Category: societe

  • Déménager pour fuir les violences conjugales

    Déménager pour fuir les violences conjugales

    Elle s’est garée à l’écart du point de rendez-vous, dans un coin du parking d’une résidence dont nous tairons le nom à sa demande, quelque part dans une ville des Bouches-du-Rhône. Parce qu’Alice* a peur. Peur de son ex-compagnon qui est là, en haut des escaliers qui mènent au domicile qu’elle souhaite quitter.

    « Elle ne lui a pas dit qu’il y avait la police », nous explique Clara Agnello, coordinatrice de projet de l’association Une Voix pour Elles au sein de l’antenne Provence. Entendre le département 13 et le Vaucluse. Créée en 2019 à Grasse, dans les Alpes-Maritimes, l’association se composait au départ de bénévoles qui proposaient des groupes de libération de la parole aux victimes de violences conjugales, précise-t-elle. Le Covid a réorienté son action. « On a collecté des produits d’hygiène pour aller les distribuer dans les hôtels de mise à l’abri auprès des femmes victimes de violences conjugales pour continuer à apporter un support », raconte Clara. Puis la cofondatrice de l’association, Loëtitia Mas, qui est toujours la déléguée générale « s’est rendue compte qu’il y avait ce besoin qui existait de soutenir les femmes pour qu’elles puissent récupérer leurs affaires personnelles ».

    Concrètement, Une Voix pour Elles propose de mobiliser des bénévoles pour faire les cartons, met à disposition un véhicule pour les charger et offre un box de stockage gratuit. Et dans les cas plus « délicats » comme celui de cet après-midi-là, un équipage de police, une agente et deux agents, est venu du commissariat voisin pour faire en sorte que tout se passe bien, dans le cadre d’une convention passée avec la police nationale 13. Le mot d’ordre : apaiser la situation, éviter « la montée en pression », indique le brigadier-chef Yann.

    Avec sa collègue la commandante Catherine, au sein de la délégation départementale d’aide aux victimes du SIPJ (Service interdépartemental de la police judiciaire) 13, ils ont rencontré les représentantes de l’association voilà deux ans, dans le cadre de la présentation d’un dispositif déployé par la préfecture et coordonné par la CAF pour simplifier le parcours des femmes qui sont victimes de violences conjugales, baptisé « pack nouveau départ. »

    Un service unique

    « Ça nous a semblé intéressant dans la mesure où ils sont positionnés sur un service qui n’est offert par aucune administration ou aucune structure de l’État », détaille le policier, « on leur a proposé de leur trouver des équipages pour sécuriser leurs interventions quand ils sentent qu’il y a potentiellement un risque que ça dégénère au moment du déménagement ». Parce que souvent aussi, ajoute-t-il, les auteurs de violences conjugales « ne reconnaissent pas les faits. Devant la police, ils se font même passer parfois un peu pour les victimes. Ils retournent la situation, en nous disant “je l’ai pas touché“ ».

    C’est aussi une autre façon de faire son métier, qui va parfois dans la continuité. « On a eu le cas de policiers qui étaient présents au départ sur l’interpellation du conjoint violent et qui ont été missionnés quelques jours après sur le déménagement de la personne, » relate le brigadier-chef. Une expérience pilote dont il aimerait avec sa collègue qu’elle soit étendue au reste du pays. « C’est la province qui montre un peu l’exemple pour une fois », se félicite-t-il.

    D’emblée, l’équipage présent ce jour-là va discuter avec monsieur, tandis que madame monte dans les étages avec les cartons et les bénévoles présents. Les interventions de l’association sont « en dehors de toute procédure judiciaire, ça veut dire que dans tous les cas, on ne va pas pouvoir forcer les accès, il faut que soit madame soit sous le contrat de location, qu’elle ait les clés, soit que monsieur soit présent et qu’on nous ouvre la porte », a précisé Clara au préalable.

