Category: societe

  • [Méditerranée] Regard sur l’Espagne : l’inquiétante progression de l’extrême droite

    [Méditerranée] Regard sur l’Espagne : l’inquiétante progression de l’extrême droite

    Février 1936, « el Frente Popular » l’emportait en Espagne aux élections législatives, dans un contexte de montée du fascisme et du nazisme en Europe. 18 juillet 1936, la République espagnole était agressée par le capitalisme international avec son bras armé, le fascisme. L’enjeu ? Mettre un coup d’arrêt au progrès social, aux nouvelles libertés conquises, à l’émancipation des travailleurs et des peuples, aux droits des femmes, à la mise en place de coopératives et de collectivisations des terres et des moyens de production.

    90 ans plus tard, l’Espagne voit avec inquiétude la progression de l’extrême droite, qui fait l’apologie du franquisme et distille dans la société l’idée que c’était mieux du temps de Franco. L’Espagne, dont la transition démocratique « molle » qui a suivi la mort du dictateur, a rejeté dos à dos victimes et bourreaux du fait de la loi d’amnistie de 1977 avec en prime la mise en place par le système franquiste d’une monarchie constitutionnelle héritière du régime dictatorial, ce qui complique aujourd’hui les recherches des familles de dizaines de milliers de victimes dont les restes gisent dans près de 6 000 fosses répertoriées. L’Espagne baigne toujours dans les eaux nauséabondes d’un franquisme qui n’en finit pas de mourir.

    L’Espagne, qui ne s’est toujours pas débarrassée de ce passé en procédant à un nécessaire « Nuremberg » reste le pays d’Europe qui a le plus mis en place des politiques sociales depuis que la gauche est au pouvoir, et qui a le plus pris des positions internationales souvent à contre-courant, notamment en faveur du peuple palestinien et contre la violation par Trump du droit international au Venezuela. Malgré cela, la gauche recule dans la plupart des régions aux élections et voit son électorat fondre comme neige au soleil. Le PSOE est empêtré dans des affaires de corruption. La droite, qui n’a pas de leçons à donner dans ce domaine en profite pour se faire une virginité. L’atmosphère politique de plus en plus délétère dans le pays, a pour conséquence de mettre à l’arrière-plan les réformes sociales dont bénéficient les Espagnols, qui assistent dépités à des débats politiciens au ras des pâquerettes.

    Les communistes, Izquierda Unida, parties prenantes de Sumar partenaires du PSOE au gouvernement, ainsi que les groupes parlementaires de la majorité non représentés au gouvernement, tels Podemos ou encore Esquerra Republicana Catalana (ERC), s’inquiètent à juste titre de cette situation dans un contexte de trumpisation en Europe.

    Il est temps que des mesures courageuses et efficaces soient prises par le gouvernement afin que la gauche reprenne des couleurs. Même si le salaire minimum interprofessionnel (SMI) est passé de 735 euros mensuels à 1 221 euros entre 2018 et 2026, une progression spectaculaire de plus de 60%, la question du pouvoir d’achat reste essentielle, notamment à cause du prix élevé des produits de première nécessité. La question du logement exige aussi une politique à la hauteur des besoins ainsi que les services publics notamment la Santé et l’Enseignement. En clair, le gouvernement doit donner une impulsion significative pour que les politiques publiques continuent d’améliorer la vie des gens. La condition pour redonner confiance et barrer la route à la droite et l’extrême droite.

    Journaliste,

    président de l’Association pour le Souvenir

    de l’exil républicain espagnol

    (Aseref)

  • Des nichoirs installés au sommet de la Major

    Des nichoirs installés au sommet de la Major

    C’est un nichoir en bois à Faucon crécerelle, espèce d’oiseaux déjà observée à proximité de La Major ainsi que quatre gîtes en bois à destination des chiroptères, autrement dit les chauves-souris qui ont été installées à la fin du mois de décembre sur les points les plus hauts de l’édifice religieux et invisibles du grand public. La cathédrale Saint-Jérôme de Digne-les-Bains a également bénéficié de ce genre d’installations.

