Category: societe

  • Dans le Var, les restos réduits à la portion congrue

    Dans le Var, les restos réduits à la portion congrue

    Au port du Levant ou sur les plages sanaryennes, le français prend largement le pas sur les autres langues, dans un département qui revendiquait pourtant 32 % de touristes étrangers en 2025. S’il est trop tôt pour tirer des enseignements, on observe que la conjoncture économique pousse nos compatriotes à rester dans l’Hexagone. Car les prix de l’avion « sont inabordables », comme ce fut le cas pour Franck et Sandrine, qui ont repoussé leur projet de voyage aux États-Unis. « Ceux de l’essence aussi », relativise toutefois Anthony, venu de Haute-Savoie en voiture avec sa femme, Coline, et leurs deux enfants. « On aurait peut-être payé moins cher en train mais on avait besoin de la voiture sur place. »

    Certains postes de dépense sont scrutés : « On mange souvent à l’appartement. Les restaurants passent un peu à la trappe », avouent les premiers. Pareil pour les seconds : « À quatre, ça coûte cher. On fait souvent des pique-niques sur la plage pour profiter du cadre ».

    « Les étrangers sauvent

    les saisons »

    Et ça se ressent pour les restaurateurs comme Daniel, dont le chiffre d’affaires n’est pas celui espéré. « Ce n’est pas catastrophique mais il y a un manque à gagner », déplore-t-il. Il mise sur une recrudescence de touristes étrangers, dotés de « plus de pouvoir d’achat. Pour l’instant, j’ai l’impression qu’ils sont un peu moins présents ».

    « Il est vrai que l’hôtellerie marche mieux que la restauration, qui fait de plus face à des problèmes de recrutement [liés, entre autres, à la difficulté à loger les saisonniers, ndlr] », confesse Christiane Thibault, présidente du Groupement des hôtelleries & restaurants (GHR) Région Sud Var. Avec un constat qui rejoint celui du restaurateur : « La clientèle française est plus attentive à son budget. Les étrangers sauvent les saisons ». Et selon elle, ces derniers « sont bien présents », peut-être davantage dans l’est que dans l’ouest du département. Ils sont, en tout cas, attendus de pied ferme sur tout le littoral varois.

  • Le sud, destination refuge en temps de crise

    Le sud, destination refuge en temps de crise

    Au Vieux-Port à Marseille, les valises s’entassent déjà sous l’ombrière. Assis sur ces bagages, les deux fils de la famille Fromentin patientent en regardant leur père dans la file d’attente pour accéder à la navette vers la Pointe Rouge. Venus de Marne-la-Vallée pour six jours, ils incarnent cette clientèle française qui, malgré un budget serré, n’a pas renoncé aux vacances. Leur destination aurait pourtant dû être tout autre. « C’était le voyage des 50 ans de ma belle-sœur prévu depuis un an. On devait aller en Sicile, mais c’est hors de prix », raconte Julie Fromentin.

    Cette adaptation des vacanciers, les professionnels du tourisme l’avaient anticipée. Ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’est que les inquiétudes du printemps, alimentées par les tensions au Moyen-Orient et la baisse du pouvoir d’achat, laisseraient finalement place à des perspectives plus rassurantes. « On a eu un printemps qui a démarré très doucement, mais pour juillet et août, les tendances sont positives », résume Isabelle Brémond, présidente de Provence Tourisme.

    Les premiers indicateurs confortent cet optimisme. Dans les Bouches-du-Rhône, les réservations de locations saisonnières affichaient, fin juin, une hausse de 7 % sur juillet et août par rapport à l’an dernier, avec +6 % pour le 14 juillet et +7 % pour le 15 août. Chaque été, le département accueille en moyenne 1,9 million de touristes. Les Français restent les plus nombreux, représentant 69 % des visiteurs. La clientèle étrangère est portée par les touristes allemands, américains, britanniques et italiens.

    À l’échelle régionale, l’optimisme est aussi de mise. « À date, on va faire a minima une aussi bonne saison que l’année dernière », assure François de Canson, président du Comité régional de tourisme Paca. Selon lui, « 80 % des professionnels se déclarent confiants pour leur activité cet été ».

