Category: politique

  • Les cinq qualifiés pour la primaire sociale-démocrate

    Les cinq qualifiés pour la primaire sociale-démocrate

    Le patron du PS, Olivier Faure, l’ex-ministre et candidate à la présidentielle de 2007, Ségolène Royal, le député socialiste de l’Essonne, Jérôme Guedj, mais aussi Raphaël Glucksmann, le patron de Place Publique et Emmanuel Maurel, le chef du parti Gauche Républicaine et Socialiste (GRS), sont les cinq candidats retenus pour cette primaire.

    Exit Philippe Brun

    Le député socialiste Philippe Brun, qui devait être également sur la ligne de départ, a été suspendu par le parti socialiste « à titre conservatoire », suite à des accusations d’une militante portant sur des « faits susceptibles de relever d’une caractérisation pénale », a précisé la direction du parti socialiste en expliquant sa décision. L’intéressé affirme avoir appris « avec stupeur » sa suspension, assurant « ignorer ce qui [lui] est reproché ». Les accusations portées à l’encontre du député sont multiples et portent sur « le registre du harcèlement », des « violences physiques » et celui de « l’emploi familial », indique la direction du PS. La décision a été votée ce mercredi matin par le bureau national du Parti socialiste « à l’unanimité moins une opposition et trois abstentions » en vertu de « la défense des droits des femmes ».

    C’est loin d’être le seul aléa qu’a connu cette primaire, longuement débattue en interne, et à laquelle l’ancien président de la République François Hollande a refusé de participer, préférant se positionner comme un dernier recours, tout en ménageant le suspense autour de sa candidature. Dernièrement, ce sont les velléités de participation à la primaire du député de la Somme et fondateur du mouvement Debout ! François Ruffin, qui ont remis le feu aux poudres. Avec une sortie de Raphaël Glucksmann qui a fermé la porte à cette éventualité en considérant que « les militants socialistes ont tranché, on ne change pas les règles en cours de jeu ». Un refus qui a fait dire à François Ruffin que sa candidature pouvait faire peur…

    Raphaël Glucksmann favori

    Pour l’heure, l’eurodéputé et coprésident de Place Publique fait office de favori à un mois du premier tour de la primaire prévu les 9 et 10 octobre prochains ; le second aura lieu les 16 et 17 octobre. Il a la faveur des sondages pour la présidentielle en étant crédité entre 10 et 14% des intentions de vote, mais le premier secrétaire du parti socialiste se positionne en challenger direct. Avec des sondages le portant jusqu’à 5% des intentions.

    Reste que le député socialiste Jérôme Guedj, le député du Val-d’Oise et ancien député européen Emmanuel Maurel et Ségolène Royal qui entend bien retenter sa chance, peuvent toujours créer la surprise. D’autant que l’ensemble des candidats auront l’occasion, à plusieurs reprises, de confronter leur point de vue avec d’ores et déjà trois débats télévisés programmés, le 23 septembre sur LCI, le 1er octobre sur France 2 et le 4 octobre, dans la dernière ligne droite, sur BFMTV.

  • Avignon : sans local, l’épicerie sociale et solidaire pour étudiants s’arrête

    Avignon : sans local, l’épicerie sociale et solidaire pour étudiants s’arrête

    Derrière les vitres et les grilles de l’épicerie sociale et solidaire l’Agoraé, quelques cartons remplis de flyers, une machine à café, ainsi que des paquets de pâtes et des bouteilles de jus jonchent le sol depuis plusieurs semaines. Le projet, lancé en 2023 sous la précédente municipalité de Cécile Helle (PS), va s’arrêter faute de locaux mis à disposition par la mairie.

    Ce lieu de rencontre permettait aux étudiants de trouver des denrées alimentaires et des produits d’hygiène à des prix défiant toute concurrence, parfois jusqu’à 10% des prix du marché.

    Contactée, la municipalité confirme que la convention de partenariat qui liait la Ville, l’Université d’Avignon, l’association étudiante Inter’asso avec le bailleur social Erilia, propriétaire des lieux, dans le cadre d’une convention d’occupation précaire, est arrivée à son terme le 3 juillet dernier. La municipalité assurait cette mise à disposition « à titre gracieux » en prenant en charge le loyer qui s’élevait à 10 336 euros par an. Les locaux, ainsi que deux autres espaces attenants également exploités par les services municipaux, ont été restitués à Erilia. La mairie explique qu’elle « n’est donc plus en mesure de poursuivre cette mise à disposition dans les conditions prévues par la convention ».

