Category: societe

  • [Sciences] « Lier covid long et troubles menstruels ouvre des perspectives thérapeutiques »

    [Sciences] « Lier covid long et troubles menstruels ouvre des perspectives thérapeutiques »

    La Marseillaise : Vous montrez que le covid long peut perturber le cycle menstruel, et inversement. Est-ce une spécificité de cette maladie ?

    Alexandra Alvergne : Quelques études montrent que les phases du cycle menstruel peuvent influencer la sévérité de certaines pathologies : épilepsie, maladies cardio-vasculaires, asthme… Mais cela reste des études compliquées avec des petits échantillons. Et nous ne savons pas si d’autres maladies dérèglent le cycle menstruel. Dans les jeux de données existants, ces informations manquent. Il faudrait collecter des données spécifiques.

    Cette relation est-elle vraie pour tous les variants
    du covid-19 ?

    A. A. : Difficile d’être catégorique, mais les résultats sont les mêmes pour tous les variants rencontrés lors de l’étude qui a duré plusieurs années. Ce qui compte est le déclenchement d’une réaction inflammatoire, qui a potentiellement un impact sur le cycle menstruel. Mais il n’est pas exclu que de nouveaux variants entraînant une réaction immunitaire plus importante aient un effet différent.

    Peut-on envisager des traitements ?

    A. A. : Il est encore tôt. Mais ce lien entre covid long et troubles menstruels ouvre des perspectives de recherche thérapeutique contre les saignements anormaux. Il existe des traitements hormonaux. Mais nous pourrions envisager des traitements plus spécifiques ciblant mieux les molécules pro et anti-inflammatoires ou la chaîne des androgènes. Ces derniers sont souvent associés aux hommes, mais les femmes en ont aussi et ils sont importants pour la santé reproductive.

    Propos recueillis par X.B

  • Covid long et perturbation du cycle menstruel : un lien confirmé

    Covid long et perturbation du cycle menstruel : un lien confirmé

    Au départ, il y a des témoignages sur les réseaux sociaux. « Au début de la pandémie de covid-19, des femmes indiquaient avoir des règles plus longues, ou plus abondantes, voire absentes, suite à une infection par le virus ou une vaccination, se souvient Alexandra Alvergne. En parallèle, il y avait une incompréhension et un déni du corps médical, incapable d’expliquer le phénomène ». La chercheuse CNRS à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier se penche alors sur la littérature : « Depuis 1905, seuls cinq articles traitaient des liens entre vaccination et cycle menstruel… »

    Avec ses collègues des universités d’Oxford et d’Édimbourg, au Royaume-Uni, elle montre alors en 2023 que la vaccination anti-covid et le covid aigu peuvent entraîner des perturbations du cycle menstruel. Cette fois, c’est le lien entre covid long et troubles du cycle menstruel qui est établi dans une nouvelle étude parue dans Nature Communications. « Cela confirme que cette relation existe, insiste Alexandra Alvergne, qui a dirigé les travaux. Et dans les deux sens ».

    D’abord celui d’une intensification des perturbations du cycle menstruel pendant un covid long chez la moitié des femmes souffrant de la maladie. « C’est plus que les 30% attendus et constatés dans le groupe contrôle [sans covid long, Ndlr] », précise Alexandra Alvergne. Les troubles en question ? Des saignements au milieu du cycle menstruel, des règles plus abondantes et surtout plus longues : plus de huit jours. « C’est ça qui est considéré comme anormal », souligne la chercheuse.

    Mais la relation existe aussi dans l’autre sens : les symptômes du covid long – fatigue, maux de tête, douleurs musculaires – sont plus sévères pendant les règles, quelques jours avant et après. Ils le sont moins dans les 14 jours qui suivent l’ovulation.

    Réponse immunitaire

    Des prélèvements sanguins et des biopsies sur la muqueuse utérine de quelques femmes souffrant de covid long dessinent deux pistes biologiques. D’abord une sur-abondance de cellules immunitaires – des cytokines pro-inflammatoires – pendant les règles. Cela pourrait expliquer les symptômes plus sévères du covid autour des règles. Ensuite une sur-abondance d’androgènes – des hormones impliquées dans la création et la migration des cellules de la muqueuse utérine – qui pourrait conduire aux saignements prolongés et plus abondants. Il reste à comprendre ces corrélations. « Est-ce que le covid long déclenche ces abondances ou est-ce que des personnes ayant ces caractéristiques particulières à la base développent un covid long ? », se demande Alexandra Alvergne. Aucune différence n’a été observée dans les niveaux d’hormones ovariennes. « C’est rassurant », ajoute-t-elle. Tout revient-il à la normale à la fin du covid long ? « Nous ne savons pas, admet-elle. Il faudrait suivre ces femmes plus longtemps. Et cela demande des moyens ».