    Pourtant, les vacanciers sont de plus en plus obligés de faire des choix. Une enquête de l’Ifop sortie en avril révélait qu’un Français sur deux prévoyait de réduire ses dépenses en vacances. « On voit des décisions plus tardives, des séjours plus courts et plus échelonnés dans le temps », confirme Isabelle Brémond.

    Partir, mais consommer différemment

    Même constat pour François de Canson : « Les Français ne renoncent pas à partir, mais ils consomment différemment. Une fois le logement payé, il faut arbitrer car le budget n’est pas extensible ». Isabelle Brémond abonde : « Le secteur de la restauration souffre, car là où on allait au restaurant trois fois par séjour, aujourd’hui, on va se faire la cuisine ou pique-niquer ».

    Dans les rues de Marseille, les vacanciers témoignent de ces nouveaux arbitrages. Venue de Lyon pour une semaine, Sandra reconnaît que, sans l’hébergement chez son amie Nassira, « [elle] ne serai[t] peut-être pas venue ». Plus loin dans les rues du Panier, Sacha, étudiante parisienne de 18 ans, a limité son séjour à cinq jours. « Au-delà, ça aurait été beaucoup trop cher, souffle la jeune femme qui s’est fixé un budget de 350 euros pour ses vacances. Déjà 180 euros de train, ça fait mal au porte-monnaie ».

    Au Vieux-Port, Thibault et Laetitia ont, de leur côté, traqué les bons plans : échange d’appartement, premier train Ouigo à 6h du matin et seulement un restaurant pendant leur séjour. « On ne voulait pas aller à l’étranger, parce que c’est trop cher et aussi par conviction », explique le couple. Marseille s’est naturellement imposée à eux : « On a vraiment choisi la ville. Il y a tout ce qu’on recherchait : les mobilités douces, les musées et le coût de la vie bien sûr. »

    Le témoignage du couple illustre le constat dressé par Julien Harounyan, adjoint au maire de Marseille en charge du tourisme : « Ce n’est pas une destination par défaut, c’est une destination qu’on choisit précisément pour son budget ». La ville profite d’une dynamique bien installée. En juin, la fréquentation a progressé de 4 % par rapport à 2025, les hôtels dépassent les 95 % de taux d’occupation et les locations meublées affichent 44 % de fréquentation supplémentaire. Marseille s’est même hissée en tête des destinations françaises sur le site spécialisé Booking en juillet, une première. Les récents concerts de Jul et de Bad Bunny, les demi-finales du Top 14 ou les ponts du mois de mai ont contribué à ces pics de fréquentation.

    Pour rester attractive, la mairie mise aussi sur l’Été marseillais, programme reconduit pour une 7e édition avec concerts, cinéma en plein air, activités sportives et visites. Le tout gratuitement. « L’objectif, c’est l’accessibilité pour les touristes, mais aussi pour les Marseillais qui sont là toute l’année et qui ne partent peut-être pas », insiste Julien Harounyan.

  • [C’est l’été] Planétarium de Barcelonnette

    [C’est l’été] Planétarium de Barcelonnette

    Confortablement installés sous le dôme, c’est un voyage visuel captivant qui vous attend pour comprendre les grands phénomènes astronomiques.

    De 17h15 à 18h15.

    11 euros pour les adultes
    et 8 euros pour les enfants.

  • [C’est l’été] Murder party dans les vignes à Vacqueyras

    [C’est l’été] Murder party dans les vignes à Vacqueyras

    Parcourez les ruelles à la recherche d’indices pour démasquer le coupable au départ de la place de la Pousterle. Munis d’un livret-guide, vous serez plongés dans une intrigue captivante en interrogeant des suspects stratégiquement placés
    le long du parcours. Vous aurez aussi l’occasion de déguster les délicieux vins de la destination « Autour des Dentelles de Montmirail », alliant ainsi les plaisirs.

    Dès 18h.
    Entre 15 et 20 euros.

