Category: politique

  • Olivier Faure en soutien des « combattants » progressistes en Vaucluse

    Olivier Faure en soutien des « combattants » progressistes en Vaucluse

    Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure se présentait face à la presse vauclusienne, ce vendredi 13 février, pour apporter son soutien aux candidats aux municipales investis ou soutenus par le parti à la rose dans le Département. Première étape avant de se rendre à Aix, Toulon et Nice dans les prochains jours.

    Des « combattants et combattantes », comme il les qualifie, qui se présentent dans un peu plus d’un mois, notamment à Avignon et Morières-lès-Avignon, avec respectivement David Fournier et Annick Dubois, tous deux aux côtés du député de Seine-et-Marne. Mais aussi à Pernes-les-Fontaines, Cavaillon, Malaucène, Mérindol et Vaison-la-Romaine, liste-t-il, légèrement aidé par le sénateur socialiste de Vaucluse Lucien Stanzione, qui se tient juste à côté.

    Mais des « combattants » impliquent donc un combat et un adversaire. Celui-ci a déjà été évoqué la veille lors de la réunion publique du prétendant à la mairie de la Cité des Papes : l’extrême droite. « Il y a des territoires plus difficiles avec des maires d’extrême droite sortants. Je serai partout où il y a besoin d’encourager les socialistes qui se battent. C’est là à la fois mon devoir et une façon aussi de donner du courage à celles et ceux qui parfois ont baissé les bras, considérant que désormais il y avait une forme de ville ouverte pour l’extrême droite. Ce qui n’est absolument pas le cas », assure-t-il sous les acquiescements de la candidate moriéroise, qui sera opposée au maire sortant du RN, Grégoire Souque, le 15 mars.

    Quid des insoumis

    Alors qu’à Avignon, un rapprochement avec LFI n’a pas été totalement écarté au second tour, la question d’une consigne venant de plus haut se pose. Le premier secrétaire « observe que le plus souvent, leur objectif n’est pas de faire gagner la gauche mais de la faire perdre » et « ne leur pardonnerait pas de faire le jeu de l’extrême droite au second tour », sans insister plus que ça. Mais il confie son « ras-le-bol de voir, d’un seul coup, des gens tout mélanger, à dessein, pour mieux réintégrer le RN dans l’arc républicain et en sortir une partie de la gauche », pointant notamment la présence de certains LR dans des listes d’extrême droite…

  • Les belles valeurs d’un solide Toulonnais engagé

    Les belles valeurs d’un solide Toulonnais engagé

    Derrière la carrure imposante de cet ancien pilier du RCT qu’il ne faut pas trop chatouiller se cache un être plein de générosité, à l’écoute des autres et complètement engagé pour sa ville, son parti et pour la défense des travailleurs de l’Arsenal. Une boîte qu’il intègre à l’âge de 15 ans et demi après avoir réussi le concours des apprentis et où il apprend son métier d’électromécanicien sur les sous-marins. Et dans laquelle il assume aujourd’hui le rôle de secrétaire général de la CGT. Un syndicat qui va jouer complètement son rôle émancipateur d’école de la vie le confrontant aux rudes luttes sociales qui se mènent à la Sorbe. Autant dire qu’il vaut mieux éviter de lui en promettre ou d’user de la langue de bois pour l’embrouiller.

    « Ça t’apprend à travailler avec des gens qui ne sont pas du même syndicat que toi, qui n’ont pas complètement les mêmes idées que toi. Ça t’apprend aussi qu’on n’a pas tous la vérité mais que si on reste sur les valeurs, on peut trouver un terrain d’entente », explique-t-il sobrement. Un sens du dialogue et de l’écoute également très apprécié de Toulon en Commun où il fait l’unanimité.

    Des attentions qui vont pour lui de soi : « Il y a neuf partis différents, alors forcément on ne pense pas toujours la même chose sur tout. Mais par contre, on a un objectif commun. Et on a des valeurs communes qui nous rassemblent. Et c’est ce qui fait qu’au-delà de l’aventure humaine qui m’intéresse aussi, parce que je place les hommes et les femmes avec qui je m’engage en premier, on trouve un chemin commun. »

    Son entrée en politique se fait avec la même force d’engagement, sans faire semblant. Cela se concrétise en 2020-2021, juste après le Covid. Il sera candidat aux élections départementales avec l’étiquette du Parti communiste.

