Category: politique

  • À Apt, la droite va tenter de rester en tête dans une quadrangulaire incertaine

    À Apt, la droite va tenter de rester en tête dans une quadrangulaire incertaine

    À Apt, tout juste 309 voix séparent la liste arrivée en tête dimanche de… la 4e et dernière. Le tout sur 4 000 votants (55% de participation). Autant dire que les jeux restent très ouverts pour les 4 mêmes listes inchangées qui se présentent à nouveau : Jean Aillaud (DVD, 29,02%), premier adjoint actuel qui fait équipe avec la présidente LR du Département et ex-maire Dominique Santoni, Patrick Bonnet (extrême droite, 25,02%), Christophe Carminati (classé DVG mais plutôt SE, 24,51%) et Céline Celce (DVG, 21,45%).

    Dans une campagne où l’extrême droite tape très fort sur la droite, qui s’en plaint fermement, les deux listes proches de la gauche n’ont pas réussi à s’entendre pour fusionner et espérer en théorie accéder à la mairie. Et ce malgré les multiples tentatives de Céline Celce, Christophe Carminati proposant comme seule solution le retrait de sa concurrente.

  • Unis pour La Garde veut sortir la ville de la mainmise de la droite

    Unis pour La Garde veut sortir la ville de la mainmise de la droite

    Gouvernée par la gauche pendant la quasi-totalité du XXe siècle, La Garde a basculé à droite en 2001. Fief du président du département Jean-Louis Masson (LR), qui en a été le maire de de 2001 à 2017 puis de 2020 à 2022 (démissionnant par deux fois pour devenir député, puis pour prendre la tête du conseil départemental), la commune de 26 000 habitants n’en reste pas moins partagée en matière d’influences politiques et de valeurs.

    Les résultats des dernières élections l’ont montré : en 2020 (sur 7 000 votants, dans le contexte du Covid-19), il y avait moins de 600 voix d’écart entre la liste divers gauche de François Durbano et celle de Jean-Louis Masson. Cette année, au premier tour, un peu moins de 800 voix (et 7 points, sur 11 567 suffrages exprimés) séparent la liste d’Hélène Arnaud-Bill (sur laquelle Jean-Louis Masson est en deuxième position), la maire sortante, ancienne première adjointe qui a pris les rênes de la mairie en 2022, et Julia Peironet-Brémond, qui mène une liste progressiste sans étiquette. Si elle n’avait pas passé le premier tour des élections législatives en 2024, elle était tout de même arrivée en deuxième position sur la commune (23,89%).

    Une dynamique en laquelle veut croire la candidate, qui réfute le classement divers gauche que lui a accolé la préfecture « malgré les demandes qui n’ont pas été écoutées », sa liste « démocrate et républicaine » étant composée « de personnes de tous horizons et surtout, de citoyens non encartés ».

    Le candidat RN a travaillé avec Hélène Arnaud-Bill

    Car au-delà des questions idéologiques, son principal combat cible « le système clientéliste, affiché sur des tracts menaçant implicitement de faire baisser les subventions si Madame Bill n’est pas élue », martèle l’infirmière libérale de 44 ans, qui se présente comme « la seule candidate à mener de front travail et campagne, financée en majorité par [ses] soins, sans parti politique ».

    Un mode de fonctionnement qui a, selon elle, imprégné les velléités des habitants : « Pour voter pour nous, certains veulent des emplois, des appartements. Je ne fais aucune promesse, je reste droite dans mes bottes. Mais voilà ce qui se fait. » Et qu’elle l’affiche clairement dans ses tracts, mentionnant la condamnation de Jean-Louis Masson à 15 000 euros d’amende pour prise illégale d’intérêts en novembre, à laquelle l’élue d’opposition (depuis 2020) se félicite d’avoir participé, précisant qu’il y a également « une autre plainte au tribunal administratif concernant 20 000 euros de frais de représentation par an jamais justifiés accordés au maire depuis 2020. C’est un peu plus que Madame Hidalgo a Paris ». Également affichés, les déclarations de la maire sortante répétant qu’elle se retirerait à la fin de mon mandat, et le fait que la Garde possède le taux de taxe foncière le plus élevé du Var (49,8%).

