Category: societe

  • Les non-voyants reprennent le volant au Castellet

    Les non-voyants reprennent le volant au Castellet

    Depuis 2022, le Circuit Paul-Ricard ouvre ses portes à l’association « Les non-voyants et leurs drôles de machines » pour relever un défi particulier. Faire conduire des personnes aveugles ? Voici une idée insensée. Devenir « acteur » de son déplacement quand on est dans le noir, un rêve ? Non, une réalité !

    L’association « Les non-voyants et leurs drôles de machines » en partenariat avec les auto-écoles « Yanic » de Vienne (38), « Talabot » de Nîmes (30), « Chabran » de Draguignan (83), ainsi que la direction du Circuit Paul-Ricard ont décidé de relever ce défi.

    Mardi, dès 9h, huit personnes en situation de handicap visuel (dont deux venues spécialement de Belgique) vont se glisser derrière le volant de plusieurs véhicules écoles sur la piste du circuit varois, qui accueille notamment des Grand Prix de Formule 1.

    L’objectif n’est, bien sûr, pas de passer le permis de conduire, mais de permettre à ces non-voyants de partager les sensations occasionnées par la conduite et pouvoir dire « je sais ce que cela fait de conduire ». C’est également l’opportunité pour eux de reprendre confiance en eux et de se sentir intégré. De même, pour les personnes qui ont pu conduire lors de leur vie de voyant, c’est un magnifique retour aux sources, un rappel des sensations.

    C’est le cas de Luc Costermans, bénévole de l’association et organisateur de cette manifestation. Après avoir perdu la vue en 2004, il a décidé de reprendre le volant de sa voiture mais aussi de permettre à d’autres personnes, aveugles comme lui, de vivre cette passion qu’est l’automobile. En 2008, il a ainsi battu le record du monde de vitesse pour une personne non-voyante (308 km/h au volant d’une Lamborghini). Il a surtout mis en place des stages de conduite ouverts aux déficients visuels.

    L’association européenne « Les non-voyants et leurs drôles de machines » est basée dans le sud de la Drôme. Elle s’appuie sur le soutien de nombreux parrains et marraines célèbres (Didier Auriol, Ari Vatanen, Romain Dumas, Daniel Elena, Matthieu Baumel et bien d’autres) et déploie son activité dans toute la France ainsi qu’en Belgique.

  • La Ville d’Aix-en-Provence va finalement devoir accueillir le projet immobilier Géophoros

    La Ville d’Aix-en-Provence va finalement devoir accueillir le projet immobilier Géophoros

    Le 12 novembre dernier, le tribunal administratif examinait un litige opposant la Ville au Préfet autour d’un projet immobilier, porté par la société Geophoros. La municipalité avait refusé de lui délivrer le permis de construire, une décision contestée par la Préfecture, qui demandait au juge de condamner la Ville à l’accorder. Le 4 décembre dernier, le tribunal administratif a donc donné raison à la Préfecture et décide qu’il est « enjoint au maire d’Aix-en-Provence de délivrer à la société Geophoros Aix Saint-Jérôme l’autorisation d’urbanisme sollicitée dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement » en annulant l’arrêté du 24 avril 2024, portant refus du permis de construire.

    Pour mémoire, le chantier porté par la société Géophoros, filiale du groupe Bouygues Immobilier, doit s’implanter sur l’ancien site d’Enedis le long de l’avenue Saint-Jérôme. La municipalité estimait notamment que le projet immobilier réparti en deux bâtiments R+4 de 168 logements
    – dont une quarantaine de logements locatifs sociaux – ne s’intégrait pas dans le paysage urbain, risquant ainsi de dénaturer le paysage urbain. Le tribunal a estimé que « le projet s’insère dans un quartier périphérique urbain, la parcelle d’assiette étant entourée de plusieurs immeubles modernes en R+4 ainsi que de quelques habitations individuelles », allant ainsi dans le sens des conclusions du rapporteur public. Sollicitée, la Ville n’a pas dit si elle faisait appel de la décision. E.B.-G.

  • L’église Saint-Martin d’Arenc : un scénario à l’horizon 2033

    L’église Saint-Martin d’Arenc : un scénario à l’horizon 2033

    « C’est encore lent et encore long mais de l’argent public est mis sur la table pour que ce quartier un peu endormi vive. C’est vrai qu’il faudra encore trouver un porteur de projet » a reconnu la conseillère métropolitaine Solange Biaggi (LR), vendredi, lors de la réunion publique présentant les jalons d’une renaissance de l’église Saint-Martin d’Arenc en péril rachetée en 2018 au diocèse.

