Category: societe

  • Les travaux route de Galice à Aix-en-Provence sont finalement reportés

    Les travaux route de Galice à Aix-en-Provence sont finalement reportés

    Initialement, la route de Galice devait entamer des travaux de réfection de voirie dès ce début de semaine. Finalement, le chantier, dont la fin était prévue pour la mi-février est reporté. La Ville évoque un « report technique » et la date de reprise n’est pas encore connue. Le chantier, qui devait se dérouler de nuit, entre 6h et 22h afin d’éviter les complications de circulation. Si l’intervention est repoussée, l’objectif reste inchangé.

    Sécuriser les voies

    L’intervention, s’inscrit dans le cadre du transfert de plusieurs axes routiers de la Métropole Aix-Marseille-Provence vers la Ville d’Aix-en-Provence, à la suite de la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles de 2014 (loi Maptam). La route de Galice, ancienne RD 64, fait partie des voies intégrées au domaine public communal et a été identifiée comme prioritaire en raison de l’état dégradé de sa chaussée. Selon les zones sur la route, les travaux devraient comprendre « un rabotage de la chaussée, la pose d’une couche d’assise et/ou la réalisation d’une nouvelle couche de roulement », indiquait la Ville dans un communiqué de presse. Tout au long du chantier, une communication « régulière » devrait être établie avec les riverains et usagers de la route. Notamment en cas d’évolution du calendrier ou des conditions de circulation. Pour rappel, « le programme s’inscrit dans le cadre des missions techniques et réglementaires de gestion de la voirie et vise à garantir la qualité et la sécurité du réseau routier communal », rappelait la Ville en amont du lancement des travaux.

  • Montpellier : mobilisation pour l’ouverture de lieux d’hébergement d’urgence

    Montpellier : mobilisation pour l’ouverture de lieux d’hébergement d’urgence

    Emmitouflés dans leurs manteaux, les manifestants protestent contre le manque de solutions d’hébergement. « Des personnes dorment jour et nuit dehors, dans le froid et l’indifférence totale », dénonce Samuel Forest, fondateur de Solidarité partagée. Un constat partagé par les associations de terrain présentes, qui alertent sur la saturation des dispositifs existants.

    La France connaît une vague de froid intense depuis le mois de décembre, ayant déjà causé à Montpellier la mort d’un jeune homme de 29 ans le 30 décembre dernier. Dans ce contexte, le plan départemental « grand froid », qui permettrait notamment l’ouverture de places supplémentaires d’hébergement, le renforcement des maraudes et la mobilisation de lieux d’accueil exceptionnels, n’a pas été déclenché. À travers cette mobilisation, le collectif entend interpeller la Mairie pour qu’elle agisse, anticipe et se prépare à de futurs épisodes de grand froid, afin d’éviter de nouvelles tragédies liées au manque de ressources.

    Une pétition a été lancée et a déjà recueilli près de 600 signatures. Elle devait être remise au maire, Michaël Delafosse, mais aucun représentant du collectif n’a pu être reçu. Les manifestants sont restés à l’extérieur, devant les grilles fermées de la mairie.

    Si cet appel à l’aide s’expriment devant l’hôtel de ville, la mise à l’abri est une compétence qui relève d’abord de l’État, via la préfecture. Le collectif citoyen compte néanmoins sur la Mairie comme acteur de proximité, en capacité d’agir « à la marge », notamment à travers le Plan communal de sauvegarde (PCS) qui permet à la commune de mobiliser ponctuellement des locaux, de coordonner les acteurs et de répondre à des situations d’urgence. La pression citoyenne est ainsi perçue comme un levier lorsque l’État ne déclenche pas le plan grand froid, comme c’est le cas actuellement.

    « L’ouverture ponctuelle de locaux municipaux pourrait être reproductible », confirme Michel Calvo, adjoint aux solidarités, avant de rappeler les limites de l’action municipale : « On est au bout de notre solidarité. On a ouvert 200 pensions de famille, 150 places de logements intercalaires, racheté un hôtel pour les jeunes avec des titres de séjour. On ne peut pas suppléer aux compétences de l’État. »

    Les manifestants redoutent les conditions météorologiques annoncées par Météo France, avec de fortes pluies attendues dans les prochains jours, une situation particulièrement critique pour les personnes à la rue en période de froid.