    « Quand je décide d’adhérer à une démarche j’ai du mal à rester spectateur. J’aime bien m’investir, apporter ma pierre à l’édifice et essayer de faire changer les choses qui ne me plaisent pas, mais dans les règles de la structure où je suis en essayant de la faire évoluer en discutant, en parlant pour faire avancer les idées. »

    Ce que nous ne connaissions pas en revanche c’est son implication avec tout autant d’enthousiasme dans le milieu associatif. Et comme le gaillard préfère parler des autres que de lui-même, l’info est venue de son entourage politique. Interrogé, il acquiesce sobrement : « Oui, quand mes deux filles ont pris leur envol définitif, ça m’a libéré du temps. Alors, en accord avec mon épouse… »

    L’asso qui s’appelle « Étoile d’une nuit » maraude sur Toulon et vient en aide aux personnes démunies, sans-abri ou qui parfois ont un boulot mais avec un salaire qui ne leur permet pas de boucler les fins de mois. « Surtout les 30 derniers jours, comme dirait Coluche », ironise-t-il. Et d’expliquer : « Quand on a une vie meilleure que les autres, on ne construit pas des murs, mais on agrandit la table. Donc j’essaie de mettre en action ce credo en amenant un repas chaud, des vêtements chauds, un moment de partage, une discussion, une plaisanterie avec des gens. Tous les jeudis soir on est à la Porte d’Italie. »

    Dans tous ses combats on retrouve la même philosophie, le même humanisme… Mais il insiste, comme pour minimiser : « J’ai la chance de n’avoir jamais eu de soucis professionnels, j’ai toujours eu un salaire, je n’ai jamais eu de problèmes de santé graves. Alors, pourquoi ne pas donner un peu ? »

    Et de dire sa fierté du programme de Toulon en Commun qui porte « une vision pour la ville à court, moyen et long termes avec des propositions pour améliorer la vie des gens au quotidien mais aussi pour anticiper les effets du changement climatique ».

    Bref, un valeureux Toulonnais de 59 ans qui a vaillamment porté le maillot rouge et noir du RCT et qui est encore prêt à tout donner pour faire gagner son équipe, les valeurs de la gauche et de l’écologie.

  • À Aix, Philippe Klein présente ses colistiers

    À Aix, Philippe Klein présente ses colistiers

    Il est le premier des quatre candidats en lice à Aix à avoir dévoilé sa liste. Philippe Klein, investi par Horizons, a présenté ce mercredi soir, dans une salle des fêtes Roger Baudun comble (environ 300 personnes selon l’équipe de campagne), une quarantaine de colistiers. Tous ont défilé sur scène. Le nom du conseiller départemental Cyrille Blint avait déjà été annoncé, en janvier. Béatrice Bendele, avocate aixoise et membre du groupe d’opposition mené par Philippe Klein, rejoint de nouveau le candidat.

    Alors qu’une première stratégie municipale autour de la transition écologique avait déjà été dévoilée, le reste des grands axes du programme a été présenté ce mercredi soir.

    Sécurité, santé, écologie

    Du côté de la sécurité, « érigée en priorité municipale face aux préoccupations croissantes des habitants », le candidat propose la création de S.O.AIX, dispositif visant à renforcer l’organisation et la coordination des politiques de tranquillité publique à l’échelle de la ville. Cette structure aurait pour objectif d’améliorer la prévention, la lisibilité de l’action municipale et l’efficacité opérationnelle sur le terrain.

    Concernant la santé, Philippe Klein avance notamment « le développement de maisons de santé » ainsi que la simplification des démarches administratives pour favoriser l’installation de nouveaux professionnels.

    Des mesures pour la mobilité ont aussi été évoquées : « étudier l’utilisation de la bande d’arrêt d’urgence de la route départementale 9 afin d’y aménager une voie réservée aux bus », et un « plan vélo pensé avec l’objectif de développer des itinéraires sécurisés et cohérents à l’échelle des grands flux de déplacement ».

    Pour faciliter l’accès au logement, Philippe Klein propose de « transformer des bureaux vacants en logements destinés aux étudiants et aux jeunes actifs, tout en encourageant la construction d’habitations adaptées aux enjeux climatiques ».

  • À Aubagne, Gérard Gazay fixe ses grandes priorités

    À Aubagne, Gérard Gazay fixe ses grandes priorités

    « Vous pensez que si nous n’avions pas attiré l’hôpital, le commissariat, l’école d’ingénieurs, ils seraient venus ici ? Moi, je ne le pense pas. Cela s’est construit depuis le premier mandat, et voilà les résultats que nous avons », se félicite Gérard Gazay, vendredi, à l’Espace des libertés. Ces trois projets font partie des « projets engagés », qu’il s’engage à livrer s’il est élu. Le 4e est le musée de la céramique, qui s’installera dans la Villa Barthélémy. « Nous signons avec le propriétaire dans quelques jours », annonce-t-il.

    En début de soirée, le candidat de la liste « Passion Aubagne » a expliqué que le programme présenté était le fruit d’ateliers avec la population, menés de septembre à décembre, des 500 contributions reçues sur un site dédié, et celles des élus de son équipe.