    « Le Département a pris l’engagement de réhabiliter ce bâtiment, de conforter sa structure et ses fondations avec des micropieux. En parallèle des marchés de travaux, on lancera un appel à manifestation d’intérêt avec un cahier des charges qui aura été écrit en fonction de ce que vous, riverains, CIQ, élus, Euromed et le Département, souhaitez pour ce bâtiment et son jardin » a ajouté la conseillère départementale déléguée à l’aménagement du territoire, aux équipements structurants, Laure-Agnès Caradec (LR) qui évalue à 10 millions d’euros la seule phase de confortement.

    Les études des besoins pilotées par PR’Optim, l’agence de programmation architecturale et urbaine, convergent pour un aménagement de l’église en 4 unités fonctionnelles, une visibilité de la nef jusqu’au chœur. La concertation est unanime « pour conserver ce patrimoine, en faire un lieu fédérateur, une forme de cœur de village avec une mixité d’usages ». Une fois l’édifice consolidé, ce ne sera pas un équipement public. Il s’agit après validation de créer un lieu ouvert 7 jours sur 7, sur le quartier valorisant le jardin, confié à un gestionnaire privé avec plusieurs exploitants.

    Le calendrier prévisionnel livre les jalons d’une opération de longue haleine : lancement en 2026 d’un marché de maîtrise d’œuvre pour des travaux de confortement et sur le clos et couvert en 2028 et 2029, une longue phase d’observations de la stabilité de l’ouvrage et de son clocher avant le choix, en 2030, d’un porteur privé. Un marché de restauration finale serait alors lancé en 2031 pour une livraison en 2033. On l’a compris, l’impatience n’est pas permise.

  • Les enfants de Saint-Jean et les rafles oubliées à Berlin

    Les enfants de Saint-Jean et les rafles oubliées à Berlin

    Ils ont pris l’avion dimanche en direction de Berlin pour un rendez-vous qui fera date. Ce lundi une délégation du « Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943 » est l’invitée de l’ambassade de France, pour une table ronde intitulée : « Marseille 1943, les rafles oubliées ».

    Face à eux, un auditoire constitué de quelque 120 élèves allemands qui viendront écouter leur histoire d’enfant et celle de leurs familles qui, entre le 22 et le 24 janvier 1943, comptèrent parmi les 20 000 Marseillais raflés, internés au camp de Fréjus puis déportés par centaines dans les camps nazis parce qu’ils étaient juifs, résistants ou habitants d’un lieu jugé « criminogène ».

    « C’est Marseille qui est mise à l’honneur. Se retrouver 80 ans plus tard à l’ambassade de France en Allemagne pour témoigner comme survivant, est un symbole pour les enfants du quartier Saint-Jean », explique l’avocat Pascal Luongo, porte-parole du collectif. « Que les anciens qui sont les enfants d’hier, viennent raconter à ceux d’aujourd’hui, en Allemagne, dans une transmission directe, cette histoire restée longtemps effacée des mémoires, c’est très fort. »

    à ses côtés, ils seront quatre témoins : Antoine Mignemi, président du collectif qui milite pour faire reconnaître les rafles de Marseille et la destruction des quartiers du Vieux-Port comme crime contre l’humanité, Suzanne Fritz, Gérard Agresti dont le père a été déporté à Sachsenhausen d’où il a pu revenir et témoigner, et Claude Arovas dont la famille a été déportée et exterminée à Sobibor.

    Les héritiers retapent

    à la porte du pouvoir

    L’invitation a été lancée par la Commission pour la restitution des biens et l’indemnisation des victimes de spoliations antisémites dont une antenne est rattachée à l’ambassade. Le contact s’est noué en 2024 à Berlin où Pascal Luongo était invité par le Mémorial des juifs assassinés d’Europe, pour l’exposition « Les Indésirables » dans laquelle les rafles de 1943 étaient traitées.

    « Les Allemands travaillent la question de cette catégorie de déportés dans les camps qui n’a pas été jusqu’ici l’objet de nombreux travaux. Ils avaient appris notre existence lors du procès du nazi Schütz, gardien du camp de Sachsenhausen, deux ans auparavant », raconte Me Luongo.

