Category: societe

  • Fermeture prolongée du parc Vallon Sourn dans le Var

    Fermeture prolongée du parc Vallon Sourn dans le Var

    À la suite des incendies de cet été, les falaises surplombant le parc et la RD 45 ont été déstabilisées. Des chutes de blocs de pierres ont eu lieu et d’autres menacent de tomber.
    Le Département du Var
    a donc décidé de maintenir la fermeture du parc départemental
    et de la RD 45.

  • La contestation ne faiblit pas contre le projet photovoltaïque à Lambesc

    La contestation ne faiblit pas contre le projet photovoltaïque à Lambesc

    Les oppositions au projet grondent depuis près de deux ans. De nouveau, le Collectif de Défense des Collines, composé de citoyens, s’organise pour protester contre un projet de 20 000 panneaux solaires, prévu dans une zone ou plusieurs espèces, selon le Collectif, sont à protéger. Les opposants rappellent également qu’une partie du parc doit être implantée dans un secteur classé Natura 2000.

    Porté par la société Silversun Roquerousse, le projet est en préparation depuis six ans. Dans un contexte où « la préfecture est actuellement en train d’instruire le dossier » de permis modificatif et le défrichement modificatif, selon Laura Mouly, l’une des fondatrices du Collectif, un nouveau rassemblement est organisé, ce samedi 3 octobre, sur la Place des États Généraux, « juste en face de la mairie. On veut que ce soit festif et familial », précise Laura Mouly.

    Une action pour la protection de cette zone boisée, rappelle la co-fondatrice du collectif, mais aussi la protection de « l’aigle de Bonelli », le Circaète Jean-Le-Blanc, « une des espèces qui a justifié la création de la zone Natura 2000 », ou encore un « petit insecte qui s’appelle la Magicienne dentelée, très rare ». « On a reçu beaucoup de soutien, quasiment toutes les associations environnementales locales de communes alentour nous soutiennent (…) le Collectif Climat Pays d’Aix également… », estime Laura Mouly, qui les estime à « une quinzaine ». « Sans compter que France Nature Environnement (FNE) 13 va porter les recours juridiques, le groupe national de surveillance des arbres (GNSA)… On commence à avoir un soutien solide », affirme Laura Mouly. Rendez-vous est donné à 10h30.

  • [Entretien] Michel Ficetola, historien : « L’affaire a été classée sans suite à juste titre »

    [Entretien] Michel Ficetola, historien : « L’affaire a été classée sans suite à juste titre »

    La Marseillaise : quel sentiment vous vient aujourd’hui ?

    Michel Ficetola : C’est une reconnaissance importante car les victimes obtiennent satisfaction et que mes travaux d’historien ont quelque part servi, mais ce n’est pas un moment historique dans le sens où on savait dès mai 2019 que c’était un crime contre l’Humanité reconnu dès lors que le ministère public acceptait d’ouvrir une enquête préliminaire. C’est une rafle-évacuation, un crime contre l’Humanité non génocidaire, dans le but d’expulser la population de Saint-Jean pour pouvoir raser le quartier. Cela avait été décidé dès la fin 1940 par Pétain et mission avait été donnée à l’architecte-urbaniste Eugène Beaudouin de réaliser un plan d’aménagement. À la différence de la rafle de l’Opéra du 22 janvier qui est un crime génocidaire où l’on vise une religion, les Juifs et une ethnie, les Tziganes, qualifiés de vagabonds.

    Il n’y aura pas de procès, est-ce une déception ?

    M.F. : L’affaire a été classée sans suite à juste titre car les responsables que l’on connaissait ont été jugés en 1955 avec des peines qui nous laissent pantois car des condamnations à mort ont été commuées en travaux forcés et des peines de prison n’ont pas été exécutées. Il y a eu des non-lieux scandaleux pour les principaux dirigeants français, c’est-à-dire René Bousquet, chef de la police de Vichy qui venait de commettre la rafle du Vél d’Hiv, le préfet de région Antoine Lemoine et Pierre Barraud, l’administrateur provisoire de la ville de Marseille. On n’allait pas juger un policier de 105 ans.

    Quelle leçon tirer pour le présent
    de ces crimes
     ?

    M.F. : Traiter un groupe de personnes de façon inhumaine, cruelle ou même dégradante est un crime contre l’Humanité. Quand je vois comme on tient les Roms dans l’humiliation et la dégradation des conditions de vie, les Tziganes aujourd’hui sont encore discriminés et persécutés.

