Category: societe

  • Aux Aygalades, des locataires craignent un effondrement

    Aux Aygalades, des locataires craignent un effondrement

    Quand il y a du vent, on sent bouger les murs et quand il pleut, on ne peut plus sortir. » Locataire depuis 1989 d’un T3, Dalila Hezaimia est devenue le fer de lance d’une bataille des locataires du bâtiment 4, qui tentent depuis des années d’obtenir des travaux, du moins des réponses de 13 Habitat.

    Ils sont plusieurs à la rejoindre en pied d’immeuble pour exposer « des problèmes importants qui menacent notre sécurité », estime Djamal, jeune père de famille. Ils vivent dans l’humidité permanente, infiltrée du sol au plafond. Des cinq petits immeubles en contrebas de la cité, le 4 est en bout de pente. « Les pluies dévalent toutes ici. L’eau monte jusquà 50 cm dans le hall » précise une autre locataire devant l’entrée, désignant la démarcation laissée sur le mur. Les pieds dans les boues qui tapissent encore les sols, on ne peut que constater les évacuations bouchées. Un bruit de cascade arrive du local technique en pied d’immeuble. En poussant la porte, on aperçoit un conduit d’eaux usées vaguement colmaté avec de la mousse expansive. Plus loin, un autre conduit dégouline sur le sol, c’est la piscine. « C’est non-stop tous les jours », désespère Djamal. « L’immeuble est devenu instable, un jour ça va s’effondrer », craint Dalila.

    Peinture sur moisissures

    Dans les escaliers, deux locataires s’épuisent à porter des chaises neuves au 6e. « On ne compte plus les pannes d’ascenseur », lancent-elles. Les coups de peinture badigeonnés sur les murs moisis ne planquent même plus la misère. Le salpêtre et les champignons poursuivent leur progression et rongent les plâtres. « Mes enfants sont devenus asthmatiques, le médecin a fait analyser les champignons, c’est toxique », explique une locataire du 4e. Quant à son voisin, il n’ose plus aller sur le bacon dont le béton s’effrite. Sur son cumulus, un saladier est installé pour récupérer l’eau qui goutte du plafond. Aucun des 31 logements n’est épargné.

    Les signalements envoyés sur la plateforme mise en place par le bailleur restent sans suite. Le PV de 85 pages dressé par un huissier en avril 2024 « n’a pas eu plus d’effet », déplore Dalila, qui a interpellé le service d’hygiène et de sécurité de la Ville. Contactée, la direction de 13 Habitat n’a pas donné suite.

    Le 11 juillet 2024, la police avait procédé à l’expulsion d’une cinquantaine d’occupants illégaux. Des travaux de réhabilitation générale et de rénovation énergétique devaient démarrer courant 2025. Pour l’heure, « c’est l’abandon complet ».

  • Quel avenir pour le site de la verrerie de Vergèze ?

    Quel avenir pour le site de la verrerie de Vergèze ?

    Que va devenir le site qui abritait jusqu’ici 164 salariés à partir de 2026 ? Comme l’oblige désormais la loi Florange, un cabinet spécialisé a été mandaté pour trouver un repreneur. Si aucun verrier ne s’est pour l’instant manifesté, le groupe Alixio aurait reçu quatre offres de reprise mais personne n’est pour l’heure en capacité d’évaluer leur sérieux. Les élus régionaux planchent actuellement pour évaluer leur « faisabilité ».

    Selon ces offres, la création d’emplois industriels est évaluée à 30 emplois pour l’offre la moins ambitieuse et 110 (sur une prévision sur trois ans) pour la plus optimiste. Mais la CGT ne croit absolument pas au sérieux de ces annonces. « C’est du pipeau ! Comme Alixio n’a pas de devoir de résultat, ils nous ont envoyé des gens pour nous présenter des projets mais ils ne tiennent pas la route. Il y avait une entreprise espagnole qui recyclait de la poudre de métal de voiture mais je ne vois pas comment Perrier laisserait venir une telle entreprise où il y aurait des risques de pollution. De toute façon, on n’a reçu aucun business plan, on ne sait rien », prévient Yohan Goupille. Pour le délégué syndical CGT, le site sera récupéré par Perrier : « C’est Nestlé qui va reprendre le terrain pour faire du stockage et de la logistique. Mais il n’y aura pas de réindustrialisation du site ».