    Tremblante, Alice rentre dans l’appartement où sont également présents les deux ados de monsieur. L’équipe ne perd pas de temps. Il faut emballer vêtements, cartables, vaisselle, mais aussi la machine à laver et démonter le lit des plus petits. Les policiers l’accompagnent pour faire le tour des pièces. Entre la cuisine et la salle de bains, le ton monte. « Ne me raconte pas de bêtises », intime le mari. Puis aux policiers : « Je la connais par cœur hein, c’est bon là il n’y a rien à regarder ! » On apprendra plus tard qu’il revendique la propriété des sacs-poubelle qu’il assure avoir achetés. Intimidés, ses enfants qui n’ont jamais vu des policiers d’aussi près, se sont cantonnés dans le salon tandis que les cartons sont déposés à un bon rythme dans l’ascenseur. Les agents plaisantent, tentent de rassurer tout le monde. Des valises, une plante en plastique, un ballon de basket… Les vestiges d’une vie de famille s’entassent dans le couloir avant de finir dans la camionnette stationnée sur le parking.

    L’opération va durer près de deux heures, finalement dans le calme. Alors que les bénévoles organisent le chargement, Alice va chercher sa voiture. Elle respire, enfin. « C’était dur mais c’est la fin de quelque chose, je suis soulagée », nous confie-t-elle dans un souffle. Pour Clara et les bénévoles aussi, c’est le sentiment d’avoir pu mener à bien leur mission. « Si on pense qu’une femme fait sept tentatives de départ avant effectivement de quitter la relation d’emprise et la situation de violence conjugale, pouvoir effectivement partir avec ses affaires, c’est assez central », insiste Clara.

    *Le prénom a été changé

    REPÈRES

    62%

    des femmes aidées par Une Voix pour Elles considèrent comme un obstacle à leur départ du foyer le manque de ressources financières et la dépendance économique au conjoint, indique l’association dans une étude qu’elle a réalisée en 2024 sur les bénéficiaires de son aide au déménagement. Arrivent ensuite les difficultés à trouver un autre logement puis la peur des représailles.

    Peu de places

    « En 2025, les solutions de mise en sécurité ont évolué dans les Bouches- du-Rhône, au détriment des places d’hébergement d’urgence. Cette nouvelle organisation a induit un engorgement et une augmentation des délais de prise en charge », note dans son rapport d’activité 2025 Solidarité Femmes 13. L’association a dû redoubler d’engagement pour accompagner les victimes.

    4

    interventions par semaine en moyenne sont effectuées par Une Voix pour Elles sur son antenne Provence. Cela peut être pour un départ du domicile mais aussi une aide à la réinstallation. Pour 76% des femmes qui ont participé à l’étude d’impact de l’association, elles estiment que déménager leur a permis à elles et à leurs enfants de se reconstruire plus vite.

    Au pire, la rue

    Selon l’étude d’impact d’Une Voix pour Elles, 9% des femmes secourues sont passées par la rue après leur départ, 58% n’avaient personne à proximité sur qui compter au moment où elles ont été contraintes de déménager, le conjoint faisant souvent le vide autour de madame. À noter que 97% des agresseurs étaient en liberté, dans 68% des cas sans aucune contrainte judiciaire.

  • [C’est l’été] Les jeudis découverte à Brignoles

    [C’est l’été] Les jeudis découverte à Brignoles

    Au programme, un jeu, une explication et des parties guidées le tout dans une ambiance conviviale et chaleureuse pour décompresser dans la semaine.

    De 16h à 22h.

  • [C’est l’été] Les jeudis de l’étang à Istres

    [C’est l’été] Les jeudis de l’étang à Istres

    Et pour bien débuter la saison c’est une soirée Dia de los Muertos, donc une soirée mexicaine qui vous attend sur les rives. L’immersion promet d’être totale !

    À partir de 19h.

  • Succès de la navette Avignon TGV-Valréas

    Succès de la navette Avignon TGV-Valréas

    « Sa fréquentation est en constante évolution, passant de 930 voyageurs en janvier 2025 à 1 979 voyageurs en juin 2026 », se félicite la Région qui a dressé un bilan la semaine dernière à Malaucène. Ainsi, un véhicule de grande capacité de plus de 50 places, accessible aux personnes à mobilité réduite, a remplacé depuis le 1er septembre le car de 22 places initialement affecté au service. Cette ligne 924 circule toute l’année à raison de 2 allers-retours quotidiens du lundi au dimanche, y compris les jours fériés (sauf les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre).

