Category: social

  • Des coupes prévues à la protection de l’enfance

    Des coupes prévues à la protection de l’enfance

    Alors que mercredi, le Département inaugurait les nouveaux locaux d’une Maison d’enfants à caractère social à Montfavet, le lendemain il laissait planer la fermeture de deux services de la protection de l’enfance. À savoir le centre maternel et le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (SAPSAD), existants respectivement depuis 30 et 20 ans, et partie prenantes de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Le premier service s’occupe des jeunes mamans isolées en difficulté, quand le second permet à des éducateurs de suivre des familles à domicile.

    Un dossier débattu ce jeudi après-midi en conseil d’administration du centre départemental enfance famille (CDEF) de Vaucluse. « On ne ferme pas, ce n’est pas le sujet, on parle de réorganisation », lâche pourtant Suzanne Bouchet, présidente du CDEF. Celle qui est aussi vice-présidente du Département répondait là aux interrogations des syndicats des personnels CGT et FO du CDEF, qui ont bruyamment interrompu quelques minutes le conseil d’administration. « C’est de l’enfumage, la réorganisation annoncée est la fermeture au 31 décembre, cela a été dit en CSE extraordinaire juste avant », tempête une salariée. Les 8 représentants du personnel ont tous voté contre cette réorganisation.

    Soixante-treize familles, pas encore averties, vont être impactées. « Ces structures représentent bien plus que le simple lieu d’accueil, elles constituent des espaces de soutien, de sécurité et de reconstruction pour des mères isolées et leurs enfants et leur famille », décrit Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, ravie de la forte mobilisation de ce jeudi, syndicale mais aussi politique (le député Raphaël Arnault ou le conseiller départemental PCF, Rémy Blanc). Devant l’AG, elle insiste aussi sur le sort des salariés des services, soit 22 personnes. « Vers quelles structures seront orientées les familles, quelle continuité et quelle qualité d’accompagnement seront garanties ? », s’interroge Virginie Gincourt, craignant une solution « low cost ». « Cela va renforcer les fragilités des familles et réactiver le sentiment d’abandon », ajoute-t-elle.

    Vers une délégation « low cost » ?

    Les agents redoutent que ces missions « de service public soient déléguées au monde associatif avec des réductions de coût », s’alarme Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La temporalité de la fermeture est jugée brutale, ayant été annoncée « il y a deux semaines ». « Ce sont les techniciens du Département qui ont décidé cela et veulent faire voter aux politiques, ce n’est pas normal, on espère que ce rassemblement fera réfléchir les politiques », projette Benjamin Lopez.

    À la sortie du CA, les confrontations d’informations étaient contradictoires. Entre ce qui a été dit aux administrateurs [dont les élues Annick Dubois (PS) pour le Département et Anne-Catherine Lepage (PCF) pour la Ville], à savoir « pas de fermeture », et ce qui a été avancé en CSE aux agents, « où une réorientation du personnel a été évoquée par une note de service ». Un prochain CA doit avoir lieu le 14 octobre, quelques jours après une séance plénière du Département où les élus de gauche ne devraient pas manquer d’évoquer le dossier. « L’ASE est un sujet préoccupant », confiait, fin juin, dans nos colonnes Dominique Santoni, présidente LR du Département. Sollicitée, la collectivité n’a pu donner suite dans l’immédiat.

  • Déferlante de colère sociale sur Marseille

    Déferlante de colère sociale sur Marseille

    Il faut savoir dire stop ! Stop à l’injustice sociale, stop au non-respect du vote du peuple, stop aux centaines de milliards qui sont versés aux entreprises sans contreparties ! Stop à m’ment donné ! » Devant le Mucem à Marseille, Stéphane Martins De Araujo, secrétaire général de la CGT ArcelorMittal de Fos-sur-Mer, donne le ton de l’état d’esprit des manifestants qui battent le pavé marseillais ce 18 septembre.

