Category: politique

  • Gaby Charroux veut préserver l’art de vivre des villages

    Gaby Charroux veut préserver l’art de vivre des villages

    « Nous voulons préserver ce qui fait notre ville, mais pas la figer », tel l’explique le maire-candidat (PCF) Gaby Charroux aux participants à la réunion publique organisée à la salle de réception du Domus, à Carro samedi matin, dans le cadre de la campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026.

    À Carro et aux alentours, le maire sortant affirme vouloir « conserver l’art de vivre de Martigues et ses villages » et cela implique la vie associative. Le président du comité des fêtes de Carro, Marc Troulier relève qu’« il n’y a qu’à lever la main pour avoir des tables, des chaises, de l’eau et le terrain, dont on a jamais payé de droit d’occupation pour les fêtes, contrairement au Port départemental. On a même un électricien sur les 3 jours de fête ».

    Marc Troulier observe une « saisonnalité » dans la vie des villages, parlant d’un « impact sur la population » notamment sur le plan du logement. Le maire sortant connaît cette contradiction : « C’est le revers de la médaille » de la préservation du territoire, « en contrepartie c’est dur et cher de se loger », reconnaît-il. Mais c’est un choix, « on ne bétonnera pas la Méditerranée », affirme Gaby Charroux, qui annonce travailler en prime « à la création de zones agricoles protégées » sur la plaine de Saint Julien, pour « figer » le rôle de ce lieu.

    Du logement contrôlé

    À propos de logement, un participant avance que « la perte d’identité » des habitants viendrait du fait qu’« une partie de notre population n’est pas martégale ». Il demande : « Allez-vous continuer à faire du logement social ? À être au-dessus des quotas ? Allez-vous demander à avoir la main sur qui on y met ? ». « La question se pose », répond Gaby Charroux, « nous sommes à 28% de logement social quand les obligations sont à 25%. On a besoin de rénover mais aussi de veiller au peuplement », argumente l’édile, indiquant travailler « avec les bailleurs pour ne pas servir de déversoir à d’autres endroits ».

    Le maire ne renonce pas à construire. « Il faut produire 180 logements par an pour les habitants actuels de Martigues (…) et 70 de plus pour l’arrivée de nouveaux salariés de la zone industrielle de Fos », indique Gaby Charroux, que ce soit par le privé ou en logement social. Soit 250 logements à produire à l’année, avec du social « contrôlé » de l’avis du maire, et du reste avec « de l’accession à la propriété pour les martégaux ».

    Autre sujet local, la « voirie dégradée » soulevé par un autre participant. Gaby Charroux rappelle que certaines sont communales, et d’autres départementales, comme la route des Bastides. « Un côté est rénové car nous avons demandé la maîtrise d’ouvrage temporaire, le reste le sera dès que nous aurons solutionné le ruissellement de l’eau avec la Métropole », annonce le maire candidat.

    Prochaine étape, le bilan de mandat de l’équipe sortante sera présenté samedi 17 janvier prochain à 10h, salle Raoul Dufy.

  • [Entretien] Stéphane Zumsteeg : « Le jeu est très ouvert à Marseille »

    [Entretien] Stéphane Zumsteeg : « Le jeu est très ouvert à Marseille »

    La Marseillaise : Quels sont pour vous les principaux enseignements de votre enquête ?

    Stéphane Zumsteeg : D’abord, un score élevé du RN. Ça s’amplifie par rapport aux dernières mesures qui ont pu être réalisées. Ensuite, d’un certain point de vue on retrouve à Marseille la situation que l’on mesure en France.

    C’est-à-dire ?

    S.Z. : Dans le sens où clairement le repoussoir c’est LFI, c’est Delogu. Et dans le même temps, il y a une institutionnalisation du RN qui fait de moins en moins peur y compris au plan local. Quand on regarde le score de Jordan Bardella aux européennes qui est un scrutin particulièrement favorable au RN, c’est 30% et bien dans un scrutin municipal, traditionnellement beaucoup moins favorable au RN, nous le donnons au même niveau.

    Comment l’expliquez-vous ?

    S.Z. : Je pense que tout cela est porté conjoncturellement par la violence, le narcotrafic dont on parle en France et plus particulièrement à Marseille. Ce n’est pas nouveau mais le fait qu’il y ait cette résonance nationale a probablement renforcé l’état d’esprit de certains Marseillais.

