Category: societe

  • La si belle rage de vivre de Sébastien Besatti, otage arlésien du Bataclan

    La si belle rage de vivre de Sébastien Besatti, otage arlésien du Bataclan

    « Qu’est-ce qui a fait, dans notre société, que le sens de la vie de certains soit de la prendre à d’autres ? Une question qu’il serait bon d’aborder avec des lycéens. Pour leur dire que si ça leur parait incroyable, c’est qu’il y a de bonnes raisons, car c’est totalement absurde. » Ce que Sébastien Besatti, Arlésien, otage lors des attentats du 13 novembre 2015 au Bataclan, assure vouloir raconter aux jeunes qui douteraient de la véracité de cette nuit d’horreur. Qu’est ce que je faisais là ?, titre-t-il son livre témoignage, en référence à la première phrase que lance son père après les attentats.

    à l’époque dans une passe difficile, fraîchement licencié de La Marseillaise à la suite d’un plan social – où il confesse avoir passé ses « sept plus belles années professionnelles » -, le « journaliste militant » de 34 ans est de passage à Paris pour un week-end chargé, qui fera définitivement basculer sa vie. Réfugié sur l’une des façades du Bataclan, quelques minutes après l’entrée des assaillants dans la salle de concert, Sébastien se fera le sauveur de Charlotte, femme enceinte elle aussi suspendue à une fenêtre, appelant à l’aide de peur de lâcher prise. Une scène filmée par un journaliste du Monde qui fera ensuite le tour de la planète.

    Rencontrer ses « potages »

    Une jeune femme avec qui le rescapé se lie ensuite d’amitié. « Dès que je l’ai revue, j’ai de nouveau éprouvé cette faim de vie que j’avais ressenti, ce soir-là. J’avais envie de donner la main à tout le monde comme je l’ai fait avec elle. Je débordais d’amour, de joie et d’espoir », s’émeut Sébastien.

    Mais cet heureux sauvetage ne sonne pas, pour le jeune homme, la fin de l’horreur. Alors qu’un assaillant vient d’être abattu par la Brigade anticriminalité au rez-de-chaussée, les deux djihadistes restant dans le Bataclan basculent dans la prise d’otage de 11 personnes, alors entassées dans un étroit couloir. Sept de ces onze destins, demeurés sous la menace des terroristes pendant 2 heures, resteront en contact. C’est ce que raconte la série Des vivants, en ce moment diffusée sur France TV et retraçant une partie de l’après pour Marie, Arnaud, Caroline, Grégory, Stéphane, David et Sébastien. « Les revoir a été la meilleure décision de ma vie. C’est une thérapie à très haute dose. Quand on se voit, on a une explosion de vie », s’enthousiasme Sébastien. Des rescapés désormais « potages » – contraction de « pote » et « otage » – qui se fréquentent toujours régulièrement, mais « pas assez », selon l’Arlésien.

    « La meilleure version

    de moi-même »

    Des amitiés qui auraient pu s’abîmer suite au témoignage de l’Arlésien au procès des attentats, ouvert en septembre 2021 et clôturé en mai 2022. à la barre, l’ex-otage abordera la potentielle responsabilité de l’état français dans les attaques, évoquant notamment les bombardements orchestrés par l’Hexagone en Syrie la même année. « Lorsque je me suis retrouvé dans la fosse, il m’est arrivé un sentiment étrange d’être la victime sacrificielle de mon pays. J’avais l’impression de subir les représailles qu’on voulait infliger à la France », explique Sébastien. Et c’est ce qu’aborde une partie de son livre. « J’avais la sensation que l’état ne parvenait pas à mesurer la conséquence ses actes. Car quand on fait la guerre, il faut s’attendre à des représailles. C’est l’enquête que j’ai menée en partie derrière mon ordinateur, et que je raconte dans mon livre », poursuit-il.

    Le 13 novembre 2015 a finalement été, pour Sébastien, « un mal pour bien » : « Ca m’a permis de démêler des traumas préexistants au Bataclan, ça m’a donné un incroyable élan de vie, pour devenir la meilleure version de moi-même. » Pour l’avenir, Sébastien espère continuer à incarner une mémoire, « dans les lycées peut-être ». « Pour prévenir les racines de la haine. Et inciter tout le monde à prendre ses armes pour défendre la paix ». Dans nos colonnes hier comme dans son livre aujourd’hui, il a choisi la plume.

