Category: societe

  • Une « feuille de route » pour l’agriculture locale

    Une « feuille de route » pour l’agriculture locale

    Juillet dernier, Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, passait deux jours en Paca. À l’issue d’échanges avec Georgia Lambertin, présidente de la Chambre régionale d’agriculture, il a été convenu « d’organiser les premières Assises de la souveraineté alimentaire, en Région Paca », indique Georgia Lambertin. L’initiative, qui découle de la loi d’orientation agricole du 25 mars 2025, a pour objectif d’identifier des solutions territoriales pour renforcer la souveraineté alimentaire sur le territoire. Alors, ce mardi 17 février, au siège du Crédit Agricole Paca, les représentants de diverses filières agricoles se sont réunis autour de la Chambre régionale et départementale de l’agriculture et de la Région, pour « une réunion d’information », amorce pour « écrire la feuille de route pour notre agriculture. Il y a urgence », rappelait Georgia Lambertin. Une série de rencontres sont prévues, et permettront de recueillir des données en vue, justement, des Conférences de la souveraineté alimentaire. Objectif : analyser les dispositifs agricoles qui apportent des résultats « positifs, pour mieux les faire connaître au sein de différentes filières » de l’agriculture locale, mais aussi les moins efficaces : une base de travail pour sécuriser une souveraineté alimentaire et favoriser l’installation de jeunes agriculteurs. Le mois de juin, au moment de la tenue du salon Agrimed, pourrait être l’occasion de fournir les premiers rendus nés de ces rencontres. « Il s’agit de définir des actions concrètes que nous mettrons en œuvre (…) pour renforcer nos filières dans l’amont, dans l’aval, en fournissant une alimentation locale, saine, durable et de qualité », ajoute Georgia Lambertin. Pour Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Paca en charge de l’agriculture « nous ne sommes pas condamnés à vivre dans une dépendance alimentaire ». Pour ce faire, l’un des enjeux majeurs pour conserver une production régionale indépendante : l’eau et l’irrigation. « On prend des engagements, assure Bénédicte Martin. Je plaide, et j’espère que l’état m’entend, pour que dans le contrat de plan, l’hydraulique soit un pilier. » Alors, après une longue caractérisation de l’agriculture régionale, qui fait l’état des lieux de huit comités filières mis en place, au tour des producteurs, de proposer : « Si on veut atteindre l’autonomie alimentaire, je pense qu’il faudra développer les entreprises qui font de la transformation et de la mise en marché, pointe ce producteur. Dans l’agriculture de notre région, on perd ces outils-là. Il faudra absolument mettre en marché, puisque tout le monde ne peut vendre à côté de chez lui, tout le monde ne peut pas entrer dans un magasin de production. On a une obligation de réussir une organisation de filière et travailler sur les entreprises qui vont mettre en marché ou transformer les produits pour aller vers l’export. » Pour cette maraichère de la Confédération paysanne, « il faut aller chercher les clients là où ils vont. [Le supermarché] quand il va au marché de gros, à l’intermédiaire, achète au même prix que ce que cela me rapporte dans un magasin de producteur. Le mythe que l’on a, celui qu’en vendant en supermarché on va perdre de l’argent et ne pas valoriser notre production est faux. Il faut retravailler cela. » « Oui, mais il faut aider les producteurs à produire, il n’y a pas d’autre issue (…) ce n’est pas à nous de subir les choix des consommateurs », lâche un autre dans la salle. Autrement dit, une série de remarques qui devraient nourrir une stratégie pérenne.

    « Définir des actions que nous mettrons en œuvre »

  • Un pastis collaboratif à déguster dans le panier

    Un pastis collaboratif à déguster dans le panier

    On voulait faire un pastis de quartier à la recette unique », confie Guillaume Ferroni devant une petite foule venue par curiosité pour l’ouverture de l’enseigne.

    Cet entrepreneur passionné d’histoire des spiritueux a créé un pastis qu’il veut ancrer localement dans le Panier : « tous les habitants qui le souhaitent peuvent contribuer », explique-t-il. Il a pour projet de créer un réseau de récolteurs urbains qui cultivera des plantes aromatiques, lesquelles contribueront à la fabrication du spiritueux. En échange, les contributeurs se verront réserver une cuvée exclusive et des ateliers autour du spiritueux deux fois par an. L’enseigne s’engage également à réaliser des donations aux associations œuvrant dans l’embellissement et la végétalisation du quartier.