  • Une « reconnaissance historique » pour le collectif Saint-Jean 24 janvier 1943

    Une « reconnaissance historique » pour le collectif Saint-Jean 24 janvier 1943

    « C’est un moment longtemps espéré qui a fini par aboutir » résume Gérard Agresti au sortir de près de deux heures de réunion avec le Procureur national. Son père, Roger Agresti, était revenu du camp de Sachsenhausen. « On va s’appuyer sur cette reconnaissance pour que cette rafle oubliée ou éludée soit enseignée dans les livres scolaires. C’est un fait qui entre dans l’Histoire de France. » Il souhaite que le Président de la République vienne reconnaître publiquement qu’un crime contre l’Humanité a été commis par les Allemands et malheureusement des Français.

    « C’est une délivrance »

    « C’est un moment exceptionnel aujourd’hui, une délivrance je le dis. Pour moi, aujourd’hui, c’est la fin d’une quête, la reconnaissance de ce que 20 000 Marseillais chassés ont subi. » Rose-Marie Roger, 72 ans, bouleversée, serre fort dans ses mains la photographie encadrée de son grand-père, Vincenzo Ottaviano qu’elle n’a pas connu, mort le 12 avril 1943 au camp d’internement de Royallieu. « Il habitait rue des Honneurs. La Gestapo est venue le chercher. Ma grand-mère ne l’a jamais revu. Depuis toujours, je cherchais sa trace et grâce au collectif, j’ai pu voir son nom sur la stèle de Compiègne. »

    « C’est beaucoup d’émotion. C’est extraordinaire ! Je n’en ai pas dormi tellement je savais l’importance de ce que j’allais vivre » confie Antoine Mignemi, le président du Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943, un des derniers survivants de la rafle. « Il a fallu attendre 83 ans pour que la souffrance des victimes puisse être reconnue. Je pense à mes parents et aux 20 000 personnes qui sont parties, la souffrance dans le ventre. »

    Antoine Mignemi espère maintenant qu’une nouvelle étape soit franchie. « Il faut que le président de la République française Emmanuel Macron, comme l’a fait Jacques Chirac pour la rafle du Vél d’Hiv, vienne reconnaître qu’à Marseille il y a eu cette tragédie et que cette mémoire soit transmise dans les écoles pour que cela ne se reproduise pas. Cette reconnaissance a absolument une portée politique. Car la vigilance est nécessaire face aux forces réactionnaires fascistes qui reviennent en France et entrent dans les gouvernements en Europe. »

    « Cette reconnaissance est un premier pas. J’avais 6 ans, ma mère enceinte pleurait. Un gendarme l’a vue et a eu un geste d’humanité en nous mettant dans le ferry-boat pour passer sur l’autre rive. Si je suis là aujourd’hui, c’est parce qu’il y a eu un gendarme pour nous sauver » tient à dire Guy Nassi, 89 ans. « On va se battre pour que l’État crée un fonds d’indemnisation » réclame Me Michel Pautot, avocat d’Antoinette et Gilbert Castagno qui avait respectivement 9 ans et 11 ans le jour de la rafle. « Ça fait plaisir mais un classement sans suite vraiment ça me choque » grimace Antoinette.

  • Marseille : aux Chutes Lavie, réunis, on revit

    Marseille : aux Chutes Lavie, réunis, on revit

    Une clé et des fleurs dessinées aux craies de couleurs pour égailler le bitume, des tours de bluff des illusionnistes de l’Idéaliste pour marquer ce moment magique. Le portail fermé depuis des années par une poignée de copropriétaires qui revendiquaient la propriété de cette rue privée a retrouvé sa vocation d’usage public.

    « Paulette et Jeanne n’auront plus à remonter le raide et dangereux boulevard Guigou, les enfants pourront accéder aux centres d’activités des Chutes Lavie, et une voisine de 90 ans a prévu de s’inscrire à la gym douce », liste la conseillère d’arrondissement Nathalie Prost à l’adresse d’une petite centaine d’habitants venue fêter cette victoire qu’on leur avait promise impossible. C’était sans compter sur la pugnacité d’un collectif de riverains « qui s’est mobilisé sans relâche », souligne l’élue des 4-5. Et sur le soutien que la municipalité leur a témoigné.