  • Les étudiants étrangers bientôt privés d’APL ?

    Les étudiants étrangers bientôt privés d’APL ?

    Plusieurs études ont démontré la vulnérabilité économique et sociale des étudiants dans un contexte inflationniste et de diminution constante des aides financières de l’État. Une population au sein de laquelle les étudiants internationaux sont parmi les plus mal lotis. Pourtant, si le projet de loi de finances 2026 est voté en l’état, quelque 300 000 étudiants extracommunautaires non boursiers perdront leur droit à l’aide personnalisée au logement (APL) d’ici à la prochaine rentrée universitaire. Une perte évaluée entre 100 et 250 euros par mois.

    « Ce n’était pas suffisant de leur imposer des frais d’inscription jusqu’à 16 fois plus élevés que pour leurs homologues européens », dénonce le Syndicat de combat universitaire de Montpellier (Scum), en référence au dispositif ironiquement intitulé « Bienvenue en France », mis en place en 2018. « Suite à des mobilisations partout en France, l’application de cette hausse des frais d’inscription avait été laissée au choix des universités. À Montpellier, suite à une lutte de longue haleine, le Scum avait obtenu que les deux universités n’appliquent pas ces frais d’inscription différenciés », rappelle le syndicat étudiant. « Il était aussi insuffisant pour le gouvernement d’attaquer les étudiantes et étudiants internationaux avec la « loi immigration  », en instaurant des statuts discriminatoires et des restrictions financières », dénonce-t-il.

    Alors que, « dans les années récentes », le nombre d’étudiants bénéficiaires des APL « est passé de 900 612 (34%) à 730 000 (25%) en 2024 », cette réforme constituerait « une nouvelle coupe brutale dans l’aide au logement étudiant », dénonce le Scum qui « alerte sur cette proposition raciste promouvant la préférence nationale  » et relaie une pétition* lancée par la Fondation pour le logement des défavorisés (ex Fondation Abbé Pierre).

    « Cette exclusion des APL intervient alors que les étudiants étrangers sont déjà confrontés à une grande précarité. D’après l’Observatoire de la vie étudiante (OVE), 62% ont eu recours à l’aide alimentaire ou en auraient eu besoin, contre 22% des étudiants français », dénonce la pétition. « Aujourd’hui, c’est un véritable parcours du combattant pour être admis à l’Université et obtenir un visa, précarité financière explosive, discriminations dans l’accès au logement ou à l’emploi, frais d’inscription exorbitants à payer depuis Bienvenue en France, difficultés pour les démarches administratives et en particulier pour les renouvellements de titres de séjour : désormais, leur accès à un logement digne, déjà difficile, sera rendu presque impossible ». Réunis dans un collectif national « APL en danger  », associations, syndicats (parmi lesquels le Scum), parlementaires, universitaires appellent donc le Parlement à rejeter ce funeste article 67 du projet de loi de finances.

    * « Non à la suppression des APL pour les étudiant·es étranger·es  !  » sur Change.org

  • Douleurs chroniques : « Parfois, on préférerait avoir une maladie grave »

    Douleurs chroniques : « Parfois, on préférerait avoir une maladie grave »

    Au fond d’un long couloir aux murs immaculés du Centre hospitalier universitaire de Montpellier se trouve un service qui fait, depuis plus de 45 ans, la fierté des soignants montpelliérains. Le centre anti-douleurs héraultais est en effet l’un des premiers de France et comble aujourd’hui des besoins qui s’étalent sur tous les départements limitrophes de l’Hérault et parfois même au-delà.

    Ici, le soin a laissé place à l’évaluation et au traitement d’une multitude de patients qui ont tous un point en commun : ils souffrent. Parfois sans savoir d’où proviennent ces douleurs, ils sont tous rongés par un mal qui a rendu leur quotidien infernal avec des conséquences sur tous les pans de leur vie.

    Pour leur venir en aide, ce centre s’appuie sur une approche holistique où les choix du patient sont réellement pris en compte. « Traiter la douleur c’est accompagner un projet thérapeutique qui se construit autour du patient. On sort d’une médecine paternaliste. Ici, on propose un traitement, on l’explique et le patient peut refuser. Le patient doit être acteur de son soin. C’est aussi une médecine intégrative, c’est-à-dire qu’elle intègre l’ensemble de la problématique du sujet et pas que le point douloureux. Nous avons souvent des patients pris en soin sur l’aspect technique auxquels on propose en même temps un accompagnement relevant du champ de la psychologique : méditation, sophrologie, hypnose, musicothérapie, etc. Mais c’est aussi une médecine très chronophage », explique Raphaël Gonon Demoulian, psychiatre et pharmacien de formation devenu chef de service du Centre depuis un an et demi.