    Diriez-vous qu’un siphonnage de la droite classique est à l’œuvre ?

    S.Z. : Par rapport à 2020, la population change, les votants ont été en partie renouvelés donc il faut être prudent. Mais on constate que Martine Vassal retrouve son score de 2020 alors qu’elle n’a plus de candidat gênant à droite. Compte tenu de la droitisation de l’électorat, une majorité de l’électorat de Bruno Gilles a l’intention de voter RN. Et par ailleurs, Benoît Payan plaît à l’électorat de centre gauche. Un tiers de l’électorat d’Yvon Berland (LREM) qui avait fait 8% va sur lui. Si je devais caricaturer, Martine Vassal est trop à droite pour les gens de centre gauche et pas assez pour ceux qui penchent vers le RN. Il y a un effet étau lié aussi aux difficultés du bloc central nationalement.

    Comment analysez-vous le niveau de la gauche ?

    S.Z. : Il est élevé. Si on regarde le total gauche, en laissant de côté la liste LO, ils sont à 44% alors que le total gauche de 2020 était de 39%. Donc il y a une gauche en forme, plus qu’au niveau national. En même temps, LFI est au-dessus de la barre des 10% donc théoriquement il peut y avoir une quadrangulaire s’il n’y a ni retrait ni fusion de la liste Delogu. Le jeu est très ouvert à Marseille.

  • L’extrême droite peut-elle l’emporter dans la deuxième ville de France ?

    L’extrême droite peut-elle l’emporter dans la deuxième ville de France ?

    L’enquête d’opinion La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA donne le candidat du RN, Franck Allisio à 30%, à égalité avec la liste du Printemps marseillais conduite par Benoît Payan. Un score très important pour un candidat d’extrême droite, député depuis 2022 de la circonscription de Marignane-Vitrolles qui souffre d’un déficit de notoriété dans la cité phocéenne.

    Mais, sûr de son influence, le RN a placé Marseille depuis de longs mois dans la liste de ses objectifs prioritaire pour les municipales de mars. Signe de l’enjeu : Marine Le Pen tiendra meeting ce vendredi au Parc Chanot, au côté de son candidat à la mairie de Marseille. Et ce, trois jours seulement après l’ouverture de son procès en appel à Paris, ce mardi, dans l’affaire des assistants parlementaires du RN qui lui a valu cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate en première instance.

    En 2024, la liste Bardella réalise 30,14%

    Il faut se souvenir que les bons résultats du FN puis du RN ne datent pas d’hier mais ils étaient plutôt circonscrits aux scrutins nationaux. Ainsi, pour mémoire, lors de l’élection présidentielle de 2002 Jean-Marie Le Pen est en tête au premier tour puis réalise près de 27% au second tour face à Jacques Chirac. Vingt ans plus tard, en 2022, sa fille récolte 20,1% au premier tour mais parvient à capitaliser 40,16% au second, face à Emmanuel Macron.

    En 2024, la liste de Jordan Bardella figure nettement en tête avec 30,14%. Un étiage sur lequel Franck Allisio semble pouvoir toujours compter d’après les résultats du sondage La Marseillaise/Ipsos-BVA. D’autant qu’il a négocié la non-candidature de Stéphane Ravier ancien du RN, passé par Reconquête qui aurait pu handicaper son score. La « marque » RN avec un candidat flanqué de Marine Le Pen et de Jordan Bardella sur ses affiches, bénéficie de la situation politique nationale avec un bloc de droite et du centre empêtré dans les conséquences de la dissolution désastreuse décidée par le chef de l’État. Le changement de mode de scrutin qui municipalise une élection autrefois morcelée par secteur semble aussi bénéficier au RN car il pâtissait jusque-là de sa faible implantation face à une droite qui cultivait depuis longtemps son réseau de notabilités avec l’appui de ses élus de proximité. Dans ces conditions, le RN peut-il emporter la deuxième ville de France ? Il est évidemment trop tôt pour l’affirmer mais il n’a probablement jamais été si près du but.

  • [Sondage exclusif] Élections municipales : Benoît Payan au coude à coude avec le RN

    [Sondage exclusif] Élections municipales : Benoît Payan au coude à coude avec le RN

    C’est un coup de semonce dans le champ politique marseillais : d’après les résultats du sondage exclusif La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA réalisé du 2 au 8 janvier sur un échantillon représentatif de 801 personnes, le candidat RN Franck Allisio ferait jeu égal à 30% avec la liste de la majorité sortante emmenée par Benoît Payan (DVG) tandis que Martine Vassal (DVD) est créditée de 23%.

