Category: societe

  • Le pont des Amoureux d’Aubagne fleuri et baptisé pour la Saint-Valentin

    Le pont des Amoureux d’Aubagne fleuri et baptisé pour la Saint-Valentin

    C’est un trou de verdure où coule une rivière. Et là, juste au-dessus de l’Huveaune où se reflètent les arbres et le ciel, un pont a été jeté d’une rive à l’autre. C’est « le pont des amoureux ». Il relie le Parc de la Botte à la cité du Bras d’or et à la nationale 8 au niveau de la « Californie ». « Il a été installé en 1986 », retrace Claude Carbonnel, du collectif des associations de l’Huveaune. Dans le sillage de la création, sous Mitterrand, de Banlieues 89, d’abord association puis mission interministérielle lancée en 1983 dans le but d’améliorer l’urbanisme de la banlieue en France, « trois projets sont retenus à Aubagne, où la Ville avait candidaté », détaille-t-il.

    Le pont baptisé

    L’un d’entre eux est justement une passerelle au-dessus de l’Huveaune, sans vraiment de nom. Puis, au fil de l’eau, au fil du temps, « des noms et des initiales ont été gravés sur le pont. Il est devenu un point de rendez-vous des amoureux », raconte Claude Carbonnel. Et cela est entré dans la mémoire collective.

    Samedi 14 février, lors de la fête des amoureux, le collectif invite le public à fêter la Saint-Valentin* avec un fleurissement du pont et prise de selfies autour. La 1ère édition avait eu lieu car un projet menaçait de démonter le pont… Et le fleurissement visait alors à faire prendre conscience de ce patrimoine – qu’il faudrait désormais un peu restaurer selon le collectif – et le protéger.

    Aujourd’hui toujours entier, le pont des Amoureux recevra même, samedi, son nom officiel de la Ville, et sera dorénavant indiqué sur les signalisations. Cupidon n’a aucune raison de se perdre. Même si, dit-on, l’amour est aveugle.

    * Rendez-vous à 14h au pont de Californie.

  • La biodiversité marine au cœur de l’intérêt des jeunes

    La biodiversité marine au cœur de l’intérêt des jeunes

    Le vent marin porte leur message. « Je ne pensais pas que la mer avait autant de choses en elle, et qu’une seule chose pouvait bouleverser tout un écosystème », se rappelle Deva, ancienne élève à l’école primaire de Bonneveine. Depuis 2017, la jeunesse s’est emparée d’un bout de littoral : l’Aire marine éducative (AME) du Bain des Dames. Durant l’année scolaire 2022-2023, cette ancienne classe de CM1 a réalisé des pancartes sur la biodiversité marine du littoral pour inciter à sa préservation. Cette année, après avoir parcouru son chemin, les pancartes informatives et préventives ont trouvé leur place, face à la mer. Ce mercredi, dans l’excitation du moment, les élèves étaient « tous réunis pour présenter le projet » s’exclame une des leurs, « fière que leur travail soit exposé dans Marseille ».

    « Marseille, c’est la capitale de la mer vivante. Quand je dis “vivant”, je pense à la jeunesse qui s’approprie et s’identifie à la mer et de ce qu’elle apporte à Marseille », développe Hervé Menchon, adjoint au maire, en charge du littoral. Il y a bientôt quatre ans, ce projet écocitoyen a impliqué tous les élèves de CM1 sous la responsabilité de la professeure Françoise Budroni. Elle décrit ce projet comme démocratique « parce que toutes les décisions sont prises au conseil des enfants, par le vote. Ce sont les enfants qui décident ! ».

    Une année de découverte

    Journée d’observation au Bain des Dames, tour de bateau et plongée avec tuba, visite à Sormiou… Les sorties mensuelles de la classe, organisées avec des agents de la faune et la flore, ont apporté les connaissances à ces jeunes pour construire les pancartes informatives. Grâce à ce « vécu commun », les élèves ont pu rédiger en petit groupe le compte rendu de leur trouvaille. Une activité éducative, la professeure atteste : « Entre eux, ils arrivaient à se faire progresser. Quand un élève publiait sur l’ENT, les autres allaient lire et revenaient pour le féliciter. C’était très motivant et pédagogique. » En est venu la réalisation des maquettes. Poissons, oiseaux, algues et plantes marines, les élèves ont dessiné l’environnement marin de ces plaquettes. Avec l’aide de Françoise, enseignante en Art appliquée rencontrée sur cette même plage, ces jeunes ont pu travailler « différentes techniques : de papiers, de pastel, de gouache », énumère la plasticienne.

