Category: social

  • Les ambulanciers en grève face au manque de moyens

    Les ambulanciers en grève face au manque de moyens

    Le vase déborde depuis trop longtemps » selon Anthony Abihssira, le responsable départemental de la Fnap 13. L’élément déclencheur a été « un entretien avec l’actuelle ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le 25 juin dernier ». Rien n’a changé depuis, si ce n’est que celle-ci « a demandé aux professionnels de s’adresser directement au Premier ministre ». Le 27 juin, ambulanciers et autres transporteurs privés se sont mobilisés à Paris, devant le ministère de la Santé. Plus de 400 ambulances venues de toute la France criaient, sirènes hurlantes, les souffrances auxquelles fait face la profession en ce moment et depuis trop longtemps.

    Parmi celles-ci, Anthony Abihssira cite « l’augmentation exponentielle du prix de l’essence sans compensation, des charges salariales et sociales toujours plus élevées, l’absence de réévaluation des tarifs, notamment ceux du transport urgent pré-hospitalier, et par conséquent une dégradation accélérée de l’équilibre financier des sociétés de transport médical et sanitaire ». Le 27 juin a donc débuté une grève qui durera « jusqu’à ce que les revendications des travailleurs aient été entendues ».

    « Aucun accord trouvé »

    Par responsabilité en période de canicule, les ambulanciers ont pris la décision « d’assurer les transports pour des rendez-vous médicaux vitaux programmés », précise le responsable de la Fnap. Ils n’assurent cependant plus les sorties d’hôpital pour retour à domicile. Dans la région, tous ont été réquisitionnés pour assurer un service normal du Samu, « ce à quoi on s’attendait ».

    Les services ambulanciers ont « été reçus, jeudi, par l’Agence régionale de santé, l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille et le cabinet du Premier ministre, mais à l’heure actuelle, aucun accord n’a été trouvé », précise Anthony Abihssira ce vendredi. La grève « se poursuit jusqu’à nouvel ordre, un préavis de manifestation a été déposé pour jeudi prochain, à Marseille ».

  • L’UD de la CGT 13 au soutien de Fadwa Barghouti

    L’UD de la CGT 13 au soutien de Fadwa Barghouti

    Fadwa Barghouti poursuit sa visite marathon à Marseille. À la Bourse du Travail, des syndicalistes de la CGT 13 ont échangé, ce vendredi, avec la militante palestinienne. Keffieh sur les épaules et entourée de drapeaux palestiniens, elle est revenue sur le sens de sa venue en France : « On veut relancer la campagne internationale pour la libération de Marwan. »

    Épouse de Marwan Barghouti, emprisonné depuis 2002 en Israël, elle rappelle qu’une dizaine de villes françaises – dont Marseille – lui ont accordé la citoyenneté d’honneur, distinction « qui honore tout le peuple palestinien ».

    Un soutien qui doit en appeler d’autres selon la CGT. « Le gouvernement français doit poser des actes concrets pour pas être complice du génocide », martèle Marc Piétrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13.

    « Une leçon d’humanisme et de militantisme »

    Chargée par son époux de porter sa voix, Fadwa Barghouti laisse entrevoir sa fatigue. « Parfois, je perds espoir, je me sens seule », confie-t-elle. Avant d’assurer, d’un ton grave : « On tiendra le coup jusqu’à sa libération et celle de tous les prisonniers palestiniens. »

    Les échanges se sont ensuite tournés vers l’éducation. Mouna, enseignante syndiquée, alerte sur des « générations sacrifiées », convaincue que l’avenir palestinien passe par « l’émancipation de sa jeunesse ». « La plus grande punition, c’est de priver ce peuple d’accès à l’éducation », répond Fadwa Barghouti, avant d’évoquer son mari, qui « donne 4 heures de cours de politique par jour à des prisonniers à travers sa fenêtre ».

    Une anecdote qui conclut une rencontre saluée comme « une grande leçon d’humanisme et de militantisme » par Marc Piétrosino, sous les applaudissements et les chants « Libérez Marwan, libérez la Palestine ». La militante conclut sa visite marseillaise ce samedi à 14h, sous l’Ombrière du Vieux-Port, à l’occasion de l’événement Palestine United 2.

  • La CGT démonte une entreprise de conquête idéologique

    La CGT démonte une entreprise de conquête idéologique

    Depuis l’automne, la CGT Éduc’Action essaie d’alerter sur un livret mal nommé Passeport du civisme, diffusé dans plusieurs communes de l’académie de Nice, « qui cherche à faire de l’école un terrain de conquête idéologique ». Nous avions relayé dans nos colonnes le 24 novembre la lettre ouverte envoyée à la rectrice. Nos confrères du Canard Enchaîné venant de révéler le pilotage par l’extrême droite de ce document présenté comme pédagogique.

