Category: politique

  • Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    « Elle est porte-parole du RN à l’assemblée. Et à Toulon, elle joue un jeu bizarre en faisant campagne sans étiquette. Quelle tartufferie ! Qui la soutient ? Le RN. Et qui soutient le RN ? Bolloré, Trump, Poutine », dénonce l’acteur, qui voit en Josée Massi « une femme intègre, qui a une vraie vision pour Toulon. Elle peut être très utile pour l’unité de sa ville, pour ne pas qu’elle sombre dans le communautarisme ». Il annonce qu’il fera « du porte-à-porte » pour la soutenir, et voit même la possibilité de compléter sa liste comme une « éventualité ».

    Il regrette aussi le soutien de son « ami » Hubert Falco à Michel Bonnus, dont « le problème est sa proximité avec Retailleau. [Falco] a eu tort de le faire, je lui ai dit. Il a fait du beau travail, mais dans sa douleur de ne plus être au pouvoir, il peut faire des erreurs ».

  • [Sondage La Marseillaise] Le camp de Martine Vassal appelle à ne pas se tromper d’élection

    [Sondage La Marseillaise] Le camp de Martine Vassal appelle à ne pas se tromper d’élection

    À deux mois des élections municipales, la course à l’hôtel de ville de Marseille s’annonce particulièrement disputée. Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié ce lundi, place le maire sortant, Benoît Payan (DVG), et le candidat d’extrême droite, Franck Allisio (RN), en tête du 1er tour avec 30 % des intentions de vote chacun.

    Martine Vassal, la candidate DVD, présidente du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole, en campagne depuis le mois de septembre, recueille 23 %, malgré un large rassemblement des macronistes aux LR. Sébastien Delogu (LFI) est crédité de 14 %. En décembre, dans un sondage de La Provence, Martine Vassal était crédité de 26 % des intentions de vote et Franck Alliso de 27%. Une tendance se dessine.

    La réaction de son équipe de campagne n’a pas tardé. Dans un communiqué, son camp insiste sur la volatilité de l’électorat marseillais. « En deux mois, trois candidats différents ont été donnés en tête des sondages », souligne le texte, y voyant la preuve que l’élection sera « l’une des plus serrées de l’histoire de la ville ».

    Sans contester frontalement les résultats, l’entourage de la présidente de la métropole mise sur une dynamique de rassemblement. Le texte insiste sur « l’union des Marseillais qui veulent sauver leur ville », présentée comme la « seule réponse politique » face au bloc (PS, PCF, Ecologistes, Place publique, Mad Mars, GRS…) constitué autour de Benoît Payan, qu’elle tente encore d’associer à La France insoumise pourtant parti en solitaire, et à celui de l’extrême droite Franck Allisio (RN).

    La candidate DVD appelle aussi à recentrer le débat sur les enjeux locaux. « Ne nous trompons pas d’élection », écrit son équipe, plaidant pour une confrontation des « visions, idées et projets » autour de Marseille, de sa sécurité et de son rayonnement. Une ligne déjà défendue la veille par Martine Vassal sur France 3.

  • À Beaucaire, des listes citoyennes face au RN

    À Beaucaire, des listes citoyennes face au RN

    Depuis plus de dix ans, Beaucaire vit sous administration d’extrême droite. Julien Sanchez d’abord, puis Nelson Chaudon depuis 2024, ont ancré le RN au cœur de la mairie. Bilan des courses : des polémiques récurrentes, des projets structurants sans cesse reportés et des relations dégradées avec l’intercommunalité et de nombreux acteurs locaux. À l’approche de mars 2026, une question domine : existe-t-il une véritable alternative à gauche – ou simplement hors RN – capable de peser ? Deux dynamiques se dessinent. D’abord, la liste Unis pour Beaucaire (UPB), conduite par Luc Perrin, déjà présente en 2020, avec un ancrage progressiste affirmé. Ses priorités : remettre les services publics au centre, soutenir les associations, agir sur la santé et privilégier l’entretien du patrimoine. Une stratégie de terrain, faite de réunions publiques et de porte-à-porte pour capter la déception d’une partie de la population.