    Cette table ronde sur les rafles oubliées à Marseille sera le point d’orgues du cycle mémoriel des 80 ans de la libération des camps nazis qui a marqué l’année 2025 en Allemagne. Un nouveau cycle s’ouvrira en 2026. Et Marseille y trouvera encore sa place, puisque l’expo « Marseille se souvient » présentée sur le Vieux-Port en 2023, sera montée à Hambourg dans le cadre du jumelage entre les deux villes.

    « Ce symbole très fort d’union des mémoires de nos deux pays, prend tout son sens dans un moment particulièrement troublé où les héritiers de ce qui s’est passé à Marseille, l’extrême droite nazie et l’extrême droite française de Vichy, retapent à la porte du pouvoir », insiste Pascal Luongo. « Ce temps très républicain est aussi important dans notre combat pour la reconnaissance des crimes contre l’humanité commis à Marseille ». La procédure est d’ailleurs observée de près outre-Rhin, et l’enquête du parquet national ouverte en 2019 est sur le point d’aboutir selon l’avocat marseillais qui a bon espoir pour 2026.

    En attendant, le collectif poursuit à Marseille ses conférences auprès des lycéens, collégiens et écoliers, avec la volonté que la Ville inscrive cette mémoire dans l’espace public à travers des lieux de commémoration. « Le quartier Saint-Jean disparu, la gare d’Arenc… Il y a un besoin de faire vivre cette mémoire. On a reçu des signaux très positifs de la municipalité sur un changement de nom de place, un travail sur des lieux de commémoration. Tout le monde doit jouer le jeu. On construit patiemment mais vaillamment », reprend l’avocat qui espère s’appuyer sur ce qui est fait avec les Allemands pour faire avancer les choses.

    La commémoration du 83e anniversaire de ces rafles aura lieu le 24 janvier, une semaine avant les « officielles ». En février, un moment autour de la paix est prévu par le collectif avec la communauté de Sant’Egidio, un mouvement d’éducation populaire italien.

  • À Marseille, le Secours populaire a offert des repas étoilés aux jeunes

    À Marseille, le Secours populaire a offert des repas étoilés aux jeunes

    Velouté de panais au miel en entrée, cuisse de poulet rôtie accompagnée de polenta, de courge et de crème à la châtaigne et banana bread. C’est le repas que les chefs étoilés Aurore Danthez et Ilane Tinchant, ancien participant de Topchef, ont concocté ce samedi pour 250 étudiants et jeunes marseillais. Organisé par le Secours populaire, le but de l’événement est simple : offrir un repas de fête et un peu de convivialité à ces jeunes qui sont souvent précaires et parfois seuls à ce moment-là de l’année.

    Pour cette 5e édition de distribution de repas de Noël, le Secours populaire a choisi de permettre aux participants de manger sur place, grâce au centre social de Malpassé, qui leur a prêté gratuitement une salle. Avant même que les repas arrivent, ils sont déjà une dizaine à être installés sur de grandes tables, décorées de guirlandes et de boule de Noël avec Mariah Carey en fond musical. Invités par mail, via leur école, le Secours populaire ou la mission locale, ils sont nombreux à avoir fait le déplacement, seuls ou à plusieurs.

    Kamelia, Ouassim, Walid et Abdelkrim, tous en master d’informatique sur le campus de Luminy, sont venus ensemble, pour partager ce moment. C’est Kamelia qui a amené la petite troupe jusqu’ici. « Moi et Abdelkrim, nous sommes inscrits au Secours populaire depuis un an pour avoir accès à l’aide alimentaire, explique la future informaticienne. On l’avait loupé l’année dernière. C’est bien ce qu’ils font, surtout que ce soit halal, ça nous permet d’en profiter aussi », précise-t-elle.

    « Un repas en plus »

    Contrairement au petit groupe, beaucoup ne resteront pas pour manger sur place, par timidité ou par manque de temps. Mais ce repas offert est d’une grande aide pour eux. « ça me fait un repas en plus à la maison, explique Emeline, 24 ans en recherche d’emploi. J’habite seule, et je n’ai que l’aide de la mission locale, donc c’est assez compliqué. Mais je ne reste pas, parce que je ne connais personne ». Amir et Mohammed prennent également le repas à emporter. « On va aller à la bibliothèque, parce qu’on a des examens la semaine prochaine », confient ces étudiants en BTS de conception des processus de réalisation de produits. Mais Amir, qui est également bénévole au Secours populaire tenait à venir. « L’association m’a beaucoup aidé quand je suis arrivé à Marseille, donc j’essaye d’aller à tout ce qu’elle organise, et quand j’ai du temps j’aide aussi. »

    Un moment de rencontre pour les usagers mais aussi pour les bénévoles. Dont Romuald, alternant en éco-énergétique et bénévole depuis 6 mois au sein de l’association. « Ce genre de moment c’est bien pour nous, ça nous permet de rencontrer d’autres jeunes comme nous, et on peut s’amuser ». Une sociabilité importante pour ce Béninois qui ne rentrera pas voir sa famille pendant les fêtes.