    Mais, comme pour d’autres projets lancés avant la prise de pouvoir du nouveau maire Olivier Galzi (DVD), tels que l’aide aux devoirs d’enfants en difficulté dans les quartiers populaires ou encore la végétalisation des cours d’écoles, la situation financière de la ville est avancée pour justifier l’arrêt de cette aide. « Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et alors qu’une démarche de rationalisation du patrimoine communal est engagée, la Ville est dans l’obligation de ne pas pouvoir supporter de nouvelles dépenses pour financer ou rechercher un local de substitution », précise-t-elle. Tout en assurant que « cette évolution ne remet toutefois nullement en cause l’engagement de la Ville en faveur de la vie étudiante ». Notamment en renforçant ses liens avec l’Université et les acteurs de l’enseignement supérieur, « afin de renforcer la coordination autour des enjeux de vie étudiante ». La municipalité estime également que cette « mobilisation constante contribue à soutenir l’attractivité universitaire et le rayonnement d’Avignon ». Au dernier classement des villes étudiantes du média L’Étudiant, la Cité des Papes figurait à la 37e position sur 50, à égalité avec Annecy et Troyes.

    « Choix politique »

    « Je n’attendais pas grand-chose de cette nouvelle municipalité soi-disant d’aucun parti. Apparemment, le bon sens, c’est de supprimer les aides aux étudiants et de les laisser crever », déplore Louis, de l’association l’Union étudiante Avignon.

    Cette décision suscite l’indignation des forces progressistes du Vaucluse. Les Jeunes Socialistes, à travers un communiqué ce lundi 14 septembre, regrettent un « choix du maire » qui ne fait que « renforcer la précarisation des étudiants avignonnais et montre que Monsieur le maire se préoccupe davantage de rentabilité financière que de l’avenir des étudiants avignonnais ».

    Du côté de la conseillère d’opposition Mathilde Louvain, (LFI), on s’interroge sur les réseaux sociaux : « La mairie est en roue libre ? ». « On commence à être habitué à la méthode. On décide manu militari. Zéro rencontre en amont. Cette majorité a définitivement du mal avec les mots solidarité, entraide, soutien », poursuit-elle.

    La section du PCF d’Avignon, Morières et Le Pontet estime que la fermeture de l’Agoraé « est un choix politique, pas une fatalité budgétaire. (…) La décision est d’autant plus incompréhensible que l’Agoraé était installée dans le “Repère de la caserne“, au cœur d’un secteur récemment requalifié. Ces lieux avaient justement vocation à créer de l’activité, du passage et de la vie dans la Carreterie. Une ville attractive ne se construit pas seulement avec des travaux : elle se construit aussi avec les associations, les étudiants et les services qui font vivre les quartiers ».

    Une pétition en ligne demandant la réouverture a récolté une centaine de signatures.

    Pétition contre la fermeture sur change.org

  • Le plan de financement de la maison de santé des Mées adopté

    Le plan de financement de la maison de santé des Mées adopté

    La majorité municipale des Mées a présenté, mardi soir en conseil municipal, un dispositif de participation citoyenne qui a pour objectif de « prévenir la délinquance » et de « développer auprès des habitants de la commune une culture de la sécurité et de la remontée d’information ».

    Les habitants sont invités, à travers ce dispositif, à signaler des « événements suspects » ou des « situations anormales ». Ce que l’ancien maire et candidat aux municipales Frédéric Puech (PCF), désormais conseiller d’opposition, a considéré comme « subjectif ». Cela « peut mener à des signalements sur la base de préjugés », a-t-il déploré. Il s’est par ailleurs montré étonné de découvrir des critères « d’honorabilité » pour choisir les citoyens référents.

    L’opposition a également déploré la suppression d’un poste d’encadrement de chef de service au sein de la police municipale. La majorité a expliqué « supprimer un poste de catégorie B pour le remplacer par deux postes de catégorie C », avec la « volonté de renforcer les effectifs de police municipale » et de pallier deux départs.

    Lors du vote du plan de financement de la maison de santé, la majorité municipale a annoncé avoir obtenu « un certain nombre d’aides » : des fonds européens, du département et de l’ARS. La majorité a ainsi atteint « 73,96% de taux de financement ». « On est en train de voir avec la Région pour avoir des financements pour le matériel et les salles d’attente », a ajouté le maire, Max Eymard. Alors que le conseil municipal votait pour nommer la future structure « Maison de santé des Pénitents », Frédéric Puech a exprimé sa volonté de « féminiser les noms » et proposé de lui donner un nom de femme.

