Category: societe

  • Rove Environnement poursuit son action au cœur du massif

    Rove Environnement poursuit son action au cœur du massif

    Le rapport d’activité 2024-2025 témoigne de l’ampleur du travail accompli sur le terrain par Rove Environnement qui a tenu son assemblée générale la semaine dernière. Plus de 700 heures ont été consacrées à l’entretien des plantations et des oliveraies, notamment sur les secteurs du plateau du Baou, de la Baume de Niolon ou encore du puits de l’Œuvre.

    Les plantations de feuillus réintroduites depuis plus de trente ans, couvrant aujourd’hui une vingtaine d’hectares sur les deux versants du massif, ont une nouvelle fois démontré leur intérêt face aux incendies survenus à proximité de la commune durant l’été 2025. Leur entretien régulier contribue à préserver la biodiversité, maintenir des milieux ouverts et limiter la propagation des feux.

    Les bénévoles interviennent également pour réparer les dégradations constatées sur les équipements, remettre en état des sentiers ou sécuriser certains accès, dans un contexte marqué par des épisodes de sécheresse et un risque incendie accru.

    Soulignant l’importance de ces actions de prévention et de sensibilisation, Paul Sabatino a réaffirmé le soutien total de la municipalité à l’association afin de lui permettre de poursuivre ses missions au service de la protection et de la valorisation de ce patrimoine naturel exceptionnel, au même titre que les autres acteurs environnementaux locaux comme l’association de chasse La Bartavelle, dont le président, présent lors de cette assemblée générale, a lui aussi salué le travail remarquable des bénévoles de Rove Environnement.

    Cette réunion a été également l’occasion de renouveler le bureau. Jean-Pierre Dapelo a été réélu président. Le bureau se compose de Patrick Chouteau, trésorier, et de Christian Raymond, secrétaire.

  • Réouverture du service séjour-asile après des travaux de mise en sécurité

    Réouverture du service séjour-asile après des travaux de mise en sécurité

    Les travaux pour la mise en sécurité des locaux, les services séjour, asile et naturalisation ont été réalisés, le site sera donc ouvert au public ce lundi. « Les usagers dont les rendez-vous ou convocations ont été annulés entre le 6 et le 13 février ont été contactés par les services, précise la préfecture, une nouvelle date de rendez-vous leur a été indiquée. » Les usagers ayant reçu un SMS pour retirer leur titre de séjour seront reçus à partir du 16 février, dans la limite des capacités d’accueil. « En raison d’une forte affluence attendue, une fermeture anticipée des portes est possible », avertissent les services.

    Une tuile qui s’ajoute à des dysfonctionnements relevés par la Cimade (notre article du 4 février) et par le TA de Marseille qui a déjà condamné six fois l’administration depuis le début de l’année.

  • Un sale pas vers une loi plus dure pour les gens du voyage

    Un sale pas vers une loi plus dure pour les gens du voyage

    Chaque année, la France recense plus de 1 300 passages de gens du voyage, dans 78 départements, et plus de 500 installations illégales », plante le texte déposé par de nombreux sénateurs issus de l’ancien « socle commun », centristes, macronistes et LR. Ils mettent en avant le désarroi des élus locaux et des propriétaires de terrain face à « l’impunité qui s’installe ». Pour rappel, Le 4 novembre 2025 la Cour administrative de Marseille a condamné la Métropole à une amende de 295 000 euros pour son inaction en aires d’accueil depuis 2012. C’était une première.

    Les 13 articles dont le premier signataire est le sénateur LR de l’Isère, Damien Michallet, proposent une réforme en profondeur de la loi « Besson II », stupéfiante. Une réglementation devenue « totalement inadaptée », pour la sénatrice (LR) Sylviane Noël qui prône une démarche répressive face à « certaines communautés » qui « ne comprennent que le rapport de force ». L’Association nationale des gens du voyages citoyens (ANGVC) rappelle qu’il existe « 300 000 voyageurs en France et seulement 26 000 places en aires d’accueil. Ces installations sont donc le résultat d’un manque qui perdure depuis 2000 ».