    Un combat de fond

    « Impossible n’est pas Marseillais, s’est félicité l’édile écologiste du secteur, Didier Jau. Nous avons tenu notre engagement. C’est un combat de fond, juste et nécessaire dans une société qui se divise. » Réunifiés, apaisés, leur mobilité douce retrouvée, les habitants étaient invités à partage un repas dans le jardin municipal dont l’accès leur a été rendu et à préparer l’avenir ensemble. « La prochaine étape ici sera d’aménager un accès pour les personnes à mobilité réduite », a précisé Amad Zayad, conseiller d’arrondissement délégué au handicap.

  • Les Restos du Cœur du Var organisent leur loto

    Les Restos du Cœur du Var organisent leur loto

    Comme chaque année, les Restos du Cœur du Var figurent parmi les grands acteurs sociaux du département. Avec 2,5 millions de repas distribués (40 tonnes de marchandises par semaine) et 231 maraudes sociales, grâce à 985 bénévoles réguliers engagés sur un an, et deux salariés, répartis dans 21 centres dans le département et 4 circuits itinérants, l’association a fourni une aide précieuse à 15 600 bénéficiaires entre mai 2025 et mai 2026.

    Un soutien dont l’aspect alimentaire n’est qu’une petite partie : « Notre but est de capter les personnes pour qu’elles reviennent chaque semaine et mettre en place l’aide à la personne, notre cœur d’activité », explique Jean-Marc Valverdé, président des Restos du Cœur du Var. « Ça concerne l’estime de soi, l’aide juridique, le droit au logement, à la santé, la culture, les loisirs… »

    L’apport des bénévoles permet aux Restos de bénéficier « de l’équivalent de 150 salariés en temps plein, soit 3,3 millions d’euros par an sur le Var », précise Jean-Marc Valverdé. Non négligeable pour faire fonctionner la structure, qui peut aussi compter sur l’apport d’un salarié en mécénat de compétences, c’est-à-dire un employé payé et détaché de manière solidaire par une entreprise – qui bénéficie pour cela d’un abattement fiscal à hauteur de 60% de son salaire – pour faire bénéficier de ses compétences et travailler à temps plein au sein d’une association d’utilité publique.

    Un loto et des entreprises engagées

    Mais il faut, aussi et surtout, pouvoir récolter des fonds. C’est pourquoi l’association organise son super loto annuel dimanche au Casino de Hyères. Un événement essentiel, pour lequel 600 personnes sont attendues, et qui proposera également une tombola. Il précède la collecte départementale de produits alimentaires et d’hygiène, qui se tiendra du 9 au 11 octobre dans plus de 100 supermarchés varois.

    Enfin, toute l’année durant, les Restos du Cœur peuvent compter sur les dons de particuliers et d’entreprises, alimentaires comme financiers. C’est en ce sens que les Caisses locales varoises du Crédit Mutuel Méditerranéen ont noué un partenariat depuis plus de 15 ans, avec l’association, à laquelle elles octroient un don annuel de 4 000 euros.

  • Vingt ans de repas locaux dans les assiettes des écoliers aixois

    Vingt ans de repas locaux dans les assiettes des écoliers aixois

    Le constat revient régulièrement entre deux visites, de chambre froide et de four dernier cri. « La loi Egalim nous impose au moins 50% de produits SIQO, signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine. On est à 58%. La loi prévoit aussi au moins 20% de bio, on est à 33,34% », déroule Floriane Chevallier, diététicienne en charge de composer les menus des écoliers aixois.

    Ces repas sont confectionnés au sein de la cuisine centrale d’Aix, mise en service en 2006 et qui fêtait, ce mercredi, ses vingt ans d’existence. « Une aventure qui avait coûté 8 millions d’euros à la Ville », a rappelé Sophie Joissains, maire (UDI), au cours de sa prise de parole. Pour marquer l’anniversaire, le premier magistrat de la ville, les élus et le personnel ont fait la tournée des locaux. Dans cet espace de production, proche des Milles, 7 300 repas quotidiens sont préparés par une soixantaine d’agents territoriaux, puis livrés dans une quarantaine d’établissements scolaires. Pour illustrer l’ampleur de l’activité, Jean-Philippe Fabre, chef de poste fourneaux, estime qu’au cours d’une journée, « 600 kg de viande, 1 200 kg de féculents » passent entre ses mains. Un exercice « extrêmement réglementé », rappelle Floriane Chevallier, encadré par le GNRCM et un « arrêté qui nous fixe les fréquences de présentation des plats et les grammages à servir aux enfants notamment sur les plats sucrés. Cela s’évalue sur 20 jours », poursuit la diététicienne.

