Category: societe

  • Des opérations de sécurisation pour les fêtes

    Des opérations de sécurisation pour les fêtes

    C’est une consigne ferme de notre ministre de l’Intérieur, de rassurer les fidèles quels qu’ils soient et quel que soit le lieu de culte », appuie le directeur de cabinet adjoint de la préfète de police déléguée des Bouches-du-Rhône. Depuis l’esplanade de la Bonne Mère ce mardi, le sous-préfet Pierre Gilardeau a présenté à la presse le dispositif déployé pour sécuriser les offices de Noël dans tout le département. Ainsi, quelque 230 effectifs de police nationale vont être déployés aux abords des lieux de culte à Marseille. « Nous allons avoir nos effectifs en tenue, visibles, qui mettent pied à terre et qui sortent des voitures pour se montrer et sécuriser tous les fidèles », détaille-t-il. Avec l’objectif d’être présent à l’entrée ou à la sortie des fidèles, et une garde statique pour les offices les plus fréquentés. S’ajoutent aussi 110 CRS « qui vont être mobilisés sur le centre-ville et sur des cités de Marseille », précise le sous-préfet. Sans compter les patrouilles des militaires de la force Sentinelle et les équipages de police municipale également déployés. En zone gendarmerie, plus de 300 gendarmes sont également mobilisés ou mobilisables pour assurer la protection des 118 lieux de cultes concernés. « Nous nous voulons dissuasifs et visibles pour rassurer », insiste Pierre Gilardeau, ajoutant que des contrôles routiers sont aussi prévus. Un arrêté interdisant la vente et le transport d’artifices est également en vigueur depuis lundi, « ce qui va aider les forces à opérer des contrôles des commerces, de transporteurs ».

  • Pour Noël et la Saint-Sylvestre, les marins pompiers au taquet

    Pour Noël et la Saint-Sylvestre, les marins pompiers au taquet

    Dix minutes chrono. C’est le temps que se donnent les marins pompiers pour intervenir, du coup de fil à l’arrivée des secours sur place. Dans le centre de traitement des appels, à l’état major du BMPM, boulevard de Strasbourg (3e), ils sont 15 à se relayer sur 24 heures. Des hommes et des femmes expérimentés, capables d’évaluer rapidement la situation, même si le numérique leur vient en aide explique le capitaine de frégate Bruno. Un logiciel paramétré par leur soin permet aux marins pompiers de savoir exactement la topographie des lieux, si des travaux sont en cours… Histoire de ne pas engager un gros camion là où il ne pourra pas passer précise ce dernier.

    Sur l’écran géant, une carte de la ville avec des étiquettes pour figurer les équipes engagées. Un code couleur permet à deux opérateurs de suivre les interventions en cours et d’ajuster : « Orange, ils sont à l’hôpital, en jaune en train de revenir, en vert disponible et en rouge en intervention », détaille-t-il.

    Depuis début décembre, des moyens supplémentaires ont été engagées « afin de faire face à la demande de secours sur le centre-ville ville et à proximité de Grand Littoral et de La Valentine, les magasins sont ouverts, les gens font leurs courses et aussi samedi dernier autour du Vieux-Port pour le feu d’artifice et le spectacle de drones », précise le capitaine de frégate.

    Plus de technicité

    Pour la nuit du 31 décembre, bien moins agitée que celle du 14 juillet, jusqu’à 350 personnes sont mobilisées pour porter secours. Une vingtaine de marins sont dédiés aux ambulances uniquement, « c’est 15% de plus », précise le vice-amiral Lionel Mathieu, commandant du bataillon. « On décale l’armement de nos engins pour avoir plus de personnel la nuit, jusqu’à 3h du matin », ajoute le capitaine de frégate Bruno.

    Si la nuit de Noël devrait être plutôt calme, ils redoutent « les accidents de la circulation notamment avec les trottinettes (+56% cette année), bref les comportement à risque. L’invulnérabilité n’existe pas », martèle le vice-amiral.