    Le gymnase Gambardella, aménagé le 4 janvier après la vague de grand froid, a depuis fermé ses portes. En parallèle, les places en foyers restent limitées, et certaines personnes sans domicile ne s’y sentent pas à l’aise ou ne parviennent pas à y accéder. Pour beaucoup, ces réponses ponctuelles apparaissent inadaptées face à l’ampleur de la situation. « Ils n’ont ouvert que quatre jours, ce n’est pas assez. Il existe d’autres solutions, comme Coallia, mais il n’y a pas beaucoup de logements. Tu passes la journée à l’abri, puis tu te retrouves dehors la nuit », témoigne Bruno.

    Si l’hiver appelle une action urgente et immédiate, Fatima, à la rue depuis une vingtaine d’années, tout comme ce collectif de citoyens, rappellent que la question de la mise à l’abri ne devrait pas se poser uniquement en période d’intempéries, mais tout au long de l’année.

    Souhaitant prolonger la mobilisation au-delà de ce rassemblement, les organisateurs annoncent une réunion publique sur le sans-abrisme ce mercredi 14 janvier à18 h30, à la Maison des Chômeurs, 4 rue Adolphe Mion (proche place Carnot).

  • L’Espace santé baptisé en hommage à la résistante Madeleine Riffaud

    L’Espace santé baptisé en hommage à la résistante Madeleine Riffaud

    C’est un juste choix pour ce lieu qui incarne la lutte permanente pour la dignité » estime le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux, au moment d’officialiser le nom de Madeleine Riffaud pour l’Espace santé autonomie, mardi soir.

    Ce choix a été fait dans la droite lignée de la féminisation de l’espace public voulu par le maire et son équipe, et sur recommandation de la commission extra-municipale des égalités. « Trop longtemps les femmes ont été invisibilisées », avance le maire, pour qui cette démarche « n’est pas une réécriture de l’histoire » mais une façon de la « rendre plus fidèle » à l’action des femmes.

    Madeleine Riffaud est « une figure qui éclaire notre présent, une passeuse d’histoire, la voix de ceux qu’on n’entend pas assez », selon l’édile, une « défenseuse du service public et de la justice sociale », dont l’histoire « offre un modèle à nos jeunes générations ». Gaby Charroux rappelle son passé de « résistante de l’ombre au courage sans limite, qui transporte des armes, vole des tickets de rationnement et soustrait des étudiants au service du travail obligatoire (STO) » et choisit la plume comme arme par la suite comme journaliste, notamment lors des guerres d’Indochine et d’Algérie.

    « On veut arriver à l’égalité pour Martigues »

    Cette dénomination s’est faite dans le cadre de la féminisation de l’espace public proposée par la commission extra-municipale des égalités dont fait partie Claire Chefdeville, présente à la cérémonie.

    Prenant l’exemple de son quartier, la militante indique que dans les noms de rues, « il n’y a que des musiciens. On veut montrer aux jeunes femmes que les femmes musiciennes, ça existe », plaide-t-elle. « À Bonneuil-sur-Marne, ils ont réussi à obtenir l’égalité femmes-hommes dans les noms de rues et c’est ce qu’on veut pour Martigues », détaille-t-elle. Avec une nuance : « On ne peut peut-être pas tout débaptiser mais beaucoup de ronds-points, de ponts et de lieux ne sont pas encore nommés. »

    Marie-Madeleine Rajau, figure du collectif féministe du PCF local, va plus loin et inscrit cette démarche dans « la lutte contre le patriarcat », une domination systémique.

    « Les héroïnes existent, et ont toujours existé », disait Gaby Charroux à l’adresse de Madeleine Riffaud. Ces militantes, à leur échelle, contribuent à le démontrer.