  • [Cancer du sein, toutes concernées 1/3] Le dépistage, une étape essentielle quel que soit l’âge

    [Cancer du sein, toutes concernées 1/3] Le dépistage, une étape essentielle quel que soit l’âge

    C’est un constat, froid. Le cancer du sein est le cancer qui touche le plus de femmes en France et dans le monde. Un cancer qui, s’il est dépisté rapidement, se soigne très bien avec des traitements spécialisés. Au sein de l’Institut Paoli-Calmettes, le docteur Isabelle Oddou exerce depuis quatre ans. Du haut de ses 36 ans, cela fait déjà 6 ans qu’elle a décidé de ne travailler que dans des centres de lutte contre le cancer. « C’est une profession qui me parle, j’aime être présente pour les patients qui en ont le plus besoin », confie la radiologue.

    La mammographie, indispensable tous les deux ans

    à partir de 50 ans et jusqu’à 74 ans, chaque femme reçoit tous les deux ans, à son domicile, une convocation pour ce que l’on appelle un dépistage organisé et gratuit. « En plus du dépistage organisé qui se fait dans un centre agréé et qui sera suivi par une deuxième lecture faite par un radiologue, il existe le dépistage individuel, qui est fait sur ordonnance de la part de votre médecin traitant ou gynécologue », explique Isabelle Oddou. « Le but même du dépistage, c’est de détecter les cancers asymptomatiques, c’est-à-dire sans aucun signe clinique chez la femme. C’est ce qui permet une augmentation de l’efficacité thérapeutique », poursuit la professionnelle.

    Attention aux facteurs
    risques modifiables

    Un examen conseillé officiellement par les autorités de santé publique à partir de 40 ans. Pourtant, la spécialiste note, depuis quelques années, une hausse des cas de cancer du sein chez des femmes de plus en plus jeunes. « Une étude menée entre 1990 et 2023 a montré que ce cancer a doublé chez la femme de moins de 40 ans, ce qui est inquiétant. » Ce qui l’est encore plus, c’est la patientèle de moins de 30 ans davantage présente dans les centres d’imagerie de la femme. D’où l’importance de la palpation « chez soi, sous la douche avec du savon, pour plus de facilité », conseille Isabelle Oddou, ou auprès d’un professionnel de santé.

    « Nous constatons à notre échelle que ces femmes qui se présentent n’ont, pour la plupart, aucun antécédent familial. Ce qui prouve bien qu’il y a un facteur externe qui entre en jeu. » C’est ce que le docteur appelle les facteurs risques modifiables. Ils sont en opposition avec les non modifiables que sont l’âge, les antécédents familiaux, les mutations génétiques ou encore les pubertés précoces et ménopauses tardives. « Il y a un facteur modifiable qui, selon moi, est encore trop sous-estimé et qui risque de prendre encore plus d’ampleur dans les années à venir. C’est l’exposition aux polluants environnementaux que sont les perturbateurs endocriniens », poursuit-elle. « Il faut éviter l’eau en bouteille, car présents en grande quantité dans les plastiques. Seulement, pour réduire cette présence dans l’environnement il faudrait un changement de politique, donc on se sent impuissant. »

  • [On passe à table] Le crémeux de carottes et ses Saint-Jacques snackées

    [On passe à table] Le crémeux de carottes et ses Saint-Jacques snackées

    Rendez-vous cette semaine dans la toute récente cuisine du Marius Bar, une institution familiale qui perdure depuis des années rue Méry. Avec Bastien et Moad, vous apprendrez à réaliser un crémeux de carottes au cumin accompagné de carottes anciennes rôties, de Saint-Jacques snackées et d’une crème de corail. Un délice à reproduire sans attendre.

    Des couleurs de saison

    Commencez par éplucher les carottes et coupez-les en tronçons grossiers. Gardez-en deux avec les fanes que vous ne coupez pas. Faites cuire dans une eau froide au départ et salée. Pendant ce temps, ôtez à la main les coraux des noix de Saint-Jacques. Réservez les noix au frais.

    Ciselez l’oignon, faites chauffer un peu d’huile dans le fond d’une casserole, faites suer les oignons, quand ils sont dorés, ajoutez une petite cuillerée de purée d’ail ou une gousse hachée, mélangez bien et ajoutez les coraux avec le bouquet de thym. Restez bien devant la casserole et mélangez sans arrêt, un peu comme un risotto. Quand le corail commence à changer de couleur, déglacez au vin blanc. Laissez-le s’évaporer, ôtez le thym et couvrez à hauteur avec la crème fraîche. Mixez le tout pour obtenir une crème bien lisse. Remettez sur feu et faites réduire.