    Tout au long de l’année, le bataillon a pu constater une hausse des appels, à raison de 4% par rapport à 2024, soit 126 000 en 2025, pour 346 interventions par jour, indique-t-il, sans être vraiment en mesure d’analyser cette tendance. « Je pense que c’est la même chose pour le 17, nous sommes peut être dans un sentiment global anxiogène, où on a besoin d’être rassuré et à Marseille ce qui rassure c’est le bataillon », constate Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire de Marseille, en charge de la sécurité publique et du BMPM.

    Pour autant l’augmentation des effectifs n’est pas à l’ordre du jour. L’idée étant plutôt pour le vice amiral de gagner en efficacité avec plus de technicité. Plus d’officiers ont été engagés, la Ville et la Marine financent une école qui devrait voir le jour sur la friche Louis Armand (12e) en 2030.

  • Des jouets achetés sur Temu et Shein à haut risque pour les enfants

    Des jouets achetés sur Temu et Shein à haut risque pour les enfants

    Une console de jeu à 10 euros, un lot de 1 000 briques à assembler à 4 euros ou encore un téléphone intelligent à 20 euros. Les prix sur les sites chinois de Temu et Shein sont dérisoires et le choix de références infini.

    Face à la baisse du pouvoir d’achat et à l’approche de Noël, les Français sont de plus en plus nombreux à se tourner vers ces sites pour mettre des cadeaux au pied du sapin. Pourtant, derrière ces prix cassés se cachent une qualité médiocre et surtout des risques pour la santé des plus petits.

    Petit prix, grand danger

    En 2024, ce sont 775 millions de petits colis en provenance de l’étranger qui ont été livrés en France, soit deux millions par jour, d’après le site Vie publique. Parmi ces colis, la plupart ont été commandés sur les sites de Temu ou Shein, devenus leaders mondiaux de la vente en ligne. Pourtant, parmi ces millions de colis qui ont envahis les maisons françaises, seuls 0.0082% ont été contrôlés en physique l’année passée, d’après la commission européenne.

    Face à ce manque de contrôle, l’association de consommateur UFC-que choisir, associée à ses homologues allemand, belge et danois, ont enquêté sur ces produits. D’après leur étude, publiée le 30 octobre dernier, 69% des produits testés ne répondaient pas aux normes en vigueur dans l’Union européenne et 57% pouvaient s’avérer dangereux…

    Mais c’est avant tout au rayon jouet que les résultats sont les plus inquiétants. En effet, sur 54 articles destinés aux enfants testés, seul un jouet respectait les normes européennes. Le principal problème relevé est la taille des pièces souvent trop facilement détachables. Pour l’association de consommateurs « le risque qu’un enfant les ingère et s’étouffe est loin d’être négligeable ». Certains produits avaient également des taux très élevés de substances dangereuses comme des perturbateurs endocriniens dépassant plus de quatre fois la réglementation imposée par l’Union européenne.

    Ces normes européennes relatives à la sécurité des jouets sont pourtant en application depuis 2011 sur tout le territoire européen. Une réglementation qui impose à chaque fabricant d’analyser les dangers que ses jouets peuvent présenter en matière chimique, physique, mécanique, électrique, d’inflammabilité, de radioactivité et d’hygiène.

    Face à ces manquements répétés et au manque de contrôle de ces articles, la commission européenne a voté le 12 décembre, une taxe de 3 euros pour tous les colis de moins de 150 euros issus de l’étranger.

  • « Les familles sont de plus en plus en difficulté »

    « Les familles sont de plus en plus en difficulté »

    La Marseillaise : Comment les fêtes de fin d’année sont-elles appréhendées ?

    Muriel Dueñas : La surconsommation est toujours mise en avant lors de la période de Noël. Sauf qu’aujourd’hui, les familles sont de plus en plus en difficulté pour répondre aux besoins des enfants et de la famille. Certains pensent à faire des prêts à la consommation pour pouvoir assumer leurs dépenses de fin d’année, parce qu’ils n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Les dossiers de surendettement sont en augmentation à cause notamment des salaires qui stagnent, des fermetures d’entreprises et des pertes d’emplois.

    Qu’est-ce qui a le plus augmenté dans le panier des Français ?