    Début décembre, le sondage La Provence/Ifop-Fiducial donnait déjà le maire actuel à 30% et Franck Allisio, en progression à 27%,devançant pour la première fois Martine Vassal (DVD) donnée quant à elle à 26%. L’écart semble donc se creuser entre la présidente de la Métropole et du Département et le candidat d’extrême droite, alors que celui qui le séparait du Printemps marseillais se réduit à la portion congrue. Partie tôt en campagne, la candidate du bloc central semble pâtir de la situation politique nationale qui s’enlise de plus en plus avec un gouvernement sans budget, confronté à de nombreuses colères.

    Dans le même temps, Sébastien Delogu pour la France insoumise est stable à 14%. Le précédent sondage l’ayant donné à 15% début décembre. Le député des 15-16 élu dans les quartiers Nord depuis 2022 dans le cadre de la Nupes puis réélu dans celui du Nouveau front populaire se situe plus bas que la liste de Manon Aubry aux européennes de 2024 (21,5%) et il est mesuré à la moitié du score de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2022 (31,1%) où celui-ci faisait la course en tête au premier tour à Marseille.

    Un élément qui confirme la volatilité des électorats de gauche en fonction des enjeux et des scrutins qui a été constatée depuis la recomposition politique induite par la première élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République.

    Réalisé avant l’entrée en campagne de Benoît Payan

    La liste conduite par Erwan Davoux, secondé par Nora Preziosi est stable également à 2%, même score obtenu il y a un mois. Ouvertement hostiles à Martine Vassal, le premier est un ancien fonctionnaire du Département en procès avec elle, la seconde a été révoquée de sa présidence de 13 Habitat et entend prendre sa revanche dans cette élection.

    Testé pour la première fois depuis sa déclaration de candidature, le candidat trotskiste de Lutte ouvrière Rémy Bazzali est donné à 1% par notre enquête. L’ouvrier dans l’aéronautique conduit une liste à l’échelle municipale qui sera appuyée par seulement trois listes de secteurs, les 2-3, 13-14 et 15-16.

    Réalisé avant l’entrée officielle en campagne de Benoît Payan samedi, le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA témoigne de la dynamique dont bénéficie le RN à l’échelle nationale (lire par ailleurs).

    Difficile de savoir si la mobilisation simultanée des militants de l’arc de forces qui composent le Printemps marseillais : PS, PCF, Écologistes, Génération.s, Mad Mars, Radicaux de gauche, Gauche républicaine et socialiste, Debout!, Place publique ou encore les amis de Samia Ghali regroupés dans Marseille avant tout, a déjà fait évoluer ce rapport de force.

    Rendez-vous dans sur lamarseillaise.fr et dans La Marseillaise de ce mardi pour la publication des réactions à ces résultats mais aussi pour la suite de notre enquête avec notamment la réponse à la question « qui ferait un bon maire ? » et la perception des conséquences pour Marseille en fonction de la victoire potentielle de chaque candidat.

    Rappel des résultats 2020

    Michèle Rubirola PM…….. 23,44 %

    Martine Vassal LR…………..22,32 %

    Stéphane Ravier RN ……..19,45 %

    Bruno Gilles DVD…………….10,65 %

    Sébastien Barles EELV…….8,10 %

    Yvon Berland LREM……….. 7,88 %

    Samia Ghali DVG………………. 6,41 % 

    Fiche technique

    Institut

    Ipsos / BVA

    Échantillon

    801 habitants de Marseille, constituant un échantillon représentatif de la population marseillaise âgée de 18 ans et plus, inscrite sur les listes électorales à Marseille.

    Date de l’enquête

    Du 2 au 8 janvier 2026

    Méthodologie

    Échantillon interrogé par téléphone sur système CATI (Computer assisted téléphone interviews). Représentativité assurée par la méthode des quotas selon le sexe, l’âge, la profession, l’arrondissement de résidence.

    La notice de cette enquête est consultable sur le site de la Commission des sondages.

