Category: societe

  • Le Cria met à l’honneur des parcours d’exilés avec une réussite à la clé

    Jalonnés d’embûches, les parcours migratoires peuvent aussi déboucher sur de beaux projets de vie. « On parle beaucoup des difficultés, mais une fois surmontées, elles révèlent des trésors d’initiatives. Nous avons voulu aborder cette semaine nationale sous un angle positif », explique Marion Crôle, présidente du Cria Paca.

    C’est une entrée à plusieurs portes dans l’univers du déracinement que proposait le Cria à ses partenaires, lors de cette journée dédiée à l’intégration. Une exposition photographique pour retracer différents parcours de ceux que la vie, la guerre, la crise économique ou politique a poussés à s’expatrier, des podcasts à écouter dans un combiné téléphonique, des vidéos et des témoignages sensibles.

    Une médecin afghane qui poursuit les démarches pour faire reconnaître son diplôme, tout en s’engageant bénévolement comme assistante sociale auprès de Médecins du Monde et comme secouriste à la Croix-Rouge, une psychologue ukrainienne qui poursuit ses études pour reconstruire sa vie à Marseille, une Marocaine qui a puisé dans son savoir-faire culinaire de quoi monter un restaurant aussi généreux en sourire qu’en saveurs, un jeune guinéen ayant bravé la Méditerranée devenu président d’une association culturelle œuvrant pour l’alphabétisation et l’accompagnement administratif…

    En puisant dans leurs ressources personnelles et en combinant leur héritage culturel aux apprentissages du pays d’accueil, les exilés ne se contentent pas de trouver leur place dans la société : ils l’enrichissent.

  • #DisMoiPourquoi, Est-ce que notre cerveau dort ?

    Le cerveau ne dort jamais. Il est toujours actif. On croit que quand on dort, il ne se passe rien, pourtant c’est tout le contraire. Ça s’agite là-dedans. Bien sûr le cerveau se débranche du monde autour. On a les yeux fermés, on n’entend rien, on ne bouge pas. Mais pendant ce temps, le cerveau lui, il travaille. Dans le sommeil, le cerveau trie ce qu’on doit apprendre et ce qu’on doit oublier. Il fait tout pour bien enregistrer ce qu’on doit apprendre, et il s’occupe même de déplacer les mémoires importantes dans certaines des parties du cerveau. Pendant ce temps-là, on rêve. Quand on dort, le cerveau se nettoie aussi. C’est donc très important de dormir. Si on ne dort pas pendant des semaines, on devient fou. Est-ce que tu savais que les dauphins ne dorment qu’à moitié ? lorsqu’ils sont fatigués, la moitié de leur cerveau se déconnecte et fait tout ce dont je viens de parler. Pendant ce temps, l’autre moitié du cerveau reste réveillée et s’assure que le dauphin ne se noie pas. »

  • Bientôt un nouveau lieu dédié à la seconde main à Aubagne

    Bientôt un nouveau lieu dédié à la seconde main à Aubagne

    « Plus qu’un simple magasin, il s’agit d’un véritable lieu de vie où le réemploi, la seconde main et les ateliers créatifs sont à l’honneur », présente la ressourcerie le Dirigeable.

    Implantée depuis 2016 dans la zone industrielle des Paluds, la ressourcerie dévoilera, le 15 octobre prochain, son nouveau lieu. Situé « entre KFC et l’hypermarché Auchan », au 1100 chemin de l’Avelanède, l’endroit proposera une boutique, pour « acheter autrement ». Les clients y trouveront « une sélection d’objets de seconde main, soigneusement triés et valorisés », détaille l’association Evolio. Au-delà de l’acte d’achat, le public pourra y venir pour participer à des ateliers « bois, couture, vélos, objets électriques pour apprendre à transformer, réparer ou détourner des objets du quotidien ».

    L’objectif de l’endroit, dont la première pierre a été posée il y a près de deux ans, est également de « partager : un lieu convivial pour échanger des idées, des savoir-faire et des bonnes pratiques autour de l’économie circulaire ». L’ambition de l’association Evolio est de « créer un espace convivial et engagé, pensé pour prolonger la vie des objets tout en encourageant la créativité ». La localisation de ce nouveau lieu interroge. Certes, il est tout à fait bien placé pour toucher le maximum de gens, étant donné la fréquentation de l’hypermarché. Mais ceux qui vont faire leurs courses dans cet hypermarché sont-ils sensibles au réemploi, à la réduction des déchets, et à l’économie circulaire ? Ce sera tout l’enjeu, sans doute, de ce nouveau lieu. Amener le plus grand nombre à s’intéresser, voire à adopter, cette démarche écoresponsable et solidaire. Cette activité fait notamment travailler des salariés en insertion.