    M.D. : La viande a particulièrement augmenté, mais les fruits et les légumes aussi ou encore les bûches glacés. Il y aura beaucoup de remplacements de produits sur la table du réveillon ou bien des produits de moins bonne qualité. Car quand on est une grande famille, c’est vraiment compliqué de faire un repas à petit budget. Je pense que certains feront les fêtes moins nombreux ou resteront chez eux pour limiter leurs dépenses.

    Quelles solutions existent pour redonner du pouvoir d’achat pour les fêtes ?

    M.D. : La première chose c’est l’augmentation des salaires et des pensions des retraités. Car les revenus des classes populaires n’évoluent pas alors que les prix augmentent. Et puis il y a aussi toujours trop de marge par la grande distribution alors que les agriculteurs ne sont pas assez payés. Il faudrait un prix juste pour les éleveurs et pour les consommateurs. Ce sont toujours les classes populaires qui trinquent. On le voit bien avec les associations d’aide alimentaire comme les restos du cœur ou le Secours populaire. Chaque année, les demandes augmentent. Et les périodes de fêtes sont de plus en plus prenantes sur le budget des ménages. On voit bien que pour pouvoir passer les fêtes bien tranquillement et faire des cadeaux aux enfants, de nombreuses personnes ont échelonné les coûts sur plusieurs mois.

  • Quand Noël fait flamber les portefeuilles

    Quand Noël fait flamber les portefeuilles

    A 11h, mercredi 23, veille de Noël, les rayons du Lidl du Centre Bourse (1er) sont pris d’assaut par les clients retardataires, venus complétés à la hâte leur panier de courses pour le réveillon. Bercés par le bruits des caisses enregistreuses, desquels émanent, presque sans interruption, le « bip » des articles scannés, les acheteurs oscillent de rayon en rayon, laissant souvent seul l’étal des produits de Noël. Agathe fait partie des rares clients qui, lors du passage de La Marseillaise, s’approche de la vitrine des fêtes. « Disons que j’ai reçu une petite pression familiale pour acheter du saumon, je suis donc venue le chercher, ironise-t-elle. Mais c’est vrai qu’avec la hausse des prix, j’achète moins de trucs festifs. Disons qu’avant je faisais attention à la qualité, maintenant plus à la quantité, ce qui me dirige vers des produits moins originaux. »

    À quelques mètres de là, Giovanna, maman célibataire, opte elle aussi pour la simplicité. Dans son chariot mercredi : pains briochés, steak haché et frites surgelées. « Je vais à la simplicité : demain ça sera burgers maisons. Mon fils adore, ça sera très bien, s’enthousiasme-t-elle. Les produits de luxe sont chers, je n’en achète pas. Et pour les aliments coûteux dont j’ai envie, comme le chocolat, je vise les enseignes bon marché. Je viens à Lidl parce que c’est plus accessible. Pour les sucreries, je vais chez Action. L’éternel système D. »

    Une stratégie « au rabais » donc, qui est aussi celle de Valérie, venu compléter ses courses avec sa fille. « Le gigot de demain soir m’est resté en travers de la gorge, le prix est passé du simple au double en un an, s’indigne-t-elle. Je m’adapte, soit je n’achète pas, soit je diminue les quantités. Et même avec la famille, on change les habitudes : cette année chez ma sœur, on opte pour un apéro dînatoire plutôt qu’un gros repas, ça fait des économies. » Jouer sur la quantité, c’est aussi la méthode d’Armelle qui, ex fidèle d’Auchan, favorise désormais Lidl pour ses produits à bas coût. « J’essaie toujours de consommer des bons produits, mais en me limitant, détaille-t-elle. Et pour les produits vraiment en augmentation, comme le chocolat, je vise les promotions. Dès que j’en vois une, même si c’est hors période, j’en profite : j’anticipe… »

    Explosion du cours du chocolat

    Grande star des fêtes de fin d’année, le chocolat est dans toutes les bouches, cité comme le produit phare de l’inflation cette année et pour cause : selon une étude Nielsen IQ pour Ici et France Info, son prix aurait augmenté de 55% par rapport à 2022. En cause : de très mauvaises récoltes en Afrique de l’Ouest, à l’origine de 70% de la production mondiale de fèves de cacao. Les prix devraient cependant de nouveau baisser en 2026, le cours du cacao étant en 2025 revenu à des taux moins élevés. Mais d’autres produits connaissent une hausse toute aussi particulière. Selon l’association de consommateurs UFC-que choisir, depuis janvier 2022, trois rayons de grande surface ont connu une forte augmentation : la crémerie, la boucherie et l’épicerie sucrée, accumulant respectivement une hausse de 28,6%, 27% et 26,3%.