    Alors que l’isolement et la précarité augmentent partout, et en particulier chez les 18-30 ans, l’événement a attiré du monde. Jusqu’à 18h, plus de 200 personnes sont venues récupérer leur repas étoilé. À l’occasion des 80 ans du Secours populaire, ils ont tous pu partir avec une carte-cadeau Cultura d’un montant de 20 euros.

  • Le jardin Saint-Nicolas, espace de jeux et d’histoire

    Le jardin Saint-Nicolas, espace de jeux et d’histoire

    « C’est un musée à ciel ouvert », déclare, samedi, devant les habitants venus assister à l’inauguration, Fabrice Denis, directeur du musée d’Histoire de Marseille.

    Dans ce jardin du quartier Endoume, dans le 7e arrondissement, « nous avons été sollicités pour enrichir ce site public d’un espace d’éveil à l’histoire de Marseille. Sur la terrasse supérieure où nous nous trouvons, plusieurs éléments nous plongent dans la très longue histoire de ce quartier depuis l’Antiquité », évoque-t-il. « Une grande maquette au 1/20e, pour l’heure en résine mais qui sera remplacée par du béton en janvier, reproduit la carrière antique découverte à l’issue de la fouille archéologique menée par l’Inrap en 2017-2018 », présente-t-il.

    Exploitée entre l’époque grecque archaïque (vers 500 avant notre ère) et la période romaine (Ier et IIe s. de notre ère), elle servait à produire des blocs pour la construction, des sarcophages, dalles funéraires… Signalétique patrimoniale, QR codes à télécharger… permettent au visiteur de s’immerger dans ce passé, ainsi que dans l’histoire du quartier, où se fabriquaient les cordages pour les navires. La carrière antique elle-même, pourtant classée monument historique, a été réenfouie à l’exception d’une petite partie qui ne sera accessible qu’aux scolaires.

    Maire des 1er et 7e arrondissements de Marseille, Sophie Camard (GRS) explique : « La Ville a réaménagé tout cet espace, et le jardin de la mairie de secteur qui avant ne comprenait que le petit plateau du milieu en contrebas avec quelques jeux d’enfants, est maintenant devenu un jardin de 2 000 mètres carrés sur 3 niveaux, avec 3 aires de jeux pour enfants de 0 à 12 ans, ce qui était demandé par les habitants, et plus de 50 arbres plantés. Nous avons aussi procédé à la réfection du mur patrimonial Louis XIV ». Nasta, maman de deux petites filles, assure : « On est très contents. On attendait la réouverture du jardin avec impatience ».

  • Les habitants mobilisés contre les rues fermées aux Chutes Lavie

    Les habitants mobilisés contre les rues fermées aux Chutes Lavie

    « Fermer un accès, c’est discriminer un quartier. » Les slogans sont divers ce samedi matin sur le boulevard des Chutes-Lavie, mais le message est le même : le refus de la fermeture de la rue de la Pépinière. À l’appel du collectif des habitants des Chutes-Lavie, ils sont une quarantaine à s’être rassemblés pour réclamer l’ouverture de ce portail, qui complique la vie quotidienne de certains d’entre eux.

    Le « portail de la discorde », se trouve à l’une des entrées de la cité jardin des Chutes-Lavie. Il a été installé par la copropriété de la cité, gérée en partie par Provence Métropole Logement. Depuis 2020, il n’est accessible que grâce à un badge, empêchant les non-résidents de la cité d’emprunter cette rue. Pourtant, elle est le passage le plus rapide pour accéder à la crèche, au centre municipal d’animation et au parc public situé à l’intérieur de la cité. Sa fermeture pousse les habitants à faire un grand détour pour accéder à ces services publics.

