Category: environnement

  • Au Vigan, la grande fête cévenole de la nature

    Au Vigan, la grande fête cévenole de la nature

    C’est une première pour la cité cévenole. Du vendredi 10 au dimanche 12 octobre, Le Vigan réunit sous une même bannière quatre de ses rendez-vous annuels : la Fête de la forêt des Cévennes, les Journées mycologiques, la Foire Miel & Frigoule et la journée dédiée au Parc national des Cévennes. Ensemble, ils composent une seule grande manifestation : « Le Vigan fête la nature ». « Jusqu’ici, chaque manifestation vivait de son côté. En les réunissant, on crée une synergie nouvelle, plus conviviale, on favorise les échanges entre acteurs du territoire », explique Mathieu Eybalin, coordinateur de l’événement. Près de 4 000 visiteurs sont attendus pour cette édition inaugurale, au cœur d’un territoire inscrit à l’Unesco.

    Une synergie inédite

    Le programme s’annonce riche. Vendredi, la Fête de la forêt mettra en avant la filière bois et ses métiers, à travers visites, animations et projections. Les Journées mycologiques, elles, dévoileront dès le matin leurs ateliers pour les scolaires avant d’ouvrir au grand public un espace d’exposition consacré à des centaines d’espèces de champignons. Samedi, c’est le Parc national des Cévennes qui prendra le relais, avec randonnées, conférences, balades au fil de l’eau et une grande journée de sensibilisation autour de la biodiversité. En parallèle, la Fête de la forêt se poursuivra du côté de l’Espérou, entre sorties thématiques et rencontres avec des professionnels. Dimanche marquera le grand final au parc des Châtaigniers. Démonstrations de bûcherons, mikado géant de grumes, exposition de plus de 300 champignons, marché forestier et ateliers autour du miel et des plantes médicinales pour clôturer. Petits et grands pourront fabriquer des bougies en cire, goûter différents miels du territoire ou s’essayer à la grimpe d’arbres.

  • #DisMoiPourquoi les plantes sont vertes ?

    #DisMoiPourquoi les plantes sont vertes ?

    Gabriel, 8 ans, en CE2 à l’école les Salins à Hyères

    Pour répondre à cette question, il faut commencer par parler du rayonnement solaire. Celui-ci est composé de différentes “ondes” émises par le soleil, dont certaines sont visibles par les humains sous forme de couleurs, alors que d’autres leur sont invisibles (par exemple les ultraviolets). Chaque onde correspond aussi à de l’énergie. Les feuilles des plantes contiennent des composés chimiques appelés “pigments chlorophylliens” qui absorbent les ondes du rayonnement solaire… mais seulement la moitié de celles qui correspondent à la couleur verte. Ces “ondes vertes” n’étant pas retenues dans les feuilles, elles sont réfléchies… et nous pouvons donc les voir ! Voilà pourquoi les feuilles nous apparaissent vertes. Ce que les feuilles font avec les ondes captées ? Elles se servent de leur énergie pour réaliser la photosynthèse, un processus qui transforme l’énergie lumineuse en énergie chimique puis en sucre, utilisé par la plante pour se développer. »

    Sophie Gachet, maître de conférences à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (CNRS, IRD)

  • #DisMoiPourquoi les plantes sont vertes ?

    Pour répondre à cette question, il faut commencer par parler du rayonnement solaire. Celui-ci est composé de différentes “ondes” émises par le soleil, dont certaines sont visibles par les humains sous forme de couleurs, alors que d’autres leur sont invisibles (par exemple les ultraviolets). Chaque onde correspond aussi à de l’énergie. Les feuilles des plantes contiennent des composés chimiques appelés “pigments chlorophylliens” qui absorbent les ondes du rayonnement solaire… mais seulement la moitié de celles qui correspondent à la couleur verte. Ces “ondes vertes” n’étant pas retenues dans les feuilles, elles sont réfléchies… et nous pouvons donc les voir ! Voilà pourquoi les feuilles nous apparaissent vertes. Ce que les feuilles font avec les ondes captées ? Elles se servent de leur énergie pour réaliser la photosynthèse, un processus qui transforme l’énergie lumineuse en énergie chimique puis en sucre, utilisé par la plante pour se développer. »

  • Immersion dans les locaux d’Ifremer pour les collégiens varois

    Découvrir un haut lieu de la recherche océanographique française et même mondiale aux côtés de scientifiques chevronnés, voilà l’opportunité offerte à quatre classes de 3e de différents collèges du département ce mardi, pour l’inauguration de la fête de la science, qui se poursuit jusqu’à lundi sur plusieurs sites. Une centaine d’élèves ont ainsi investi les locaux d’Ifremer, où ils ont été initiés à la recherche océanographique.