    De 200 à 400 caméras

    Les « fondations » du programme s’appuient sur « trois fondamentaux à consolider » Le maire sortant énumère : « Une fiscalité stable avec 0% d’augmentation des taux communaux, le maintien de la gratuité des transports en commun ». Sans surprise, il déclare que « la sécurité est un de nos piliers. En 12 ans, la délinquance de proximité a baissé de 47%. Lorsque nous sommes arrivés [en 2014, Ndlr.], il y avait zéro caméra. Aujourd’hui, il y en a 200 ». Et le candidat veut les porter à 400 « pour annihiler tous les endroits où la délinquance pourrait se développer ». Interrogé à ce sujet, il déclare : « La gauche vote systématiquement contre l’extension du réseau de caméras. »

    C’est bien de ce côté-là de l’échiquier que se trouve son adversaire politique. Gérard Gazay a souvent cité la gauche, ou l’a évoquée en filigrane. Dans son programme, il écrit : « Vous êtes nombreux [les habitants d’Aubagne, Ndlr.] à exprimer vos inquiétudes face à ce que représenterait une autre orientation : retour de la dérive financière, démantèlement de la vidéoprotection, transformation de notre ville en cité. » Une allusion à la demande insistante, à gauche, de loger davantage la population, notamment la plus précaire, tant les besoins sont immenses. En matière d’urbanisme, il fixe le cap : « On construit de petits collectifs, mais pas de grands ensembles. » Il a maintenu l’idée de « créer une pension de famille », où pourraient loger les sans domicile fixe.

    Parmi ses cinq nouveaux projets, il cite « l’extension du tramway vers Marseille » qu’il avait combattu sous la gauche, « l’enfouissement des réseaux, une nouvelle maison de quartier à La Tourtelle, la création d’un itinéraire urbain reliant les trois autoroutes, et un 2e bus à haut niveau de service qui desservira le futur hôpital ».

  • À Septèmes, André Molino réunit une liste fraternelle

    À Septèmes, André Molino réunit une liste fraternelle

    « Une ville de solidarité, de fraternité, de progrès social, du vivre ensemble », a réaffirmé le maire sortant, André Molino. En poste depuis 1999, à 78 ans, dans la salle Fernad-Ros, l’édile a rassemblé autour de lui la nouvelle équipe municipale, solide, expérimentée et forte dix nouvelles volontés prêtes à continuer à construire « un avenir au service de l’intérêt général » dans une « ville à taille humaine, où on se connaît ».

    Divers, complémentaires

    Sur la liste présentée au public par Audrey Cermolacce, on retrouve des élus bien connus des Séptèmois pour leur engagement au service de tous. La première adjointe Sophie Celton, pour sa lutte contre l’habitat insalubre, qui veut « mettre en place le permis de louer », Patrick Magro, médecin retraité, Sophie Laurent qui a œuvré à l’ouverture de la médiathèque, Djeloul Ouaret, directeur de centre social, Hervé Vaquer-Torlinos, éducateur spécialisé, Ludovic Di Méo, technico commercial, Deni Cani, retraité de la réparation navale ou Gégard Escoffier, officier de gendarmerie à la retraite.

    Tous prêts à resigner pour continuer à se battre pour offrir des services publics et une qualité de vie aux habitants de ce grand village en dépit « du désengagement progressif de l’État », a souligné le maire.

    Leur bilan parle pour eux : développement des transports, école de qualité, renforcement de l’offre de santé avec l’acquisition de biens immobiliers pour une maison et un centre de soins, dynamisme associatif, urbanisme maîtrisé dans le respect de l’environnement. La large diversité de compétences de l’équipe municipale vient s’étoffer de nouveaux candidats. Hadrien Machet, 18 ans, travailleur social en formation, Léa Le Deist, enseignante et bénévole au Secours populaire, Corentin Boissié, élève ingénieur, Bruno Faure, Rémy Favaloro, Hervé Vaquier-Tolinos, éducateur spécialisé depuis 25 ans, Laetitia Abel-Tiberini, Lionel Ortiz, Ghylaine Coutelle, cadre de santé retraitée, et Shéhérazade Hassad, habitante de la Gavotte-Peyret, s’engagent à relever le défi de cette construction collective de l’avenir.

  • [Entretien] Katia Yakoubi : « La stratégie de la France insoumise ne concerne pas Marseille »

    [Entretien] Katia Yakoubi : « La stratégie de la France insoumise ne concerne pas Marseille »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous décidé d’apporter votre soutien au Printemps marseillais ?

    Katia Yakoubi : Lorsque la France insoumise s’est créée, elle se revendiquait comme un mouvement, au plus près du terrain, des acteurs associatifs. Je me suis investie, je suis devenue la coanimatrice du livret quartiers populaires, j’ai contribué au programme. Mais je fais partie de ceux qui ont été écartés de manière violente parce que nous avons prôné une stratégie rassembleuse, qui ne veut pas faire de nos partenaires de gauche des ennemis pour gagner un changement dans la société. Aujourd’hui, la France insoumise se trompe d’ennemis parce que sa stratégie ne concerne pas Marseille mais plutôt des calculs nationaux. Comment atteindre des objectifs pour la dignité, la solidarité, l’émancipation si vous saccagez tous les partenaires potentiels, si vous mettez la ville dans les bras du Rassemblement national ?

    Quelle voix voulez-vous porter ?