    Espace muséal et culturel

    Le passionné d’histoire a mis en œuvre un petit musée sur l’un des murs de sa boutique, retraçant l’histoire des spiritueux qu’il détaille pour l’occasion. On y apprend que le pastis est apparu après l’interdiction de l’absinthe, crée au XIXe siècle, pour combler le vide laissé chez les consommateurs. « Des dégustations commentées, des ateliers pour apprendre à élaborer son propre pastis ou encore des initiations au rituel de l’absinthe seront organisés plusieurs fois par an », conclut Guillaume Ferroni, fier de présenter le premier pastis du Panier.

    Le pastis du Panier,
    4 place des 13
     cantons.

  • On meurt moins sur les routes du département

    On meurt moins sur les routes du département

    Une fois n’est pas coutume, dans les Bouches-du-Rhône, les indicateurs sont meilleurs que ceux du territoire national note la préfecture dans son dernier bilan de la sécurité routière. Quand la France métropolitaine enregistre une augmentation de 2,1%, le département connait une baisse de 14% sur la même période, idem pour les blessés avec une hausse de 3,4% contre une baisse de 4% dans le département.

    Plus de piétons tués

    En 2025, dans les Bouches-du-Rhône on passe sous la barre des 100 morts (99). Une baisse « significative par rapport aux 115 vies perdues en 2024 », avec -14% d’accidents corporels, – 4% de blessés. Marseille totalisant 44% des accidents avec 896 sur un total de 2 036, 32 personnes ayant été tuées dans la ville, soit une sur 3. Une proportion quasi identique en 2024. La cause de ces drames reste la vitesse excessive ou inadaptée (30% des accidents mortels), la consommation d’alcool (18%) et de stupéfiants (10,5%). Et c’est entre 18 et 64 ans que l’on meurt le plus sur nos routes, le nombre de tués de moins de 18 ans ayant doublé par rapport à 2024, passant de 3 à 6. Si les motards sont moins concernés cette année, la préfecture note une hausse inédite de la mortalité piétonne. Impliqués dans 12% des accidents, ils représentent néanmoins 25% des tués, 8% des blessés.

    Pour la préfecture ce bilan résulte d’une action de répression mais aussi de prévention avec 4 668 contrôles routiers et 64 123 personnes sensibilisées par les services de la préfète de police déléguée et les associations subventionnées.

  • L’État veut faciliter l’accès au logement pour ses agents

    L’État veut faciliter l’accès au logement pour ses agents

    Difficulté pour se loger, manque d’attractivité, service public menacé… Pour le ministre de la Fonction publique, David Amiel, il s’agit de revoir l’équation dans des territoires où la pression foncière et le manque de logements sociaux pèsent lourds dans le budget des fonctionnaires. À la cité des douanes, au cœur de la Belle-de-Mai (3e), il a pu découvrir a contrario que la vie était plutôt agréable pour les agents. Au sein de cet ensemble de 11 bâtiments en pleine rénovation, qui abrite les douaniers depuis 1904, « on vit bien », résume Franck Testanière, directeur interrégional des douanes qui fait office de guide, même si, depuis le Covid, le quartier est « passé de populaire à difficile » nuance un des habitants.

    Le taux d’occupation des 200 logements habitables sur 240, du T2 au T4 avec des loyers accessibles, de 300 à 500 euros par mois, est de 100% poursuit le directeur, pour moitié des douaniers actifs et retraités, le reste étant dévolu aux autres fonctionnaires de Bercy. Deux bâtiments abritent des étudiants du Crous. Un « modèle innovant » se félicite le ministre… Rendu possible quand l’État n’a pas vendu les bijoux de famille, comme dans les Alpes ou le Vaucluse glissera au passage le directeur interrégional.

    Diagnostics territoriaux

    Mais « il y a une mobilisation générale du gouvernement pour le logement des agents publics, dont beaucoup sont des travailleurs en première ligne, ceux que l’on avait applaudis pendant la crise sanitaire et qui ne parviennent plus à se loger à une distance raisonnable de leur travail », assure David Amiel. Et de mettre en avant une proposition de loi portée par le groupe Renaissance pour leur faciliter l’accès au logement. « En parallèle, il y a la mobilisation des préfets pour trouver des solutions », complète-t-il, en permettant les réservations de logements sociaux, en faisant du logement intermédiaire ou temporaire.