    Alors que la loi du 5 juillet 2000 impose aux communes de plus de 5 000 habitants de mettre une aire d’accueil à disposition, le texte assouplit les obligations des collectivités vis-à-vis du « schéma départemental ». Le délai passant de deux à cinq ans. La proposition de loi prévoit aussi de renforcer la compétence du maire en matière d’expulsion. En produisant un arrêté, il pourra demander la mise en œuvre de la procédure d’évacuation forcée qui pourrait être déclenchée même si le stationnement irrégulier n’implique pas une « atteinte à la salubrité, à la sécurité ou à la tranquillité publiques », critères actuellement en place. « 50% des aires sont à coté d’une Seveso ou de décharges », oppose l’ANGVC.

    Expéditive et sournoise

    Elle tape encore au portefeuille avec un relèvement du montant de l’amende forfaitaire délictuelle (AFD) pour l’installation illicite sur le terrain d’autrui de 500 euros actuellement à 1 000 euros. Autre disposition importante de ce texte : les aires d’accueil seraient désormais prises en compte pour le calcul du quota « loi SRU » de logements sociaux. « Il faudrait donc considérer qu’un morceau de parking en bitume est un logement ? », s’étrangle la Toulonnais Sacha Zanko, membre de l’ANGVC.

    Au Sénat la gauche s’est montrée hostile à ces mesures, voyant dans ce texte « un catalogue d’astuces, d’artifices et de manœuvres visant à se soustraire à la loi Besson », s’est inquiété le socialiste Hussein Bourgi. Son inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale n’est pas assurée, compte tenu d’un calendrier contraint. Mais l’alerte est lancée.

  • [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : l’heure du bilan après la Libération

    [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : l’heure du bilan après la Libération

    Ce fut un immense succès de l’avoir fait accepter malgré les cris de la droite et de quelques socialistes. Je peux en témoigner : j’assistais aux débats avec mon regretté camarade Henaff, secrétaire de l’UD de la région parisienne. Nous étions invités pour la deuxième fois. Il y avait parmi nous des hommes de droite qui insultèrent Maurice Thorez lorsqu’il présenta le statut. Nous les avons un peu secoués, mais nous fûmes expulsés par les huissiers. Nous nous sommes alors installés au bureau du PC pour attendre les résultats. La conjoncture ne permit pas d’en mettre toutes les richesses à profit : la majorité CGT espérait en particulier tirer parti d’un article 32 établissant le traitement net du fonctionnaire à 120% au moins du salaire minimum vital. Cette disposition fondait l’existence officielle d’une notion que nous voulions voir reconnue. L’opération de décembre 1946 nous coupa l’herbe sous les pieds.

    1946 complétait et dépassait 1936

    Les dirigeants patronaux étaient sortis déconsidérés de la guerre. Ils ne purent éviter les nationalisations. Au contraire, la classe ouvrière, dira François Mauriac, était « restée seule fidèle à la France profanée ». Le poids politique de la classe ouvrière était tel que de grandes conquêtes sociales furent obtenues sans grève.

    Citons notamment : l’ordonnance du 22 février sur les comités d’entreprise profondément modifiée par la loi Croizat du 16 mai 1946, l’ordonnance du 24 mai 1945 sur le contrôle de l’emploi qui posait le principe de l’autorisation administrative pour tout licenciement, mais qui fut par la suite battue en brèche par la jurisprudence. L’ordonnance du 4 octobre 1945 sur la Sécurité sociale, la loi du 16 avril 1946 sur les délégués du personnel, l’arrêté Croizat du 30 juillet 1946 abrogeant les abattements autorisés sur les salaires des femmes fixés par voie réglementaire, la loi du 22 août sur les prestations familiales, la loi du 11 octobre 1946 sur la médecine du travail, la loi du 19 octobre 1946 portant statut des fonctionnaires, la loi du 30 octobre 1946 qui transférait les compagnies d’assurances à la Sécurité sociale, l’indemnisation des accidents du travail et y ajoutait les accidents de trajet.

    Cet apport législatif était considérable : 1946 complétait et dépassait 1936. Le rôle des syndicats représentatifs était reconnu et privilégié. Il faut déplorer en revanche qu’aucune des lois sur les conventions collectives n’ait à ce jour empêché la conclusion d’accords avec seulement des syndicats minoritaires.

