Category: societe

  • Le CHU de Montpellier va implanter une antenne à la Mosson

    Le CHU de Montpellier va implanter une antenne à la Mosson

    « Si je suis réélu, ce projet fera l’objet de l’une de nos premières délibérations », promet Michaël Delafosse. Ce dernier a inscrit dans son programme de campagne l’implantation, en lieu et place de l’ancienne tour d’Assas, récemment détruite, d’une annexe du CHU de Montpellier. Un symbole fort dans un quartier populaire, La Mosson, en pleine mutation.

    « L’accès à la santé est un enjeu majeur », insiste le maire de Montpellier, notamment pour « une population dont on sait qu’elle est plus vulnérable », mais aussi dans une perspective plus globale de rééquilibrage de l’offre de soins à l’ouest de Montpellier, « pour Juvignac, pour Saint-Georges. Demain, avec le contournement ouest et le Lien, cette partie de la ville va être très accessible », poursuit-il.

    Initialement, c’est la clinique Clémentville qui était pressentie pour être transférée sur ce vaste terrain appartenant à la Ville. « Mais ils nous ont fait faux bond », résume Michaël Delafosse, qui a alors sollicité le CHU de Montpellier. Lequel a tout de suite adhéré à ce projet d’une antenne délocalisée à La Mosson. « C’est mettre du service public au cœur d’une entreprise de rénovation urbaine, comme on va continuer à le faire avec la piscine Neptune ou la rénovation du stade », insiste l’édile.

    « Co-construire avec les habitants »

    Du côté du CHU, on planche donc désormais sur le détail du projet. « On a là un territoire montpelliérain en pleine reconfiguration. Ça nous a semblé être un endroit opportun pour faire du aller-vers sur des thématiques et un projet médical qu’on est en train de construire avec les professionnels du CHU, mais qu’on souhaite également co-construire avec les habitants, pour coller au mieux à leurs besoins », explique Anne Ferrer, directrice du CHU de Montpellier. « On sait par exemple que des demandes ont été formalisées en termes de prévention des consommations addictives ou d’aide au sevrage, en matière de santé mentale aussi. On va donc solliciter des représentants d’associations ou des habitants qui ont envie de s’exprimer sur leur quartier », poursuit-elle.

    « L’idée est de proposer une offre de soins in situ et ce faisant, de pouvoir réinsérer dans un process de soins certains profils de patients. Je suis une militante de la santé publique, je trouve que c’est un bien précieux qu’il faut défendre et savoir adapter aux publics qui peuvent en être soit éloignés, soit écartés. Comme pour la Maison des femmes, je pense qu’on va répondre à un vrai besoin », considère Anne Ferrer.

    S’il faudra un certain temps, encore, pour que ce projet d’hôpital hors les murs soit entièrement ficelé, on en connaît déjà les bases. « On sera sur un plateau technique imagerie – biologie, on va faire des consultations, de l’hôpital de jour et de la prévention. L’idée serait de pouvoir offrir un accès à toutes les disciplines du CHU sur des plages où on prendrait rendez-vous, avec également des créneaux de soins non programmés pour ceux qui en auront besoin », livre la directrice.

  • Attaque du Prolé d’Alès : les suspects poursuivis

    Attaque du Prolé d’Alès : les suspects poursuivis

    Neuf mois après l’attaque du Prolé d’Alès en pleine feria par un groupuscule d’extrême droite, la justice a accéléré dans un contexte national où les groupes néonazis refont la une de l’actualité. En effet, mardi 24 février, trois Gardois âgés de 23 à 25 ans ont été mis en garde à vue à Montpellier. Les trois hommes sont soupçonnés d’appartenir au Bloc montpelliérain et d’avoir participé, le 31 mai dernier – avec une dizaine d’autres – à l’attaque contre le bar associatif du Prolé à Alès.

    Une confrontation avec deux des victimes s’est ensuite déroulée le lendemain. Si les trois hommes ont nié les faits, les victimes ont formellement identifié deux des interpellés présents le vendredi de l’attaque (dont celui qui a donné les premiers coups). Le troisième a été reconnu pour s’être rendu dans le bar alésien deux jours plus tôt en repérage. « Nous avions été reçus par la police pour des identifications sur photo en janvier, donc nous nous doutions que ça allait aboutir bientôt. On se réjouit de ces interpellations et on espère que ça va permettre l’identification des autres personnes présentes », a réagi l’une des victimes. « Ces gardes à vue, tout comme la dissolution du Bloc montpelliérain, constituent un premier pas vers la justice et la réparation pour les victimes. Elles sont également des points d’appui dans la lutte contre l’extrême droite et ses idées obscurantistes, combat qui constitue l’ADN du PCF », s’est aussi félicité Giovanni Di Francesco, secrétaire de la section alésienne du PCF.