    En réponse, un programme basé sur « la transparence, la proximité, l’exigence budgétaire », à travers la démocratie participative, l’écologie municipale au service de l’alimentation, la protection de l’environnement, l’éducation, le logement accessible, l’urbanisme à taille humaine, les mobilités, la culture, la tranquillité publique et le vivre ensemble. Tout cela sous le prisme du développement durable.

    Face à elle se dresse également le candidat du RN (parti arrivé en tête à La Garde aux législatives 2024), Nicolas Salsou, qui ne la devance que d’une centaine de voix. Un argument dont a tenté de se servir la majorité sortante : « Ils nous ont demandé de nous désister pour vaincre le RN, alors que le candidat vient de chez eux », explique ironiquement Julia Peironet-Brémond, rappelant que Nicolas Salsou n’est autre que l’ancien directeur de cabinet d’Hélène Arnaud-Bill.

  • Le maire et ses adjoints élus à Forcalquier

    Le maire et ses adjoints élus à Forcalquier

    Vendredi soir, le maire réélu David Gehant (DVD) et son opposant Jean-Michel Grès (liste citoyenne DVG) ont tous deux parlé de « vote d’adhésion » pour décrire les résultats du scrutin de dimanche, qui a donné David Gehant grand gagnant avec 60,69% des voix. « Neuf fois au sol, dix fois debout », a lancé Jean-Michel Grès, à qui David Gehant a donné la parole lors du conseil municipal d’installation. « Notre objectif était de rapprocher les citoyens de la politique, on y est arrivé mais pas exactement comme on voulait », a-t-il ironisé.

    David Gehant l’a félicité pour son « courage » et sa « dignité ». Le maire sortant a été réélu à 27 voix sur 29. Trois élus de l’opposition ont voté pour lui pour « montrer une volonté de travailler ensemble ». « Après avoir été élu le plus jeune maire de Forcalquier, j’ai cette fois conduit la liste qui a obtenu le plus de suffrages de l’histoire », s’est félicité le maire réélu. Les délégations ont été attribuées et Gérard Vasseur a été élu premier adjoint.

  • Un recours à Château-Arnoux-Saint-Auban

    Un recours à Château-Arnoux-Saint-Auban

    On ne peut pas se contenter d’à peu près », « quand on perd de quatre voix, on se pose des questions » Telles sont les raisons qui ont poussé le maire communiste sortant René Villard à déposer un recours au tribunal administratif de Marseille, contestant le résultat qui l’a donné perdant à quatre voix près, et espérant organiser un nouveau scrutin.

    L’équipe a constaté « une série d’irrégularités » impactant « directement la sincérité du vote ». Ils n’ont cependant pas souhaité les détailler pour le moment : « ce serait trop facile pour ceux que nous avons en face de se préparer ». De « nombreux habitants » auraient fait remonter des irrégularités durant la journée de vote, le dépouillement et la campagne, ont expliqué le maire sortant et son équipe lors d’une conférence de presse organisée vendredi matin. « Nous disposons des éléments nécessaires pour contester le résultat », ont-ils affirmé.

    « Ne pas saisir la justice serait irresponsable »

    « À quatre voix d’écart, ne pas saisir la justice serait irresponsable. Ce n’est pas une démarche politique, c’est une exigence démocratique minimale », a lancé Mehdi Rachid, colistier en charge de répertorier les irrégularités. « Nous ne faisons pas de procès public. Nous demandons simplement qu’une juridiction indépendante regarde l’ensemble des éléments. Et s’il n’y a rien, cela confortera le résultat. Mais s’il y a des irrégularités ayant pu peser, alors chacun comprendra pourquoi ce recours était nécessaire », a-t-il précisé.

    « Au fond, la question est simple. Est-ce qu’on préfère des résultats fragiles ou des résultats incontestables ? Nous, nous avons fait notre choix », a résumé Mehdi Rachid. L’équipe du maire sortant avait d’abord dit ne pas vouloir contester le résultat ou déposer de recours à la sortie du scrutin dimanche soir, « abattus ». « Nous nous attendions à un score serré, mais en notre faveur », regrettent-ils. Mais après réflexion et après les remontées d’irrégularités des habitants, la liste a finalement « voté à l’unanimité » la décision de déposer un recours.