    Prochainement, la cathédrale Sainte-Léonce à Fréjus bénéficiera elle aussi d’installations à destination de la faune locale.

    Une mission menée depuis 10 ans par la LPO

    Ces premières installations menées en lien étroit avec la Ligue de protection des oiseaux de la région Sud (LPO Paca) font suite à un constat de l’état qui, à travers la direction régionale des affaires culturelle Provence-Alpes-Côte d’Azur (Drac Paca) a identifié que les cathédrales avec leurs hautes tours et flèches inaccessibles sont parfaitement adaptées et permettent à la faune sauvage de s’y installer.

    En 2023, la LPO a donc été missionnée pour réaliser l’étude « Biodiversité des clochers – réalisation d’un inventaire de biodiversité des cathédrales de Provence-Alpes-Côte d’Azur ». Une demande qui s’inscrit dans le cadre des actions portées par l’association depuis plus de 10 ans avec le programme « Biodiversité et patrimoine bâti » et plus récemment « Nature en ville ».

    Au total, ce sont l’ensemble des sept cathédrales de la région, à savoir en plus des précédentes : la cathédrale Saint-Arnoux de Gap, la cathédrale Notre-Dame des Doms dans le Vaucluse ou encore la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-provence, dont la Drac a la gestion, qui ont fait l’objet d’un diagnostic spécifique.

    Architectes et cordistes ont mené les travaux

    Cette initiative prise par la Drac face au déclin de la biodiversité a pour objectif de permettre à des espèces menacées de trouver un refuge puisque cette dernière qui trouvait des abris dans l’architecture des bâtiment se trouve parfois menacée par des travaux de restauration des monuments.

    En ce qui concerne les travaux d’aménagement, l’entreprise de cordistes Trav’Haut qui a été à l’œuvre pour l’installation des nichoirs et gîtes sur les cathédrales aux côtés des Architectes des Bâtiments de France (ABF) qui ont opté pour des nichoirs et gîtes en bois alliant enjeux écologiques et esthétiques, sur conseil de la LPO Paca.

  • Le sando halloumi du Rosso café

    Le sando halloumi du Rosso café

    Cette semaine nous vous invitons chez Rosso, pour réaliser une recette à la fois street, qui se mange sur le pouce et savoureuse !

    Pour commencer, la veille découpez de belles tranches d’halloumi que vous faites mariner toute la nuit au frais dans de l’huile d’olive, de l’origan, des herbes de Provence et du thym.

    Le lendemain, au moment de réaliser votre recette il vous faudra prendre de belle tranches épaisses de pain de mie que vous pouvez trouver chez un boulanger. Réalisez si vous le pouvez une belle mayonnaise et un pesto maison. Pour le pesto, mélangez le basilic, les pignon, l’ail, le citron et le parmesan puis montez à l’huile d’olive. Salez et poivrez. Si vous ne pouvez pas les faire, le chef vous conseille de les acheter déjà prêts et mélangez les deux sauces pour avoir un seul et même condiment.

    Un fromage avec appellation protégée

    Coupez le concombre en rondelles et émincez l’oignon rouge et la sucrine. Au moment du montage du sandwich, passez vos tranches de pain de mie au grille pain pour ne pas que le pain ait le temps de sécher à l’air libre et ainsi durcir. Déposez une belle cuillère de mayonnaise au pesto sur les deux tranches de votre sandwich et étalez sur toute la surface du pain. Ajoutez sur l’une d’entre elles une poignée de sucrine, quelques lamelles d’oignon, deux tranches généreuses d’halloumi mariné.

    L’halloumi est un fromage chypriote qui se rapproche de la féta et est protégé par une appellation d’origine protégée depuis 2021 à l’échelle européenne. Quatre rondelles de concombre, quelques feuilles de menthe parsemées pour la fraîcheur et enfin les tomates séchées. Refermez avec une tranche de pain de mie badigeonnée de mayonnaise. Vous pouvez fermer le sandwich avec un papier spécialisé un peu comme un paquet cadeau et le couper en deux pour une dégustation plus simple le sandwich étant assez volumineux. Bon appétit !