    K.Y. : Je viens porter la voix de l’unité, de la pluralité. Mais aussi pour défendre un projet qui me tient à cœur, que j’ai travaillé depuis deux ans : le premier conservatoire dans les quartiers nord de la ville de Marseille, qui se trouve dans notre plan Justice pour nos quartiers, autour du narcotrafic. Le RN explique que la réponse ne peut être que dans la répression, il oublie le côté social. Les jeunes happés par ce système ont été détachés d’une structure collective alors qu’ils peuvent avoir une sensibilité à l’art, à la musique. Il faut faire de la culture un levier d’émancipation.

  • À Marseille, la France insoumise présente ses huit têtes de secteur

    À Marseille, la France insoumise présente ses huit têtes de secteur

    Toujours sans QG de campagne, la France insoumise a officiellement présenté vendredi à la presse ses huit têtes de liste de secteur, au 3e étage de l’Artplexe sur la Canebière. Autour de Sébastien Delogu, candidat à la mairie, l’adjoint à la transition écologique (ex-EELV), Sébastien Barles, chef de file dans les 1-7, et un autre baroudeur de la politique locale, jamais élu, Mohammed Bensaada (13-14).

    à leurs côtés, des visages nouveaux. Alladine Abdallah Salim, tête de liste dans les 2-3, parle jeunesse et police de proximité. Léa Bijaoui, positionnée sur les 4-5 et Victoire Diethelm dans les 6-8, parlent justice environnementale et sociale, culture, logement… Candidate sur les 9-10, Myriam Megrahoui insiste sur les transports et la tranquillité publique, quand Radhouane Ouachani, qui mène la liste Marseille Fière et populaire dans les 11-12, revient sur la question des copropriétés dégradées.

    « Une équipe faite de gens qui vivent dans la ville, connaissent ses difficultés au quotidien et portent des engagements et des sujets que se posent les Marseillais », insiste Manuel Bompard, le député marseillais et coordinateur de la France insoumise, présent pour l’occasion.

    Député du secteur où Samia Ghali (DVG) se présente pour le Printemps marseillais, Sébastien Delogu sera n°2 sur la liste des 15 – 16, menée par Rabyata Boinaheri, « une mère de 39 ans qui élève seule ses quatre enfants » à la Granière où elle a grandi. « Nous nous laissons la place au peuple sur nos listes », justifie le député LFI des quartiers nord.

    Mobilisation

    « Nous ne sommes pas dans une guerre des gauches, nous sommes dans une bataille politique avec l’objectif d’appliquer un programme qui réponde aux besoins des habitants (…) On considère qu’il y a une municipalité qui sur un certain nombre de sujets n’a pas fait ce qu’elle aurait dû faire », reprend Manuel Bompard, interrogé sur la relation au reste de la gauche, partie unie sous la bannière du Printemps marseillais (PM).

    Et d’insister sur un adversaire : la droite et l’extrême droite. « Il faut une liste de la France insoumise parce qu’on ne battra pas l’extrême droite sans la mobilisation de secteurs très larges de la population marseillaise qui ne se mobiliseront pas en soutien à l’équipe municipale sortante », martèle le stratège LFI, persuadé que sa liste, créditée de 15% dans les derniers sondages, sera devant le Printemps Marseillais au 1er tour.

  • Nicolas Koukas présente un plan de propreté pour Arles

    Nicolas Koukas présente un plan de propreté pour Arles

    Arles ne fait pas exception : la propreté urbaine figure parmi les thèmes centraux des élections municipales. Dans la commune la plus étendue de France, depuis l’arrivée au pouvoir de Patrick de Carolis (Horizons), également président de la communauté d’agglomération Arles Crau Camargue Montagnette (ACCM), le taux d’enlèvement des ordures ménagères est passé de 16,15% en 2020 à 18,67% en 2025. Pourtant « on n’en voit pas le résultat, il n’y a pas d’amélioration alors qu’on fait partie des villes les plus chères », affirme le candidat de l’Union pour Arles, Nicolas Koukas (PCF), qui pointe des dysfonctionnements, notamment dans « les hameaux et les villages ».

    Face à « l’urgence » et aux « préoccupations des habitants », il présente un plan intitulé « Arles propre et responsable ». C’est en échangeant avec les agents de la Ville et d’ACCM qu’il a nourri ses pistes de réflexion, et c’est aussi en lien avec eux qu’il souhaite améliorer le service. « On fera quatre points par an, en réunissant aussi, autour de la table, les représentants économiques, les commerçants et les artisans. Le premier travail à mener est de repenser les circuits avec les équipes et les usagers et de faire le point sur le matériel à remplacer, l’organisation à moduler. C’est indispensable si on veut donner de la confiance à nos agents et si on veut défendre le service public. L’objectif est de travailler avec eux, main dans la main. »

    « La propreté, c’est aussi de l’entretien », poursuit Nicolas Koukas. Pour identifier les problèmes, le candidat entend mettre les habitants à contribution grâce à une application mobile simplifiant et centralisant les signalements qui arriveront « automatiquement dans le service concerné, permettant d’avoir une bonne réactivité ».