    Dissolution du Bloc montpelliérain ?

    Mais le soulagement a été de courte durée. Dans la foulée de la confrontation, la garde à vue a été levée et les interpellés ont pu repartir libres. Le procureur affirme que « quelques points restent à vérifier par les enquêteurs ». « Ces investigations complémentaires qui donneront lieu à une poursuite ou à un classement sans suite sont particulièrement surprenantes au regard des avancées dans ce dossier », a réagi Sophie Mazas, l’une des avocates des victimes qui espère au contraire l’identification des autres protagonistes de l’attaque et la garantie de la sécurité des victimes.

    La veille de ces gardes à vue, il était aussi officialisé qu’une procédure de dissolution du Bloc montpelliérain avait été engagée par le gouvernement. Selon l’AFP, la procédure en est à la phase du contradictoire. Le groupe a en effet 15 jours pour présenter ses arguments pour s’opposer à cette dissolution. C’est à la suite de cette phase que le ministère de l’Intérieur présentera ou non un décret de dissolution en Conseil des ministres.

  • [Tribune] Lutter contre le trafic de drogue impose des ruptures politiques

    [Tribune] Lutter contre le trafic de drogue impose des ruptures politiques

    Les violences, assassinats et overdoses liés au narcotrafic ne sont pas des faits divers mais le produit d’un capitalisme mafieux qui prospère sur la misère sociale, la dérégulation financière et l’abandon des quartiers populaires. Il détruit des vies, gangrène les institutions et mine la cohésion sociale. Le combattre ne relève pas de l’affichage sécuritaire, mais de ruptures politiques profondes.

    Le trafic de drogue se développe là où l’État et les services publics reculent, où les politiques d’austérité fabriquent précarité et désespoir. Pointer du doigt une jeunesse prétendument attirée par « l’argent facile » est une hypocrisie commode. Ce sont les inégalités sociales, l’isolement, l’absence de perspectives et la faillite des politiques de protection qui livrent les jeunes les plus fragiles aux réseaux criminels, lesquels exploitent leurs vulnérabilités pour accroître leur emprise.

    Dénoncer la consommation festive des bobos permet d’éviter de parler des addictions liées à la précarité, à la souffrance psychique et aux conditions de travail dégradées. Quant à la surenchère répressive, elle est un échec patent : malgré des lois parmi les plus dures d’Europe, la consommation de drogues reste élevée. Refuser d’ouvrir le débat sur la dépénalisation/légalisation est une erreur politique. Ce débat doit intégrer la prévention, la réduction des risques et des modèles qui rompent avec la logique purement capitaliste.

    Les politiques de la ville, combinant dispositifs dérogatoires, austérité budgétaire et absence de concertation, ont failli. Le discours dominant, relayé par une partie de la classe politique et des médias, criminalise les jeunes des quartiers populaires et justifie leur relégation. Cette stigmatisation alimente la colère, le sentiment d’abandon et, in fine, le terreau du narcotrafic.

    Rompre avec cette logique impose un investissement massif et assumé dans les services publics et les conditions matérielles de l’émancipation. Cela implique le désenclavement réel des quartiers populaires, des transports accessibles et gratuits pour les jeunes et les plus précaires, une politique ambitieuse de logements sociaux répartis sur l’ensemble du territoire et une régulation ferme du marché immobilier.

    La question de l’école est centrale. Le tri social, l’assignation des jeunes des classes populaires à des trajectoires subalternes marque le renoncement à toute ambition émancipatrice. Cette relégation sociale et géographique est aggravée par les réformes récentes, notamment celle de l’enseignement professionnel. Il faut plus et mieux d’école et donc investir massivement dans l’éducation, réduire les effectifs par classe, former et recruter les personnels, garantir l’accès de tous aux formations choisies. L’accès à la culture, au sport et aux loisirs n’est pas un supplément d’âme, mais une condition de l’émancipation.