    Il vous faudra :

    – Des tranches de pain de mie épaisses

    – Un concombre

    – De la menthe fraîche

    – De quoi faire une mayonnaise ou déjà prête

    – Du basilic, des pignons, de l’ail, du citron, du parmesan et de l’huile d’olive ou du pesto

    – Une sucrine

    – Un oignon rouge

    – Du fromage halloumi

    – De l’origan, du thym et des herbes de Provence

    – Des tomates séchées

  • Appel à des « ratonnades » : le procès de F. Médina reporté

    Appel à des « ratonnades » : le procès de F. Médina reporté

    La demande de renvoi du dossier formulée par le nouvel avocat de Florence Médina ayant été acceptée, le procès en appel, qui devait se tenir ce 5 janvier devant la Cour d’appel de Montpellier, est reporté au 1er juin.

    L’Héraultaise, ex-candidate du parti d’extrême droite Reconquête d’Éric Zemmour aux législatives de 2022, a été condamnée en novembre 2024, par le tribunal correctionnel de Montpellier, à quatre mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité et un stage de citoyenneté pour « provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ».

    Au lendemain de la mort du jeune Thomas, lycéen poignardé lors d’un bal à Crépol, dans la Drôme, en novembre 2023, Florence Médina s’était exprimée en ces termes, sur son compte Facebook : « Si c’est la guerre que les racailles veulent ils vont l’avoir. Dans les années 80 il existait des ratonnades au risque de choquer on peut recommencer mais nous ne laisserons pas nos enfants se faire assassiner lâchement par des racailles en surnombre et armés. » Des propos sans équivoque dont la mise en cause s’entête toutefois à dénier le caractère raciste.

    « La mort du jeune Thomas a eu un retentissement national, qui a donné lieu à de nombreuses joutes politiques. Certaines personnalités ont jeté de l’huile sur le feu, dont madame Médina qui, c’est ce qui lui est reproché, a appelé une ratonnade, une vendetta, alors qu’une enquête était en cours et qu’on ignorait précisément qui avait fait quoi et pourquoi », dénonce Me Nicolas Gallon, avocat du Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), partie civile dans ce dossier aux côtés de SOS racisme et de la Ligue des droits de l’Homme. « C’est d’autant plus grave que cet appel a été suivi d’effets, puisque des groupuscules d’extrême droite, notamment de la région montpelliéraine, se sont rendus sur place dans le quartier populaire d’où venaient les prétendus jeunes ayant commis l’assassinat, pour appeler à un tabassage », poursuit Me Gallon. Pour lui, « il est évident qu’en plus d’appeler à la vengeance privée et à la violence, ces propos sont dirigés contre les populations maghrébines. Chacun sait à quoi renvoie le terme de ratonnade. On a par ailleurs, dans ses propos, une opposition entre population française et population étrangère quand elle écrit, par exemple : “Qui va danser avec des couteaux dans les poches à part les racailles qui veulent planter du « Français » ? »

    « Les militants d’extrême droite expliquent toujours que ces procès sont des atteintes à leur liberté d’expression. En réalité c’est un discours qui permet de dire tout et n’importe quoi, de s’attaquer à quiconque et de tenir des propos racistes dans l’impunité la plus totale », dénonce l’avocat du Mrap, qui se dit confiant pour le procès en appel. Et rappelle au passage que « le parti Reconquête, auquel appartenait madame Médina, est le seul à avoir inscrit dans son programme la suppression du délit d’incitation à la haine raciale… » Zemmour ayant lui-même été condamné plusieurs fois pour provocation à la haine ou injure à caractère raciste.

  • Des rassemblements pour soutenir le peuple vénézuélien

    Des rassemblements pour soutenir le peuple vénézuélien

    Après l’agression impérialiste des États-Unis envers le Venezuela – qui a conduit à l’enlèvement du couple Maduro et des dizaines de morts à la suite de bombardements – la scène internationale semble être revenue au siècle dernier, où dominaient l’usage de la force et les logiques guerrières. Face à cette régression, plusieurs organisations* appellent à des rassemblements** dans l’Hérault, le 10 janvier. « Nous condamnons fermement l’agression américaine. C’est une menace pour la paix au niveau mondial. Nous ne voulons pas d’une nouvelle guerre mondiale dont les conséquences seraient encore plus dévastatrices que celles que nous avons connues dans le passé du fait des arsenaux nucléaires des États », soutient Alban Desoutter, de la Libre Pensée 34.

