Category: societe

  • La discrète première pierre du chantier du nouvel hôpital

    La discrète première pierre du chantier du nouvel hôpital

    Deux tractopelles sont stationnées en contrebas de la D69, sur le chemin de la Renardière, à l’Ouest de Salon-de-Provence. Depuis quelques mois, un nouvel ouvrage en béton voit le jour : l’exutoire pluvial où seront envoyées les eaux du nouvel hôpital et de son village santé avant d’atterrir dans le grand fossé Bel Air, qui se jette dans la Touloubre. « Discrètement, les travaux commencent, se réjouit le maire (LR) Nicolas Isnard. Bien sûr, ce n’est pas le gros chantier sur site, mais même si on le fait modestement il fallait marquer le coup. »

    C’est à 1,7 kilomètre de là que 9,5 hectares de terrain seront artificialisés pour accueillir le complexe flambant neuf. « La deuxième étape débutera d’ici un an ou plus, lorsque les entreprises qui vont intervenir pour réaliser le village de santé seront désignées, détaille l’édile. C’est ce à quoi se consacre l’hôpital, qui établit le cahier des charges pour préparer l’appel d’offres. On lancera le marché dans le premier semestre de l’année 2026. Le début des vrais travaux est prévu pour fin 2026, début 2027 pour les premières fondations, avec une mise en service en 2029/2030. »

    À l’arrivée, 245 lits et 42 places en ambulatoire seront créés sur 35 760 m² de surface. À proximité de cet hôpital implanté sur 6,5 hectares, un village santé de 3 hectares avec l’installation d’une douzaine de partenaires comme un centre de dialyses, un laboratoire d’analyses médicales, une clinique ou un hôtel hospitalier. « 80 lits resteront en centre-ville, puisque les soins palliatifs et la gériatrie ne bougent pas », précise Nicolas Isnard.

    La coopération

    « C’est le seul hôpital déménagé depuis trente ans dans la région Paca », se targue le premier adjoint au maire Michel Roux (DVD). Une victoire rendue possible par la volonté et la coopération des acteurs du territoire. C’est en juillet 2019 que vingt villes du bassin salonais s’associent dans un Syndicat intercommunal à vocation unique pour acheter, ensemble, un terrain, afin d’inciter l’État à agir et de lui faciliter la tâche. « Chaque commune a investi 10 euros par habitant pour acheter ces 9,5 hectares », précise Nicolas Isnard.

    Les agents de l’hôpital aussi ont consenti à des efforts pour voir le projet sortir de terre. « Ça a donné lieu à de gros sacrifices en interne en termes de budget, raconte la représentante FO Magali Brotons. Il a fallu revenir sur des accords locaux, voter et accepter des requalifications en instance… »

    Ces économies, réalisées de sorte à aider l’hôpital à trouver 27 des 172 millions d’euros fléchés pour le nouvel hôpital sur ses fonds propres, étaient une nécessité. « On a huit pavillons. Le plus ancien date de 1903. En hiver il fait très froid, en été il fait 40 degrés. Il devient de plus en plus difficile de prendre en charge les patients. Par exemple, les couloirs et les portes sont trop petits, les lits n’y passent plus, il faut démonter les barrières, ce qui est épuisant. » Au-delà des conditions de travail, c’est surtout pour les malades que le personnel est soulagé. « C’est important de pouvoir les accompagner dans un bel environnement, c’est notre vocation », affirme Magali Brotons.

    À Martigues, la CGT lutte pour qu’une somme de la même ampleur soit investie dans l’hôpital, exsangue. Le syndicat revendique également la création de 90 emplois statutaires immédiats. L’établissement saura-t-il suivre la même voie que celui de Salon ?

  • La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers

    La ville de Marseille honore le bataillon des marins-pompiers

    Cérémonie en grande pompe ce mardi 2 décembre au Palais du Pharo (7e) pour le bataillon des marins-pompiers de Marseille, avec au programme une remise de médaille collective de la Ville pour saluer l’investissement des hommes dans la lutte contre les feux de forêt, mais aussi d’autres, individuelles, pour saluer l’engagement de certains sur des opérations marquantes.

