Category: societe

  • « Mars à table » et ses banquets dans tout Marseille

    La deuxième édition de ce festival culinaire qui a vu le jour au mois de mars 2025, pour une première édition, est de retour à partir de ce samedi 4 octobre et jusqu’au 18. Vous pourrez déguster chez les restaurateurs partenaires du festival une daube de poulpe ou de bœuf et toute la période du festival sera marquée par trois temps forts, les samedis où des grands banquets sont organisés d’abord à l’Estaque, à l’Escale Borély ou encore sur le Vieux-Port.

    « Mars à table c’est un moment de joie, de partage. Un événement fédérateur qui permet aux familles de se rassembler parce qu’il n’y a rien de plus important que le partage », souligne Rebecca Bernardi, adjointe au maire chargée du commerce et de l’artisanat. « Cette année 80 restaurateurs sont déjà inscrits pour prendre part à la manifestation contre 70 l’an dernier et il est encore possible pour les professionnels de s’inscrire s’ils le souhaitent. »

    « Au-delà des banquets qui sont organisés les samedis, ce sont des moments conviviaux qui sont prévus pour passer la journée en famille. Il y aura de la musique, des jeux et activités pour enfants mais aussi des visites guidées des quartiers organisés par l’office de tourisme », soulignent les organisateurs.

    Pour les banquets, inutile de réserver « les premiers arrivés seront les premiers servis » et cette année la jauge a été augmentée puisque ce sont 1 500 personnes qui pourront en profiter sur la place Bargemon le dernier week-end, puis 1 000 personnes sur les autres sites. La première édition consacrée à l’aïoli a accueilli au total 1 500 personnes sur l’événement.

    « Il est important de préciser que Mars à table est un élément d’attractivité certain pour la ville mais aussi pour les restaurateurs. Oui l’événement est à destination de tous les Marseillais mais les touristes sont également les bienvenus », sourit Jean-Pierre Cochet, président de l’Office de tourisme, des loisirs et des congrès. « Nous avons décidé de faire une deuxième édition la même année car nous avons ressenti un réel besoin de prolonger l’été et ainsi de profiter de l’été indien à Marseille. Le tout dans un esprit vertueux, respectueux des saisons. »

    Pour ouvrir les festivités, c’est donc le banquet de l’Estaque qui est prévu avec l’équipe du restaurant Sage, récemment installé rue Sainte. « C’est un honneur pour nous jeunes arrivés à Marseille de faire partie de cet événement. On est fiers de mettre en avant des spécialités de notre territoire tout en les revisitant mais aussi les producteurs locaux », confie Loris de Vaucelles, co-fondateur du restaurant. « Sans compter que nous avons à cœur que ce soit accessible à tous avec des prix attractifs. »

  • Une foire internationale toujoursplus inclusive en faveur des femmes

    Une foire internationale toujoursplus inclusive en faveur des femmes

    Dans les halls et les allées de la foire internationale de Marseille, ce mardi 30 septembre, on rencontrait en majorité des femmes. Et pour cause, en ce cinquième jour de l’événement, l’entrée leur était offerte. L’occasion, pour celles qui ne pourraient pas se le permettre, de découvrir la richesse des produits, services et animations proposés.

    Pour certaines, la gratuité de l’entrée était un critère essentiel pour se rendre à la foire. « Je suis venue avec ma mère, mes deux tantes et mes trois nièces. On n’aurait jamais pu se permettre de payer sept billets d’entrée », explique Aïcha à la sortie du Grand Palais, dédié aux produits du monde. « Cette gratuité nous a permis de nous offrir un petit restaurant sur place, où nous avons découvert des spécialités brésiliennes », poursuit-elle. Un peu plus loin, Joëlle, retraitée, a profité de cette journée gratuite pour rendre visite aux exposants une « troisième fois » : « j’étais déjà venue avec mon mari et des amis, mais j’avais envie de revenir seule, pour prendre un peu plus le temps de flâner », admet-elle.

    La journée gratuite pour les femmes, lancée il y a plus de vingt ans, est « un rendez-vous historique » pour les visiteuses, souligne Aurélie Prost, nouvelle directrice opérationnelle de la foire internationale de Marseille. Une journée dédiée aux femmes mais sans trop en faire.