    La nationalisation sur la table

    Plusieurs forces politiques de gauche appellent donc à une nationalisation temporaire pour laisser le temps de trouver un verrier qui souhaiterait investir dans l’usine, qui a besoin d’un nouveau four dont le coût est estimé entre 40 et 60 millions d’euros. « Après l’échec de ceux qui ont entretenu depuis de longues semaines l’idée « d’un repreneur », la proposition de nationalisation temporaire constitue la réponse possible et réaliste au maintien de la verrerie et des emplois. Cette proposition est aujourd’hui soutenue par le syndicat FO, des salariés de la verrerie, des maires du département et de nombreux habitants », a réagi La France insoumise (LFI) du Gard dans un communiqué publié le 21 octobre. En théorie, un repreneur pourra toujours se manifester jusqu’au 31 décembre.

  • Livraison par drone entre hôpitaux : le projet s’affine

    Livraison par drone entre hôpitaux : le projet s’affine

    Il se pourrait que d’ici quelques années, des drones fassent l’aller-retour entre les hôpitaux d’Aix et de Pertuis. Le projet Medical Delivery, porté par le pôle de compétitivité Safe, doit permettre, d’ici trois ans, la livraison d’échantillons biologiques, essentiellement des tubes de sang et d’urine, par les airs entre les deux hôpitaux en une vingtaine de minutes approximativement. Le projet a été lancé par la Métropole et l’Agence régionale de santé (ARS). L’hôpital d’Aix-Pertuis a été parmi les premiers à se porter volontaire, dans le cadre d’un appel à manifestation métropolitain.

    Ce vendredi, alors que la première étape technologique du projet touche à sa fin, un premier drone « Tundra », capable de porter jusqu’à 5 kg de charges utiles, a effectué un premier vol depuis la pelouse du Centre de secours de Pertuis (Sdis 84). « Le drone est connecté en réseau 4G via les réseaux mobiles pour communiquer avec les centres de pilotage. On a plusieurs cartes, plusieurs opérateurs et d’autres systèmes de sécurité sont installés en dehors de zone, pour permettre d’évaluer les conditions de vol. Tout ça est relié à un système de parachute », détaille Julien Bigny, directeur technique chez Hexadrone, société fabricante.

    Quelques verrous à lever

    Il n’est pourtant pas encore question de vol d’un hôpital à l’autre. Pour cause, plusieurs étapes législatives doivent encore être étudiées et validées. « On est encore contraints par la réglementation, notamment celle de la limite dans une zone peu habitée. Aujourd’hui, on a sécurisé une zone qui permette de faire Pertuis-Aix, mais l’hôpital est directement concerné par une zone à forte habitation. Le Sdis est à la limite d’une zone peu habitée. On ne va pas non plus se poser sur l’hôpital d’Aix, on se posera à proximité », contextualise le pôle Safe, qui dit « travailler au quotidien » pour faire évoluer la réglementation.

    « Il va nous falloir deux ans pour la validation de la ligne », estime de son côté le Docteur Christine Pachetti. La cheffe du pôle médico technique de l’hôpital d’Aix travaille depuis deux sur le projet du transport par drone : « On a un point faible sur le trajet de la ligne Pertuis-Aix puisqu’on transporte les échantillons par la route. Et l’hôpital de Pertuis n’a pas de laboratoire : il y a toute une gamme d’analyses faites sur Aix. Ça va nous faire gagner du temps, sachant que Pertuis nous envoie beaucoup de prélèvements urgents. » Selon Gautier Dhaussy, cofondateur de la société Delivrone, opératrice du projet, la mise en place d’une « liaison aérienne automatisée » permettrait à médecins et patients « d’obtenir un diagnostic dans l’heure ». « En région Sud, c’est un projet novateur », poursuit le Gautier Dhaussy.

    « Il y a un double enjeu : le premier, nous élaborons un projet médical ou nous mettons au cœur de nos préoccupations la prise en charge de nos patients. Le second, est celui des soins durables. Les drones viennent s’inscrire dans cette logique en évitant les transports carbonés », ajoute Francis Saint-Hubert, directeur de l’hôpital d’Aix-Pertuis. Il faudra encore attendre quelques années avant que les drones ne volent d’un hôpital à un autre.

