Category: societe

  • Fermeture de la maternité privée de Sète : les salariées prises en étau

    Fermeture de la maternité privée de Sète : les salariées prises en étau

    Avec un nombre de naissances insuffisant pour assurer la rentabilité du service, la fermeture de la maternité privée de la polyclinique Sainte-Thérèse, à Sète, avait été annoncée dès le début de l’année 2026. Ce mercredi 1er juillet, la maternité a donc définitivement baissé le rideau. Seulement, contrairement à ce qui avait été annoncé par la direction de l’établissement, aucune fusion n’est encore actée avec les hôpitaux du bassin de Thau. C’est ainsi que huit salariées (quatre aides-soignantes et quatre sages-femmes) se retrouvent dans l’incapacité de travailler alors que leur contrat de travail n’est pas encore officiellement rompu.

    « C’est une situation ubuesque juridiquement et dramatique humainement », assène Me Fabien Bartelli, avocat au barreau de Montpellier et représentant des huit salariées. « Mes clientes sont otages d’une situation qui les dépasse complètement, tandis que la clinique, l’hôpital et l’ARS se renvoient la responsabilité concernant cette rupture abusive de contrat. » Alors que la polyclinique Sainte-Thérèse avait initialement annoncé une fusion avec les hôpitaux du bassin de Thau, l’ARS a tenu à réaffirmer dans un communiqué du 26 juin qu’elle « n’a jamais validé le principe d’un transfert d’activité ». Selon l’organisme, les discussions entamées ces derniers mois « visaient à anticiper cette décision privée et à garantir la continuité de l’activité obstétricale dans le département, mais ne constituent en rien un accord implicite de “transfert”, à proprement parler, de l’activité obstétricale ».

    Assumer la charge financière des salariées

    Le jour même, la polyclinique Sainte-Thérèse répondait à l’ARS par son propre communiqué, affirmant regretter « que les échanges engagés depuis plusieurs mois soient aujourd’hui présentés d’une manière qui ne correspond pas à la réalité des travaux menés conjointement ».

    François Mengin Lecreulx, directeur général de l’ARS Occitanie, se dit très préoccupé par la situation. « Ce n’est pas au contribuable de payer pour le plan social d’une entreprise privée, affirme-t-il. La clinique voudrait qu’on transfère toutes les salariées vers les hôpitaux du bassin de Thau, mais ce n’est malheureusement pas possible. Nous avions entamé des discussions depuis un peu plus de deux semaines pour trouver des solutions, quand nous avons appris par la presse que la maternité comptait sur une fusion dès sa fermeture le 1er juillet, alors qu’aucun accord n’a été signé. » Il pourrait s’agir, selon lui, d’une « incompréhension » de la part de la clinique.

    Sébastien Mazel, lui, est secrétaire départemental du syndicat Force ouvrière Santé (FO) dans l’Hérault. « Au fur et à mesure que le dossier avançait, nous nous sommes aperçus que les hôpitaux du bassin de Thau n’étaient pas en capacité d’absorber tout le personnel de la maternité privée, explique-t-il. La clinique a donc souhaité procéder à une fusion, remettant ainsi à la charge des hôpitaux d’assumer les potentielles radiations de cadres ou les démissions. »

    Contactée, la clinique Sainte-Thérèse n’a pas donné suite à nos sollicitations. De son côté, Me Bartelli affirme que sur le bulletin de salaire du mois de juin de ses clientes figure une date de sortie au 30 juin 2026. « Cela correspond à l’argumentaire de la clinique qui prévoyait une fusion au 1er juillet. Seulement, de fait, mes clientes n’ont pas rompu leur contrat et elles n’ont été replacées ni à l’hôpital, ni à la clinique. »

    L’ultimatum est lancé : « Nous allons laisser quelques jours à tout le monde pour proposer une solution juridique et humaine. Si rien n’est fait dans une quinzaine de jours, je saisirai les juridictions compétentes. »

  • [Mondial La Marseillaise ] la toile de Claude Luca

    [Mondial La Marseillaise ] la toile de Claude Luca

    Chaque début juillet dans les allées du parc Borély, avec ses pinceaux, ses tubes de peintures, sa chaise et son petit chevalet, il capture à sa façon l’ambiance magique et si particulière de cette Marseillaise. Chaque jour, dans cette rubrique, nous publierons l’une de ses peintures.

