Category: politique

  • Joseph Minniti confirme être candidat à sa succession à La Seyne-sur-Mer

    Joseph Minniti confirme être candidat à sa succession à La Seyne-sur-Mer

    Son âge lui avait permis, en mai dernier, de prendre la succession de Nathalie Bicais, dont il était le premier adjoint, au terme d’un scrutin fermé au conseil municipal qui n’avait pas pu le départager de l’autre candidat, Jean-Pierre Colin. Et ses 82 printemps ne l’empêcheront pas de proposer sa candidature pour poursuivre son action en mars prochain. Après avoir pourtant annoncé, lors de son élection, qu’il n’irait pas plus loin que ce mandat d’intérim, Joseph « Jo » Minniti a changé d’avis, poussé par les leaders républicains du département – Jean-Louis Masson, président du conseil départemental, et François de Canson, vice-président de la région Sud, en tête -, et par les maires des communes alentour, qui voient en lui l’homme qui a su « apaiser le débat au conseil municipal, où les séances étaient très agitées. On est pourtant dans une période préélectorale, mais le dernier conseil s’est déroulé dans une ambiance constructive », se félicite-t-il.

    Les volte-face de Pontone et Onteniente

    S’il affirme pourtant ne pas être en campagne et se consacrer à l’action municipale, Jo Minniti s’appuie sur 14 membres de la majorité élue en 2020, modelée au fil du mandat puis scindée en deux suite aux déboires de Nathalie Bicais. En son sein, Lydie Onteniente et Ludovic Pontone, qui avaient fait allégeance à Jean-Pierre Colin – lui aussi candidat – en mai dernier. « Ce choix n’était pas contre M. le Maire, nous voulions sortir d’un système qui ne nous convenait plus, sur les plans humain et politique. Ce temps nous a permis de voir un apaisement, de nouvelles façons de travailler, une vraie rupture », justifie Lydie Onteniente, qui avait elle-même brigué l’investiture LR en juillet.

    Les deux conseillers départementaux veulent définitivement tourner la page Bicais : « Les décisions revenaient à la maire. Là, c’est facile de travailler avec un maire qu’on peut avoir en direct. On a des discussions, il n’y a plus cette façon de faire où on était de côté », soutient Ludovic Pontone. Cela implique aussi une rupture avec certains ex-colistiers, aujourd’hui aux côtés de Jean-Pierre Colin, ou faisant cavalier seul comme Cheikh Mansour, investi par Horizons, soutenu par Basma Bouchkara et Stéphane Lancelotta, élus à gauche en 2020 : « En tant que présidente de la commission départementale d’action sociale, et lui chargé de la politique de sécurité de la ville, ça a été très compliqué de travailler avec lui, avec des personnes fermées, pas à l’écoute des Seynois en situation de précarité. Il a une délégation sur le handicap, je ne l’ai jamais vu sortir une résolution. Il ne connaît pas les valeurs que doit avoir un élu », pointe Lydie Onteniente. Voilà qui promet de prochaines semaines animées, avec pas moins de huit listes candidates à la mairie (trois à gauche, quatre à droite, une à l’extrême droite).

  • À Bouc-Bel-Air, Bruno Aubry conduira un projet « transpartisan » pour les municipales

    À Bouc-Bel-Air, Bruno Aubry conduira un projet « transpartisan » pour les municipales