    GL Events, aux manettes de l’organisation de cette 100e foire, a conscience de l’impact symbolique d’une telle initiative. « La société a changé depuis 20 ans, alors on se pose des questions pour savoir comment continuer à honorer les femmes sans pour autant basculer dans la caricature », affirme Aurélie Prost. « C’est pour cette raison que, cette année, nous n’avons pas programmé des défilés de mode ou des ateliers beauté, comme cela pouvait être le cas pour les éditions précédentes », ajoute la directrice, qui promet que « contrairement à ce que l’on peut croire, cette journée s’inscrit dans une démarche inclusive, qui vise à valoriser les femmes et les talents féminins ».

  • Une foire internationale toujoursplus inclusive en faveur des femmes

    Dans les halls et les allées de la foire internationale de Marseille, ce mardi 30 septembre, on rencontrait en majorité des femmes. Et pour cause, en ce cinquième jour de l’événement, l’entrée leur était offerte. L’occasion, pour celles qui ne pourraient pas se le permettre, de découvrir la richesse des produits, services et animations proposés.

    Pour certaines, la gratuité de l’entrée était un critère essentiel pour se rendre à la foire. « Je suis venue avec ma mère, mes deux tantes et mes trois nièces. On n’aurait jamais pu se permettre de payer sept billets d’entrée », explique Aïcha à la sortie du Grand Palais, dédié aux produits du monde. « Cette gratuité nous a permis de nous offrir un petit restaurant sur place, où nous avons découvert des spécialités brésiliennes », poursuit-elle. Un peu plus loin, Joëlle, retraitée, a profité de cette journée gratuite pour rendre visite aux exposants une « troisième fois » : « j’étais déjà venue avec mon mari et des amis, mais j’avais envie de revenir seule, pour prendre un peu plus le temps de flâner », admet-elle.

    La journée gratuite pour les femmes, lancée il y a plus de vingt ans, est « un rendez-vous historique » pour les visiteuses, souligne Aurélie Prost, nouvelle directrice opérationnelle de la foire internationale de Marseille. Une journée dédiée aux femmes mais sans trop en faire.

    GL Events, aux manettes de l’organisation de cette 100e foire, a conscience de l’impact symbolique d’une telle initiative. « La société a changé depuis 20 ans, alors on se pose des questions pour savoir comment continuer à honorer les femmes sans pour autant basculer dans la caricature », affirme Aurélie Prost. « C’est pour cette raison que, cette année, nous n’avons pas programmé des défilés de mode ou des ateliers beauté, comme cela pouvait être le cas pour les éditions précédentes », ajoute la directrice, qui promet que « contrairement à ce que l’on peut croire, cette journée s’inscrit dans une démarche inclusive, qui vise à valoriser les femmes et les talents féminins ».

  • La réinsertion des femmes par la cuisine à l’honneur

    La réinsertion des femmes par la cuisine à l’honneur

    C’est le troisième grand festin que l’on organise, mais le premier de cette ampleur » s’enthousiasme Florence Armitano, responsable nationale du réseau Des étoiles et des femmes. Après le Pays basque et Arles, c’est à Marseille qu’aura lieu, ce vendredi, le grand banquet pour l’anniversaire du programme de réinsertion féminine par la cuisine, Des étoiles et des femmes. Sur la place Bargemon, des chefs des 14 villes où le programme est développé prépareront le repas avec des femmes qui ont bénéficié de l’initiative.

    Un programme lancé par l’association Festin à Marseille et qui fête ses 10 ans. « L’idée est d’accompagner des femmes qui sont éloignées de l’emploi pour qu’elles passent des diplômes en cuisine et qu’elles retrouvent un emploi », explique la responsable du réseau. Le suivi de ces femmes passe par une aide pour trouver des solutions de garde d’enfants, une aide au logement ou un accompagnement contre la précarité alimentaire si elles en ont besoin. « On leur propose aussi des stages dans des restaurants étoilés ou bistronomiques pour briser le plafond de verre », ajoute Florence Armitano. Depuis sa création, plus de mille femmes ont suivi le programme et trois quarts auraient retrouvé un travail d’après la responsable.

    Ce vendredi, certaines seront présentes sur la place Bargemon, avec des chefs de toute la France, pour préparer des repas aux participants du banquet. Des personnalités locales, comme des danseurs de (La)Horde ou l’autrice de Marseille Trop Puissante Margaux Mazellier, prêteront main-forte et pourront échanger avec les participants. Une exposition photos et un dj set sont également prévus.