    Pour accueillir les 70 patients par jour, l’équipe s’appuie sur tout un ensemble de médecins spécialistes, kinésithérapeutes, rhumatologues mais aussi sur une aide-soignante formée en réflexologie ou un ancien patient qui s’est formé à l’insertion professionnelle et qui propose de l’accompagnement social deux demi-journées par semaine.

    Une nouvelle écoute

    Pendant que le professeur Gonon Demoulian prend le temps de recevoir chaque premier patient pendant une heure et que deux autres médecins s’activent pour tenter de vider une salle d’attente toujours remplie, Magalie, infirmière, forme quatre patients à la Stimulation électrique transcutanée (TENS). Dans la salle, Jean, 75 ans, ne peut pas rester assis : « Je suis suivi ici depuis deux ans. Moi, j’ai mal partout parce que j’ai eu de graves accidents de ski et de voiture. Et j’ai mal tout le temps, du moment où je me lève jusqu’au coucher. Je sais que j’aurai mal toute ma vie mais l’objectif en venant ici c’est de baisser l’intensité de la douleur. »

    À ses côtés, Stéphanie, 64 ans, est aussi, depuis deux ans, une habituée du centre, où elle a trouvé une nouvelle écoute : « Quand je suis arrivée ici, j’étais très mal. J’ai mal tout le temps et j’ai des crises la nuit. J’ai vu beaucoup de médecins qui m’ont dit que c’était le stress. J’avais l’impression qu’on m’accusait. Alors qu’ici, on écoute votre douleur. Rien que ça, ça a été un soulagement. » Dans le groupe, une blouse blanche reste silencieuse et écoute les patients. Anesthésiste, Samir est venu d’Aurillac pour une semaine de stage dans le service pour comprendre l’ampleur de ces douleurs dans la vie des patients. Lui aussi regrette le manque de formation des médecins sur les douleurs chronique. « Il faudrait créer le module douleur pour les étudiants en médecine, pour connaître les conséquences de ces douleurs. Il faut vraiment sensibiliser les futurs médecins à la douleur chronique », confirme-t-il.

    Valérie, 58 ans, 1m85, n’a pas perdu son énergie malgré des douleurs qui l’empêchent aujourd’hui de travailler. « J’ai eu des problèmes de dos qui se sont diffusés mais je pensais que c’était inhérent à la vie jusqu’au jour où je n’ai pas pu sortir du lit. J’avais mal tous les jours et je ne me rendais pas compte de l’impact que ça avait sur la vie de tous les jours et sur ma capacité à gérer mon quotidien. Je ne voyais pas que ce n’était pas normal. J’ai donc été arrêtée de travailler et ça aussi c’est très dur pour quelqu’un qui est très actif comme moi. Je ne peux plus aller au cinéma ou jardiner. Il y a aussi la reconnaissance de cette douleur qui est difficile. Parfois, on préférerait avoir une maladie grave comme un cancer. »

    Face à l’afflux de patients dans ce service, la direction du CHU a prévu de déménager le Centre à l’été 2027 dans le bâtiment en construction de Balmès 2, déménagement qui s’accompagnera d’un recrutement de personnels.

  • Septèmes-les-Vallons : un devoir intergénérationnel pour relire notre histoire

    Septèmes-les-Vallons : un devoir intergénérationnel pour relire notre histoire

    L’occasion d’honorer la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour que nous puissions vivre la nôtre. Mais « le travail de mémoire n’est pas simplement une célébration du passé », a souligné André Molino, le maire PCF de Septèmes lors de son allocution, « il nous offre la possibilité de relire et d’écrire notre histoire ». Et au regard de celle-ci, de conclure : « Il n’y a qu’un combat qui vaille, le combat pour la paix ! »

  • Commémoration du 11-Novembre à Martigues : pour rappeler que la paix n’est jamais acquise

    Commémoration du 11-Novembre à Martigues : pour rappeler que la paix n’est jamais acquise

    Trois écoles étaient mobilisées ce 11 novembre sur la place du 8-Mai-1945 pour la cérémonie officielle. Fait notable, les élèves de l’école Tranchier, Desnos et Louise Michel ont entonné plusieurs couplets de La Marseillaise, dans « une réalisation rarement aussi excellente qui a du en surprendre certains », selon le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux.