    Dans une circulaire, le ministre va leur demander des « diagnostics territoriaux précis par métiers, par fonction publique ». Sur notre territoire, le travail a déjà été réalisé au niveau régional, avec l’Insee. Les besoins sont « criants à Marseille ou dans les Alpes-de-Haute Provence où il y a peu de biens à louer », indique le ministre. Des indications qui demandent à être « affinées au niveau départemental », précise Isabelle Épaillard, préfète déléguée à l’égalité des chances. Convenant que la tension est forte sur le logement social, elle souligne aussi « des signaux favorables » avec « une reprise du nombre d’agréments en 2025 », elle compte sur la loi, les gros projets de rénovation urbaine et de réhabilitation des co-propriétés dégradées à venir. Les préfets doivent rendre leur copie d’ici fin avril pour l’état des lieux, fin juin pour des actions ciblées.

  • Leïla Shahid, grande voix de la diplomatie palestinienne, est décédée à 76 ans

    Leïla Shahid, grande voix de la diplomatie palestinienne, est décédée à 76 ans

    Née en 1949 à Beyrouth, elle fut l’une des premières femmes à représenter l’OLP à l’étranger. Retrouvée morte à son domicile de Lecques, dans le Gard, elle laisse l’image d’une figure engagée et respectée du dialogue euro‑palestinien.

    Relire notre entretien du 15 septembre 2020 : « L’accord de normalisation avec Israël : une imposture »

  • Les riverains veulent reporter la construction de 1 000 logements à Marseille

    Les riverains veulent reporter la construction de 1 000 logements à Marseille

    Ce n’est pour le moment qu’un carré de pelouse au carrefour du Cabot et de Sainte-Marguerite (9e), mais c’est ici que 1 000 nouveaux logements devraient sortir de terre. « Trop tôt » pour les comités d’intérêts de quartier de Sainte-Marguerite, Cabot et Vallon Régny qui exigent que le boulevard urbain Sud soit terminé avant que les constructions ne débutent. Fin janvier, six mois après la concertation organisée par la Métropole sur l’avenir du quartier, ces trois CIQ ont lancé une pétition, récoltant déjà plus de 1 100 signataires.

    « 1 000 nouveaux logements, ce sont plus que de 2 000 voitures supplémentaires qui vont arriver. Sans le boulevard urbain Sud, on s’assure de la saturation complète des rues », s’indigne Richard Prudhon, président du CIQ de Sainte-Marguerite. Les CIQ réclament ainsi « un moratoire sur toute délivrance de nouveaux permis de construire et ordres de travaux immobiliers tant que le prolongement du boulevard urbain Sud n’est pas achevé et que des aménagements urbains adaptés et dimensionnés ne sont pas réalisés ».

    Nouveau quartier

    Ces logements s’inscrivent dans le projet de zone d’aménagement concerté (ZAC), lancé en 2005 par la Ville de Marseille, puis repris par la Métropole en 2016 et mis en œuvre par la Soleam, entreprise publique locale d’équipement et d’aménagement de l’aire métropolitaine. Le but est de créer un nouveau quartier et de nouveaux logements, alors que la zone possède encore du foncier. Si certains équipements de la ZAC ont déjà été livrés, comme le groupe scolaire collège Denise-Torros-Marter, c’est la crainte d’un nouveau flux d’habitants qui crispe les riverains.

    Pour l’ancien maire de secteur (Ren.), Lionel Royer-Perreaut, les mobilités n’ont pas été assez pensées pour accueillir autant de monde. « Avec le boulevard urbain Sud, on est loin d’avoir trouvé la solution, les travaux du tramway sont un apport en termes de services publics, mais génèrent beaucoup d’autres problèmes, et il y a un manque de parking relais. […] Il faut que les candidats pour les municipales à Marseille s’expriment dessus. »

    La mobilité ne semble pas être la seule raison qui refroidit les signataires de la pétition : « Comme les bailleurs n’arrivent pas à vendre les appartements, ils se disent qu’ils vont en faire des logements sociaux, ajoute le président du CIQ de Sainte-Marguerite. Je n’ai rien contre cela, mais il faut pas non plus que ça dépasse un certain quota. » Contactées par La Marseillaise, la Métropole et la Soleam n’ont pas souhaité répondre à nos sollicitations.