    à suivre la semaine prochaine…

  • [Sciences] La lumière a un effet anti-douleur chez le rongeur

    [Sciences] La lumière a un effet anti-douleur chez le rongeur

    « Cela fait 150 ans que les scientifiques travaillent sur des souris et personne ne l’avait remarqué », s’étonne Guillaume Sandoz, directeur de recherche CNRS à l’Université Côte d’Azur (Nice) encore scotché par sa découverte. « Je n’y croyais pas. » Avec sa doctorante Marion Bied, il multiplie les vérifications, demande à des collègues de reproduire l’expérience sur des rats. Mais c’est bien réel : quand les rongeurs sont soumis à une lumière ultraviolette (UV), cela produit chez eux un effet anti-douleur au niveau de la zone illuminée. « Cela induit une analgésie locale, non-invasive et non-médicamenteuse qui dure plusieurs heures, résume le chercheur qui signe un article dans Nature communications. L’effet est puissant, deux à trois fois supérieur à celui de l’ibuprofène. » L’animal supporte une pression deux à trois fois supérieure sous la patte avant de la lever –un test classique pour évaluer la résistance à la douleur.

    Le chercheur y voit un moyen simple de réduire la douleur des animaux lors d’expériences en laboratoire. « Pour des raisons éthiques et pour limiter le stress des animaux qui peut fausser les résultats, la douleur est généralement atténuée avec des médicaments pouvant eux aussi biaiser les résultats », insiste-t-il. Une dizaine de minutes d’irradiation à la lumière pourrait suffire, sans en abuser pour ne pas induire les effets néfastes bien connus des UV. « Cela pourrait améliorer le bien-être animal et la prise en charge vétérinaire des nouveaux animaux de compagnie », ajoute-t-il. Car au-delà des souris et des rats, la protéine à l’origine du phénomène existe aussi chez les chinchillas, les hamsters, les tortues et certains serpents.

    Nouvelle cible

    Cette protéine s’appelle Traak et est présente sur les neurones responsables de la sensibilité à la douleur – les « nocicepteurs ». Elle sert de canal ionique, laissant passer ou non certains ions entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule. « La lumière UV autour de 365 nanomètres génère des radicaux libres qui oxydent le canal ionique Traak, ce qui l’ouvre et inhibe la douleur », explique Guillaume Sandoz. Et cela n’agit qu’en surface car la lumière UV ne pénètre pas au-delà de 600 micromètres dans la peau. « Par chance, c’est là que sont les nocicepteurs », précise-t-il.

    Cet effet anti-douleur des UV n’existe pas chez l’humain à cause d’une petite mutation dans la séquence du gène codant pour la protéine Traak. « Cela induit le remplacement d’un acide aminé –la méthionine chez le rongeur– par un autre – l’isoleucine chez l’humain – qui n’est pas sensible à l’oxydation par des radicaux libres », précise Guillaume Sandoz. Mais cela ouvre des pistes. « C’est un nouveau mécanisme de régulation de la douleur qui est mis au jour, poursuit-il. Nous pourrions imaginer des moyens d’agir sur l’isoleucine dans le canal Traak pour moduler son activité chez l’humain. »

    Repères

    Traak

    C’est le nom d’un canal ionique du potassium. Il s’agit d’une protéine qui laisse passer ou non des ions potassium entre l’intérieur et l’extérieur d’une cellule, ce qui génère des courants électriques et contrôle son excitation. Les canaux ioniques Traak sont présents dans les neurones, notamment dans les yeux, le cerveau et la moelle épinière, mais aussi les neurones récepteurs de la douleur.

    LIA

    Pour « Light-Induced Analgesia ». Ou « analgésie induite par la lumière », en français. Il s’agit du nom donné à la méthode non-médicamenteuse et non-invasive de réduction de la douleur chez les rongeurs grâce à une exposition à de la lumière ultraviolette autour de 365 nanomètres.

    6

    C’est, en heures, la durée pendant laquelle l’effet anti-douleur induit par la lumière ultraviolette est efficace chez un rongeur, après dix minutes d’exposition.

  • [Chronique des invisibles] Station « Elle »

    [Chronique des invisibles] Station « Elle »

    C’est sur une ligne de métro que j’ai entendu sa voix.