    Les arguments mis en avant par Washington – présentant Maduro comme un narcotrafiquant – pour justifier son agression ne passent pas. « Le seul but de cette agression est une captation des richesses [le Venezuela dispose du plus grand stock de pétrole au monde, Ndlr]. Une fois de plus, ce sont les travailleurs et le peuple vénézuélien qui vont se retrouver au milieu d’une guerre qu’ils ne veulent absolument pas. Deux choses sont possibles pour la CGT : la paix et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », fait valoir Myriam Rivoire, secrétaire CGT de Montpellier. L’occasion également, lors de ces rassemblements, de réaffirmer la solidarité avec le peuple vénézuélien face à la volonté des États-Unis de mettre sous tutelle le Venezuela.

    Surtout, le comportement tyrannique de Donald Trump est dénoncé avec véhémence. « De quel droit les États-Unis se permettent de juger Maduro ? On considère Orban [le président de la Serbie] comme un dictateur. Pour autant, est-ce que ça nous donne le droit de l’enlever et de le juger sur le sol français ? », s’indigne Francis Viguié, de la Carmagnole. D’autant que Washington n’en est pas à son coup d’essai. « Si l’on compare la situation avec l’Irak en 2003, on est dans la même logique : l’invasion sans mandat des Nations unies – les États-Unis l’avaient au moins demandée – d’un pays pour s’accaparer ses ressources pétrolières. Depuis 2003, le Proche et Moyen-Orient sont profondément déstabilisés. On peut avoir les pires craintes sur l’Amérique du Sud », redoute Nicolas Cossange, secrétaire PCF de l’Hérault. Et au regard de ses dernières déclarations très atlantistes, ce n’est pas Emmanuel Macron qui fera bouger les lignes. La rue alors ?

    *Libre pensée, la Carmagnole, LDH, le Mrap, PCF, LFI, CGT, FSU, Révolution permanente, l’Après, Rencontres Marx, Jeunes communistes de France, NPA, FO, Gauche écosocialiste.

    ** à 15h à Montpellier (Place Albert-1er), à Béziers (rond point Gagarine), à Sète (place de la mairie), à Pézenas (Place de la République), à 11h à Bédarieux (devant la mairie).

  • L’Occitanie grandit deux fois plus vite que la France

    L’Occitanie grandit deux fois plus vite que la France

    L’équivalent d’une ville comme Alès ! Chaque année entre 2017 et 2023, l’Occitanie qui a dépassé les 6,1 millions d’habitants, a accueilli en moyenne 46 600 habitants supplémentaires. La 3e croissance démographique (+0,8%/an) derrière la Guyane et la Corse, deux fois supérieure à celle de l’Hexagone (+0,4%/an).

    Décrypté dans la dernière étude de l’Insee, le phénomène n’est pas nouveau mais se confirme de décennie en décennie. Il s’explique par les migrations (+0,9%/an), le fait que les arrivées en Occitanie sont très supérieures aux départs. Car le solde naturel est lui désormais négatif (-0,1%/an), c’est-à-dire que l’Occitanie compte plus de décès que de naissances.

    Non sans disparités, la croissance est quasi générale. 11 départements sur 13 voient leur population croître, seuls l’Aveyron et la Lozère perdent quelques habitants (-0,1%/an). Dans les P-O (496 855 habitants, +0,8%/an) et le Gard (770 940 hab, +0,6%), la croissance est soutenue, portée par les dynamiques, parfois nouvelles, des grandes villes : Alès (46 125 habitants, +2,3%/an), Perpignan (121 616 hab, +0,2%) ou dans une moindre mesure Nîmes (151 839 hab, +0,1%).