    Tel le capitaine de frégate Guillaume, commandant des opérations de secours sur l’intervention rue Pollak (1er), le 26 octobre 2024, décoré de la médaille de la Défense nationale, échelon or. Il avait supervisé quelque 80 hommes et permis de sauver 11 personnes en s’engageant lui-même au feu.

    Jeunes héros

    Après « 86 ans d’intimité et de confiance », « le bataillon rassure les Marseillaises et les Marseillais » a posé Benoît Payan, maire DVG de Marseille revenant sur un engagement sans faille au cours de l’été contre les flammes, notamment à l’Estaque au cours d’un « des plus grands feux depuis 20 ans » estime le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon. Trois jeunes habitants de la Castellane se sont aussi vu remettre une médaille pour leur « intervention qui a contribué à sauver des vies », rappelle le maire se souvenant au passage de « ceux » qui avaient « plongé » dans les fake news, accusant les jeunes de vol. Entendre Martine Vassal présidente DVD du Département et de la Métropole, qui avait relayé la rumeur… Au fil des courriers, il estime aussi se heurter à un mur en matière d’indemnisation des sinistrés. La saison estivale 2025 a représenté 81 jours de mobilisation, 365 interventions pour « feu de végétation » et 262 hectares brûlés.

  • Chantier d’ampleur sur les rails du viaduc de l’Arc

    Chantier d’ampleur sur les rails du viaduc de l’Arc

    L’architecture est bien connue des locaux, s’immisce jusque dans les tableaux de Cezanne mais surtout, supporte jusqu’à 84 passages de trains quotidiens sur sa ligne qui relie Marseille à Lyon Perrache. Depuis septembre, entre 9h30 et 15h30 et jusqu’à fin décembre sur le haut du viaduc, des silhouettes orange fluo s’affairent sur des travaux de « confortement de sécurisation de l’ouvrage du viaduc ». D’ici janvier, le chantier s’animera de nuit. Ce, jusqu’en juillet 2026, date de fin du chantier. Pour cause, à l’occasion de tournées d’inspection sur la voirie, diverses « avaries » ont été repérées : sur les tympans, les plinthes, fissurées, effritées, mais aussi au pieds des garde-corps, rouillés ou entourés de pierres éclatées, phénomène du à l’infiltration d’eau et au gel. « On a 38 arches (…) 37 piles avec des largeurs de 12 mètres d’ouverture et des longueurs variables entre 8 et 12 mètres. La longueur totale de l’ouvrage : 563 mètres, qu’on multiplie par deux puisqu’on change les plinthes et garde corps des deux côtés », décrit Andreea Guilleminot, pilote d’opération SNCF Réseaux. Particularité du projet, un immense équipage mobile, « l’outil », glissé chaque jour sur les rails qui permet aux ouvriers d’intervenir depuis le haut de l’ouvrage, à environ 20 mètres du sol pour rénover les façades du viaduc. Sans l’abîmer, à contrario d’échafaudages. Ce lundi, Thomas Lebailly, ingénieur en charge des travaux pour Demathieu Bard, concepteur de « l’outil » explique : On le rehausse, pour qu’il soit libéré de la remorque. Ce qui permet de faire l’aller retour en remorque pour chercher les quatre plinthes qu’on pose aujourd’hui ». Aux travailleurs ensuite de se glisser harnachés sur les plateformes, disposées au dessus du vide. « C’est un des 40 chantiers sur la région qui est important. La complexité est réelle, on est en ville, au dessus d’une autoroute, on a effectivement un chantier d’une taille importante, mais c’est un exceptionnel parmi d’autres », pointe Thierry Jacquinod, directeur territorial adjoint SNCF Réseaux. Coût du chantier : 5,6 millions d’euros sur fonds propres de la SNCF.