  • Futur de l’aéroport d’Avignon : « assez d’opacité »

    Futur de l’aéroport d’Avignon : « assez d’opacité »

    Ils ne veulent pas rater l’embarquement. Alors que l’actuelle délégation de service public (DSP) pour la gestion de l’aéroport, attribuée à la Chambre de commerce et d’industrie de Vaucluse (CCI 84), touche à sa fin en décembre 2026, l’association de riverains entend se mêler de l’avenir de l’infrastructure. Réagissant à notre article de mercredi dernier où le président de Région [propriétaire de l’aéroport] piquait la CCI, l’Un-Adrac (Union de défense des riverains de l’aéroport d’Avignon) exprime, dans un communiqué, « sa profonde inquiétude face à la perspective d’un nouveau transfert de gestion au secteur privé, sans bilan environnemental, social ni financier du délégataire sortant ».

    Fin septembre, l’Un-Adrac a pu participer, à l’invitation de la Région, à une réunion d’échanges sur la préparation du cahier des charges. Les riverains ont saisi cette occasion pour dénoncer « l’opacité » sur la gestion de cet équipement, structurellement déficitaire. L’Un-Adrac, qui milite pour la fermeture du site, demande notamment « la publication intégrale du rapport de gestion de la CCI et de l’audit commandé par la Région, l’organisation d’un débat public sur les orientations de la future DSP, la suspension de toute décision avant la remise du rapport d’évaluation environnementale indépendant et une reprise en main publique et transparente de l’aéroport ». Pour Yves Marie-Cardine, président de l’Un-Adrac, « il est temps de rendre des comptes et de repenser cette infrastructure dans le respect de la santé publique, du climat et de la démocratie locale ».

  • [OnPasseATable] La bavette sauce au poivre & frites fraîches

    [OnPasseATable] La bavette sauce au poivre & frites fraîches

    C’est la recette de bistrot par excellence que vous propose de réaliser à la maison le chef Benjamin Mathieu, dans l’une de ses récentes adresses, Honoré.

    Blanchir les frites, une étape indispensable

    Avant de débuter votre recette et la cuisson de la viande, vous pouvez confire quelques gousses d’ail. Pour cela, faites chauffer de l’huile d’olive ou neutre, que vous pouvez aromatiser à votre guise avec des aromates par exemple. Portez à ébullition les gousses avec leur peau. Couvrez et laissez à feu doux pendant une quinzaine de minutes, puis laisse tirer une à deux heures. Quand le mélange est froid, c’est confit. Assaisonnez la pièce de viande à température ambiante avec de la fleur de sel de tous les côtés, pour bien caraméliser le bœuf, mais aussi faire des sucs au fond de la poêle et recommencez avec le poivre, généreusement.

    Ciselez l’échalote, hachez l’ail et réservez. Vous pouvez aussi faire blanchir vos frites. Pour cela, pochez-les dans de l’huile entre 120 et 140° pendant une dizaine de minutes et on laissera reposer avant de les cuire.

    Faites chauffer une poêle avec un peu de matière grasse, évitez l’huile d’olive. Quand elle est bien chaude, déposez votre pièce de viande environ deux minutes de chaque côté si vous la voulez bleue.

    Une sauce sirupeuse

    Arrosez la viande avec la matière grasse présente dans la poêle, puis ajoutez une noix de beurre et baissez le feu pour ne pas que le beurre brûle Arrosez généreusement avec un beurre mousseux. Débarrassez du feu et laissez-la reposer. Gardez la matière grasse et plongez l’échalote, ajoutez la purée d’ail puis une belle lampée de cognac que vous faites flamber. Ajoutez le jus de veau, mouillez à la crème, rallumez le feu à fond, fouettez la sauce, une pincée de poivre et laissez bien réduire. Pendant ce temps, faites cuire les frites. Quand la sauce a réduit, plongez-y la viande quelques secondes.

    Enfin dressez votre pièce de viande, arrosez de sauce généreusement, quelques herbes fraîches et, pour finir, vos gousses d’ail confit. Les frites se dégustent à part dans un bol.

    Il vous faudra :

    – Une belle bavette de bœuf

    – De la crème fraîche entière, liquide

    – Quelques gousses d’ail

    – Du poivre mignonnette

    – Un verre de cognac

    – Quelques pommes
    de terre

    – Du sel, de l’huile d’olive et de l’huile neutre

    – Une échalote

    – Du jus de veau

  • Sport et bien-être municipalisés au stade nautique

    Sport et bien-être municipalisés au stade nautique

    « C’est la dernière brique du stade nautique dont on avait rêvé », lance fièrement la maire (PS) Cécile Helle en inaugurant la salle de sport désormais municipalisée du centre nautique, Avi’forme, et son espace bien-être avec jacuzzi et sauna à l’étage.

