Category: societe

  • Hérault : Terratis terrasse le moustique

    Hérault : Terratis terrasse le moustique

    Dans le monde de l’innovation c’est une sacrée reconnaissance. Mi-octobre, la société Terratis a appris qu’elle était lauréate du grand prix I Lab, de Bpi France (Banque publique d’investissement). À la clé : un chèque de 500 000 euros pour continuer de développer son projet d’usine de moustiques stérilisés, destinée à venir à bout du principal nuisible de nos étés. « C’est une belle récompense. Le jury a compris combien notre solution pouvait avoir un impact sur l’habitabilité et sur la santé. Parce que notre technologie permet à la fois de réduire l’usage des pesticides et d’éviter les transmissions de maladie quand on vise le moustique-tigre », détaille Clélia Oliva, chercheuse à l’IRD et fondatrice de Terratis.

    Créée en 2024, la société Terratis s’est donné pour mission d’élever des armées de moustiques mâles stérilisés, avant de les lâcher dans les zones infestées et de les laisser produire des générations entières d’œufs inféconds… Jusqu’à l’éradication locale de l’espèce. Cette année, la société a testé sa technologie auprès de deux collectivités territoriales : à Brive-la-Gaillarde dès le printemps dernier, et dans le quartier Malbosc de Montpellier, depuis mi-août.

    700 000 mâles produits par semaine

    Dans son usine pilote, située à la Mosson, Clélia Oliva et son équipe produisent actuellement 700 000 mâles par semaine. Un effectif capable de couvrir environ 150 hectares. « L’année prochaine, on vise les 1,5 million de moustiques par semaine. Et en 2028, notre future usine aura une capacité finale de 100 millions de mâles stériles par semaine, pour 40 000 hectares », explique la chercheuse.

    Grâce au grand prix I Lab, l’équipe R et D (recherche et développement) de Terratis va passer de 4 à 6 personnes, sur 15 employés au total. Grâce à ces éléments supplémentaires, Clélia Oliva espère pouvoir « pérenniser l’élevage et améliorer les performances du sexage ». Cette opération consiste à séparer les mâles des femelles le plus tôt possible, pour appliquer la technique de stérilisation à un stade précoce.

    Actuellement, la société Terratis est aussi en pleine discussion avec la métropole de Montpellier pour étudier les possibilités d’implantation de la future usine, qu’elle espère proche de l’usine pilote. Courant 2026, elle devrait aussi initier une levée de fonds pour lancer le projet industriel. Une innovation prometteuse, et d’intérêt public.

  • Les médecins solidaires débarquent dans le Gard

    Les médecins solidaires débarquent dans le Gard

    Depuis le mois d’octobre, des médecins volontaires assurent des consultations dans des zones des Hautes-Pyrénées, du Gers, du Tarn-et-Garonne et de l’Hérault où l’accès aux soins laisse à désirer.

    Baptisé « médecins solidaires », ce dispositif porté par l’Agence régionale de santé (ARS) s’inscrit dans le cadre du Pacte de lutte contre les déserts médicaux, « en complément de leviers déjà existants comme les aides à l’installation ou l’appui à l’exercice coordonné (maisons de santé pluriprofessionnelles, centres de santé) proposés aux professionnels de santé », indique Céline Saintin, responsable du pôle soins primaires à la direction du premier recours de l’ARS. « Ce dispositif vise un besoin d’urgence pour les populations de 28 zones prioritaires identifiées en Occitanie, qui attendent un médecin », poursuit-elle. « On essaie d’anticiper l’augmentation de la demande de soins et le départ à la retraite des généralistes. D’où cette action forte, dont l’organisation sera adaptée au fil de l’évolution des besoins », détaille la représentante de l’ARS.

    Les médecins volontaires pour intervenir ponctuellement dans ces zones prioritaires s’inscrivent sur une plateforme nationale dédiée. « On est parti sur une base moyenne de deux jours par mois mais certains médecins viennent une semaine. Chaque journée de consultation solidaire est indemnisée forfaitairement à hauteur de 200 euros en plus des honoraires perçus pour les consultations et des mesures de remplacement sont mises en place pour garantir la continuité de l’activité habituelle du médecin volontaire », explique Céline Saintin. En amont, l’ARS travaille avec les collectivités sur l’appui logistique (locaux, équipements…) afin d’identifier des lieux de consultation qui offrent des conditions d’exercice optimales.