    Objectif de cette unité de production : confectionner des repas à base de produits locaux, frais, mais aussi inculquer une éducation alimentaire aux plus jeunes, fondée sur une alimentation plus locale et plus équilibrée. Pour ce faire, un repas « sans chair animale » doit être proposé chaque semaine.

    Si chaque repas coûte en moyenne 4 euros aux familles, il revient à 14 euros à la Ville. « Nous n’avons pas augmenté la tarification collective depuis la période juste avant le Covid, en 2020, explique la Ville. Décision avait été prise de ne pas faire porter un poids supplémentaire aux familles. Le fait d’être en régie, nous permet de maîtriser nos coûts : on est au plus juste. Dans les 14 euros pour la Ville, il n’y a pas que la cuisine centrale, on inclut aussi le temps de repas, la surveillance, l’encadrement des enfants… »

    Les menus, sont publiés « quinze jours avant les vacances scolaires, pour les six semaines à venir », précise la Ville.

  • La Ville de Briançon acte la vente du fort des Têtes

    La Ville de Briançon acte la vente du fort des Têtes

    « Une séance historique » : ce sont les mots utilisés par Arnaud Murgia (DVD), le maire de Briançon, pour qualifier la séance du conseil municipal de ce mercredi 30 septembre. Pour cause, le rachat du fort des Têtes et sa cession à la Solideo, la société publique en charge des aménagements des Jeux olympiques 2030, qui prévoit de le transformer en village olympique, ont été actés. Un projet qui inquiète le groupe d’opposition de gauche Briançon territoire vivant, mais aussi plus d’une centaine de citoyens réunis dans le collectif Non au village olympique au fort des Têtes de Briançon : plusieurs dizaines d’entre eux ont fait le déplacement à la mairie pour montrer leur mécontentement face au vote. Une pétition a été lancée et récolte déjà plus de 8 000 signatures.

    Le fort Vauban, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, doit être acheté à l’état pour 242 000 euros. La Ville va ensuite céder cinq bâtiments à la Solideo pour près de 47 000 euros. « Depuis des années, les élus ont cherché des solutions pour sauver ce patrimoine, a rappelé le maire avant la délibération. C’est une chance unique de le réhabiliter » La Solideo se chargera des travaux de restauration des bâtiments. Les remparts resteront à la charge de la Ville, qui sera « bénéficiaire de subventions d’un montant jamais connu ici ».

    Création de logements sociaux

    Au-delà de sauver le bâti, le projet prévoit de répondre à un besoin criant à Briançon : la création de logements sociaux. Le village olympique permettra d’accueillir près de 1 000 athlètes pendant les Jeux. La Solideo devrait ensuite céder les bâtiments au promoteur immobilier privé Linkcity, une filiale du groupe Bouygues.

    Au total, 72 logements sociaux et en accession sociale à la propriété seront disponibles au plus tard en janvier 2031. « C’était ma promesse : que l’héritage du village olympique réponde aux à l’intérêt général des habitants », a insisté Arnaud Murgia. De plus, une résidence hôtelière, des équipements de services et des places de stationnement pour les futurs habitants devraient y voir le jour.

    « Les JO font beaucoup parler, a renchéri Stéphane Régnier du groupe d’opposition Briançon Territoire Vivant. Les associations qui s’y opposent reçoivent de plus en plus de soutien. Entendez notre population et ralentissez ! Les Jeux peuvent donner de beaux projets, mais seulement si vous intégrez les citoyens. »

    « Au lieu de susciter un engouement chez les habitants, on a des incertitudes sur le coût final, les délais et cette promesse d’héritage, a poursuivi Maxime Brousse du même groupe d’opposition. Nous avons besoin d’engagements fermes pour rassurer les Briançonnais et restaurer la confiance. »

    Agathe Di Lenardo

  • À Toulon, une nouvelle organisation pour les conseils de secteur

    À Toulon, une nouvelle organisation pour les conseils de secteur

    C’est un élément peu connu des habitants, et pourtant obligatoire dans toutes les communes de plus de 80 000 habitants depuis 2002. Instance consultatives et participatives, ni organes exécutifs, ni réunions d’information, les conseils de secteur ont été conçus à Porto Alegre, au Brésil, dès 1989, pour favoriser la justice sociale. Exportés au début des années 2000 en Europe et en France, ils ont vocation à créer du dialogue entre élus et citoyens. Ils offrent à ces derniers la possibilité de s’impliquer dans leur vie de quartier, en proposant et débattant des projets. « De la même façon que nous demandons aux enfants de rêver leur cour de récréation, nous invitons les Toulonnais à imaginer leur quartier », illustre la maire de Toulon Josée Massi.