    « On a un bon espoir de réussir à convaincre le tribunal qu’il y a besoin de revoir les choses », a affirmé le directeur de campagne de René Villard, Raymond Ganzoin. « Un nombre important d’habitants nous ont indiqué qu’ils n’acceptaient pas, compte tenu de ce qu’ils avaient vu pendant la campagne, qu’on entérine ce résultat sans réagir. »

    La campagne a été véhémente, pleine d’accusations du candidat qui a remporté le premier tour Philippe Bertrand, attaquant le bilan du maire sortant et sa gestion des finances de la commune. Il avait notamment demandé « un audit financier pour savoir où est passé l’argent ». « Nous pensons qu’en politique, tous les coups ne sont pas permis », a réagi vendredi Raymond Ganzoin.

    Philippe Bertrand avait perdu le soutien du PS début mars en raison de la présence de personnes proches de la droite et de l’extrême droite sur sa liste. Le candidat avait également revendiqué dans les colonnes de La Provence le soutien des Républicains et du RN, ce que la section Rassemblement national du 04 avait ensuite démenti.

    À Digne-les-Bains, les élections municipales de 2020 avaient déjà été annulées et un nouveau scrutin avait été organisé suite à un recours déposé devant la justice. La maire Patricia Granet-Brunello avait alors remporté à trois voix près le second tour face à Gilles Chalvet.

  • Ces commerçants marseillais disent « non à l’extrémisme »

    Ces commerçants marseillais disent « non à l’extrémisme »

    Une soixantaine de commerçants marseillais ont signé une tribune contre l’arrivée potentielle de l’extrémisme à la tête de la cité phocéenne, en annonçant choisir la liste du Printemps Marseillais, « la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville ». Parmi ces commerçants, on retrouve par exemple Amaury Lapinte et Pierre Da Silva (Marché des argonautes), Aurélien Lecour et Tony Van Hua (Ginger phœnix), Hazem El moukaddem, président des commerçants de la Plaine, Dorian de Blasis (Optique République), Mohamed Bouslama (Potager de Saint-Barnabé) ou encore Lena Cardo (Le réfectoire – 13 solidaire).

    La tribune débute ainsi : « Marseille doit demeurer attractive et rayonnante, ouverte à toutes et à tous, accueillante et généreuse. Nous, commerçants de Marseille, sommes attachés à l’image de notre ville. Nous ne voulons pas qu’elle soit marquée, pour les années qui viennent, par le stigmate de l’extrémisme, de la division, de l’exclusion ».

    Avant un scrutin décisif, les 35,02% de suffrages obtenus par le candidat d’extrême droite, Franck Allisio, inquiètent. Ce score, inattendu pour beaucoup, a agi comme un signal d’alarme. Les commerçants signataires soulignent : « Dans les rues du centre-ville, dans nos quartiers, dans nos noyaux villageois comme sur les plages, nous ne voulons pas d’un tri entre les uns et les autres, entre les couleurs de peau, les origines, les religions. »

    Autre inquiétude évoquée : les conséquences d’une prise du pouvoir du RN sur le tourisme. « Nous connaissons l’effet délétère de l’extrémisme sur l’attractivité d’un territoire », écrivent-ils. Pour appuyer leur propos, le texte met en avant l’exemple de Donald Trump : « Depuis son élection, les États-Unis anticipent une baisse de 25% du tourisme et des pertes allant jusqu’à 15 milliards de dollars ». Ces commerçants marseillais se positionnent clairement : « La vitalité de nos commerces doit prendre appui sur le rayonnement de notre ville en France, en Europe et dans le Monde. Cela passe par des grands événements populaires, par des services publics efficaces et solidaires, par une politique municipale apaisée ». « En conscience, fidèles à nos valeurs et soucieux de l’image de Marseille, dimanche, nous ferons donc barrage à l’extrémisme en choisissant la liste du Printemps marseillais, qui est aujourd’hui la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville », conclut le communiqué.