  • Benoît Payan reprend la promesse du Printemps marseillais

    Benoît Payan reprend la promesse du Printemps marseillais

    Sur les murs du local de campagne du 41, la Canebière, les affiches aux couleurs vives proclament encore que « le Rassemblement c’est le Printemps », avec la même charte graphique que lors des précédentes municipales. Ce samedi matin face à la presse, le maire sortant (DVG) de Marseille a finalement officialisé son entrée en campagne pour le prochain scrutin municipal, pour la première fois sur son propre nom après s’être rangé derrière Michèle Rubirola en 2020. « Le moment était venu de dire que je suis candidat », confirme-t-il, seul face aux micros tendus pendant que élus et militants distribuent sa lettre aux Marseillais.

    « Nous avons eu à cœur pendant les six ans qui viennent de se passer de rassembler cette ville, de la recoudre », répète-t-il une nouvelle fois, passant rapidement sur son bilan pour se projeter vers l’avenir. « Je n’ai pas d’autre ambition que de me battre pour ma ville, que de rassembler ses habitants, qu’elle redevienne la grande capitale de la Méditerranée, cette place qu’elle n’aurait jamais dû perdre », promet-il. Et d’endosser le costume de l’édile protecteur face à un contexte national et international incertain, alors que l’insécurité s’affiche dans les grandes priorités des habitants, jusque dans la consultation menée par les militants du Printemps marseillais. « Je veux que les Marseillais se sentent protégés dans leur quotidien avec de la police de proximité, de la police municipale, avec des services publics très forts », réaffirme-t-il. De son programme, il ne distille ainsi que sa volonté de doubler une nouvelle fois les effectifs de la police municipale avec la création d’une police de la propreté, d’étendre la gratuité de la cantine pour toucher 15 000 écoliers, d’étoffer les kits scolaires distribués à une valeur de 150 euros.

    « Emporter la Métropole »

    De premières mesures métropolitaines sont aussi posées sur la table. Le maire sortant veut doubler les effectifs de la propreté à Marseille, créer un gendarme du logement. La Métropole Aix-Marseille est en effet dans le viseur de la gauche marseillaise, qui si elle l’emporte espère profiter de l’avantage numérique offert par la réforme du mode de scrutin pour s’assurer d’une majorité plus en phase avec ses demandes. « Est-ce que vous croyez que je vais laisser la Métropole pendant les six années qui viennent continuer à faire ce qu’elle a fait dans cette ville ? », interpelle le maire sortant, alors que propreté et transports s’imposent dans les principales préoccupations recueillies lors des porte-à-porte de l’automne. « En votant pour nos listes, nous pourrons emporter avec nous la Métropole », assure-t-il.

    Mais tandis que se dessinent quatre blocs, au moins pour le premier tour du scrutin, il assume avoir pour principal adversaire l’extrême droite. « Ces faiseurs de haine, ces cracheurs de feu, ce sont en réalité celles et ceux qui risquent de diviser Marseille comme elle ne l’a jamais été » avertit-il. L’édile en prend pour exemple les délibérations votées en conseil municipal. « À chaque fois ils ont voté contre les subventions de solidarité, contre l’aide aux personnes les plus précaires, contre tout ce qui unifie la vie. » Il a beau être seul face à la presse, il promet de renouveler la promesse du Printemps marseillais, « ce rêve que cette ville doit changer ». En commençant par le renouvellement de ses élus. Aucune liste n’est constituée, aucun nom n’est donné pour l’instant. Il promet de repartir « avec celles et ceux qui en ont envie et qui ont bien travaillé ». Mais il esquisse aussi un renouvellement avec sur les 111 noms de la liste municipale, des candidats « qui n’ont pour la plupart jamais fait de politique mais qui sont ancrées dans la ville », qu’ils viennent du monde médical, associatif, culturel, entrepreneurial. En espérant l’emporter sans le soutien des insoumis. « Quand on porte la responsabilité de la division on l’assume jusqu’au bout », balaie-t-il.

    « Les faiseurs de haine risquent
    de diviser Marseille comme elle ne l’a jamais été. »

  • Le PCF lance son prochain congrès

    Le PCF lance son prochain congrès

    Programme chargé pour le conseil national du PCF ce samedi. En plus des préparatifs du 40e congrès : vote d’une résolution sur la situation au Venezuela, discussion sur les enjeux des municipales, débat sur le projet communiste et le concept de socialisme ou encore adoption d’un cahier thématique sur l’économie sociale et solidaire…

    Durant une matinée d’échanges, ouverte par le rapport du secrétaire national, Fabien Roussel, il a été question de l’organisation du prochain congrès du PCF. Temps fort démocratique de l’organisation, il aura lieu sur les terres du secrétaire national, du 4 au 6 juillet, à Lille, ville qui, cent ans plus tôt avait déjà accueilli un congrès du Parti communiste.