    Le projet d’AME évoque des souvenirs riches pour la classe, et un intérêt toujours réel, comme pour Lou : « Aujourd’hui, quand je vois des articles sur la vie marine, ça m’intéresse encore. On a passé une année à travailler sur ça, ça m’a beaucoup marqué. »

    Le projet s’achève ici pour ces jeunes et commence pour d’autres. « Quand je suis partie à la retraite, le projet est passé dans une autre école », se remémore Françoise Budroni, ajoutant « le fait qu’il soit maintenant repris par la Pointe Rouge, c’est très bien. L’aire marine continue d’exister ». À Marseille, huis établissements scolaires participent à un projet lié à une AME, de quoi « créer un sentiment d’appartenance à la ville » évoque Hervé Menchon, à travers « un dénominateur commun, la mer ».

  • Le pilonnage des points de deal se poursuit à Marseille

    Le pilonnage des points de deal se poursuit à Marseille

    Les narcotrafiquants ne tiendront pas les cités marseillaises. » Le message envoyé par le préfet de département, Jacques Witkowski, et la préfète de police déléguée, Corinne Simon, se veut limpide. Après une première frappe anti-narco simultanée le 9 décembre, une nouvelle opération de pilonnage a été organisée, ce mardi 11 février, sur dix points de deal de la ville.

    Pas moins de 250 policiers locaux et 10 compagnies républicaines de sécurité octroyées par le ministre de l’Intérieur, soit plus de 1 000 policiers au total, ont été mobilisés. Leur mission : surveiller, donner l’assaut, occuper le terrain, interpeller les trafiquants et verbaliser les consommateurs.

    Ce dispositif a permis d’interpeller 76 personnes, indique la préfecture dans son bilan, ce mercredi 11 février. Et 95 autres ont fait l’objet d’une amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour consommation de stupéfiants. À noter que cette verbalisation, d’un montant de 200 euros, a été présentée par le président de la République comme une des solutions de lutte contre le narcotrafic. Il souhaite d’ailleurs la porter à 500 euros, alors même que la Défenseure des droits avait constaté dès 2023 que l’AFD portait atteinte aux droits de la défense et à l’accès à un juge.

    Des saisies ont également été réalisées : près de 56 000 euros, dont une partie en lien avec une affaire judiciaire, 31 kg de cannabis, 1,4 kg de cocaïne, une arme de poing, quatre armes blanches et trois véhicules. Dans une cité, la présence des CRS a également permis d’interpeller l’auteur d’un coup de couteau, précise-t-elle. Préfet de département et préfète de police déléguée se sont par ailleurs rendus, mardi, dans deux des dix cités ciblées, Kallisté (15e) et La Castellane (15e).

    Un outil supplémentaire

    « Renouvelées régulièrement, ces opérations sont un outil supplémentaire au travail quotidien réalisé par les effectifs locaux », estiment-ils. Cette stratégie de pilonnage ayant été mise en place par la préfecture de police des Bouches-du-Rhône d’alors, en janvier 2021. La lutte contre le narcotrafic se déploie « à tous les étages » rappellent-ils avec, outre ce genre d’opération, le travail de voie publique, le judiciaire et l’application de la loi narcotrafic.

    Pour mémoire, la précédente opération, qui avait engagé le 9 décembre quelque 1 500 agents, tous services de police confondus, sur quinze points de deal, avait permis de saisir 7 kg de résine de cannabis pour 114 personnes interpellées et 82 garde à vue, de dresser 61 AFD pour consommation de stupéfiants et de prononcer 33 interdictions administratives de paraître. Lors de contrôle dans les commerces, 118 kg de tabac de contrebande avaient été découverts, une arme de poing neutralisée et 10 infractions relevées.