    Célia Sennegon
  • Les enjeux dans les villes cléspour la gauche, de Paris à Grenoble

    Les enjeux dans les villes cléspour la gauche, de Paris à Grenoble

    Quelle sera la physionomie du paysage politique français à l’issue du second tour du scrutin municipal ? Si au premier tour, le 15 mars, plus de neuf communes sur dix ont élu leur équipe municipale, le scrutin de dimanche concerne encore quelque 1 500 villes dont les plus grandes en nombre d’électeurs. Les stratégies d’union, notamment à gauche, seront-elles ou pas gagnantes ? Y aura-t-il un regain de participation alors que l’abstention a atteint un record de 57,2% ? Ce sont autant d’enjeux à moins d’un an de l’élection présidentielle. Selon le décompte de Maire info, le quotidien d’information des élus locaux, il y a dimanche 551 duels, 815 triangulaires, 166 quadrangulaires et 16 quinquangulaires. Tour d’horizon de villes clés. (Pour les enjeux à Marseille, lire nos informations pages 2 et 3 et sur lamarseillaise.fr).

    Paris

    La municipalité d’union de la gauche et des écologistes est menacée par la droite LR et affairiste de Rachida Dati au bénéfice de laquelle la candidate d’extrême droite de Reconquête !, Sarah Knafo (10,40% au premier tour), s’est retirée. Si le candidat de l’union de la gauche et des écologistes Emmanuel Grégoire est arrivé en tête au premier tour (37,98%) loin devant Rachida Dati (25,46%), la fusion de la liste de cette dernière avec celle de Pierre-Yves Bourbazel (Horizons, 11,34%) et le maintien de l’insoumise Sophia Chikirou (11, 72%) pourrait coûter la capitale aux progressistes au terme de cette triangulaire. Cette stratégie préfigure-t-elle la bataille à gauche en vue de la présidentielle de 2027 ? Le résultat parisien sera éclairant.

    Lyon

    Le maire écologiste de la cité des Gaules, Grégory Doucet, a déjoué les pronostics sondagiers. À la tête d’une union de la gauche il est arrivé en tête le 15 mars (37,36%) d’une courte tête devant le candidat divers droite Jean-Michel Aulas (36,78%). Le maire sortant a fusionné sa liste avec celle de la candidate LFI, Anaïs Belouassa-Cherifi (10,41%). Suffisant pour permettre aux progressistes de conserver la troisième ville de France ? Vendredi, Lyon Mag a publié un sondage donnant Aulas et Doucet à 50/50 avec une marge d’erreur de 4 points.

    Lille

    Grande ville de tradition socialiste, Lille va vivre une quadrangulaire. Arrivé en tête du premier tour, le socialiste Arnaud Deslandes (26,26%) a fusionné sa liste avec celle de l’écologiste Stéphane Baly (17,75%) au grand dam de la liste insoumise de Lahouaria Addouche (23,36%). C’est le véritable duel du second tour où les deux autres candidats, Violette Spillebout (Renaissance, 11,14%au premier tour) et la liste d’extrême droite RN de Matthieu Valet (10,92%) sont distancés.

    Bordeaux

    Les écologistes vont-ils conserver la cité de Montaigne ? Le maire Pierre Hurmic, à la tête d’une liste d’union de la gauche est arrivé en tête avec 27,68%mais il est talonné par la liste du socle commun de Thomas Cazenave (Renaissance) à 25,58%. Surtout le centriste Philippe Dessertine (20,20%) s’est retiré et offre une réserve de voix à Cazenave tandis que la liste de LFI de Nordine Raymond, non qualifiée, a réalisé 9,36%. Les électeurs vont-ils sanctionner l’ancien ministre macroniste Cazenave et renouveler leur confiance à la gauche ? C’est l’enjeu de ce second tour dans une ville qui fut un fief de droite historique.

    Grenoble

    L’ancien maire et repris de justice Alain Carignon, 77 ans, est arrivé en tête le 15 mars, avec 27,04%. L’homme de droite a devancé la candidate de la gauche unie, l’écologiste Laurence Ruffin (26,33%) qui est soutenu par le maire écologiste sortant Eric Piole. La liste insoumise d’Allan Brunon s’est retirée et lui a apporté son soutien. Ses 14,59% pèseront au second tour pour éviter le retour de la droite LR à la mairie.

  • La société civile appelle aussi au barrage de l’extrême droite dans le Gard

    La société civile appelle aussi au barrage de l’extrême droite dans le Gard

    Face à la percée de l’extrême droite dans l’Hérault et encore plus dans le Gard, plusieurs acteurs de la société civile sont sortis du silence cette semaine. Ils souhaitaient à la fois alerter sur les risques de l’extrême droite mais aussi appeler à la mobilisation le 22 mars pour tenter de contenir la vague brune.