    Les politiques sociales et de protection de l’enfance sont sinistrées. La saturation des dispositifs, le manque de moyens et la défaillance des collectivités livrent des enfants et des adolescents aux réseaux criminels et prostitutionnels. Vouloir donner encore plus de compétences sociales aux conseils départementaux déjà incapables de les assumer est une hérésie. Renforcer la protection judiciaire de la jeunesse, les services sociaux et la santé de proximité, donner les moyens aux associations de quartier et d’éducation populaire est une urgence absolue. La prise en charge des addictions doit être développée notamment à travers des dispositifs de réduction des risques dont l’efficacité est démontrée.

    Tant que des jeunes seront contrôlés au faciès, discriminés à l’embauche et assignés à résidence sociale, les discours sécuritaires resteront vides. Il faut donc combattre toutes les discriminations qui frappent les classes populaires.

    Les opérations de communication et de chasse aux petites mains occultent le cœur du problème qui est financier et politique : blanchiment d’argent, corruption, complaisances économiques et diplomatiques. S’attaquer réellement aux réseaux impose de renforcer massivement les moyens de la justice, de la police et des douanes, de rétablir une police de proximité digne de ce nom, et de rompre avec toute tolérance à l’égard des paradis fiscaux et des États complices.

    La lutte contre le trafic de drogue est indissociable d’un combat pour la justice sociale, l’égalité réelle, la dignité et l’émancipation.

  • [Entretien] Alain Evezard : « Les Restos du Cœur font appel à la bonne volonté ! »

    [Entretien] Alain Evezard : « Les Restos du Cœur font appel à la bonne volonté ! »

    La Marseillaise : L’association a annoncé avoir besoin de 2 000 bénévoles en renfort dans les Bouches-du-Rhône. Vous êtes en sous-effectif ?

    Alain Evezard : De manière générale, on est toujours en manque de bénévoles. Il faut savoir que le bénévolat a un taux de turnover important. On a rappelé ceux qui sont venus l’année dernière. Mais, on fait aussi appel à la bonne volonté. On est à la recherche de bénévoles ponctuels : ceux qui vont venir pour une demi-journée. Par exemple, le samedi 7 mars de 9h à 12h. On a besoin de ces personnes. Ce sont eux qui distribuent les sacs aux clients des magasins, qui réceptionnent les denrées fournies et qui les trient sur place.

    Les Restos du Cœur fonctionne aussi avec des entreprises qui proposent du mécénat de compétences. Elles octroient à leurs salariés une demi-journée par an, qu’ils peuvent utiliser au bénéfice d’associations.

    Comment se déroule cette grande collecte ?

    A.E. : Tous les centres du département s’y préparent, puisqu’on a 145 points de collecte. Chaque centre établi un plan avec des bénévoles, réguliers ou ponctuels. Puis, ces bénévoles récupèrent les denrées alimentaires. Et ensuite, des camions sillonnent les différents points de collecte pour les récupérer et ramener le tout jusqu’à l’entrepôt départemental à Marseille.

    Quel type de produit recherchez-vous ?

    A.E. : Des conserves de poissons, de viande, de légumes ou de fruits, voire même des desserts en conserve qui existent. Et ce que nous appelons des produits mixtes : typiquement, les raviolis. Il y a des gens qui nous donnent un plat de couscous complet ou un plat de poisson plus riz. Ça, ça marche très bien. Alors, tout ce qui est lacté, on ne peut pas le prendre parce qu’il y a une date limite. Il faut qu’on respecte la chaîne du froid.

    En fonction du nombre de tonnes récoltées, la redistribution des denrées tient combien de temps ?

    A.E. : On l’estime à trois semaines. L’année dernière, on avait récolté 250 tonnes. On espère faire la même chose cette année, voire plus. Il y a beaucoup de paramètres qui font que ça peut changer : la météo, parce que s’il pleut, les gens n’ont pas envie d’aller faire des courses. Et on peut aussi ne pas avoir suffisamment de bénévoles. Ce qui fait qu’on collecte, évidemment moins. Si on reçoit 250 tonnes, il nous faut dix jours pour trier l’intégralité de la collecte. Sachant que les premiers cartons rentrent le vendredi 6 mars au soir, on finira le tri à la fin de la semaine suivante.

    Et s’ensuit la redistribution ?