    Cette dernière a désiré repenser intégralement la constitution de cet outil. Dès avril, elle a chargé son adjointe à la démocratie de proximité, Corinne Jouve, de tabler là-dessus. Premier changement : un redécoupage des secteurs, passés de dix à cinq (nord-ouest, nord-est, ouest, centre et sud), avec des quartiers « regroupés par cohérence de projets mais aussi par rapport aux besoins spécifiques des habitants », détaille la maire de Toulon.

    Un budget de « plusieurs millions d’euros »

    Un appel citoyen a ensuite été lancé. 807 habitants, associations et commerçants y ont répondu. Les conseils ont ensuite été déterminés par tirage au sort, chacun d’eux étant dirigé par un adjoint de secteur, avec, en leur sein, un élu (y compris d’opposition), un habitant, un membre d’un comité d’intérêt local (CIL) et un représentant associatif ou commerçant.

    Ils démarreront leur mission dès janvier, et ce jusqu’à la fin du mandat municipal en cours, et se réuniront a minima deux fois par an, en janvier et en juin. Leur fonctionnement sera régi par une charte. « Chaque membre s’engage à œuvrer pour et dans l’intérêt général de la ville, du quartier et de ses habitants. Il doit faire preuve de civisme, d’exemplarité et d’assiduité », explique Corinne Jouve. Les conseils de secteur disposeront d’un budget global de « plusieurs millions d’euros » sur la durée du mandat, afin « de réaliser des projets proposés et débattus au cours des séances de travail annuelles après études de faisabilité technique, juridique et financière », ajoute l’adjointe à la démocratie de proximité.

  • La préfète de police s’empare de la loi Ripost contre le stup’ et la délinquance

    La préfète de police s’empare de la loi Ripost contre le stup’ et la délinquance

    Pas moins de 300 gendarmes et policiers dans les quartiers, sur les routes et dans les transports en commun, dans les commerces, ont été mobilisés ce mercredi 30 septembre pour « lutter contre la délinquance en règle générale, et contre le trafic de stupéfiants », explique la préfète de police déléguée Corinne Simon, qui compte bien utiliser tous les leviers légaux mis à sa disposition. Dont la toute nouvelle loi Ripost promulguée en août.

    Le texte sanctionne notamment les rodéos urbains, la consommation de protoxyde d’azote, jusqu’à un an de prison, et rehausse le tarif de l’amende forfaitaire spécifique (AFD) de 200 à 500 euros, cette dernière figurant au casier judiciaire en cas de consommation de stupéfiant. Car c’est le consommateur qui est aussi visé, « le premier maillon de la chaîne », insiste Corinne Simon. Ripost permettant de suspendre le permis de ce dernier, même s’il est à pied, pour six mois en cas de « réitération », soit après deux contrôles, précise-t-elle. Des outils efficients et complémentaires à ceux existant considère la préfète.

    Une belle prise

    Une loi « fourre-tout » et qui porte atteinte aux libertés publiques dénonçait la CGT Intérieur. Quant aux AFD, le montant de leur règlement peine à être connu et leur taux de classement sans suite par les parquets locaux atteint 79% pointait la Cour des comptes dans un rapport publié en avril dernier.

    Mais ce jour-là, l’opération a néanmoins permis de mettre au jour un des maillons de la chaîne du trafic. Un commerce d’emballages du 15e arrondissement qui fournit au réseau voisin les sachets pour conditionner la drogue. « C’est ce que l’on retrouve sur nos points de deal », commente la commandante Laure Gambini de la division Nord, ravie de cette prise. À raison de 10 euros le sachet, chaque paquet en contenant 100, « cela représente des milliers d’euros » ajoute-t-elle, avant de lancer une vaste perquisition. Elle soupçonne également du travail dissimulé. L’employé se présentant comme le gérant ne l’étant pas franchement, il est embarqué en garde à vue. Un premier commerce du genre dans le 14e a été condamné en mars. « Ils se sentent un petit peu au-dessus des lois, disant qu’ils ne font que du packaging », constate Sébastien Lautard, directeur adjoint de la police des Bouches-du-Rhône, « mais ils sont dans le collimateur ».