Category: societe

  • RTE lance les études pour déplacer et enfouir des lignes

    C’est « l’aboutissement de douze ans de travail », pour René Raimondi. Alors président du Syndicat d’agglomération nouvelle, le maire de Fos-sur-Mer (ex-PS) avait initié une étude visant la disparition des lignes électriques sur les Salins, situés au sud de la commune. Ce projet passe une étape cruciale avec la signature d’une convention entre la Ville et RTE.

    L’énergéticien lance ainsi des études pour déplacer partiellement la liaison électrique aérienne de 400 000 volts, enfouir en partie les lignes 225 000 volts et déposer les câbles qui surplombent le secteur des Carabins. « C’est une grande victoire pour notre territoire parce que, même s’il est consacré à l’industrie, il y a des habitants et un secteur remarquable que sont les Salins qu’il faut protéger et préserver, note l’édile. Cet espace, qu’on a travaillé avec les ingénieurs des marais du Vigueirat, est très riche en termes de biodiversité et a été classé “Life + envoll”.(…) Ce projet permettra de diminuer la nuisance visuelle pour les riverains, et écologique pour les oiseaux. »

    RTE souhaite profiter du chantier du contournement autoroutier de Martigues/Port-de-Bouc pour enfouir les lignes 225 000 volts à proximité directe du nouvel axe. « Pour déplacer la ligne 400 000 volts, il faut que les 225 000 disparaissent, précise Christophe Berassen, directeur du développement ingénierie Marseille de RTE. Le projet routier, c’est 2030, donc ça se fera au plus tard à ce moment-là. »

    Le budget global devrait atteindre 25 millions d’euros. « RTE prendra à sa charge l’enfouissement des lignes, précise René Raimondi. Pour le dévoiement de la 400 000 volts, on se débrouillera entre collectivités, industriels et les autres acteurs. »

  • Une journée pour lutter contre la douleur dans les soins à l’hôpital de Toulon – La Seyne

    Une journée pour lutter contre la douleur dans les soins à l’hôpital de Toulon – La Seyne

    Apaiser les douleurs liées à la maladie et aux soins, une problématique importante pour les patients, qui peut être traitée par des moyens auxiliaires à la médecine classique. C’est ce que proposait, lundi, le Comité de lutte contre la douleur (CLUD) du Centre hospitalier de Toulon-La Seyne, dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la douleur, à travers 16 stands de découverte. « L’idée est de faire savoir aux patients que ça existe », explique Stéphanie Fassié, présidente du CLUD et médecin algologue, qui met à l’inverse en garde contre « les opioïdes, que les gens se font passer entre eux sans avis médical ». Par exemple, « le meopa, mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote, qui s’inhale pour lutter contre la douleur liée aux soins, l’activité physique adaptée, neurostimulation, l’art-thérapie… ».

    Parmi les aficionados de cette méthode, Catherine Gonget, patiente experte en art-thérapie, atteinte de migraines et de fibromyalgie, y voit « un moyen de stabiliser les émotions liées à la douleur, de les exprimer et identifier pour dialoguer avec son corps et se projeter de façon positive via ses propres supports artistiques (collages, dessins…). » De son côté, Thierry, atteint d’une tumeur au poumon, a découvert les vertus du fauteuil relaxant et de la réalité virtuelle. Le premier lui a permis « de réguler (sa) respiration, car celle-ci se calque sur le balancement du fauteuil. » La seconde « de s’évader dans un cadre apaisant, stimulant. » Deux expériences que le patient souhaite reproduire, notamment celle du fauteuil, qui lui sera ainsi proposée plusieurs fois par semaine.