    Parmi les soutiens de ce « passeport » mis en avant, figurent Geoffroy Boulard, maire parisien proche de la Manif pour tous, et David Lisnard, maire de Cannes. Et l’association qui porte le dispositif est financée par le « Fonds du bien commun » de Pierre-Édouard Stérin. Ce milliardaire « patriote » et exilé fiscal en Belgique déclarant le 22 mars 2026, dans les colonnes du New York Times, sans ambiguïté : « Je suis encore plus à droite que l’extrême droite. » Il est l’initiateur du programme Patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, européens, souverainistes (Pericles) qui vise explicitement à fédérer toutes les forces réactionnaires dans une entreprise de conquête idéologique et électorale, explique Olivier Gérard, le secrétaire général de la CGT Éduc’Action. « Dans cette stratégie, l’école est à la fois un terrain d’influence, un espace de légitimation et une cible privilégiée des attaques », précise-t-il.

    Un « Passeport du Civisme » diffusé et revendiqué notamment par le très droitier maire de Saint-Raphaël Frédéric Masquelier, qui nous répondait : « Rien ne se fait pas de manière cachée ou en catimini. »

    Il serait intéressant de savoir ce que pense le nouveau préfet du Var de ce livret.

    L’école ne doit pas se taire

    « Un Passeport du Civisme à ce point problématique que le ministère de l’Éducation nationale a retiré son agrément à l’association en novembre 2024, au motif de lacunes pédagogiques et d’atteintes à la neutralité », rappelle le responsable syndical.

    Pourquoi dans ce cas laisser faire les mairies qui continuent à distribuer aux élèves dans les écoles de la République cet outil de propagande ?

    « Dans un contexte où notre employeur invoque, use et parfois dévoie le principe de neutralité du service public pour encadrer strictement les personnels, il est pour le moins surprenant qu’il accepte de faire de l’école la vitrine d’un programme municipal », pointe également Olivier Gérard. Et d’insister : « C’est un outil politique, financé par un acteur politique. Quel que soit le travestissement de son propos, il porte des valeurs qui ne sont pas celles de l’école républicaine. »

    Et pour la CGT, l’émetteur plus encore que les propos parfois habillés de bienveillance, éclaire la perfidie de l’intention politique, le projet idéologique déterminant la portée réelle d’un discours aussi séduisant paraît-il. Comme : « La jeunesse représente l’énergie qui doit porter la nation vers son avenir. » Le problème c’est que la formule vient de l’ex-dictateur du Chili Augusto Pinochet, prononcé le 9 juillet 1977, fait remarquer Olivier Gérard.

    Et de poursuivre : « Nous savons ce que vise cette galaxie réactionnaire. Elle se bat pour remodeler la société selon une vision autoritaire, identitaire et inégalitaire, en faisant de l’institution scolaire un instrument de normalisation idéologique et de hiérarchisation sociale. » L’occasion, de réaffirmer que « la CGT ne cédera jamais, nulle part, face à l’extrême droite ». Pas question donc d’accepter les pressions, intimidations, tentatives d’entrisme et les récits identitaires. Le responsable syndical conclut : « L’École ne doit pas se taire au nom d’une neutralité dévoyée, mais tenir droite, fidèle à sa mission, et refuser de devenir le terrain d’une idéologie qui nie l’égalité et fragilise la démocratie. La CGT, elle, ne lâchera jamais rien. »

    La Marseillaise non plus.

  • Chez Haribo, des négociations qui ne font pas dans la douceur

    Chez Haribo, des négociations qui ne font pas dans la douceur

    Sifflets, drapeaux… Depuis une bonne semaine, les salariés de l’usine marseillaise Haribo tiennent un piquet de grève et débrayent deux heures par jour. Sur le boulevard Capitaine-Gèze (14e), les klaxons de soutien se multiplient. En cause, des négociations annuelles obligatoires (NAO) qui ne donnent rien, estime Marc Mansano, délégué syndical CGT, syndicat majoritaire. « Depuis 2 ou 3 ans, nous avons des décisions unilatérales de la direction, dénonce-t-il. Ils nous donnent ce qu’ils veulent nous donner. »

    À ses côtés, Thierry Cambola, délégué syndical FO, ne dit pas autre chose : « On n’a que des miettes. » Alors que l’entreprise est florissante, rappelle Marc Mansano. Selon ses comptes 2024, Haribo affiche une croissance de 4,1% de son chiffre d’affaires établi à 388 millions d’euros, pour un résultat net de 32 millions.