  • Dans le Var, une plongée expérimentale inédite pour la Marine

    Dans le Var, une plongée expérimentale inédite pour la Marine

    Après la dernière plongée expérimentale réalisée à 200 mètres en mai 2025 (Entex 50), la Marine nationale voit plus grand dans le cadre de l’Entex 51. En atteignant cette fois une profondeur de 265 mètres, les équipes du Centre expert plongée humaine et intervention sous la mer (Cephismer) mènent un programme ambitieux : repousser les limites de l’action humaine sous la mer.

    Créé en 1945, le Cephismer est issu du groupe de recherches sous-marines (GRS), en charge du déminage post-Seconde Guerre mondiale. Elle demeure une unité d’élite pionnière grâce à l’apport de figures telles que Jacques-Yves Cousteau et Frédéric Dumas. Accompagnés de scientifiques et de plongeurs courageux, ils ont jeté les bases de ce qui est l’un des foyers de la plongée militaire dans le monde.

    14 jours dans un caisson hyperbare

    Cette unité repose sur trois piliers : la maîtrise des risques en plongée, l’innovation et l’intervention robotisée sous la mer. Elle collabore étroitement avec des experts de l’armée de Terre, de la gendarmerie, du service de santé des armées, et des experts civils reconnus dans le domaine de la plongée.

    Ainsi, pendant deux semaines, du 27 janvier au 10 février, trois plongeurs et une infirmière militaire vivront dans l’enceinte d’un caisson hyperbare, sous le contrôle permanent du Cephismer, tout en réalisant des excursions à 265 mètres de profondeur, à l’aide de recycleurs électroniques. Cette plongée, comme les précédentes, s’inscrit dans une trajectoire d’amélioration progressive. L’Entex 50 a permis de mieux tester la technologie, la physiologie de la décompression. En bénéficiant de cet apport, l’Entex 51 vise à renforcer les capacités humaines en profondeur afin de remplir plusieurs objectifs, dont celui de la maîtrise des fonds marins et de la capacité à secourir des sous-marins en détresse. Elle permettra de valider des procédures et des concepts opérationnels avant de les éprouver en environnement naturel.

  • 500 chéquiers jeunes à distribuer à La Ciotat

    500 chéquiers jeunes à distribuer à La Ciotat

    Dédié aux jeunes âgés de 11 à 25 ans, le chéquier jeunes est une proposition de la municipalité pour favoriser l’autonomie et la mobilité. Il se compose de neuf chèques d’une valeur unitaire de 5 euros, soit 45 euros, parmi lesquels trois chèques pour les activités culturelles (cinémas, librairies, spectacles, musées), trois pour les activités sportives et nautiques et trois pour les transports en commun et la mobilité douce.

    Les titulaires peuvent également bénéficier d’une inscription annuelle gratuite à la médiathèque pour les jeunes de 18 à 25 ans et de cinq entrées gratuites à la piscine municipale. Le chéquier permet aussi d’accéder à divers dispositifs d’aide comme la bourse aux projets, pour accompagner les initiatives d’intérêt général, la bourse au Bafa, pour les jeunes de 16 à 25 ans souhaitant se former aux métiers de l’animation, ainsi que la bourse au permis de conduire, destinée aux 17-25 ans. Ou le dispositif baby-sitting, incluant une formation aux premiers secours et risques domestiques dispensée par les pompiers, suivie d’une mise en relation avec les familles. Enfin, ce sésame permet de participer à « Immersion cinéma », initiative permettant d’assister aux tournages de films, séries ou publicités accueillis à La Ciotat, de découvrir les métiers de l’audiovisuel et d’échanger avec des professionnels.

    Pour en bénéficier, il faut être âgé de 11 ans (scolarisé en 6e) à 25 ans et se présenter avec une pièce d’identité, un justificatif d’hébergement ou certificat d’hébergement, un certificat de scolarité, un formulaire de demande 2026 et une autorisation parentale pour les mineurs.