    Les enfants ont, par ailleurs, entonné Le Soldat de Florent Pagny et lu des lettres de poilus, dont plusieurs de Prosper Jourdan, cultivateur martégal qui a participé à la première guerre mondiale.

    « Un idéal de paix encore

    à conquérir »

    L’édile de Martigues, ville de Paix, a rappelé que selon lui, « la paix est un idéal qui aujourd’hui encore reste à conquérir. La paix n’est jamais acquise et elle nécessite dialogue, solidarité, justice et respect mutuel ». Plus que d’étudier le passé, « l’histoire permet de comprendre le présent », affirme Gaby Charroux. Les conflits modernes le rappellent.

  • Le week-end de la gastronomie d’Avignon fête ses 20 ans

    Le week-end de la gastronomie d’Avignon fête ses 20 ans

    L’église des Célestins d’Avignon sera, à partir de ce vendredi 14 novembre, le lieu de pèlerinage des fines bouches de la région avec la 20e édition du week-end de la gastronomie, « pour mettre en lumière l’histoire et l’agriculture, deux patrimoines emblématiques du Vaucluse », pousse dans un communiqué la Chambre d’agriculture de Vaucluse, qui organise l’évènement.

    Jusqu’à ce dimanche 16 novembre, les journées seront animées par pas moins de 46 stands de spécialités des terroirs français, de 70 agriculteurs, dont 35 exploitations vauclusiennes. En tout, sept régions de France seront représentées, dont la Nouvelle-Aquitaine ou encore le Grand Est. Des stands de vêtements en laine mohair et d’alpagas bio sont également à retrouver.

    Des dégustations sont également prévues à travers sept stands sur le parvis du lieu saint, avec au menu, entre autres, aligot-saucisse, pommes de terre au foie gras, saucisse de foie gras, crêpes ou encore des vins IGP de Vaucluse.

    Mais aussi des animations plus folkloriques, à commencer par la grande parade des vieux tracteurs et des confréries le samedi à 11 heures sur la rue de la République. Mais surtout des moments de convivialité et de fête avec la Bodega des saveurs, le vendredi de 18 heures à 21 h 30 sur la place des Corps-Saints. Puis, le lendemain, une « soirée cosy d’automne », comprenez une soirée plus détendue avec jeux pour enfants, dans une ambiance plus familiale.

    Un programme qui peut faire espérer aux organisateurs d’attirer encore plus de visiteurs. En effet, depuis 2021, la fréquentation augmente à chaque édition et est passée de 12 000 à 15 000 visiteurs en trois ans.

    Programme complet sur paca.chambres-agriculture.fr

  • Repenser ensemble les politiques autour de la drogue

    Repenser ensemble les politiques autour de la drogue

    Alors qu’il y a moins d’un mois, le procès du point de deal du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, rappelait la violence, l’ampleur et la professionnalisation du trafic de drogue, la LDH de Vaucluse organise ce samedi 15 novembre une journée de débats afin de « repenser les politiques des drogues », de 8h30 à 17h30, à La Scierie à Avignon.

    « Force est de constater que la France continue de traiter les conséquences visibles du trafic de drogue sans s’attaquer à ses causes profondes, alors que la France figure parmi les plus gros consommateurs de cannabis », précise Fabienne Haloui, vice-présidente de la section LDH Avignon Orange Carpentras et membre du comité national de la LDH, lors de la présentation de cette journée. Localement, il y a eu en 2025 quinze fusillades liées au trafic, qui ont causé la mort de huit personnes.

    Une journée qui sera partagée en 4 tables rondes animées par des intervenants de tous milieux. Comme par exemple Anthony Caille, secrétaire général de la CGT Intérieur et enquêteur à la Police judiciaire de Paris, Christian Ben Lakhdar, professeur d’économie à l’université de Lille et spécialiste de l’économie des drogues et des conduites addictives, ou encore Michel Antoni, médecin addictologue. « Nous voulons traiter le sujet dans sa globalité », précise Fabienne Haloui. La LDH avance ainsi plusieurs propositions sur le sujet : concentrer les moyens répressifs sur le haut du spectre de la criminalité ou en ouvrant le débat sur la légalisation encadrée du cannabis.