  • Le planning familial de l’Hérault réclame des moyens

    Le planning familial de l’Hérault réclame des moyens

    Le planning familial 34 alerte sur la fragilité de son modèle économique. Ses actions sont principalement financées par des subventions attribuées projet par projet, un fonctionnement qui met l’association sous tension. « Ce système par enveloppe, il pose plein de problèmes », précise Mia Ferret, administratrice du planning familial de l’Hérault. « Le problème de l’instabilité, c’est-à-dire qu’on doit demander chaque année à nouveau l’enveloppe, un problème car entre le moment où on va demander la subvention et le moment où ça nous est accordé, on n’est pas sûrs de l’avoir, et ensuite, il y a un délai qui fait que pendant ce temps, on est obligé d’aller piocher dans notre trésorerie pour payer nos 14 salariés. »

    L’association déplore également les restrictions budgétaires touchant le secteur associatif, notamment dans le domaine des droits des femmes. « En apparence, on a eu une hausse légère des subventions d’à peu près 70 000 euros, mais en fait ça servait uniquement à la prime Ségur. Une fois que la prime Ségur a été passée, on a eu une hausse de nos charges, mais plus de hausse de notre budget de dépenses de fonctionnement. »

    Des solutions attendues

    de la municipalité

    Le planning familial demande désormais « une contractualisation et une hausse de nos dépenses de fonctionnement », afin de sortir de la logique des demandes de subventions annuelles. L’association souhaite également disposer d’un local unique, plus adapté à l’accueil du public. Pour l’heure, « la seule réponse qu’on a eue, c’est la proposition d’une aide d’urgence, mais on n’a pas de montant pour l’instant, et peut-être une contractualisation à partir de la rentrée ». Une première avancée, que l’association espère voir rapidement se concrétiser.

  • [C’est l’été] Les métiers de la Sécurité civile : Angel, infirmier volant depuis 26 ans

    [C’est l’été] Les métiers de la Sécurité civile : Angel, infirmier volant depuis 26 ans

    Discret et entier, Angel Lara, 63 ans, infirmier volontaire à la retraite de sapeurs-pompiers professionnel depuis 2023, a débarqué à la base de Marignane voilà 26 ans. Après 17 ans de carrière militaire, cet ancien commando marine a bifurqué dans le médical. Après avoir exercé un temps en libéral, il a trouvé chez les pompiers son équilibre… Ou presque. « Je suis tombé dedans, passionné. Je me suis beaucoup investi, au point que ça a joué sur ma vie de famille », convient-il sans rentrer dans les détails. À la retraite, il s’est porté volontaire. Une libération, car plus besoin de poser de jours de congé pour celui qui avant avait jusqu’à « quatre plannings différents ». Ce qui lui plaît : « être confronté à l’urgence, tout faire pour que la situation ne s’aggrave pas et amener [la victime] à l’hôpital. On est un maillon de la chaîne ».

    La petite difficulté supplémentaire : travailler dans un hélicoptère. Le maître à bord reste le pilote mais l’équipage de 5 personnes doit être parfaitement coordonné pour être efficace. Chacun a sa place, chacun sa mission, pour une action millimétrée. « L’environnement est beaucoup plus confiné, il y a beaucoup moins de place que dans une ambulance. Cela nécessite une anticipation, de préparer avec le médecin »,, explique Angel, « dans la machine, on peut difficilement communiquer avec la victime pour peu qu’elle soit en état de communiquer. Et quand on communique par casque, il ne faut pas qu’on perturbe la partie pilotage. On va gérer la surveillance du patient en visualisant les appareils car on n’entend pas les alarmes, on a des codes de communication ».

    Le bruit, le fait d’être treuillé, récupéré, sortir d’un hélicoptère en vol, « ce n’est pas naturel »,, indique-t-il, même si avec l’expérience, « cela devient instinctif ». Mais pas question pour autant de ne pas être concentré quand chaque geste compte insiste Angel.

    « Nous, on a cette capacité de prendre en charge des victimes dans des endroits inaccessibles, et il y a pas mal de points à connaître pour sa propre sécurité et exercer son métier », raconte-t-il.

    Il se souvient avoir démarré au temps de
    l’ « Alouette 3 », un modèle sorti dans les années soixante. « On ne pouvait quasiment faire aucun geste en vol », témoigne l’infirmier. Avec le tout nouveau Dragon actuel, de son petit nom H145, d’Airbus, l’équipage a pu prendre (un peu) ses aises.