    « Partout où les trafiquants tentent de s’approprier le territoire, ils trouveront une farouche et indéfectible présence de l’État », a prévenu le préfet. Lors d’un bilan des actions de l’État pour l’année 2025, le 4 février, aux côtés du procureur, de responsables de la police, de la gendarmerie et de la douane, il avait tenu à afficher un front commun face au narcotrafic, se félicitant d’avoir obtenu des résultats en jouant collectif, chacun faisant jouer ses compétences. Il rappelait que le nombre de personnes interpellées, à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, avait augmenté par rapport à l’an dernier, respectivement de 14,2% et 11%, les points de deal avaient eux diminué de moitié : de 181 en 2021 à 89 à Marseille, et de 222 à 114 dans le département.

    Au-delà de ce vaste volet répressif, la préfète de police déléguée a également lancé, vendredi, des assises de la prévention pour éviter que les jeunes ne tombent dans les réseaux.

  • [En images] L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    [En images] L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    Merci aux nombreux bénévoles qui ont vendu plusieurs centaines d’exemplaires sur les marchés de Digne, Manosque, Gap, Sisteron, Château-Arnoux-Saint-Auban, Reillanne… Puis l’opération s’est poursuivie à Forcalquier et Gap ce lundi, à Oraison ce mardi et continuera le 12 février à Gréoux et, enfin, le 13 février à Seyne-les-Alpes. Venez nous rencontrer !

    Merci lecteurs. 12 000 euros de dons. On continue !

    Nos lecteurs sont vraiment en or. Ce mardi matin au courrier, une lectrice nous a fait parvenir un chèque de 350 euros de dons avec un petit mot : « Avec mes excuses de ce retard après votre appel à la souscription. J’ai aussi besoin de vous. » Merci à elle et aux centaines de donateurs qui nous donnent la force d’aller de l’avant. Votre soutien nous honore. Depuis décembre et le lancement de la souscription « pour continuer à exister, pour se développer, pour conquérir les Alpes, La Marseillaise a besoin de vous », 12 000 euros ont été collectés. On continue, ensemble nous allons relever le défi !

  • 800 000 euros d’études lancées pour les petites villes des Hautes-Alpes

    800 000 euros d’études lancées pour les petites villes des Hautes-Alpes

    Porté par l’Agence nationale
    de la cohésion des territoires,
    le programme « Petites villes de demain » vise à soutenir les petites villes de moins de 20 000 habitants exerçant des fonctions de centralité sur le bassin de vie.

  • Huit tonnes de vêtements récoltées dans le Grand Avignon grâce à la Textile Race

    Huit tonnes de vêtements récoltées dans le Grand Avignon grâce à la Textile Race

    Et c’est l’école des Rotondes, à Avignon, qui remporte le concours devant l’école de Velleron et l’école Alphonse-Daudet, à Vedène. Au total, ce sont 2 002 élèves du territoire qui ont été sensibilisés aux impacts environnementaux de l’industrie textile. L’intercommunalité évoque aussi « un engagement exceptionnel autour de la réparation et de la customisation textile, avec 652 vêtements réparés ou transformés par les élèves ». Ce qui est un record national en la matière.

  • Un bus pour assurer le suivi médical des tout-petits à La Roque-d’Anthéron

    Un bus pour assurer le suivi médical des tout-petits à La Roque-d’Anthéron

    Dans une salle d’attente improvisée dans l’une des pièces d’accueil de la mairie, des jouets pour enfants trônent au sol. Des mères patientent avec leurs petits. Parmi elles, une maman redirigée par la Chaumière, foyer d’hébergement d’urgence et de réinsertion sociale, attend avec ses enfants de 2 et 3 ans : « D’ici, les PMI sont trop loin. »

    Ce mardi, l’un des deux bus de la Protection maternelle infantile (PMI) du Département vient de s’installer sur le parvis de l’hôtel de ville. Ce bus, sorte de cabinet médical amovible, est habilité à accueillir les enfants de 0 à 6 ans et à leur offrir un suivi médical dans des communes parfois éloignées des services pédiatriques. Objectif, « lutter concrètement contre les déserts médicaux », rappelle le Département, qui a lancé le dispositif en septembre 2025.