    En parallèle, la liste Beaucaire l’esprit libre (BEL) mêle anciens élus, commerçants, citoyens engagés, sans étiquette. Il prône un autre récit pour la ville : redonner un souffle économique, retisser du lien et sortir Beaucaire de son image de « ville-vitrine ». La liste se veut ouverte à la gauche comme à d’autres horizons, avec l’objectif assumé de battre le RN.

    Une union possible ?

    Reste la grande inconnue : l’union dès le premier tour voire au second ? En 2020, Julien Sanchez avait gagné dès le premier. Il est aujourd’hui directeur de campagne national du RN et couve particulièrement Beaucaire. Or, si les deux listes citoyennes se maintiennent, la division bénéficiera au RN. Aussi, aucun acteur ne ferme la porte à des convergences, d’autant que les membres d’UPB comme de BEL assistent régulièrement aux réunions des uns et des autres. Signe d’un dialogue encore ouvert.

  • Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Christine Romano nommée tête de liste de Fréjus Riposte

    Ayant réussi le pari de réunir un large spectre de la gauche (PCF, LFI, PS, Les Écologistes, l’Après), Fréjus Riposte formalise désormais son projet politique à un peu plus de deux mois des élections municipales. Sa tête de liste a été désignée par les colistiers et présentée samedi : il s’agit de Christine Romano, militante PCF, retraitée de la Poste, et présidente de l’UL CGT Saint-Raphaël-Fréjus depuis vingt ans (poste qu’elle va céder à Cathie Klink, aussi membre de Fréjus Riposte).

    Forte de son engagement de longue date, elle est habituée aux campagnes électorales après s’être présentée aux élections départementales de 2021 dans le canton de Fréjus. Elle en a (re)précisé les contours, déjà exposés en novembre lors de la présentation de la liste. Première motivation : reprendre la ville au RN et à David Rachline, qui la dirigent depuis 2014. « Le RN se dit proche de la population mais n’hésite pas à voter contre l’augmentation du Smic et contre la taxe Zucman. Il défend les catégories les plus favorisées contre le reste de la population », dénonce Christine Romero, qui ne manque pas de rappeler le bilan du maire actuel, « impliqué dans des affaires de prise illégale d’intérêts [il a été jugé en septembre, verdict attendu le 27 janvier, Ndlr.] et favoritisme [jugement le 22 septembre, Ndlr.] ».

    L’écologie en « fil rouge »

    Christine Romano et Fréjus Riposte promettent ainsi une rupture vis-à-vis de la municipalité actuelle. Tout d’abord sur l’aspect démocratique, « en faisant des citoyens des co-concepteurs de la politique municipale. Nous organiserons l’intervention populaire via le droit de pétition, un budget participatif… ». L’écologie sera le « fil rouge » des politiques municipales, notamment sur le logement, « avec la création de 3 000 logements sociaux manquants, avec des matériaux durables, des espaces verts et des services », et l’abandon du projet d’hôtel 4 étoiles à la Base Nature, « qui doit rester réservé à l’usage exclusif de la population », pointe Christine Romano.

    Parmi les projets énoncés par Fréjus Riposte, la création d’une « maison médicale avec du personnel salarié, donc sans dépassement des honoraires », tout en « défendant et améliorant l’hôpital public ». La sécurité sera « assurée en priorité par la police nationale, mais aussi avec des médiateurs, des espaces de dialogue appuyés notamment par la police municipale ». Une politique de transport ambitieuse avec « des navettes pour les villes périphériques et les transports municipaux, la création de pistes cyclables et la mise à disposition de vélos ». L’éducation sera, enfin, un axe prioritaire, avec « la mise en valeur du patrimoine de la ville, une cuisine centrale alimentant les cantines scolaires en produits bio, et l’ambition de faire de Fréjus une ville universitaire », soutient Christine Romano, qui compte aussi « mettre en place des centres sociaux, notamment dans les quartiers de Villeneuve, de l’Agachon, de la Gabelle, que le maire avait supprimés dès son élection ».