    Alors que le Smic a été revalorisé, la CGT réclame une hausse des salaires de 100 euros bruts par mois, une hausse de la tranche d’ancienneté des 3 ans et une revalorisation de prime. Mais, pour l’instant, après une réunion mardi, « nous sommes au point mort », déplore Marc Mansano, qui espère que la baisse de production, estimée à 100 tonnes par jour en temps normal, va porter ses fruits. À Uzès (Gard), l’autre usine du fabricant de bonbons, les salariés sont aussi mobilisés, ajoute-t-il. Ce que craignent aussi les 160 employés marseillais, c’est de voir leur unité de production disparaître dans le cadre d’un projet d’extension du site gardois. « On va réduire le personnel ici, on a une grosse inquiétude », commente le responsable CGT.

    Le soutien de la fédération CGT de l’agroalimentaire

    Fabien Trujillo, animateur régional pour la fédération nationale agroalimentaire et forestière CGT, est venu en soutien. « Depuis le début, nous sommes avec eux dans leur lutte pour de meilleurs salaires, mais aussi pour l’avenir du site », explique-t-il. Il rappelle qu’il y a « une dizaine d’années, quand il y avait un projet de construction d’un gros conditionnement en Allemagne, on avait fait la démonstration, avec le syndicat, que la particularité du marché français du bonbon, c’est que c’est le plus gros d’Europe ». Or, aujourd’hui, assure-t-il, « avec le futur site d’Uzès à sa capacité maximum, plus le site de Marseille, on n’arrive pas à couvrir la totalité de ce marché ». Et de promettre, « avec les syndicats, de faire la démonstration que les deux sites sont nécessaires et qu’il faut maintenir les emplois et les savoir-faire sur une spécificité bien française et aussi pour garantir la qualité des produits ».

    Contacté par La Marseillaise, le directeur général de Haribo, Anthony Deleter, assure que « le bien-être et la fidélité des salariés d’Haribo sont une de nos principales valeurs ». Pour le prouver, il sort la calculette : « En moyenne, un ouvrier Haribo perçoit une rémunération annuelle supérieure de 24% à la moyenne nationale des ouvriers. D’autre part, notre politique salariale garantit à chaque ouvrier une augmentation automatique de +30% sur les 30 premières années de carrière, en plus des augmentations générales ou individuelles ».

    Pour ce qui est des NAO, « Haribo France s’est toujours aligné sur l’inflation voire au-delà » avec, sur les cinq dernières années, « des augmentations qui ont dépassé l’inflation cumulée de 1,3 point ». Et « cette année encore, notre proposition est en lien avec l’inflation de l’année précédente », assure le directeur, mais « les demandes des organisations syndicales étant éloignées de cette proposition, les parties n’ont pas pu aboutir à un accord ». Reste que les syndicats ne comptent pas lâcher…

  • Journée cruciale au tribunal pour Fibre Excellence

    Journée cruciale au tribunal pour Fibre Excellence

    « En quelques jours, chacun a accepté de faire évoluer sa position. Des investisseurs se sont engagés, d’autres sont en train de le faire. Les Régions se sont mobilisées. Les organisations syndicales ont contribué activement à la construction du projet », écrivent dans une lettre commune, adressée dimanche au ministre de l’Industrie, Sébastien Martin, Matthieu Pigasse, les deux présidents des Régions Sud et Occitanie, et les responsables des syndicats CGT, CFDT et FO. Et de presser le gouvernement à prendre ses « responsabilités » avec « la mobilisation effective de tous les leviers dont dispose l’État afin de donner toutes les chances à ce projet désormais profondément consolidé ». Gouvernement qui reste pour l’heure dans l’attente d’un « projet crédible », répond-il.

    L’offre de reprise de l’entreprise Fibre Excellence et de ses deux usines, situées à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) et à Tarascon, par l’homme d’affaires doit être déposée ce jeudi, au tribunal de commerce de Toulouse. L’audience pour l’examen de l’offre a été reportée au 6 juillet.

    Cette offre pourrait donner un second souffle au fabricant de pâte à papier et sauver les quelque 10 000 emplois directs et indirects que génère l’activité. L’entreprise a été placée en redressement judiciaire, fin avril, tandis que son actionnaire indonésien, Jackson Wijaya, a refusé tout net de remettre de l’argent dans la société, qui souffre d’un déséquilibre structurel. Pour y remédier, outre l’apurement du passif, les salariés ont rappelé la nécessité d’un relèvement du tarif de rachat de l’électricité produite par l’usine. Une promesse du gouvernement.