    Une déchetterie mobile

    Il compte également mettre en place une brigade anti-graffiti, en partenariat avec la police municipale, pour nettoyer les espaces publics en 48 heures.

    Le candidat souhaite aussi développer les poubelles de rues et les éteignoirs à mégots, en mettant en place une filière de recyclage pour valoriser ces déchets. Concernant les dépôts sauvages, Nicolas Koukas souhaite améliorer l’efficacité des caméras. « On ne connaît actuellement pas le taux de verbalisation », explique-t-il.

    Enfin, la tête de liste envisage la création d’une déchetterie mobile, avec un dispositif qui reste à définir. « La déchetterie de Trinquetaille a été rénovée, mais il en manque, notamment dans le nord », appuie-t-il.

  • [Dossier extrême droite] À Perpignan, pas d’argent pour les assos catalanistes

    [Dossier extrême droite] À Perpignan, pas d’argent pour les assos catalanistes

    Depuis l’arrivée du Rassemblement national, Perpignan n’est plus la Catalane. Aux entrées de la ville, les panneaux ont été progressivement remplacés par « Perpignan la rayonnante ». Le maire Louis Aliot ne veut plus voir de ce nom adossé à la ville qu’il dirige depuis 2020.

    « Perpignan la Catalane » avait été déposé dans les années 90 par Jaume Roure, une figure historique du catalanisme perpignanais. L’actuelle mairie n’a pas renouvelé son enregistrement auprès de l’Inpi (Institut national de la propriété industrielle). Indigné, Jaume Roure a re-déposé la marque. Mais la mairie s’y oppose dans une procédure judiciaire toujours en cours pour « dépôt frauduleux » et atteinte à son image. « Cela nous a coûté plus de 6 000 euros en frais d’avocats. L’idée est de nous taper au portefeuille », dénonce Jaume Roure.

    Si Louis Aliot a appliqué avec vigueur la stratégie de normalisation du Rassemblement national dans sa ville, tout le monde n’est pas validé pour autant. Notre enquête, basée sur les données financières municipales, révèle que les associations qui promeuvent la langue ou la culture catalane ont payé le prix fort à l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir. Notamment, elles ont toutes cessé de toucher des subventions municipales. Par exemple, l’association Bressola qui milite pour la « récupération de la langue et la culture catalane » a perdu 60 000 euros. Contactée, l’association n’a pas souhaité répondre à nos questions.

    La municipalité, elle, se défend. « Tout le monde sait que Perpignan est catalane. Il fallait ouvrir son image sur le monde et la Méditerranée et ne pas la cantonner à un enjeu politicien indépendantiste comme l’avaient fait Jean-Paul Alduy [ancien maire UDI de Perpignan, Ndlr] et sa minorité radicalisée d’Unitat Catalana [un parti politique du mouvement catalan, Ndlr] », a réagi la municipalité.

    Des assos qui refusent de « blanchir la politique de l’extrême droite »

    Ce sont parfois les associations catalanistes qui se sont auto-censurées. « On refuse de demander des subventions à la mairie, on ne veut pas blanchir sa politique d’effacement », explique Guillem Dalmau, président d’Òmnium Cultural Catalunya Nord, une association qui dispense des cours de catalans à 700 élèves dans les Pyrénées-Orientales. Il dénonce « une suppression des traces du bilinguisme dans la ville et une folklorisation de l’identité catalane ». Le coût de cette opposition : 6 500 euros par an en moins. « Nos cours à Perpignan sont devenus déficitaires. Avec le risque d’une vague RN dans le département, on est très inquiet. »

    Ces accusations « d’effacement » s’incarnent aussi dans l’affaire dite de La Bressola, réseau d’écoles immersives en catalan. En 2021, la mairie exerce son droit de préemption sur un ancien monastère destiné à accueillir un collège-lycée catalan. « Nous avions un autre projet sur le site », indique la municipalité, interrogée sur ce point. La décision provoque une forte mobilisation et de longues péripéties judiciaires qui donnent finalement raison à La Bressola.

    « Ce qui gêne le RN,

    c’est que le catalanisme est transfrontalier »

    La ville de Perpignan assure « promouvoir la langue et la culture catalane en essayant de ne pas tomber dans le travers de la confusion entre culture catalane et indépendance de la Catalogne espagnole ». Elle signale par exemple son soutien aux Dragons catalans, un club de rugby local, ou une association qui organise les feux de la Saint-Jean. Une « folklorisation de l’identité catalane », estime le militant Guillem Dalmau.

    « Ce qui gêne le RN, c’est que le catalanisme est transfrontalier. Le RN veut la pureté de l’identité », analyse Brice Lafontaine, ancien conseiller municipal et cadre d’Unitat Catalana, lui-même en conflit avec la mairie après l’interdiction de célébrer son mariage en langue catalane. « Pour Aliot, on est roussillonnais et pas catalans, donc on est français. C’est une manière de tracer une limite géographique qui ne dépasse pas la frontière espagnole », poursuit Guillem Dalmau. Cette redéfinition passe aussi par les relations extérieures : « Il a raréfié les liens avec Barcelone, alors que les villes ont des relations de longue date », souligne Jaume Roure.