    Un kilomètre de détour

    Apolline a renoncé à mettre son fils d’un mois à la crèche. « J’habite rue de la Pépinière. La crèche est à 2 minutes à pied sans ce portail. Mais avec, on doit faire un détour de 1 km et emprunter le boulevard Guigou, où le trottoir est trop étroit pour rouler avec la poussette. On doit marcher sur la route mais les voitures vont super vite, donc c’est dangereux », se désole-t-elle.

    Un boulevard qui complique aussi la vie de Jean, 70 ans. Ancien habitant du quartier, il vient souvent rendre visite à des amis ou de la famille, et est dorénavant obligé de prendre ce boulevard. « Cette montée est très difficile pour les personnes âgées », se désole le septuagénaire, à qui il manque un poumon. « Et le trottoir est impraticable si on a une canne parce qu’il y a plein de trous », témoigne Mylène, membre du collectif.

    La fermeture rend également les commerces situés en haut de la cité moins accessibles. « Quand on a aménagé, il y a 4 ans, on pensait qu’on avait tout à proximité. Mais avec ce portail on est obligé de prendre la voiture », se désole Apolline. Un problème pour les personnes non véhiculées.

    Fermeture d’une école :

    la goutte d’eau…

    Cette entrave à la circulation a entraîné en septembre, la fermeture de l’école maternelle des Chutes-Lavie, par manque d’élèves. « Ce fut l’élément déclencheur à la création du collectif des habitants des Chutes-Lavie, raconte Nathalie Prost, membre de celui-ci. On était plusieurs groupes à lutter contre ce portail. On a donc fait une pétition contre et on a créé un collectif, ce qui nous a permis de nous regrouper. » Le 5 novembre dernier, il a obtenu une rencontre avec Solange Biaggi, présidente (LR) de Provence Métropole Logement, pour trouver une solution concertée. Le bailleur a décidé à la suite de cette réunion que le portail resterait fermé « au nom de la sécurité et de la tranquillité des résidents ».

    La mobilisation a reçu le soutien du maire (EELV) de secteur, Didier Jau, dès 2022 et depuis novembre dernier, celui de la mairie centrale. Dans une lettre, Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille a notamment exigé du bailleur social, l’ouverture contrôlée de la rue de la Pépinière. « On ne demande pourtant pas la lune, juste un accès piéton en journée, pour nous éviter de faire des grands détours », soupire Mylène, membre du collectif.

    Pétition en ligne : bit.ly/Chutelavie

  • Une salle des Habeilles ouverte sur le quartier

    Une salle des Habeilles ouverte sur le quartier

    Vêtue d’une longue robe bleu nuit aux broderies dorées, une habitante du quartier, dans le 3e arrondissement de Marseille, se lève pour prendre la parole. « On vit dans un quartier populaire. On est métissés. Il y a des mamans qui ne travaillent pas. Mon projet, que je pourrais proposer une fois par mois, car je travaille, serait de réunir ces mamans, pour mélanger nos cultures », avance-t-elle. Monika Smiechowska, une des habitantes des Habeilles*, est l’une des animatrices de la réunion, qui a rassemblé, samedi, une quinzaine de personnes.

    Des demandes liées à l’apprentissage du français

    Lors de la pause, Monika explique : « Aux Habeilles, nous avons un espace au rez-de-chaussée, que nous voulons ouvrir aux rencontres, aux actions sociales et culturelles, ainsi qu’aux activités proposées par les habitants et les structures de proximité. » Lors de la réunion, « beaucoup d’envies et d’attentes ont été exprimées. Il y a par exemple de nombreuses demandes pour l’apprentissage de la langue française, de soutien en français, et pour que les ados aient un lieu », cite-t-elle. « Aux Habeilles, on veut faire de cet espace un lieu de référence pour le quartier, qui est l’un des plus pauvres d’Europe. Nous allons proposer du théâtre et de la méditation une fois par semaine, des cours d’informatique », annonce-t-elle. Les salles pourront également être louées. Mounira, elle, souhaite animer ici des activités ludiques pour les enfants. Habitante de Saint-Mauront, en proie au narcotrafic, elle déplore : « Il manque dans ce quartier des espaces communs ouverts, que les habitants s’approprient. »

    * Cet habitat, au 12 rue Jullien, dédié au locatif social et très social, accueille depuis mai 12 familles. Il a fallu près de 15 ans pour qu’il aboutisse. Contact : 06.72.44.62.97.

