Category: societe

  • Le Petit pavillon condamné pour travaux non autorisés sur la Corniche

    Le Petit pavillon condamné pour travaux non autorisés sur la Corniche

    Trois mois après son passage devant le tribunal correctionnel de Marseille, Georges Jacomino, gérant du restaurant Le Petit pavillon, situé corniche Kennedy (7e), a été condamné à une amende de 30 000 euros, dont 15 000 avec sursis.

    Sa société écope de 70 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis, assortie d’une obligation de remise en état des lieux dans un délai d’un an sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l’expiration du délai.

    L’homme était poursuivi pour une série de travaux non autorisés pour partie sur le domaine maritime public, sur un site classé. Parmi eux : création d’un escalier en béton alors qu’il était prévu dans sa déclaration préalable en bois brut et plus petit, construction, sans autorisation, d’une nouvelle terrasse avec percement des fondations dans les rochers, création d’une véranda…

  • Quel avenir pour le moustique tigre et la dengue en France ?

    Quel avenir pour le moustique tigre et la dengue en France ?

    Sa marche vers le nord semble inarrêtable. Depuis qu’il est apparu en 2004 dans le sud de la France, le moustique tigre s’est implanté dans 83 des 96 départements métropolitains –soit deux de plus que l’an dernier. Une colonisation qui s’accompagne d’un risque de transmission de la dengue depuis les premiers en 2010. « Ils sont aujourd’hui généralement concentrés dans le sud de la France, souligne Andrea Radici, chercheur de l’IRD au laboratoire Mivegec de Montpellier. Mais qu’en sera-t-il demain ? »

    Le spécialiste de la modélisation des épidémies a effectué des projections jusque 2085 en se basant sur deux scénarios de réchauffement climatique : l’un médian, l’autre plus pessimiste. Publiés dans Global Change Biology, les résultats sont assez clairs : dès 2050, presque toute la population française vivra probablement dans des régions habitées par Aedes albopictus – le nom scientifique du moustique tigre. Seuls les territoires les plus en altitude des Alpes et des Pyrénées seront épargnés.

    Forcément, le risque de transmission de dengue s’étendra à une grande partie du territoire. « Il faut tout de même un certain niveau de température pour que le virus puisse incuber au sein du moustique, précise Andrea Radici. S’il ne fait pas assez chaud, le moustique meurt avant de pouvoir le transmettre. »

    Fin de la trêve hivernale ?

    Et le risque pourrait s’étendre dans la durée avec des conditions favorables dès le printemps et jusqu’à l’automne. « Les épidémies autochtones de dengue dépendent de cas importés depuis un pays tropical qui arrivent sur le territoire à un moment où les conditions sont favorables », rappelle le chercheur.

    Le risque le plus fort sera dans les zones moyennement peuplées -comme les quartiers résidentiels avec maisons et jardins– où il y a suffisamment d’humains pour que le moustique puisse se nourrir de leur sang et suffisamment de gîtes pour pondre ses œufs (dans les récipients susceptibles de retenir de l’eau comme les coupelles des pots de fleurs ou les jouets pour enfants). Une étude récente a également montré le rôle de l’eau stagnante dans les bouches d’égout et les chambres télécoms sur la voie publique. « Les zones urbaines, très densément peuplées et sans espaces verts sont moins propices », souligne Andrea Radici.

    Le risque d’épidémie autochtone de dengue pourrait-il exister toute l’année ? Les projections indiquent que les conditions climatiques pourraient le permettre le long des côtes méditerranéennes et du sud-ouest. Le moustique tigre pourrait s’épargner la diapause – cette capacité des œufs à entrer en dormance pendant l’hiver, le temps que les conditions redeviennent favorables. Cette faculté, acquise par le moustique pour s’adapter à nos climats tempérés, deviendrait alors non-nécessaire. « Mais cela reste un scénario très hypothétique et très pessimiste », tente de rassurer Andrea Radici.