  • Une journée pour lutter contre la douleur dans les soins à l’hôpital de Toulon – La Seyne

    Apaiser les douleurs liées à la maladie et aux soins, une problématique importante pour les patients, qui peut être traitée par des moyens auxiliaires à la médecine classique. C’est ce que proposait, lundi, le Comité de lutte contre la douleur (CLUD) du Centre hospitalier de Toulon-La Seyne, dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la douleur, à travers 16 stands de découverte. « L’idée est de faire savoir aux patients que ça existe », explique Stéphanie Fassié, présidente du CLUD et médecin algologue, qui met à l’inverse en garde contre « les opioïdes, que les gens se font passer entre eux sans avis médical ». Par exemple, « le meopa, mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote, qui s’inhale pour lutter contre la douleur liée aux soins, l’activité physique adaptée, neurostimulation, l’art-thérapie… ».

    Parmi les aficionados de cette méthode, Catherine Gonget, patiente experte en art-thérapie, atteinte de migraines et de fibromyalgie, y voit « un moyen de stabiliser les émotions liées à la douleur, de les exprimer et identifier pour dialoguer avec son corps et se projeter de façon positive via ses propres supports artistiques (collages, dessins…). » De son côté, Thierry, atteint d’une tumeur au poumon, a découvert les vertus du fauteuil relaxant et de la réalité virtuelle. Le premier lui a permis « de réguler (sa) respiration, car celle-ci se calque sur le balancement du fauteuil. » La seconde « de s’évader dans un cadre apaisant, stimulant. » Deux expériences que le patient souhaite reproduire, notamment celle du fauteuil, qui lui sera ainsi proposée plusieurs fois par semaine.

  • À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    Dominique Santoni, présidente LR du Département, le martelait encore vendredi en séance plénière : « La protection de l’enfance est une question prégnante à laquelle je suis sensible. » En interne, les agents attendent les preuves de cette sensibilité et surtout voir s’ils ont la même. Car début septembre, la direction du centre départemental enfance famille (CDEF) a prononcé une « annonce brutale », selon Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, à savoir la fermeture de deux services : le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (Sapsad, suite à une décision de la Cour de cassation qui oblige à revoir les missions) et le centre maternel. « Une décision profondément injuste pour ceux qui portent les valeurs du service public », insiste la responsable syndicale, qui tenait, ce lundi un point presse, à la Bourse du travail.

    73 familles concernées

    Cette possible fermeture au 31 décembre avait entraîné le 18 septembre une mobilisation et un envahissement du conseil d’administration. Depuis, le flou demeure, le Département réfute toute fermeture. « Ce n’est pas la peine d’agiter des torchons », implorait Dominique Santoni à l’adresse de Rémy Blanc (PCF). La présidente insistait sur le fait que « rien n’est avancé », assurant « mener ensemble une réflexion », allant jusqu’à souligner qu’il « n’y a aucune inquiétude à avoir » au sujet des agents, qui pourraient être reclassés. À savoir 23 personnes dont 6 contractuels « dont les missions s’arrêtent au 31 décembre », souligne Bérengère Allée, déléguée du personnel.

    « On a été reçus le 6 octobre par le directeur général des services qui nous a confirmé une transformation courant 2026 mais sans aucune clarté sur ce que cela signifie réellement pour les équipes, les missions, les familles », expose Virginie Gincourt. « On ne ferme pas une épicerie de nuit mais un service public essentiel avec 73 familles concernées qui ne sont pas au courant », enrage Cathy Larsson, secrétaire de l’Union santé médico-social CGT de Vaucluse. « Ce sont des histoires humaines avec des enfants, pas des lignes budgétaires », insiste Virginie Gincourt, qui « exige des réponses claires, directes et officielles ». Un conseil d’administration, prévu ce mardi, a été ajourné. « En attendant, on a voté contre le budget du CDEF en CSE », indique Bérengère Allée.

    Les missions du Sapsad sont actuellement redéfinies dans un récent appel à projets. En séance, Dominique Santoni avait temporisé à la question de savoir si les équipes actuelles pouvaient candidater. « Sauf qu’il faut répondre avant le 30 novembre », presse Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La présidente, mi-septembre, avait entrouvert la possibilité de déléguer ces missions au milieu associatif. « C’est moins cher », note Benjamin Lopez, redoutant « une logique économique ». De prochaines actions sont dans les tuyaux.