    « Le politique, je l’ai décortiqué dans ce qu’il a de noble et dans ce qu’il a de plus vil (…) puis j’ai été souffleur de mots en étant dans la relation presse. Il ne me restait plus qu’un troisième rôle dans ce scénario, c’est d’être acteur », résume Bruno Aubry. Longtemps journaliste, enseignant, passé par les relations presse, ce soixantenaire qui a longtemps été « observateur du spectacle » politique décide d’être l’un des personnages de la pièce en se déclarant candidat pour les élections municipales, à la tête de Vivre Mieux, liste écocitoyenne et transpartisane. Mais sa carte de presse garde pour autant un atout : « Pour être journaliste, y compris pour avoir une carte de presse on me demande un casier judiciaire vierge », glisse Aubry. Parmi les 33 colistiers du groupe, huit sont encartés et « représentent cinq partis différents » et compte parmi sa composition les conseillers municipaux d’opposition Geneviève Martin et Saïd Achache, membres du groupe Pour que vive Bouc-Bel-Air. Mais qu’importe la palette de partis, estime le candidat, tant que l’engagement reste. Seules les extrêmes, droite notamment, ne sont pas bienvenues. « On s’est dit transpartisans : c’est un intérêt communal et un projet écocitoyen », précise Bruno Aubry, seul candidat à n’avoir jamais siégé au conseil municipal. A contrario d’Hervé Plisson (Printemps Boucain), Mathieu Piétri, maire sortant (SE) élu en juin après la démission de Richard Mallié (LR) et Mathieu Morateur (Bouc-Bel-Air à de l’Avenir) adjoint de la majorité en 2014.

    Raison pour laquelle le candidat a été l’un des premiers à lancer sa campagne et commencer au plus tôt le travail dans un local de la Gratiane, sur le centre commercial éponyme, qui sera inauguré ce samedi.

    Parmi les projets prioritaires : le retour des agriculteurs dans la commune, la réorganisation des transports et de la mobilité douce, la revitalisation du centre-ville, la valorisation du château, la maîtrise de l’urbanisme, la mise en circuit d’une caisse sociale d’alimentation… Autant de projets qui devront être pensés avec les notions de « transversalité et transition » en caisse de fond. « Les enjeux qui travaillent la commune sont beaucoup plus importants que celle d’une ville de 15 000 habitants. Sa situation géographique au cœur de la Métropole lui donne des responsabilités et des atouts », résume le candidat qui estime qu’« il nous appartient d’ouvrir un nouveau cycle. Mallié est dans le paysage politique depuis 1983. C’est cette page-là qu’on tourne ».

  • [Entretien] Catherine Pila : « Il n’y a pas eu de rapprochement avec le RN »

    [Entretien] Catherine Pila : « Il n’y a pas eu de rapprochement avec le RN »

    La Marseillaise : Qu’a pu apporter votre groupe dans ce mandat ?

    Catherine Pila : Ce 15 décembre, c’était l’anniversaire funeste de la démocratie, la date à laquelle Michèle Rubirola, qui avait été élue, a choisi de démissionner. Elle a été empêchée dans sa mission par Benoît Payan, qui non seulement voulait la place, mais a réussi à lui prendre. Cinq ans après, on fait un constat, nous avons eu des victoires : toujours dénoncer ce que nous avons eu à dénoncer, à trouver notre place, notre légitimité. Des Marseillais dans la rue nous remercient pour notre travail d’opposition. Mais notre première victoire, grâce à Pierre Robin, c’est d’avoir réussi à faire retoquer par deux fois le budget de la ville. Ce n’était jamais arrivé, nous avons démontré l’amateurisme de Benoît Payan et son équipe.

    Renaud Muselier en 2023 reprochait à votre opposition de n’être pas assez offensive…

    C. P. : Il voulait qu’on parle d’une seule et même voix, mais un groupe est composé d’individus, certains qui travaillent dans l’ombre, d’autres qui veulent se montrer. Notre but a été de s’opposer, sur des sujets clivants pour certains. Nous avons démontré que le conseil municipal n’était pas univoque. Nous n’avons pas démérité, cela a déplu au maire qui nous a coupé le micro à plusieurs reprises. Sa seule réponse, c’était taisez-vous, vous n’avez rien fait pendant vingt-cinq ans. Mais des personnes dans notre groupe venaient de la société civile, qui ont amené quelque chose au débat.

    Votre groupe a été marqué par les départs, vers la gauche, le centre ou le RN. Il était tiraillé par ses contradictions ?