  • Un chantier solidaire pour lancer l’année de l’école de commerce à Aix

    Un chantier solidaire pour lancer l’année de l’école de commerce à Aix

    Les premiers jours en école de commerce ne se sont pas déroulés dans les amphithéâtres, mais dans le bruit des scies. Depuis lundi, les premières années de l’ESSCA (école supérieure des sciences commerciales) se relaient sur un chantier solidaire mené sur les pelouses de l’Institut des Parons, établissement médico-social spécialisé dans l’accueil de personnes en situation de handicap.

    Dossards floqués aux couleurs de l’école sur le dos, ils sont une trentaine à manier scies et ponceuses, à s’essayer à la découpe et à l’assemblage de planches de bois. D’ici la fin de la semaine, tout un mobilier extérieur doit être installé dans l’un des espaces verts de l’institut afin de compléter le nouveau pôle autisme, qui accueille une quarantaine de personnes.

    Provoquer le « déclic »

    Sur le vaste site de l’institut, plusieurs aménagements ont déjà été construits par des étudiants. Voilà six ans que l’ESSCA fait appel à l’entreprise britannique Splash Projects pour impliquer ses premières années dans un chantier solidaire en guise de séminaire d’intégration. « Les communautés, les associations avec lesquels nous travaillons décident ce dont elles ont besoin (…). Nos designers dessinent, puis le projet est mené par nos clients, explique Meg, de Splash. On crée des passerelles ! »

    Côté direction, l’initiative permet d’implanter, dès les premiers jours de cursus, les « valeurs de l’ESSCA », juge Claire Bourgeois, directrice du campus aixois. Cette année, ils sont une centaine d’étudiants à participer au projet et à se relayer. Le chantier, débuté lundi, a été bouclé et inauguré ce vendredi 4 septembre. « Surtout, c’est une manière de se rencontrer totalement différente. D’être présents pour aider, pour construire puis de voir une inauguration ou les parents des résidents sont là. Ils ont l’occasion de voir que ce qu’ils font est utile », poursuit Claire Bourgeois.

    Emmanuelle Bodu, responsable de l’expérience étudiante, estime « que ce qu’ils font aujourd’hui, c’est découvrir ce qu’est manager en équipe, travailler en s’ouvrant aux autres ». Sur les autres sites de l’école, dont les campus de Malaga et de Budapest, des chantiers similaires se déroulent simultanément. Parmi les étudiants, l’initiative a pu être une surprise. « On ne pensait pas faire des travaux la première semaine. On se sent utiles », estime Jade, entre deux coupes de bois. À ses côtés, Lou trouve que le projet s’inscrit dans l’idée qu’elle se faisait du commerce. « J’ai aussi choisi (ce cursus) pour le côté associatif, on va se retrouver devoir évoluer avec différentes valeurs, qu’elles soient sociales, environnementales. » Pour cette avant-dernière matinée de chantier, plusieurs résidents de l’Institut, les éducateurs, se sont rendus sur le site pour constater l’évolution des travaux. « Ces jeunes sont en devenir et, demain, ce seront peut-être des managers. Cette petite journée, ça peut faire des déclics », estime Thierry Pouplier, directeur de l’Institut des Parons. Globalement, participer à l’inclusion dans le monde du travail.

  • Sophie Adenot, étoile française dans l’espace

    Sophie Adenot, étoile française dans l’espace

    Rencontre

    On se sent à la fois tout petit et vraiment connecté à la planète. On se dit qu’elle nous protège tous et qu’elle nous relie. » À plus de 414 km de la Terre, Sophie Adenot profite d’une vue imprenable sur notre planète bleue dans la Station spatiale internationale (ISS). Cela fait 202 jours et quelques heures, ce samedi, que l’ingénieure en aéronautique a la tête dans les étoiles et le corps en apesanteur au sein de l’ISS, devenant ainsi l’Européenne ayant réalisé la plus longue mission au sein de ce vaisseau. Le record était auparavant détenu par son homologue italien Luca Parmitano (201 jours).

    Les deux pieds dans le vide

    L’occasion pour la Française de dresser un bilan de sa mission, qui devrait s’achever mi-octobre, lors d’une conférence de presse ce mercredi, en direct de l’ISS. « Je pense que la plupart des objectifs ont été accomplis », confiait la spationaute. Des recherches et des activités multiples qui ont passionné la quadragénaire, bien qu’elle « doit avouer sincèrement que depuis qu’[elle a] effectué les sorties extravéhiculaires, c’est ça qu’[elle] préfère ».