    « Rendre lisible

    notre ambition »

    Objectif : « Rendre lisible par le peuple tout entier, notre ambition pour la France, la République, pour le monde du travail et pour la paix », indique Fabien Roussel pour qui, il y a urgence à « s’engager vers une société démocratique mettant l’être humain et la planète au cœur de ses priorités ». Il souhaite que le PCF incarne « une double alternative : à l’extrême droite et au capitalisme ». « Nous ne sommes ni un super-syndicat, ni les porteurs d’eau d’autres forces politiques », affirme-t-il, appelant à construire dans les 15 à 20 ans à venir, une « union du peuple de France pour former une majorité transformatrice ».

    Dans la discussion, Denis Durand estime que si, dans la dernière période, le PCF a « gagné la bataille contre son effacement, il faut maintenant gagner celle contre l’effacement des idées communistes ». Au nom de la fédération de l’Yonne, Marie-France Ghersi a exprimé « des doutes » sur le calendrier serré du congrès, juste après les municipales. Igor Zamichiei a constaté que « l’effort politique à produire pour ouvrir un espace de transformation sociale est un problème commun à toutes les forces dans le monde qui s’opposent au capitalisme néoféodal, impérialiste ». Quant à Assan Lakehoul, il considère que « les communistes doivent pouvoir s’adresser aux Français, à chaque fois qu’ils en ont l’occasion, dans les luttes et dans les urnes », alors que la question de l’élection présidentielle sera posée.

    Pour préparer le projet de base commune de discussion, une commission de vingt membres, présidée par Léon Deffontaines a été élue par 76 voix pour, 1 voix contre et 12 abstentions. Le texte qu’elle produira sera soumis au vote du conseil national puis des adhérents aux côtés d’éventuels textes alternatifs.

    Pour s’assurer du bon déroulement du processus de congrès, une commission chargée de la transparence des débats, composée de six membres et présidée par Marie-Jeanne Gobert a également été élue par 79 voix pour et 3 abstentions. Un site permettant de contribuer sera mis à disposition dès ce lundi.

    Dans l’après-midi, une nouvelle salve de chefs de file pour les municipales a été désignée par 81 pour, 1 contre et 8 abstentions. L’occasion d’un échange sur les accords à géométrie variables passés en Seine-Saint-Denis mais aussi d’évoquer des difficultés dans quelques villes, Pierre Lacaze, responsable aux élections, soulignant « une dynamique de rassemblement de la gauche » hors LFI, assez générale dans le pays.

    Dans notre région, la situation très mouvante à Avignon, a poussé le conseil national à reporter sa décision.

  • Le soutien de Cécile Helle à David Fournier attendra

    Le soutien de Cécile Helle à David Fournier attendra

    Du beau monde ce samedi 10 janvier lors de l’inauguration du local de campagne de David Fournier, candidat (PS) aux élections municipales à Avignon, avec pas moins de 150 personnes sur place. Mais une absence était remarquée, celle de la maire sortante Cécile Helle (PS).

    « Je pense qu’elle a été suffisamment claire quand elle a dit qu’elle était socialiste et qu’il n’y aurait pas de surprises », tempère l’actuel adjoint délégué à l’administration générale, en faisant écho à la déclaration de la première édile le mardi 6 janvier lors d’une cérémonie de vœux à la population en mairie Nord. David Fournier assure cependant qu’il « y aura des discussions cette semaine » et qu’il « n’y a jamais eu de failles » entre lui et Cécile Helle. Celle-ci avait évoqué un soutien officialisé « avant la fin du mois ». Une présence qui était d’autant plus attendue avec le retrait de Joël Peyre (PRG) dans la course, dont quelques soutiens étaient également présents ce samedi matin, à l’image de l’actuel conseiller municipal délégué à l’agriculture et à la restauration scolaire, Christian Rocci, et de Claude Tummino, adjoint délégué au développement économique et commercial. « Si on ne fait pas l’union comme on doit la faire, on n’a rien compris. Si on veut faire dans la continuité et le renouveau, il faut mettre les ego de côté. La liste de David est une liste d’ouverture qui va faire avancer les choses », lâche ce dernier devant le local.