    La jeune femme chantait entre deux rames, dans cette caverne métallique où les pas pressés composent un étrange ballet humain. Sa fine silhouette se découpait entre deux piliers à la peinture écaillée. Elle tenait un micro, l’ampli semblait tout aussi fatigué qu’elle. Sa voix, chaude, vibrante, presque irréelle, flottait au-dessus du bitume, s’envolait dans les galeries, gagnait jusqu’aux sièges en plastique, avant que la fermeture automatique des portes ne fasse cesser ce moment de grâce.

    C’était une voix née pour la lumière, mais condamnée aux couloirs souterrains. Chaque note semblait chercher un horizon qu’on lui refusait. Elle aurait pu remplir des salles, faire pleurer un public entier, mais le système ne l’entendait pas de cette oreille : il avait ses codes, ses visages familiers, ses lignées d’artistes issues des mêmes réseaux, où l’on se tient au même barreau de l’échelle sociale sous couvert de mérite.

    Ce qui est vivant finit toujours par chercher le ciel

    La chanteuse n’en faisait pas partie. Dans ce monde, les nantis pratiquent surtout une solidarité familiale ; ils jouent collectif entre eux. Le ruissellement n’est pas seulement économique, il est aussi culturel. Nulle autre place ne lui était permise que de se geler dans les courants d’air. Alors elle chantait pour ceux qui passent, pour ces inconnus qui lui jetaient une pièce ou lui offraient un sourire.

    Elle chantait comme on respire, pour ne pas disparaître tout à fait, pour ne pas s’enfoncer davantage dans ces souterrains jusqu’à ne plus regagner la lumière du jour. Au fond d’elle, elle espérait qu’on reconnaisse son talent. Que quelqu’un sache qu’elle existe.

    Sa voix avait quelque chose de miraculeux. Elle suffisait à éclairer mes pensées sombres, à suspendre le pas de badauds emportés dans les torrents de l’existence.

    Le talent ressemble parfois à ces graines oubliées dans les fissures du béton. Personne ne les voit, personne ne les arrose, et pourtant elles persistent. Elles attendent, patientes, dans l’ombre et le froid, qu’un jour une faille laisse passer la lumière. Alors, sans prévenir, elles percent la pierre et rappellent au monde que ce qui est vivant finit toujours par chercher le ciel.

  • [Kallisté] Un CHU en Corse : une revendication de justice pour l’île

    [Kallisté] Un CHU en Corse : une revendication de justice pour l’île

    Cette proposition de loi, déjà approuvée au palais Bourbon en décembre 2024, a été adoptée à 100 % par le Sénat, un vote unanime qui témoigne d’une large reconnaissance de l’enjeu.

    À cette occasion, le sénateur communiste des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi est intervenu pour rappeler combien cette question relève de l’égalité d’accès aux soins et de la justice territoriale. Fait notable pour la diaspora corse, le sénateur a cité notre association Kallisté, saluant son rôle dans la promotion de la culture corse et son engagement pour un véritable service public des transports entre l’île et le continent. Une reconnaissance qui montre que le lien entre la corse et sa diaspora reste vivant et politique au sens noble : celui de l’intérêt général.

    26 000 transferts médicaux

    Dans son discours, il a aussi souligné les spécificités corses qui mettent sous tension un système de santé déjà fragile et a rappelé que la corse demeure la seule région métropolitaine dépourvue de CHU, contrainte de s’appuyer sur ceux de Marseille et de Nice. Cette situation entraîne chaque année près de 26 000 transferts médicaux vers le continent, pour un coût estimé à 30 millions d’euros pour la sécurité sociale et des conséquences humaines lourdes pour les patients et leurs familles.

    Ces chiffres et ces réalités humaines montrent à quel point il est urgent de franchir une nouvelle étape dans l’organisation des soins en Corse. Nous le rappelons ici , un CHU, ce n’est pas qu’un hôpital supplémentaire : c’est un écosystème universitaire et médical capable de structurer durablement l’offre de santé sur un territoire.