    C. P. : Moi j’ai une conviction, c’est que nous avons tous été élus grâce à Martine Vassal. Quand on a été élu grâce à quelqu’un, on doit rester fidèle, ou démissionner. Certains ont fait le choix d’une aventure personnelle, pour aller à la gamelle, à qui le maire a confié de petites responsabilités. Ils n’attirent pas mon respect. On verra quelle place le maire leur réserve sur la liste. Sur le groupe de Lionel Royer-Perreaut, ayant annoncé qu’il souhaitait mettre fin à sa carrière politique, il était normal que les quatre élus partis avec lui, toujours dans notre groupe au conseil métropolitain, reviennent dans le giron.

    Martine Vassal a dû clarifier sa position vis-à-vis du RN, mais on a vu dans ce mandat des liaisons dangereuses de votre groupe avec l’extrême droite, sur les votes pour SOS Méditerranée, l’aide aux civils palestiniens…

    C. P. : Il n’y a pas de rapprochement, nous sommes là pour défendre les valeurs qui sont les nôtres. Nous avons des personnes de droite très affirmée dans notre groupe qui ont une rectitude par rapport au parti, mais elles n’ont jamais franchi les barrières. Le seul, c’est Jean-Baptiste Rivoallan, pour une aventure personnelle. Quand on n’a pas voté l’aide à l’Unrwa, c’était contre l’Unrwa elle-même, qui cachait dans ses couloirs des terroristes du Hamas, nous l’avons voté pour l’Unicef [une majorité à droite a refusé de le faire en juin, Ndlr]. Il était normal d’aider les enfants de Gaza, au même titre que les enfants d’Israël. SOS Méditerranée, on la voit comme une association qui encourage les passeurs. Si on n’aide pas les personnes en mer, peut-être que les passeurs vont restreindre leurs prétentions, le but n’est pas de laisser mourir des personnes en mer. Mais nous ne sommes pas d’une droite excluante comme le RN.

    Quand Guy Tessier cite Céline pour s’opposer à la dénomination de l’école Simone de Beauvoir, il n’y a pas une ligne rouge franchie ?

    C. P. : Je ne pense pas. C’est un homme érudit, il s’est beaucoup renseigné. On n’imaginait pas que Simone de Beauvoir ait pu tenir des propos excessifs. Citer Céline seul, cela aurait pu m’interpeller. Mais citer Céline en mettant en parallèle ce que Simone de Beauvoir a pu dire sur la sexualité des enfants, ce n’est pas quelque chose qui me choque.

  • Un collectif issu de la majorité du Printemps marseillais entre en lice

    Un collectif issu de la majorité du Printemps marseillais entre en lice

    Le collectif « Ambition citoyenne » a officiellement annoncé lundi sa candidature dans les 13e et 14e arrondissements. « Cette démarche s’inscrit dans une volonté claire : redonner ses lettres de noblesse à la politique, en la rendant à celles et ceux qui la vivent et souvent la subissent au quotidien. Une politique faite par les Marseillais, pour les Marseillais », indique un communiqué.

    Le texte du collectif mené notamment par Sami Benfers, membre de la majorité du Printemps marseillais, n’exclut pas d’élargir cette dynamique à l’échelle de la ville. L’attaque peut paraître sévère contre la majorité de gauche.

    « Notre démarche est simple et saine, le Printemps a fait des bonnes choses mais il lui manque un volet de ces territoires et de leurs franges populaires », promet l’élu. « Les 13-14 sont très emblématiques de la ville, on se prétend humblement la pièce manquante. » Un territoire qui a notamment fourni à l’extrême droite un maire devenu sénateur, deux conseillers départementaux, une députée… et ou le risque RN est grand. « On nous accuse de faire la part belle au RN mais ce sont les mécanismes d’appareils qui le font. On ne peut pas améliorer ces territoires en excluant des postes décisionnels ceux qui portent leur voix et les font », martèle Benfers, se défendant de toute arrière-pensée. « Ce n’est pas en prévision d’une quelconque alliance et Benoît Payan est le meilleur candidat. On ne peut juste pas cautionner un système qu’on trouve incomplet. »

  • Hassen Hammou condamné

    Hassen Hammou condamné

    La sanction est tombée, sèche et brutale, ce mardi. Reconnu coupable de « corruption de mineur par un moyen électronique », Hassen Hammou a été condamné en première instance par le tribunal judiciaire de Marseille à 15 mois de prison assorti d’un sursis simple, à une inscription au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles et à une interdiction d’exercer une activité professionnelle en contact avec les mineurs pour une durée de trois ans.