    Orphelin de ces espaces après la fermeture de la structure privée Yakha Sport, qui les gérait jusqu’au 31 décembre dernier, le stade nautique retrouve donc son aspect sport-santé en dehors des activités purement aquatiques. Deux espaces sont proposés aux pratiquants : à commencer par une salle de fitness/cours collectifs de 140 mètres carrés, ainsi qu’une autre de musculation et de « cardio » de 162 mètres carrés avec des équipements et poids de musculation. Des espaces accessibles du lundi au vendredi de 11h à 14h et de 17h à 20h, et le samedi de 10h à 14h. Une journée portes ouvertes est prévue samedi 1er novembre.

    L’espace a notamment été remis à neuf par la municipalité, avec la reprise des cloisonnements et murs, le remplacement de la menuiserie et les protections sur le sol, pour un montant de 109 210 euros.

    Une réouverture qui vient boucher le trou qu’avait laissé la fermeture de la salle privée Yakha Sport en décembre dernier. « Le modèle du privé ne correspondait pas au fonctionnement du stade nautique », confie Zinèbe Haddaoui, adjointe (PS) au sport. Le projet actuel a notamment été monté avec l’aide d’anciens employés de l’ancienne salle. « On sait ce dont les personnes avaient besoin. C’est surtout pour amener les personnes au sport. On mise sur la convivialité », confie Rudy, coach du site, qui était aussi à Yakha.

  • Les Maures fêtent la châtaigne

    Les Maures fêtent la châtaigne

    Octobre atteint son crépuscule, et avec lui, celui d’une bien douce saison des châtaignes, encore loin des premiers après-midi au coin du feu. Qu’importe : il n’y a pas de moment pour les déguster, et leur faculté à se conserver laissent augurer des dimanches bien au chaud quand le mercure sera redescendu de quelques étages.

    Pour s’offrir ce plaisir automnal, les Fêtes de la châtaigne et du terroir demeurent un incontournable. D’autant plus à Collobrières, haut lieu de ce fruit à coque qui a fait sa prospérité aux XIXe et XXe siècle. Et qui continue, aujourd’hui, à ancrer son identité au creux de ses bogues, à travers des jumelages conclus avec Fabrosa Sottana (Italie) et Pujerra (Espagne), présentes le week-end dernier, lors de la journée internationale.

    Journée des artisans dimanche

    Si ce week-end marque la fin des festivités débutées le 12 octobre, le plaisir se prolongera encore dans les semaines à venir, avec quelques événements ponctuels. Samedi et mercredi, embarquez (sur inscription) pour une balade sur le thème « Le liège et la châtaigne… autrefois et aujourd’hui ». L’occasion de faire un bond dans l’histoire : comment conservait-on la châtaigne au XIXe siècle ? En quoi consistait le travail du liège ? Quelles évolutions aujourd’hui ? Toujours ce samedi, (ainsi que les 1er et 11 novembre), petits et grands pourront participer (également sur inscription) à l’atelier du petit castanéiculteur à la châtaigneraie Godissard. Une journée dédiée à la récolte, au tri, et aux apprentissages sur les châtaignes, conclue par une « castagnade » (dégustation).

    La châtaigneraie Godissard sera également ouverte aux visites dimanche (toujours sur inscription), pour une découverte du métier de castanéiculteur et de la culture de la châtaigne. Mais c’est surtout la grande journée des Artisans qui animera la commune, de 10h à 18h. L’occasion de découvrir les métiers de l’ancien temps avec l’association Giens 1900, et du travail de la laine avec la Ferme du Lambert. Des démonstrations de verre soufflé et de tournage sur bois seront également proposées, au rythme des animations folkloriques (danses, concerts…), le tout, accompagné, bien sûr, par des stands de dégustation et de vente par des producteurs locaux. Et si cela ne suffisait pas, les musées géologique et du marron glacé seront également ouverts.

