’État à anticiper et voir loin », glisse le représentant de l’État, dont l’ambition est que, « dans l’époque de l’immédiat, l’avenir ne se défasse ».

    « Une empreinte réelle »

    En attendant la nomination « dans les prochains jours » de son successeur, Christophe Borgus, qui dit avoir fait « “Bienvenue chez les ch’tis” à l’envers », retourne dans son Pas-de-Calais natal pour « la stabilité familiale » comme directeur général délégué de la communauté d’Agglomération de Béthune. Son mantra ? « Que les collectivités territoriales, l’État et le monde économique puissent parler ». Une méthode saluée par le maire d’Istres (LR) Robin Prétot, qui considère que « l’État n’a jamais été dans l’équipe d’en face » et que le haut fonctionnaire « laissera une empreinte réelle » sur le territoire.

  • Les grandes orientations pour redynamiser le centre-ville

    Les grandes orientations pour redynamiser le centre-ville

    Ce n’est pas un hasard si le plan « Phénix » a été présenté à la population, jeudi, dans la cour du musée du centre ancien. Pour revitaliser son centre-ville, la majorité de Robin Prétot (LR) mise sur plusieurs piliers, parmi lesquels : révéler. « Nous voulons restaurer la beauté de notre patrimoine », affirme le maire, et redonner au musée archéologique René-Giroussens « toute sa place ».

    La présidente de l’association des Amis du vieil Istres, Frédérique Weisseldenger, précise : « Le musée est reconnu pour son exceptionnelle collection d’archéologie sous-marine issue du port antique de Fos. Il abrite l’une des plus prestigieuses collections d’inscriptions peintes sur amphores au monde. »

    Après avoir été classé « Musée de France » par le ministère de la Culture en 2003, l’établissement avait fermé suite à l’effondrement du plafond en 2012. Il n’a jamais rouvert ses portes au public, malgré l’annonce faite par François Bernardini, en 2024, « de lancement d’études visant à le réhabiliter et l’agrandir ». La Ville compte désormais aller chercher des financements pour mettre aux normes et rouvrir cet équipement métropolitain. Le musée René-Giroussens n’est qu’une des propositions de la mairie pour embellir son centre.

    Recentrer les commerces

    Pour « retrouver une véritable harmonie architecturale », la Ville mise sur la végétalisation, l’accompagnement des propriétaires pour la restauration de leurs façades et de leurs volets en intégrant le cœur de ville dans le périmètre de la subvention départementale, ou encore la réalisation de fresques sur les murs de l’avenue de la République ou le forum des Carmes, dont elle a récemment obtenu la concession.

    Pour redynamiser le centre, la majorité fait un choix clair : « Aucune nouvelle grande surface, aucune nouvelle zone commerciale ne sera créée à l’initiative de la Ville, assure Robin Prétot. Notre objectif n’est plus d’étendre l’offre commerciale en périphérie. » Le maire dit explorer toutes les options pour mettre fin à Istropolis. Porté par l’ancienne majorité de François Bernardini, ce projet consiste en un espace imaginé dans la zone du Tubé mêlant commerces, loisirs, restauration et lieux de vie sur 30 000 m2. Après plusieurs avis négatifs, les recours avaient été tous purgés, conduisant à une autorisation de la Commission nationale d’aménagement commercial. Robin Prétot, lui, y voit un « projet funeste ».

    Enfin, la nouvelle majorité entend aussi améliorer l’accessibilité du cœur de ville, « la principale problématique remontée par les clients » selon la présidente de l’association de commerçants Valérie Coquelet. « Nous explorons en ce moment des pistes foncières pour créer un nouveau parking plus pratique pour amener du flux en centre-ville », révèle Robin Prétot.

  • L’association Petitapeti ne veut pas se retrouver à la rue

    L’association Petitapeti ne veut pas se retrouver à la rue

    Un local pour les enfants », tel était le slogan entendu jeudi 2 juillet dans le quartier de la Joliette. Parents, enfants et bénévoles de l’association Petitapeti se sont donné rendez-vous, dans une ambiance conviviale, pour une déambulation jusqu’à l’Hôtel de Ville. Depuis plusieurs mois, ils se mobilisent pour trouver une solution de relogement. « Une situation des plus urgentes » selon Camille, présidente de l’association, car ils devront quitter les lieux le 31 juillet, sans possibilité de relogement.