  • Bientôt un nouveau lieu dédié à la seconde main à Aubagne

    « Plus qu’un simple magasin, il s’agit d’un véritable lieu de vie où le réemploi, la seconde main et les ateliers créatifs sont à l’honneur », présente la ressourcerie le Dirigeable.

    Implantée depuis 2016 dans la zone industrielle des Paluds, la ressourcerie dévoilera, le 15 octobre prochain, son nouveau lieu. Situé « entre KFC et l’hypermarché Auchan », au 1100 chemin de l’Avelanède, l’endroit proposera une boutique, pour « acheter autrement ». Les clients y trouveront « une sélection d’objets de seconde main, soigneusement triés et valorisés », détaille l’association Evolio. Au-delà de l’acte d’achat, le public pourra y venir pour participer à des ateliers « bois, couture, vélos, objets électriques pour apprendre à transformer, réparer ou détourner des objets du quotidien ».

    L’objectif de l’endroit, dont la première pierre a été posée il y a près de deux ans, est également de « partager : un lieu convivial pour échanger des idées, des savoir-faire et des bonnes pratiques autour de l’économie circulaire ». L’ambition de l’association Evolio est de « créer un espace convivial et engagé, pensé pour prolonger la vie des objets tout en encourageant la créativité ». La localisation de ce nouveau lieu interroge. Certes, il est tout à fait bien placé pour toucher le maximum de gens, étant donné la fréquentation de l’hypermarché. Mais ceux qui vont faire leurs courses dans cet hypermarché sont-ils sensibles au réemploi, à la réduction des déchets, et à l’économie circulaire ? Ce sera tout l’enjeu, sans doute, de ce nouveau lieu. Amener le plus grand nombre à s’intéresser, voire à adopter, cette démarche écoresponsable et solidaire. Cette activité fait notamment travailler des salariés en insertion.

  • Une histoire coloniale qui, faute de reconnaissance, ne passe toujours pas

    Une histoire coloniale qui, faute de reconnaissance, ne passe toujours pas

    Le colloque qui va se dérouler vendredi à partir de 14h, à la Maison de la Méditerranée, propose d’analyser les effets de la colonisation au travers de l’hégémonie occidentale et de l’impérialisme économique, et ses effets dans le département du Var.

    Pour y répondre, l’historien Gilles Manceron, auteur entre autres de l’essai Marianne et les colonies (La Découverte, 2003) apportera son éclairage sur l’histoire de la colonisation française, en revenant notamment sur les crimes massifs et organisés qui ont accompagné la colonisation pendant plusieurs siècles et qui ont systématiquement été déniés par le discours officiel. Et même que les autorités de la République peinaient encore jusqu’à très récemment à reconnaître. Le président Macron déclenchant alors une vive polémique en 2023 en qualifiant, lors d’une visite à Alger, la colonisation de « crime contre l’humanité ». Un tout premier pas.

    Autour de la table ronde également Théo Tardy, ancien membre de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage qui fera, avant cela, découvrir l’exposition « C’est notre histoire », en 15 panneaux, qui se donne pour objectif de raconter l’esclavage colonial et ses héritages à travers les siècles, tout en mettant en avant les luttes pour son abolition.

    Quant au président de la section de Toulon-La Seyne de la Ligue des droits de l’homme, Roland Biache, il tentera de faire le lien entre les images de la période coloniale et les questions d’identités, de racisme et d’antisémitisme aujourd’hui.

    Un programme donc riche et ambitieux qui va permettre de rouvrir le débat et de porter un regard lucide sur tout un pan de notre histoire.

  • Une histoire coloniale qui, faute de reconnaissance, ne passe toujours pas

    Le colloque qui va se dérouler vendredi à partir de 14h, à la Maison de la Méditerranée, propose d’analyser les effets de la colonisation au travers de l’hégémonie occidentale et de l’impérialisme économique, et ses effets dans le département du Var.

    Pour y répondre, l’historien Gilles Manceron, auteur entre autres de l’essai Marianne et les colonies (La Découverte, 2003) apportera son éclairage sur l’histoire de la colonisation française, en revenant notamment sur les crimes massifs et organisés qui ont accompagné la colonisation pendant plusieurs siècles et qui ont systématiquement été déniés par le discours officiel. Et même que les autorités de la République peinaient encore jusqu’à très récemment à reconnaître. Le président Macron déclenchant alors une vive polémique en 2023 en qualifiant, lors d’une visite à Alger, la colonisation de « crime contre l’humanité ». Un tout premier pas.