    Dans d’autres villes aux identités régionales marquées, l’extrême droite est beaucoup moins réticente. À Beaucaire, par exemple, l’Escolo de tradiciun de Beaucaire, association provençaliste créée en 2015 juste après l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir, est depuis soutenue en moyenne à hauteur de 961 euros chaque année. « Ce référentiel ne pose pas les mêmes questions : il n’est pas attaché à un mouvement politique transnational soutenant une sécession », analyse l’historien Nicolas Lebourg, spécialiste de l’extrême droite. « L’héritage de Frédéric Mistral [écrivain français qui s’exprimait en provençal, prix Nobel de littérature en 1904, Ndlr] est compatible avec le récit national et l’exclusion de ce qui en sont extérieurs ». Ce qui enracine le folklore est accepté. Pas ce qui traverse les frontières.

    Retrouvez l’intégralité de cette enquête collective réalisée par La Marseillaise, Le Poing, l’Arlésienne, le Collectif de journalistes indépendants Presse-Papiers, Jean-François Poupelin et Raphael da Silva grâce au soutien financier du Fonds pour une presse libre :

    À Orange, Jacques Bompard prêt à repartir à l’assaut

    En Vaucluse, le soutien aux associations au service du clientélisme électoral

    À Beaucaire, les purges associatives et ceux qui en profitent

    À Béziers, les affiches parlent, les assos se taisent

    Les assos malmenées par les villes d’extrême droite

    À Béziers, les syndicats attaqués par Robert Ménard

    À Marignane, les derniers échos de l’OAS

    À Fréjus, le social s’efface le sport encaisse

    Dans les petites villes de Vaucluse, la culture meurt à petit feu

  • [Dossier spécial] Les assos malmenées par les villes d’extrême droite

    [Dossier spécial] Les assos malmenées par les villes d’extrême droite

    Cette enquête collective a été réalisée par La Marseillaise, Le Poing, l’Arlésienne, le Collectif de journalistes indépendants Presse-Papiers, Jean-François Poupelin et Raphael da Silva grâce au soutien financier du Fonds pour une presse libre.

    Deux tiers des Français sont engagés dans une association. Un salarié sur dix y travaille. « C’est une des forces vives les plus puissantes de notre pays », souligne le Mouvement associatif, l’organisation représentative du secteur. Intrinsèquement relié aux autorités politiques, le milieu associatif fait partie de ceux qui tremblent quand le pouvoir change de mains. Dans le Sud de la France, des centaines d’associations ont fait l’expérience d’une bascule à l’extrême droite de leurs municipalités, unique échelon conquis par le Rassemblement national (RN). Quel a été l’impact ?

    Pour répondre à cette question, nous avons collecté les comptes administratifs de dix communes gérées par l’extrême droite dans le sud-est. Selon la loi, ces documents financiers sont consultables par tous les citoyens. Dans les faits, ils sont difficilement accessibles. Pourtant, ils contiennent des informations cruciales, dont la liste des subventions versées aux associations chaque année.

    Des associations ont-elles perdu avec l’arrivée de l’extrême droite ? D’autres ont-elles, au contraire, tiré leur épingle du jeu ? Notre enquête permet de publier en accès libre ces documents afin que des acteurs académiques, associatifs ou citoyens puissent s’en emparer. Elle permet surtout de mieux cerner ce qu’il se passe derrière les « vitrines »
    de la normalisation du Rassemblement national. Si, dans le discours, le RN vante une gestion pragmatique, les courbes des subventions racontent une autre histoire.

    Dans 90% des villes analysées, ces mairies subventionnent de moins en moins d’associations. « Ce n’est pas une tendance que nous notons au niveau national », précise Jean-Baptiste Jobard, coordinateur du Collectif des associations citoyennes. Cette cure d’austérité y est menée à deux vitesses. Dans l’ensemble, les subventions aux associations culturelles et sociales dégringolent. À l’inverse, les associations sportives sont relativement épargnées. Notre enquête révèle plus largement un rapport autoritaire et électoraliste au monde associatif. Contacté, le Rassemblement national n’a pas souhaité s’exprimer.

    Contrôler

    2020, Fréjus (83). Le président de l’Association multi-sports et loisirs (AMSL) se retrouve au pied du mur. David Rachline (RN), fraîchement réélu à la tête de l’une des plus grandes villes du Var, vient de lui couper les vivres. En coulisse, c’est une prise de pouvoir qui se joue. L’édile veut placer un de ses proches à la tête de ce réseau stratégique de 5 000 adhérents. Pour parvenir à ses fins, il fait chanter le dirigeant associatif avec de l’argent. La stratégie est gagnante. Le président finit par démissionner et un élu de la majorité RN, Fabien Sgarra, prend sa place. À partir de là, les subventions reviennent et coulent même à flot.