    7, place Évariste-Gras

  • Un vaste chantier de fouilles en plein cœur de la ville de Villeneuve-lès-Maguelone

    Un vaste chantier de fouilles en plein cœur de la ville de Villeneuve-lès-Maguelone

    Si des explorations archéologiques ont déjà été effectuées à plusieurs reprises sur l’île de Maguelone, c’est la première fois que des fouilles sont conduites dans le cœur même de Villeneuve-lès-Maguelone. Débuté le 5 janvier, ce chantier présenté par l’Inrap* comme l’un des plus importants en Occitanie mobilisera, pendant plus de 6 mois, une équipe de 10 à 15 personnes en continu au plus fort du chantier. Objectif  : mettre au jour les vestiges du bourg médiéval, pour prévenir l’impact que pourraient causer des travaux prévus dans le cœur de la commune, aux abords de l’église classée monument historique.

    « Une phase de diagnostic a été menée en juin 2024. Les sondages réalisés ont révélé de nombreux éléments attestant d’un fort intérêt à fouiller. Ce que cherchent les archéologues, ce sont les vestiges d’un éventuel château datant de l’époque médiévale », explique la maire de la commune, Véronique Négret, enthousiasmée par ce projet. « On va écrire une nouvelle page de l’histoire villeneuvoise, qui va enrichir notre patrimoine historique et valoriser notre ville », se réjouit-elle.

    « Le diagnostic a livré de nombreux vestiges archéologiques (remparts murs, porte, puits, sols…) très bien conservés et situés à environ 40 cm sous la surface actuelle », précise l’Inrap. « Plus de 550 fragments de céramiques ont été récoltés lors du diagnostic. Leur typologie montre une série d’occupations médiévales, centrées principalement sur les XIIe-XIIIe siècles. »

    Fin du chantier en juillet

    Dès le 5 janvier, les barrières ont été posées, la phase de décroûtage du sol entamée et la base de vie des archéologues installée pour un coup d’envoi des fouilles à proprement parler le 19 janvier. La première phase concernera la place du marché, puis ce sera au tour de la place de l’église d’être, plus longuement, explorée. « Les fouilles vont durer jusqu’à la mi-juillet environ, date à laquelle la place du marché sera livrée. La rénovation totale de la place de l’église sera, quant à elle, finalisée en mars 2027 », précise Véronique Négret. Ces fouilles préventives s’inscrivent en effet dans un projet de rénovation urbaine. « Jusqu’à présent, on avait une place qui était un parking. L’idée, c’est de redonner sa centralité à cette place de l’église en créant un véritable espace de vie, convivial, qui favorise les mobilités douces. Et de faire face aux enjeux du futur qui sont déjà là, en végétalisant beaucoup pour rafraîchir et en désimperméabilisant les sols pour que l’eau s’infiltre », développe la maire.

    À noter que des visites de chantier, des conférences et même une journée portes ouvertes -le 13 juin- permettront aux habitants de suivre l’évolution de ce chantier exceptionnel.

    * Institut national de recherche archéologique préventive

  • [Entretien] « J’invite les victimes de violences à révéler les faits »

    [Entretien] « J’invite les victimes de violences à révéler les faits »

    La Marseillaise : Quelle est votre philosophie dans votre fonction ?

    Thierry Lescouarc’h : La mission d’un procureur de la République, par définition, c’est défendre l’application uniforme de la loi, représenter la société lors des procès pénaux mais aussi l’intérêt général lors de procédures civiles ou commerciales. C’est porter la parole de la loi dans toutes ses dimensions. On a une sensibilité particulière, lorsque des faits graves sont commis, pour découvrir les auteurs des faits : délits ou des crimes. Nous avons aussi la volonté de protéger et d’accompagner les victimes tout au long du processus pénal.

    Quelle est l’évolution des crimes et délits ?

    T.L. : Les chiffres consolidés seront donnés à l’audience solennelle le 26 janvier. Mais globalement je ne vois pas de baisse ni d’explosion. Le niveau de délinquance reste important.

    Votre priorité est-elle la lutte contre le narcotrafic ? Que va changer la création du Parquet national anti-criminalité ?