    Au cours des deux dernières semaines, la Française a effectué trois sorties en scaphandre à l’extérieur de la station. Des sorties où l’« on n’a pas la sensation de sécurité que l’on a dans l’ISS », explique la colonelle de l’Armée de l’air. Car ces sorties extravéhiculaires sont très risquées et demandent un grand temps de préparation. « Cela veut dire ajuster la nutrition, s’assurer que le sommeil est vraiment bon et ensuite ajuster l’effort physique, détaille Sophie Adenot. Mais on est accompagnés par des nutritionnistes et des médecins pour s’adapter à nos besoins physiologiques. » Un « grand saut dans l’inconnu » pour Sophie Adenot, devenue donc la première femme française, dans le vide spatial, à « voir la Terre immense sous [ses] pieds ». Avec 19h41 de travail en scaphandre, elle est également devenue la compatriote ayant passé le plus de temps en sortie extravéhiculaire, derrière Thomas Pesquet.

    Lors de sa dernière sortie, c’est avec Jessica Meir, astronaute américaine et commandante de la mission, que la colonelle a pu réaliser différents travaux dans le vide spatial. Une sortie 100% féminine qui reste encore rare dans le secteur. Cette expédition 75 de l’ISS est d’ailleurs la première avec trois femmes à son bord.

    Trop peu de femmes

    Celles-ci restent encore trop peu nombreuses. Alors que 558 hommes se sont rendus dans l’espace, seules 85 homologues féminines ont vécu la même expérience. Elles ne représentent que 13% des astronautes, toutes nationalités confondues.

    Cette sous-représentation s’explique notamment par des stéréotypes de genre persistants et des biais sexistes qui conduisent encore de nombreuses jeunes filles à penser qu’elles sont moins à l’aise dans les disciplines scientifiques. Les sciences, en particulier les mathématiques et les sciences de la nature, demeurent souvent perçues comme des domaines masculins. Une tendance qui apparaît dès le choix des spécialités au baccalauréat, mais qui s’affirme surtout dans les études post-bac. Si elles représentent presque la moitié des effectifs dans les spécialités mathématiques ou physique-chimie au bac, elles ne sont plus qu’un cinquième dans les filières scientifiques des études supérieures.

    Face à ce constat, de plus en plus de femmes, d’universités ou d’écoles se mobilisent pour montrer que la science n’est pas une affaire d’hommes. La présence de modèles féminins comme Sophie Adenot permet de rappeler aux petites filles qu’elles, aussi, ont le droit de viser la lune.

    « C’est un grand saut dans l’inconnu,
    voir la Terre immense sous nos pieds »

  • Chaleur et climat apaisés à Jean-Aicard

    Chaleur et climat apaisés à Jean-Aicard

    Les minots de Jean-Aicard foulent de leurs pas une cour de récréation entièrement repensée et bientôt végétalisée. Le bitume ici aussi a laissé place à un sol désimperméabilisé et drainant. La maire de Toulon Josée Massi est venue vendredi inaugurer ce nouvel espace de vie, de partage et d’apprentissage fruit de travaux menés depuis 2025 et d’un investissement pour l’avenir de 1,1 million d’euros.

    Un aménagement qui a ici aussi été coconstruit avec les élèves consultés auxquels il avait été demandé de réfléchir, débattre et proposer ce qui était pour eux la cour de leur rêve. L’occasion de faire goûter aussi au plaisir de la démocratie participative à ces citoyens de demain. Ils ont pour cela été aidés par un paysagiste.

    Résultat, les enfants naviguent aujourd’hui à leur guise, selon leur sensibilité ou simplement l’envie du moment, sans assignation selon leur classe d’âge ou leur sexe, entre un îlot calme doté d’une cabane en bois pour les moments de repos et un îlot dynamique dans lequel ils vont retrouver à leur disposition de quoi grimper et se dépenser avec divers jeux et un plateau sportif modernisé.