    Concernant le règlement du marché, également voté mardi soir, Frédéric Puech a exprimé le souhait de son groupe d’opposition de supprimer l’interdiction absolue de distribuer tout document ou tract dans le périmètre du marché.

    La majorité a par ailleurs proposé de régulariser la situation des animateurs, notamment mineurs, qui travaillaient pour certains « 50 heures par semaine », selon la majorité. « Heureusement que l’inspection du travail ne nous est pas tombée sur le dos », a lancé le premier adjoint au maire, Philippe Lehoux.

  • À Avignon, un premier bilan mobilités dépourvu de « bon sens »

    À Avignon, un premier bilan mobilités dépourvu de « bon sens »

    Presque six mois après l’accession d’Olivier Galzi (DVD) à l’hôtel de ville d’Avignon puis à la présidence du Grand Avignon, son opposition commence à dresser un premier bilan. Après le conseiller départemental écologiste Samir Allel il y a dix jours, ce mardi, un autre élu de gauche du Département, Fabrice Tocabens (PS), adresse « un zéro pointé » au nouveau maire. Celui qui est aussi conseiller municipal d’opposition reste surtout attentif aux mobilités, délégation qu’il exerçait lors du mandat précédent de Cécile Helle.

    Il s’inquiète d’abord de ne voir « aucune prise de parole ou discours de la nouvelle majorité sur l’environnement et le réchauffement climatique, dont on sent bien que ce n’est pas une priorité, par pur populisme, alors que l’on n’est pas tous égaux face à ce problème », expose Fabrice Tocabens, après un été caniculaire et un frein tiré par la Ville sur la végétalisation des cours d’écoles sur fond de disette financière. Mais l’ancien adjoint concentre son propos sur les mobilités, une des trois priorités d’Olivier Galzi.

    « La seule chose qu’il fait contre le réchauffement climatique, c’est de brasser beaucoup d’air », ironise Fabrice Tocabens. Là aussi, il regrette l’absence « d’une prise de parole pour donner une vision sur l’organisation des transports, on n’a rien entendu sur le prolongement du tramway, des chrono bus ou du Serm [RER métropolitain] ». Des solutions, face notamment à la hausse du carburant, montrant que « le bon sens est de notre côté », image l’élu avignonnais. Fabrice Tocabens, qui plaide pour prolonger le tram jusqu’aux allées de l’Oulle comme initialement prévu ou développer les chrono bus côté gardois, redoute une hausse des tarifs des transports baissés il y a 4 ans : « Ce serait une folie alors qu’il faut développer le réseau, surtout hors Avignon. »

    Réorienter les crédits de

    la LEO vers les pompiers

    La voiture renvoie aussi au plan Faubourgs, détricoté par Olivier Galzi depuis la fin mai. « Un grand pas en arrière gigantesque sans concertation », dénonce Fabrice Tocabens, un des artisans de cette refonte de la circulation entre centre-ville et la Rocade. « Aujourd’hui, on assiste au retour du transit de personnes seules au volant qui traversent des routes et quartiers qui ne sont pas faits pour accueillir tout ce trafic », constate-t-il, las de revoir enkystée à certaines heures l’avenue Monclar.

    Enfin, voiture toujours, Fabrice Tocabens reste vivement opposé à la LEO. Comme nous l’écrivions il y a une semaine, sa relance est au point mort « car il n’y a pas un rond ». « Elle ne se fera jamais car elle ne correspond plus aux attentes, il faut arrêter de faire miroiter aux Avignonnais des choses qui ne se feront pas », accuse-t-il. Avec sa casquette de conseiller départemental, il propose au CD 84, prêt à financer la LEO à hauteur de 20 millions d’euros, de flécher ces crédits ailleurs : « Une partie pour enfin réaliser le barreau de Rognonas, qui détournerait beaucoup de poids lourds. Et, surtout, qu’une grande majorité serve à investir au profit de nos pompiers. »

  • Après la crise, la Métropole face à son mur financier

    Après la crise, la Métropole face à son mur financier

    Cinq jours après le blocage métropolitain sur les coupes dans la dotation de solidarité aux communes et l’adoption d’une modification budgétaire insincère (notre édition du 11/09), les élus se retrouvaient ce mardi matin, à Aix-en-Provence, en plus petit comité, pour un état des lieux des perspectives financières de l’intercommunalité. En plein flou avant la saisine annoncée de la Chambre régionale des comptes, l’institution doit en effet toujours s’accorder sur un pacte financier et fiscal pour les six prochaines années. En clair, tracer une trajectoire sur les dépenses, les recettes, les investissements de la Métropole, ainsi que ses relations financières avec les communes qui la composent.