    T.L. : Le narcotrafic gangrène nos villes et nos campagnes dans toutes ses dimensions : dans le trafic, le blanchiment, la violence avec la détention illicite d’armes. Ces faits sont graves et justifient des procédures prioritaires. Au quotidien, notre Parquet travaille sur les enquêtes soit préliminaires soit de flagrance en matière de criminalité organisée pour démanteler des réseaux de trafiquants de stupéfiants. Pas une semaine ne passe sans que l’on ne saisisse sur l’autoroute des cargaisons en provenance de l’Espagne ou des pays nordiques. Cela donne des comparutions immédiates avec une sévérité certaine. Avec des compétences spécifiques définies par la loi, le Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) doit permettre de traiter le haut du spectre, le transnational et les têtes de réseaux. À Montpellier, nous aurons une coordination avec le Pnaco auprès des Juridictions interrégionales spécialisées (Jirs). On en attend des effets majeurs. C’est un effort à mener sur la durée, les réseaux étant implantés même en dehors des villes. Rappelons qu’il existe aussi des consommateurs qui alimentent le trafic. La législation pénale prévoit des peines d’emprisonnement et d’amende contre eux. La consommation de stupéfiants constitue aussi des circonstances aggravantes pour des infractions de violence ou le fait de prendre le volant. C’est strictement interdit.

    Les violences aux personnes sont souvent celles qui augmentent. Comment agir ?

    T.L. : C’est aussi une priorité. Une organisation spéciale et un suivi des victimes pour un accompagnement sont mis en place. Ces process s’améliorent. À Montpellier, il existe une permanence spéciale dédiée aux violences intrafamiliales avec une assistance et des magistrats spécialisés et donc des réponses pénales graduées en fonction de la nature des faits, des antécédents du mis en cause. La grande majorité concerne les violences faites aux femmes. On sait que la procédure judiciaire peut faire peur. Alors il y a un accompagnement par une association d’aide aux victimes. Elle assure une meilleure connaissance, information, orientation, sur la manière dont on dépose plainte, la procédure. Désormais la prise de plainte est systématique en la matière. Nous disposons aussi du « téléphone grave danger » (télésurveillance) attribué à la victime pour la protéger, avec un suivi individuel au sein du Parquet. Il y a aussi le système du bracelet anti-rapprochement qui peut être imposé à l’auteur de violences ou menaces. Ce sont des interdictions de paraître dans tel ou tel lieu, de rester à distance. Beaucoup de cas de harcèlement sont jugés en comparution immédiate. J’invite les victimes à révéler les faits. Ne pas parler n’arrangera pas les choses et va générer un sentiment d’impunité chez certains auteurs. On a des services associatifs et sociaux qui peuvent héberger les victimes. On peut mettre en œuvre l’éviction du conjoint violent s’il est sous contrôle judiciaire ou porte un bracelet électronique. Il existe l’ordonnance de protection qui permet d’ordonner des obligations ou interdictions.

    La Justice n’a-t-elle pas urgemment besoin de davantage de moyens ?

    T.L. : La Justice a besoin de moyens comme nombre de services et d’institutions qui traitent des affaires sensibles qui touchent les personnes dans leur chair parfois. Beaucoup d’efforts ont été faits ces dernières années. L’équipe autour des magistrats ici qui compte une dizaine de personnes a été renforcée. Nous avons 19 magistrats du Parquet. Les perspectives doivent se poursuivre. Je pense aussi en moyens de fonctionnaires de greffe. Sans eux, on ne peut pas faire de procédure. Nous sommes un service public, notre souhait est de traiter les affaires au mieux et au plus vite. Je ne méconnais pas les délais importants parfois des procédures. Mais une permanence du Parquet traite la plupart des affaires dans les délais. Je ne peux pas entendre que la Justice ne fonctionne pas. S’il y a surpopulation carcérale, c’est que la Justice travaille. Il est nécessaire de pourvoir les postes, d’éviter les vacances, les trous à l’emploi lors des mutations.