    Deux locomotives

    Les deux locomotives régionales restent incontestablement la Haute-Garonne (second département de France le plus dynamique avec 1 471 468 habitants, +1,3%/an) et l’Hérault (1 230 289 hab, +1,2%), où le solde naturel y est aussi excédentaire, essentiellement grâce à leurs deux métropoles Toulouse (514 819 habitants, +1,2%/an) et Montpellier (310 240 habitants, +1,4%). Entre leurs universités, leurs organismes de recherche et leurs entreprises (aéronautique, informatique, tertiaire…), les deux mastodontes attirent notamment les jeunes étudiants et travailleurs. Ce n’est pas le cas de toutes les grandes villes : « La population diminue à Paris, est quasiment stable à Lyon et augmente modérément à Marseille », insiste l’Insee. La dynamique qui s’accroît à Toulouse et Montpellier s’étend aussi à leur couronne. La croissance est d’ailleurs encore plus forte dans les aires urbaines (respectivement +1,4%/an et +1,6%) que dans les villes centres.

    Signe d’un « étalement urbain » toujours à l’œuvre malgré la loi Zéro artificialisation nette (ZAN) des sols, la population continue aussi d’augmenter dans les espaces ruraux périurbains, les communes rurales y étant « sous influence » des grandes villes. À l’image de Sète (45 337 habitants, +0,8%/an), d’Alès (46 125 hab, +2,3%) ou de Frontignan qui ont inversé leur tendance passée à la décroissance ou à la stabilité, « la population est plus nombreuse dans la quasi totalité des communes de plus de 20 000 habitants ». La hausse reste soutenue mais ralentit à Béziers (81 545 habitants, +0,9%/an) ou Narbonne (57 587 hab, +0,9%). Enfin, en raison des migrations, l’attractivité se renforce aussi dans les espaces ruraux non périurbains (+0,8%/an).

    « En Occitanie, la population augmente dans la quasi totalité des villes de plus de 20 000 habitants »

  • Var : Le Père Noël et les jouets à travers le monde s’exposent

    Var : Le Père Noël et les jouets à travers le monde s’exposent

    Embarquez à la Chapelle de l’Observance, pour une aventure féerique à la découverte du Père Noël tel qu’on le célèbre aux quatre coins du globe.

    À travers une sélection de documents originaux, explorez l’évolution de ce personnage emblématique en France, en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis, en Suède, en Russie et même au Japon !

    D’un continent à l’autre, d’une coutume à l’autre et même jusque dans l’espace, le Père Noël révèle ses moyens de transport les plus insolites, extravagants et surtout magiques !

    Composée d’illustrations inédites prêtées par le collectionneur Pierre-Stéphane Proust et dont la plus ancienne date de 1880 jusqu’à nos jours, c’est une immersion colorée et émouvante qui attend petits et grands qu’ils soient plutôt curieux ou nostalgiques.

    Un trésor de mémoire

    Vous pourrez également découvrir une sélection de jouets rares et plus étonnants les uns que les autres prêtés par le musée du Bien Jouet à Puget-sur-Argens.

    Une collection unique comme un trésor de mémoire et d’imaginaire, fruit de la passion de Jean-Marie Lerdino, ancien enseignant varois.

    Depuis plus de 50 ans, il chine, fouille, collectionne, et donne vie à plus de 5 000 jouets datant de 1850 à 1980 et allant du jouet en bois à la collection du célèbre Goldorak.

    Une exposition entre rêve, souvenirs et patrimoine à ne surtout pas manquer. À voir gratuitement tous les jours du lundi au samedi jusqu’au 20 janvier.

  • Bouches-du-Rhône : La Fête de la mer à Sausset-les-Pins

    Bouches-du-Rhône : La Fête de la mer à Sausset-les-Pins

    Rendez-vous dès ce dimanche sur le port de Sausset-les-Pins puis les deux dimanches suivants, à l’occasion du lancement des Fêtes de la mer dans la région. Au programme dès 10h vous pourrez profiter en famille de dégustations de coquillages et fruits de mer sans oublier la traditionnelle et emblématique oursine aux huîtres.