  • Cité de l’alimentation : top départ d’un projet innovant

    Cité de l’alimentation : top départ d’un projet innovant

    La spécificité de cette cuisine centrale, c’est qu’elle est conçue pour valoriser et favoriser la cuisine à partir de produits locaux, bio, de saison. On n’est pas dans une cuisine centrale d’assemblage », explique Marie Massart, adjointe au maire de Montpellier déléguée à la politique alimentaire et à l’agriculture urbaine, au lendemain de la pose symbolique, le 3 décembre, de la première pierre de la future Cité de l’alimentation.

    Impulsé il y a cinq ans, le projet est passé en phase de réalisation (les travaux ont débuté en novembre). Implantée dans le quartier Montpellier sud, la Cité de l’alimentation sera adossée au Marché gare (MIN) : « Ce n’est pas un hasard, c’est pour faciliter les interactions avec les producteurs. » Elle accueillera donc le nouveau pôle de production alimentaire de la Ville, en remplacement de l’actuelle cuisine centrale construite en 1982, dont le seuil maximum de production est dépassé depuis presque 10 ans. Dès la rentrée 2028, elle fournira plus de 16 000 repas quotidiens aux cantines des écoles de Montpellier. « La capacité pourra monter jusqu’à 20 000 repas par jour. À terme, il sera aussi sûrement possible de fournir d’autres communes de la métropole », indique l’élue.

    Des cours de cuisine

    pour les enfants

    « Pour respecter l’esprit du “fait maison, frais et de saison” », on y trouvera un pôle de transformation des produits bruts constitué d’une légumerie, d’une mûrisserie pour les fruits et d’un atelier de production des desserts. Par ailleurs, les 80 agents de la cuisine centrale, dont certains, aujourd’hui « n’ont pas accès à la lumière du jour », bénéficieront d’une qualité de travail nettement améliorée.

    Mais la dimension la plus innovante du projet réside dans son ambition pédagogique. « Cette cité de l’alimentation est conçue pour accueillir des classes. Elle a été aménagée avec un amphithéâtre, il y aura un jardin pédagogique, un espace pour proposer des ateliers cuisine et des visites seront prévues sur les coursives, permettant de voir la cuisine se faire », énumère Marie Massart. Le lieu disposera également d’un « véhicule pédagogique itinérant » qui se rendra dans les écoles. Objectif : « Donner aux enfants le goût de la cuisine », les sensibiliser à une alimentation saine.

    D’un montant de 60 millions d’euros, ce projet qui représente un des plus gros investissements du mandat, sera en partie financé par la vente du site de l’actuelle cuisine centrale.

  • A Noves, Laurent Fabre pour prendre le relais

    A Noves, Laurent Fabre pour prendre le relais

    L’actuel adjoint aux Sports et Associations est candidat pour succéder à l’actuel maire Georges Jullien, qui lui passe le relais. Il précise : « Après un mandat de conseiller municipal (2001-2008), cela fait bientôt 6 ans que je suis adjoint de Georges Jullien. J’étais un de ses soutiens de la première heure, mais j’avais mon travail et mes enfants. En 2020, je suis parti avec une très belle délégation et, depuis, je me suis beaucoup investi. »

    Aujourd’hui, cet agriculteur de 57 ans, qui assume ses valeurs de gauche, humanistes, de justice sociale et environnementale, est prêt à prendre la suite, continuer l’immense travail accompli depuis plus de 30 ans par Georges Jullien et ses équipes, en impulsant un souffle nouveau.

    Une liste déjà prête,

    avec 17 élus sortants sur 29

    « Nous sommes fiers de prendre la suite. Le bilan de ces 30 années, on le fait nôtre, pour encore l’améliorer », déclare Laurent Fabre. Georges Jullien insiste : « Laurent a toute ma confiance ; il a toutes les capacités pour être Maire. Je sais que les électrices et les électeurs ne se tromperont pas. Il saura récupérer l’héritage construit et le faire fructifier. » Lui-même, à la demande de toute la liste, sera candidat, mais pour redevenir conseiller municipal. Il dit en souriant : « Après 34 ans, j’ai fait mon temps, je laisse mon brassard de capitaine. Je serai sur la feuille de match, mais comme simple joueur pour donner, si on me le demande, des conseils et ouvrir quelques portes dont j’ai les clés. » En début d’année 2026, Laurent Fabre présentera sa liste et les grandes orientations de son programme.