  • Île des Embiez : Inauguration d’une plateforme scientifique

    Île des Embiez : Inauguration d’une plateforme scientifique

    Ce centre technique régional et national de 600 m² dispose d’installations expérimentales de pointe, dédiées à la recherche sur des thématiques clés : aquaculture innovante, sécurité alimentaire, bioremédiation, solutions fondées sur la nature, restauration écologique et conservation d’espèces menacées. Ce nouvel outil a vocation à favoriser les échanges entre acteurs académiques, scientifiques et privés, à soutenir les activités de recherche, de surveillance et d’innovation sur le littoral, et à sensibiliser les décideurs politiques en promouvant les bonnes pratiques. Catherine Chabaud se rendra par ailleurs sur l’Île de Port-Cros vendredi pour une nouvelle séquence liée à la protection du littoral et de la biodiversité méditerranéenne.

  • De la médiation contre les plongeons dangereux

    De la médiation contre les plongeons dangereux

    « Plouf. » Un adolescent plonge de plus de dix mètres de haut depuis la corniche Kennedy, ce lundi, près de l’Anse de la Fausse Monnaie. « Là-bas, là-bas ! », s’exclame un médiateur. Depuis début juillet, et jusqu’à fin août, une cinquantaine de médiateurs sociaux sillonnent le littoral marseillais et rencontrent de jeunes adeptes des plongeons sauvages pour leur rappeler les risques. « Vous connaissez les dangers de sauter à cette hauteur ? », s’adresse, aux amis du plongeur, Jérôme Borgeot, médiateur depuis plusieurs années. « Détruire sa vie à votre âge, c’est dommage. Imaginez les gens qui vont annoncer à vos parents que vous êtes blessés, paralysés ou décédés. Si vous vous loupez, vous allez arriver comment en bas ? Vous vous imaginez à 16 ans en fauteuil roulant ? », poursuit-il. En face, le groupe d’adolescents est à l’écoute. « Je compte sur vous les gars, vous faites pas de bêtise », conclut Jérôme Borgeot. « C’est bien de faire ça pour les jeunes, ça évite les blessures. On est conscient des risques. Ça me fait peur, mais je sais sauter », confie Alexandre, 15 ans, adepte des plongeons depuis un an. « On essaye de leur parler avec des mots forts. C’est du travail au quotidien. On gagnera peut-être pas la guerre dessus, mais c’est important de gagner des microbatailles », assure Jérôme Borgeot.

    Interdit depuis 2006

    Les médiateurs travaillent en collaboration avec la police municipale, en signalant les plongeurs aux agents. Les sauts de plus de trois mètres de hauteur étant interdits sur l’ensemble du littoral, depuis un arrêté municipal de 2006. Une fois qu’un plongeur est repéré, son identité est relevée et il peut écoper d’une amende, allant de 38 à 150 euros. « Le plongeur a l’obligation de venir en mairie pour un rappel à la loi. Lors de cette réunion, il y a également un ancien féru de saut qui s’est blessé lors d’un plongeon et aujourd’hui paralysé. S’il se rend à la mairie, l’amende est annulée », explique Pierre-Marie Ganozzi, adjoint au maire et délégué à la sécurité. Dans le programme du maire de Marseille, figuraient un aménagement de plongeoirs et un accompagnement de la pratique. « On est en train d’analyser les choses, ce n’est pas aussi simple que ça. On verra dans un futur proche, comment on peut, ou pas, arriver à aménager le littoral. Mais pour l’instant, ça fait partie des réflexions », déclare l’adjoint au maire. Depuis le début de l’été, deux personnes se sont gravement blessées en plongeant depuis le littoral marseillais.