  • Sept épiceries de nuit contraintes à trois mois de fermeture par la mairie

    Sept épiceries de nuit contraintes à trois mois de fermeture par la mairie

    Du 11 février au dimanche 10 mai, 7 épiceries de nuit, situées en centre-ville et périphérie doivent, selon l’arrêté municipal pris par le maire, fermer leurs portes en nocturne, le lundi, mardi, mercredi, jeudi et dimanche de 21h à 6h du matin, et le vendredi, samedi et les veilles de jours fériés, de 22h à 7h. Parmi ces commerces, figure l’épicerie de nuit du 8, avenue de Verdun, fermée par arrêté préfectoral le 29 août, alors qu’un jeune employé avait été tué par balles par un commando cagoulé de 3 individus. Suite à cela, « on avait fait fermer 3 autres épiceries aux alentours en novembre, pour trois mois. Comme l’arrêté arrivait à son terme le 8 février, le maire a décidé de le reconduire », explique Vincent Rusconi, adjoint à la sécurité.

    Depuis la fermeture de ces commerces établis en centre-ville, au 12, rue Laget, 2, cours Barthélémy et 47, rue de la République, « beaucoup de nuisances n’ont plus lieu, clientèle qui arrive vers 2 à 3 heures du matin avec la musique à fond », argumente l’adjoint.

    Aux alentours de ces 4 épiceries, mais aussi celles du 14, avenue Elzéard-Rougier, 37, avenue des Goums et 4, rue de la Liberté, l’arrêté fait notamment état « de rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants, de comportements agressifs, de disputes et de rixes, de stationnements anarchiques (…) ». Il souligne que « les interventions régulières des services de police, les verbalisations et avertissements, ne suffisaient pas à mettre fin à ces troubles. »

    Ventes illicites

    Dans 2 épiceries de nuit, par ailleurs, les contrôles douaniers du 20 janvier dernier ont mis à jour des ventes illicites de protoxyde d’azote, et de cigarettes de contrebande. La fermeture par arrêté municipal de ces commerces est possible, indique l’élu, depuis le vote de la loi narcotrafic, en avril dernier.

  • Alimentation solidaire : le pari de la « Superluette » à Montpellier

    Alimentation solidaire : le pari de la « Superluette » à Montpellier

    Fruit d’une collaboration étroite entre quatre associations et la Ville de Montpellier, qui a acquis et rénové les locaux (350 m²) pour y accueillir ce projet collectif, la Maison de l’alimentation solidaire (MAS) de Celleneuve, située allée Antonin Chauliac, a été inaugurée le 7 février.

    L’enjeu de la mixité

    Baptisé « Superluette », le lieu regroupe une épicerie solidaire (produits alimentaires locaux, pour la plupart bio, à des tarifs réduits pour les foyers modestes), un café et une cantine participative avec des ateliers de cuisine pour préparer des repas. Y seront également proposés des temps de débat sur les questions d’alimentation, une programmation culturelle et d’autres activités comme des ateliers de théâtre.

    « Ce n’est pas une simple épicerie ou un endroit où on va juste acheter et consommer, c’est un lieu qui se veut expérimental et démonstrateur. Un lieu de lien social, ouvert à toutes et à tous quel que soit leur milieu social, leurs origines, leur culture, leur âge  », insiste Marie Massart, adjointe au maire à l’alimentation et à l’agriculture urbaine. « C’est un enjeu compliqué à relever : la mixité sociale, culturelle et générationnelle. On ne veut pas que ce soit identifié comme un lieu dédié aux personnes en situation de précarité, ni, à l’inverse, comme un lieu pour les bobos. On veut que tout le monde s’y sente bien. »

    Autre originalité du projet : La Superluette est aussi un lieu de recherche-action. La sociologue Pauline Scherer, fondatrice de LaBoca (Laboratoire des communs de l’alimentation), l’une des quatre associations qui co-gèrent le lieu (avec Vrac & Cocinas, l’Esperluette et la Caisse alimentaire commune), va en effet mener un travail de « recherche participative avec les premiers concernés, les habitants. La question de l’accès à l’alimentation et des conditions de production nous concerne tous ».

    Entre février et avril, « des chantiers participatifs se dérouleront avec les habitants, pour aménager progressivement le lieu », avant une ouverture au grand public prévue le 13 avril, au lendemain d’une grande journée festive le 11.

  • [Tribune ] L’extrême droite au pouvoir à Marseille, y a pas moyen !

    [Tribune ] L’extrême droite au pouvoir à Marseille, y a pas moyen !