    Cette réorganisation qui a été pensée pour offrir un cadre plus agréable, mais aussi plus stimulant et adapté à chacun, n’a non seulement entraîné aucun conflit d’usage mais au contraire permis d’apaiser encore davantage le climat, explique la directrice Marie-Agnès Vigiée.

    Désimperméabilisation

    et végétalisation

    Le premier objectif de ces travaux était « de faire baisser la température de la cour, qui était une vraie cour plancha », rappelle la maire de Toulon Josée Massi. En précisant que dans une autre école « les enfants avaient mesuré une température de 66 degrés sur le sol goudronné ».

    Une désimperméabilisation des sols qui permet également d’éviter les phénomènes d’inondation qui peuvent rendre les lieux impraticables.

    Une citerne de récupération des eaux de pluie a également été installée. Les enfants qui auront à charge l’entretien du jardin potager pédagogique auront à leur disposition deux robinets : un d’eau gratuite et un d’eau payante. Histoire de les sensibiliser aussi à la gestion de cette ressource précieuse.

    La végétalisation va se poursuivre lors des vacances de la Toussaint avec la plantation de 17 nouvelles essences d’arbres et la création de 390 m² de massifs arborés, qui apporteront à terme un ombrage naturel salutaire.

    Mais l’école Jean-Aicard est loin d’être un cas isolé. La Ville de Toulon a en effet engagé une politique volontariste de végétalisation de ses cours d’écoles, à un rythme de deux à trois établissements par an. Avec un investissement de plus de 11 millions d’euros, depuis le début de 2026. De l’argent public utilisé pour offrir aux petits Toulonnais des écoles plus sûres, plus vertes et mieux dotées, afin de favoriser leur réussite et leur épanouissement.

  • Dans les amphis aujourd’hui, devant les élèves demain

    Dans les amphis aujourd’hui, devant les élèves demain

    Né de la réforme de la formation des enseignants, le master Enseignement et éducation (M2E) accueille sa première promotion d’étudiants. Celui-ci permet notamment de faire passer les concours de l’enseignement en fin de licence, et plus seulement en deuxième année de master. Il s’adresse aux étudiants titulaires d’une licence et aux titulaires des concours de l’enseignement (élèves-fonctionnaires). Dans l’académie Aix-Marseille, ils sont « environ 1 000 », estime Pascale Brandt-Pomarès, directrice de l’Inspé (Institut national supérieur du professorat et de l’éducation).

    C’est dans l’un de ses amphithéâtres que les étudiants et élèves-fonctionnaires de cette première promotion, futurs enseignants et conseillers principaux d’éducation, ont été accueillis par le rectorat, les directions de l’Inspé et de l’université. Sur les campus de Digne, Marseille et Avignon, la cérémonie était retransmise en visio.

    « On a plus que jamais besoin de professeurs dans un monde qui change très vite », note, face aux étudiants, Benoit Delaunay, recteur de l’Académie. La réforme vise à attirer davantage les futurs enseignants et atténuer les tensions dans le secteur. Pascale Brandt-Pomarès salue « l’entrée progressive dans le métier. Ce qui est important, c’est que le temps est maintenant donné avec la réforme à la formation sur un continuum bac + 5 ».

    éric Berton, président de l’Université Aix-Marseille, dont l’Inspé fait partie, souligne, dans un premier temps, la variété de profils dans la promotion : « Le but est d’abord d’arriver à absorber la réforme. J’ai confiance en les capacités de l’Inspé, habitué à de multiples réformes et qui s’est toujours adaptée avec succès. Ce qui est intéressant aussi, c’est l’ancrage sur le terrain : ce sera un gage de réussite ». À cela s’ajoute, selon la direction de l’Inspé, un accompagnement « en fonction » du parcours des élèves.

  • Camarades et famille ont dit adieu à Jean-Claude Cheinet

    Camarades et famille ont dit adieu à Jean-Claude Cheinet

    Nous voulons surtout te dire merci », pose Pierre Dharréville, devant l’assemblée massive du funérarium de Martigues, à l’heure du dernier au revoir à Jean-Claude Cheinet vendredi après-midi.