    Lors de l’audience à huis clos, le 13 novembre, 18 mois de prison avec sursis probatoire avaient été requis à son encontre. « On avait senti que le tribunal avait peut-être une lecture incomplète du dossier, on a essayé de rééquilibrer les choses », explique Me Richeboeuf, son avocat à l’issue de l’audience, indiquant qu’un appel allait être formé et que son client restait « pour l’heure totalement innocent ». Me Cyril Amar a, lui, salué « un délibéré courageux qui démontre la gravité des faits », et reconnaît son client comme « une victime ».

    Hassen Hammou avait été désigné chef de fil des Écologistes pour les municipales à Marseille le 14 octobre, la veille de la révélation de cette affaire. Lui explique être tombé dans un traquenard en juin 2024, après avoir pris contact sur internet avec deux personnes qu’il pensait être un homme et une femme majeurs.

    Il s’était mis en retrait, avant d’être suspendu à titre conservatoire par son parti, le 17 octobre. Alors qu’un conseil disciplinaire doit se tenir en interne, Hassen Hammou « n’a plus sa place chez Les Écologistes », indique le bureau exécutif d’EELV dans un communiqué.

  • Un président les mains presque vides

    Un président les mains presque vides

    Un mois après l’assassinat de Mehdi Kessaci, le président de la République était particulièrement attendu à Marseille ce mardi, pour apporter des réponses face aux menaces du narcotrafic. Mais à l’issue de cette visite marathon, il n’aura guère sorti de ses poches qu’une seule nouvelle proposition, celle de sanctionner toujours plus durement les consommateurs de drogue avec une amende forfaitaire délictuelle passant de 200 à 500 euros. Déroulant pour le reste les actions déjà lancées dans le cadre du plan Marseille en grand.

    Taper le portefeuille

    « Nous avons tous une pensée pour la famille de Mehdi Kessaci après le drame qui s’est passé », a commencé Emmanuel Macron au cœur de l’entrepôt solidaire de la CMA CGM, à la Joliette, après s’être recueilli sur la tombe du jeune homme en présence de sa famille. « On avait déjà commencé le combat, et je vais tenir les engagements que j’ai pris », assure il au milieu des cartons d’aide humanitaire, entouré par quelque deux cent personnalités triées sur le volet pour un « Face aux lecteurs » de La Provence. Il énumère la création de l’Office anti-stupéfiants (Ofast), les renforts de police à Marseille avec 300 policiers en plus depuis 2021, l’arrivée de nouveaux magistrats. « Nous avons diminué par deux le nombre de points de deal physiques, je sais que c’est dur à entendre, mais on ne lâche rien », assène-t-il. Et d’annoncer le passage à une deuxième étape, après l’adoption de la loi narcotrafic au mois de juin. Le parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco) sera installé le 5 janvier, à Paris malgré les demandes des élus marseillais, les initiatives diplomatiques se poursuivront dans les prochains jours pour pouvoir arrêter les têtes de réseau à l’étranger tandis que l’action continue à l’échelon européen pour peser sur des réseaux sociaux de plus en plus mêlés au narcotrafic, des ventes en ligne à l’embauche des petites mains, jusqu’aux images des exécutions. « On ne doit rien lâcher, on doit pilonner », insiste Emmanuel Macron.

    Mais c’est face aux consommateurs qu’il durcit le ton. « Rien de tout ça n’arriverait s’il n’y avait pas des gens qui achètent de la cocaïne, du hash, lâche-t-il. Moi j’en ai ras-le-bol d’avoir des jeunes qu’on pleure et dans d’autres quartiers des gens qui considèrent que c’est festif d’acheter de la drogue. » Et donc d’annoncer cette hausse de l’amende forfaitaire délictuelle. « Il faut taper au portefeuille ceux qui consomment », défend-il, promettant une nouvelle campagne de communication.