  • À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    Dominique Santoni, présidente LR du Département, le martelait encore vendredi en séance plénière : « La protection de l’enfance est une question prégnante à laquelle je suis sensible. » En interne, les agents attendent les preuves de cette sensibilité et surtout voir s’ils ont la même. Car début septembre, la direction du centre départemental enfance famille (CDEF) a prononcé une « annonce brutale », selon Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, à savoir la fermeture de deux services : le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (Sapsad, suite à une décision de la Cour de cassation qui oblige à revoir les missions) et le centre maternel. « Une décision profondément injuste pour ceux qui portent les valeurs du service public », insiste la responsable syndicale, qui tenait, ce lundi un point presse, à la Bourse du travail.

    73 familles concernées

    Cette possible fermeture au 31 décembre avait entraîné le 18 septembre une mobilisation et un envahissement du conseil d’administration. Depuis, le flou demeure, le Département réfute toute fermeture. « Ce n’est pas la peine d’agiter des torchons », implorait Dominique Santoni à l’adresse de Rémy Blanc (PCF). La présidente insistait sur le fait que « rien n’est avancé », assurant « mener ensemble une réflexion », allant jusqu’à souligner qu’il « n’y a aucune inquiétude à avoir » au sujet des agents, qui pourraient être reclassés. À savoir 23 personnes dont 6 contractuels « dont les missions s’arrêtent au 31 décembre », souligne Bérengère Allée, déléguée du personnel.

    « On a été reçus le 6 octobre par le directeur général des services qui nous a confirmé une transformation courant 2026 mais sans aucune clarté sur ce que cela signifie réellement pour les équipes, les missions, les familles », expose Virginie Gincourt. « On ne ferme pas une épicerie de nuit mais un service public essentiel avec 73 familles concernées qui ne sont pas au courant », enrage Cathy Larsson, secrétaire de l’Union santé médico-social CGT de Vaucluse. « Ce sont des histoires humaines avec des enfants, pas des lignes budgétaires », insiste Virginie Gincourt, qui « exige des réponses claires, directes et officielles ». Un conseil d’administration, prévu ce mardi, a été ajourné. « En attendant, on a voté contre le budget du CDEF en CSE », indique Bérengère Allée.

    Les missions du Sapsad sont actuellement redéfinies dans un récent appel à projets. En séance, Dominique Santoni avait temporisé à la question de savoir si les équipes actuelles pouvaient candidater. « Sauf qu’il faut répondre avant le 30 novembre », presse Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La présidente, mi-septembre, avait entrouvert la possibilité de déléguer ces missions au milieu associatif. « C’est moins cher », note Benjamin Lopez, redoutant « une logique économique ». De prochaines actions sont dans les tuyaux.

  • Avignon : le réseau du Ponzo, où les femmes mènent le jeu

    Avignon : le réseau du Ponzo, où les femmes mènent le jeu

    Le procès de 16 membres du réseau du point de deal du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, dont notamment trois femmes et une identifiée comme la gérante, Anaïs E., s’est ouvert ce lundi 13 octobre, au tribunal judiciaire d’Avignon.

    Tous sont poursuivis pour des faits d’acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisée de stupéfiants, et pour la plupart, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou encore possession d’une arme de catégorie D.

    Anaïs E., Avignonnaise de 27 ans, se serait occupée du point de deal pendant environ quatre ans, jusqu’au coup de filet des forces de police en juin 2023. Un réseau qui était l’un des plus importants du Vaucluse et qui pouvait rapporter jusqu’à 20 000 euros par jour. Le président, Johan Dennis, évoque également une « guerre des clans » contre le réseau de la Reine Jeanne, avec plusieurs personnes tuées et de nombreux blessés. Des soupçons se portent également sur un règlement de comptes au sein même du réseau du Ponzo.