    Nous remercions le sénateur d’avoir mis en lumière notre action. Nous suivrons avec attention la promulgation de la loi et la concrétisation de cette avancée attendue pour l’île. Car revendiquer un CHU en Corse, c’est bien revendiquer l’égalité républicaine face à la santé pour tous les corses.

  • [Entretien] Guillaume Sandoz : « La fonction de l’effet anti-douleur de la lumière reste un mystère »

    [Entretien] Guillaume Sandoz : « La fonction de l’effet anti-douleur de la lumière reste un mystère »

    La Marseillaise : Vous montrez que la lumière ultraviolette induit un effet anti-douleur grâce à la mutation d’un gène chez certains animaux –souris, rats, reptiles… – mais pas chez d’autres. Comment l’expliquer ?

    Guillaume Sandoz : C’est la grande question : pourquoi l’évolution a-t-elle conservé ce gène muté chez certaines espèces uniquement ? Quelle est sa fonction ? Cela reste un mystère et nous ne savons pas encore. Nous y travaillons avec des collègues de l’Université Laval à Québec (Canada). Nous essayons de voir quelles espèces possèdent ce gène muté et si nous parvenons à identifier quelque chose de spécifique à ces espèces. Mais une chose est sûre : c’est une mutation acquise dans l’évolution.

    C’est-à-dire ?

    G.S. : Elle n’était pas présente au départ, est apparue dans l’évolution et il y a eu une pression de sélection positive – car elle apportait un avantage – qui a permis de la conserver chez certaines espèces, notamment les oiseaux.

    Au-delà de l’effet anti-douleur,
    y a-t-il d’autres applications
     ?

    G.S. : Cela ouvre des perspectives en recherche fondamentale dans l’optogénétique qui consiste à introduire des mutations dans des cellules pour les rendre sensibles à la lumière. La mutation identifiée pourrait être introduite ailleurs pour rendre certains neurones sensibles à la lumière et mieux étudier leur rôle. D’autres solutions existent, mais l’effet de la lumière s’arrête généralement lorsqu’on l’éteint. Dans notre cas, l’effet subsiste plusieurs heures. Cela pourrait être intéressant dans l’étude de l’épilepsie.

  • [Travailleur de demain] Clara Therme, la championne de la propreté

    [Travailleur de demain] Clara Therme, la championne de la propreté

    Vêtue d’une veste de costume qui lui donne une certaine prestance professionnelle, la jeune femme de seulement 24 ans est aujourd’hui pleine d’assurance. Assise sur une chaise d’une des salles de l’Institut national de l’hygiène et du nettoyage industriel (Ihnni) basé à Marseille, elle raconte son parcours qui s’est déroulé pour une partie dans cette salle, lieu de stress et de travail acharné qu’elle se remémore amusée : « C’est un peu ma deuxième maison, cet endroit ! ».

    La Varoise, championne de propreté, ne se destinait pourtant pas à ce métier initialement. Issue d’une famille nombreuse où « les plus grands élevaient les plus petits », elle s’est toujours occupée de ses frères et sœurs. Elle s’est donc tournée au départ vers un bac pro ASSP (accompagnement, soins, services à la personne). Accordant une grande importance au soin des enfants, elle a rapidement fait face au travail « à la chaîne » dans les crèches. « J’aime ce travail quand je peux prendre le temps de m’occuper des enfants, pas comme en crèche où je devais m’occuper de huit enfants en même temps. » Une fois son bac en poche, elle se lance dans une licence d’assistante sociale. Mais rapidement, la situation devient intenable : « À l’époque, j’étais incapable, mais incapable de rester assise sur une chaise. » Clara Therme avait besoin d’autre chose : « J’avais testé le social et je ne me sentais pas de continuer, alors je suis partie en sanitaire. »