    Bientôt des renforts

    De leur côté, les habitants peuvent prendre rendez-vous en ligne sur le site de l’ARS, qui propose un accès direct aux plannings des consultations solidaires déjà opérationnelles*. « Ils sont également informés, une fois que toutes les formalités sont en place, via un flyer diffusé dans les pharmacies, les maisons de santé, les collectivités territoriales, etc. Cela se déroule comme une consultation médicale classique : ils viennent avec leur carte Vitale, il n’y a pas de dépassement d’honoraires », précise la représentante de l’ARS. « Depuis le lancement de ces consultations, certains patients ont trouvé un médecin traitant, le médecin volontaire pouvant le devenir », insiste-t-elle.

    « On a actuellement un vivier de 30 professionnels validés dans le cadre de la procédure », poursuit Céline Saintin. Des médecins qui viennent en priorité de la région, mais pas uniquement, le dispositif étant national. À partir de mi-novembre, des consultations solidaires seront également assurées dans le Gard, à la Maison de santé du Vigan notamment, où cinq médecins sont attendus. Deux autres se sont portés volontaires pour un renfort au centre de santé Filieris de Saint-Ambroix et au pôle de santé de Lasalle. Dans l’Hérault, le dispositif a été testé dès cet été à La Salvetat « et d’autres lieux de rendez-vous sont à venir. »

    *https://www.occitanie.ars.sante.fr/un-medecin-pres-de-chez-vous-0

  • La liste de gauche Union étudiante bien exclue des élections universitaires à Avignon

    La liste de gauche Union étudiante bien exclue des élections universitaires à Avignon

    Pas de liste de gauche aux élections des représentants des usagers de ce mercredi 5 et jeudi 6 novembre à l’Université d’Avignon.

    La direction de l’établissement a effectivement confirmé, ce lundi 3 novembre, la non-recevabilité en raison « du caractère incomplet des dossiers de candidatures déposés à la date limite fixée par l’arrêté électoral et de l’absence de régularisation dans les délais réglementaires », précisant que « le respect des règles électorales constitue la condition indispensable d’un exercice équitable et transparent de la démocratie universitaire », peut-on lire dans un communiqué de presse.

    Du côté des membres de l’Union étudiante, c’est toujours l’incompréhension qui règne. « Il parle de son attachement aux règles. Mais il a donné un délai pour la commission de recherche, donc cela montre qu’une adaptation est possible. Si cette décision-là n’avait pas été prise, cela aurait été plus cohérent, on aurait accepté. Mais là, il y a une règle pour deux décisions, il se contredit lui-même », confie avec amertume Théo Carette, membre actif de la liste, en s’adressant au président de l’Université, Georges Linarès, décisionnaire final. Un recours devrait être présenté dès la publication des résultats.

    Droite et extrême droite

    La direction de l’Université affirme également regretter que « l’ensemble des sensibilités étudiantes ne puisse être représenté lors de ces élections ». Car c’est en effet la seule liste se réclamant de gauche parmi les quatre en lice, avec notamment la présence de l’UNI et de la Cocarde, proches de l’extrême droite, comprenant notamment des attachés parlementaires du RN en leur sein.

  • Grand Avignon : le collectif de l’eau pointe un manque d’anticipation

    Grand Avignon : le collectif de l’eau pointe un manque d’anticipation

    « Quand on a entendu qu’il n’y avait pas assez d’argent pour des investissements à cause de la baisse de la consommation d’eau, on est tombés des nues. Tout le monde sait que l’on consomme moins d’eau », lance, en ouverture d’une conférence du collectif de l’eau ce mardi 4 novembre, la présidente de l’association, Mireille Dapon.

    Et ce, en référence aux « choix » à faire, évoqués par Xavier Belleville, vice-président (LR) du Grand Avignon en charge des finances, lors du conseil communautaire du 6 octobre : à savoir celui d’augmenter la part de fiscalité dans la facture d’eau et d’investir dans des travaux sur un réseau qui en a grandement besoin, ou bien de ne pas l’augmenter et de réduire fortement ces projets.