    Inscription souhaitée mais non obligatoire sur urlr.me/xUTPdE. la Scierie 15 boulevard
    Saint-Lazare, Avignon.

  • Le Port du Levant mise sur l’inclusion sociale

    Le Port du Levant mise sur l’inclusion sociale

    Deux acteurs engagés dans la solidarité au sein du Port du Levant se sont retrouvés avec l’ambition de renforcer leur partenariat. Le CCAS qui met en œuvre de nombreux dispositifs d’aide et d’accompagnement destinés aux publics vulnérables, notamment les personnes âgées ou (et) isolées, ou encore en recherche d’insertion ainsi que les familles en difficulté. Et le Cedis qui intervient lui, depuis de nombreuses années auprès des allocataires de minima sociaux afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle.

    Pour mémoire, l’association gère entre autres trois établissements d’accueil de la petite enfance et un Relais petite enfance, avec un soutien spécifique aux familles bénéficiaires de ces minima sociaux. Mais également l’entreprise d’insertion les Mamans cuisinières du monde (MCM) qui emploie et forme des mères de famille peu ou pas qualifiées, issues des quartiers prioritaires, dans le domaine de la restauration collective. La convention de partenariat porte notamment sur la création des « Ateliers pour tous » destinés à accompagner et remobiliser ces publics afin de leur « redonner confiance » en mettant avant leurs compétences.

    Mais aussi sur le projet « Mieux manger pour tous – Seniors ». Une expérimentation portée par le CCAS visant à offrir à des seniors allocataires de minima sociaux la possibilité de bénéficier gratuitement de repas équilibrés dans les restaurants des résidences autonomie.

    L’objectif étant tout à la fois de promouvoir de meilleures habitudes alimentaires, de renforcer le lien social et de lutter contre l’isolement, mais aussi de promouvoir la transmission et la convivialité entre les générations. Et dans ce domaine des actions partagées entre jeunes enfants accueillis dans les structures du Cedis et personnes âgées résidant dans les établissements du CCAS vont être également développées.

    Une signature qui confirme la volonté commune d’agir ensemble pour une solidarité basée sur la coopération et l’innovation sociale.

  • La vente des Trinitaires une nouvelle fois dénoncée par l’opposition

    La vente des Trinitaires une nouvelle fois dénoncée par l’opposition

    Ce sont deux délibérations en date du 2 avril 2025 que la liste citoyenne Lambesc en tête, menée par François Berga (SE) dépose auprès du tribunal administratif de Marseille. Voilà des années que les Trinitaires, bâtiment public patrimonial, font l’objet de polémiques. Deux fois par le passé le maire, Bernard Ramond, a tenté de vendre ce bout de patrimoine, à l’abandon depuis le départ d’une agence immobilière, il y a vingt ans. La commune ne peut, selon lui, assumer les coûts de son entretien. Première tentative, la délibération actant la vente est retirée en conseil municipal.

    La deuxième fois, la vente est annulée à la suite d’un recours gracieux déposé en 2021 par l’opposition, qui pointait, entre autres, un oubli de « déclassement » du public au privé du bâti. « Et en avril 2025, on est prévenus, cinq jours avant en recevant l’ordre du jour, on découvre une nouvelle délibération de vente à la société immobilière Prométhée », rapporte François Berga. Le projet prévoit la vente des deux étages et des annexes du bien.

    « On perd une carte forte »