    À ses côtés, les travailleurs de la métallurgie des usines du bassin de l’Étang de Berre allument une myriade de fumigènes. Devant lui, des milliers de chasubles rouges estampillés CGT marchent d’un pas déterminé. En fond, on aperçoit à peine le camion avec ballon de la FSU et à l’autre bout du port, des manifestants attendent encore leur tour avant de prendre le départ. Le Vieux-Port est plein à craquer. C’est dire l’ampleur du cortège, au niveau des plus grosses manifestations contre la réforme des retraites. Et tous dénoncent avec force les politiques libérales. « On se bat pour obtenir de nouveaux conquis sociaux, pas en perdre comme on le subit année après année depuis trop longtemps. La retraite doit revenir à 60 ans », tonne Stéphane Martins De Araujo. Avant de développer sur la réalité des conditions de travail des ouvriers : « Entre la pénibilité et l’exposition à plusieurs produits nocifs, on a une explosion des maladies professionnelles, année après année. Travailler à 64 ans dans ces conditions, c’est impossible. »

    La retraite toujours dans les têtes

    Il fait également le lien avec les débats autour du budget : « C’est ahurissant, on ne peut pas donner des millions d’euros à un milliardaire et lui laisser la main sur l’industrie française qui s’en sert pour de la casse sociale ! » Des propos qui font écho aux messages inscrits sur les pancartes des manifestants : « Toujours les mêmes qui subissent : les travailleurs pauvres et de la classe moyenne », « Taxons les super riches et leurs super profits pour l’école et la santé » ou encore « Plus rien à traire ici ». Cette demande unanime de justice fiscale est sans doute symbolisée par le refus toujours aussi prégnant de la réforme des retraites et son passage de l’âge de départ à 64 ans. « Il faut une rupture complète des politiques menées. L’abrogation de la réforme des retraites ne serait pas que symbolique, mais ça montrerait un changement radical. C’est la première mesure d’urgence à prendre. Depuis 2023, une majorité de la population est toujours hostile à cette réforme », insiste Patrice Kantarjian, secrétaire du comité régional CGT Paca.

    Entre le combat syndical de 2023 et aujourd’hui, le lien est tout trouvé : « Ce 18 septembre, les travailleurs se mobilisent massivement. À des niveaux qu’on n’a pas vus depuis des années, au moins depuis les mobilisations contre cette réforme. » Avis partagé par Franck Balliot, co-secrétaire départemental de la FSU 13, qui évoque « une grève massive dans les établissements scolaires et les services publics ». « Il y a un monde fou dans les rues aujourd’hui, plus que le 10. Ça montre que la population veut une autre politique, sans budget d’austérité. Et on a des propositions pour un budget qui finance les services publics, l’abrogation de la réforme des retraites », développe le syndicaliste.

    Encore plus fort que le 10

    Plus de monde que le 10 ? Tout le monde s’accorde pour le dire, comme un signe que la colère sociale s’enracine profondément. Dans les cortèges, on retrouve la même fougue de la jeunesse qui s’y était exprimée tout en ajoutant une présence massive d’une grande diversité de travailleurs du public comme du privé. Les ouvriers CGT de Coca-Cola des Pennes-Mirabeau, les travailleurs des autoroutes du Sud de Vinci, de Technicatom, les cheminots, des travailleurs du BTP ou de la logistique, les dockers et agents portuaires du Grand port Maritime… « 48 milliards d’euros d’économies ou 38, on n’en veut pas ! Les travailleurs se mobilisent contre les politiques de casse sociale. On veut que les choix politiques permettent de vivre et travailler dignement », tonne Jessica Jadé, secrétaire de l’Union Départementale CGT 13. Si elle juge la mobilisation réussie, son organisation planche déjà sur la suite, au niveau national comme départemental. « On construit la suite du rapport de force. La journée du 9 octobre sera départementalisée, c’est en lien avec le budget de la sécurité sociale », explique la syndicaliste. Le combat ne fait donc que commencer pour les militants.

    Sur tout le territoire, une déferlante populaire a battu le pavé, dans les Bouches-du-Rhône, dans le Var , le Vaucluse ou encore l’Occitanie. Nos reporters étaient dans la manifestation.

    A Avignon, Marseille à Montpellier.

    A Béziers !