    Mais au milieu de l’entrepôt glacial, il reste sourd aux interpellations des acteurs du terrain. « On voit les budgets des services publics diminuer drastiquement, les centres sociaux, les missions locales qui sont une part essentielle de la lutte contre le trafic perdre beaucoup », alertait Fadella Ouidef, de l’association culturelle Busserine, rappelant les coupes de la Métropole et de la Région. « L’État ne peut pas se substituer aux associations, c’est à vos collectivités de le faire », balaie Emmanuel Macron. Le plan Marseille en grand, répète-t-il, avec ses trois milliards d’euros de l’État déjà engagés, « est un plan qui n’a pas d’équivalent ailleurs ».

    « L’amende, c’est un pansement sur une jambe de bois, lâche de son côté l’éducateur spécialisé Mohamed Benmeddour à la sortie des échanges. Un jeune au chômage, qu’est-ce que vous voulez qu’il en ait à foutre ? » Et de témoigner : « Ces jeunes, ils se disent que ce qui va les sortir de la misère sociale, c’est le narcotrafic. Tu vas pouvoir dealer 6 mois puis acheter un commerce. »

    « On n’arrive pas à suivre »

    Les chantiers promis par l’Élysée sont pourtant bien sortis de terre, et le président de la République tour à tour s’est rendu au nouveau commissariat des 13e et 14e arrondissements (13,5 millions d’euros), puis à l’extension du centre pénitentiaire des Baumettes 3 (92 millions d’euros). Des avancées saluées par les agents concernés. Mais malgré tout, le désarmement des services publics s’y fait aussi sentir. « Il nous manque du matériel, des balises, expose une capitaine de l’Ofast. On doit prioriser des dossiers, c’est compliqué au quotidien. On n’arrive pas à suivre la grande criminalité. » « On retrouve une situation équilibrée, mais il y a un déficit de personnels, reconnaît de son côté le chef d’établissement des Baumettes, Jean-Marie Landais. On espère récupérer des sorties d’école en mai pour avoir des effectifs complets. » Le président, lui, écoute, puis part. Sans que la presse ne puisse lui poser de questions.

    Et aussi

    Feu vert pour la rénovation des copropriétés dégradées

    C’est en fin de journée, sur le chantier de construction de la nouvelle gare Saint-Charles souterraine, que le président de la République a annoncé que les quatre opérations marseillaises d’intérêt national de requalification des copropriétés dégradée ont obtenu le feu vert du Conseil d’État. « On sait que c’est une des choses les pires en matière de rénovation urbaines, partageait Emmanuel Macron. Quand on a plein de copropriétaires, on n’arrive pas à avancer. » De quoi déroger au droit commun pour rénover les 2 450 logements des Rosiers (14e), de Consolat (15e), du Mail (14e) et de la Maurelette (15e). Quant aux transports, la présidente (DVD) de la Métropole Martine Vassal se félicitait d’avoir déjà consommé le milliard d’euros de subventions : « Tout ce que j’espère, c’est que prochainement nous allons pouvoir renouveler ce contrat. »

    Une loi pour une majorité numérique en janvier

    À l’occasion de son tour de France de la presse quotidienne régionale imposé aux grands éditeurs par l’Élysée, le président de la République a répété, comme lors des précédents rendez-vous, son souhait : « L’idée, c’est d’arriver au début de l’année prochaine avec un texte qui définit la majorité numérique à 16 ans. » C’est qu’il a fait le constat, après des rencontres répétées auprès des propriétaires des réseaux sociaux, que « ceux qui produisent ces contenus ne sont pas intéressés par la santé mentale des jeunes, pour eux, ce ne sont que des produits ». Résolu à pousser au niveau européen pour faciliter la censure de contenus mensongers susceptibles de créer des troubles à l’ordre public, il ne rappelle que par un mot, à la fin, les besoins de trouver un modèle économique pour la presse, après les travaux des états généraux de l’information. Plus intéressé pour débrider la législation sur l’IA.