    Infos et réservation sur collobrieres.fr

  • « Pizza fever » pour le premier rendez-vous d’un Dimanche à la Friche

    « Pizza fever » pour le premier rendez-vous d’un Dimanche à la Friche

    Je suis le seul camion présent dimanche à la Friche, mais sur Marseille, nous sommes plus de cinquante. Je me suis lancé il y a 17 ans à la Blancarde (4e), je comptais rester que 2 ou 3 ans ! », lance joyeusement le patron du camion Chez Gé. Inventé en 1962 à Marseille, le camion à pizza est une véritable institution. « Moi, ma préférée, c’est la moitié moitié, mais attention, avec de l’emmental, du vrai, pas de la mozza. À la Friche, j’en ferai des différentes et j’ai aussi une chef avec moi qui va en proposer avec de la purée de courges », précise Gé le pizzaïolo, qui quitte son quartier pour cette journée dédiée à sa recette italienne favorite.

    Autour d’un espace librairie et à l’occasion de la sortie de Pizza. Histoires – Reportages Recettes (Éditions Flammarion) d’Ézéchiel Zérah, c’est tout un univers avec des discussions au micro en public et sur les ondes de Radio Grenouille. « Marseille est-elle la capitale française de la pizza ? », « comment faire pour ouvrir une pizzeria en 2025 ? » ou encore « quelles sont les nouvelles tendances de la pizza ? » font partie des questions qui seront abordées. Sans oublier les démonstrations avec de nombreux fours à bois, un atelier d’illustration pour les enfants de 6 à 9 ans, et de la musique avec des DJ sets. Et, surtout, surtout de la pizza à gogo, à toute heure, dont le prix varie pour une entière entre 12 et 16 euros.

    Salée ou sucrée, à moins que ce ne soit salé-sucré, cette gourmandise se déguste chaude souvent à la main dans un cornet, et le plus dur, c’est souvent de savoir s’arrêter.

  • Les commerçants de Ferrières sortent le grand jeu pour Halloween

    Les commerçants de Ferrières sortent le grand jeu pour Halloween

    Installées sur des courges, deux araignées géantes accueillent les clients d’Olympic primeur. À l’intérieur, des fantômes et des sorcières au nez crochu surplombent les étalages colorés. Près de la sortie, des citrouilles creusées et peintes sont disposées sur une table qui fait face à la caisse. Pour la dixième édition de la fête d’Halloween, organisée conjointement par la Ville et l’association de commerçants les Vitrines martégales le 31 octobre, le magasin situé boulevard du 14-juillet met la main à la pâte en organisant son traditionnel concours de citrouilles. Les participants sont appelés à aller chercher une courge et à la ramener avant le 27 octobre. Les votes se feront ensuite sur la page Facebook d’Olympic primeur.

    Le 31, des animations entièrement gratuites seront proposées sur la place Jean Jaurès, comme des parades d’Halloween, des défilés de mascottes, un stand de maquillage, des jeux en bois, des jeux gonflables ou encore une distribution de bonbons. « C’est devenu un événement incontournable du quartier de Ferrières, affirme Justine Follet, qui tient l’enseigne familiale avec sa mère. Ça n’a pas vraiment d’impact économique pour les commerces, mais c’est hyperimportant d’animer le centre-ville. »

    Multiplier les initiatives

    Car depuis un an, la clientèle se fait plus timide. « Notre chiffre a chuté de 15% », confie-t-elle. « C’est une tendance nationale, les habitudes ont changé, les gens préfèrent aller dans les zones commerciales où c’est plus simple de se garer. Et puis il y a l’image tenace que les commerces de centre-ville sont plus chers que les grandes surfaces. » La propriétaire d’Alain Boutique, un commerce historique du boulevard situé quelques mètres plus loin, y voit aussi les conséquences de l’instabilité politique et de la baisse du pouvoir d’achat. « Les gens sont plus frileux », constate-t-elle.

    Alors, les commerçants redoublent d’efforts pour mettre en avant leur plus-value. « On fait en sorte que ce soit un plaisir de faire ses courses pour nos clients, on les fait venir pour un moment de partage et de plaisir », développe Justine Follet. Une attention que salue une habituée. « Elles tiennent leur magasin avec amour, elles sont tout le temps en train de le décorer, que ce soit pour Halloween, Noël ou la Saint-Valentin ! »

    Chez Optique Mézard, Sahra Ketata multiplie aussi les initiatives. Pour la Fête de la citrouille, elle a redécoré sa vitrine en partenariat avec une tatoueuse et illustratrice de Martigues sur le thème Alice au pays des ténèbres. À l’intérieur, un jeu de pistes attend les enfants. « En tant que commerçants, notre rôle ne se limite pas à la vente, assure-t-elle. C’est aussi à nous de faire vivre le quartier. »