  • [Kallisté] L’âne corse, un trésor insulaire à préserver

    [Kallisté] L’âne corse, un trésor insulaire à préserver

    Compagnon humble et fidèle, l’âne corse incarne depuis des siècles la force tranquille de l’île. Discret mais indispensable, il a façonné la vie quotidienne des Corses, des sentiers escarpés des montagnes aux villages les plus reculés. Reconnu officiellement comme race en juin 2020, il retrouve peu à peu la place qu’il mérite au cœur du patrimoine insulaire.

    L’âne corse descend du Equus asinus africanus, domestiqué il y a près de 3 000 ans. De taille modeste, il se distingue par sa robe gris tourterelle, la croix de Saint-André marquant son dos et les fines zébrures de ses pattes. Rustique et endurant, il s’est adapté au relief montagneux et aux conditions parfois rudes de la Corse. Jusqu’au milieu du XXe siècle, on en comptait près de 20 000 sur l’île. Il transportait marchandises, outils et récoltes, reliant les villages par des sentiers impraticables aux autres animaux. Mais la motorisation a bouleversé cet équilibre : sa population est tombée à 1 000 ou 2 000 individus aujourd’hui.

    Un symbole de l’identité insulaire

    La reconnaissance de la race par le ministère de l’Agriculture en 2020 fut un tournant. L’ouverture d’un « stud-book » (livre généalogique) a permis de structurer l’élevage et d’organiser un programme de sauvegarde. Chaque naissance est désormais enregistrée et un lien fort à la culture a été instauré : les ânons doivent porter un prénom corse commençant par une lettre attribuée chaque année. Les premiers ânons inscrits, nés en 2022, ont porté des noms tels que Marinella, Maestro ou Maraviglia di Corsica, symboles d’un patrimoine rural et identitaire. Si son rôle de bête de somme a disparu, l’âne corse est aujourd’hui valorisé dans le tourisme vert, la production de cosmétiques à base de lait d’ânesse et des projets éducatifs et thérapeutiques.

    Plus qu’un animal, l’âne corse est un symbole de l’identité insulaire. Sa sauvegarde n’est pas seulement biologique : elle défend une part de l’histoire et de la culture corse. Le préserver, c’est maintenir un lien profond entre l’homme, la nature et les traditions.

  • À Miramas, la soupe au pistou ason championnat du monde

    À Miramas, la soupe au pistou ason championnat du monde

    Bonne humeur
    et convivialité

    « L’idée de créer cet événement est née en 2011 ou 2012 alors que les équipes de l’office de tourisme étaient invitées à participer au championnat du monde de la garbure, une soupe à base de choux et typique de la cuisine du Sud-Ouest », continue-t-elle. « Après avoir goûté, ils ont trouvé que cette soupe avait un goût de Provence alors ils ont décidé de faire la même chose avec la soupe au pistou emblème de notre cuisine provençale. »

    Les différentes équipes peaufineront leur plat samedi avant la dégustation du jury de chefs en fin de journée. Les visiteurs eux pourront assister aux préparatifs, profiter d’un marché de producteurs locaux sur la place ou encore participer aux animations prévues tout au long de la journée. « Il y aura des animations musicales avec des peña qui sont des fanfanres de rue tout au long de la journée et quand les gagnants de cette édition seront donnés, les festivités se poursuivront avec un apéro, et un spectacle pour tous », souligne Manon Martinez.

    En cas de fortes chaleurs et de restrictions, le Championnat du monde ne sera pas annulé mais déplacé vers la salle des fêtes de la ville.

  • [On passe à table] Ceviche de maquereau et sa touche provençale

    [On passe à table] Ceviche de maquereau et sa touche provençale

    Un poisson bleu, de la fraîcheur, quelques touches provençales et vous obtenez un plat généreux, savoureux et idéal en été. Découvrez la recette du tout nouveau chef du restaurant de l’hôtel Villa M, Jules Girandon.