  • La Région Sud promet 500 millions pour la Défense et la sécurité

    La Région Sud promet 500 millions pour la Défense et la sécurité

    En partenariat avec le ministère des Armées et des anciens combattant, la Région Sud a lancé mardi en grande pompe l’Opération d’intérêt régional (OIR) Défense et Sécurité. Celle-ci s’articule autour de 7 priorités et de 50 actions déjà identifiées, qui doivent être rendues possible grâce à la mobilisation de 500 millions d’euros d’ici la fin du mandat.

    Une initiative qui s’inscrit dans la dynamique sécuritaire et militariste de la collectivité, entamée le 27 mars par Renaud Muselier (Ren.), président de la Région Sud, qui organisait alors une « agora de l’économie de défense ». « Avec cette OIR, la Région ne change pas de cadre, elle accélère. Elle met de la méthode, des moyens, de la clarté politique au service de la défense nationale, au service de la sécurité française, au service de la souveraineté de notre territoire et de la France », a lancé mardi Renaud Muselier, après avoir rappelé la place de choix qu’occupe PACA dans l’écosystème de la défense nationale, identifié comme « la première région militaire de France ». Yves Metayer, officier général de la zone de défense et de sécurité Sud, a quant à lui vivement soutenu la démarche initiée par la collectivité, la qualifiant de « formidable opportunité » pour « capitaliser sur les atouts de la Région Sud, terre de défense historique ».

    Renaud Muselier s’inscrit dans la ligne d’Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne, qui le 4 mars a lancé le plan ReArm Europe, promettant la mobilisation de 800 milliards d’euros dans les prochaines années pour renforcer la structure de défense européenne. Et dans celle du président de la République qui promet à la France « une économie de guerre ». Yves Metayer voit ces investissements militaires massifs de la Région comme une indispensable réponse au « contexte géopolitique instable ». « A l’heure où l’évolution du contexte stratégique impose d’accélérer la transformation de nos armées et notre industrie de Défense afin de les préparer aux engagements les plus durs, la synergie entre les différents acteurs conditionne directement le succès », a-t-il assuré. Alors, pour se préparer à toute éventualité, y compris à un potentiel « retour de la guerre », la Région entend, par cette OIR, soutenir la production d’équipement de défense, le développement de grandes infrastructures industrielles et d’entraînement des forces, l’innovation et la recherche, l’emploi dans le secteur mais aussi améliorer les moyens logistiques, de santé et de transport, augmenter les capacités de logement pour les forces et, enfin, permettre un « renforcement de l’esprit de défense ». Tout un programme.

  • Orange : le procès Bompard pourrait faire vaciller l’extrême droite

    Orange : le procès Bompard pourrait faire vaciller l’extrême droite

    La campagne des municipales de Yann Bompard n’a pas encore commencé et ne pourrait jamais finalement démarrer. Maire sortant d’Orange, l’édile d’extrême droite (Ligue du sud) est pressenti pour se représenter, une première sous son nom depuis qu’il a succédé il y a 4 ans à son père, Jacques, condamné pour prise illégale d’intérêts et rendu inéligible. Une sanction qui pourrait aussi échoir à son fils, ce vendredi à l’issue du procès qui s’ouvre ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Marseille. Yann Bompard est soupçonné d’emploi fictif lorsqu’il était assistant parlementaire de Marie-France Lorho, députée RN. Également conseillère municipale à Orange, elle siège dans l’opposition depuis qu’elle est brouillée avec le clan Bompard.

    Des faits qui démarrent au jour de l’élection comme maire de Yann Bompard, la justice estimant difficilement cumulable les fonctions de maire, conseiller départemental et donc d’assistant parlementaire. Il est poursuivi pour détournements de fonds publics au préjudice de l’Assemblée nationale. Un grief également porté à Marie-France Lorho qui risque plus gros : la députée est aussi poursuivie pour subornation de témoin, le parquet de Marseille disposant d’écoutes téléphoniques dans lesquelles elle dit à un autre collaborateur de « mentir aux enquêteurs sur la réalité de l’emploi ». Marie-France Lorho et Yann Bompard ont contesté toutes les accusations dès le début de l’enquête.