  • Le jardin du Rocher des Doms bientôt prêt à rouvrir

    Le jardin du Rocher des Doms bientôt prêt à rouvrir

    J’ai redécouvert ce séquoia. » En remontant l’allée principale conduisant au jardin du Rocher des Doms, la maire (PS) Cécile Helle constate d’entrée le changement de paysage de ce site emblématique du centre-ville d’Avignon, surplombant le Rhône et dominant le palais des Papes. Depuis un peu plus d’un an, la Ville a lancé un important chantier en deux phases (10 millions d’euros au total) « dans le cœur historique du patrimoine mondial de l’Unesco », insiste Cécile Helle, qui participait ce mardi à une visite des travaux.

    Fermé au public depuis octobre 2024 [hormis une esplanade accessible depuis le Rhône], le jardin doit rouvrir d’ici à début mars. Une seconde phase aura ensuite lieu de septembre 2026 à juin 2027, afin de restaurer et végétaliser l’esplanade minérale mais aussi de rénover la montée de l’accès principal. « C’est un beau mais lourd projet qui va permettre de repartir pour
    150 ou 200 ans
     », estime la maire en rappelant l’impérieuse nécessité de ce chantier. « Le diagnostic a montré que les sols s’asphyxiaient, si on n’avait pas réagi le patrimoine naturel aurait disparu », rappelle-t-elle.

    Ainsi, 30% des arbres et 90% des arbustes ont été renouvelés. En déambulant dans les allées, une nouvelle perspective dénote. « L’idée est de remettre le jardin dans sa forme d’origine comme l’a pensé Jean-Pierre Barillet-Deschamps [architecte paysagiste qui a créé ce parc en 1865, concepteur également du parc Borély à Marseille ou les Buttes-Chaumont à Paris] en dégageant la vue sur le palais des Papes, on a ainsi enlevé les végétaux morts ou les bambous qui gâchaient la vue », fait valoir Juliette Hafteck, architecte-paysagiste du cabinet Alep en charge du projet. « Il fallait continuer le rêve de Barillet-Deschamps qui avait réussi à créer ce parc pittoresque sur un rocher, c’était un visionnaire qui avait compris les enjeux de l’écologie urbaine », complète Philippe Deliau, second architecte-paysagiste du projet.

    Toilettes, buvette et aire de jeux

    Le bassin a été repris dans sa forme originelle, de nouvelles toilettes publiques seront aussi installées. Le nombre de bancs et tables de pique-nique ne variera pas non plus. Tous les socles des statues ont été nettoyés. La buvette rouvrira également mais qu’à l’issue de la seconde phase des travaux. Au sol, « le sable stabilisé est en train d’être refait afin d’être moins poussiéreux et sera beaucoup moins tassé car le petit train touristique et les camions poubelles ne passeront plus, ce qui permettra une meilleure perméabilité », développe Juliette Hafteck. Une grande pelouse, « façon Stade de France », sera engazonnée avant la réouverture mais pas accessible dans l’immédiat. Enfin, une nouvelle aire de jeux en bois de 4 mètres de haut va faire son apparition. Réalisée à Nantes, elle symbolisera un dragon sortant du Rhône.

  • À pied d’œuvre pour faire vivre la friche urbaine

    À pied d’œuvre pour faire vivre la friche urbaine

    Entourés de verdure, les représentants des 9 associations lauréates se sont réunis mardi dans le vaste espace naturel de 2-3 hectares que constitue « La Denise ». Au programme, une présentation du lieu, du dispositif « Pépites Naturelles » et surtout du consortium d’associations lauréat de l’appel à projet : « La Cité des Transitions. » Ce vaste espace de biodiversité préservé est le 7e à bénéficier du soin de la Ville et des associations.