    Une sauce goûteuse

    Commencez par réaliser le leche de tigre, sauce phare du ceviche traditionnel. Pour cela déposez les ingrédients dans un blinder en les coupant grossièrement. Le blanc des cébettes, la partie basse de la ciboulette, le zeste d’un citron vert lavé et le jus de deux d’entre eux. Coupez grossièrement à la main un beau bouquet de coriandre en utilisant les feuilles puis coupez en deux chaque piment épépinez-les et coupez-les en petits morceaux. Utilisez uniquement la moitié d’un piment pour ne pas que ce soit trop fort. Si vous êtes sensible au piment préférez un piment végétarien, plus doux. Ajoutez ensuite le zeste d’un combava, deux gousses d’ail pelées puis le gingembre. Grattez la peau au couteau et râpez-le à l’aide d’une microplane ou râpe traditionnelle pour éviter le côté filandreux de la racine dans la sauce. Versez un beau filet d’huile d’olive et la moitié d’un verre d’eau. Mixez.

    Pendant ce temps, levez la membrane de vos filets de maquereau, coupez-les dans le sens de la longueur puis faites des cubes assez épais pour garder de la mâche. Déposez-les dans un cul-de-poule et ajoutez tout de suite le leche de tigre. Mélangez bien à la cuillère et laissez mariner pendant 30 minutes au frais de préférence.

    La fraîcheur à l’honneur

    Pour l’accompagnement, coupez à la mandoline quelques tranches d’oignon rouge, la moitié d’un fenouil dans le sens de la hauteur, coupez vos petits maïs en deux et la figue en six quartiers. Brûlez-les au chalumeau. Si vous n’en avez pas, une poêle chaude sans matière grasse fera très bien l’affaire. Ensuite, assaisonnez le fenouil avec de l’huile d’olive, du sel et le jus de la moitié d’un citron vert. Mélangez bien. Déposez-le en fond d’assiette puis déposez quelques belles cuillères de poisson mariné. Ajoutez l’oignon rouge, les petits maïs et trois quartiers de figue. Un filet d’huile d’olive et quelques pousses de coriandre et d’aneth. Bon appétit !

    Il vous faudra :

    – 2 filets de maquereau, des cébettes, un oignon rouge, un fenouil

    – De la ciboulette, coriandre et aneth fraîches en bouquet

    – Un combava et 3 citrons verts, 2 gousses d’ail, du sel

    – Deux petits maïs, une figue, du gingembre, 2 piments antillais, huile d’olive

  • À Marseille, une nouvelle alerte pour la Splain et évacuations rue d’Aubagne

    À Marseille, une nouvelle alerte pour la Splain et évacuations rue d’Aubagne

    La tension est remontée jeudi soir vers 19h, rue d’Aubagne, autour du chantier de la Société publique locale d’aménagement d’intérêt national (Splain) Aix-Marseille-Provence où, devant un risque d’effondrement, les marins-pompiers ont procédé à l’évacuation de trois immeubles en vis-à-vis ou bien voisin du 16 rue d’Aubagne, de nouveau au centre de toutes les inquiétudes.

    L’évolution des fissures sur ce dernier immeuble pourtant fortement renforcé, très étayé et très surveillé depuis l’effondrement, le 18 juin, de tous les planchers et de la toiture côté Halle Delacroix, a déclenché l’ordre de retrait des ouvriers et l’arrivée d’une trentaine de marins-pompiers pour évacuer le secteur.

    Vendredi matin, la rue d’Aubagne était de nouveau coupée à hauteur des rues Rodolphe-Pollak et Vacon. Dans ce périmètre de sécurité, les marins-pompiers ont évacué en soirée, parfois par la grande échelle, les occupants des immeubles et des rez-de-chaussée des 21, 23 et 25 rue d’Aubagne, pour mener des vérifications sur le 16 rue d’Aubagne. « Par précaution, une dizaine de personnes ont été évacuées », expliquait Audrey Garino, adjointe en charge du logement. « Par mesure de précaution, un périmètre de sécurité a été établi. Toutes les équipes compétentes sont mobilisées afin d’évaluer la situation et garantir la sécurité des personnes impactées par la situation », ajoutait la Ville de Marseille sur son compte X. « Les dix personnes ont été accueillies et orientées vers des hôtels », ajoutait de son côté la maire de secteur sur X. Cinq habitants ont demandé à être relogés par la Ville.