    Le précédent pacte, déjà, avait été adopté aux forceps le 15 décembre 2022, sous la menace du veto marseillais, et avait alors abouti à la création de cette dotation de solidarité communautaire avec, aujourd’hui, 45 millions d’euros pour Marseille. Un compromis que le dérapage financier de la Métropole fait aujourd’hui voler en éclats. La réunion de ce mardi posait le défi de ce nouveau pacte, présenté par le cabinet de conseil Michel Klopfer. « Ils nous ont montré le mur que nous avons devant nous, raconte l’adjoint marseillais aux finances, Joël Canicave (PS). Dans tous les cas de figure, il y a 500 millions d’euros à trouver sur le mandat. »

    Les débats pour octobre

    Plusieurs grands scénarios sont posés sur la table pour un retour à une trajectoire financière « la plus vertueuse possible » dès 2027 ou davantage vers la fin du mandat, présente l’argentier de la Métropole, David Ytier (LR). De quoi influencer les besoins budgétaires pour l’année à venir, avec une fourchette qui va de 140 millions à 300 millions d’euros à trouver. « Mais il y a encore des inconnues et l’année 2027 est complexe, nous attendons des décisions pas réjouissantes de la loi de finances », pointe David Ytier. Si 26 millions d’impôts sur les entreprises (dont 7 millions d’exonérations supprimées) ont été votés pour l’année à venir par l’hémicycle métropolitain, l’échec du vote sur des coupes de 53 millions d’euros dans les dotations aux communes risque encore de peser, selon les préconisations encore incertaines des magistrats financiers. Ce qui pourrait « rendre une augmentation d’impôts inévitable », reconnaît le vice-président.

    Alors, logiquement, le psychodrame de la séance du 10 septembre s’est discrètement invité dans le huis clos aixois. « Il y avait un peu, dans nos échanges, une séance de psy post-traumatisme », reconnaît David Ytier, avec « une incompréhension forte de part et d’autre ». Des interventions « à fleurets mouchetés », complète Joël Canicave. Mais de chaque côté, on réitère surtout l’envie de travailler ensemble après cette séance essentiellement technique et « austère ». Les débats auront le temps de monter : dix autres rencontres sont prévues avant la présentation du futur pacte au début de l’année. Avec dans deux semaines la question des flux financiers vers les communes, et dans un mois, celle des transports métropolitains.

  • Amine Kessaci prêt à quitter la présidence de Marseille Habitat

    Amine Kessaci prêt à quitter la présidence de Marseille Habitat

    à la sortie de la salle vitrée du conseil d’administration de Marseille Habitat, Amine Kessaci le concède : « Ce n’est pas un moment très joyeux que de voir ses collègues voter contre nous. » Ce mardi après-midi, le très jeune président (EELV) du bailleur social de la Ville a essuyé un double camouflet, avec le refus des cinq autres élus marseillais (parmi les onze administrateurs) qui siègent dans l’instance d’approuver la nomination d’une nouvelle directrice générale, puis, dans la foulée, de laisser Amine Kessaci assurer lui-même l’intérim à cette fonction.

    Deux mois après l’éviction de l’ancien directeur général, Frédéric Pâris, la municipalité n’a en effet découvert que vendredi, au moment de l’envoi de l’ordre du jour du conseil d’administration, le profil de celle qui avait été sélectionnée pour lui succéder : l’ancienne directrice juridique de 13 Habitat. De quoi susciter des inquiétudes au sein de l’hôtel de ville, alors que le bailleur social du Département des Bouches-du-Rhône était pris dans une tourmente judiciaire. Malgré tout, le quatrième adjoint au maire a décidé de maintenir une candidature qu’il savait vouée à l’échec, et pour laquelle il a été le seul à voter favorablement.