  • L’État condamné pour la déscolarisation d’un enfant handicapé

    L’État condamné pour la déscolarisation d’un enfant handicapé

    Le tribunal administratif de Marseille rappelle dans un jugement du 10 juillet 2026 que le droit à l’éducation est garanti à chacun. L’obligation scolaire s’applique aussi aux enfants en situation de handicap et l’État se doit de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour rendre ce droit effectif.

    Les requérants sont les parents d’un enfant né en 2010 qui présente des troubles de l’adaptation sociale (instabilité et impulsivité). Alors que les projets personnalisés de scolarisation (PPS) de l’enfant préconisaient dès 2017 une scolarisation en milieu ordinaire avec l’aide d’un accompagnant (AESH) couplée à un accompagnement médico-social, l’élève a été presque entièrement privé de scolarité durant cinq années. Entre les rentrées 2017 et 2022, il n’a été admis que deux mois en CE1/CE2, puis est resté complètement déscolarisé jusqu’en mars 2022. En classe de 6e, il n’a bénéficié que de 4 heures de cours par semaine dans un collège privé. Sa prise en charge conforme aux préconisations n’a finalement débuté qu’en septembre 2022.

    « L’obligation scolaire s’appliquant à tous, les difficultés particulières que rencontrent les enfants en situation de handicap ne sauraient avoir pour effet ni de les priver de ce droit, ni de faire obstacle au respect de cette obligation » énonce le jugement. Il incombe ainsi à l’état « de prendre l’ensemble des mesures et de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que ce droit et cette obligation aient pour les enfants en situation de handicap un caractère effectif. »

    L’État est condamné à 10 000 euros de préjudice moral et de troubles dans les conditions d’existence de l’enfant,ainsi que 9 000 euros pour la mère pour dédommager à la fois son préjudice moral et professionnel, celle-ci ayant été licenciée pour l’abandon de son poste, et 3 000 euros au père. Enfin, l’état versera 1 800 euros pour les frais de justice engagés.

  • L’État tente de faire rentrer les assos récalcitrantes dans le rang

    L’État tente de faire rentrer les assos récalcitrantes dans le rang

    Après dix ans de bons et loyaux services, le rideau s’est baissé pour l’Association recherche éducation action (Area), le 1er janvier dernier. Cette association, qui venait en aide aux personnes vivant dans les bidonvilles de Montpellier, notamment via un accompagnement social et éducatif et employait dix salariés, avait été placée en liquidation judiciaire en novembre 2025. Son tort ? « Il nous est clairement reproché d’avoir une position trop critique, c’est pour ça que nous sommes sanctionnés. Ça nous a été dit par les services de l’État à plusieurs reprises et ça nous a aussi été écrit », racontait Catherine Vassaux, ancienne administratrice d’Area, en novembre dernier, dans les colonnes de La Marseillaise.

    En effet, dans un courrier de septembre 2025, le Directeur départemental de l’emploi, du travail et des solidarités de l’Hérault reprochait à Area de se positionner « dans une posture critique des institutions à des fins d’amélioration continue de l’accompagnement des personnes en difficulté sociale sur les bidonvilles. Cette posture a amené à plusieurs reprises mes équipes à s’opposer à vos positions, depuis plusieurs années, tout en acceptant de continuer à financer la mission d’accompagnement au vu de vos résultats ».

    Un cas loin d’être isolé

    La préfecture a donc décidé de ne pas renouveler la convention la liant à l’association et les subventions ont été coupées. Tout comme les financements complémentaires de l’Europe, la Drac, la CAF et la Ville de Montpellier, mettant au passage les dix salariés sur le carreau. Pire, Area accompagnait 400 personnes, qui se sont retrouvées de facto seules, le temps qu’un nouvel opérateur pose ses bagages. Un cas loin d’être isolé, à en croire l’ancienne direction. « De plus en plus d’associations sont sanctionnées suite à des prises de position critiques. L’Observatoire des libertés associatives a rendu en juin [2025] un rapport qui révèle que 30% du secteur associatif a été sanctionné pour des positions qui ne convenaient pas à l’administration », faisait valoir Catherine Vassaux. En somme, une injonction à une prétendue neutralité.