    Pour ce faire, quatre ateliers étaient au programme. Parmi eux, une découverte d’outils de robotique sous-marine, proposée par le Campus des métiers qualification excellence de la mer de l’Université de Toulon (CMQ). Les collégiens ont également pu découvrir les fonds marins à 500 mètres de profondeur, au moyen de casques de réalité virtuelle qui les ont emmenés découvrir le canyon sous-marin Lacaze-Duthier, ses coraux et sa biodiversité. Ils ont aussi été introduits à la Halle Interactive, outil dont s’est doté l’Ifremer l’an dernier, et qui permet notamment d’être connecté aux bateaux en mer pour observer les fonds marins à distance. Enfin, le dernier atelier était voué à la découverte du phytoplancton, une algue microscopique ingérée par la faune, premier maillon de la chaîne alimentaire marine et indicateur de la qualité de l’eau.

    « Susciter

    des vocations »

    Les adolescents ont également eu le privilège de découvrir les ateliers d’Ifremer, où sont conservés et maintenus bateaux et appareils d’exploration. Pour Vincent Rigaud, directeur de l’Ifremer Méditerranée, Outre-Mer et Atlantique, c’est l’occasion de s’immerger dans un lieu d’excellence scientifique : « Nous sommes le seul institut de recherche uniquement dédié à l’océan. Nous opérons les 17 navires de la flotte océanographique française au profit de la communauté scientifique nationale et européenne. La Seyne-sur-Mer est la base où on opère et développe ces technologies d’exploration des grands fonds. » De quoi séduire les travailleurs de demain ? « C’est quelque chose qui est très visuel et parlant, c’est un outil de médiation scientifique qui attire les jeunes, tout comme leur rôle dans la préservation des océans, qu’on développe dans des ateliers liés aux aspects côtiers. Ils peuvent ramener des informations en observant l’océan au quotidien. Il ne s’agit pas que de l’intelligence des chercheurs, mais de tout un chacun. On veut faire prendre conscience aux jeunes qu’on a besoin de compétences, donc on essaie de susciter des vocations, et on a aussi besoin d’eux comme citoyens pour faire remonter ces infos. Car quand ces jeunes-là seront à la retraite, les quais de Toulon seront peut-être sous l’eau et il faudra s’adapter. »

    Pour leurs professeurs, c’est un moyen d’apporter aux élèves « une culture scientifique et une ouverture sur la mer, qu’ils ont à côté de chez eux », avance Kévin Roumier, professeur de physique-chimie au collège la Ferrage de Cuers. « La découverte d’un tel lieu fait un lien avec des problématiques qu’on évoque avec eux : changement climatique, avenir de l’océan… C’est très parlant car ça touche à leurs vies », ajoute Camille Schnell, professeure dans le même établissement. « On pourra aussi se servir de cette visite pour certains points du programme, même si ça n’en fait pas vraiment partie, notamment sur le sonar pour les calculs de vitesse, de profondeur… », complètent les deux enseignants.

  • Immersion dans les locaux d’Ifremer pour les collégiens varois

    Immersion dans les locaux d’Ifremer pour les collégiens varois

    Découvrir un haut lieu de la recherche océanographique française et même mondiale aux côtés de scientifiques chevronnés, voilà l’opportunité offerte à quatre classes de 3e de différents collèges du département ce mardi, pour l’inauguration de la fête de la science, qui se poursuit jusqu’à lundi sur plusieurs sites. Une centaine d’élèves ont ainsi investi les locaux d’Ifremer, où ils ont été initiés à la recherche océanographique.

    Pour ce faire, quatre ateliers étaient au programme. Parmi eux, une découverte d’outils de robotique sous-marine, proposée par le Campus des métiers qualification excellence de la mer de l’Université de Toulon (CMQ). Les collégiens ont également pu découvrir les fonds marins à 500 mètres de profondeur, au moyen de casques de réalité virtuelle qui les ont emmenés découvrir le canyon sous-marin Lacaze-Duthier, ses coraux et sa biodiversité. Ils ont aussi été introduits à la Halle Interactive, outil dont s’est doté l’Ifremer l’an dernier, et qui permet notamment d’être connecté aux bateaux en mer pour observer les fonds marins à distance. Enfin, le dernier atelier était voué à la découverte du phytoplancton, une algue microscopique ingérée par la faune, premier maillon de la chaîne alimentaire marine et indicateur de la qualité de l’eau.