    Union renforcée

    Le candidat socialiste s’est également, à l’entame d’un discours d’une vingtaine de minutes, affiché pour la première fois aux côtés de Benoît Belvalette, candidat Place publique qui « est en finalité de nous rejoindre », précise David Fournier. « C’est en étant unis que nous pourrons lutter contre la malfaisance de partis comme le Rassemblement national », abonde-t-il. L’accord devrait être officialisé « courant semaine prochaine ». Celui qui a été directeur territorial de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) à Avignon assure de son côté que c’est « une démarche de responsabilité afin d’éviter que le Rassemblement national, demain, prenne la ville d’Avignon », en précisant « qu’on n’est pas derrière le Parti socialiste mais derrière l’union de la gauche ». Tout en confiant avoir « un certain nombre d’exigences », notamment autour du programme, citant « la propreté, la sécurité, la mobilité et la jeunesse ». Et revendique « des places stratégiques pour continuer à porter notre politique autrement ». Des discussions sont également toujours en cours avec Paul-Roger Gontard, autre adjoint candidat (la Convention). Une union plus globale réclamée également par Lucien Stanzione, sénateur PS de Vaucluse et premier secrétaire du parti dans le département. En amont du discours du candidat, celui-ci appelle le Parti communiste et Génération.s à les « rejoindre le plus vite possible parce que cet enjeu est vraiment déterminant ».

    Devant ses soutiens, David Fournier, qui a lancé son discours par un « nous allons gagner », en réponse à son secrétaire fédéral qui poussait pour une « ambition de gagner », a également redéveloppé son programme. Des éléments majoritairement déjà cités lors de son meeting le 5 décembre, tels que planter 30 000 arbres, « il est temps qu’Avignon redevienne une ville où la nature et l’écologie ne sont pas de simples slogans », et la gratuité des transports. Mais aussi le thème de la sécurité, qu’il a longuement développé, évoquant pêle-mêle une réorganisation de la police municipale avec « une présence constante sur le terrain », des effectifs renforcés, des équipements modernisés et le
    développement de la vidéosurveillance. Mais aussi la création de bornes d’appel dans les parcs, parkings et lieux isolés « pour garantir la sécurité en tous lieux », ainsi qu’un « partenariat renforcé avec le parquet pour un traitement rapide et efficace des incivilités » et « un dispositif spécifique contre le narcotrafic en lien avec la préfecture ».

  • L’optimisme réaliste des communistes gardois

    L’optimisme réaliste des communistes gardois

    « Le bonheur reste une idée neuve ». Cette phrase, prononcée par le citoyen Saint Just devant la Convention en 1794, demeure plus que jamais d’actualité. Elle constitue encore aujourd’hui le projet politique des communistes du Gard, a insisté Murielle Blachère, responsable fédérale du parti, lors de la présentation de ses vœux samedi à Alès, au Prolé. Un objectif pleinement partagé par Romain La Sala, représentant le mouvement des jeunes communistes du département. Un but à atteindre au terme d’un chemin semé d’embûches, entravé par un système capitaliste fondamentalement inégalitaire. Une réalité décrite tour à tour par Giovanni Di Francesco d’Alès et par Jean Michel Suau, membre de la direction fédérale du parti. «Austérité, précarité et crainte du lendemain rythment trop souvent la vie d’une majorité de citoyens, tandis qu’une ultra-minorité s’enrichit à leurs dépens», ont-ils dénoncé. Une situation lourde de conséquences, qui nourrit le repli sur soi. «Rompre les isolements, redonner l’espoir en l’avenir et apporter des réponses concrètes aux problèmes des Gardois : telle est la tâche des communistes du département», a développé Michel Suau. Il a souligné que les élections municipales constituaient «une occasion majeure de porter ces ambitions et, au passage, de contrarier les projets de l’extrême droite, déterminée à faire main basse sur le département». Un objectif qui passe, selon lui, «par une gauche sociale, démocratique et écologique rassemblée», qu’il appelle de ses vœux « pour un retour du printemps. »

    A.C

  • Le maire Arnaud Mercier repart en campagne à Venelles

    Le maire Arnaud Mercier repart en campagne à Venelles

    C’est au Café de la Gare que le maire sortant, Arnaud Mercier, a choisi ce vendredi d’annoncer officiellement son entrée en campagne pour les municipales. Élu en 2020 avec près de 37% des voix, le maire divers droite vise de nouveau le fauteuil de premier magistrat à la tête de la liste Venelles Avenir, renouvelée « à un tiers ».