    Toujours selon l’étude menée par Nielsen IQ pour ICI et France Info, le prix d’un panier de noël moyen serait en 2025, pour la deuxième année consécutive, en légère baisse, avec une diminution de 1,1% par rapport à 2024.

    Le coût des festivité s’allège ?

    Une situation probablement favorisée par la baisse des prix du foie gras, réduits de 9% par rapport à l’an passé – décrue possible grâce à un retour à la normale après plusieurs années de grippe aviaire – ou encore du saumon fumé, pour lequel on observe un recul de 4%. Côté dessert, les étiquettes réservent aussi de belles surprises : la bûche glacée de supermarché montre une baisse spectaculaire de 25%, toujours par rapport à 2024.

    Mais ces évolutions restent à mettre en perspective avec les très hauts taux d’inflation qu’a connu la France depuis 2022, avec des prix qui ont au global bondi de 12% sur trois ans. L’inflation ralentie donc, mais les montants des tickets de caisse restent très élevés par rapport à un passé récent.

    « Pour les aliments chers dont j’ai envie, je vise les enseignes bon marché. L’éternel système D… »

  • Le Sud attire toujours plus d’habitants

    Le Sud attire toujours plus d’habitants

    La ruée vers le Sud se poursuit, s’accélère. Chaque année en moyenne depuis six ans, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur gagne quelque 31 345 habitants, « soit l’équivalent de la population d’une ville comme Carpentras », illustre l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui a publié ce jeudi les chiffres du recensement en vigueur à compter du 1er janvier prochain. De quoi en faire la septième région la plus peuplée, avec désormais quelque 5,2 millions d’habitants.

    Cela représente une hausse de 0,6% par an sur la période, plus que la moyenne nationale (+0,4%). Une évolution uniquement due aux nouvelles installations plus nombreuses que les départs, le nombre de naissances et de décès s’équilibrant presque. Cette croissance démographique est d’autant plus importante que la région est la seule – avec dans une moindre mesure la Bretagne – à la voir s’accélérer par rapport à la période précédente 2012-2017. Même si elle reste moins attractive que ses voisines d’Occitanie (+0,8%) ou de Corse (+1,0%). À chaque fois, la mer, que ce soit la Méditerranée ou l’Atlantique, attire toujours plus.

    Le Var dans le top 10

    Cela vaut particulièrement pour le Var. Dixième département le plus dynamique de l’Hexagone, il compte désormais 1,1 million d’habitants, avec en moyenne chaque année plus de 10 000 personnes de plus (+0,9%). Des villes comme Toulon ou Fréjus ont ainsi vu leur population augmenter en moyenne de près de 1 200 résidents par an, tandis que le nombre d’habitants a augmenté de moitié en six ans au Castellet (+9,2% par an). Cette croissance démographique est uniquement liée aux nouveaux arrivants, bien souvent pour leur retraite. Sur fond de vieillissement de ses habitants, le nombre de décès est désormais plus important que le nombre de naissances, et ce solde naturel négatif fait baisser sa population de 2 200 personnes chaque année en moyenne.

    Marseille divisée

    Département relativement jeune, les Bouches-du-Rhône elles aussi gagnent des habitants à un rythme toujours plus important, à la vitesse de 10 600 personnes par an en moyenne (+0,5%), soit la population de Gignac-la-Nerthe qui vient s’ajouter chaque année pour atteindre 2,1 millions d’habitants. Signe de cette attractivité retrouvée, le nombre d’arrivées désormais est plus important que celui des départs, et la croissance démographique accélère y compris à Marseille ou Aix-en-Provence, même si Salon-de-Provence ou Arles continuent de perdre des habitants.