  • Premier pas des eurodéputés contre le narcotrafic

    Premier pas des eurodéputés contre le narcotrafic

    À 442 voix pour et 202 contre, le Parlement européen a adopté ce mardi une résolution portée par l’eurodéputée écologiste Marie Toussaint, visant à une réponse européenne ambitieuse et coordonnée face à l’essor du narcotrafic, à la suite de l’assassinat de Mehdi Kessaci à Marseille. « Victoire. Au Parlement européen, une résolution contre le narcotrafic vient d’être votée. Elle arrive après le décès de mon petit frère Mehdi. Et elle devient une réponse de l’Europe face à ce fléau qui ravage nos quartiers et brise des vies », écrit Amine Kessaci dans un message posté sur les réseaux sociaux mardi. Le militant anti narcotrafic avait été reçu en décembre dernier par la présidente de l’institution européenne. Une minute de silence en hommage à Mehdi Kessaci avait été observée par les eurodéputés le 24 novembre dernier, onze jours après son assassinat.

    Le texte de Marie Toussaint a été voté à une large majorité par des élus de tous bords, de la gauche représentée par les groupes The Left, S&D (Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen) et les Verts, à la droite du PPE (Parti populaire européen) en passant par les centristes de Renew. L’extrême droite s’y est opposée.

    « Avec cette résolution, le Parlement européen pose une première pierre essentielle dans la lutte contre le narcotrafic. Nous affirmons clairement que l’Europe ne peut plus rester spectatrice face à des réseaux criminels qui tuent, intimident et menacent nos démocraties. C’est le point de départ d’une action européenne plus ferme, plus juste et plus solidaire », réagit l’eurodéputée écologiste, proche d’Amine, qui avait participé à la marche blanche en hommage à Mehdi à Marseille.

  • ” La ruralité a besoin de pluralisme de la presse “

    ” La ruralité a besoin de pluralisme de la presse “

    La Marseillaise : Comment percevez-vous la démarche impulsée par les Amis de La Marseillaise pour créer les conditions
    d’une arrivée de notre journal
    dans les Alpes
     ?

    Lionel Tardy : Je trouve ça bien ! Je suis agréablement surpris qu’il y ait un regain de dynamisme. Je suis ravi pour le journal, pour son histoire, pour les valeurs qu’il porte. Bravo ! J’ai appris aussi qu’il y avait eu l’ouverture d’une nouvelle agence en Occitanie, je ne peux que m’en féliciter au regard des difficultés de la presse. Je trouve ça encourageant. Que La Marseillaise, puisse aller sur l’ensemble de notre région, c’est bien, ça lui donne une dimension importante. Je trouve qu’apporter du pluralisme dans ces bastions où ça ronronne est une bonne chose. J’espère que les acteurs du mouvement social, écologiste, associatifs pourront s’en saisir.

    Que représenterait pour vous l’arrivée de « La Marseillaise » ?

    L.T. : Un journal qui donne de l’écho aux mouvements qui appartiennent au spectre du progrès social, ça apporte du pluralisme. C’est à la fois un journal qui apporte matière à réflexion au monde du travail et qui organise le Mondial La Marseillaise à pétanque, c’est un repère dans notre région. Je souhaite que votre journal progressiste trouve sa place dans les Alpes, apporte par sa présence une sécurité démocratique.

    Vous êtes maire d’une petite commune alpine, quelles sont les thématiques qui vous importent et que vous aimeriez voir traitées dans un journal différent ?

    L.T. : C’est vrai que dans la ruralité nous sommes relativement isolés, dépendants de la voiture, éloignés des bassins d’emplois, avec des personnes âgées ou des personnes en refuge socialement parce qu’elles cherchent des logements pas cher. C’est toute une réalité qui mérite d’être prise en compte. Et pour autant dans ma commune de 500 habitants, à notre échelle, on se démène pour rendre service au plus grand nombre. On est dehors, on est avec les gens. On organise nous-mêmes des services de transports, on bricole, mais si on ne le fait pas on ne peut pas regarder son voisin dans les yeux. On ne peut pas se satisfaire quand il y a des manques. Ce sont des batailles pour faire en sorte que tous les gamins puissent manger à la cantine, on fait le repas à 1 euro. On est les premiers à faire du logement locatif. Il y a un volet social important. Tout cela n’a pas forcément un grand écho. Ce n’est pas notre priorité de faire parler de nous mais ça aurait sa place dans un journal qui ne soit pas lisse, qui prenne en compte les personnes discrètes qui font des choses généreuses et fortes, aurait du sens.

    Comment voyez-vous la perspective des Jeux olympiques ?