    A.E. : Exactement. Selon le nombre de personnes accueillies, les centres font leur commande de ce dont ils ont besoin auprès du service d’approvisionnement, pour distribuer des équivalents de repas complets : des protéines, des légumes, des accompagnements, des desserts… Donc les produits de cette grande collecte sont ceux qui serviront à faire ces paniers hebdomadaires, y compris les produits d’hygiène. Dans ce service, une équipe prépare ces commandes. Et tous les matins, du lundi au vendredi, des chauffeurs bénévoles livrent ces centres. Chaque semaine, on sort à peu près 90 tonnes de denrées alimentaires.

    Une fois ce stock écoulé, où récoltez-vous les produits pour ces repas ?

    A.E. : Un tiers de ces repas, on les achète. Un tiers vient du Fonds de solidarité européen. Et le troisième tiers vient de dons : nationaux, régionaux ou locaux.

  • Les salariés du groupe Cosquer Méditerranée en grève

    Les salariés du groupe Cosquer Méditerranée en grève

    Ils sont une dizaine de salariés, en ce dimanche matin, à s’être réunis devant le site Cosquer Méditerranée à Marseille. Alors que le lieu s’apprête à ouvrir ses portes pour l’une des journées les plus animées de la semaine, l’effectif, dont une partie est en grève à l’appel de la CGT Cosquer, sera amputé de moitié. Le mouvement, est soutenu par l’Union locale CGT Saint-Lazare Joliette.

    Anaïs Reymond, syndiquée CGT, travaille depuis mai 2022 pour la Grotte Cosquer (exploitée par la société Kléber Rossillon). La mobilisation doit permettre de « défendre nos conditions de travail, évoquer les soucis de sécurité sur site, parler de la problématique du sous-effectif, de la pression constante depuis l’arrivée de la nouvelle directrice, le manque d’équipement [talkies-walkies, audioguides, casques…], d’hygiène on est envahis par les cafards les visiteurs aussi peuvent les apercevoir et les négociations annuelles obligatoires (NAO) sont insuffisantes », égrène Anaïs Reymond. Les travailleurs via leur syndicat revendiquent une augmentation de salaire pour tous les salariés payés au Smic, une prime pour les dimanches et jours fériés travaillés, une prime polyvalence et une prime d’ancienneté. Des exigences restées lettre morte.

    Une grève reconductible ?

    « On a l’impression de ne pas être écoutés, de ne pas être considérés », témoigne Nicolas Martinez, syndiqué CGT. « Le dialogue [avec la direction, Ndlr] est tendu avec l’ensemble des salariés », ajoute Anaïs Reymond. À la liste des revendications, s’ajoute un « climat de pression et de surveillance constante », qui serait instauré par des caméras de vidéosurveillance, utilisées pour épier les faits et gestes des employés, toujours selon les grévistes. Mais aussi le licenciement récent d’une collègue, considéré comme « abusif » par le syndicat CGT. Selon eux, cette salariée, en poste depuis moins d’un an, aurait été licenciée pour ne pas s’être présentée à un événement de galette des rois « événement non obligatoire », et pour un « geste maladroit » précise Anaïs Reymond. Elle n’aurait pas saisi les prud’hommes à ce stade. « On a beaucoup de soucis au sein de l’organisme et une charge mentale au travail, ajoute Shayma, qui travaille depuis plus d’un an sur le site. Le salaire ne suffit pas, on a des visiteurs toute la journée, on a la pression. C’est désordonné. On a fait remonter ces problèmes à la direction mais ça n’a pas abouti. »

    Parmi les problématiques internes soulevées par les salariés en grève, les soucis de sous-effectif et du « turn-over » sont régulièrement évoqués. Pour rappel, en mars dernier, les salariés du service d’accueil et de billetterie du groupe Cosquer Méditerranée étaient déjà en grève pour des raisons similaires. À ce jour, les grévistes estiment que la grève pourrait être reconduite, dans le cas où les revendications des salariés ne seraient pas entendues.

    Sollicitée, la direction du groupe Cosquer Méditerranée n’a pas pu nous répondre, à l’heure ou nous écrivons ces lignes.

  • L’automobile ancienne avec un accent british à Motor Passion à Avignon

    L’automobile ancienne avec un accent british à Motor Passion à Avignon

    Rendez-vous au premier virage, mais pas besoin de monter le volume. Motor Passion, salon des véhicules anciens, de collection et de prestige, revient les 20, 21 et 22 mars au Palais des Expositions d’Avignon pour sa 22e édition.