    Le seul « relais social »

    « C’est une grande perte pour les enfants », explique Delenda, venue au rassemblement avec son fils. Un avis partagé par Melina, 10 ans. Avec l’association, elle participe au journal des enfants « Titape » et apprend à jouer aux échecs. « Je n’accepte pas, si ça ferme, je n’aurai plus les sorties qui me plaisent », explique-t-elle, en brandissant fièrement une pancarte sur laquelle est inscrite : « Les enfants ne sont pas invisibles. » À ses côtés, sa mère Wassila partage son appréhension : « Je n’ai pas de famille à Marseille et l’association m’a aidée à créer des liens, c’est comme une deuxième famille maintenant. » Entre bénéficiaires et bénévoles, un lien de confiance s’est créé, certaines familles étant accompagnées depuis plus de dix ans.

    L’association qui est implantée dans le quartier depuis 20 ans et qui aide aujourd’hui plus d’une soixantaine de familles lance un appel aux institutions et collectivités pour trouver une solution de relogement.

  • Mahn Kloix signe une fresque à Belsunce

    Mahn Kloix signe une fresque à Belsunce

    C’est un quartier très pauvre, l’idée est de dire qu’il n’est pas abandonné. Qu’il y a toujours des gens qui sont là et qui prennent soin les uns des autres. Faire une fresque de 50m2, c’est aussi mettre en lumière ceux qui y restent », explique l’artiste Mahn Kloix. Et de poursuivre « c’est un quartier dominé par la présence des hommes dans la rue. J’ai choisi de faire un portrait d’une jeune fille, et de fait, de remettre une présence féminine dans la rue ».

    « Qu’est-ce que c’est ? », interroge Zina à haute voix. « J’habite là depuis 30 ans, j’aimerais trop déménager. Les habitants sont sympas mais les rues… », poursuit-elle. Sous un soleil de plomb, des jeunes torse nu assis çà et là, sont accrochés à leur téléphone. La fresque est dessinée au trait noir sur la façade de la Soliha, foyer pour jeunes mineurs isolés. « Depuis le meurtre survenu en janvier 2026, mairie, préfecture et associations de quartier se réunissent régulièrement pour travailler. L’idée est d’arriver à se réapproprier l’espace », détaille Christèle Grandpaul, une des responsables du foyer Soliha. Aucun des jeunes du foyer n’a souhaité connaître le motif en amont. Sur le canapé, Mamadou s’interroge : « Le dessin, je sais pas ce que c’est. J’attends de voir fini. Au début, j’ai cru une rénovation. » Tandis qu’Abou s’interroge plutôt sur l’origine du nom de l’artiste. « Quand tu mets une image en grand format dans un espace urbain, c’est assez imposant et impactant visuellement », reconnaît-il. Mais pas que… « À chaque fois, c’est un défi. Sur corde, il y a l’aspect physique engageant. C’est quelque chose de rude, mais qui me plaît. »

    Né au XXe siècle, l’art urbain ou Street art est un art très populaire. « On dit aux gens : non, tu n’es pas obligé d’aller dans une galerie. L’art est devant toi dans ta rue », analyse Mahn Kloix. Poursuivant : « C’est ce que j’aime dans ce mouvement. À l’international, c’est le premier qui vient d’une base populaire et qui s’adresse à tous. Pour moi, c’est une énorme révolution dans le monde de l’art. »

  • L’UD de la CGT 13 au soutien de Fadwa Barghouti

    L’UD de la CGT 13 au soutien de Fadwa Barghouti

    Fadwa Barghouti poursuit sa visite marathon à Marseille. À la Bourse du Travail, des syndicalistes de la CGT 13 ont échangé, ce vendredi, avec la militante palestinienne. Keffieh sur les épaules et entourée de drapeaux palestiniens, elle est revenue sur le sens de sa venue en France : « On veut relancer la campagne internationale pour la libération de Marwan. »

    Épouse de Marwan Barghouti, emprisonné depuis 2002 en Israël, elle rappelle qu’une dizaine de villes françaises – dont Marseille – lui ont accordé la citoyenneté d’honneur, distinction « qui honore tout le peuple palestinien ».