    Dans un rapport publié l’été 2025, la chambre régionale des comptes documente, avec preuve à l’appui, le chantage précédant cette « nomination irrégulière », selon ses termes. Elle alerte aussi sur la hausse exponentielle des dépenses de l’AMSL — compensées par les aides municipales : +26% en personnel, +73% en achats.

    Les magistrats financiers évoquent notamment les voitures de fonction attribuées au président Fabien Sgarra et son trésorier, avec frais de péage, d’assurance et d’essence inclus dans le privilège. Ces voitures « ont été utilisées à des fins personnelles », relève la chambre régionale des comptes. Fabien Sgarra a contesté ces éléments dans une longue réponse adressée aux magistrats financiers dénonçant des « postulats non corroborés par des éléments factuels », des « opinions personnelles » et « jugement de valeur ».

    Les comptes administratifs des communes d’extrême droite recèlent de mouvements en faveur de structures proches de la majorité en place. À Bédarrides (84), petite commune de 5 500 habitants dans le Vaucluse, le club de rugby Avenir Sportif de Bédarrides-Châteauneuf-du-Pape aspire à lui seul plus de 60% des subventions versées par la commune aux associations. Cette répartition a été décidée lors de « réunions d’arbitrage » confidentielles où siègent le maire et un autre élu permanent. Ce dernier n’est autre qu’un des dirigeants du club de rugby en question. Une situation de « conflit d’intérêts » pointée dans un autre rapport de la chambre régionale des comptes publié en juillet 2025.

    À Beaucaire (30), dans le Gard, l’enveloppe globale des subventions a baissé de plus de 15% depuis la conquête de l’extrême droite. Mais quelques associations s’en sortent bien. Le chèque pour l’association Les chats libres, dirigée par la conseillère municipale Eliane Hauquier, a été multiplié par 15. Le Harley Davidson Club Gladiator Ugernum, présidé par un autre élu de la majorité RN, bénéficie d’un local spacieux en face de l’hôtel de ville. Les 1er Mai, il organise, avec le budget de la Ville, l’American Day et redécore Beaucaire aux couleurs du pays de Donald Trump. Ces trois mairies n’ont pas répondu à nos questions.

    Ces arrangements entre amis sont l’un des symptômes de la gouvernance locale dévoyée. Sur ce seul mois de janvier 2026, trois maires sur les dix auxquels nous nous sommes intéressés étaient devant la justice dans des affaires de corruption. Le 26 janvier, le maire d’Orange (84) Yann Bompard (Ligue du Sud) est condamné pour recel de détournement de fonds publics par le tribunal correctionnel de Marseille. Il a fait appel et reste présumé innocent. Le lendemain, c’est au tour du maire de Fréjus de se présenter à la barre. David Rachline est relaxé dans une affaire mineure de prise illégale d’intérêt, mais il sera jugé en septembre dans un autre dossier, plus lourd, de favoritisme. La semaine précédente, Louis Aliot (RN), le maire de Perpignan (66), s’expliquait devant la cour d’appel de Paris pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national. En 2025, le maire de Cogolin (83) a rendu son tablier, devenu inéligible après une condamnation pour abus de faiblesse. En dix ans de mandat, Marc-Étienne Lansade a fait l’objet de dix mises en examen

    Faire taire

    Du côté des associations qui ne partagent pas la ligne du Rassemblement national, la situation est beaucoup plus tendue. À Fréjus, la cible est posée sur une association historique, le Comité de Défense des intérêts de Fréjus plage, opposée aux ambitions immobilières de la mairie. Cette dernière tente depuis 2017 de lui retirer son local pour y installer un parking de sept niveaux. L’affaire est en cours devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence.

    À Morières-lès-Avignon, dans le Vaucluse, la bête noire s’appelle Okkio, une compagnie de théâtre pour enfants. Après avoir relayé un communiqué de son syndicat professionnel sur les dangers de l’extrême droite lors des élections législatives de 2024, elle a perdu local et subventions. Sa co-directrice artistique Isabelle Lega décrit : « On nous a reproché de nuire à nos bonnes relations avec la mairie et d’assimiler le RN à l’extrême droite. » Le maire RN de cette commune de 8 500 habitants, Grégoire Souque, s’est défendu dans la presse locale d’une quelconque sanction « politique ».

    Mais les positions du RN au niveau national sont éloquentes. Le parti a notamment déposé divers amendements législatifs, rejetés, réclamant la suppression des financements publics aux associations qui font de « la propagande politique », selon ses termes. Dans son viseur : le Planning familial ou SOS Racisme. Dans les villes déjà conquises, les acteurs associatifs décrivent largement un climat d’omerta, comme en témoigne une militante de Béziers : « Il ne faut surtout pas que nos associations soient assimilées à quoi que ce soit de politique. » En 2015, la mairie avait fermé un centre social pour une simple phrase de son président dans la presse locale. Il y déplorait l’abstention lors des élections départementales de l’époque, marquée par une poussée de l’extrême droite. Robert Ménard, le maire élu en 2014 avec le soutien du FN, n’a pas souhaité réagir.