    Des projets en cascade

    Animations, préservation des habitats naturels et des espèces végétales, balisage des sentiers… Les projets pour mettre en valeur le lieu sont nombreux. Marianne Morini, responsable du développement du consortium appelé à gérer et à protéger cette friche urbaine, explique : « Malgré les nombreuses ambitions, qui sont bien intentionnées, on va quand même porter une attention particulière à ne pas trop y intensifier les activités. » Elle précise : « Il y a des temporalités particulières à respecter, par exemple au printemps avec la nidification des oiseaux, où on va essayer d’éviter les gros évènements pour ne pas les déranger. »

    Les oiseaux, justement, feront l’objet d’une attention renforcée de part de la Ligue de protection des oiseaux, partie prenante du consortium. Chloé Piccinin, chargée de mission « Nature en ville » de la Ligue, indique les travaux à venir : « On va très prochainement démarrer un travail d’inventaire des espèces qui habitent cet espace. » Un inventaire qui facilitera la compréhension et la protection des espèce qui y nichent.

    De son côté, Maïté Kaczmarek, bergère urbaine de l’association « Les Moutons marseillais », a envoyé ses 11 moutons en éco-paturage au beau milieu de la friche. Il brouterons l’herbe du parc jusqu’à la mi-décembre, avant de changer de friche.

    300 friches urbaines

    Impliquée depuis plus de trois ans dans les projets qui entourent ces fameuses friches urbaines, Christine Juste, adjointe écologiste au maire en charge de l’Environnement, raconte la genèse des « Pépites Naturelles » : « Dès le début de l’appel à projet, on s’est aperçu que y’avait une demande en lien avec la nature. Peut-être parce que les citoyens et les associations sont très soucieux et très impliquées. »

    Les amoureux de la nature peuvent se réjouir : en plus des sept friches urbaines naturelles déjà reconnues et bichonnées par les associations, 300 autres friches ont déjà été comptabilisées par la Ville.

  • La voie ouverte à « un paysage renaissant » au Petit séminaire

    La voie ouverte à « un paysage renaissant » au Petit séminaire

    C’est par le paysage que l’on va refaire du liant », est convaincu Fabien Grosjean, directeur de l’aménagement à la Métropole Aix-Marseille-Provence. Et c’est par son approche qui « part du paysage pour faire quartier » que ce projet, où une offre de 140 logements est aussi à l’œuvre, a été retenu.

    Pour autant, du liant il en existait se souvient Guy Lucchesi, président du CIQ Beaumont-Plateau (12e) qui a toujours vécu dans ce quartier. « Gitans, Arabes, Arméniens, Italiens, on était tous du Petit séminaire, on partageait l’espace, les fêtes, les décès… et puis pendant 40 ans, on a abandonné les gens, tout laissé en plan jusqu’à la dégradation complète, le squat, pour décréter la démolition de tous les bâtiments et faire partir ses derniers locataires. » Mais ce militant des quartiers populaires, attaché à son histoire, est aujourd’hui plus optimiste : sur le terrain laissé vide et devenu une décharge à ciel ouvert, les habitants ont eu leur mot à dire sur sa destination future. Les projets présentés par les trois agences d’architectes, urbanistes et paysagistes et ont été conçus sur la base d’une consultation des habitants. Mieux, dans le jury ces derniers auront voix compte double aux côtés des représentants de la Métropole et du bailleur social. Et les habitants ont souhaité que la coulée verte qui doit prendre place le long de la rue de la Maurelle, reprenne leur histoire et serve de passerelle entre ces quartiers à la croisée des 12e et 13e arrondissements, où subsiste une mixité entre habitat résidentiel ancien et grands ensembles, mais où s’exerce également une énorme pression foncière.

    Au milieu coule une rivière

    C’est tout l’intérêt de cette grande consultation Quartiers de demain, de laisser la part belle du choix d’avenir, non plus à des groupes immobiliers, mais à ceux qui les habitent tout en utilisant les ressources des sites au profit de la ville. « Nous avons travaillé comme des enquêteurs sur l’histoire et l’identité du lieu », explique Marion Talagrand. Ancienne dépendance de la zone agricole du Grand Saint-Joseph, le quartier recèle une ancienne source où l’on venait puiser l’eau, et cueillir les figues et les amandes. Oubliée et coulée sous le bitume de la route, elle devra réémerger pour devenir l’axe de la coulée verte. « L’histoire du quartier est souvent celle d’un effacement mais aussi source de possibilités », précise la fondatrice d’AMT qui a travaillé avec des écologues pour constituer un herbier. L’eau y sera mobilisée avec un système simple de digues capables de régénérer les sols et les milieux, pour redonner au site son ancienne « fonction nourricière ».