    Seront à retrouver pas moins de 2 000 véhicules plus ou moins anciens, 400 exposants et une centaine de clubs auto-moto. Et il y en a pour tous les goûts. De l’ancêtre 1900 aux youngtimers des années 80, des véhicules de sport et de rallye aux marques automobiles de luxe, des motos de légende aux camions décorés, Motor Passion déroule « 150 ans d’histoire et un merveilleux voyage au cœur du patrimoine automobile », listent les organisateurs, à savoir Avignon Tourisme et Cam’s Organisation, en collaboration avec les Amis du circuit d’Avignon Vaucluse (Acav) et la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE), dans un communiqué. Les 12 halls couverts et 80 000 mètres carrés seront pleins de surprises pour les férus de mécanique.

    Deux thèmes principaux sont identifiés. Après un focus sur les véhicules ayant participé au Paris-Dakar et les automobiles de luxe l’an dernier, l’édition 2026 sera marquée tout d’abord par deux plateaux dédiés aux prestigieuses marques britanniques Rolls-Royce et Bentley. Outre la mise en valeur de ces deux firmes de nos voisins britanniques, une exposition atypique sera dédiée aux véhicules inspirés par la marque franco-italienne Simca entre les années 40 et 60. Mais aussi des motos classiques des « sixties », des sportives de F2 et un « voyage dans le temps sur la Route Nationale 7 ».

    Démonstration de dragsters et cascades

    Mais les habitués n’ont pas à s’inquiéter, ce qui fait la recette du salon sera bien évidemment à retrouver aussi. Tels que les îlots de collection et de prestige, la bourse aux accessoires et pièces détachées, les tracteurs avec notamment un modèle à gazogène, des bateaux, des camions, des engins utilitaires et militaires, des miniatures et des véhicules télécommandés. Des ventes de véhicules sont aussi prévues entre particuliers. Sans oublier les démonstrations de dragsters, les défilés et autres cascades automobiles ainsi que des déambulations théâtrales et musicales dans les allées du parc.

    Billetterie et renseignements sur www.motorpassion.com. Tarif plein à 15 euros. Gratuit pour les moins de 12 ans

  • Didier Jau accélère sur le portail des Chutes-Lavie

    Didier Jau accélère sur le portail des Chutes-Lavie

    « Ce portail sera rouvert parce que c’est juste ! ». Devant le portail de la copropriété de la Cité-jardin, rue de la Pépinière dans le 4e arrondissement de Marseille, le maire de secteur sortant, Didier Jau (EELV) hausse le ton. « Ce portail soulève la question de quelle ville voulons-nous ? Une ville qui dresse des barrières entre ses habitants ou ville qui relie ? », dénonce-t-il, alors que le contentieux autour de ce portail qui coupe le quartier en deux s’enlise en conflit judiciaire.

    Pour rappel, depuis plusieurs semaines, un collectif de riverains, représenté par Nathalie Prost, s’oppose aux copropriétaires de ladite cité à l’origine de son installation. Un collectif dont l’action est soutenue par la mairie de secteur qui entreprend des études avec ses services juridiques « obtenir l’ouverture de l’accès ». « Dans le mandat, plus de 80 000 euros ont été investis dans le jardin derrière nous. Un jardin public ! Il ne peut pas être réservé à une poignée d’habitants », martèle Didier Jau.

    Il annonce au passage, qu’en cas de réélection lors du scrutin des municipales puisqu’il brigue sa succession au nom du Printemps Marseillais sur le secteur, que « le centre sportif et de loisirs des Chutes-Lavie sera entièrement rénové, modernisé. Il sera solarisé pour réduire son impact énergétique, il va accueillir un terrain de basket 3 contre 3, on va doubler les places en centre aéré. Il sera un espace libre et accessible ». Autre annonce de taille, Nathalie Prost a officialisé sa présence, à la 4e position, sur la liste de Didier Jau. « Je m’exprime en mon nom, plus au nom du collectif. J’ai vu deux façons d’agir pendant ce combat : certains utilisaient leur pouvoir pour contourner les règles, d’autres s’appuyaient sur le droit pour les faire respecter. J’ai choisi la seconde voie », a-t-elle lancé.