    L’adjoint (PCF) de Martigues a rendu hommage à cette « figure de militant exigeant, croyant en l’action collective et non en la mise en avant de soi-même » qu’était l’ancien adjoint (PCF) de Paul Lombard, et à « sa conviction qu’on pouvait changer l’ordre des choses ». « Peu après avoir été élu à la fédération du PCF, il était venu me parler de l’étang de Berre », retrace l’élu, qui y voyait « une préoccupation de transmettre ». « La Ville exprime sa gratitude pour l’action qui a été la sienne. Il a su forger les outils pour la bataille de la santé environnementale et ensemble, on avait écrit une loi pour la rénovation des comités de suivi de site » se remémore l’ancien député.

    Même ton pour Axel Samuel : « Rendre hommage à un camarade de sa trempe est un honneur, en tant qu’ancien secrétaire de section PCF et collaborateur de l’association Étang de Berre patrimoine universel ».

    Un engagement collectif

    Armel Casta ancien adjoint, parle d’une « amitié fraternelle » avec Jean-Claude Cheinet, qui était « écologiste au sens de l’étude des rapports humains avec la nature. Il remettait les humains à leur juste place, c’est toute la problématique de l’étang et de ses rives ».

    Un engagement politique « fondamentalement collectif » souligné par Sylvain Cheinet, au nom de la famille. « C’était un formidable conteur. Chaque voyage et château étaient une histoire pleine d’anecdotes et humour (…) On n’avait pas besoin de méchants ni de gentils, il y avait les capitalistes et les autres », revoit-il.

    « Le décès de l’être n’instaure pas le néant dans la tête de ceux qui l’ont connu et aimé » a dit Armel Casta. Preuve en est.

  • Mucem : le plaignant auditionné

    Mucem : le plaignant auditionné

    Six mois après l’ouverture, par le parquet de Marseille, d’une enquête ciblant le président du Mucem, Pierre-Olivier Costa, pour harcèlement sexuel et moral, la victime présumée a été auditionnée par la police, ce jeudi après-midi. Une audition qui a duré jusqu’en soirée.

    En septembre 2025, un agent du Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée avait saisi la cellule anti-harcèlement du ministère de la Culture pour dénoncer les faits, sans déposer plainte dans un premier temps. Un rapport de l’inspection générale des affaires culturelles dévoilé par Le Monde, le 21 août dernier, épinglait « des propos à caractère sexuel, sexistes ou dégradants, des comportements déplacés émanant de la présidence, des intrusions dans la sphère privée », tandis que l’enquête était étendue à des soupçons de favoritisme. Le président de l’institution, ancien directeur de cabinet de Brigitte Macron, contestait de son côté « l’ensemble des accusations » et n’avoir « jamais fait d’avances sexuelles à ses collaborateurs ». Il a déposé plainte pour dénonciation calomnieuse. Au mois de juin dernier, le ministère de la Culture l’avait suspendu de ses fonctions.

  • Enseignement supérieur et recherche : un front uni contre le sous-financement

    Enseignement supérieur et recherche : un front uni contre le sous-financement

    C’est une rentrée qui s’annonce offensive. À l’appel d’une très large intersyndicale, une journée de mobilisation nationale est organisée le 15 septembre pour dénoncer le sous-financement chronique qui tue, lentement mais sûrement, le service public de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR).

    C’est le rapport issu des « Assises du financement des universités », publié en juin dernier, qui a mis le feu aux poudres. « Il acte le désengagement de l’État du service public de l’ESR », estime Romain Larive, enseignant-chercheur en biologie à l’Université de Montpellier et membre de la direction du Snesup FSU de l’établissement. « Face au sous-financement chronique de l’État, la seule proposition qui est faite est la diversification, par les établissements, de leurs ressources propres et notamment la multiplication par cinq des frais d’inscription pour tous les étudiants. Ce qui restreindrait l’accès à l’enseignement supérieur aux étudiants issus des classes populaires, sur le modèle anglo-saxon », dénonce le syndicaliste.