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, des créations de classes insuffisantes pour la FSU

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, des créations de classes insuffisantes pour la FSU

    Les syndicats Snes-FSU et Snep-FSU des Alpes-de-Haute-Provence étaient à la Direction de services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) de Digne-les-bains, ce mardi. En cause ? La suite du mouvement de contestation de la baisse des moyens dans les collèges et lycées. « Au mois de mars, nous avions fait une opération collèges morts, aujourd’hui, on avait une réunion pour savoir ce qu’il s’était passé depuis », relate Lionel Lasfargues, secrétaire du Snes-FSU et enseignant à Forcalquier. Une réunion avec des annonces plus ou moins positives : « Ils ont annoncé la création de cinq classes dans les collèges, mais en ont supprimé une autre. »

    « Rentrée catastrophique »

    Dans le détail, selon le syndicaliste, les collèges de Sainte-Tulle, Château-Arnoux-Saint-Auban, Forcalquier auront une classe en plus, et deux pour celui de Gassendi à Digne. Tandis que la suppression de classe concerne le collège Le Mont d’Or. Mais pas de quoi sauter au plafond : « Ils en avaient tellement supprimé au départ que ça reste une rentrée catastrophique pour nous. » Snes-Fsu et Snep-FSU décomptent à la fin « trois en classe en moins » pour la prochaine rentrée. « Cela fait des années que notre ministère publie le fait que nous sommes les derniers en Europe pour les effectifs par classe. La moyenne européenne est de 21 élèves, dans notre département, il manque donc 40 classes pour qu’on soit dans cette moyenne », dénonce Lionel Lasfargues. Plus globalement, il pointe des calculs arrangeant pour l’administration : « Ils prévoient 35 élèves en moins pour la rentrée prochaine, mais ils suppriment trois classes ! »

  • Les agents de l’Éducation vent debout contre la précarité à Aix

    Les agents de l’Éducation vent debout contre la précarité à Aix

    De nouveau, la CGT Éduc’action 13 appelle à la mobilisation, pour deux motifs principaux. Le premier concerne la précarisation croissante de l’emploi dans la fonction publique, notamment pour les assistants d’éducation (AED), accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et personnels administratifs. Le second porte sur ce que le syndicat qualifie de « répression syndicale ».

    « On a un agent sur quatre de la fonction publique qui est contractuel. C’est un cheval de Troie pour niveler vers le bas tous les droits », estime François Beauvais, pour la CGT. Lui, occupe un poste de contractuel au sein de l’administration de l’académie. Dans son cas, explique le syndicaliste, le non-renouvellement de son contrat à partir du mois de septembre lui a été annoncé pour des « raisons RH (ressources humaines) », sans qu’aucune autre proposition ne lui soit faite. Idem pour son binôme. À la place, un concours a été ouvert pour un seul poste, fusionnant les deux fonctions.

    Assistants d’éducation, personnels administratifs et autres agents se réuniront ainsi pour réclamer davantage de visibilité sur les renouvellements, ou non, de contrats, mais aussi de réelles perspectives de titularisation pour les contractuels occupant ces postes.

    Une rencontre demandée

    « Or, on ne nous propose rien derrière (…) On est des sous-agents, utilisés comme des variables d’ajustement. La direction s’entête à rester dans ses plans. Derrière, c’est nous qui sautons. Sur le plan professionnel, ce n’est pas justifiable. On nous sort des raisons bureaucratiques, mais derrière, il y a une volonté d’enlever des postes de notre bureau », estime François Beauvais.

    Déjà l’an passé, le 1er juillet, à l’occasion des 50 ans de l’implantation du rectorat à Aix, les « précaires » de l’éducation nationale s’étaient mobilisés. Depuis, les actions se sont multipliées. D’autant plus que « parmi les trop nombreux personnels en CDD non renouvelés, pour la rentrée prochaine, on trouve des camarades cégétistes connus pour leur participation à des mouvements de grève et à des initiatives syndicales dans leur établissement », estime le syndicat, dans un tract annonçant la mobilisation.

    Ce jeudi, les syndicalistes ont demandé un rendez-vous avec la direction du rectorat. Ils revendiquent notamment la pérennisation des postes par l’ouverture de concours, la mise en place d’une grille indiciaire pour les AED ainsi que « l’arrêt de toutes les procédures disciplinaires ». Par ailleurs, le rassemblement sera également l’occasion de réclamer des conditions de travail adaptées aux fortes chaleurs.

  • Le port de Marseille débordé par la grève du nettoyage à GSF Phocea

    Le port de Marseille débordé par la grève du nettoyage à GSF Phocea

    « Salaires, conditions de travail, tenues et équipements adaptés et renouvelés, paiement des heures supplémentaires, versement des primes, régularisation de la situation des nouveaux en CDI », liste Samir Saadi, responsable syndical CGT à GSF Phocea. Depuis des mois, les agents du nettoyage ferraillent âprement pour faire valoir leurs droits.