    Un soutien qui doit en appeler d’autres selon la CGT. « Le gouvernement français doit poser des actes concrets pour pas être complice du génocide », martèle Marc Piétrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13.

    « Une leçon d’humanisme et de militantisme »

    Chargée par son époux de porter sa voix, Fadwa Barghouti laisse entrevoir sa fatigue. « Parfois, je perds espoir, je me sens seule », confie-t-elle. Avant d’assurer, d’un ton grave : « On tiendra le coup jusqu’à sa libération et celle de tous les prisonniers palestiniens. »

    Les échanges se sont ensuite tournés vers l’éducation. Mouna, enseignante syndiquée, alerte sur des « générations sacrifiées », convaincue que l’avenir palestinien passe par « l’émancipation de sa jeunesse ». « La plus grande punition, c’est de priver ce peuple d’accès à l’éducation », répond Fadwa Barghouti, avant d’évoquer son mari, qui « donne 4 heures de cours de politique par jour à des prisonniers à travers sa fenêtre ».

    Une anecdote qui conclut une rencontre saluée comme « une grande leçon d’humanisme et de militantisme » par Marc Piétrosino, sous les applaudissements et les chants « Libérez Marwan, libérez la Palestine ». La militante conclut sa visite marseillaise ce samedi à 14h, sous l’Ombrière du Vieux-Port, à l’occasion de l’événement Palestine United 2.

  • Une Pride très politique face à l’extrême droite

    Une Pride très politique face à l’extrême droite

    La Pride de Marseille a lieu ce samedi 4 juillet. Elle clôture ce Mois des fiertés où une quarantaine d’événements culturels, militants et festifs se sont déroulés dans toute la ville.

    À l’aube de l’élection présidentielle, l’extrême droite se présente comme le protecteur de la communauté LGBTQIA+. Des collectifs de « gays patriotes », comme Eros, s’organisent et ciblent les homosexuels. Une partie de la communauté est tentée par ce vote de l’extrême droite. Mais pas toute. Au Centre LGBTQIA+ de Marseille, les membres, réunis ce jeudi soir à l’occasion d’une réunion interassociations en vue de la Pride, expriment clairement leur opposition. « Les idées portées par l’extrême droite ont toujours été des idées contre nous, pour nous museler. Aujourd’hui l’appel du pied homonationaliste est totalement incompatible avec les valeurs de la communauté LGBTQIA+ », défend Télio, 34 ans, étudiante en troisième année d’éducatrice spécialisée et membre de la coordination de la Pride.

    « Ils ne sont pas de notre côté »

    Un sentiment partagé par Lua, 39 ans, secrétaire générale du Centre. « Ce sont des personnes qui instrumentalisent des causes qu’ils ne connaissent pas. Ils viennent mélanger des discours de haine à des sentiments de frustration de minorité. C’est un terreau fertile pour que des personnes qui se sentent délaissées, puissent être séduites par des discours superficiels. Ils ont un processus de simplification, de dédiabolisation. Ils cherchent à drainer des électeurs par tous les moyens possibles. C’est indigne. Ce qu’il sera proposé à ces personnes-là, ça ne sera jamais d’être défendu. »

    Ce qui alerte la communauté, mais qui n’a pour autant pas l’intention de se laisser faire. « Ce qu’on peut faire dans les moments comme la Pride, c’est d’être clair sur nos positions, et dire que chez nous, cette tentative de récupération ne marchera pas », soutient Alexis Doghmane, 30 ans. Et à ceux qui rejoignent ces groupes d’extrême droite, cet ingénieur a un message à leur faire passer. « Réveillez-vous. Ne soyez pas naïfs de croire que les choses vont s’arranger en votant pour les mêmes personnes qui nous ont trahis maintes et maintes fois. C’est faux. Regardez l’histoire, regardez les faits, regardez leur programme. Ça se voit qu’ils ne sont pas de notre côté. »