    « Depuis la mise en place de l’autonomie des universités par Valérie Pécresse en 2012, on a perdu l’automatisme de la subvention pour charge de service public, qui devrait être proportionnelle au nombre d’étudiants. Lequel ne cesse d’augmenter… », explique l’enseignant-chercheur. Les universités se retrouvent donc à gérer des budgets déficitaires. « Cette année, je crois que plus des trois quarts des universités étaient en déficit, malgré des mesures d’austérité déjà appliquées depuis de nombreuses années », déplore Romain Larive.

    12 000 titulaires et

    100 000 places en licence

    « À l’Université de Montpellier, par exemple, les postes qui doivent être ouverts au concours pour recruter des collègues suite à des départs à la retraite sont gelés pendant un an », illustre-t-il. « Et il y a quelques années, à la faculté des sciences, il y a eu une diminution de 10 % du volume horaire de tous les enseignements. » Des choix contraints qui dégradent les conditions de travail comme d’apprentissage. « C’est un peu comme si on était un corps humain et qu’il fallait choisir de couper un orteil, puis un pied… Sachant qu’il y a toujours plus d’étudiants et toujours moins de moyens, du coup ça s’accentue de plus en plus. » Les étudiants des classes préparatoires aux grandes écoles, eux, « sont jusqu’à trois fois plus financés que ceux qui viennent à la fac », relève le représentant du Snesup FSU. « Il faudrait que toutes les universités soient aussi bien dotées que ces classes préparatoires ». Selon le syndicat, « il manque 8 milliards d’euros pour l’enseignement supérieur et 8 milliards pour la recherche publique, soit une augmentation d’environ 50% du budget de l’ESR, qui est actuellement d’un peu moins de 30 milliards. Cet argent existe : on peut aller le chercher du côté du crédit impôt recherche versé aux entreprises… »

    Le manque de postes est également un gros sujet de préoccupation : « On fonctionne de plus en plus avec une part d’heures d’enseignement assurées par des collègues qui ne sont pas titulaires. On a une armée de précaires qui assurent entre un tiers et la moitié des enseignements, selon les universités », rapporte Romain Larive. Selon lui, « un plan massif de recrutement de 12 000 titulaires » serait nécessaire. Il faudrait également créer « 100 000 places en première année de licence » pour absorber l’augmentation du nombre d’étudiants dans l’ESR. « On a chiffré à plus de 150 000 le nombre de bacheliers inscrits sur Parcour’sup qui n’ont pas eu d’affectation début juillet », illustre l’enseignant-chercheur. « D’un côté on assèche les universités (sous-financement, sous-recrutement) et de l’autre on met en place une plateforme qui instaure une sélection n’ayant d’autre but que de masquer le manque de places. » Tout en foulant aux pieds le droit de poursuivre des études dans l’enseignement supérieur après le baccalauréat.

  • En place pour la Fête de la Cride

    En place pour la Fête de la Cride

    Bien que les militants soient parvenus cette année à faire exploser le nombre des inscriptions à la paella au menu de cette journée de fête et de débats, il reste encore beaucoup de place sous les pins de la Cride. L’invitation est donc encore ouverte à tous ceux qui partagent les valeurs de progrès social, de solidarité et d’égalité portées par les communistes pour venir avec eux échanger et bâtir préparer avec enthousiasme les prochaines bagarres électorales.

    Ils vous attendent pour cette 35e édition de la Fête de la Cride ce dimanche à l’espace Victorin-Blanc de 9h30 à 19h30.

    Appel à la résistance

    L’occasion tout au long de cette journée de venir débattre avec responsabilité de tous les enjeux qui nous attendent.

    Comme l’explique le secrétaire de section Jean-Pierre Meyer : « La France est malade et le monde n’est pas en meilleure santé. Le dérèglement n’est pas que climatique, il est aussi politique. Et au moment où tout devrait pousser au désespoir, à la désespérance, nous les communistes, comme dans les heures les plus sombres de l’Histoire, nous appelons à l’espoir, à la résistance. »

    Il en appelle donc « en cette année du 90e anniversaire du Front Populaire, à se redonner l’esprit et la force des conquêtes sociales et de vrais changements ».

    La musique sera également de la partie, avec, à 15h, Mosaïques, un duo d’artistes guitares et voix.