    « La subvention a toujours un caractère discrétionnaire. La collectivité n’est jamais obligée de l’accorder et peut arbitrairement décider de la supprimer », rappelle l’économiste Lionel Prouteau, spécialiste du monde associatif. Les mairies de tout bord utilisent ce levier pour casser des oppositions, récompenser des soutiens ou en tirer des bénéfices électoraux. « Les travaux de recherche montrent un tarissement général de ce clientélisme, souligne le politiste Julien Talpin. Mais le RN investit ces stratégies pour s’ancrer localement. »

    Couper

    Pour poser un regard plus fin sur les évolutions de la vie associative sous l’extrême droite, nous avons classé chaque association selon son champ d’action. Les résultats sont particulièrement révélateurs.

    Sur la culture, il y a deux faces. Face visible, les villes
    – surtout les plus grandes scrutées de près par les médias – mettent en scène la poursuite de partenariats, comme Perpignan avec le festival de la photo, Visa pour l’image. L’agenda culturel s’est dédiabolisé : le trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf s’est produit à Orange sans que personne n’y trouve rien à redire. Le rappeur Jul a chanté à Fréjus comme si de rien n’était. Mais les données analysées montrent aussi la face moins visible : dans 80 % des villes étudiées, la majorité municipale a sabré dans ses subventions aux associations culturelles. Moins 62% à Béziers, moins 27% à Fréjus, moins 99% à Orange. À Bédarrides, les subventions aux associations culturelles ont quasiment disparu à l’arrivée de l’extrême droite.

    Les associations sociales sont encore moins bien logées. À Orange, tous les centres sociaux ont fermé, en peine de financement. Pareil à Fréjus ou Beaucaire. Dans ces villes les coupes sont vertigineuses : moins 98% à Orange, moins 82% à Beaucaire. Ce sont les quartiers prioritaires qui payent le prix le plus élevé. À Fréjus, notamment, les quartiers de l’Agachon et la Gabelle, délaissés par la mairie, s’enlisent dans la pauvreté et la délinquance sans bouée de secours associative, rapporte un bilan alarmiste de la communauté de communes, pourtant elle-même très à droite.

    Ces mairies ont en revanche tendance à faire la part belle au sport. Les montants globaux des subventions accordées à ces associations ont stagné ou augmenté dans 80% des cas. Marignane investit 90% de son enveloppe dans le sport. Beaucaire y injecte le même pourcentage.

    Pourtant, au niveau national, le Rassemblement national ne s’y intéresse pas du tout. Dans son dernier programme présidentiel, Marine Le Pen n’y avait pas consacré une seule ligne. « Au niveau local, c’est différent, les maires aiment bien avoir des relais dans la société civile et le RN choisit ce domaine qu’il juge plus apolitique et inoffensif », explique le chercheur Valentin Guery.

    Enfin, il y a les petites sommes qui passent inaperçues mais en disent beaucoup sur les « perdants » et les « gagnants ». À Fréjus, le Planning familial a perdu sa petite subvention. À Marignane (13), c’est le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples. À l’inverse, l’extrême droite locale injecte de l’argent dans ses obsessions identitaires. Le cercle algérianiste, réunissant des nostalgiques de l’Algérie française, a reçu 50 000 euros sous le mandat de Louis Aliot à Perpignan. La majorité de Robert Ménard a injecté 25 000 euros d’argent public dans SOS Maaloula, une association reliée à SOS Chrétiens d’Orient selon une enquête de Mediapart parue en 2020. Cette organisation, présumée innocente, fait l’objet d’une enquête du Parquet national anti-terroriste pour des soupçons de complicité de crime pour l’humanité.

    À l’approche des élections municipales, le monde associatif tremble plus fort. « C’est la première fois qu’on anticipe, on pressent un risque, ou on le conscientise », explique Sylvain Rigaud, délégué général du réseau national des maisons d’associations. À l’initiative d’Oxfam, une feuille de route des mesures de sauvegarde du monde associatif s’est mise à circuler parmi les acteurs du milieu. Des idées émergent : des « villes refuges », par exemple, où les associations malmenées pourraient trouver l’asile. Au printemps, le collectif des associations citoyennes a déjà prévu un atelier pour ses membres : « Mon maire est passé RN, que faire ? »

    Retrouvez l’intégralité de cette enquête collective réalisée par La Marseillaise, Le Poing, l’Arlésienne, le Collectif de journalistes indépendants Presse-Papiers, Jean-François Poupelin et Raphael da Silva grâce au soutien financier du Fonds pour une presse libre :

    À Orange, Jacques Bompard prêt à repartir à l’assaut

    En Vaucluse, le soutien aux associations au service du clientélisme électoral

    À Beaucaire, les purges associatives et ceux qui en profitent

    À Béziers, les affiches parlent, les assos se taisent

    À Perpignan, pas d’argent pour les assos catalanistes

    À Béziers, les syndicats attaqués par Robert Ménard

    À Marignane, les derniers échos de l’OAS

    À Fréjus, le social s’efface le sport encaisse

    Dans les petites villes de Vaucluse, la culture meurt à petit feu