    AMT s’est encore alimenté des recherches et de la « concertation intime » conduite par André Jillovet dans le cadre d’un travail mené par le Cerfise entre 1976 et 1986. « Nous nous sommes attachés à des traces matérielles et immatérielles pour la réappropriation paysagère de ce lieu, continue Marion Talagrand, pour reformer des usages délaissés en gardant la possibilité d’aller sur d’autres formes d’activités, tout en se gardant de trop d’intensité d’activités. »

    Face à « l’approche grand paysage » de l’agence Folléa-Gautier et au « vaste parc fermé » de l’agence Ilex, le projet « paysage renaissant » d’AMT par son approche sensible et résiliente a emporté l’approbation du jury. Le projet paysager dont les travaux débuteront en 2027 doit continuer son chemin en marchant et toujours en concertation avec les habitants, préalable essentiel de l’opération nationale Quartiers de demain.

  • La grande famille lève un dernier verre avec Pierre Guille

    La grande famille lève un dernier verre avec Pierre Guille

    Beaucoup d’émotions ce lundi soir dans les Rotatives de La Marseillaise, où Pierre Guille, directeur des événements et des partenariats du journal et président délégué du Mondial à pétanque, a fait ses adieux à « la grande maison » dans laquelle il est entré le 1er juillet 1995. « Je le dis souvent et ne cesserai de le dire. La Marseillaise est une famille. Elle est composée par ses salariés, ses retraités, ses bénévoles et ses soutiens. Cette famille est précieuse, il faut en prendre grande soin », a lancé très ému, dans un discours d’adieu chaleureusement applaudi, celui qui part vers de nouvelles aventures avec le groupe Suez.

    Une grande partie de cette famille était réunie autour de lui pour ce dernier au revoir. Ses proches en premier lieu, Marie, sa compagne, Yousra, son ex-femme, et leurs deux enfants, Yanis et Sofia. Les dirigeants actuels du journal aussi, Léo Purguette, le président et directeur éditorial, Jean-Jacques Schneider, le directeur général, mais aussi Rafaël Jacquelain et Sophie Girard, les directeurs commerciaux qui prendront sa relève avec Maryan Barthelemy, le nouveau venu.

    Les bénévoles étaient là aussi, chevilles ouvrières de l’organisation des grands évènements du journal pour lesquels Pierre Guille a fait office de chef d’orchestre ces dernières années. Il n’a évidemment pas manqué de les remercier. à leurs côtés, Les Amis de La Marseillaise, les représentants des quatre associations soutenues dans le cadre de l’opération les Carreaux du cœur 2025, ainsi que de nombreuses personnalités.

    « Pierre est un homme de relation pour qui rien n’est plus important que d’être entouré », a souligné Léo Purguette au moment de prendre le micro : « Tu dois savoir qu’ici restera toujours ta maison. Paul Eluard, poète que j’affectionne tout particulièrement, écrivait : un cœur n’est juste que s’il bat au rythme des autres cœurs. Le tien et le nôtre sont à l’unisson, ce soir. »

    D’anciens ministres, dont Sabrina Agresti-Roubache, mais aussi Audrey Garino, Ludovic Perney, Thierry Santelli et David Galtier, représentant les collectivités territoriales, et de nombreux élus de tous bords, étaient présents. Jean-Marc Villanueva, le vice-président du CDOS 13, était là également, pour lui remettre la Médaille de bronze de la jeunesse et des sports, lui qui est déjà décoré de la médaille militaire d’officier de réserve, de la médaille d’honneur de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal, et parrain de plusieurs associations…