    Repartir à pied

    avec le sac sur le dos

    La systématisation du treuillage de l’infirmier « s’est faite petit à petit », de quoi permettre de « travailler à deux sur place », précise Angel, « la décision est prise en fonction de la gravité du patient. et la durée d’autonomie et des conditions météo ». Quitte à ce que parfois, il faille laisser repartir la machine et se rapatrier tout seul… « Cela nous est arrivé d’être déposés et pas récupérés, quand par exemple il y a trop de vent sur la Sainte-Victoire… Il faut alors avoir un peu de condition physique, et marcher avec du matériel sur le dos », sourit-il.

    Si chaque opération est débriefée, Angel compartimente. « Au même titre que le Smur, on fait face à des choses dramatiques de temps en temps comme très valorisantes. Il y a beaucoup de collègues qui arrêtent au bout de 7 ou 8 ans, du moins dans les 10 premières années car ils ont été trop exposés à des drames. Cela peut avoir un impact psychologique », reconnaît-il. Lui se consacre « à 100 % à chaque intervention » mais dit parvenir à se « détacher quand c’est fini ». Tant et si bien « que j’arrive à ne même plus me souvenir des interventions que j’ai faites en fin de journée. J’ai développé ça de manière inconsciente », assure-t-il. Même si certains accidents restent évidemment marqués au fer rouge. « En arrivant sur les gardes d’hélicoptères début 2000, j’ai la malchance de faire trois noyades d’enfants jeunes dans la même saison. Quand les statistiques sont d’un cas par équipe et par an », déplore-t-il. Voyant les médecins « aussi stressés que lui », il décide alors de se former sur le pédiatrique. « Et de devenir formateur pour maintenir mes compétences, égoïstement », ironise-t-il. Une manière aussi de rebondir et de se projeter. « Maintenant », il prend « un vrai plaisir à transmettre ». « J’ai fait tout ce qui existe dans les méthodes anglo-saxonnes avancées. Avant on agissait sans vraiment réfléchir, aujourd’hui on doit être source de propositions. En tant qu’infirmier, on est devenu très polyvalent. »

    Il a même en projet une formation universitaire, reconnue par la faculté de médecine, de « médicalisation en milieu exceptionnel ». Le but : « proposer une sensibilisation à tout cadre différent de la pratique habituelle, que ce soit l’hélicoptère, les risques inondations, effondrement bâtimentaire… », histoire d’établir des protocoles d’intervention les plus efficaces possibles.

    Dans tout ça, il n’oublie pas non plus le positif et heureusement, « il y en a plein ». « Comme d’arriver à emmener une personne suffisamment tôt au bloc opératoire. Une petite victoire ! » s’enthousiasme Angel. Surtout, « chaque journée est différente tant en termes de personnes avec qui on travaille que de type d’interventions. C’est très varié. On ne sait jamais à quoi s’attendre » quand on lui demande ce qui le fait tenir. L’avenir, c’est aussi de savoir se retirer au bon moment avoue-t-il quand on lui pose la question de la relève. « À un moment, il va falloir arrêter, mettre du sang neuf », reconnaît-il volontiers même s’il estime arriver à « encore faire le boulot ». Une certitude : « il faut injecter des nouveaux, petit à petit. De moi-même si je ne me sens plus la capacité de faire, je demanderai à sortir du tour… »

  • [C’est l’été] La Combe de Curnier, le canyon de Bédoin

    [C’est l’été] La Combe de Curnier, le canyon de Bédoin

    À vélo mais aussi à pied par de multiples chemins possibles. Mais on n’est pas obligé de rallier le Ventoux pour se dépayser. La preuve avec une randonnée d’un peu moins de 10 km qui serpente dans la Combe de Curnier. Entre deux parois rocheuses, un immense air frais salvateur envahi la marche, qui peut s’avérer toutefois cahoteuse. Par moments, il faut presque
    se contorsionner pour parvenir à se frayer un chemin dans les gorges. D’une difficulté moyenne, la randonnée dure environ 3h30 sur une boucle au départ des Colombets. Plusieurs points de vue sur le Ventoux ou la plaine du Comtat valent le détour.

  • « Si tu peux parler, c’est que tu respires »

    « Si tu peux parler, c’est que tu respires »

    Par Clara Ben Soussan, avocate au barreau de Marseille

    Ce ne sont pas des mots rassurants, dits à un enfant inquiet qui crierait alors qu’il a avalé un bon de travers et qui aurait peur de s’étouffer.