  • Le PCF demande au gouvernement de condamner l’intervention américaine au Venezuela

    Le PCF demande au gouvernement de condamner l’intervention américaine au Venezuela

    Après avoir mobilisé 200 personnes lundi dernier pour protester contre l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis, la fédération PCF du Var ne compte pas s’arrêter là. Samedi, ses cadres ont lancé un appel aux députés et sénateurs républicains du Var, le sénateur (DVG) André Guiol, membre de la commission des Affaires Étrangères, en tête, pour pousser le gouvernement à intervenir sur le sujet auprès des institutions internationales.

    « L’administration américaine continue son offensive, cette fois avec le Groenland. On lance un appel aux progressistes pour interpeller les parlementaires. Il va y avoir un vote à l’Assemblée nationale sur la question du Venezuela, porté par nos présidents de groupe à l’Assemblée et au Sénat. On attend une condamnation ferme de l’agression trumpiste, et la libération de Nicolás Maduro et de son épouse », martèle Pierre Daspre, secrétaire départemental du PCF varois, qui en appelle au droit international : « La charte des Nations Unies a été créée pour établir la paix. On voit qu’elle est remise en cause. »

    L’Otan en question

    Une situation qui traduit « une crise profonde du système capitaliste » selon Alain Bolla, responsable de la section de Cuers. « Les États-Unis donnent une réponse militaire. Les cibles incarnent des intérêts capitalistes. On est passé d’un capitalisme mondialisé à des relations bilatérales dans lesquelles Trump veut soumettre les autres pays à ses intérêts. Et ce sont les opinions publiques qui font reculer les impérialismes. » Car il ne s’agit pas de défendre Maduro, mais bien « la volonté des peuples », précise Pierre Daspre.

    Les communistes remettent aussi en question la participation française à l’Otan, « qui n’est pas utile ni bénéfique. Demain, notre flotte peut être subordonnée à un amiral américain, qui agirait contre nos intérêts », appuie Pierre Barbagelata, du PCF Var, qui en sa qualité d’enseignant, souligne que « cette intervention envoie un mauvais exemple aux jeunes et dit “si tu n’es pas content, tu frappes l’autre” ».

    « Trump n’est pas indéboulonnable. On voit que Macron a dû rétropédaler après les réactions populaires. Il y a un rejet y compris chez les Républicains de ce qu’a fait Trump, les élections de mi-mandat sont plutôt favorables aux démocrates. C’est l’affaire de tous, il faut s’appuyer sur ce qui bouge dans le monde », conclut Amaryllis Bolla du PCF de Cuers.

  • À La Ciotat, les communistes œuvrent au rassemblement

    À La Ciotat, les communistes œuvrent au rassemblement

    C’est dans un contexte international, national et local d’une gravité et d’une singularité inédites que les communistes ciotadens ont présenté leurs vœux, dimanche, en présence notamment des conseillers municipaux et membres du collectif La Ciotat nous rassemble, Karim Ghendouf et Mariann Chrétien, de la conseillère municipale PS Martine Cuccaroni, du secrétaire de section PS Toni Delogu et de syndicalistes cheminots, de l’éducation, de l’hôpital et de l’énergie.

    Deux opérations concrètes de solidarité

    Secrétaire de la section du PCF de La Ciotat, Sébastien Madau a abordé toutes les dimensions du moment. « Le premier des vœux que nous tenons à vous souhaiter sont des vœux de paix. Une paix chaque jour davantage bafouée par les logiques guerrières, capitalistes, nationalistes et impérialistes. » Il souligne que « ces guerres ont un point commun : elles voient les peuples en être systématiquement la première victime, innocente ». Le responsable communiste cite le peuple palestinien « victime d’un génocide sous le coup du gouvernement israélien ». Les peuples « ukrainien et russe pris en étau par les folies ultranationalistes ». Les peuples « du Venezuela, de Cuba et de l’ensemble de l’Amérique latine, victimes de l’intimidation et des actions revanchardes de l’impérialisme américain, dirigé par le sinistre Donald Trump ». Sans oublier les « femmes et hommes d’Iran, qui descendent depuis plusieurs jours dans la rue. Certes pour dénoncer leurs conditions de vie difficile sur le plan économique mais, plus largement contre la politique liberticide de cette théocratie à bout de souffle. »