    « Cette alerte subite nous a un peu séchés. Pourquoi une espèce de prise de conscience si soudaine et un désir de faire rentrer plus d’argent si on connaît les besoins ? », pousse la présidente. Une problématique qui n’avait pas été abordée lors de la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) du Grand Avignon, qui s’est tenue le mardi 23 septembre, soit quelques jours avant ces déclarations. « Avec la raréfaction de la ressource et l’augmentation des pollutions, l’eau va devenir plus chère et la population en a de plus en plus conscience. Mais elle sait moins qu’elle doit payer pour ce qui n’a pas été fait pour l’entretien des infrastructures par les délégataires successifs », pousse le collectif dans un communiqué émis pour l’occasion. « Suez nous dit qu’ils sont en déficit. Mais, en regardant dans des documents que l’on s’est procurés, on peut voir qu’en 2023, par exemple, plus de 600 000 euros de dividendes ont été versés », argumente Mireille Dapon, tout en épluchant les comptes de résultats successifs de l’Eau du Grand Avignon, détenue par Suez France.

    Pour le débat

    « Les usagers payent. Ils doivent participer aux décisions », lance par la suite la présidente, qui regrette « l’opacité » de l’intercommunalité sur le sujet. Et ce, en plaidant, comme depuis plusieurs années, pour une régie publique de l’eau. « Une augmentation du prix de l’eau socialement acceptable, c’est possible. Mais si elle est concertée et contrôlée en régie », poussent-ils. Et d’appeler à ce que le Grand Avignon « organise un débat avec la population, sous peine d’être accusé de mauvaise gestion ».

  • [Entretien] Marine Machefer : « On est en contact permanent avec nos téléspectateurs »

    [Entretien] Marine Machefer : « On est en contact permanent avec nos téléspectateurs »

    La Marseillaise : Quelles sont les nouveautés dans les grilles de programmes proposées sur les chaînes locales depuis la rentrée ?

    Marine Machefer : C’est une belle évolution en ce qui concerne nos grilles. On se repose sur des piliers tels que l’information en direct le matin 7h-10h sur nos antennes de Toulon et Marseille et le soir de 18h-20h avec Virage Marseille et notre magazine du soir incarné par Sophie Hebrard. Toulon est une rédaction avec un peu moins de monde donc nous ne sommes pas en capacité de faire autant de directs mais on a des journaux le soir qui sont actualisés. Sur cette thématique, nous avons des tranches plus longues et vivantes avec la présence du téléspectateur qui est emmené à réagir à l’actualité et à nous poser des questions sur les événements du quotidien, leurs préoccupations etc.

    Dans « BFM et Vous » à 7h15 et 8h45 mais aussi le vendredi avec « On a rendez-vous », ce sont nos téléspectateurs ou les acteurs du territoire qui participent à la programmation de notre antenne et font l’actualité. Ce qu’on leur demande, ce n’est pas de commenter ou réagir mais de nous faire remonter leur quotidien. C’est notre baromètre et on est au plus près, en contact permanent avec eux. Dans ces moments-là on se laisse porter par le terrain, on prend le pouls de nos territoires c’est passionnant.

    Les nouveaux locaux, c’est une nouvelle dynamique et un nouveau départ pour la chaîne ?

    M.M. : C’est une nouvelle étape, une nouvelle dimension on va dire. Les locaux le montrent d’ailleurs. C’est plus grand, plus spacieux, plus ambitieux et plus vivant. L’idée c’est que cette antenne soit plus riche parce que nous étions sur une grille avec beaucoup de rediffusions et tout cela est terminé maintenant. J’ai parlé de l’information mais on a aussi beaucoup de sport. L’OM a une place importante depuis longtemps sur BFM Marseille ce qui continue mais va s’accentuer avec des soirées match commenté, l’équipe d’Aubagne, du hockey etc. Et tout cela fait aussi partie de la proximité, de ce qui fait la fierté du territoire.

    La nouvelle année sera marquée par les élections municipales, comment appréhendez-vous cet événement majeur ?