    Nous, habitant.e.s de Marseille, collectifs, associations, syndicats qui luttons au quotidien contre le racisme, pensons que les idées d’extrême droite n’ont pas leur place dans notre ville. Nous prenons cette menace au sérieux pour ces prochaines élections municipales et avons décidé d’unir nos forces pour la combattre !

    Nous appelons à battre largement l’extrême droite :

    – Dans la rue le 14 mars contre le racisme et l’islamophobie !

    – Et les dimanches 15 et 22 mars aux élections municipales !

    Il n’y a pas de fatalité à la progression de l’extrême droite et des fascistes et il est important de rappeler qu’à Marseille comme ailleurs, nous sommes bien plus nombreux-ses qu’eux. Nous appelons à nous mobiliser pendant cette séquence électorale et bien au-delà !

    À Marseille, le lancement de campagne du Rassemblement national avec la venue de Marine Le Pen au Parc Chanot a été hué par plus de 500 personnes : elle a bien entendu qu’elle n’était pas la bienvenue dans notre ville, et il faut continuer sur cette lancée !

    Rappelons que le RN, anciennement Front national, est issu d’une alliance entre d’anciens Waffen-SS, des sympathisants du nazisme et des nostalgiques de l’Algérie Française.

    La liste portée par Franck Allisio est une coalition de l’extrême droite locale entre :

    – L’UDR (Union des Droites Républicaines, scission des Républicains portée par Ciotti)

    – Reconquête (parti de Zemmour représenté ici par Jean-Marc Graffeo)

    – Stéphane Ravier, le sénateur identitaire des bouches du Rhône qui est aussi porteur du mouvement de jeunesse identitaire « Défends Marseille ».

    Malgré une façade plus lisse, les liens de ces différents acteurs avec des groupuscules comme les royalistes antisémites de l’Action Française ou les fémonationalistes de Nemesis sont toujours bien actifs.

    Nous avons déjà vu ce que donnait le bilan des mairies passées FN/RN : destruction du tissu culturel, associatif et syndical comme à Vitrolles, corruption organisée comme à Fréjus, et toujours une stigmatisation des habitant.e.s des quartiers populaires, des personnes n’ayant pas les papiers français, des jeunes.

    Le RN à la tête de la seconde ville de France marquerait une avancée grave pour un parti qui cherche à prendre la tête du pays. Ce serait synonyme de subventions pour les structures proches de l’extrême droite, d’un contrôle et d’une censure programmée de la parole de toutes les associations, collectifs, syndicats et surtout d’un violent saut répressif et d’une augmentation des agressions racistes.

    Si l’extrême droite constitue le danger immédiat, ne nous leurrons pas : les politiques racistes et islamophobes renforcées ces dernières années et la répression acharnée des solidarités avec le peuple palestinien en lutte contre le génocide en cours commis par l’État colonial israélien font le lit de l’extrême droite.

    Nous sommes convaincu-es que c’est l’organisation de nous toutes et tous et le renforcement des luttes antiracistes à Marseille, en France et à l’international, qui feront reculer l’extrême droite.

    Meeting concert anti-raciste

    le dimanche 22 février

    Dans la suite des assemblées générales antifascistes contre le RN, qui ont lieu toutes les 2 semaines, nous vous donnons rendez-vous pour une nouvelle étape le dimanche 22 février avec un meeting-concert antiraciste à 19h aux Vieux Métaux (22, rue Jobin, 13003) et l’élargissement de la campagne contre l’extrême droite !

    Cette date n’est pas anodine. C’est le lendemain du jour où, 31 ans auparavant, dans notre ville, à Marseille, un adolescent de 17 ans nommé Ibrahim Ali se fait assassiner d’une balle dans le dos par des militants du Front devenu Rassemblement National. Pour porter sa mémoire, nous continuerons à nous battre contre les crimes racistes que l’extrême droite engendre.

    L’extrême droite n’a pas changé. Montrons que Marseille reste antiraciste, antifasciste et solidaire !