    L.T. : Les territoires alpins sont coupés en deux depuis les années 1960 avec d’un côté les zones de développement du tourisme d’hiver et les autres. Il y a de grandes disparités entre les zones tirées par la neige et celles qui ne l’ont pas été. On vit la fin du ski pour tous parce que la neige va manquer et qu’il y a une orientation un peu élitiste de ce secteur. La question pour moi c’est comment ces JO vont-ils pouvoir accompagner la montagne dans sa bifurcation, dans son avenir. Ils peuvent redessiner l’avenir des territoires de montagne. J’espère qu’il y aura des retombées pour tous, notamment en matière de desserte ferroviaire et de grandes infrastructures, et pas que des promesses.

  • Le parti pris de la Région pour accroître les transports publics

    Le parti pris de la Région pour accroître les transports publics

    Avec 46 600 personnes qui s’installent chaque année, l’Occitanie a la troisième croissance démographique -hors Mayotte- de l’Hexagone. C’est ainsi que la région dépasse les 6,2 millions d’habitants en 2025. De bons chiffres expliqués par un solde migratoire positif de 0,9 point malgré un solde naturel négatif de 0,1 point. En effet, depuis 2017, l’Occitanie enregistre plus de décès que de naissances. C’est donc le fort nombre d’arrivées qui permet l’augmentation continue de la population occitane.

    18 rames supplémentaires

    Face à cette croissance, qui devrait perdurer jusque dans les années 2040, la Région anticipe et développe notamment sa politique de transports.

    « Nous n’avons pas attendu ces chiffres pour nous pencher sur cette question. Cela fait partie des choses que l’on suit et on fait des points chaque année avec les associations d’usagers ou les comités départementaux des mobilités afin de suivre cette croissance. Notre volonté d’adapter régulièrement l’offre est liée avant tout à un travail de partenariat, de suivi et de démocratie citoyenne continue », soutient Jean-Luc Gibelin, vice-président PCF de la Région Occitanie.

    Ainsi, la collectivité dirigée par la socialiste Carole Delga prévoit de commander des rames supplémentaires. « Nous avons lancé l’acquisition de matériel roulant ferroviaire. 18 rames supplémentaires ont été commandées. Elles sont à deux étages – donc des rames plus capacitaires – et vont être déployées en particulier sur le littoral, car nous avons déjà des rames du côté de Toulouse. Elles vont arriver à partir de la deuxième moitié 2026 et sur toute l’année 2027, à raison d’une à deux rames par mois », poursuit le vice-président de la Région. Des délais expliqués par la lente construction des rames.

    L’autre offre à développer concerne les cars. Bien que la Région Occitanie ne soit pas propriétaire des cars – « elle est juste propriétaire de la régie des transports de Haute-Garonne, de celle des Pyrénées-Orientales, et de la SPL “D’un point à l’autre” dans le Tarn », précise Jean-Luc Gibelin – celle-ci garde néanmoins un œil sur les contrats passés avec les sociétés privées. « Dans les marchés passés, il y a des perspectives de développement de l’offre qui sont prévues. Dans ce cadre-là, les propriétaires prévoient l’acquisition de cars supplémentaires », note Jean-Luc Gibelin. Ce qui permettra d’agrandir la flotte actuelle de 5 000 cars occitans.

    Objectif décarbonation

    La Région priorise donc le développement tous azimuts des transports en commun. Une manière également de remplir les objectifs de transition environnementale. « La décarbonation passe par le développement des transports en commun. Mais nous sommes à rebours de Bercy, qui préférerait passer à 100% de véhicules électriques pour décarboner. Mais c’est faux. Il est complètement démagogique et ce serait une hérésie écologique de penser qu’en 2050, nous n’aurons plus que des véhicules électriques et que notre parc automobile sera décarboné. C’est la porte ouverte aux embouteillages », fait valoir le vice-président communiste.

    Anticiper cette croissance démographique dans les transports passe également par le développement d’infrastructures. En ce sens, la Région construit des pôles d’échange multimodaux (PEM) afin de permettre aux Occitans et futurs Occitans de se déplacer plus facilement.
    L.D.