    M.M. : Depuis le mois d’octobre nous organisons une journée spéciale le 1er lundi de chaque mois consacrée à un thème en lien avec les compétences d’un maire. Ensuite, nous allons organiser de plus en plus de débats en complément de notre émission politique du jeudi et nous avons pour ambition d’organiser de gros événements en lien avec le groupe RMC/BFM pour que nous soyons très présents sur ces municipales. Une grande place devrait être donnée à Toulon par exemple, une ville qui intéresse vivement puisqu’elle pourrait retourner aux mains du RN. Il y a donc un enjeu politique fort. Tout n’est pas encore arrêté mais on prépare une couverture importante dans certaines villes où sont situées nos locales.

    Propos recueillis par A.Lh.

  • Le chirurgien aubagnais reconnu coupable d’escroqueries sur dix CPAM

    Le chirurgien aubagnais reconnu coupable d’escroqueries sur dix CPAM

    L’ex-chef du service de chirurgie orthopédique du centre hospitalier d’Aubagne a été reconnu coupable mercredi d’escroquerie aggravée au préjudice de notre système de protection sociale : plus de 400 000 euros détournés en trois ans en explosant son activité libérale et en double facturant des actes fictifs. Il écope de deux ans de prison avec sursis et de 100 000 euros d’amende. La condamnation est assortie d’une interdiction d’exercer pendant 5 ans sa profession en activité libérale au sein d’un hôpital public et à 5 ans d’inéligibilité.

    Le docteur Ikbel Farhat, 52 ans, qui plaidait l’erreur, l’ignorance et le complot à son procès le 21 octobre, était le seul des 7 médecins avec activité libérale au sein de l’hôpital d’Aubagne, à avoir explosé le volume de remboursement d’interventions par la Sécurité sociale : 313 actes en 2019 pour 98 000 euros d’honoraires libéraux, 569 actes pour 159 000 euros en 2020 et 845 en 2021 pour 327 000 euros, soit cette année-là 113% d’activité libérale, un taux surréaliste et incompatible avec la limitation à 20% pour un praticien hospitalier public à temps plein déjà rémunéré 10 000 euros par mois.

    « Le volume de ces facturations indues exclut la simple erreur », considère le tribunal pour qui le chirurgien n’a pas seulement facturé en libéral des actes relevant du public, mais a également facturé des actes accomplis par des confrères à lui, leur « volant des malades », des actes fictifs remboursés une seconde fois par la Sécurité sociale. Ainsi des actes sur 57 patients du docteur Roge qui découvrait le pot aux roses, que le prévenu réussissait à se faire rembourser en faussant des feuilles de soins.

    « Ces comportements démontrent une réelle volonté de frauder, dans un objectif purement financier », énonce le jugement rendu par la 6e chambre correctionnelle qui observe que le praticien « se présente comme un médecin dédié au service public et ne faisant pas ce métier par appât du gain, alors que le tribunal peine à voir quel autre intérêt il y aurait dans ces actions, qui n’ont aucune plus-value pour le patient ».

    Les CPAM des Alpes-Maritimes, du Bas-Rhin, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, les moins impactés ont obtenu la fixation de leurs dommages-intérêts pour une poignée d’actes frauduleux. En revanche, les intérêts civils des CPAM les plus lourdement touchés, celles du Var, des Bouches-du-Rhône, de l’Ardèche et la caisse nationale militaire de Sécurité sociale, seront examinés à l’audience du 7 mars 2026. Le conseil départemental de l’Ordre des médecins obtient un euro symbolique.

  • Un mois sans tabac à l’hôpital d’Aix-Pertuis pour les patients, les habitants et le personnel

    Un mois sans tabac à l’hôpital d’Aix-Pertuis pour les patients, les habitants et le personnel

    Au tour de l’hôpital Aix-Pertuis (Chiap) de lancer ses initiatives pour la dixième année du Mois sans tabac. Ce mardi si les stands de prévention, tenus par les blouses blanches occupent le hall principal, une seconde action marque cet après-midi de sensibilisation aux risques du tabac. L’établissement affiche ce jour une plaquette sur laquelle est inscrite « Lieu de santé sans tabac ». « L’établissement se met dans une démarche active pour sensibiliser les gens à l’arrêt du tabac par un parcours du soin aux patients mais aussi aux personnels, explique le docteur Youssef Trigui, pneumologue formé à la tabacologie. On doit montrer l’exemple. On travaille sur des événements (…) et surtout, on propose rapidement à ceux qui le veulent une consultation. » Selon le médecin, l’arrêt du tabac est pourtant en bonne voie.