    Des arrestations qui font suite à des années d’enquêtes et d’écoutes. Ce qui a permis d’identifier la jeune femme comme la gérante, devant tout de même rendre des comptes à un supérieur, identifié comme Faycal J., absent car en fuite, dont le frère, Badr, est lui également sur le banc des accusés. Le procès devrait se tenir jusqu’à ce vendredi 17 octobre. Tous risquent jusqu’à 10 années de prison pour ces faits.

    « Tirer dans les pieds »

    L’après-midi a commencé avec le premier interrogatoire, celui de Camila C., qui est identifiée comme l’ex-compagne d’Anaïs E. pendant plus de huit ans. Elle concède avoir connaissance des activités de sa compagne, sans pour autant y participer activement, assurant qu’elle n’a jamais « touché aux armes ou à la drogue ». Des messages cités par le président, Denis Johan, laissent pourtant penser à une participation plus poussée, en qualifiant ces SMS de « discours qui n’est pas celui d’une figurante », en évoquant un échange autour d’un vol de plusieurs dizaines de milliers d’euros par une troisième femme, Myriam S., qui fut également une membre active haut placée du réseau. Elle évoquera une « euphorie de la situation » à propos de messages où elle dit vouloir « tirer dans les pieds » de celle qui est partie avec la grosse somme d’argent. Elle a elle-même été touchée par des tirs en compagnie d’Anaïs E. Touchée à un bras, elle est aujourd’hui déclarée en incapacité à 80 %. Myriam S., qui s’est présentée en visio, sera entendue ce mardi 14 octobre au matin. L’interrogatoire d’Anaïs E. est prévu le mercredi 15 octobre en matinée.

    Ce fut ensuite au tour de Hamid M., ou « le vieux », notamment soupçonné de servir de nourrice pour le réseau. Plusieurs kilos de résine de cannabis et des sachets de cocaïne ont été retrouvés à son domicile. Diagnostiqué schizophrène, il n’avait pas été interpellé lors de la première vague d’arrestations en juin 2023, car il était hospitalisé. Il assure ne pas avoir stocké de produits chez lui, tout en expliquant avoir « voulu rendre service ».

  • Avignon : le réseau du Ponzo, où les femmes mènent le jeu

    Le procès de 16 membres du réseau du point de deal du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, dont notamment trois femmes et une identifiée comme la gérante, Anaïs E., s’est ouvert ce lundi 13 octobre, au tribunal judiciaire d’Avignon.

    Tous sont poursuivis pour des faits d’acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisée de stupéfiants, et pour la plupart, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou encore possession d’une arme de catégorie D.

    Anaïs E., Avignonnaise de 27 ans, se serait occupée du point de deal pendant environ quatre ans, jusqu’au coup de filet des forces de police en juin 2023. Un réseau qui était l’un des plus importants du Vaucluse et qui pouvait rapporter jusqu’à 20 000 euros par jour. Le président, Johan Dennis, évoque également une « guerre des clans » contre le réseau de la Reine Jeanne, avec plusieurs personnes tuées et de nombreux blessés. Des soupçons se portent également sur un règlement de comptes au sein même du réseau du Ponzo.

    Des arrestations qui font suite à des années d’enquêtes et d’écoutes. Ce qui a permis d’identifier la jeune femme comme la gérante, devant tout de même rendre des comptes à un supérieur, identifié comme Faycal J., absent car en fuite, dont le frère, Badr, est lui également sur le banc des accusés. Le procès devrait se tenir jusqu’à ce vendredi 17 octobre. Tous risquent jusqu’à 10 années de prison pour ces faits.