  • Les Pères Noël verts reprennent du service

    Les Pères Noël verts reprennent du service

    Que Noël n’oublie personne. » Telle est la mission assignée, depuis 1976, par le Secours populaire français (SPF) à ses Pères Noël verts. « L’idée n’est pas de remplacer le Père Noël rouge, mais de lui donner un coup de main », résume Fabien Albert, secrétaire général du Secours populaire de l’Hérault. « Les Pères Noël verts vont aller chercher des moyens pour acheter des jouets neufs, les mettre à disposition des parents qui ensuite les récupéreront pour les glisser au pied du sapin. Comme ça les enfants n’ont pas vu le scénario qui se joue et tout le monde peut avoir un cadeau à ouvrir à Noël », poursuit-il.

    Rien de moins évident, hélas, par les temps qui courent. En effet, « d’après le dernier baromètre Ipsos/Secours populaire, près d’un parent sur deux (49%) éprouve de la honte de ne pas pouvoir offrir à ses enfants les cadeaux qu’ils souhaiteraient », souligne l’association, qui a lancé le 19 novembre sa tournée des Pères Noël verts. « Cela prend différentes formes : des entreprises qui se mobilisent et collectent des jouets, de préférence neufs ; des écoles où les enfants apportent leurs jouets qui ne sont plus utilisés mais en bon état ; des collectes dans les supermarchés ; ou encore de l’argent collecté par les troncs et grâce auquel on va acheter des jouets neufs qu’on remettra ensuite aux parents », détaille Fabien Albert. Sur les 32 000 personnes accompagnées par le SPF de l’Hérault, un tiers environ sont des enfants, qui pourront profiter de ce coup de pouce solidaire.

    « Des repas et goûters de Noël, des sorties et animations, des distributions de paniers festifs, des dons de jeux et jouets à destination des familles accompagnées par le Secours populaire sont prévues dans toutes nos structures. » À Montpellier, un repas de fin d’année à l’Hôtel de ville sera organisé le 14 décembre, « à destination de près de 300 personnes accompagnées et bénévoles ». Une initiative reproduite sur leurs territoires respectifs par l’ensemble des comités.

    Parmi les actions solidaires organisées dans le département d’ici les fêtes, de nombreuses braderies comme dans le quartier de Figuerolles, à Montpellier, où le local de l’antenne dédie une pièce aux jouets à prix solidaires (du 24 novembre au 18 décembre) ou dans les locaux du SPF 34 au Marché gare, où un grand déstockage est organisé le 6 décembre, de 9h à 14h. D’autres braderies auront lieu dans tout l’Hérault (Sète, 6 décembre, 9h-18h ; Frontignan, 5 et 6 décembre, 10h-17h ; Clermont-l’Hérault, 6 décembre, 9h-12h et 14h-17h ; ou encore une braderie permanente à Pézenas, où l’espace solidarité du centre-ville se transforme en boutique de Noël solidaire). Des opérations paquets cadeaux sont également organisées dans de nombreuses structures, comme à la Fnac de Montpellier du 27 novembre au 24 décembre.

  • La « tech israélienne » de l’eau n’est pas la bienvenue

    La « tech israélienne » de l’eau n’est pas la bienvenue

    Le rendez-vous ne passe pas. Dans une lettre ouverte au président (Ren.) de la Région, Renaud Muselier, une quinzaine de collectifs et associations engagés sur la question de l’accès à l’eau et du soutien à la Palestine, la CGT du conseil régional, la France insoumise et le collectif Vaï demandent l’annulation d’une rencontre organisée, ce mercredi, avec des entreprises israéliennes de l’eau.