    C’est le licenciement d’une salariée, qu’ils jugent abusif, qui les a poussés à franchir une nouvelle étape. Depuis le 24 juin, ils sont en grève « pour exiger une ouverture des négociations, l’arrêt des pressions et la réintégration de la camarade licenciée », résume le délégué syndical. Sur les gares maritimes, dans les locaux du port, les bureaux de sécurité ainsi que sur le pôle croisières et sur les bateaux de Corsica Linea, le nettoyage n’est plus assuré, les poubelles débordent jusqu’à Fos et ça commence à se faire sentir. Ils sont déjà « 35 grévistes sur une cinquantaine de salariés ».

    Nouvelle société,

    vieux problèmes

    En 2024, suite aux conflits à répétition au sein de l’entreprise Laser propreté, le contrat de sous-traitance pour le nettoyage a été dénoncé, puis repris par la société GSF Phocea. Force est de constater que les revendications, comme l’approche du dialogue social, n’ont quant à elles guère changé.

  • Surchauffe à la clinique psychiatrique Saint Roch

    Surchauffe à la clinique psychiatrique Saint Roch

    « Ils ont fait une erreur comptable et nous demandent de rembourser la part Urssaf », s’indignent les représentants des personnels de la clinique du 11e arrondissement. Cet oubli de la part des cotisations sociale dans le calcul d’une participation au bénéfice, accord d’entreprise obtenu de longue date, a déclenché un mouvement la colère des salariés.

    « C’est un accord d’entreprise obtenu depuis plusieurs années. On a du mal à comprendre cette erreur et la direction ne nous fournissait pas les documents comptables tout en nous demandant de prévenir les agents », précise Amandine Brachet, déléguée syndicale. Ce point d’orgue fait suite à une série de mécontentements : « Les salaires n’ont pas été augmentés depuis trois ans », dénonce le secrétaire départemental FO santé privée, André Descamps, qui soutient le mouvement. « Les téléphones portables ne passent pas. On doit se servir de nos appareils personnels car il nous est impossible de communiquer entre services en cas de problème », ajoute la représentante des personnels.

    Par ailleurs, patients et soignants souffriraient d’une « chaleur atteignant 37°C », en dépit de climatiseurs. La semaine passée, c’est à l’hôpital Edouard-Toulouse que le syndicat Sud alertait sur une climatisation inadaptée. Contactée, la direction de l’établissement Montfleuri Saint Roch n’a pas donné suite. Lundi, après une nouvelle réunion, la grève était reconduite.

  • La réduction des services postaux dénoncée par la CGT

    La réduction des services postaux dénoncée par la CGT

    « La Poste se retire progressivement de nos territoires, on a appris la semaine dernière qu’une grande partie du bureau de Chorges allait fermer », affirme Alexandra Pourroy, déléguée syndicale CGT Activités postales et de télécommunications (Fapt). Pour elle, il s’agit d’une nouvelle dégradation d’un service pourtant essentiel en milieu rural. « Il y aura toujours un guichet, mais les facteurs qui desservent le secteur ne partiront plus de Chorges. Du jour au lendemain, on leur dit qu’ils partiraient de Gap ou de Savines-le-Lac. »

    « Une étude en cours sur l’organisation des facteurs »

    Un bouleversement qui s’apparente selon elle à un « petit drame humain pour les salariés ». « Si l’on a acheté à Chorges eh bien il faudra aller prendre son service tous les matins à Gap », d’autant plus que « si le facteur qui livre le courrier à Chorges part de Gap, sa journée en est donc rallongée et les personnes recevront le courrier d’autant plus tard ». Alexandra Pourroy décrit une situation « anxiogène » pour les salariés : « On les a prévenus que ça allait changer vite, mais on n’a pas les infos définitives. » Elle déplore aussi une opération mise en place « dans la plus grande opacité » pour les usagers, qui découvriront le par eux-mêmes « le jour où leur courrier sera livré à 11h et plus à 8h ».

    De son côté, La Poste affirme que « le bureau de Chorges n’est pas concerné par un projet de fermeture », et qu’« une étude est en cours concernant l’organisation des facteurs ». Cette fermeture s’ajouterait à un contexte déjà tendu alors que la CGT Fapt 05 a publié, la semaine dernière, un communiqué dénonçant le manque de revalorisation des facteurs, payés selon le syndicat 1 600 euros nets après 25 ans d’ancienneté.