    « Tirer dans les pieds »

    L’après-midi a commencé avec le premier interrogatoire, celui de Camila C., qui est identifiée comme l’ex-compagne d’Anaïs E. pendant plus de huit ans. Elle concède avoir connaissance des activités de sa compagne, sans pour autant y participer activement, assurant qu’elle n’a jamais « touché aux armes ou à la drogue ». Des messages cités par le président, Denis Johan, laissent pourtant penser à une participation plus poussée, en qualifiant ces SMS de « discours qui n’est pas celui d’une figurante », en évoquant un échange autour d’un vol de plusieurs dizaines de milliers d’euros par une troisième femme, Myriam S., qui fut également une membre active haut placée du réseau. Elle évoquera une « euphorie de la situation » à propos de messages où elle dit vouloir « tirer dans les pieds » de celle qui est partie avec la grosse somme d’argent. Elle a elle-même été touchée par des tirs en compagnie d’Anaïs E. Touchée à un bras, elle est aujourd’hui déclarée en incapacité à 80 %. Myriam S., qui s’est présentée en visio depuis un centre de détention en région lyonnaise, où elle est incarcérée, sera entendue ce mardi 14 octobre au matin. L’interrogatoire d’Anaïs E. est prévu le mercredi 15 octobre en matinée.

    Ce fut ensuite au tour de Hamid M., ou « le vieux », notamment soupçonné de servir de nourrice pour le réseau. Plusieurs kilos de résine de cannabis et des sachets de cocaïne ont été retrouvés à son domicile. Diagnostiqué schizophrène, il n’avait pas été interpellé lors de la première vague d’arrestations en juin 2023, car il était hospitalisé. Il assure ne pas avoir stocké de produits chez lui, tout en expliquant avoir « voulu rendre service ».

  • Le Département du Var restreint l’aide à la restauration à certains boursiers

    Le Département du Var restreint l’aide à la restauration à certains boursiers

    Depuis de nombreuses années, le Département du Var versait à toutes les familles éligibles à la Bourse nationale de collège une aide supplémentaire de 140 euros par an. Cette aide, répartie sur les trois trimestres, était directement déduite de la facture de demi-pension, indique Pascal Brun, de la CGT Educ’action.

    Un dispositif d’aide aux familles modestes sur lequel la collectivité communiquait chaque année au moment de la rentrée, en insistant, comme elle l’écrivait en 2024, sur son « engagement fort » pour « permettre à tous les collégiens de bénéficier du déjeuner scolaire ». Dommage que ces louables objectifs aient été en partie abandonnés.

    Un argument d’équité dont devra en tout cas, hélas, se priver le président (LR) du conseil départemental, Jean-Louis Masson, puisque, rigueur budgétaire oblige, les critères d’attribution sont devenus cette année plus restrictifs, comme le précise le syndicaliste : « Seules les familles bénéficiant des taux 2 et 3 de la Bourse nationale de collège se verront attribuer cette aide. »

    Une « coupure faite presque en catimini »

    En clair, les familles aux revenus modestes, mais ne figurant pas parmi les plus précaires – pourtant les plus nombreuses en réalité – ne pourront plus bénéficier de cet allègement sur la facture de la cantine.

    « Ces familles représentent la majorité des familles boursières. On peut imaginer les économies que le Département veut faire à leurs dépens », met en avant la CGT Educ’action, ajoutant que « cette coupure a été faite presque en catimini ».

    Ce sont ainsi, insiste-t-elle, des centaines de familles qui perdent la possibilité « de ne payer que 2 euros pour un repas complet de qualité, à la place de 3 euros », comme l’indiquait fièrement la collectivité, l’an passé.

    Une mesure qui vient s’ajouter à une augmentation de 10 centimes du prix du repas, intervenue en janvier 2025. Ce dernier passant de 3 à 3,10 euros, soit un surcoût de 14 euros par an pour les familles.

    « Ces décisions prises par le Département ont de fortes incidences sur le pouvoir d’achat d’un très grand nombre de familles varoises », s’indigne Pascal Brun. Avec pour conséquences, ajoute-t-il, le choix contraint pour certaines de ne plus inscrire leurs enfants à la cantine. « Alors que l’on sait que c’est souvent le seul repas équilibré de la journée pour certains d’entre eux », tempête-t-il. Et de poursuivre : « Rien que dans mon collège, j’ai déjà deux familles qui envisagent de sortir leurs gamins de la demi-pension pour ces raisons-là. »

    « Une politique volontariste du Var »

    Il rappelle que « les familles sont en première ligne des coupes budgétaires mises en œuvre par les gouvernements qui se succèdent et par les collectivités territoriales qui les sacrifient sur l’autel des économies ». La CGT Éduc’action 83 demande donc au Département de revenir sur cette décision et de maintenir l’aide à toutes les catégories de familles boursières. « C’est faire des économies, à mon avis, là où il ne faut pas les faire », conclut le syndicaliste.