    « Christian Estrosi, Renaud Muselier ou Éric Ciotti sont assujettis au traité sur la prévention du génocide », que la France a signé en janvier 2024, insiste Régine Fiorani du collectif Marseille Gaza. « Nous nous opposons fermement à cette collaboration avec des entreprises qui, de près ou de loin, contribuent au crime de guerre et crime contre l’humanité perpétrés par l’État israélien et l’armée israélienne. »

    La délégation de dix sociétés israéliennes spécialisées dans les technologies de pointe de l’eau doit être reçue au Tholonet, dans le cadre d’un événement organisé par Rising Sud, l’agence d’attractivité et de développement économique de la Région, avec la Société du canal de Provence (SCP) et le ministère israélien de l’Économie. Au menu : présentations de projets, rendez-vous pros, et visite d’infrastructures hydrauliques…

    La démarche s’inscrit dans une convention de partenariat entre la SCP dont est actionnaire la Région, et Mekorot, la compagnie des eaux israélienne. Elle a été signée en mai 2023, lors d’un voyage organisé en Israël, et s’inscrit dans le plan Or bleu : 620 millions d’euros fléchés d’ici 2028, s’inspirant de ce qui a pu être mis en place en Espagne ou en Israël.

    « Quel est le statut de ce type de rendez-vous du point de vue du droit international ? », interroge Benard Mounier (Eau Bien commun Paca), rappelant que « la privation d’eau est utilisée comme arme de guerre » à Gaza, en violation de l’ordonnance de la Cour pénale internationale de mars 2024 : bombardement des infrastructures d’assainissement et des réseaux hydriques, pollution des nappes phréatiques… La gestion de l’eau est « un outil de domestication des populations » et « le cheval de Troie de l’installation des colons », poursuit Anti du collectif Hydre. « Cette association est condamnable du point de vue de l’action génocidaire qu’il y a derrière, mais aussi du point de vue de l’imaginaire socio-technique qui va contre l’idée même de l’eau bien commun. »

  • Pour leurs 20 ans, les Foulées de l’espoir reviennent sur les traces de leurs anciens périples

    Pour leurs 20 ans, les Foulées de l’espoir reviennent sur les traces de leurs anciens périples

    Fondée en 2006, l’association « Les foulées de l’espoir » met la performance sportive au service de bonnes œuvres. Depuis sa création, son président, Marc Arnal, major de Police à la CRS n° 59 d’Ollioules, a parcouru 5591 km à travers neuf défis sportifs. Ceux-ci ont permis de récolter plus de 133 000 euros au bénéfice d’associations soutenues par les Foulées de l’Espoir : Orphéopolis, en soutien aux orphelins de la police, et plusieurs structures dédiées à des enfants hospitalisés ou porteurs de handicaps (Tous avec Angela, Du Soleil en Pédiatrie…).

    « Sous le signe du symbole »

    Pour ses 20e ans, l’association se lance dans un nouveau défi : 800 km entre Cerbere (Pyrénées-Orientales) et Menton (Alpes-Maritimes), à travers les lieux déjà parcourus lors des aventures précédentes, du 20 au 23 mai 2026. « C’est un défi sous le signe des Symboles. En 2018, nous avions traversé les Pyrénées d’Hendaye à Cerbère, et en 2022, les Alpes, de Thonon-les-Bains à Nice. L’idée est de relier ces deux chaînes de montagnes par la côte », explique Marc Arnal.

    Le parcours passera par les lieux traversés lors des précédentes éditions, parmi lesquels Six-Fours, d’où était parti le périple 2009 en faveur de « À Chacun son Everest ! », et le Luc-en-Provence, où se trouve le siège de l’association et d’où ont débuté les défis 2006 (Rêves), 2008 (Les Enfants de la Lune), 2012 (Tous ensemble avec Fannie et Orphéo) et 2025 (Le Sport de Titou). Mais ce n’est pas tout puisque Marc Arnal et ses compagnons (à vélo ou en courant) débuteront leur escapade par l’ascension du Puy-de-Dôme (défi 2025), avant de passer par la Lozère (région d’origine de Marc Arnal), et de gravir le Mont Ventoux (édition 2024). Cette année, les fonds récoltés seront reversés à l’association « Les Mamans du Ciel », qui œuvre pour les enfants de victimes de féminicides ou d’attentats.

    Pour soutenir l’association, rendez-vous sur la page Facebook Les 20 ans des Foulées de l’Espoir, au 06 19 88 95 00, ou directement sur la cagnotte en ligne