    « Trahisons » en plein conseil municipal

    En attendant le verdict de vendredi, les grandes manœuvres ont démarré au sein de l’extrême droite, en responsabilité depuis 30 ans à Orange. Il y a une semaine, prudent, le RN a investi comme candidat Jean-Dominique Artaud plutôt que Marie-France Lorho. Sauf que la tête de liste était jusque-là un discret conseiller municipal de la majorité Bompard. Au sein du RN 84, on a fait d’Orange une cible prioritaire, pariant sur la fin de l’ère Bompard. Un débouchage en forme « de trahison », a fulminé le lendemain de l’annonce, en conseil municipal, Yann Bompard. D’autant que, en pleine séance, deux autres élus de sa majorité ont aussi rejoint le banc du RN. Encore suspicieux, le maire a insisté auprès de son premier adjoint s’il le soutenait encore, ce dernier étant le beau-père de Jean-Dominique Artaud… « Il a pris une autre voie que la mienne », a répondu le premier adjoint, gêné aux entournures. « C’est une opération blanc bonnet et bonnet blanc », a ironisé Fabienne Haloui, élue (PCF) d’opposition.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski : lutte contre le narcotrafic, effectifs de police, ligne THT, avenir industriel, logement social, transports, plan Marseille en grand…

    À vous la parole ⬇️

  • Diffamation : Hervé Granier, maire (LR) de Gardanne, obtient gain de cause

    Diffamation : Hervé Granier, maire (LR) de Gardanne, obtient gain de cause

    Seul Hervé Rigaud se tenait à la barre du tribunal correctionnel d’Aix. L’ancien conseiller municipal d’opposition et actuel soutien de Jean-Marc La Piana a été reconnu coupable, ce lundi, de diffamation à l’encontre du maire de Gardanne, Hervé Granier candidat (LR) à sa réélection, et condamné à 500 euros d’amende assortie d’un sursis avec obligation de poster sur Facebook un post faisant état de sa condamnation. Tout comme Laurent Deshaies, élu d’opposition du groupe mené par La Piana, absent à l’audience. Les deux hommes, qui n’étaient pas représentés par un avocat, doivent solidairement allouer à Hervé Granier la somme de 1 000 euros, qui sera reversée au CCAS de la commune.

    « Manque de sérieux »

    Les faits ont été ainsi résumés lors d’une première audience le 18 septembre dernier : dans un post Facebook, Hervé Rigaud faisait état d’un éventuel conflit d’intérêts en assurant avoir, clés en main, des éléments de preuve. Une « enquête manquant de sérieux », estime ce jour la cour. Laurent Deshaies avait republié ce texte incriminant « un maire qui croyait pouvoir faire beaucoup pour ses proches. Dans le conseil, il y avait aussi son ex-beau-père qui avait un grand terrain agricole dont l’intérêt d’urbanisation était proche du néant. Dans un élan de générosité le maire accepta de rendre ce lieu constructible et ainsi réserver un lot pour son ex-femme et un autre pour leur fille (…) soucieux d’éviter les affres de la justice, la procédure sera respectée rigoureusement. Mais c’est oublier que le népotisme, les conflits d’intérêts, le trafic d’influence ne sont pas des appréciations procédurales mais managériales. » Les mis en cause feront appel et transmettront les « éléments de preuve recueillis » à SOS Corruption, convaincus du conflit d’intérêts. « La justice a rappelé que la liberté d’expression ne signifie pas que l’on puisse dire tout et n’importe quoi, surtout en accusant un élu de la République d’avoir porté atteinte à la probité, réagit, Hervé Granier à l’issue de jugement. Messieurs Rigaud et Deshaies sont des membres publics et actifs de l’équipe de Monsieur La Piana dont ils sont très proches. Ce candidat compte donc dans son équipe deux personnes condamnées pour avoir commis une infraction pénale. »