    Ce ne sont pas des mots qui rassurent, ce sont des mots qui torturent. « Si tu peux parler c’est que tu respires », c’est la phrase rapportée par de nombreux détenus du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe (Orne) et écrite au feutre sur le tableau du bureau des officiers, ponctuée d’un smiley sourire.

    C’est Madame Simonnot, Contrôleuse des Lieux de Privation de Liberté (CGLP), qui nous permet d’avoir accès à ce qu’il se passe dans ce quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO). Celle-ci nous apprend aussi que cette phrase accompagne souvent un « pliage », c’est-à-dire une technique utilisée par des surveillants pour projeter au sol et immobiliser au sol des détenus. Ces mots y sont utilisés comme une arme d’autorité accompagnant des violences physiques illégitimes et graves.

    C’est Gérald Darmanin, ministre de la Justice, qui est à l’initiative de ces QLCO ; son objectif était d’isoler totalement les détenus considérés comme particulièrement dangereux dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. à ce sujet, et dans une lettre du 15.10.2025, il expliquait avoir « engagé une transformation profonde de notre système pénitentiaire pour rétablir l’autorité de l’État dans les prisons, et rendre la détention plus efficace et plus sûre pour mieux protéger les Français ».

    Ce qui est décrit par la CGLP à l’intérieur de cette prison ne relève pas de l’autorité de l’État. Des propos ignobles, tenus par des surveillants sont rapportés : « Espèce de merde », « Ta gueule », « Sale bougnoule », « Ici on va te briser » ou des chants tels que : « Ici, c’est chez nous, ici c’est le IIIe Reich, les nazis c’est nous ».

    Ces établissements sont devenus des lieux de non-droit dans lesquels certains surveillants s’offrent le droit de contrevenir à leurs propres règles déontologiques et à la loi. En effet, les injures raciales constituent une contravention et les violences aggravées (par personne dépositaire de l’autorité publique, avec arme, en raison de l’origine, etc.) sont un délit.

    L’an dernier, le ministre de la justice s’est montré particulièrement insistant sur la nécessité de ces prisons dites de haute sécurité ; tellement insistant qu’il n’a eu que faire des préconisations et alertes préventives des professionnel.les du droit et des travailleur.euses pénitentiaires qui l’ont alerté sur les conditions indignes de détention.

    Il est désormais temps qu’il entende les plaintes fondées, actuelles et graves qui sont formulées. La dignité et le respect des détenus ne peuvent être mis à mal par la violence institutionnelle qui règne dans ces établissements.

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  • Des haltes pour se mettre au frais à Marseille

    Des haltes pour se mettre au frais à Marseille

    Compte tenu de la vague de chaleur qui ne cesse de sévir sur le département des Bouches-du-Rhône et la cité phocéenne placés en vigilance orange, la municipalité a reconduit les différentes mesures et dispositifs afin de permettre à tous de bénéficier d’un peu de fraîcheur. Les piscines municipales restent gratuites, la plage des Catalans restera également accessible de jour comme de nuit tandis que les parcs et jardins sont ouverts ce vendredi jusqu’à 21h. Une carte interactive, accessible sur le site de la Ville, a été mise en place pour que chacun puisse trouver un coin de fraîcheur parmi les quelque 500 points référencés : des établissements sénior, aux centres d’animation, jusqu’aux squares, établissements culturels ou fontaines.

  • Le Varois Christophe Cluzel chef d’état-major de la Marine

    Le Varois Christophe Cluzel chef d’état-major de la Marine

    Originaire du Var, il a pris ses nouvelles responsabilités à bord du porte-hélicoptères amphibie Mistral, à Toulon.

    Entré à l’École navale en 1991, Christophe Cluzel a effectué l’essentiel de sa carrière à la mer. Après une première affectation sur la Jeanne-d’Arc, il sert sur plusieurs bâtiments de la flotte et participe notamment à des missions dans les Terres australes et antarctiques françaises, à la lutte contre le trafic de stupéfiants dans les Caraïbes ainsi qu’à de nombreuses opérations extérieures. Commandant du patrouilleur La Moqueuse, puis de la frégate de défense aérienne Forbin, il a occupé des postes stratégiques au ministère des Armées et au sein du groupe aéronaval. Depuis août 2023, il commandait la Force d’action navale et la force aéronavale nucléaire. Il accède aujourd’hui à la plus haute fonction de la Marine française.