    Dans la cité phocéenne elle-même, dont la population s’élève désormais à 886 040 habitants et qui en gagne 0,4% de plus chaque année, le nombre de nouvelles installations ne suffit pas encore à compenser les déménagements. Mais ce constat à l’échelle de la ville dissimule des écarts toujours plus marqués entre les arrondissements. Car à lui seul, le troisième arrondissement représente la moitié de cette augmentation, avec près de 9 300 habitants en plus entre 2017 et 2023, autant en raison des naissances que des nouvelles installations. Sur la même période, le 6e arrondissement a perdu un dixième de sa population : le solde migratoire pèse chaque année de 2,4 points dans cette baisse, un chiffre comparable à certains arrondissements parisiens ou lyonnais.

    Moins vite en Vaucluse

    Quant au département de Vaucluse, avec ses 572 000 habitants, il est le seul dans la région à voir sa croissance marquer le pas (+0,4% par an, après +0,5%), avec un excédent naturel qui s’amenuise, entre baisse de la natalité et vieillissement. À Avignon, le nombre de naissances plus important que les décès à beau contribuer (+0,5 point) à la croissance démographique, la population stagne. Surtout, 62 communes du département ont perdu des habitants sur la période, soit quatre communes sur dix. La moitié d’entre elles ont moins de 900 habitants. Comme un reflet des difficultés des zones rurales.

  • Centres de santé : une réponse à la désertification

    Centres de santé : une réponse à la désertification

    « Ce n’est probablement pas la solution à tous nos maux mais la création de centres de santé peut répondre partiellement à la pénurie de médecins » estime Fabien Cohen, chirurgien-dentiste et président de l’association « la Fabrique des centres de santé », invité à s’exprimer lors d’une réunion publique sur la santé tenue lundi 15 décembre à l’Espace Cazot d’Alès par le chef de file de la liste « Alès c’est vous », Paul Planque, à laquelle a participé une centaine de personnes. Les centres de santé (à ne pas confondre avec les maisons de santé*) sont au nombre de 2 500 en France et leur fonctionnement est à l’opposé des contraintes financières de la médecine libérale et de sa mise en concurrence des praticiens. Ce sont des structures qui œuvrent dans un but non lucratif construites autour d’un projet de santé d’un territoire ou d’un bassin de vie. Pluridisciplinaires, partageant un dossier unique de patients, ils permettent, grâce à leur encadrement administratif de libérer les praticiens qui peuvent se concentrer sur leur pratique mais aussi d’organiser des campagnes de prévention. De plus, ils appliquent obligatoirement des honoraires de secteur 1, c’est à dire sans dépassement et avec tiers payant. « De plus les médecins sont salariés c’est ce qui séduit de plus en plus de jeunes diplômés à la recherche d’un autre rythme de vie que celui imposé par la médecine libérale », précise le docteur Cohen. Il faut une paire d’année pour mettre en place un centre de santé. Une association, des collectivités locales, des mutuelles… peuvent se muer en promoteurs de ce projet de façon à répondre aux besoins d’un territoire.

    *Maison de santé. Elle regroupe dans un même lieu, plusieurs médecins, pratiquant une médecine libérale sans partage de dossier médical.

  • [Rétro 2025] Le long combat de La Dullague pour être classé REP +

    [Rétro 2025] Le long combat de La Dullague pour être classé REP +

    C’est un dialogue de sourds. Tout au long de l’année, les enseignants et les parents d’élèves du collège La Dullague, à Béziers, se sont mobilisés, interpellant tour à tour le rectorat et le ministère de l’Éducation nationale pour obtenir, enfin, leur classement en REP+ et les moyens qui vont avec, alors que les indicateurs de l’établissement (taux de pauvreté, d’élèves boursiers, de réussite au brevet) sont de plus en plus alarmants. « La carte de l’éducation prioritaire, établie en 2014, devait être revue tous les quatre ans afin de tenir compte des évolutions des contextes sociaux. Or il ne s’est toujours rien passé… », déplore une enseignante. « Chaque année, depuis 2018, on nous explique que ce sera pour la rentrée prochaine, si bien qu’on a déjà deux générations de collégiens, soit plus de 1 000 élèves, qui n’ont pas eu droit à l’égalité des chances. Ce n’est plus possible », s’indigne-t-elle. « La souffrance des élèves est là, l’échec scolaire est une réalité quotidienne. Que vous faut-il de plus pour réagir ? », a lancé Karen Anicet, représentante des parents d’élèves Apeco à l’adresse du ministre Édouard Geffray lors du dernier rassemblement en date, le 26 novembre. Une mobilisation d’ampleur à laquelle se sont jointes 9 écoles primaires du secteur.