    Un marché artisanal
    et provençal

    Organisées et coordonnées par la municipalité, les commerçants et les pêcheurs, la fête investira le môle du port et le port Est avec, au cœur de l’événement, un marché provençal pour accueillir professionnels et passionnés. Paella, truffes, calamars, seiches en persillades et sardines à la plancha seront à l’honneur. Du côté des restaurants, une carte spéciale sera proposée pour l’événement. Quant à l’artisanat, il sera lui aussi mis en avant avec des créations de bijoux, de savon de Marseille et des décorations uniques.

    Une ambiance conviviale

    En ce qui concerne les plus gourmands et donc adeptes du sucré, ils auront aussi de quoi régaler leurs papilles puisqu’ils pourront se délecter de macarons, smoothies, calissons ou encore miels de Provence et pâtes de fruits.

    De quoi prendre un bol d’air frais, respirer l’air marin et goûter aux richesses de la Méditerranée. Le tout dans une ambiance festive, conviviale et musicale qui vous fera vibrer jusqu’à 18h. Et, pour se rendre sur site facilement, des navettes gratuites effectueront des roulements entre le parking du collège et le port.

    Dimanche de 10h à 18h.
    Accès libre

  • Vaucluse : Cheval Passion en a sous le capot

    Vaucluse : Cheval Passion en a sous le capot

    Ce sera la plus belle édition de Cheval Passion jamais réalisée », lance avec assurance Maurice Galle, organisateur historique de Cheval Passion, qui fête cette année sa 40e édition.

    Et il faut avouer que le programme de l’événement, deuxième plus gros rassemblement du département derrière le Festival d’Avignon, et qui se tient du mercredi 14 au dimanche 18 janvier au parc des expositions d’Avignon, est particulièrement chargé. Outre l’incontournable Gala des Crinières d’Or, véritable vitrine de ce qui se fait de mieux en Europe en termes de spectacle équestre, avec notamment la représentation de la cavalerie de la Garde républicaine ou encore un spectacle de Samuel Hafrad, figure de la voltige équestre et doubleur de nombreuses stars du cinéma. Une belle histoire pour celui qui s’est pris de passion pour le monde équestre à Cheval Passion lors d’une sortie scolaire à 7 ans. Sans oublier le cabaret, moment festif chaque soir dans un hangar avec restauration et animation. Mais également le salon dédié aux activités équestres et à l’innovation.

    C’est également sous le signe de la transmission que ce quarantième anniversaire est placé. Avec, par exemple, Poney Passion, où 150 jeunes de moins de 18 ans et 13 poneys-clubs à travers la France doivent créer un numéro équestre.

    Détails et billetterie sur cheval-passion.com

  • [ Grand entretien ] « L’humain s’est toujours battu pour ses droits »

    [ Grand entretien ] « L’humain s’est toujours battu pour ses droits »

    La Marseillaise : À quoi doit-on s’attendre dans le spectacle « Génération Céline » ?

    Magali Ponsada : C’est un spectacle qui reprend les plus belles chansons de l’artiste Céline Dion. C’est un voyage rempli d’émotions et de partage avec le public qui a besoin de retrouver l’artiste d’une certaine façon si elle ne peut pas être sur scène du fait de sa maladie. Ce spectacle est une occasion de faire revivre toute cette époque et cette nostalgie de tout ce qui nous a rendus tellement heureux donc je pense que le public est en attente de retrouver Céline d’une façon ou d’une autre.

    Qu’est-ce que ça représente pour vous de représenter l’artiste et de reprendre ses plus grands tubes ?

    M.P. : Nous avons été choisies parmi de nombreuses chanteuses et reprendre ses plus belles chansons est un honneur. Pour moi Céline Dion est l’une des plus grandes artistes dans le monde, elle est inspirante pour les chanteurs. C’est un modèle d’excellence. Céline Dion est l’icône de toute une génération et même les jeunes aujourd’hui connaissent et chantent ses chansons donc on peut dire que c’est une artiste intemporelle, elle n’a pas d’âge. C’est incroyable !

    Céline Dion est la chanteuse populaire par excellence, n’y a-t-il pas une forme de pression quand on entre dans l’univers d’une icône ?