    Ce risque de sanctions plonge les associations dans la crainte, pouvant mener à de l’autocensure. Or, selon une autre étude du même Observatoire, publiée cette fois-ci en février 2026, « cette autocensure produit une dépolitisation du monde associatif. Derrière ces injonctions à la neutralité, se joue en effet une bataille culturelle sur les frontières du politique. Faut-il concevoir les associations comme des auxiliaires du service public – auxquelles il faudrait donc imposer le devoir de neutralité – ou des actrices nécessaires et indépendantes du jeu démocratique ? La réponse à cette question à valeur de test pour la démocratie. » À l’aune de la présidentielle et d’un risque d’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, ce débat est on ne peut plus primordial.

  • La Légion d’honneur pour plusieurs personnalités

    La Légion d’honneur pour plusieurs personnalités

    Dans les Bouches-du-Rhône, le maire communiste de Septèmes-les-Vallons, André Molino, décroche les insignes de chevalier au titre du ministère de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation. Élu dès le premier tour des dernières élections municipales et à la tête de sa commune depuis 1999, il voit ainsi salué un long engagement au service de la vie locale.

    Du Préfet Witkowski

    à Franck Leboeuf

    Le maire d’Arles Patrick de Carolis, ancien président de France Télévisions, est quant à lui promu commandeur, tout comme Jacques Witkowski, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Autre personnalité majeure du territoire distinguée cette année, Éric Berton, président d’Aix-Marseille Université depuis 2020, est promu au grade d’officier.

    Professeur de physiologie et ancien vice-président de l’établissement, il dirige aujourd’hui la plus grande université francophone du monde. Cette distinction vient reconnaître un parcours consacré à l’enseignement supérieur et à la recherche.

    La promotion fait également la part belle à plusieurs élus et responsables publics de la région. À Aix-en-Provence, Marie-Pierre Sicard-Desnuelle, ancienne praticienne hospitalière et aujourd’hui conseillère municipale déléguée à la santé et aux relations avec les hôpitaux, est nommée chevalier.

    Dans le Vaucluse, Laetitia Dosne, adjointe au maire d’Avignon chargée de l’action sociale, des seniors, de l’emploi et de l’insertion, reçoit la même distinction pour son engagement dans les domaines sanitaire et social.

    Dans les Hautes-Alpes, Pierre Chamagne, ancien maire de Pelvoux et président d’une association d’aide à la personne, rejoint lui aussi le rang des chevaliers.

    Le Var compte également plusieurs récipiendaires avec Liliane Boyer, ancienne maire du Muy, et Martine Bouvard, ancienne responsable de l’Éducation nationale devenue adjointe au maire de Roquebrune. À leurs côtés figure Sébastien Forest, directeur de la Dreal Paca, nommé chevalier.

    Cette promotion met aussi en lumière des personnalités déjà connues du grand public. L’ancien capitaine des Bleus Marius Trésor et l’ex-défenseur de l’OM, Frank Leboeuf accèdent au grade d’officier.

  • [C’est l’été] Grand jeu aux archives municipales

    [C’est l’été] Grand jeu aux archives municipales

    « Les soldats arriveront dans le bâtiment dans 1 heure. Le temps est compté… », lance l’animatrice des archives municipales. C’est le début du grand jeu d’évasion. Aussitôt, tous les participants, replongés en 1944 à la libération de Marseille, s’activent pour trouver à travers les copies des documents historiques les indices leur permettant de sauver de précieux documents des griffes des nazis. « L’idée c’est de valoriser les archives municipales et de concevoir l’importance de la conservation des documents », explique Laurence, chargée de projets culturels au sein des archives.

    Le jeu, ouvert à tout type de public tout l’été les mardis et jeudis à 14 h permet de se divertir tout en découvrant l’histoire de Marseille offrant 1h15 de fraîcheur dans l’ancien bâtiment de la manufacture des tabacs (3e). « Alors que la mémoire se perd, c’est cool d’aborder la Seconde Guerre mondiale sous forme de jeu pour les nouvelles générations », félicite Mathilde, après avoir participé à l’animation. « L’immersion était totale », ajoute Priscilla qui recommande l’activité.