  • Retour de Mars Bleu, mois du dépistage du cancer colorectal

    Retour de Mars Bleu, mois du dépistage du cancer colorectal

    Tout au long du mois de mars, le centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) met sur le devant de la scène la nécessité de se tester au cancer colorectal. Un simple geste de 10 secondes à réaliser tous les 2 ans pour les hommes et femmes de plus de 50 ans. Pour cela, il suffit de réclamer le test en pharmacie ou auprès de son médecin traitant. Depuis 2015, le dépistage est simple. Il suffit de réaliser le prélèvement soi-même, remplir la fiche d’identification et déposer l’enveloppe dans les 24 heures dans une boîte aux lettres de la Poste.

    « Si je n’avais pas été têtu, j’aurais pu éviter toutes ces complications », témoigne Barlam Dyal touché par ce cancer il y a 7 ans. Chef d’entreprise, il recevait régulièrement des lettres à ce sujet ou des messages qui lui étaient directement adressés. Marathonien, il ne se sentait pas concerné : « Je ne savais même pas ce qu’est un dépistage », résume-t-il.

    Ce n’est que 3 ans après la première invitation qu’il saute le pas… et apprend avec stupéfaction la mauvaise nouvelle. Pour autant, comme 213 habitants des Bouches-du-Rhône, tous les ans, il entame son combat contre la maladie. Il ne se résigne pas et vainc le cancer, bien que celui-ci ait changé sa vie. Une étape complexe, qu’il a fini par surmonter, grâce notamment à l’association des anciens victimes du cancer colorectal. « Dans la pratique c’est autre chose, c’est difficile de s’adapter et de comprendre qu’on est malade. La solution c’est d’en parler de dialoguer », souligne-t-il en parlant de l’organisation.

    Communication, une arme contre le cancer

    La région sud est largement en retard sur le nombre de dépistage. Seulement 27% des personnes en âge de réaliser le test le font, contre 75% pour les Hollandais d’après le professeur Seitz. Un non-recours que Barlam Dyal s’explique par le manque de sensibilisation et « la fierté masculine des hommes ». C’est pourquoi il prône la nécessité d’une éducation populaire en entreprises et à l’université.

    Au-delà du dépistage, ce cancer rarement génétique est lié à l’hygiène de vie, notamment l’alimentation. Pour l’ancien chef d’entreprise, un enseignement diététique dès le plus jeune âge pourrait limiter les causes du deuxième cancer touchant le plus de Français.

    Les acteurs de la santé se coordonnent et se forment pour « créer des habitudes chez le professionnel de santé » d’après Florance Ferrera, pour faire connaître le test au public. En complément, l’assurance maladie mène une campagne de démarchage téléphonique pour les personnes éligibles au test.

    Leur objectif est clair : faire reculer le cancer en le détectant le plus tôt possible par un test régulier.

    Dans le Var

    Afin d’informer sur le dépistage et les facteurs de prévention du cancer colorectal et de permettre des échanges avec les équipes de santé et les partenaires institutionnels tels que la CPAM du Var, La Ligue contre le cancer., etc, les professionnels du Centre Hospitalier Intercommunal organisent des stands d’information durant Mars Bleu : le 4 mars – Centre commercial Mayol à Toulon à partir de 9h ; le 9 mars – Hôpital Sainte-Musse à Toulon à partir de 9h ; le 10 mars – Six-Fours de 9h30 à 17h ; le 18 mars – Centre commercial Mayol à Toulon à partir de 9h et le 20 mars – Hôpital George Sand à La Seyne-sur-Mer à partir de 9h.

  • [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : Quand la guerre froide s’installe

    [Mémoire ouvrière] Lucien Molino : Quand la guerre froide s’installe

    Ambroise Croizat, de nouveau ministre du Travail dans le cabinet Ramadier de janvier 1947, se vit explicitement interdire toute initiative en cette matière. De plus, 1947 fut un hiver exceptionnellement rigoureux avec une aggravation régulière de la pénurie alimentaire.

    Dès le début janvier, nous doublions les manifestations d’ensemble par corporation avec, le 21, une assemblée générale des travailleurs de l’alimentation. Le 22, c’était celle des métaux. Le 27 se réunissaient les travailleurs du textile et des produits chimiques. Le 4 mars, le syndicat de l’habillement appelait à un mouvement de grève à partir de 17h. Pour ne rien arranger, les pressions américaines s’intensifièrent.