    Le rez-de-chaussée devrait rester sous le giron de la commune. Rencontrés ce lundi, les élus de Lambesc en tête, retracent l’histoire des Trinitaires. Mobilisés, de nouveau, contre la vente du bien public, les élus ont d’abord déposé un recours gracieux, notifié fin mai, rejeté fin juillet 2025 par la commune. Un recours a donc été déposé par les élus de Lambesc en tête, auprès du tribunal administratif de Marseille. Si les services du Domaine « avaient estimé la valeur du bien à 542 000 euros, la délibération procédera à la cession pour la somme de 252 000 euros, soit une baisse de la valeur de 53% », indique le recours. Une réduction légale, motivée par la volonté de réaliser des logements sociaux type bail réel solidaire. Le maire a « fait un rabais de 290 000 euros. Il estime qu’en faisant du logement social, il aura une baisse de pénalité [imposées par la loi SRU, Ndlr] estimées au même prix. Les efforts de l’État, c’est le promoteur qui en bénéficie », ajoute François Berga. Pourtant, le recours indique que si les logements BRS sont bien des logements sociaux, ils ne sont « en aucun cas des logements locatifs sociaux, destinés au plus précaires ». À cette vente, s’ajoute la cession d’une parcelle de 732 m², proche de la caserne des pompiers, à moindre coût, 190 000 euros « afin d’y réaliser 631 m² de logements libres », indique le recours. Or le même document indique plus loin que dans l’« opération mixte comportant des logements locatifs sociaux (…) rien dans la délibération ni même dans l’offre d’achat reçue de la Sarl Prométhée ne permet de retenir qu’une opération mixte devra être réalisée sur la parcelle cédée ». « On perd une carte forte de faire 100% de logements sociaux, pointe Jean-Michel Carretero, issu du groupe (UDPL). Aussi, la réhabilitation est financièrement dans les cordes de la commune. Il y a une possibilité de la planifier au cours dun mandat, sans douleur. »

    « Il y a des recours sur tout ce que nous faisons actuellement. Ça fait 25 ans qu’on essaie de trouver une solution pour les Trinitaires, il ne se passe rien », rapporte de son côté Bernard Ramond, le maire. L’édile maintient l’argument d’un bâti en « vrai péril ». « Nous n’avons pas l’utilité de ce bâtiment. La commune garde le rez-de-chaussée, le niveau le plus noble », poursuit le maire. Quant à l’achat de la parcelle : « Aucun bailleur social ne s’intéresse aux vieux bâtiments. Il faut avoir quelque chose pour équilibrer l’opération générale. L’opposition, de gauche, veut du logement social et quand on en crée, ils font un recours. C’était l’occasion, sur les deux unités, il y avait près d’une vingtaine de logements sociaux. »

  • La SNCF modernise ses aiguillages vers Avignon

    La SNCF modernise ses aiguillages vers Avignon

    Une opération expresse de modernisation des équipements a été menée par SNCF Réseau samedi et dimanche dernier. Pendant l’après-midi puis toute la nuit, la centaine d’ouvriers mobilisés ont préparé les postes d’aiguillages de Rognac, Berre-l’Étang, Les Roques, Miramas et Saint-Martin-de-Crau à leur informatisation.

    L’objectif pour SNCF Réseau est de moderniser tout l’aiguillage de Marseille à Avignon, passant de l’ancienne technologie électromécanique à une télécommande totalement informatisée. Le pilotage de l’aiguillage s’effectuera à terme, à horizon 2031, depuis la tour de contrôle ferroviaire de la région Paca, située à Marseille et inaugurée le 7 mai 2025 (voir notre édition du 9/05). « La modernisation du réseau ferré est déjà en marche », s’enthousiasmait à ce titre le PDG de SNCF Réseau, Matthieu Chabanel.

    Chez les cheminots, cette opération de modernisation est également bien accueillie. « On voit ces travaux d’un bon œil car il s’agit d’une augmentation technologique de nos infrastructures », considère Robin Matta, secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Miramas et aiguilleur de métier. « Le fait de passer aux commandes informatiques, qu’on utilise déjà pour les TGV et qu’il faut généraliser, permet en même temps de rénover le rail et les appareils de voirie, comme les aiguillages et les signaux qui permettent aux trains de rouler », ajoute le syndicaliste.

    300 millions d’euros

    L’ensemble du chantier de mise en télécommande de l’aiguillage courant jusqu’en 2031 est financé à hauteur de 300 millions d’euros au total par SNCF Réseau, dont 46,5 millions mobilisés pour l’année 2025.

    Les cheminots restent pour autant vigilants quant aux conséquences de l’informatisation. Robin Matta souligne que « les métiers liés à l’aiguillage informatisé sont des postes de niveau maîtrise, alors qu’à l’aiguillage mécanique ce sont des exécutants. La formation et la rémunération doivent suivre cette montée en compétences. »

    Selon le syndicaliste, les petits postes d’aiguillage comme celui de Rognac seront supprimés à terme. « Avec le syndicat CGT, nous suivons le processus de reclassement en cours pour que les agents restent sur le bassin d’emploi et puissent monter en compétences » sur les nouveaux postes.