    C’est par exemple le cas de l’Union départementale CGT du Gard qui a tenu un point presse le 18 mars. « Ce dimanche 15 mars, le premier tour des élections municipales a confirmé une menace sans précédent : dans de nombreuses grandes villes et communes de France comme Nice, Toulon, Marseille, mais aussi dans notre département, la droite radicalisée et l’extrême droite sont en passe de s’emparer du pouvoir au second tour. À Beaucaire et Vauvert, le Rassemblement National est déjà aux commandes. Bagnols-sur-Cèze, Nîmes et Alès pourraient basculer à leur tour. Cette situation est d’une gravité extrême », a prévenu le syndicat qui appelle à une « réaction immédiate et massive de toutes celles et ceux qui refusent de voir les ennemis de la démocratie, les adversaires des droits sociaux et des libertés syndicales, diriger nos communes ».

    La culture en danger

    La Ligue des droits
    de l’Homme Languedoc-Roussillon appelle aussi à voter « pour la démocratie, pour l’État de droit et contre l’extrême droite ». « Dans les communes qu’elle dirige, l’extrême droite nous montre son vrai visage : une régression sociale durable, de graves atteintes aux droits et libertés, une forte présence policière mais sans tranquillité publique, un délitement de notre État de droit, avec une violation réitérée des décisions de justice. Les victoires municipales servent de vitrine et de tremplin à l’extrême droite : elles banalisent ses discours, installent durablement ses réseaux et préparent ses conquêtes nationales », écrit la LDH qui appelle à des sursauts citoyens à Nîmes, Agde, Narbonne et Carcassonne notamment.

    Patrick Malavieille, vice-président du Département du Gard, délégué à la culture et à l’éducation artistique a aussi convié plusieurs acteurs de la culture gardois mercredi 18 mars pour aussi alerter sur l’impact des politiques d’extrême droite sur le monde de la création. « Après Beaucaire et Vauvert, la perspective de voir le RN prendre les mairies de Nîmes, d’Alès et de Bagnols et leurs intercommunalités, fait peser de très graves menaces sur la culture. Le schéma départemental de la culture, coconstruit avec les acteurs culturels et les collectivités partenaires, ne pourrait supporter le désengagement de ces trois grandes villes. Aujourd’hui, c’est notre devoir que d’alerter les Gardoises et les Gardois sur le devenir de la culture, de l’éducation artistique et de la place des artistes. Les élus RN au conseil départemental comme au conseil régional votent systématiquement contre les budgets culturels », explique l’ancien député.

    Autour de lui, Sylviane Manuel, directrice du Pôle national cirque Occitanie, Olivier Lataste, directeur du Cratère, Scène nationale à Alès et Clément Amouroux directeur du festival Itinérances et coordinateur de l’École Au Cinéma, ont répondu à l’appel. À distance, Émilie Peluchon, directrice de La Maison Danse d’Uzès et Antonin Beaury directeur du Périscope, ont également rejoint l’appel et confirmé les craintes du communiste. Ce point presse faisait aussi suite à l’appel de l’intersyndicale du spectacle vivant public mardi 17 mars à « empêcher l’arrivée au pouvoir des forces d’extrême droite et de droite radicalisées ».

  • [Tribune] Pour que Marseille rayonne : non à l’extrémisme

    [Tribune] Pour que Marseille rayonne : non à l’extrémisme

    Nous ne voulons pas qu’elle soit marquée, pour les années qui viennent, par le stigmate de l’extrémisme, de la division, de l’exclusion. Dans les rues du centre-ville, dans nos quartiers, dans nos noyaux villageois comme sur les plages, nous ne voulons pas d’un tri entre les uns et les autres, entre les couleurs de peau, les origines, les religions.

    Nous connaissons l’effet délétère de l’extrémisme sur l’attractivité d’un territoire : depuis l’élection de Donald Trump, les États-Unis anticipent une chute de 25% du tourisme et des pertes allant jusqu’à 15 milliards de dollars.

    À Marseille, la vitalité de nos commerces doit prendre appui sur le rayonnement de notre ville en France, en Europe et dans le Monde. Cela passe par de grands événements populaires, par des services publics efficaces et solidaires, par une politique municipale apaisée.