    S’il est difficile de chiffrer le ralentissement des fumeurs « de plus en plus de personnes veulent arrêter de fumer » pour deux raisons. La première, une prise de conscience sur les conséquences de la fumée sur la santé. La deuxième, le prix. « L’entourage joue un rôle (dans l’arrêt du tabac). Il faut que l’entourage professionnel accompagne ce chemin, explique Francis Saint-Hubert, directeur de l’hôpital. Je réfléchis avec les équipes à des solutions pour qu’elles s’engagent ensemble dans l’arrêt du tabac (…) L’idée est de démultiplier les actions de prévention et d’amener les gens vers du sport ou d’autres activités, en interne. » L’initiative s’inscrit dans un travail « plus large d’accès à la prévention » indique Francis Saint-Hubert, qui souhaite travailler en parallèle sur la gestion de diverses autres addictions en interne.

  • Des « ateliers » pour réfléchir à une alimentation durable

    Des « ateliers » pour réfléchir à une alimentation durable

    Autour de la table, plusieurs acteurs sociaux économiques des villes de Vitrolles, Marignane et de Gardanne. Cette année, la cité est hôte d’un « atelier dédié aux initiatives communales en matière d’alimentation durable ». Coorganisée par la Métropole, l’enjeu est, ce mardi 4 novembre de présenter, croiser les diverses initiatives autour de ce thème et « apporter des informations techniques sur la mise en place de projets » dans les communes. Objectif ? Que chacun puisse s’inspirer des méthodes de l’autre. En ouverture des débats, un diagnostic sur la précarité alimentaire sur le département, commandé par la Direction départementale de l’emploi, du travail et de la solidarité (DDETS) et réalisé par l’agence des solidarités actives, qui permet de cartographier, à l’échelle des Bouches-du-Rhône, les risques de précarité alimentaire selon différents niveaux, allant de « l’exposition non-significative » au « risque de précarité alimentaire ». Résultat, 25% de la population pourrait être exposée.

    Dégager les axes de travail

    Sur les 2,7 millions d’habitants de la zone, 69 000 pourraient être en situation de très forte exposition à cette situation de précarité alimentaire. Si Marseille concentre une majorité de population dite à haut risque, les trois communes des Bouches-du-Rhône avec une « part de population la plus importante liée au risque de précarité alimentaire c’est Port-de-Bouc, Tarascon et Berre-l’Étang », indique Lisa Gerbal, de la direction culture alimentation durable à la Métropole, selon les données du rapport. Dans ce contexte, quelles sont les solutions pour un accès équitable à une alimentation durable ?

    À Gardanne, ce sont les Assises de l’alimentation, soutenues par la Ville mais à l’initiative des associations Agora Santé, le Colibri et La main à la terre qui ont permis, dans un premier temps, de « croiser les regards autour des enjeux de l’alimentation, de la santé et de la précarité », rappelle Jean-François Garcia, élu au sport et à la santé. Ces rencontres (17 juin et 23 septembre 2025) ont permis de dégager cinq groupes de travail. Parmi eux, « Mutualiser » devrait permettre de fonder un collectif d’association de citoyens autour de l’alimentation, « Tiers lieu et lieux communs » permettrait d’organiser des visites de « lieux inspirants », entre autres, « Foncier agricole » pour permettre à la Ville d’acquérir du terrain pour favoriser l’installation d’agriculteurs sur la commune et « SSA et Pass Santé » pour impulser la création d’une Sécurité sociale alimentaire sur Gardanne et créer un collectif pour porter le projet. Le reste du travail, suit son cours.

  • La non-réalisation d’aires pour gens du voyage coûte cher à la Métropole

    La non-réalisation d’aires pour gens du voyage coûte cher à la Métropole

    Par son arrêt du 4 novembre, la cour administrative d’appel de Marseille a condamné la Métropole Aix-Marseille-Provence à verser une somme de 295 000 euros en raison de la violation de ses obligations en matière de mise à disposition d’aires d’accueil pour les gens du voyage.