    Pour la Saint-Valentin, la jeune femme avait donné la possibilité aux Martégales et aux Martégaux de gagner un panier garni, en collaboration avec d’autres commerces du coin. « Il fallait simplement prendre la photo la plus originale devant la vitrine, raconte-t-elle. Ça a pris tellement d’ampleur que le soir du vote, on a dû fermer boutique avant l’heure pour pouvoir départager les plus de 1 000 participants ! »

    Sahra Ketata constate aussi une légère baisse de clientèle, mais elle ne baisse pas les bras. « Vivre Martigues et consommer Martigues, je suis sûre que c’est possible. Moi, c’est ce que je fais. Il faut simplement créer cette dynamique. »

  • Un festival pour prôner la paix au Mucem

    Un festival pour prôner la paix au Mucem

    En réponse à un appel du pape François lancé lors du discours de clôture des rencontres méditerranéennes de 2023, à Marseille, le Bel Espoir Med25 est parti en mars pour un voyage de huit mois en Méditerranée. Un voilier de 29 mètres sur lequel 200 jeunes, issus des cinq rives de la mer du milieu, ont successivement embarqué pour recevoir une formation au dialogue à la paix. Après une trentaine d’escales, l’odyssée se termine ce samedi à Marseille, avec le festival Med 25. Un rendez-vous organisé toute la journée au Mucem (2e) par les associations Mar Yam, Bel Espoir -AJD, qui met en œuvre les « intuitions du père jésuite Michel Jaouen », et le diocèse de Marseille.

    En parallèle de la parade de 25 voiliers mise en place entre 9h30 et 12h pour accueillir le Bel Espoir, qui accostera dans l’anse du Pharo, le programme sera chargé entre les murs du musée de la Méditerranée. De 10h30 à 12h, quatre invités échangeront avec les jeunes du Bel Espoir autour de l’art, du dialogue et de la relation. Parmi eux : Julien Loizeau, membre fondateur du Collège de Méditerranée, historien et chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (Iremam, Aix-en-Provence) et Yaël Gronner, docteure en sociologie de l’EHESS et cofondatrice du collectif Tisseuses de Paix, qui regroupe des femmes juives, chrétiennes et musulmanes en France pour parler et tisser des liens au-delà des divisions. Deux autres créneaux de dialogues seront organisés dans l’auditorium, de 15h à 16h30, sur les thèmes de l’éducation, l’intégration et l’environnement et, de 17h30 à 19h, autour de la construction de la paix, avec des personnalités conviées pour chacune des thématiques.

    Ateliers participatifs

    Trois salves de quatre ateliers seront également organisées. De 10h45 à 12h d’abord avec des réflexions sur l’identité méditerranéenne animés par Alexandre Pastor, fondateur de Melting Pot, association marseillaise dédiée à l’engagement citoyen des jeunes ; un atelier d’expression artistique sur le thème des migrations dirigé par un réfugié politique kurde ; un atelier de sensibilisation aux questions liées aux migrations avec la Cimade, association de défense des réfugiés et migrants et enfin jeu de carte spirituel, en lien avec les écrits bibliques.

    Quatre ateliers suivront, au Forum, entre 15h15 et 16h30 : Écritures méditerranéennes au pluriel, Dialoguer utilement et sereinement sur Israël Palestine et autres sujets difficiles, Apprendre à tisser la paix et enfin Coexister : déconstruire les préjugés.

    Entre 17h45 et 19h, les participants pourront choisir entre un atelier de « calligraphie partagée » autour du mot « paix », un moment de sensibilisation à l’éducation des jeunes migrants avec l’association Réseau d’éducation sans frontières (RESF), une présentation à quatre voix (prêtre, imam, rabbin et pasteur ) des rôles et défis des religions face à la violence et à la division ou encore un quiz sur la place des femmes dans les processus de paix.

    Enfin, entre 13h30 et 14h30, Sos Méditerranée, association citoyenne européenne de sauvetage en mer, engagée pour venir en aide aux personnes en détresse qui tentent la traversée de la Méditerranée, présentera ses missions et proposera une réflexion sur la question du vivre ensemble.

    En reliant Naples à Marseille, le Bel Espoir clôtura la 8e et dernière étape de son voyage en Méditerranée. Chaque session a permis à 25 nouveaux jeunes, issus de cultures, nationalités et religions différentes, de recevoir une formation au dialogue à la paix.

    Entrée gratuite sur inscription sur https://med25belespoir.org.