    Sébastien Madau avertit : « Soyons vigilants, appelez-le comme vous le voulez, néoconservatisme, néofascisme. : nous vivons un changement de l’ordre mondial dans lequel le droit international ne compte plus. » La section du PCF prépare deux opérations concrètes de solidarité, annonce Sébastien Madau : une collecte de médicaments (paracétamol, antibiotique et préservatifs) en faveur de Cuba et une campagne de parrainage pour une famille palestinienne vivant dans un camp de réfugiés en Cisjordanie en coopération avec l’association France Palestine Solidarité.

    Sur les municipales, la section du PCF « est engagée depuis plusieurs années au sein du collectif La Ciotat nous rassemble », rappelle Sébastien Madau. Il estime que ce rassemblement « doit se poursuivre, s’amplifier (..) Les partis de gauche sont évidemment placés devant leurs responsabilités. » Se référant au « sursaut » de la gauche lors des législatives anticipées, il invite à être « capables de construire un tel élan dans notre commune ». Et Sébastien Madau de relever « des signes encourageants comme en témoigne le comité de soutien de La Ciotat nous rassemble qui a d’ores et déjà atteint les 250 personnes ».

  • Jean-Louis Bonan souhaite la candidature du maire sortant à La Ciotat

    Jean-Louis Bonan souhaite la candidature du maire sortant à La Ciotat

    « À mon âge, il serait illusoire de prétendre encore construire l’avenir de notre ville », confie, vendredi aux journalistes et aux militants de l’UPC, Jean-Louis Bonan. Un mouvement d’abord centriste, puis « société civile » depuis 2004, dit-il. « J’ai décidé de me retirer de la vie politique élective et de renoncer à me présenter aux municipales », annonce-t-il. Comptant parmi les fondateurs, en 1982, de l’Union pour La Ciotat, Jean-Louis Bonan s’est présenté aux élections municipales de 1983, 1989, 1995 et 2001. Il obtient alors 10,5% des voix, et fusionne sa liste avec celle de Patrick Boré, élu maire. « J’ai été adjoint au maire en 2001 et j’ai eu la chance d’occuper cette fonction pendant quatre mandats successifs [avec Patrick Boré de 2001 à 2020, puis Arlette Salvo 2020 à 2023, puis Alexandre Doriol depuis 2023, Ndlr] », déclare-t-il. Une de ses fiertés durant ces années a été « de participer avec Patrick Boré à relever la ville et en faire une ville prospère ». Il a également rendu hommage « aux 105 qui se sont battus pour le maintien des chantiers navals à La Ciotat ».

    Aujourd’hui, l’avocat à la retraite dit « souhaiter la candidature d’Alexandre Doriol. Je l’assure de tout mon soutien et de celui de l’UPC. Humain, rassembleur, travailleur, à l’écoute et combatif, il possède toutes les qualités nécessaires pour poursuivre et amplifier la belle dynamique qui a été initiée. Pour réussir, il devra s’entourer d’une équipe rajeunie, énergique et ouverte sur le monde moderne. » À l’UPC, Martine Bocognano, élue, ne souhaite pas aussi se représenter. Évelyne Flick, Nicole Audibert, Louis Houry, Michaël Paya, oui.

  • Le maire Philippe Pignon se représente aux municipales à Rousset

    Le maire Philippe Pignon se représente aux municipales à Rousset

    « Notre liste se veut sans étiquette, porteuse du Label Maires de Provence, totalement apolitique qui veut se démarquer de ce qu’il se passe au niveau national. Mon parti c’est Rousset », martèle Philippe Pignon (SE). Ce lundi, l’actuel maire officialise sa candidature à sa réélection. Lui, est arrivé en poste en juin 2024, quelques mois après le décès de Jean-Louis Canal, qui était maire de cette commune de 5 500 habitants depuis 1989 et dont il a été le premier adjoint dès 2008.