    A Toulon

  • « Bloquons tout » en pleine action jeudi et après

    « Bloquons tout » en pleine action jeudi et après

    Pas toujours facile de protester. Alors que quelques citoyens et militants, partie prenante du mouvement « Bloquons tout », avaient déployé mercredi après-midi, sur un mur du parking de l’enseigne Netto, avenue Guillaume-Dulac, une banderole jaune aux lettres noires qui annonçait « On continue ! Bloquons tout ! », celle-ci a dû être enlevée. « Cela ne va pas être possible. C’est un parking privé ici », leur a signifié une responsable du magasin. Le groupe a donc plié la banderole, et distribué des tracts. Bastien, la trentaine, qui se présente comme « un citoyen de base », dit « espérer de tout cœur la Révolution. J’étais déjà un Gilet jaune. Il y a un déni de démocratie. On n’est plus du tout entendu. Quand va-t-on lancer une vraie écologie ? Je comprends ceux qui cassent », dit-il. Pour le 18 septembre, « on informe les gens qu’on va faire du covoiturage pour se rendre à la grande manif à Marseille. On se donne rendez-vous à la sortie du parking de l’office de tourisme à 9h30. Sinon, une nouvelle AG est prévue le 19 septembre à 18h dans le parc situé quartier de l’Abeille », renseigne José.

    Assemblées générales

    Des assemblées générales, il y en aura en nombre jeudi soir. À Marseille par exemple, le mouvement « Bloquons Tout » a donné rendez-vous pour débuter cette longue journée dès 6h30, à la Joliette, pour aller bloquer la Tour CMA CGM. Une assemblée générale est prévue à 18h à la porte d’Aix pour réfléchir à la suite du mouvement.

  • Les grévistes bloquent les terminaux méthaniers

    Les grévistes bloquent les terminaux méthaniers

    Le hashtag des gaziers est on ne peut plus clair : pas de négo, pas de bateau. Depuis mardi 16 septembre, les grévistes d’Elengy bloquent les deux terminaux de Fos-sur-Mer, Tonkin et Cavaou. Sur le parking du site qui fait face à l’usine du sidérurgiste ArcelorMittal, des camions-citernes stationnés attendent patiemment. Nicolas Davan, secrétaire général CGT Énergie Provence, explique : « Plus aucun méthanier ne peut accoster ici, donc le gaz naturel liquéfié (GNL) ne rentre plus dans le terminal mais il continue de sortir. Mécaniquement, au bout d’un moment, le terminal va se retrouver à l’arrêt. Depuis ce matin, Elengy ne réinjecte plus sur le réseau, ce qui veut dire que la pression de service va chuter. »

    Faycal Mussoni, représentant syndical CSE du site qui emploie 170 travailleurs, rentre dans le détail : « On a 60 000 mètres cubes par heure de GNL par bac, qui représentent 600 fois plus de capacité en passant en phase gazeuse. Déjà en deux jours de durcissement des modalités, nos stocks sont au plus bas. On a divisé par cinq notre débit d’émission : hier on était à 1 500 mètres cubes par heure GNL, aujourd’hui on est passé à 300. On garde ce niveau-là pour maintenir à froid nos installations avec un débit minimum pour éviter de torcher. Quand le terminal s’arrêtera, on va se concentrer sur la mise en sécurité de notre équipement. »

    La TVA à 5,5%

    À l’origine de cette lutte que les énergéticiens mènent depuis le 2 septembre, trois revendications. La première concerne le salaire des travailleurs des industries électriques et gazières (IEG). « Globalement, tous nos textes statutaires ne sont pas appliqués avec un salaire national de base qui est 9% en dessous du Smic », affirme Nicolas Davan. La CGT demande une revalorisation et la mise en place d’une nouvelle grille applicable à tous les salariés de l’énergie. « Les organisations syndicales vont devoir discuter », lâche Faycal Mussoni, alors que la CFE-CGC et FO répondent pour le moment aux abonnés absents.

    Les grévistes rejettent également l’augmentation de la TVA sur les factures des usagers, une mesure mise en place le 1er août dernier dans le cadre de la loi de finances. « On a lancé une pétition pour une juste fiscalité de l’électricité et du gaz, souligne le secrétaire général CGT. Si on arrive à obtenir 100 000 signatures, un examen du texte de la proposition de loi du groupe CRCE visant à rabaisser ce taux sera réalisé au Sénat. J’ai hâte de voir ce qui peut justifier de ne pas voter une TVA à 5,5% pour l’énergie, comme sur les produits de première nécessité. »