    à l’évidence, l’effondrement du 18 juin a ébranlé l’îlot ou, à tout le moins, la parcelle sur un bâti très dégradé et remanié au cours des siècles par des surélévations pour y créer des logements supplémentaires. « Sur le plan structurel, les ouvertures de commerces ont fait l’objet de plusieurs transformations, pour s’agrandir, qui ont sensiblement modifié la composition architecturale et les descentes de charges originelles », peut-on lire dans le permis de construire.

    Un état bâtimentaire préoccupant

    Preuve que l’état bâtimentaire de cette rue reste toujours aussi préoccupant, un arrêté de mise en sécurité, procédure d’urgence, a été publié vendredi. Il concerne le 21 rue d’Aubagne et fait suite à un rapport de visite du 17 juin, suite à l’effondrement partiel du plancher bas du palier au 1er étage, avec risque imminent de chute de personnes. La forte corrosion des aciers des voûtains entraîne un risque imminent d’effondrement partiel du plancher haut, qui justifie l’interdiction d’occupation du sous-sol.

    Autre signe que l’éradication de l’habitat indigne est un combat sur le temps long, le préfet a prorogé de 5 ans la déclaration d’utilité publique de juin 2021 au bénéfice de Marseille Habitat, en vue de créer des logements sociaux au 6 rue d’Aubagne. La SEM de la Ville n’est pas parvenue, en cinq ans, à acquérir la totalité des lots.

  • Chemins des parcs souffle sa 10e bougie

    Chemins des parcs souffle sa 10e bougie

    Cette plateforme accessible avec ou sans connexion internet dédiée à une randonnée respectueuse et éclairée célèbre son dixième anniversaire. Lancée en juin 2016 par cinq Parcs pionniers que sont les Alpilles, la Camargue, le Luberon, le Verdon et le Queyras ils ont rapidement été rejoints par les Parcs des Préalpes d’Azur, des Baronnies provençales, de la Sainte-Baume et du Mont-Ventoux. Une aventure collective qui propose aujourd’hui plus de 510 itinéraires pour explorer autrement les paysages et patrimoines régionaux.

    Plus qu’un simple outil numérique, Chemins des Parcs porte avant tout une vision et une envie de partage. Partager une découverte sensible où le but n’est pas l’arrivée mais bien le chemin que l’on est invité à parcourir, à découvrir et à apprécier.

    Une nature sensible
    et remarquable

    Que ce soit à pied, à vélo, à VTT, chacun est libre de cheminer de point remarquable en point remarquable. Des balades faites de rencontres étonnantes avec les espèces locales pour se reconnecter à sa propre nature. Une invitation au retour aux choses vraies et à la nature sensible et fragile, celles dont on a envie de prendre soin.

    « Chemins des Parcs, c’est d’abord une formidable aventure collective. L’un des plus beaux exemples de coopération inter-Parcs à l’échelle régionale, que d’autres territoires nous envient », souligne Jean Mangion, président du Réseau des Parcs naturels régionaux de Provence-Alpes-Côte d’Azur. « Mais ce n’est pas simplement un outil de randonnée. C’est une invitation à explorer, à comprendre, à s’émerveiller. Une véritable porte d’entrée vers la richesse de nos paysages et de nos patrimoines. »

    Plus de 4 000 points d’intérêts

    Construite et enrichie par les Parcs naturels régionaux eux-mêmes, l’offre valorise aussi les femmes et les hommes qui font vivre ces espaces qu’ils soient hébergeuses et hébergeurs, restauratrices et restaurateurs, gestionnaires de sites touristiques, guides d’activités de pleine nature, artisanes et artisans, agricultrices et agriculteurs… À l’heure où l’envie d’espaces naturels n’a jamais été aussi forte, Chemins des Parcs prouve qu’il est possible de concilier découverte et préservation des patrimoines. Une histoire collective, portée par neuf Parcs naturels régionaux et soutenue depuis l’origine par la Région Sud.