    Le printemps 1947 marqua un sommet d’anticommunisme, avivé par la perspective de la rupture définitive entre les anciens alliés de la guerre, à l’occasion de la conférence de Moscou. C’est le 12 mars 1947 que Truman déclara, par son discours au Congrès américain, la « guerre froide », qui eut, en France comme ailleurs, des répercussions immédiates. Les manœuvres scissionnistes furent amplifiées par l’intervention américaine.

    La stratégie américaine
    face au mouvement ouvrier

    Dans une tournée systématique en Europe, Brown promit aux syndicalistes « compréhensifs » un niveau de vie que ni les conceptions générales de leur centrale, ni les rigueurs de l’époque n’autorisaient, selon le témoignage officiel de l’ambassadeur de France Hopeno. Repris par les journaux Le Provençal et Le Méridional, Marseille était l’une de ses étapes préférées. Sans qu’il soit possible de quantifier la part relative des facteurs extérieurs et intérieurs de la rupture du 4 mai 1947, Washington a une part considérable dans cette opération qui visait principalement le Parti communiste et la CGT.

    Échec pour la classe ouvrière, l’éviction des ministres communistes, qui avaient soutenu les grèves de Renault, s’inscrivait dans une stratégie de plus long terme, mise en œuvre avec une application particulière dans les pays où le mouvement ouvrier se réclamait de la lutte de classe, comme la France ou l’Italie. Les milieux dirigeants français reçurent désormais le soutien explicite de ceux de Washington pour cette mise à l’écart jugée indispensable par les uns et les autres.

    Les ambitieux projets européens des responsables économiques et politiques américains, définitivement mis au point dans les premiers mois de 1947 et destinés à éviter l’angoissante crise de surproduction qui les « obsédait », supposaient une classe ouvrière, dans chaque pays concerné, sinon convaincue des vertus de la « libre entreprise », du moins docile et sage. Nous, CGT, constituions un enjeu décisif de la « guerre froide » commençante.

    à suivre la semaine prochaine…

  • [Kallisté] La Corse est-elle un château d’eau menacé par le dérèglement climatique ?

    [Kallisté] La Corse est-elle un château d’eau menacé par le dérèglement climatique ?

    À partir de mi-août les retenues d’eau artificielles, ayant un double rôle énergétique et agricole, sont souvent bien vides. Faut-il s’en inquiéter ?

    Quel rapport avec la baisse de l’enseignement sur les sommets ? Sommets qui culminent de 2700 mètres à 2000 mètres du nord au sud, du Cinto à l’Incudine.

    Faut-il multiplier les barrages sur les nombreux fleuves côtiers qui en sont encore dépourvus ? Ces fleuves sont importants. Napoléon n’avait-il pas d’ailleurs commencé par nommé les départements de Corse le Golo et le Liamone ?

    Dans une île sans accès à l’énergie nucléaire, très dépendante du fuel du fait du caractère non pilotable du solaire et de l’éolien, l’hydroélectricité a un rôle essentiel. Et puis, une fois turbinée, une ou plusieurs fois, l’eau peut-elle avoir d’autres fonctions ?

    Hydroélectricité

    Et c’est là, pour le profane que je suis, qu’arrive l’exceptionnel enneigement de l’hiver 2026. Cela va-t-il éviter le voir le barrage de Sampolo à Ghisoni presque vide à la fin de l’été 2026 ?

    Et puis les pluies de ce mois février 2026 permettent sans aucun doute que l’hydroélectricité couvre plus de 50% des besoins en électricité en Corse. C’est le cas autour du 20 février, particulièrement la nuit quand le soleil n’est pas là…

    Cela ramène la part du fuel à moins de 15% dans cette période. Et ça c’est bon pour le climat. Si les barrages étaient plus nombreux, cette bonne nouvelle pourrait-elle être durable ? Sont-ils menacés si le service public de l’électricité venait à l’être ? Comment imaginer des moyens de stockage de l’eau issue de la fonte de la neige et plus globalement du ruissellement ?

    Et si cela est possible, la Corse n’est peut-être pas la seule qui bénéficierait de ces innovations? À ce stade je n’ai fait que poser une dizaine de questions liées entre elles. Cela mériterait des réponses plus argumentées que celles que je pourrais donner. Pour mieux cerner cette question qui articule Climat, eau, énergie, agriculture et biodiversité nous avons contacté Antoine Orsini, enseignant-chercheur à l’Université Pasquale Paoli de Corte, hydrobiologiste mondialement connu, pour répondre à toutes ces questions. À suivre donc