    Dix-huit mois après son élection, Philippe Pignon repart pour un tour à la tête de la liste « Continuons pour Rousset » face à deux prétendantes au fauteuil de maire. D’un côté, Frédérique Reffet, actuelle élue d’opposition dont le flambeau a été transmis par Gilda de Mingo et Christine Canal Jouvin, fille de l’ancien maire. Philippe Pignon entre pourtant en campagne confiant. « En six ans, on a largement plus le temps de s’exprimer qu’en 18 mois. Mais cela dit, j’ai fait avec ce que j’avais et je pense que nous avons bien travaillé. Toute l’équipe a donné cet élan à l’engagement qui est le nôtre », rapporte le premier magistrat, qui se félicite de se lancer dans les élections avec une liste presque intacte à l’actuelle.

    « Gestion rigoureuse »

    « Sur 31 personnes, 27 sortent de l’ancienne majorité, poursuit le candidat. J’ai au sein de mon équipe des gens qui viennent de la droite républicaine, des gens qui viennent de la gauche républicaine… » Équipe avec laquelle, dès ce lundi 12 janvier, Pignon s’appliquera à présenter ainsi que le programme auprès des Roussétains. « L’objectif pour Rousset, il n’y en a qu’un : continuer. On est dans une vision à long terme de permettre au village de garder son identité en maintenant le service public, le commerce, le vivre ensemble et l’activité économique, qui sont nos piliers. Pour cela, j’aime utiliser l’expression “faire village”. J’alimente cette réflexion. Ça demande pour se faire une gestion rigoureuse, en bon père de famille, qui fonctionne jusqu’ici, poursuit Pignon. Beaucoup de projets ont été lancés pendant ce mandat, très court. »

    Le maire et candidat détaille : les négociations pour sauver le projet d’ouverture d’un bureau de Poste, avenue louis Allard, attendu en mars ; la création d’un premier Salon de la Gastronomi ; un programme de plantation de 100 arbres, ainsi qu’un choix assumé de mettre en pause les grands projets urbains au profit de petites opérations à forte dimension sociale. Surtout, une gestion financière « dont je suis assez fier ». L’excédent de fonctionnement atteint 1,8 million d’euros en 2025, contre 1,1 million l’an passé, tandis que l’endettement par habitant aurait chuté de 1 800 à 1 200 euros entre 2024 et 2026.

  • Les vœux de la gauche à Gardanne axés sur la prochaine bataille électorale

    Les vœux de la gauche à Gardanne axés sur la prochaine bataille électorale

    Des vœux de bonne année, mais politiques, surtout. Dans la Halle Léo Ferré à Gardanne, Jean-Marc La Piana, entouré de ses soutiens, a prononcé samedi ses « vœux à la population » au cours d’un discours teinté d’ambitions de campagne pour le candidat en lice pour la mairie face au maire sortant, Hervé Granier (LR) et Bruno Priouret (RN).

    À la tête de la liste Changeons de cap, née d’une union des forces de gauche, le fondateur de la Maison, conseiller municipal d’opposition a donné, quelques jours après le bilan de mandat présenté par la majorité, sa propre version des faits. « Nous devons être lucides, cette municipalité ne remplit pas son rôle. Les investissements ont été inexistants là où le besoin est criant. L’argent public est dilapidé dans des projets hors-sol. (…) Cela n’est pas une fatalité. Ce n’est pas un manque de potentiel, ce n’est pas un manque d’énergie des habitants, c’est un manque de méthode, de vision et de volonté politique, estime le candidat. Pour l’équipe actuelle, il est impossible, par exemple, de combattre la fermeture de la poste de Biver, de l’accueil de la caisse d’assurance maladie, du centre François Billoux… Pour nous, ce sera possible de se battre pour ces services indispensables à la vie quotidienne des habitants. Je le dis avec gravité mais aussi détermination : Gardanne et Biver méritent mieux qu’un maire de l’inaction », promet Jean-Marc La Piana. « Ce n’est plus possible ! » lancera, à plusieurs reprises, le candidat, qui fait « le vœu de la confiance, qui va reposer sur nos trois piliers : l’intégrité, la transparence et la participation citoyenne ». Le ton de la campagne, est donné.