    Tout au long de la journée, les consultations, ouvertes à tous, s’enchaînent. Ici, on propose des « consultations pour faire le suivi médical des enfants, le suivi des cours de croissance, l’éveil, le langage, la propreté, toutes les questions autour de la parentalité également. On oriente vers des spécialistes lorsqu’il y en a le besoin », explique l’une des puéricultrices. Le bus revient une matinée par mois, pour assurer un suivi régulier auprès des familles. « Ici, il y a exactement tout ce que l’on peut retrouver dans un cabinet médical, explique Gaëlle Jeanjean, infirmière puéricultrice. Sur La Roque, nous avons beaucoup de familles qui ne sont pas véhiculées. La PMI est sur Aix. C’est un accueil de proximité qui est apprécié par les usagers. »

    Autre avantage, « aucun frais n’est avancé par les parents », assure le docteur Lucile Moreau. Pour ce dispositif, le Département a bénéficié d’aides de l’ARS et le Fonds d’intervention régional (FIR), à hauteur d’1,2 million d’euros.

  • La fréquentation touristique à Aubagne a battu des records l’an dernier

    La fréquentation touristique à Aubagne a battu des records l’an dernier

    Les vignerons parleraient d’un millésime exceptionnel. Pascal Coudurier, directeur de l’Office de tourisme intercommunal (OTI), qui regroupe 12 communes et compte 111 705 habitants sur une superficie de plus de 244 km2, évoque, pour 2025, « une fréquentation exceptionnelle. » 2025 a même coiffé sur le poteau l’année 2019, jusque-là « meilleure année de référence ».

    Il détaille : « La fréquentation physique de l’Office progresse de 14 %, avec 12 967 visiteurs accueillis » dans les locaux actuels du 8, cours Barthélémy. L’OTI a par ailleurs comptabilisé 18 319 actes d’accueil ou ensemble des demandes traitées par l’Office en 2025 (+ 9% par rapport à 2024).

    Pour Gérard Canavese, président de l’OTI, l’autre raison de se réjouir est que désormais « les flux touristiques sont étalés toute l’année. » La fréquentation repose majoritairement sur une clientèle française (91% des visiteurs). Parmi eux, 40% sont issus de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. À Aubagne, les visiteurs sont intéressés par l’univers de Marcel Pagnol, mais aussi par les activités de randonnée, le patrimoine et les manifestations locales.

    43,5 millions de retombées économiques

    Année Pagnol oblige (2025 a marqué les 130 ans de la naissance de l’écrivain à Aubagne), la visite de la maison de Marcel Pagnol a « crevé le plafond ». 16 795 visiteurs y sont venus l’an dernier, soit le niveau de fréquentation le plus élevé depuis au moins dix ans. « La dynamique observée à la Maison natale se retrouve sur l’ensemble des sites touristiques du territoire », fait observer Pascal Coudurier. Le Petit Monde de Marcel Pagnol enregistre 12 618 visiteurs en 2025, soit une hausse de 6% par rapport à 2024, et affiche l’un de ses niveaux de fréquentation les plus élevés depuis 2019.

    Si l’OTI fonctionne avec une subvention de fonctionnement, allouée par la Métropole Aix-Marseille à partir de la taxe de séjour encaissée, soit près de 627 000 euros en 2024 pour le territoire ; son budget est notamment abondé par ses ressources propres : vente de prestations touristiques, commerce en boutique. Le chiffre d’affaires de l’OTI a atteint l’an dernier près de 368 000 euros. Le territoire totalise près de 790 000 nuitées touristiques, pour une consommation touristique estimée à 43,5 millions d’euros, hors excursionnistes. « Les retombées économiques directes et indirectes pour le territoire sont éblouissantes », commente Gérard Canavese. Alors que, assure-t-il, le personnel de l’OTI est à l’étroit dans ses locaux loués ; l’OTI est à l’origine de la volonté de construire un nouvel Office de tourisme à plus de 1,8 million d’euros sur le cours Voltaire, ce qui nourrit une polémique à Aubagne depuis plusieurs mois. Certains y voient un projet inutile, coûteux disent-ils pour le peu de touristes visitant Aubagne, et qui nuirait aux commerces. Le président de l’OTI pense tout le contraire.