    Quand les carottes sont fondantes, vous pouvez d’une part mixer celles coupées en tronçon avec du cumin, de la crème, de la fleur de sel et du poivre et un peu d’eau de cuisson pour avoir une belle purée. Celles qui sont restées entières à la cuisson, coupez-les en tronçon et massez-les avec de l’huile d’olive, de la fleur de sel, un tour de moulin à poivre et du piment d’Espelette, avant de les mettre au four à 180° pendant une dizaine de minutes.

    Reprenez maintenant vos noix de Saint-Jacques assaisonnez avec du sel, du poivre et de l’huile d’olive. Sur une poêle à feu fort, avec de l’huile, déposez les Saint-Jacques 2 minutes de chaque côté pour qu’elles soient nacrées. Dressez avec le crémeux de carottes, entourez de crème de corail, trois noix par assiette, disposez quelques carottes rôties. Bon appétit.

    Pour deux personnes, il vous faudra :

    – 1kg de carottes anciennes

    – 1/2 oignon

    – 6 Saint-Jacques fraîches avec leur corail

    – Une brique de crème fraîche liquide entière

    – Purée d’ail ou gousse, 1 bouquet de thym frais

    – 1 verre de vin blanc

    – Du cumin en poudre et du piment d’Espelette

  • La Fête des alternatives de Roquevaire prône d’autres modèles

    La Fête des alternatives de Roquevaire prône d’autres modèles

    C’est à nous de créer la société et non dépendre de directives gouvernementales sur le modèle d’une économie libérale débridée », donne le ton Erwan Bouisseren, de l’Union locale CGT d’Aubagne. « Avec cette fête, nous voulons montrer que des alternatives existent pour créer un autre monde non pas régressif, mais qui respecte l’humain et la planète », déclare-t-il. « Sensibles à l’impact de l’activité humaine sur notre environnement, soucieuses de la santé des travailleurs dans leur entreprise, inquiètes de l’évolution productiviste et capitaliste de notre économie et des restrictions de nos libertés que cela engendre, 25 associations se sont mobilisées pour organiser cet événement autour des alternatives possibles et nécessaires pour répondre à l’urgence écologique, économique et sociale », présente-t-il. La fête se déroule de 9h à 17h au boulodrome, sur le cours Négrel-Féraud, prêtés par la municipalité. L’expo Durance 360 degrés est à voir à la salle l’Univers du cigalon.

    Marché paysan

    De 9h à 13h, un marché paysan sera installé cours Négrel-Féraud. Le matin et l’après-midi, des tables rondes nourriront, elles, les réflexions. De 10h à 12h, Christian Ollivier, élu à Roquevaire et spécialiste de l’eau, participera, avec Marina Mesure (FI), élue au Parlement européen, un ex-cadre de la SPL Eau des collines, la référente biodiversité France Nature Environnement, à celle intitulée « Eau, bien commun ». De 14h à 16h, conférence et débat autour de « alimentation, production, consommation », avec par exemple le secrétaire de la Confédération paysanne 13. Sur place, le public retrouvera les stands des assos, un bar et une restauration engagés, et de la musique, avec les groupes Los Fralibos et le collectif Kalapech.

  • #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ?

    #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ?

    Après trois semaines de publications quotidiennes, c’est aujourd’hui le dernier « Dis moi pourquoi ? ». Un grand merci aux enfants petits et grands, aux chercheurs de tous les labos qui se sont portés volontaires et aux Petits débrouillards, partenaires essentiels de cette opération. À l’an prochain !

    Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    C’est une bonne question ! Les IA ont appris ce qu’elles savent sur des bases de données. Ces bases paraissent immenses, les temps d’apprentissage sont longs et l’énergie associée à l’apprentissage très importante, par exemple pour de la reconnaissance dans des images ou des IA génératives. Mais en réalité, ces bases sont toutes petites par rapport à l’expérience d’un humain qui apprend chaque jour sur des millions de données qui lui sont présentées en permanence, avec des circuits d’apprentissage qui sont également transmis de génération en génération et qui évoluent depuis la nuit des temps. Au final, les IA arrivent à très bien faire des tâches précises, mais les bases d’apprentissages sont infiniment moins générales et fines que celles des humains, ce qui engendre parfois des erreurs absurdes. »