    Autour de la table ronde également Théo Tardy, ancien membre de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage qui fera, avant cela, découvrir l’exposition « C’est notre histoire », en 15 panneaux, qui se donne pour objectif de raconter l’esclavage colonial et ses héritages à travers les siècles, tout en mettant en avant les luttes pour son abolition.

    Quant au président de la section de Toulon-La Seyne de la Ligue des droits de l’homme, Roland Biache, il tentera de faire le lien entre les images de la période coloniale et les questions d’identités, de racisme et d’antisémitisme aujourd’hui.

    Un programme donc riche et ambitieux qui va permettre de rouvrir le débat et de porter un regard lucide sur tout un pan de notre histoire.

  • [Entretien] Le procès de Mazan « a montré que la violence sexuelle est massive »

    [Entretien] Le procès de Mazan « a montré que la violence sexuelle est massive »

    Stéphanie Fonvielle, maîtresse de conférences en linguistique à Aix-Marseille université (AMU), Laurence Hérault, anthropologue et professeure à l’AMU, ainsi qu’Irène Sériaux, étudiante en master 2 d’anthropologie, répondent à La Marseillaise.

    La Marseillaise : Le 2 septembre 2024, le procès des viols de Mazan démarre, à Avignon. Comment vous êtes-vous dit, à quatorze, « on y va » ?

    Laurence Hérault : C’était spontané. Dans notre coin, on s’intéressait au procès et à un moment, on s’est parlé et on s’est dit : « Ce procès est à nos portes et il faudrait une enquête anthropologique, car il va sans doute être historique. on ne peut pas ne pas travailler dessus. » L’équipe s’est formée et on a passé un peu plus d’un mois, en décembre 2024, à Avignon.

    Stéphanie Fonvielle : Ça a demandé un aménagement complètement inédit dans le monde de la recherche. C’est-à-dire qu’on a des cours à suivre, des articles à faire. On a dû suspendre beaucoup de choses, simplement pour pouvoir partir. Je pense que ça explique le style et l’urgence dans l’écriture. C’était assez inédit pour nous : le monde de la recherche, c’est le temps long.

    Dans votre livre, vous vous intéressez surtout aux personnes autour du procès. Pourquoi ?

    L.H. : On ne voulait pas faire une anthropologie judiciaire. On est partis avec l’idée de l’événement. Qu’est-ce que ce procès, en tant qu’événement, fait aux gens, à leur vie ? Donc, il fallait sortir du tribunal, qui était quand même le centre névralgique, mais notre idée était d’aller vers les gens.

    S.F. : Nous, on sait faire de l’enquête de terrain. On avait une force de frappe importante d’attaque. On est 14 enquêteurs et enquêtrices : ça veut dire 200 entretiens, 1 000 pages de transcription, une force de frappe qu’un seul ou deux chercheurs ne peuvent pas avoir.

    Qu’est ce qui vous a marqué dans cette enquête de terrain ?

    S.F. : Voir comment une ville peut devenir un événement d’écriture. Pendant ce procès, il y a une prise d’écriture collective, par les militantes et les associations féministes, à travers les collages. Il y a eu l’émergence de nouveaux slogans, comme celui en réponse à « il y a viol et viol » [ce qu’avait dit un avocat de la défense Ndlr], qui a donné « non, un viol est un viol », qui est repris dans les mouvements féministes.

    L.H. : Ce qui est ressorti, aussi, est que la violence sexuelle est massive et qu’elle est l’expérience profonde et quotidienne des gens. Même ceux qui ne se sentent pas concernés sont quelque part touchés par le procès ou par la violence sexuelle.

    Vous mobilisez le concept de « continuum de violence sexuelle ». De quoi s’agit-il ?

    Irène Sériaux : C’est un concept de [la sociologue] Liz Kelly, qui signifie que les femmes vivent continuellement des violences, sans forcément les hiérarchiser, mais en les voyant comme un ensemble quotidien. C’est de dire que l’expérience commune des femmes, c’est celle potentiellement d’être victime de violences.

    L.H. : L’expérience des femmes, c’est « je peux subir n’importe quelle violence, n’importe quand, de n’importe qui ». C’était notre approche féministe de départ, l’idée que les violences sont systémiques et structurent la société. Sans le verbaliser, les femmes sont conscientes de ça. L’une d’elles nous a dit, en parlant du procès, qu’elle n’était pas tombée du 10e étage en l’apprenant. Les hommes en sont moins conscients. Mais ça bouge. Ce procès a montré des prises de conscience masculines. Il faut que, collectivement, on se rende compte que cela ne concerne pas que les femmes.