    « Ce profil m’a été présenté par un cabinet de recrutement indépendant, qui a mené plus de 89 études sur des candidatures », défend Amine Kessaci, qui indique avoir agi « en conscience ». « Le jury de recrutement que nous avions réuni, la semaine dernière, n’avait soumis aucune alerte sur cette candidate, j’ai moi-même vérifié chacun des points », assure-t-il.

    « Aux côtés du maire »

    Alors, face à la presse présente à l’issue de la séance, il annonce : « Je tire les conséquences de cet échec au conseil d’administration et je présenterai dès ce soir au maire de Marseille ma démission de Marseille Habitat. Ce sera à lui seul de décider s’il l’accepte ou non. » Déclaration qu’il n’avait pas présentée dans le huis clos du conseil. « Je continuerai mon travail à Marseille, aux côtés du maire Benoît Payan », promet-il.

    En début de soirée, la municipalité phocéenne indiquait cependant que ni le maire, ni le conseil d’administration de Marseille Habitat n’avaient reçu « aucune démission formelle ». « Au vu de la situation délicate, des choix et des déclarations d’Amine Kessaci cet après-midi, un entretien avec le maire sera programmé la semaine prochaine pour évoquer sa proposition de démission et l’avenir du bailleur, dont le bon fonctionnement et la poursuite des projets sont la priorité de la municipalité », indique la Ville par communiqué. Tandis que le jeune militant contre le narcotrafic regrettait de ne pouvoir parler de la rénovation de 169 logements à la Paternelle, le bailleur doit aussi mener à bien sa recapitalisation. Quant aux agents, le syndicat CFTC discute d’une possible mobilisation en soutien au président de Marseille Habitat.

  • Le service militaire sous l’héritage de la Résistance

    Le service militaire sous l’héritage de la Résistance

    Le nom d’Henri Fertet, Résistant fusillé en 1943 alors qu’il n’avait que 16 ans, a été attribué par le président de la République, Emmanuel Macron, à la première promotion du nouveau service national militaire, ce mardi 15 septembre, à Orange.

    Le premier d’une longue série de « baptêmes ». Il a en effet été décidé que chaque promotion de ce service national porterait désormais le nom de l’un des 1 038 « compagnons de la Libération ». « Militaires, civils, venus de tous les horizons, illustres comme anonymes, ils avaient fait le choix de la France et de la liberté, le choix de servir plutôt que subir », a expliqué le Président.

    C’est sur la place d’armes de la base aérienne 115, devant les cent premiers volontaires du dispositif, que l’annonce a été faite. D’ici à la fin de l’année, ils seront au total 300 volontaires à la Cité des Princes. 300 autres sont attendus sur la base aérienne d’Évreux (Eure), avec un objectif de 10 000 volontaires d’ici à 2030.

    Ingénieur et architecte

    « Votre époque n’est pas la sienne, votre mission ne sera pas la sienne, mais le choix qu’il fit, celui de servir la France et de défendre sa liberté, fait écho à votre engagement », a déclaré Emmanuel Macron lors de son discours, après une Marseillaise et après avoir salué les quelques centaines de militaires présents. « Henri Fertet écrivait : “Je veux une France libre et des Français heureux”. Des mots simples qui nous rappellent que si la liberté est le legs des générations qui nous ont précédés, il nous revient de la préserver, cultiver et propager. La liberté n’a de sens que dans la mesure où elle offre à chacun de vivre, d’espérer, de construire son avenir », a poursuivi le chef de l’État.

    Pour le porte-parole de l’armée, le colonel David Pappalardo, le lien avec la Résistance s’explique avant tout par le fait que « les jeunes sont mus par cette même motivation » qu’Henri Fertet, même si « le contexte est différent ». Il évoque ainsi un contexte géopolitique « qui ne manque pas d’actualité chaude, que ce soit sur le front Est de l’Alliance nord atlantique ou au Proche et Moyen-Orient ». Toutefois, il insiste sur la nécessité de « décorréler de cet engagement, qui est vraiment citoyen », de ces tensions internationales.

    Lors de sa visite, le Président a assisté à différents ateliers destinés à illustrer les entraînements quotidiens de la formation initiale des participants. Au programme : un « atelier de combat » avec des séquences de combat rapproché utilisant des armes factices, suivi d’exercices de montage et de démontage de fusils d’assaut, puis d’une séance de marche au pas.