  • Au Mémorial, la tolérance pour ADN

    Au Mémorial, la tolérance pour ADN

    Aux abords du Mémorial de Rivesaltes, une succession de barbelés et de baraquements délabrés parcourt la garrigue. Ici, entre 1941 et 2007, la France a interné de force près de 60 000 personnes au total. D’abord les Juifs et les Nomades, puis les Républicains espagnols exilés lors de la Retirada. Ensuite les Harkis et les Guinéens… Dès 1982 et jusqu’à sa fermeture en 2007, le camp Joffre est transformé en centre de rétention où sont alors confinés l’ensemble des migrants en cours d’expulsion…

    C’est donc ici, sur le site du camp Joffre, que le gouvernement de Vichy puis l’État français plus largement ont entassé les « indésirables » dans des conditions indignes, et c’est à l’ensemble de ces peuples que le Mémorial d’aujourd’hui, abrité dans un immense bloc à moitié enterré, souhaite rendre hommage. Graver dans le marbre. Raconter. Et surtout réparer.

    « Toutes ces personnes étaient très différentes. Mais elles avaient un point commun : elles ont été enfermées ici sans avoir commis ni crime ni délit. Elles n’ont pas été enfermées pour ce qu’elles ont fait mais pour ce qu’elles sont », analyse Nicolas Serpette, directeur de la communication du Mémorial, bien déterminé avec l’ensemble de l’équipe à veiller à l’équilibre des mémoires.

    Éclairer, rayonner, éduquer…

    Ces dix dernières années, le site s’est donné pour mission de plancher sur trois axes essentiels. D’abord « éclairer » en participant à faire avancer la connaissance historique et scientifique, « notamment sur des périodes ou des groupes encore peu explorés, comme les populations de tirailleurs sénégalais, ou encore les femmes et les enfants internés dans les camps de Vichy, un thème que nous avons abordé récemment à l’occasion d’un colloque ».

    Le deuxième grand axe consiste évidemment à éduquer, le Mémorial accueillant de nombreux groupes scolaires tout au long de l’année. « Nous sommes un lieu de transmission, qui inclut tous les publics, dont un visiteur sur deux a moins de 18 ans », ajoute Nicolas Serpette. Doté d’un conseil pédagogique dirigé par Benoît Falaise depuis 2023, le Mémorial accueille de nombreux projets scolaires autour de l’écriture, de l’histoire et de la laïcité. « L’idée, c’est de contribuer à faire de ces élèves les citoyens éclairés de demain. Avec ces témoignages, nous voulons les préparer à faire face au monde d’aujourd’hui, qui n’est pas toujours facile à décoder et qui voit un retour en force des discours dangereux. »

    Mais l’équipe s’échine aussi à faire rayonner cette structure, pour en développer la portée. « Nous avons une programmation culturelle très active et nourrie. Nous essayons toujours d’associer un temps de réflexion historique avec un temps artistique. Nous sommes convaincus que la transmission de l’histoire ne peut pas être que savante », détaille Nicolas Serpette. Actuellement, elle se révèle notamment via l’exposition « Objets de mémoires », de l’artiste Nicole Bergé, à voir jusqu’en février 2026.

    En lutte contre

    les discriminations

    En 2006, Robert Badinter, dont la dépouille vient tout juste de faire son entrée au Panthéon, avait joué un rôle déterminant en mobilisant de nombreuses personnalités autour de lui, pour alimenter une pétition en faveur du projet de mémorial. « Je me souviens d’un discours tout à fait émouvant. C’était un homme très sensible à ces problématiques d’internement et de déportation. À l’époque, on lui avait remis une cuillère trouvée sur le site de Rivesaltes. Dans les camps, les gamelles et les cuillères en métal sont un symbole fort, ce sont des éléments de survie. Et Robert Badinter l’a conservée dans son bureau jusqu’à la fin de ses jours. »

    Tout comme l’avocat, le Mémorial s’inscrit dans une lutte sans faille contre le racisme et les discriminations. À l’image de Badinter dans ses mille combats, il s’est donc lui aussi attiré les foudres du RN (voir ci-dessous), mais qu’importe. En interne, on assume : « Nous, nous portons des valeurs de tolérance, d’ouverture, de respect et de fraternité. C’est dans notre ADN », martèle Nicolas Serpette.

  • #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ? Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ? Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    Après trois semaines de publications quotidiennes, c’est aujourd’hui le dernier « Dis moi pourquoi ? ». Un grand merci aux enfants petits et grands, aux chercheurs de tous les labos qui se sont portés volontaires et aux Petits débrouillards, partenaires essentiels de cette opération. À l’an prochain !