  • La féérie de Noël vous attend dans les villes

    La féérie de Noël vous attend dans les villes

    Bouches-du-Rhône

    Istres. « Parade de Lune » au départ de la Maison des Traditions à 17h, suivie de l’arrivée du père Noël.

    Arles. Parade lumineuse et féerique à partir de 18h sur la place de la République. Dès 19h, feu d’artifice sur les quais du Rhône.

    Allauch. Une lecture de contes de Noël pour les enfants de 3 à 7 ans à la bibliothèque Dans la cabane aux histoires à 17h30.

    Var

    Le Lavandou. Spectacle de ventriloque gratuit « Un terrien dans la lune » au village de Noël sur le front de mer à 15h.

    Sanary-sur-Mer. Arrivée du père Noël et ses lutins sur

    le port à 15h. Goûter pour les enfants à 15h30 sur le parvis de la mairie.

    Saint-Raphaël. Parade musicale en centre-ville de 10h à 12h et de 15h à 17h. Arrivée du père Noël et de la Parade des jouets à 18h au départ du parking du Beau Rivage. Feu d’artifice à 19h.

    La Garde. Défilé canin « Christmas dog show »au pied du grand sapin à 16h.

    Vaucluse

    Carpentras. Voyage sensoriel gratuit pour les familles au Forum des Patrimoines de 15h à 16h30 pour découvrir la table calendale.

    Avignon. Grand spectacle pyrotechnique et musical sur les berges du Rhône à partir de 19h.

  • [Un brin d’histoire de Noël] Le père Noël, l’héritier d’un rite ancien

    [Un brin d’histoire de Noël] Le père Noël, l’héritier d’un rite ancien

    Le basculement d’une célébration d’essence chrétienne vers une fête séculière et commerciale s’opère avec la fabrication du père Noël, icône dérivée de Saint-Nicolas de Myre au IVe siècle encore fêté le 6 décembre dans l’est et le nord de la France.

    Toute l’iconographie du père Noël qui se développe dans les années 30 avec sa barbe blanche, son uniforme rouge, son traîneau tiré par des rennes, procède de la laïcisation du Saint-Nicolas importé en Amérique par les colons néerlandais de la Nouvelle-Amsterdam qui en font leur Santa Claus. On considère la campagne publicitaire de Coca-Cola en 1931 comme fixant le standard du père Noël actuel. L’essor continue du personnage est « d’abord lié à l’amélioration progressive du niveau de vie » selon l’anthropologue Claude Lévi-Strauss qui voit dans ce bonhomme « un héritier du roi des Saturnales de l’époque romaine ».

    Le plan Marshall de 1948 qui déverse ses aides, véhicule avec lui ce personnage généreux, jovial et dodu qui descend le soir de Noël par les cheminées pour déposer ses cadeaux. Un événement singulier survient le 23 décembre 1951 à Dijon rapporté par France Soir : « Le père Noël a été pendu hier après-midi aux grilles de la cathédrale de Dijon et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution spectaculaire s’est déroulée en présence de plusieurs centaines d’enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l’accord du clergé qui avait condamné le père Noël comme usurpateur et hérétique. » Claude Lévi-Strauss s’empare de cet autodafé des curés qui dénoncent la « paganisation » de la fête de la Nativité. Son essai « Le Père Noël supplicié » investigue ce personnage qui « relève plutôt de la famille des divinités (…) sauf que les adultes ne croient pas en lui ». Sa fonction se rattache aux rites de passage et d’initiation de l’enfance au monde des adultes et traduit « une opposition plus profonde entre morts et vivants ». En voulant mettre fin au père Noël, les ecclésiastiques dijonnais n’ont fait que « restaurer une figure rituelle ».