    « Pour ce prochain mandat, on s’inscrit dans la continuité et dans la volonté d’inscrire notre projet dans la durée, toujours avec la maîtrise du développement de la commune, introduit Arnaud Mercier. On cherche à accompagner cette attractivité plutôt qu’à la renforcer. »

    Françoise Weller, première adjointe, résumait ainsi, en amont de la rencontre, les trois axes structurants de la campagne : « Développement durable, attractivité, citoyenneté. » Des piliers qui composaient déjà le bilan du maire sortant, notamment à travers l’Agenda 2030, porté sur des actions durables. « Ce sont 140 actions qui ont été réalisées ou en cours de réalisation », souligne Arnaud Mercier, en précisant : « Certaines actions ne sont pas de notre maîtrise, comme la lutte pour l’ouverture de la halte ferrée, ou sur le pôle d’échanges multimodal. Mais comptez sur notre engagement et notre force pour défendre ces projets majeurs, toujours avec cette philosophie : agir en concertation permanente avec les habitants. »

    Une réunion publique est prévue le 29 janvier au soir, au restaurant des 13 Saveurs. Globalement, « la grande majorité de nos engagements a été tenue. Nous sommes même allés au-delà de ce que nous avions annoncé dans notre programme », assure le maire. Parmi les réussites évoquées : l’ouverture du pôle culturel de l’Étincelle, un bilan économique marqué par une croissance de l’emploi de 64% avec plus de 1 000 emplois créés entre 2018 et 2023, une gestion économique « rigoureuse en restructurant, en allant chercher des économies d’énergie » et une commune qui conserve sa réputation de ville « tranquille ».

  • « Pour 2026, nous souhaitons lucidité, espoir et ambition »

    « Pour 2026, nous souhaitons lucidité, espoir et ambition »

    La Marseillaise : Que souhaitez-vous aux Gardois pour 2026 ?

    Frédéric Deschamps : En trois mots, je dirai : lucidité, espoir et ambition. Lucidité parce qu’entre Gaza, la guerre en Europe et ce qui vient de se passer au Venezuela… le contexte national et international est très inquiétant.

    Espoir, parce que nous souhaitons travailler un maximum autour de la solidarité et lutter contre toutes les formes d’austérité à l’heure où les milieux financiers entreprennent une grosse offensive.

    Et puis Ambition, parce qu’il faut proposer un autre type de société, et sortir de cette conception du profit à tout prix. Même si notre présent déchante, on n’a pas renoncé aux lendemains qui chantent.

    À quelques semaines des élections municipales, dans quel état d’esprit êtes vous ?

    F.D. : On veut fédérer la gauche partout où c’est possible. C’est notre travail. A Nîmes et à Alès, nous avons des ambitions politiques importantes. Et il y a pas mal de communes où des maires communistes ou apparentés devraient être élus. Dans le Gard, nous sommes une force qui est offensive et conquérante, mais pas pour nous… Pour être utile et pour empêcher l’extrême droite de prendre le pouvoir.

    Un peu partout l’extrême droite gagne du terrain et sa violence explose. Comme au Prolé d’Alès, en mai dernier. Est-ce que ça a un impact sur la manière de militer aujourd’hui ?

    F.D. : Il y a eu deux événements majeurs ces derniers mois. Depuis les dernières législatives, les six députés du Gard sont d’extrême droite, et ça c’est un premier choc. Ensuite, l’attaque du Prolé, à Alès, nous montre la manière dont l’extrême droite et sa nébuleuse se révèlent. Ils se sont permis des choses qu’ils ne se seraient pas permis avant. Ils ont voulu frapper ceux dont ils savent qu’ils sont leurs opposants fondamentaux. Ce n’est pas un hasard s’ils s’en sont pris à Alès, qui a une tradition antifasciste ancienne. Mais nous avons décidé de ne laisser aucune concession sur le combat d’idée avec l’extrême droite. Ces événements ont renforcé notre détermination, et nous ont poussé à en faire un axe central de noter politique.

    Je ne pense pas que notre manière de militer changera après tout ça. On ne s’est jamais caché, on continue de militer à la vue de tout le monde. On ne nous intimidera pas !

    Propos recueillis par P. B.

    La fédération gardoise du Parti communiste prononcera ses vœux
    le samedi 10
     janvier, à 11h au Prolé d’Alès.