    Les signataires

    ACT, AFPS – Palestine 13, AfroQueer RevolutionR, Alternatiba Marseille, Amoureux au Ban Public Marseille, Anticra Marseille, Aouf, Al Manba, Antifa Social Club Marseille, Animals industry / Unité.22, L’Après M, Art’Up 13, Avec Nous, Les Bazoukeuses, Casa Consolat, Un Centre-Ville Pour Tous (CVPT),le CHO3, Cime sardine, le Collectif pour une Alternative Démocratique et Sociale enAlgérie (CADSA-Marseille), Collectif Binkadi, Collectif des écoles de Marseille, Collectif Ibrahim Ali, Le Collectif du 5 novembre, Collectif des Précaires de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche -Aix-Marseille, Collectif 113, Coudes à coudes, Commune de nuit, Comité antifasciste du 1er arrondissement, Comité antifasciste du 6e arrondissement, Cultures en lutte 13, Didac’Ressources (MassaliaVox), DramaQueerFC (DQFC), Dreamachine, Les Digitales, Donut, Editions Cause perdue, Éditions Métèques, Espoir Jeunes, Festival Ciné-Palestine Marseille, Folks Festival, Forces Vives, FUIQP, Faisons Front Commun, Génération JUL, Greenpeace Aix Marseille Toulon, Groupe de Veille Picon Busserine Le Mail, Histoires vraies de Méditerranée, Indicible, Association Just, Locataires et HabitantEs Malpassé les Oliviers (ACLO), Mains dans la main pour vivre mieux, Marseille contre Darmanin, Marseille 8 Mars, Marseille Résistante, Marseille Sociale et Solidaire, Marseille GAZA Palestine (MAGPAL), La Mèche, MEP Marseille, Les Mères Déters, Openyourart, Pas peu fières, Permadanse, Planning Familial 13, Plus Jamais Sans Nous, Primitivi, Réseau Hospitalité, RESF 13, Résistance handi droits, Riposte Antifasciste, RUSF 13, Collectif Sensé, Le journal Soin Soin, Stop Aux Violences d’État, Le Social Brûle, Les Soulèvements de Mars, South Winners Marseille, Soutien Jeunes Exilés Marseille, Asso Soutien 59 Saint Just, Syndicalistes pour la Palestine 13, Le Syndicat des biffins de Marseille, Syndicat du logement, Le Trait, Association Transat, TransVNR 13, Librairie Transit, Tsedek !, Union pour la Palestine Marseille, Urgence logement mineurs isolés, Victoire populaire – Marseille, VISA 13, XR Marseille ASSO Solidaires 13, CGT Educ’action 13, CGT TEFP 13, FSU-SNUipp, SFA CGT PACA, Snes-FSU Aix-Marseille, SNPES-PJJ/FSU 13, STAA CNT-SO, Solidaires 13, Sud Culture Solidaires Marseille, Sud Educ 13, SUD Hôtellerie-Restauration, Synptac-CGT Paca, Union Étudiante Aix-Marseille A2C Marseille, L’Après, Gauche Écosocialiste, NPA A, UCL Marseille.

  • Le Département contraint d’héberger une mère et son fils

    Le Département contraint d’héberger une mère et son fils

    Les conclusions du tribunal administratif de Marseille sont claires : le Département des Bouches-du-Rhône se trouve dans l’obligation de trouver une solution d’hébergement pour Mme B., mère isolée, et son enfant de moins de 3 ans. Ressortissante mauricienne née en 1990, Mme B. dit être arrivée en France en février 2025, accompagnée de son fils né en octobre 2023. Dans un premier temps hébergée par un proxénète jusqu’à sa mise à l’abri par l’association Amicale du Nid à partir du 27 février, la jeune femme a demandé le 9 février aux juges des référés d’ordonner au Département des Bouches-du-Rhône sa prise en charge et celle de son enfant. Une requête à laquelle le tribunal administratif a accédé, obligeant la collectivité à agir, sous astreinte (150 euros par jour tant que le département ne s’est pas justifié de l’exécution de l’ordonnance). Établie le 12 février, la décision du tribunal a abouti au prolongement de l’hébergement de Mme B. et de son enfant à la Draille (1er), centre d’accueil pour les sans-abri, faute de solution plus pérenne. « On a quand même une ordonnance très motivée, avec astreinte. C’est très satisfaisant, s’est enthousiasmée Clara Merienne, avocate de Mme B. Ça montre que le juge administratif a pris la mesure du fait que le département a du mal à exécuter les décisions du tribunal. » De son côté, le Département se défend : « Cette dame ne s’est jamais retrouvée à la rue. (…) Le Département a pris ses responsabilités, comme il le fait systématiquement, en décidant son maintien exceptionnel à la Draille dans l’attente d’une orientation adaptée. » Et d’ajouter : « L’accompagnement [de Madame B.] est pleinement assuré. Une solution en centre maternel est en cours de finalisation et devrait aboutir d’ici la fin de la semaine. »