    Parmi les volontaires figurent des profils variés, dont 38% de femmes à ce jour. L’aviateur Marius, 25 ans, et l’aviatrice Marie, 23 ans, présentés à plusieurs journalistes, font partie de ceux disposant d’un haut niveau d’études. Le premier est étudiant à l’Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace de Toulouse. Pour lui, ce service national tient en quelque sorte lieu de stage, puisqu’il lui « permet de démarrer des processus d’habilitation qui seraient intéressants dans la suite d’un parcours professionnel ». Il ajoute envisager de rester réserviste à l’issue de ces dix mois de service, avant d’étudier d’autres opportunités. Marie est originaire de l’île de la Réunion et sort tout juste d’un master 2 en architecture bioclimatique. Elle devrait intégrer le service d’infrastructure de la Défense. « Ce qui m’a motivée, c’est de pouvoir travailler dans mon domaine d’études », précise-t-elle, avant d’ajouter qu’intégrer l’armée était son rêve.

    « Servir
    la France fait écho à votre engagement »

  • Amine Kessaci va présenter sa démission de la présidence de Marseille Habitat

    Amine Kessaci va présenter sa démission de la présidence de Marseille Habitat

    «Je tire les conséquences de cet échec au conseil d’administration et je présenterai dès ce soir au maire de Marseille ma démission de Marseille Habitat», a annoncé à la presse l’adjoint (EELV) Amine Kessaci, président du bailleur social de la Ville, ce mardi après-midi. Lors de la courte séance, il avait été le seul à voter en faveur de la candidate retenue pour remplacer l’ex-directeur général Frédéric Pâris, révoqué le 7 juillet dernier. Les cinq autres administrateurs de la municipalité ont tous votés contre la candidature de la directrice juridique du bailleur départemental 13 Habitat.

    «Cette candidature m’a été présentée par un cabinet de recrutement indépendant qui a mené plus de 89 études sur des candidatures», défendait le jeune président, balayant toute alerte sur son profil. Il a lui-même proposé sans succès de cumuler les fonctions de directeur général par interim, «ce qui a été fait dans l’histoire de Marseille Habitat à plusieurs reprises et ce qui viendrait faire économiser 100 000 euros de salaires», expliquait-il, ne réclamant ni indemnité ni véhicule de fonction. Et de rappeler le travail réalisé pour rénover les logements de la Paternelle, «prisonniers de ce système de la narcocratie».

    «Les représentants de la Ville ont donné leur position, qui est celle du maire», se bornait à commenter parmi les élus municipaux Patrick Amico (GRS) à l’issue du conseil d’administration, lors duquel Amine Kessaci n’a pas évoqué sa démission. «La Ville prend acte de la demande de démission», indique de son côté la municipalité.

  • Petite enfance et rénovation de l’école Victor-Hugo au menu du conseil municipal de Port-de-Bouc

    Petite enfance et rénovation de l’école Victor-Hugo au menu du conseil municipal de Port-de-Bouc

    C’est un transfert qui avait fait parler avant l’été. Ce mercredi 16 septembre, les élus du conseil municipal de Port-de-Bouc voteront une délibération pour que la halte-garderie Odette-Menot, située aux Aigues-Douces, soit redéployée au sein du multi-accueil collectif (MAC) Paulette Rambaldi.

    Derrière cette décision, il y a un constat : le nombre d’inscriptions enregistrées en juin pour la rentrée (environ dix familles) était insuffisant pour maintenir la structure municipale ouverte telle quelle. Cette baisse de fréquentation était observée « depuis plusieurs années consécutives », avait expliqué le maire Laurent Belsola (PCF), notamment due à « un ralentissement démographique et à une forme de garde qui n’est plus adaptée aux besoins ». La halte-garderie Odette-Menot ne fournissait pas de pause méridienne. Le MAC Rambaldi permet quant à lui à un collectif d’assistantes maternelles de garder 20 à 25 enfants
    toute la journée sans
    interruption.

    Concours pour la maternelle Victor-Hugo

    Pour le reste, cette séance de rentrée ne devrait pas s’éterniser : 21 points sont à l’ordre du jour. Les élus auront notamment à désigner les membres du jury de la procédure de concours de maîtrise d’œuvre sur esquisse engagée par la Ville de Port-de-Bouc dans le cadre de la réhabilitation de l’école maternelle Victor-Hugo ainsi que la démolition et de la reconstruction de la cantine, qui s’inscrivent dans le Nouveau programme national de renouvellement urbain des quartiers de la Presqu’île et des Comtes-Tassy.