    L’enjeu est de taille avec la présidentielle l’année prochaine. Jérémie Dubois, 27 ans, membre du conseil administratif du centre et à la coordination de la Pride en est conscient. « On essaye de mobiliser toute la communauté. Sauf les homos nationalistes, qui restent assez marginaux, on est tous et toutes contre le Rassemblement national car ce parti incarne des idées politiques et des valeurs qui vont à l’encontre de ce que nous représentons. »

  • Des lycéens récompensés pour leurs projets solidaires

    Des lycéens récompensés pour leurs projets solidaires

    Dans la cour du lycée Le Chatelier, les élèves brandissent fièrement leur diplôme encadré, le « Prix Édith Arnoult-Brill du Projet Solidaire », et lancent leur toque en l’air. Cette réussite est la leur : deux ans au sein du programme « Lycées Pro’Solidaires », durant lesquelles ils ont pu développer des projets concrets. Huit classes, douze groupes de lycéens de La Viste, La Calade, l’Estaque et Le Chatelier à Marseille, mais aussi de Jean-Monnet, à Vitrolles. Quand l’une des classes a organisé des sorties pour des petits placés au sein d’une maison d’enfants à caractère social (Mecs), d’autres ont appris à des femmes précaires la couture.

    Face aux élèves, Amine Kessaci, adjoint EELV au maire en charge de la Jeunesse, évoque son propre parcours, étant lui-même titulaire d’un bac pro : « C’est la preuve que tout est possible ». « Un déclic suffit à déplacer une frontière et changer un destin », abonde Sabrina Roubache, ministre déléguée en charge de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage, rappelant qu’elle a grandi à quelques mètres d’ici, rue Félix-Pyat. Les élèves ont par la suite présenté, devant un jury, un projet pour un voyage pédagogique. C’est ainsi qu’ils se sont rendus à Montréal, Copenhague, Stockholm et Amsterdam. « Vous êtes fiers de vous et ça, il faut le revendiquer, ce que vous avez fait est assez extraordinaire », pousse Charles Lantieri, directeur général délégué de FDJ United, devant les élèves chaleureusement applaudis.

  • De la kétamine dans les croquettes, un trafic démantelé près de Vence

    De la kétamine dans les croquettes, un trafic démantelé près de Vence

    Tout a démarré en mars 2026, lorsqu’un colis contenant 10 kilogrammes de kétamine dissimulés dans des paquets de croquettes pour animaux a été découvert à La Colle-sur-Loup, après livraison par erreur à des particuliers, indique la gendarmerie dans un communiqué ce vendredi 3 juillet.

    Une découverte qui conduit à l’ouverture d’une enquête pour importation et trafic de stupéfiants ainsi que pour blanchiment, les éléments laissant supposer l’existence d’un trafic structuré. Conduites sous l’autorité du parquet de Grasse, les investigations ont permis d’identifier en quelques mois l’ensemble des personnes impliquées au sein d’une organisation structurée, fournissant notamment le milieu des rave-partys.

    Le 30 juin 2026, la Brigade de recherche de Grasse, appuyée par des unités de la compagnie de gendarmerie départementale de Grasse a procédé à plusieurs perquisitions et à 4 interpellations. Ces personnes sont placées en garde à vue. Une dizaine de personnes ont également été entendues en tant que mis en cause ou témoins.

    Les perquisitions permettent la saisie, sur plusieurs lieux, de deux armes de poing, et de drogue pour un total estimé à la revente entre 700 000 et 900 000 €, dont 10 kg de kétamine, 1kg de drogue de synthèse « Tucy » ou cocaïne rose, 280 g de cocaïne, plus de 280 cachets d’ecstasy. Des avoirs criminels ont aussi été saisis pour environ 323 000 euros dont des pièces d’or, des cryptomonnaies et de l’espèce.

    Deux personnes ont été déférées ce vendredi devant le parquet de Grasse pour une comparution immédiate. Un troisième est convoquée devant le tribunal en septembre 2026 pour répondre de ses actes. Un quatrième fait l’objet d’une convocation en reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) et le dernier d’une ordonnance pénale.