    En conscience, fidèles à nos valeurs et soucieux de l’image de Marseille, dimanche, nous ferons donc barrage à l’extrémisme en choisissant la liste du Printemps marseillais, qui est aujourd’hui la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville.

    Signataires :

    1 Amaury Lapinte / Marché des argonautes

    2 Pierre Da Silva / Marché des argonautes

    3 Aurélien Lecour / Ginger phœnix

    4 Tony van hua / Ginger phœnix

    5 Hugues M benda

    6 Mathilde Godart

    7 Hazem El moukaddem / Président des commerçants de la Plaine

    8 Sandra Hassaine / Marché noir

    9 Fred Dravet / Coutellerie Dravet

    10 Michel Zerabi / Le Square

    11 Charlotte Crousillat / Carlotta with, Pompe

    12 Aude Emery / La laiterie marseillaise

    13 Cédric Rubini / Casa Rubini focacceria

    14 Pierre Breuvart / Brasserie sociale la Camaraderie

    15 Boris / Brasserie sociale la Camaraderie

    16 Dorian de Blasis / Optique République

    17 Alice Rafa / Dunes concept store

    18 Laurence Mallaret / artisane

    19 Alexandre Puig / PampaCruz

    20 Anaïs Labate / Absolupro

    21 Sébastien Jaudeau / Tripletta

    22 Dienaba Ba / Tripletta

    23 Marion Penicaud / Eclectic wines

    24 Samantha Grenouiller / Alma Réal

    25 François Ghirardi / Franklin

    26 Maxime Agostini / Cave Agostini

    27 Hedi Hassaine / Bamboche

    28 Thomas Tarek / Mina

    29 William Gebara / Fofoca

    30 Cathy di Meglio / Freedom

    31 Mathieu Bovis / Francette

    32 Maeva Hocini / Bistrot Baya

    33 Laura Nicol / Michou Marseille

    34 Isabelle Valero / oZ le salon

    35 Lilie Ribeiro / Lily dry cut

    36 Éloïse Bridge / Joy coiffure

    37 Mohamed Bouslama / Potager de Saint-Barnabé

    38 Marine Crousnillon / La Fabriquerie

    39 Géraldine Cabarrot / L’ébénisterie

    40 Jean-Claude Hermitte / commerçant 13009

    41 Michel Lecour / Librairie, édition et production coopérative Ubik

    42 Rémi Lonclas / gérant de bar

    43 Jean Hoang / Nguyen hoang

    44 Claire Guerin / Boisson soif

    45 Anne-Sophie Baudouin / Zinzin épicerie café cantine

    46 Serje Banna / Mouné

    47 Yamina Lassal / Baguelerie marseillaise

    48 Nacera Legarrec / Centre formation couture

    49 Raouf Marref / La rose de Tunis

    50 Yassine Guedadi / Chez Yassine

    51 Guillaume Miard / Pas vu pas pris tatoo shop

    52 Odile Lecour / Archipel 49

    53 Johakim Chiarenza / Mio Panino

    54 Lena Cardo / Le réfectoire – 13 solidaire

    55 Stéphanie Borelli / chef de cuisine

    56 Yann Djeddou / Café de la muse

    57 Lenny Dos Santos / Cave Fondère

    58 Louella Coll et Yohan / Bol

    59 Emmanuel Jean / Natto du Dragon

    60 Sandra Malka / Grande pharmacie Saint-Barnabé

  • La Ville d’Arles soupçonnée d’avoir recruté un collaborateur politique sous statut administratif

    La Ville d’Arles soupçonnée d’avoir recruté un collaborateur politique sous statut administratif

    La commune d’Arles a-t-elle employé un collaborateur politique sous le statut d’adjoint administratif ? C’est ce que soupçonne la Préfecture des Bouches-du-Rhône, qui a mené une action au tribunal administratif de Marseille au titre de son pouvoir de contrôle de légalité.

    Elle demande la suspension du contrat à durée déterminée signé le 30 septembre 2025 portant le recrutement d’un assistant d’élu pour une période de six mois, entre le 15 octobre 2025 et le 14 avril 2026. Ce recrutement s’appuie sur une délibération du conseil municipal datée du 2 octobre 2025, créant un emploi permanent à temps complet au sein du cabinet du maire, sur le cadre d’emploi des adjoints administratifs.