    Nicolas Davan poursuit : « Ceux contre qui on se bat concernant les salaires des IEG ce sont les mêmes que ceux contre qui on se bat pour ce qui est de la fiscalité. Sur 100 balles de facture, plus de 30 balles vont dans les taxes et plus de 40 balles vont dans la poche des actionnaires, en sachant que les taxes ne sont pas utilisées comme elles le devraient, pour le fonctionnement des hôpitaux et de l’ensemble des services publics, mais plutôt pour envoyer 211 milliards d’euros d’aides aux entreprises les plus riches sans contrepartie. »

    Troisième et dernière revendication : le retrait de la réforme des retraites. « Le préavis est déposé jusqu’à ce qu’on gagne, après on verra pour les modalités, glisse le responsable syndical. Le 18 septembre, on veut qu’il y ait du monde dans la rue, mais pour la suite on souhaite surtout qu’il y ait un impact et une nuisance la plus importante possible. »

  • Débat sans appel sur le piquet des énergéticiens

    Débat sans appel sur le piquet des énergéticiens

    Un débat, une projection du documentaire de Gilles Balastre Main basse sur l’énergie et une invitation à partager une paella. La proposition des grévistes les plus tenaces de ce mouvement a fait la démonstration que l’arnaque du monde capitaliste conduit à une mise en danger de tous les foyers.

    La grève peut être conviviale et gagnante. Le secteur de l’énergie en donne la preuve. Leurs revendications pour des salaires et des factures au juste prix commencent à faire effet. Du moins en interne. Leurs directions ont accepté ce mercredi 17 septembre d’entrer en négociations le 23 septembre. Reste à convaincre les usagers, s’ils souhaitent regagner 14,5% d’économie sur leurs factures, de signer la pétition en ligne pour appuyer le texte porté par le sénateur communiste Fabien Gay qui enjoint le gouvernement à ne pas augmenter la TVA de 5,5% à 20%.

    Mise en danger

    « Il y a 20 ans, EDF GDF était le fournisseur d’énergie le moins cher d’Europe. Depuis la privatisation on subit plus de 150% d’augmentation » résume Renaud Henry, secrétaire général CGT Énergie Marseille. « La mise sur le marché et la déréglementation ont conduit à une dégradation des services publics qui ne profite ni aux travailleurs ni aux usagers mais engraisse le Cac 40 » complète Jean Pugens, retraité du secteur et militant CGT, « au temps du service public on payait 35 euros le Mgwh, en 2022, il est passé à 500 euros ». Et 13 millions de foyers sont en précarité énergétique. Mais pas seulement. GRDF prévoit encore d’alléger ses effectifs de 2 000 agents. Les délais d’intervention sont passés à une heure et le manque de techniciens ainsi que leur formation réduite mettent travailleurs et usagers en danger. Clément Martinez, secrétaire général CGT énergie du Vaucluse en témoigne « en astreinte, il n’y a qu’un seul renfort. Ma zone s’étend d’Arles à Apt et de Bagnols-sur-Cèze à Bollène. On craint de graves conséquences ». Au public qui demande comment soutenir la lutte, ils répondent par l’action collective, la signature de la pétition qui doit atteindre 100 000 paraphes pour arriver au Sénat.

  • Une nouvelle maison pour les enfants placés de La Verdière

    Une nouvelle maison pour les enfants placés de La Verdière

    « Quand on a emménagé en mars dernier, les enfants étaient éblouis. Ils disaient qu’ils se sentaient comme dans un hôtel », confie, sourire aux lèvres, Chérif Harid, directeur de la Maison d’enfants à caractère social (MECS) de La Verdière, à Montfavet, à l’occasion de son inauguration ce mercredi 17 septembre. Celle-ci peut désormais accueillir jusqu’à 33 enfants placés dans le cadre de l’article 375 du Code civil, c’est-à-dire des jeunes potentiellement en danger.

    Trois bâtiments flambant neufs, chacun dédié à une tranche d’âge, regroupent au total 28 chambres avec salles d’eau. Une quatrième unité, qui accueille jusqu’à cinq adolescents, a, elle, été partiellement rénovée. Les jeunes sont âgés de 6 à 21 ans. La MECS de La Verdière est autorisée et habilitée par le Département de Vaucluse et est gérée par l’Association départementale de Vaucluse pour la sauvegarde de l’enfance à l’adulte (ADVSEA). « Ce nouvel équipement a pour objectif d’offrir aux enfants un cadre de vie stable, chaleureux et protecteur pour qu’ils puissent grandir sereinement malgré les difficultés qu’ils ont rencontrées », précise le Département de Vaucluse dans un communiqué de presse.