    C’est une bonne question ! Les IA ont appris ce qu’elles savent sur des bases de données. Ces bases paraissent immenses, les temps d’apprentissage sont longs et l’énergie associée à l’apprentissage très importante, par exemple pour de la reconnaissance dans des images ou des IA génératives. Mais en réalité, ces bases sont toutes petites par rapport à l’expérience d’un humain qui apprend chaque jour sur des millions de données qui lui sont présentées en permanence, avec des circuits d’apprentissage qui sont également transmis de génération en génération et qui évoluent depuis la nuit des temps. Au final, les IA arrivent à très bien faire des tâches précises, mais les bases d’apprentissages sont infiniment moins générales et fines que celles des humains, ce qui engendre parfois des erreurs absurdes. »

  • A Marseille, découvrez la nature et les sols vivants

    A Marseille, découvrez la nature et les sols vivants

    La fête du sol vivant est un événement organisé par le Réseau compost citoyen. Elle a pour but de promouvoir et partager les techniques de compostage, paillage et jardinage au naturel.

    à Marseille, c’est une journée « Trame ouverte » qui vous est proposée par le Collectif Trames Vertes, dont les associations Donut et Germ’ sont à l’initiative, à l’instar de nombreux collectifs d’habitants inquiets par l’ouverture à l’urbanisation d’une partie de ces terres et espaces de nature.

    Un événement grand public auquel vous pourrez participer en famille à partir de 9h30 au départ de l’arrêt de tram La Grognarde sur la ligne 2 avec une balade qui ouvre la possibilité de sillonner la trame, d’en valoriser les pratiques passées ou existantes mais aussi de penser à celles à venir. Une autre balade est également organisée un peu plus tard dans la matinée, à partir de 11h15 au départ de l’entrée du parc de la Mirabelle.

    25 hectares d’espaces naturels en ville

    Pour information, les milieux naturels et sols vivants dont il est question à l’occasion de cet événement se situent dans les 11e et 12e arrondissements de la ville et s’étendent sur presque 25 hectares, de La Grognarde jusqu’à la Ferme du Collet des Comtes – lieu où se poursuivra la journée – en passant par la butte de Butris, le parc de la Mirabelle ou encore la friche du Collet des Comtes. Un territoire urbanisé qui abrite cependant une trame verte continue où la biodiversité y est riche.

    Dès 10h donc vous pourrez vous rendre au sein de la ferme du Collet des Comptes où de nombreux stands vous donnent rendez-vous. Au programme une exposition, des ateliers et animations autour de la biodiversité mais aussi des temps forts autour de la sensibilisation au risque inondation, l’apprentissage des bases du compostage et sol vivant…

    La nature comme bien commun

    Un grand temps d’échange est aussi au programme au cœur de l’après-midi et l’événement se terminera par un moment convivial et un goûter partagé.

    Ces espaces qui jouent un rôle clé dans l’équilibre écologique de la ville sont à la fois des lieux de respiration pour les habitants, ils favorisent la circulation douce et sont des refuges pour de nombreux êtres vivants. Ce qui en fait un atout majeur pour la préservation de la biodiversité dans le contexte du réchauffement climatique.

    Au-delà d’un moment convivial à vivre en famille pour s’informer et en apprendre davantage sur l’importance d’avoir un espace de nature en ville, ce sont des enjeux majeurs qui se jouent selon les organisateurs pour laisser vivre la nature et la biodiversité, répondre aux enjeux de santé publique et de confort urbain mais aussi conjuguer agriculture urbaine et agroécologie.

    Des valeurs que les collectifs et habitants ne manqueront pas de rappeler tout au long de la journée.

    Samedi de 9h30 à 17h.

    Gratuit.

  • Le grand JT du territoire du 18 octobre

    Le grand JT du territoire du 18 octobre

    Cette semaine dans le Grand J.T. des Territoires de Cyril Viguier sur TV5Monde.

    L’intelligence artificielle est toujours plus puissante, et désormais même les plus grands groupes l’utilise. C’est le cas du groupe LVMH. Reportage exclusif dans cette édition au cœur de la fabrication du champagne de la maison Moët et Chandon, qui utilise l’IA lors du tri optique des raisins.

    Qui dit chantier d’envergure, dit moyen d’envergure ! La plus haute nacelle de France a fait escale en Bretagne pour nettoyer le plus haut clocher de la région. Après plus de 50 ans sans être nettoyé, l’édifice avait bien besoin de faire peau neuve.

    Un potiron de 472,5 kg ! Vous ne rêvez pas. Un agriculteur Béarnais a cultivé cette courge géante. Entre minutie lors de la culture et absurdité, ce légume devrait être transformé en citrouille géante, à l’approche de la fête d’halloween.