  • Les élèves de l’école municipale de danse du Rove récompensés pour leurs efforts

    Les élèves de l’école municipale de danse du Rove récompensés pour leurs efforts

    Cet examen a pour objectif d’accompagner la progression individuelle de chaque élève. Le jury délivre un diplôme avec mention, sans conditionner le passage de niveau. La préparation permet aux élèves de développer leur technique, leur sens artistique, leur autonomie et la gestion du stress, tout en favorisant l’effort et la persévérance.

    Présentés seuls ou en duo, les élèves ont interprété une variation imposée dans chaque discipline. Le jury était composé de Juddith Abou, professeure de danse classique, et de Amandine Sainati, professeure de danse jazz, toutes deux titulaires d’un diplôme d’État ou certificat d’aptitude, accompagnées des professeures de l’école municipale, Sylvie Andréotti en danse classique et Sophie Gangloff-Mirian en danse jazz. Les parents auront l’occasion de découvrir ces variations lors du spectacle de fin d’année qui se déroulera au Théâtre des Salins à Martigues le 3 juin 2026. La remise des diplômes s’est déroulée le soir même en présence du maire du Rove, de son premier adjoint et adjoint à la culture, des parents et des élèves.

  • Mobilisés pour briser le silence et lutter contre l’excision

    Mobilisés pour briser le silence et lutter contre l’excision

    « On doit tous se sentir concernés », avertit Jennifer Salles, conseillère régionale et avocate, lors de la 19e Journée mondiale de lutte contre l’excision, vendredi dernier. Dans la seule région Paca, 3 000 femmes victimes de mutilations sexuelles ont été recensées.

    Une réalité sous silence. « J’ai rencontré des femmes qui avaient vécu ça en France. On pense que ça se passe dans le pays d’origine mais c’est encore perpétué sous silence ici », témoigne la psychologue clinique Kawiyat Mohamed. Cette pratique d’ablation de l’appareil génital externe, touche majoritairement les femmes de culture africaine, depuis des générations. Condamné par la loi française et 18 pays d’Afrique, cet acte social ancré par les traditions reste pourtant toujours pratiqué.

    L’association Gams SUD s’engage dans la lutte contre l’excision, avec des actions qui se définissent en 3 mots :
    « Prévenir, protéger et reconstruire ». Les onze Maisons régionales des femmes font le relais pour la prise en charge de ces femmes. Ces institutions, unies contre les violences faites aux femmes, sont soutenues à hauteur de 10 millions d’euros par la Région Paca.

    Sensibilisation et prise en charge des victimes

    Méconnue par la population, le milieu médical et institutionnel, l’association Gams SUD s’engage à sensibiliser sur l’excision dès le plus jeune âge. Les bénévoles interviennent dans les lycées de Provence pour informer sur ces mutilations sexuelles féminines, comme au lycée Monnet de Vitrolles. Mais aussi auprès des parents et famille : le programme « Les vacances, c’est fait pour s’amuser, pas pour être mutilée » est mis en place pour repérer les signes précurseurs du risque d’excision pour une fille. Départ au pays, mention de « l’attachement aux traditions » : ces détails doivent alerter l’entourage. « Il faut sensibiliser auprès des familles », rappelle une participante, victime d’excision. « Une fois l’excision faite, on peut réparer mais il y a quelque chose de brisé. »

    La gynécologue Emmanuelle Cohen-Solal détaille la prise en charge de ces femmes, prévue par la Maison des femmes 13 :
    « Psychologique, sexologique, sociale, parfois juridique, et lorsque c’est nécessaire, je m’occupe de la réparation chirurgicale », précise-t-elle. Et d’affirmer qu’il faut améliorer les « actions de prévention dès le plus jeune âge, et renforcer la formation des personnels de santé ».