    « Le bâtiment où l’on était avant était assez vétuste, car il avait plus de 50 ans. Là, c’est vraiment conçu pour une cohabitation avec les enfants, car c’est aussi un outil de travail. Cela permet de mieux répondre aux problèmes types que pourra rencontrer chacun d’entre eux dans sa vie personnelle », poursuit le directeur avant de faire visiter les lieux. La plupart des enfants ont leur propre chambre, comme Soan, 10 ans, tout fier de présenter ses jouets et sa décoration Pokémon aux élus locaux et aux représentants de la protection de la jeunesse. « C’est mieux qu’avant », lance-t-il en réponse aux questions de quelques curieux avant de retourner jouer avec ses voisins de chambre.

    Secteur en difficulté

    Un chantier qui a, au total, coûté 3,8 millions d’euros, entièrement financé par le Département de Vaucluse. « On a voulu une structure à taille humaine pour permettre aux enfants qui n’ont pas eu les mêmes chances que les autres de se construire, voire de se reconstruire. Un cadre protecteur pour ceux qui ne peuvent vivre dans un cadre habituel. Ici débute, pour beaucoup, une nouvelle page. La tâche est immense et on n’ignore rien de sa complexité », assure ainsi Suzanne Bouchet (DVD), présidente de la commission Enfance, solidarités et handicap au Département de Vaucluse.

    Pendant ce temps, Jean-Yves Chemin, président de l’ADVSEA, s’est réjoui de la fin d’un « projet long à monter et difficile à financer », avant de rappeler les difficultés financières rencontrées récemment par sa structure. « Il y a deux préoccupations majeures actuelles. Tout d’abord, le refus actuel du Département de payer la prime Ségur depuis son application légale en janvier 2024. Cela représente pas moins de 400 000 euros par an pour notre structure et impacte lourdement notre trésorerie. La seconde est l’incertitude pesant sur l’avenir du service de prévention spécialisée. Dans l’attente du renouvellement d’une convention avec le Département, il y a eu deux restructurations ayant conduit à la suppression de quinze emplois », assène-t-il.

  • Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans l’Hérault et le Gard

    Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans l’Hérault et le Gard

    La mobilisation s’annonce d’ampleur. Une journée de grève nationale et de manifestation est organisée, ce jeudi 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires), pour protester notamment contre les nombreuses mesures d’économies budgétaires du gouvernement et pour la justice sociale et fiscale. Plusieurs rendez-vous sont programmés dans l’Hérault et le Gard.

    Uzès, 9h45, départ devant la mairie.

    Un départ est organisé pour Nîmes à 13h30 de la Poste.

    Alès, 10h, rendez-vous devant la sous-préfecture.

    Bagnols-sur-Cèze, 10h, départ au Monument aux morts.

    Le Vigan, 10h30, rendez-vous devant la sous-préfecture.

    Nîmes, 14h30, rendez-vous Jardins de la Fontaine, allées Jean Jaurès.

    Montpellier, rendez-vous à 10h30, Place Albert-Ier.

    Sète, 10h30, départ Place de la mairie.

    Béziers, 10h30, au départ de la Bourse du Travail.

    Bédarieux, 10h30, rendez-vous devant la Maison des syndicats.

    Clermont l’Hérault, départ sur l’Allée Roger Salengro.

    Ganges, rendez-vous à 18h devant la mairie.

  • Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    La mobilisation s’annonce d’ampleur. Une journée de grève nationale et de manifestation est organisée, ce jeudi 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires), pour protester notamment contre les nombreuses mesures d’économies budgétaires du gouvernement et pour la justice sociale et fiscale. Plusieurs rendez-vous sont programmés dans l’Hérault et le Gard.

  • Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    La mobilisation s’annonce d’ampleur. Une journée de grève nationale et de manifestation est organisée, ce jeudi 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires), pour protester notamment contre les nombreuses mesures d’économies budgétaires du gouvernement et pour la justice sociale et fiscale. Plusieurs rendez-vous sont programmés dans l’Hérault et le Gard.