    Interpellée ce lundi matin sur le sujet, la collectivité a mis en avant le fait que « l’octroi de l’aide financière par le Département relève d’une politique volontariste du Var ». Et qu’« au regard des restrictions des dotations de l’état, l’institution départementale réaffirme son soutien aux plus fragiles ». En réduisant tout de même la voilure.

  • Le Département du Var restreint l’aide à la restauration à certains boursiers

    Depuis de nombreuses années, le Département du Var versait à toutes les familles éligibles à la Bourse nationale de collège une aide supplémentaire de 140 euros par an. Cette aide, répartie sur les trois trimestres, était directement déduite de la facture de demi-pension, indique Pascal Brun, de la CGT Educ’action.

    Un dispositif d’aide aux familles modestes sur lequel la collectivité communiquait chaque année au moment de la rentrée, en insistant, comme elle l’écrivait en 2024, sur son « engagement fort » pour « permettre à tous les collégiens de bénéficier du déjeuner scolaire ». Dommage que ces louables objectifs aient été en partie abandonnés.

    Un argument d’équité dont devra en tout cas, hélas, se priver le président (LR) du conseil départemental, Jean-Louis Masson, puisque, rigueur budgétaire oblige, les critères d’attribution sont devenus cette année plus restrictifs, comme le précise le syndicaliste : « Seules les familles bénéficiant des taux 2 et 3 de la Bourse nationale de collège se verront attribuer cette aide. »

    Une « coupure faite presque en catimini »

    En clair, les familles aux revenus modestes, mais ne figurant pas parmi les plus précaires – pourtant les plus nombreuses en réalité – ne pourront plus bénéficier de cet allègement sur la facture de la cantine.

    « Ces familles représentent la majorité des familles boursières. On peut imaginer les économies que le Département veut faire à leurs dépens », met en avant la CGT Educ’action, ajoutant que « cette coupure a été faite presque en catimini ».

    Ce sont ainsi, insiste-t-elle, des centaines de familles qui perdent la possibilité « de ne payer que 2 euros pour un repas complet de qualité, à la place de 3 euros », comme l’indiquait fièrement la collectivité, l’an passé.

    Une mesure qui vient s’ajouter à une augmentation de 10 centimes du prix du repas, intervenue en janvier 2025. Ce dernier passant de 3 à 3,10 euros, soit un surcoût de 14 euros par an pour les familles.

    « Ces décisions prises par le Département ont de fortes incidences sur le pouvoir d’achat d’un très grand nombre de familles varoises », s’indigne Pascal Brun. Avec pour conséquences, ajoute-t-il, le choix contraint pour certaines de ne plus inscrire leurs enfants à la cantine. « Alors que l’on sait que c’est souvent le seul repas équilibré de la journée pour certains d’entre eux », tempête-t-il. Et de poursuivre : « Rien que dans mon collège, j’ai déjà deux familles qui envisagent de sortir leurs gamins de la demi-pension pour ces raisons-là. »

    « Une politique volontariste du Var »

    Il rappelle que « les familles sont en première ligne des coupes budgétaires mises en œuvre par les gouvernements qui se succèdent et par les collectivités territoriales qui les sacrifient sur l’autel des économies ». La CGT Éduc’action 83 demande donc au Département de revenir sur cette décision et de maintenir l’aide à toutes les catégories de familles boursières. « C’est faire des économies, à mon avis, là où il ne faut pas les faire », conclut le syndicaliste.