    L’an dernier le site a séduit plus de 325 000 utilisateurs, sans compter qu’il alimente bon nombre de plateformes dédiées elles aussi à la randonnée. Il fait aussi fait l’objet d’une passerelle avec les Offices de tourisme des territoires via la plateforme d’information touristique Apidae et rassemble au total rassemble plus de 4 000 points d’intérêt, 27 podcasts et 10 bornes d’écoute qui enrichissent l’expérience à chaque pas.

    Cheminsdesparcs.fr

  • Un diplôme pour 500 élèves marseillais à vélo

    Un diplôme pour 500 élèves marseillais à vélo

    Quatre mois pour apprendre à faire du vélo. Ce mardi 30 juin, les 500 enfants bénéficiaires du programme Savoir Rouler à Vélo (SRAV) ont reçu un diplôme pour marquer la fin de leur apprentissage.

    « On a des enfants qui ne savaient pas du tout pédaler, qui ont appris grâce au programme », explique Manon Conquer, salariée de la Recyclerie Sportive. Pour la première édition de cette opération, l’association a mis à disposition une centaine de vélos réparés aux élèves du quartier des Crottes, dans le 15e arrondissement de Marseille.

    De mars à juin, ces élèves de la grande section au CM2 ont roulé sur la piste d’éducation routière d’Euroméditerranée. Des séances rythmées par l’apprentissage de l’équilibre, du freinage, des règles de circulation, et conclues par une sortie en ville. Tous les cours étaient animés par les enseignants. « Les professeurs disent que cet apprentissage a renforcé la confiance des élèves », relate Manon Conquer.

    Un projet reconduit l’année prochaine

    Lors de la remise de diplôme, plusieurs élus étaient présents, dont Pascaline Lécorché, adjointe au maire de Marseille déléguée à l’éducation et au périscolaire. L’élu a notamment rappelé l’importance de l’apprentissage du vélo pour les enfants.

    Ce programme a été financé par le Fonds Vert, un dispositif de l’État. Et il sera reconduit pour 2026-2027, confirme Manon Conquer.

  • Emma et ses bougies primées dans un concours de créateurs

    Emma et ses bougies primées dans un concours de créateurs

    J’étais un peu stressée au début ! Mais après ça s’est super bien passé, j’ai pu argumenter, dire ce que j’avais à dire, du mieux que je pouvais », confie Emma Rodriguez, 26 ans. La jeune femme, qui fabrique ses propres bougies parfumées, s’est lancée à l’automne dans le concours national du Groupements des créateurs, réseau d’aide à la création de projets entrepreneuriaux. Après deux premières phases de sélection, elle fait partie des lauréats qui ont convaincu le jury durant la dernière épreuve fin juin, qui consistait en une présentation vidéo et un oral. « Je ne pensais absolument pas aller jusque-là ! J’étais très stressée et au final ça s’est bien déroulé ! », s’en amuse-t-elle. Au concours, elle a défendu son projet de création et vente de bougies parfumées artisanales. Une idée survenue à l’automne 2024, alors qu’elle rentre tout juste de Nouvelle-Calédonie, où elle a grandi de huit à 25 ans, et travaillé comme aide-soignante.