  • Tous ensemble dans le Var contre la régression sociale

    Tous ensemble dans le Var contre la régression sociale

    « On a aujourd’hui à faire à un gouvernement qui reste ancré dans ses habitudes et dans ses dogmes ultralibéraux, et on pense que la nomination de Lecornu en remplacement de Bayrou ne changera pas grand-chose », commence Jean Innoncenzi (CFDT) dans la grande salle de la Bourse du travail. Pour le représentant syndical « ce budget va peser sur les classes moyennes et les plus précaires d’une manière inacceptable ». Il est donc temps, poursuit-il, d’envisager d’autres solutions.

    Et de rappeler qu’il a fallu toute la pugnacité d’une commission d’enquête sénatoriale pour enfin parvenir à avoir des chiffres sur les aides publiques aux entreprises qui se montent à hauteur de 211 milliards d’euros depuis 2017. Mais aussi que « depuis 2017 et l’arrivée au pouvoir de Macron, ce sont 1 200 milliards d’euros de dettes supplémentaires qui se sont ajoutées à la dette déjà existante ». Un comble ironise le syndicaliste pour quelqu’un qui est issu du monde financier, en pointant la détérioration de la qualité de vie des Français au fil des ans. À ses côtés Didier Quattropani (CGT Arsenal), le dit avec encore plus de force : « Ce n’est pas au monde du travail à supporter les cadeaux fiscaux. » C’est pour cette raison, argumente-t-il que « l’action du 18 a pleinement son rôle à jouer dans cette période de construction de nouveaux budgets pour essayer d’influer au maximum afin que ceux qui détiennent vraiment les richesses de ce pays et qui ont vu leur fortune et leur patrimoine personnel augmenter de manière exponentielle participent enfin réellement à la solidarité nationale ». Et de rappeler que « la régression sociale ne se négocie pas mais se combat ».

    Des grèves partout

    « La seule solution, aujourd’hui pour qu’on nous écoute c’est qu’on arrête l’économie. Il faut des grèves partout », approuve Brigitte Cheinet (CGT retraités). Alain Tournay (FSU) insiste pour sa part sur la casse des services publics qui devait encore s’accentuer avec le budget Bayrou, en jugeant la nomination de Lecornu comme une énième provocation. Il dénonce entre autres les suppressions de 9 000 postes d’enseignants depuis 2017 dans le premier degré. Et « une institution scolaire à bout de souffle par manque de moyens ». Et de conclure : « On est en colère. Et je pense que cette colère ne va pas s’arrêter au 18. » « Je pense qu’on assiste actuellement dans le pays à la fin d’un système », lance Richard Giraud (CFTC), en expliquant être parvenu i à mobiliser des personnes qui n’étaient pas venues pour la retraite. « Elles prennent conscience que notre pays va droit dans le mur », affirme-t-il.

    Pour Rolando Galli (FO), « face à un gouvernement entêté qui refuse la démocratie sociale, qui refuse de négocier et qui passe en force, il faut trouver comment le faire reculer ». Il se félicite d’ailleurs de la multiplication des actions prévues avant de rejoindre les manifestations. Comme l’opération escargot qui va se mettre en place dès 6h aux entrées Est et Ouest ou encore le blocage du lycée Dumont d’Urville par les élèves à 7h15. « Il faut qu’on ait un gouvernement qui prenne des décisions dans le sens des salariés », intervient Didier Chantreuil (CFE-CGC). Émilie Vanderpœl pour l’Unsa évoque « un véritable dégoût », ressenti par la nomination de ce nouveau Premier ministre. Cela révèle, poursuit-elle, « la crise démocratique que nous traversons et dont nous n’arrivons pas à sortir ». Ce qui exige conclut-elle, « un vrai changement de cap politique ». « Si ce gouvernement comme il le prétend est ouvert à tout, qu’il reconnaisse enfin la démocratie sociale de ce pays. Et qu’il commence par abroger la réforme des retraites. Et après on discute du budget », propose Rolando Galli (FO).

    « La lutte des retraites il y a deux ans, on ne l’a pas gagnée. Mais on ne l’a pas encore perdue », assure Didier Quattropani.

    Prochaine manche dans la rue.

    « Il faut un vrai changement de cap politique maintenant »