    Interpellée ce lundi matin sur le sujet, la collectivité a mis en avant le fait que « l’octroi de l’aide financière par le Département relève d’une politique volontariste du Var ». Et qu’« au regard des restrictions des dotations de l’état, l’institution départementale réaffirme son soutien aux plus fragiles ». En réduisant tout de même la voilure.

  • La 20e Fête de la Chèvre du Rove célébrée en beauté

    La 20e Fête de la Chèvre du Rove célébrée en beauté

    Le soleil, complice de la journée, a brillé sur la 20e édition de la Fête de la Chèvre du Rove, samedi dernier. Une célébration empreinte d’unité, d’émotion et de solidarité. La récente dénomination de la place Georges-Rosso, cadre de cette journée festive, prenait tout son sens dans cette ambiance chaleureuse partagée par des centaines d’habitants et de visiteurs comme l’a souligné le maire, Paul Sabatino, lors de la traditionnelle allocution.

    Cette année, la fête s’est également teintée de rose : la mairie, le maire, les élus et de nombreux participants arboraient un ruban rose en soutien à la campagne Octobre Rose, rappelant l’importance de la prévention et de la lutte contre le cancer du sein.

    Organisée par La Cabro d’Or, avec le soutien actif de la municipalité, la fête a proposé un programme riche et varié. Tout au long de l’après-midi, les visiteurs ont profité d’animations ludiques et culturelles, allant du jeu de la pesée du bouc à un quizz aux accents historiques locales, en passant par de nombreuses expositions, dont celle des œuvres des écoliers de la maternelle (six magnifiques chèvres à la Wharol) et de l’école élémentaire ou de l’atelier d’art municipal.

    Des notes musicales et un troupeau très attendu

    Côté musique, le public a vibré au rythme du groupe Brass Koulé, aux accents créoles, engagé grâce au dispositif Provence en scène du Conseil départemental, et de la fanfare marseillaise Les Tropical Raclette, débordante d’énergie. Le point d’orgue de la journée fut, sans nul doute, l’arrivée du troupeau sur la place. Près de 400 chèvres du Rove, menées par les bergers Franck et Marc Gouiran et leur père André, figure emblématique du village, berger pendant 41 ans et président fondateur de La Cabro d’Or. Un moment toujours chargé d’émotion, autant pour les anciens que pour les nouveaux habitants, réunis autour de ce symbole vivant du patrimoine local. On pouvait noter avec joie la présence parmi la foule de nombreux résidents de la maison de retraite du Rove, qui avaient fait une sortie spéciale pour ne pas rater cet événement.

    Une fresque pour célébrer la mémoire rovenaine

    L’un des temps forts de cette édition fut aussi le dévoilement d’une fresque retraçant l’histoire de la chèvre du Rove. Réalisée collectivement sous l’impulsion du maire par la céramiste Virginie Leroux et Maurice Gouiran (pour le texte), Thierry Chauvelot (pour la Line des chèvres et du berger) ainsi que Franck Gouiran et Francis Montalban, cette œuvre en céramique illustre la mémoire, la fierté et l’attachement du village à son identité caprine. « Elle rappellera durablement aux Rovenains, comme à nos visiteurs, ce que représente la chèvre du Rove dans notre identité commune », a déclaré le maire, ému, lors de la présentation.

    Ces trois jours de festivités et de partage débutés avec l’assemblée générale de La Cabro d’Or*, se sont clôturés, dimanche, dans les collines, sur le site remarquable de la chapelle Saint-Michel, où les adhérents se sont retrouvés pour un pique-nique convivial avant un concert du duo Bakus. Le maire Paul Sabatino et l’association La Cabro d’Or ont remercier chaleureusement l’ensemble des bénévoles, mais aussi les services municipaux, les exposants, les écoliers et leurs professeurs, les artistes, les secouristes ou encore les habitants pour leur participation active et leur enthousiasme qui ont fait de cette édition une belle réussite collective !

    * marquée par la reconduction du bureau : Franck Gouiran (président), Maurice Gouiran (trésorier) et Thierry Chauvelot (secrétaire).