  • Les sept propositions de Nicolas Koukas pour le centre-ville d’Arles

    Les sept propositions de Nicolas Koukas pour le centre-ville d’Arles

    Le local de campagne de la rue de la République n’est pas encore inauguré que Nicolas Koukas, tête de liste (PCF) de l’Union pour Arles aux élections municipales de mars 2026 était en conférence de presse vendredi matin au sujet du centre-ville et des commerces. Le candidat a fait état de sept propositions « amendables et travaillées avec les commerçants » avec ses partenaires de gauche et de l’Appel d’Arles.

     L’incitation fiscale sur les loyers

    « C’est possible de faire mieux » en matière de lutte contre la vacance des locaux commerciaux, selon le candidat, prenant en exemple « Nîmes et Salon qui ont une vacance inférieure ». Nicolas Koukas propose une « réduction voire une exonération » temporaire de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) au travers d’une « convention-contrat entre les commerces bénéficiaires et la Ville ». « Je suis allé à Chambéry récemment, et ça marche bien », assure le candidat.

     Une coopérative foncière municipale

    Autre outil proposé pour résorber le problème des locaux commerciaux vides, la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) dédiée au foncier commercial. « Nous échangeons avec la Chambre de commerce d’Arles (CCI) pour créer cet outil qui permettrait à la Ville de préempter des locaux dans les rues stratégiques, comme celle de l’Hôtel de Ville et de la République », détaille Nicolas Koukas. « Cette forme juridique permet des financements de la Ville et de l’Agglomération, mais aussi les acteurs économiques comme la CCI », complète-t-il.

     Mobilité et stationnement

    Nicolas Koukas veut instaurer « la gratuité des transports pour les Arlésiens, comme à Montpellier ». Pendant les 15 jours de la période des fêtes, l’Union pour Arles propose la gratuité du stationnement. « C’est demandé par les commerçants et ça permet de faire venir les visiteurs extérieurs », avance la tête de liste, indiquant également que « nous prêterons attention aux voitures-ventouses pour permettre une rotation quotidienne ».

     Tranquilité urbaine

    Le candidat veut « un centre-ville sûr et rassurant » et propose pour cela d’« allier la mise en place d’un service public de police municipale, avec des patrouilles visibles en soirée, doublé d’une brigade de la tranquillité urbaine en lien avec les habitants pour remonter leurs inquiétudes ». Julie Bonato, militante féministe, souhaite également mettre en place « l’arrêt des bus à la demande pour les femmes pour les rapprocher de chez elles » et veut améliorer l’« éclairage, pas toujours suffisant ».

     Propreté

    « Nous voulons des interventions rapides d’une brigade anti-grafiti sous 48h », indique Nicolas Koukas, « avec une lutte renforcée sur les façades et vitrines commerciales ».

     Animation

    Le candidat souhaite « co-construire l’animation du centre-ville avec les commerçants » et propose un rendez-vous nocturne mensuel, pointant par exemple l’insuffisance « de l’animation avec juste des chalets » pendant les 15 jours de fêtes de fin d’année.

     Gouvernance partagée

    « On ne peut plus décider d’en haut » tance Nicolas Koukas, qui souhaite développer « un service municipal de dynamisation pour accompagner les commerçants au niveau administratif » et animer « un conseil permanent des commerçants réuni chaque mois avec le maire, les agents et des représentants des habitants ». « L’idée est de faire participer les Arlésiens au travers de sondages et de rendez-vous pour savoir ce qu’ils veulent au centre-ville » abonde Baptiste Guerri, entrepreneur, dans l’esprit de la « démocratie participative et contributive » comme résume François Leclerc (NPA).

    Le prochain rendez-vous sera l’inauguration du local de campagne du 26 rue de la République, samedi 17 janvier à 11h.