    35 euros, réservation sur helloasso.com

  • La réinsertion des femmes par la cuisine à l’honneur

    C’est le troisième grand festin que l’on organise, mais le premier de cette ampleur » s’enthousiasme Florence Armitano, responsable nationale du réseau Des étoiles et des femmes. Après le Pays basque et Arles, c’est à Marseille qu’aura lieu, ce vendredi, le grand banquet pour l’anniversaire du programme de réinsertion féminine par la cuisine, Des étoiles et des femmes. Sur la place Bargemon, des chefs des 14 villes où le programme est développé prépareront le repas avec des femmes qui ont bénéficié de l’initiative.

    Un programme lancé par l’association Festin à Marseille et qui fête ses 10 ans. « L’idée est d’accompagner des femmes qui sont éloignées de l’emploi pour qu’elles passent des diplômes en cuisine et qu’elles retrouvent un emploi », explique la responsable du réseau. Le suivi de ces femmes passe par une aide pour trouver des solutions de garde d’enfants, une aide au logement ou un accompagnement contre la précarité alimentaire si elles en ont besoin. « On leur propose aussi des stages dans des restaurants étoilés ou bistronomiques pour briser le plafond de verre », ajoute Florence Armitano. Depuis sa création, plus de mille femmes ont suivi le programme et trois quarts auraient retrouvé un travail d’après la responsable.

    Ce vendredi, certaines seront présentes sur la place Bargemon, avec des chefs de toute la France, pour préparer des repas aux participants du banquet. Des personnalités locales, comme des danseurs de (La)Horde ou l’autrice de Marseille Trop Puissante Margaux Mazellier, prêteront main-forte et pourront échanger avec les participants. Une exposition photos et un dj set sont également prévus.

    35 euros, réservation sur helloasso.com

  • Un ancien cadre municipal FO de l’Alcazar sera jugé pour harcèlement

    Le procès d’un ancien conservateur de la bibliothèque municipale l’Alcazar, délégué Force ouvrière très influent, a été fixé au 10 novembre prochain.

    Patrick Casse sera jugé pour « harcèlement moral par propos ou comportements répétés ayant pour objet ou effet une dégradation des conditions de travail pouvant attenter aux droits à la dignité à la santé ou à l’avenir professionnel d’autrui commis du 1er février 2019 au 1er janvier 2023 ». Le rôle du tribunal aligne les noms de 13 victimes présumées.

    L’affaire a été évoquée mardi devant la 6e chambre où l’avocat du prévenu sollicitait un supplément d’information : auditions d’avocats, de l’ex-directeur général des services, du référent harcèlement de la Ville, production de lettres de mission, de listes de candidats, etc. « On a tous compris que le reproche fait à Patrick Casse, c’est de dire que FO contrôlait tout. Puisqu’on le traite de dictateur, je demande une expertise psychologique » a ajouté Me Thomas Callen, son client renversant la vapeur à l’approche du procès pour se dire victime de harcèlement de Pierre Chagny, ce conservateur de bibliothèque qui a lancé l’alerte éthique. Me Callen minimise : « il n’a fait qu’agglomérer depuis presque 30 ans 46 témoignages pour le dénigrer ».

    « On vous demande de tout refaire pour tout remettre en cause à l’audience », a ironisé pour s’y opposer la procureure Isabelle Candau. Au final, le tribunal a fait droit à une seule demande : celle d’une expertise psychologique du prévenu qui devra être réalisée avant le procès fixé au 10 novembre.

  • Un ancien cadre municipal FO de l’Alcazar sera jugé pour harcèlement

    Un ancien cadre municipal FO de l’Alcazar sera jugé pour harcèlement

    Le procès d’un ancien conservateur de la bibliothèque municipale l’Alcazar, délégué Force ouvrière très influent, a été fixé au 10 novembre prochain.

    Patrick Casse sera jugé pour « harcèlement moral par propos ou comportements répétés ayant pour objet ou effet une dégradation des conditions de travail pouvant attenter aux droits à la dignité à la santé ou à l’avenir professionnel d’autrui commis du 1er février 2019 au 1er janvier 2023 ». Le rôle du tribunal aligne les noms de 13 victimes présumées.