    Une vie de travail

    C’est à ce moment qu’elle rencontre son institut de cœur. « Je leur dois tellement », confie-t-elle. Elle y intègre un second bac pro hygiène, propreté et stérilisation. Mais son parcours est semé d’embûches : « J’avais de grosses lacunes, surtout au niveau de la pratique, j’ai galéré à avoir mon certificat de machiniste. » Un certificat qui lui valide des compétences sur des machines de nettoyage très puissantes permettant de nettoyer en profondeur différents types de surfaces (de la moquette au marbre). Tous les vendredis après-midi, elle reste pour faire de la pratique et rattraper son retard, confie-t-elle, contemplant la salle où elle a passé un nombre d’heures incalculable. Aujourd’hui, tout a changé : elle a validé son bac pro, est médaillée et actuellement en BTS en apprentissage dans l’entreprise GSF Aubagne. Pour l’instant apprentie responsable, elle fait son travail avec beaucoup de discipline et d’organisation : « À GSF, le métier de responsable d’exploitation, c’est à la fois le boulot de chef d’équipe et de responsable de secteur. » Son travail consiste à réaliser des contrôles sur les sites, faire parvenir tout le matériel dont ont besoin les agents, faire des commandes ou encore des devis.

    Ce qu’elle préfère, c’est la mise à blanc dans les laboratoires pharmaceutiques : « C’est la désinfection totale d’une salle. Notre corps dégage des particules et des microbes, dans cette salle on va supprimer tous les micro-organismes. » Avant de se former au management, elle a bien entendu pratiqué et été agente de propreté. Elle connaît donc les réalités du terrain. « On continue de prendre les balais et d’aider les agents qu’on encadre au maximum. » Et d’envisager aujourd’hui de passer une licence pour devenir responsable d’exploitation.

    Le concours

    Clara s’était engagée auprès de sa formatrice à faire un concours si elle réussissait sa formation. Elle raconte sa panique constante pendant les épreuves des World Skills : « J’étais une véritable boule de stress. » Elle a d’abord remporté haut la main les régionales, puis la médaille d’argent nationale dans la catégorie métier de la propreté. « Il y avait une épreuve où l’on devait nettoyer de grandes traces de rouge à lèvres sur un canapé ! ». Elle se remémore, amusée, cette période de sa vie : « Je travaillais de 7h30 à 20h, mes journées étaient très intenses, mais j’ai appris tellement de choses. »

  • [Recette] Le cookie moelleux aux deux chocolats chez Biba

    [Recette] Le cookie moelleux aux deux chocolats chez Biba

    Le chef Abdel partage avec vous l’une des recettes emblématiques de l’établissement à reproduire à la maison pour un moment de gourmandise à partager… Ou pas !

    Il vous faudra :

    – 200g de beurre pommade

    – 500g de farine

    – 250g de cassonade

    – 20g de levure chimique

    – 150g de pépites de chocolat noir

    – La même quantité de chocolat blanc

    – Du caramel liquide

    – Du praliné

    – Une sommité de menthe fraîche

    Une pâte généreuse

    Pour commencer, sortez votre beurre bien à l’avance pour que celui-ci soit pommade et ainsi plus simple à travailler. Vous pouvez aussi le poser sur le four s’il est chaud. Une fois que le beurre est à température souhaitée, incorporez les œufs un par un et mélanger à l’aide d’une maryse ou d’une spatule à chaque ajout pour bien amalgamer les deux ingrédients, un peu comme pour une pâte à choux. Versez ensuite la farine, la levure et la cassonade. Mélangez directement à la main.

    Une fois que vous en êtes à peu près à la moitié dans le mélange d’ingrédients ajoutez vos pépites de chocolat noir et blanc. Malaxez de nouveau à la main jusqu’à obtention d’une pâte qui se tient et dont tous les ingrédients sont bien mélangés.

    Si vous le souhaitez, pour rendre votre cookie plus moelleux vous pouvez un peu diminuer la quantité de beurre et ajouter du beurre de cacahuètes, de cajoux, etc. Il est également possible d’insérer dans la recette de l’extrait de vanille ou de la fleur d’oranger par exemple en fonction de vos goûts.

    Un cookie moelleux et fondant

    Déposez la pâte à cookies sur du papier film et roulez tout en formant un boudin pour laisser reposer la pâte au frais pendant une heure et ainsi éviter que celle-ci croûte. Une fois le temps de repos écoulé, coupez le boudin en faisant des portions individuelles et boulez le cookie.

    Vous pouvez le déposer dans une coupelle en terre cuite si vous en avez et enfournez ensuite à 200° pendant 14 minutes. Une fois le cookie sorti du four ajoutez le caramel liquide, le praliné concassé et votre petite feuille de menthe. Dégustez, bon appétit !