    La Préfecture fait valoir des missions qui pourraient dépasser le cadre des tâches administratives d’exécution, « puisqu’il est demandé à l’agent d’organiser l’agenda des élus, de préparer des réunions publiques, de rédiger des discours ou des éléments de langage, de filtrer les sollicitations extérieures et assurer une interface entre l’élu, les services et les partenaires institutionnels ». Elle note que « loyauté, discrétion et disponibilité, en plus d’une expérience professionnelle politique et institutionnelle », sont attendues.

    Pour la Préfecture, ces éléments pourraient correspondre « davantage à celles de collaborateur de cabinet », la procédure de recrutement ayant été directement conduite par la directrice de cabinet et le chef de cabinet, « en dehors de l’organigramme administratif de la collectivité ». Elle note, par ailleurs, que l’effectif maximum de collaborateur de cabinet d’un maire est fixé à trois pour les communes de 4001 à 85 000 habitants, « or, la commune d’Arles est déjà doté de trois collaborateurs ».

    « Nous apprenons par ailleurs l’existence de dix autres emplois d’assistants d’élu qui sont susceptibles d’être des emplois de collaborateur de cabinet et qui feront l’objet prochainement d’un contrôle de légalité », fait savoir le représentant de la Préfecture, qui met l’accent sur la période « pré-électorale » dans laquelle a été signé ce contrat. « La jurisprudence administrative a déjà eu à considérer que que l’utilisation, pour les besoins d’une campagne électorale, de certains emplois communaux, devait être intégré dans le compte de campagne du candidat et pouvait même conduire à l’inéligibilité d’un candidat et à l’annulation de son élection », rappelle-t-il.

    De son côté, l’avocat de la Ville d’Arles pointe une incompréhension. «Pris isolément, on peut concevoir que ça interroge, mais en fait, on est sur le recrutement d’une personne qui vise à remplacer l’un des dix secrétaires d’élu qui partait à la retraite et c’est vraiment pour assurer la continuité du service. (…) Ce sont des agents qui effectuent des tâches purement administratives, qui vont assurer l’interface avec le public et les élus, organiser leur agenda, les réunions, gérer leur courrier… » Il assure par ailleurs que le contrat dépasse la période électorale, puisqu’il « a été prolongé pour six mois », une décision « assez récente ».

    L’affaire est mise en délibérée, la décision devrait être rendue la semaine prochain.

  • En danger à Grabels, René Revol croit en une remontada

    En danger à Grabels, René Revol croit en une remontada

    René Revol, le seul maire LFI de l’Hérault, peut-il conserver sa mairie de Grabels, dimanche 22 mars ? Au vu des résultats du 1er tour où il est arrivé en seconde position (34,65%) derrière son opposant historique Pascal Heymes qui a frôlé le hold-up au premier tour (49,4%), René Revol semble en ballottage défavorable.

    Mais le maire qui mène une liste d’union de la gauche et citoyenne croit dur comme fer en une « remontada ». « Depuis lundi, il se passe quelque chose d’extraordinaire : des gens m’appellent, les jeunes se bougent, même les enfants m’écrivent ! », raconte René Revol qui dit avoir recensé un millier d’abstentionnistes qui le soutiennent. « Ce n’est pas gagné mais c’est jouable. La remontada est en cours ! », positive-t-il sans penser que le retrait du centriste Régis Morvan, troisième avec 15,95% lui sera défavorable au 2nd tour, le 22 mars.

    Au-delà d’un électorat démobilisé au 1er tour (41,14% d’abstention contre 31,58% en 2014), le maire a connu diverses embûches. En raison d’une infection qui l’a conduit à 3 semaines de convalescence, il n’a pu mener campagne comme il aurait souhaité. D’autre part, il déplore la propagande anti-LFI menée par Pascal Heymes, l’ancien mandataire de François Fillon en 2017, qui a refusé jeudi 19 mars un ultime débat public que Midi Libre voulait organiser.

    Les opposants ont aussi joué sur la confusion et les amalgames avec le Hamas qui ont suivi le déploiement sur le fronton de la mairie de Grabels du drapeau de la Palestine en solidarité au peuple gazaoui massacré.