    L’affaire a été évoquée mardi devant la 6e chambre où l’avocat du prévenu sollicitait un supplément d’information : auditions d’avocats, de l’ex-directeur général des services, du référent harcèlement de la Ville, production de lettres de mission, de listes de candidats, etc. « On a tous compris que le reproche fait à Patrick Casse, c’est de dire que FO contrôlait tout. Puisqu’on le traite de dictateur, je demande une expertise psychologique » a ajouté Me Thomas Callen, son client renversant la vapeur à l’approche du procès pour se dire victime de harcèlement de Pierre Chagny, ce conservateur de bibliothèque qui a lancé l’alerte éthique. Me Callen minimise : « il n’a fait qu’agglomérer depuis presque 30 ans 46 témoignages pour le dénigrer ».

    « On vous demande de tout refaire pour tout remettre en cause à l’audience », a ironisé pour s’y opposer la procureure Isabelle Candau. Au final, le tribunal a fait droit à une seule demande : celle d’une expertise psychologique du prévenu qui devra être réalisée avant le procès fixé au 10 novembre.

  • Un accident du travail laisse l’intervenant tétraplégique

    Une entreprise du BTP et son gérant répondaient de blessures involontaires et d’omission de mise à disposition d’équipements de travail contre les risques de chute.

    Le 9 mai 2023, à 7h20 du matin, Alain, 70 ans, se hisse avec son donneur d’ordre sur un échafaudage fait de trois tréteaux surmontés de madriers. L’auto-entrepreneur est missionné en qualité d’ « OPC chantier » sur un projet d’extension de villa, boulevard Gillet (13e). « Depuis le début de l’année, j’avais dit que je ne monterai plus sur les échafaudages à mon âge, sauf qu’on m’a demandé de venir contrôler le coffrage d’une poutre » a-t-il expliqué hier, cloué sur un fauteuil roulant depuis la chute qui l’a laissé tétraplégique.

    « C’était pas mon salarié », se défend le gérant comme cela l’exonérait des mesures de protection. « À 7h du matin, quand il est arrivé on a essayé de monter rapidement l’échafaudage, mais on n’avait pas encore mis les garde-corps. Je lui ai dit qu’il était hors de question qu’il monte car il était âgé et en plus il boitait. Il nous a mis la pression. Il s’est précipité pour monter. »

    L’inspection du travail n’avait pas voulu se déplacer, expliquant aux policiers qu’elle n’est pas compétente pour les auto-entrepreneurs qui ne sont pas des travailleurs au sens du Code du travail. Les policiers n’ont pas fait de constatations sur place. Reste des témoignages divergents. « La cause de la chute, c’est l’absence de dispositif de sécurité sur le chantier » retient Me Alexandra Costecalde-Bossy pour la partie civile. « On nous oppose qu’en tant que travailleur indépendant, il serait seul responsable de ses propres équipements. Mais ce n’est pas à lui de venir avec son propre échafaudage ! »

    Pour la procureure Isabelle Candau, le prévenu tente de « se rattraper aux branches ». La victime n’est pas un sous-traitant, mais un intervenant indépendant, il n’en reste pas moins qu’il n’y aurait pas eu de chute s’il y avait eu des garde-corps. « Non, la victime n’a pas concouru à son propre dommage » dit-elle et réclame jusqu’à 4 mois avec sursis et 10 000 euros d’amende contre le gérant, et jusqu’à 40 000 euros d’amende dont une partie avec sursis contre l’entreprise.

    « En tant qu’auto-entrepreneur, l’intervenant est soumis à sa propre réglementation sur la montée et la descente de l’échafaudage. Les garde-corps étaient présents sur le chantier mais il était encore tôt pour les monter » soutient Me Thomas Luc qui a plaidé la relaxe de l’entrepreneur. Il rappelle la pauvreté de l’enquête : « Il n’y a aucune démonstration de la preuve car il n’y a eu aucun relevé sur la scène infractionnelle. Quand les policiers sont repassés 3 mois après, les travaux étaient finis. C’est dramatique. » Délibéré le 20 octobre.

  • « On a besoin d’une prise en charge globale »

    « On a besoin d’une prise en charge globale »

    La Marseillaise : Au-delà de la position du Préfet, quel est l’état des lieux ?