    M.P. : Si totalement ! De toute façon personne ne peut remplacer Céline Dion, donc le vrai challenge c’est d’avoir réuni quatre chanteuses complètement différentes qui incarnent chacune une partie de Céline, comme un arc-en-ciel de couleurs. Nous avons la Québécoise qui apporte cette sonorité que le public attend mais aussi d’autres qui seront plus dans la sensibilité ou dans le côté rock’n’roll de l’artiste. Sans oublier évidemment la performance vocale qui se doit, avec humilité d’être à la hauteur de Céline Dion. Nous sommes chanteuses mais aussi fan donc l’idée c’est de rester dans l’émotion pour partager et chanter avec le public.

    Quel aspect de la personnalité de Céline Dion pensez-vous incarner sur scène à titre personnel ?

    M.P. : Ce que j’aime chez Céline c’est sa performance vocale et sa technicité. J’ai toujours été fascinée par les chanteuses avec de grandes voix comme Whitney Houston, Aretha Franklin, Mariah Carey ou Céline Dion. Ce sont pour moi des modèles de technicité et j’ai toujours essayé de me modéliser. Adolescente dans ma chambre j’écoutais ces chansons-là et je voulais reproduire le son à l’identique, de la bonne manière ou pas (rires) mais elles ont été de merveilleuses coachs vocales pour moi.

    La chanson a-t-elle toujours été une évidence pour vous ?

    M.P. : La chanson m’habite depuis que je suis petite, la musique a toujours été un refuge pour moi, elle m’apportait du réconfort parce que je n’ai pas eu une enfance facile. Jusqu’à mes 24 ans je pensais que la chanson était faite pour d’autres mais pas pour moi. Petite alors je voulais faire des études pour que mes parents soient fiers de moi, je cherchais cette reconnaissance parentale donc j’ai suivi un parcours assez classique jusqu’au jour où j’ai eu un déclic. Honnêtement je ne pensais pas pouvoir en arriver là aujourd’hui, ce n’était pas pensable et me retrouver sur cette scène c’est un rêve qui devient réalité, c’est trop beau !

    Vous n’êtes pas novice dans le milieu puisque vous avez fondé à Marseille, votre ville d’origine, le groupe Divin’Gospel music, pouvez-vous en dire plus sur cette aventure ?

    M.P. : La musique est vibrante, parfois on est appelé pour faire certaines choses et le gospel est un style musical qui nous appelle à exprimer notre foi, quelle qu’elle soit. J’avais besoin d’exprimer ce que la musique me fait ressentir et vivre intérieurement au niveau des émotions, du partage, de l’amour et de la bienveillance que l’on peut apporter dans le monde. Je pense que les chanteurs sont là pour transmettre des émotions et les partager avec les gens qui sont en face de nous et c’est ce qui rend ces voyages musicaux magnifiques. Ça fait maintenant 15 ans que j’ai évolué sur ce parcours-là, actuellement je suis chef de chœur, soliste et producteure de tous les spectacles ce qui me permet d’exprimer ce que je suis vraiment au fond de moi.

    À l’origine le gospel raconte les combats et souffrances d’un peuple en délivrant tout de même un message d’espoir et de force. Est-ce d’autant plus important pour vous de porter ce message à l’heure où la conjoncture politique en France et dans le monde est compliquée ?

    M.P. : Depuis la nuit des temps nous vivons dans un environnement où il faut se battre pour y arriver et pour changer les codes. Il faut se rappeler qu’en nous, nous avons une force qui nous permet de façonner et changer le monde tel qu’on voudrait le voir. Quand on revient aux dates les plus proches de notre époque que sont la Première et la Seconde Guerre mondiale, l’humain s’est toujours battu pour faire entendre ses droits. Le gospel porte ce message de force et de résilience, surtout. Nous pouvons continuer de croire qu’on peut être heureux et qu’on peut changer la donne. Après tout, peu importent nos origines, la couleur de notre peau nous sommes liés les uns aux autres. Nous sommes tous des êtres humains égaux et c’est ce message qu’il faut continuer de porter.