    Propos recueillis par Eva Janus

    « Mazan, anthropologie d’un procès pour viols », aux éditions Le bruit du monde.

  • [Entretien] Le procès de Mazan « a montré que la violence sexuelle est massive »

    Stéphanie Fonvielle, maîtresse de conférences en linguistique à Aix-Marseille université (AMU), Laurence Hérault, anthropologue et professeure à l’AMU, ainsi qu’Irène Sériaux, étudiante en master 2 d’anthropologie, répondent à La Marseillaise.

    La Marseillaise : Le 2 septembre 2024, le procès des viols de Mazan démarre, à Avignon. Comment vous êtes-vous dit, à quatorze, « on y va » ?

    Laurence Hérault : C’était spontané. Dans notre coin, on s’intéressait au procès et à un moment, on s’est parlé et on s’est dit : « Ce procès est à nos portes et il faudrait une enquête anthropologique, car il va sans doute être historique. on ne peut pas ne pas travailler dessus. » L’équipe s’est formée et on a passé un peu plus d’un mois, en décembre 2024, à Avignon.

    Stéphanie Fonvielle : Ça a demandé un aménagement complètement inédit dans le monde de la recherche. C’est-à-dire qu’on a des cours à suivre, des articles à faire. On a dû suspendre beaucoup de choses, simplement pour pouvoir partir. Je pense que ça explique le style et l’urgence dans l’écriture. C’était assez inédit pour nous : le monde de la recherche, c’est le temps long.

    Dans votre livre, vous vous intéressez surtout aux personnes autour du procès. Pourquoi ?

    L.H. : On ne voulait pas faire une anthropologie judiciaire. On est partis avec l’idée de l’événement. Qu’est-ce que ce procès, en tant qu’événement, fait aux gens, à leur vie ? Donc, il fallait sortir du tribunal, qui était quand même le centre névralgique, mais notre idée était d’aller vers les gens.

    S.F. : Nous, on sait faire de l’enquête de terrain. On avait une force de frappe importante d’attaque. On est 14 enquêteurs et enquêtrices : ça veut dire 200 entretiens, 1 000 pages de transcription, une force de frappe qu’un seul ou deux chercheurs ne peuvent pas avoir.

    Qu’est ce qui vous a marqué dans cette enquête de terrain ?

    S.F. : Voir comment une ville peut devenir un événement d’écriture. Pendant ce procès, il y a une prise d’écriture collective, par les militantes et les associations féministes, à travers les collages. Il y a eu l’émergence de nouveaux slogans, comme celui en réponse à « il y a viol et viol » [ce qu’avait dit un avocat de la défense Ndlr], qui a donné « non, un viol est un viol », qui est repris dans les mouvements féministes.

    L.H. : Ce qui est ressorti, aussi, est que la violence sexuelle est massive et qu’elle est l’expérience profonde et quotidienne des gens. Même ceux qui ne se sentent pas concernés sont quelque part touchés par le procès ou par la violence sexuelle.

    Vous mobilisez le concept de « continuum de violence sexuelle ». De quoi s’agit-il ?

    Irène Sériaux : C’est un concept de [la sociologue] Liz Kelly, qui signifie que les femmes vivent continuellement des violences, sans forcément les hiérarchiser, mais en les voyant comme un ensemble quotidien. C’est de dire que l’expérience commune des femmes, c’est celle potentiellement d’être victime de violences.

    L.H. : L’expérience des femmes, c’est « je peux subir n’importe quelle violence, n’importe quand, de n’importe qui ». C’était notre approche féministe de départ, l’idée que les violences sont systémiques et structurent la société. Sans le verbaliser, les femmes sont conscientes de ça. L’une d’elles nous a dit, en parlant du procès, qu’elle n’était pas tombée du 10e étage en l’apprenant. Les hommes en sont moins conscients. Mais ça bouge. Ce procès a montré des prises de conscience masculines. Il faut que, collectivement, on se rende compte que cela ne concerne pas que les femmes.

    Propos recueillis par Eva Janus

    « Mazan, anthropologie d’un procès pour viols », aux éditions Le bruit du monde.