    Antoine Henry : Il suffit de flâner dans les rues du centre-ville pour s’en rendre compte, c’est catastrophique. On a un public de plus en plus nombreux de personnes en très grande précarité, sans logement et sans aucun revenu, même des minima sociaux, dont les besoins les plus primaires ne sont pas couverts. Elles n’ont que la rue comme horizon et possibilités, et quand on est consommateur et en situation d’addiction, malheureusement les trois quarts du temps si on essaie de se cacher, quand on est à 10, 12 injections par jour de cocaïne, il y en a une qu’on va faire dans la rue parce qu’on ne peut pas attendre.

    Comment avez-vous pris l’opposition du préfet à la HSA ?

    A.H. : On focalise beaucoup sur la HSA, et c’est un des maillons essentiels, il nous la faut mais c’est une prise en charge globale dont on a besoin. Si ces personnes avaient un toit, elles ne dérangeraient personne en consommant. Mettre les moyens dans l’accès au logement, aux centres médico-psychologiques, résoudrait une grande partie du problème. Cette déclaration du préfet témoigne pour nous d’une méconnaissance du sujet en opposant lutte contre le narcotrafic et prise en charge pour les consommateurs à la rue, et aussi une main mise du ministère de l’Intérieur sur un enjeu de santé publique, c’est inquiétant.

    En attendant, que pouvez-vous faire sur le terrain ?

    A.H. : Nos équipes encaissent, avec difficulté, elles sont épuisées. En 2023 on accompagnait 499 personnes, là en septembre 2025, on a déjà passé le millier. Mais nous, on a n’a pas doublé de financement et d’effectifs. Et on se rend compte qu’il y a une dégradation extrêmement rapide des conditions socio-économiques des personnes. La situation est extrêmement explosive, avec des dispositifs de droits communs saturés. Je ne suis pas très optimiste, d’autant que la situation politique instable à court terme, et les perspectives à long terme peu réjouissantes…

  • Une semaine de repas gratuits dans les restaurants universitaires

    Il n’est pas encore 12h, mais devant le Crous de Gaston Berger sur le campus de Saint-Charles, la file est déjà longue. Pas étonnant puisque, ce mardi, les repas sont gratuits pour tous les étudiants à l’occasion de la « semaine d’accueil » organisée par la Ville et le Crous. Chaque jour, un restaurant universitaire offre le repas à tous les étudiants. Débuté lundi à Saint-Jerôme, puis Saint-Charles ce mardi, la semaine se poursuit à Luminy, Galinat et Centrale.

    « Cette semaine de gratuité est l’occasion pour le Crous de communiquer sur le repas à 1 euro pour les étudiants boursiers, explique Aurélie Biancarelli, adjointe (PCF) au maire chargé de l’enseignement supérieur. Mais aussi pour celles et ceux en situation de précarité qui peuvent déposer un dossier auprès des services sociaux du Crous pour bénéficier de ce prix », ajoute-t-elle.

    Une initiative importante alors que la précarité étudiante ne cesse de s’accroître. Cette année, la fédération des associations générales étudiantes (Fage) alerte sur l’augmentation du coût de la rentrée de 2,2% par rapport à 2024, revenant à 3 227 euros. « Cette situation de précarité est devenue structurelle au fil des années, insiste l’adjointe au maire. La période de la crise sanitaire l’a mise en exergue, mais je crois qu’aujourd’hui, il y a besoin de politiques publiques qui viennent les soutenir ».

    Certains étudiants sont d’ailleurs venus exprès à Saint-Charles, ce mardi, pour bénéficier du dispositif. C’est le cas de Léa, étudiante en sciences cognitives. « Je l’ai vu sur Instagram. Je n’avais pas cours aujourd’hui, mais je suis venue pour pouvoir profiter du repas, explique l’étudiante, habituée du Crous. J’arrive à m’en sortir parce que j’ai des aides : la bourse, le repas à 1 euro et la chambre au Crous. »

    Prince, en première année d’informatique, est lui venu comme tous les jours pour son repas à un euro. « je ne savais pas que c’était gratuit aujourd’hui. C’est juste que je viens tous les jours, parce que le repas à 1 euro, ça permet de réduire les dépenses, et la nourriture est bonne », affirme le jeune homme.

    Une action qui a aussi l’ambition de casser les clichés autour de la qualité des repas servis. « Certains ont une mauvaise image de la nourriture. Alors qu’on a diversifié l’offre avec des repas végétariens équilibrés et 20% de produits bios », affirme Marc Bruant, directeur du Crous Aix-Marseille Avignon.