    La loi du 5 juillet 2000 prévoit la mise à disposition des gens du voyage d’aires d’accueil par les collectivités locales, avec des délais de réalisation assez éloignés. Les deux aires prévues sur les territoires de Marseille et de Gémenos ainsi que l’aire de grand passage prévue sur le territoire de Marseille par le schéma départemental d’accueil (2012) n’ont pas été réalisées. L’association la Vie du voyage a donc saisi la juridiction administrative. Par un arrêt du 30 septembre 2019, la cour administrative d’appel de Marseille a ordonné à la Métropole Aix-Marseille-Provence de mettre ces aires à la disposition des gens du voyage, dans un délai de deux ans, ce qui n’a pas été fait.

    Par un nouvel arrêt du 17 décembre 2024, la cour a constaté la non-exécution de son arrêt de 2019, lequel avait constaté la non-exécution des obligations légales de la Métropole dès le mois de janvier 2014. En conséquence, la cour a prononcé une astreinte à l’encontre de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Par l’arrêt du 4 novembre 2025, la cour constate la non-réalisation persistante des obligations de la Métropole. La cour a jugé que les arguments avancés par l’institution ne justifiaient pas d’une impossibilité de se conformer à ses obligations. En conséquence, la cour liquide l’astreinte prononcée au mois de décembre 2024. Elle condamne la Métropole Aix-Marseille-Provence à verser d’une part, une somme de 29 500 euros à l’association la Vie du voyage et, d’autre part, une somme de 265 500 euros à l’État.

  • Villa Valmer : un permis modificatif encore en suspens

    Villa Valmer : un permis modificatif encore en suspens

    Un an après la médiation réussie entre la Ville de Marseille et les promoteurs hôteliers de la Villa Valmer qui a relancé le projet enlisé de transformation de la bastide balnéaire en un ensemble hôtelier de luxe de 35 chambres, un 5e permis modificatif reste en suspens. Son « rejet tacite » purement technique qui vient d’intervenir, ne compromet pas l’avenir du projet, nous dit-on en mairie. Les pétitionnaires ont devant eux 4 mois pour le décrocher.

    Ce permis « M5 » est nécessaire pour valider les retouches convenues en juin 2024 au terme de la médiation des parties. Le projet reste basé sur le permis initial d’août 2019. Le modificatif en discussion redéfinit l’accès au futur hôtel qui ne se fera plus par le grand portail de la corniche Kennedy que la ville doit d’ailleurs refaire dans les règles, mais par la rue des Flots bleus.

    Pour rappel, la médiation initiée par le tribunal administratif de Marseille pour épargner un long contentieux risqué pour les finances des deux parties, s’est conclue en juin 2024 par un accord qui sauve le bail emphytéotique de 60 ans. Le loyer annuel reste de 330 000 euros pour la Ville de Marseille toujours propriétaire de ce bien immobilier. La Ville a par ailleurs récupéré dans cet accord 1 600 m² de surface d’espaces verts à usage du public. La SAS Valmer a aussi accepté de financer 75 000 euros de travaux sur le parc en souffrance.

    Repositionner la piscine

    Le nouvel accès exige de repositionner et réduire la piscine sur les plans. Le pétitionnaire doit encore offrir des garanties de respect du patrimoine légitimement exigées par l’architecte des bâtiments de France (ABF) dont l’accord express est requis non seulement aux abords du Marégraphe classé au titre des monuments historiques, mais pour les décors intérieurs inscrits aux monuments historiques. Pour rappel, les promoteurs sont tenus de s’entourer des conseils d’un architecte du patrimoine. « On est arrivé en fin d’instruction le 3 novembre 2025, mais on n’est pas en mesure de délivrer le permis modificatif d’où ce refus tacite qui peut encore être levé dans un délai de 4 mois. Le but, c’est bien d’arriver à un accord express de l’ABF », insiste-t-on en mairie. Aucune difficulté n’aurait par ailleurs été relevée dans les travaux en cours.

    Pour rappel, à l’issue de la médiation, un modificatif n°4 a été délivré en août 2024 à la SAS Villa Valmer (Pierre Mozziconacci et Didier Germain) pour permettre la régularisation des infractions commises qui passe par la reconstruction des annexes irrégulièrement démolies en avril 2021, fait majeur qui avait justifié un arrêté interruptif du chantier pendant 4 ans. La route est encore longue avant l’arrivée des premiers clients en 2027 dans l’hôtel-restaurant SPA.