  • Le maire de Gardanne s’explique sur la fermeture du bureau de poste

    Le maire de Gardanne s’explique sur la fermeture du bureau de poste

    La date de fermeture a été révélée il y a deux semaines, lors du dernier conseil municipal. Le Collectif citoyen Gardanne-Biver (CCGB), groupe municipal d’opposition, s’interrogeait sur la diminution des plages horaires du bureau de poste de Biver. Il fermera finalement ses portes le 17 octobre prochain. La nouvelle suscite un tollé chez les oppositions, qui reprochent au maire un manque d’initiative pour sauver le lieu, mais aussi d’avoir tardé a annoncé la nouvelle. « Je n’ai reçu le courrier qu’en septembre », explique de son côté Hervé Granier (LR), qui a tenu, ce mercredi, à établir sa version des faits. Contre la fermeture du bureau de poste, le Parti communiste local (PCF), le CCGB, les salariés de La Poste et la CGT manifesteront vendredi soir devant le bureau biverois et samedi matin devant le bureau gardannais. « Il y a deux façons de se positionner face à la situation. L’une est de manifester devant l’édifice (…) la nôtre est d’essayer de trouver une solution, en partant du principe que la fermeture de La poste est actée aujourd’hui, mais était latente. Dès 2023, les premiers contacts ont été pris avec le directeur régional de La Poste, qui nous a expliqué qu’économiquement, c’était compliqué, déroule Hervé Granier. Je pourrais être le plus grand maire de France et de Navarre, si La poste décide de fermer, elle va fermer. » Désormais, ce sera la supérette Vival qui assurera l’intégralité des opérations postales.

    Pas de DAB pour l’instant

    Seul le distributeur automatique de billets (DAB) ne sera pas remplacé à la supérette, bien que l’édile assure qu’une solution soit en cours de réflexion. Par la même occasion, Hervé Granier répond aux constats des oppositions, qui pointent régulièrement « le délitement » du service public à Gardanne. « Ce Vival se trouve à 200 mètres de La Poste. La dimension éloignement n’existe pas. Deuxièmement, c’est un lieu convivial, amical. Le service public n’est pas supprimé », assure le maire. Avant d’ajouter : « On ne sait pas qui sera le maire dans six mois, mais ils ont besoin de faire ça ? [manifester, Ndlr.]. Ce n’est pas cela qui fera gagner les élections. » Selon le maire, la mise en place d’une antenne Maison France Service serait également un projet en cours.

  • Le maire de Gardanne s’explique sur la fermeture du bureau de poste

    La date de fermeture a été révélée il y a deux semaines, lors du dernier conseil municipal. Le Collectif citoyen Gardanne-Biver (CCGB), groupe municipal d’opposition, s’interrogeait sur la diminution des plages horaires du bureau de poste de Biver. Il fermera finalement ses portes le 17 octobre prochain. La nouvelle suscite un tollé chez les oppositions, qui reprochent au maire un manque d’initiative pour sauver le lieu, mais aussi d’avoir tardé a annoncé la nouvelle. « Je n’ai reçu le courrier qu’en septembre », explique de son côté Hervé Granier (LR), qui a tenu, ce mercredi, à établir sa version des faits. Contre la fermeture du bureau de poste, le Parti communiste local (PCF), le CCGB, les salariés de La Poste et la CGT manifesteront vendredi soir devant le bureau biverois et samedi matin devant le bureau gardannais. « Il y a deux façons de se positionner face à la situation. L’une est de manifester devant l’édifice (…) la nôtre est d’essayer de trouver une solution, en partant du principe que la fermeture de La poste est actée aujourd’hui, mais était latente. Dès 2023, les premiers contacts ont été pris avec le directeur régional de La Poste, qui nous a expliqué qu’économiquement, c’était compliqué, déroule Hervé Granier. Je pourrais être le plus grand maire de France et de Navarre, si La poste décide de fermer, elle va fermer. » Désormais, ce sera la supérette Vival qui assurera l’intégralité des opérations postales.

    Pas de DAB pour l’instant

    Seul le distributeur automatique de billets (DAB) ne sera pas remplacé à la supérette, bien que l’édile assure qu’une solution soit en cours de réflexion. Par la même occasion, Hervé Granier répond aux constats des oppositions, qui pointent régulièrement « le délitement » du service public à Gardanne. « Ce Vival se trouve à 200 mètres de La Poste. La dimension éloignement n’existe pas. Deuxièmement, c’est un lieu convivial, amical. Le service public n’est pas supprimé », assure le maire. Avant d’ajouter : « On ne sait pas qui sera le maire dans six mois, mais ils ont besoin de faire ça ? [manifester, Ndlr.]. Ce n’est pas cela qui fera gagner les élections. » Selon le maire, la mise en place d’une antenne Maison France Service serait également un projet en cours.