    « Après notre arrivée en France, les fêtes de Noël approchaient, retrace-t-elle. J’avais l’idée de faire un cadeau à ma famille, ça faisait 17 ans qu’on n’avait pas été tous réunis. Je voulais offrir quelque chose de personnel mais qui trop cher car les temps étaient un peu difficiles à ce moment-là. » C’est alors qu’elle se lance dans la création de bougies à base de produits naturels, après avoir vu plusieurs vidéos de créations de ce type sur Instagram. « J’ai pris un cahier et j’ai commencé à faire des recherches tous les soirs, raconte Emma. Quels matériaux naturels acheter, quels produits sont toxiques… J’ai fait toutes les recherches possibles et imaginables. » Puis, la première bougie est réalisée : « J’étais super fière de moi, maintenant je la trouverais minable, mais à l’époque c’était la toute première, odeur pain d’épice, j’étais trop contente ! »

    Concilier création

    et vie familiale

    Petit à petit, encouragée par ses proches, Emma se met à la vendre et se crée un compte de créatrice sur Instagram : @lueurs_demma. « Avant de partir de Nouvelle-Calédonie, je me souviens que je disais justement à ma mère que j’avais pas d’activité propre, un truc qui me passionne, se remémore-t-elle. Au niveau manuel, j’étais une quiche. Quand j’ai fait ma première bougie c’était un truc de fou pour moi, j’avais fait quelque chose de mes mains ! »

    Son conjoint militaire étant souvent absent, cette activité créative lui permet de travailler à domicile et de la concilier avec le suivi médical de son fils de six ans qui nécessite plusieurs rendez-vous par semaine. Désormais, elle compte créer officiellement son entreprise à la fin de l’été. Sans oublier, en septembre, la remise des prix du concours des créateurs, à Paris. « C’est une belle récompense, je ne pensais pas arriver jusque-là, et puis ce sera l’occasion de découvrir ! », savoure Emma.

  • Lauréate d’un concours, une relique du XVIe va être restaurée

    Lauréate d’un concours, une relique du XVIe va être restaurée

    L’objet de toutes les attentions est à peine visible, ce mardi dans une salle de l’archevêché d’Avignon. « Il est fragile, on ne peut pas le relever et le mettre debout », expose François Fonlupt l’archevêque. Tout le monde est pourtant là pour voir le coffret reliquaire de Melchior Fallot. Un saint vestige de 1597, habituellement conservé à l’abri des regards dans la cathédrale Notre-Dame des Doms, et qui devrait prochainement retrouver de sa splendeur afin d’être rendu visible.

    Car ce coffret, inscrit aux Monuments historiques il y a un an et demi, a été lauréat du concours « Le plus grand musée de France ». Une initiative, portée par la fondation de La sauvegarde l’art français, qui a permis de décrocher une dotation de 8 000 euros, financée par l’assureur Allianz. « Accompagner, protéger, transmettre : c’est notre raison d’être d’assureur, qui s’applique ici au patrimoine culturel », fait valoir, Astrid de Latour, responsable du pôle projets 360 chez Allianz. Même le préfet est de la partie. Thierry Suquet confie avoir participé au vote, aiguillé par le service départemental qui traite des Monuments historiques.

    Financer un protocole

    de restauration

    Cette somme de 8 000 euros « va permettre d’entamer des études pour un protocole de restauration qui doit ensuite être validé par les Monuments historiques », détaille Blandine Silvestre, déléguée épiscopale à la conservation des trésors du diocèse d’Avignon. Le coffret est d’ailleurs actuellement entre les mains d’un artisan d’art spécialisé, Philippe Hazaël-Massieux. « Il a reçu un traitement préventif car il était infesté d’insectes xylophages », précise Blandine Silvestre qui s’est engagée « dans un marathon » sur cette restauration dont elle ne se hasarde pas à fixer un calendrier final.

    « On ne peut pas dire que ce coffret soit un chef-d’œuvre de l’histoire de l’art, mais c’est un rare témoignage d’un pèlerinage en terre sainte d’un apothicaire avignonnais au XVIe siècle, une richesse patrimoniale religieuse qu’il est de notre responsabilité de restaurer et présenter », développe François Fonlupt. Le coffret est, semble-t-il, toujours resté à Avignon, conservé pendant plusieurs siècles au Carmel jusqu’à sa fermeture en 2023, avant que l’archevêché ne le récupère. Le coffret contient des pierres disposées dans un coffret en noyer compartimenté. Le reliquaire s’ouvre en deux volets décorés d’estampes religieuses, tandis que le centre abrite une croix en bois d’olivier posée sur une cupule d’albâtre et protégée par une vitre teintée.