    « Susciter

    des vocations »

    Les adolescents ont également eu le privilège de découvrir les ateliers d’Ifremer, où sont conservés et maintenus bateaux et appareils d’exploration. Pour Vincent Rigaud, directeur de l’Ifremer Méditerranée, Outre-Mer et Atlantique, c’est l’occasion de s’immerger dans un lieu d’excellence scientifique : « Nous sommes le seul institut de recherche uniquement dédié à l’océan. Nous opérons les 17 navires de la flotte océanographique française au profit de la communauté scientifique nationale et européenne. La Seyne-sur-Mer est la base où on opère et développe ces technologies d’exploration des grands fonds. » De quoi séduire les travailleurs de demain ? « C’est quelque chose qui est très visuel et parlant, c’est un outil de médiation scientifique qui attire les jeunes, tout comme leur rôle dans la préservation des océans, qu’on développe dans des ateliers liés aux aspects côtiers. Ils peuvent ramener des informations en observant l’océan au quotidien. Il ne s’agit pas que de l’intelligence des chercheurs, mais de tout un chacun. On veut faire prendre conscience aux jeunes qu’on a besoin de compétences, donc on essaie de susciter des vocations, et on a aussi besoin d’eux comme citoyens pour faire remonter ces infos. Car quand ces jeunes-là seront à la retraite, les quais de Toulon seront peut-être sous l’eau et il faudra s’adapter. »

    Pour leurs professeurs, c’est un moyen d’apporter aux élèves « une culture scientifique et une ouverture sur la mer, qu’ils ont à côté de chez eux », avance Kévin Roumier, professeur de physique-chimie au collège la Ferrage de Cuers. « La découverte d’un tel lieu fait un lien avec des problématiques qu’on évoque avec eux : changement climatique, avenir de l’océan… C’est très parlant car ça touche à leurs vies », ajoute Camille Schnell, professeure dans le même établissement. « On pourra aussi se servir de cette visite pour certains points du programme, même si ça n’en fait pas vraiment partie, notamment sur le sonar pour les calculs de vitesse, de profondeur… », complètent les deux enseignants.

  • Planter un arbre et une petite graine dans la tête des enfants

    Soigneusement pomponnés, les élèves de CP de l’école Anatole-France sortent du car deux par deux. Leurs mains propres ne le restent pas longtemps. Après de rapides présentations, les agents du service environnement de la Ville de Port-de-Bouc les répartissent sur cinq différents ateliers, organisés en lisière de la forêt de Castillon, dans le cadre de l’opération « Replantons nos pinèdes ».

    Serge Borios attend les enfants derrière un tas de terre éparpillé sur une table. Un petit groupe se plante face à lui et écoute attentivement les consignes, avant de s’emparer de pots en plastique pour y planter un semi. « C’est quoi comme fleur ? » s’enquiert une petite fille. « Un souci, répond le paysagiste en lui montrant une image du végétal aux pétales orange. Ça a des propriétés adoucissantes, c’est bien de s’en passer en cas de brûlure. »

    Plus loin, d’autres élèves sont concentrés face à une feuille de papier et créent les pics d’un hérisson prédessiné avec des branches de pins.

    Régénérer la forêt

    « En cycle 1, les enfants ont un enseignement d’éducation à l’environnement et au développement durable », explique le responsable du service enfance éducation de la Ville, Farid Roguiai. Mais l’intérêt de l’opération n’est pas seulement d’initier les élèves aux joies du jardinage.

    En 2017 puis en 2020, deux incendies ont ravagé Castillon. Lors du feu le plus récent, 317 ha sont partis en fumée. Dès l’année suivante, la municipalité a mis en place ce dispositif pour aider la forêt à se régénérer. Depuis, près de 8 500 végétaux ont été replantés par plus de 1 500 enfants. Cette année, ils seront près de 700 à enraciner un arbre. « On a sept essences différentes entre chêne vert, blanc, du frêne et quatre arbustes qui sont typiques de nos garrigues, choisis pour résister au vent et à la sécheresse, précise Marie-Pierre Pelt, directrice des services techniques. On ne remet pas du tout de pins, qui sont des résineux et qui prennent très vite en cas d’incendie. On n’a que des feuillus. »

    Alors que ses élèves sont en train de créer une barrière de protection en pierres autour de l’arbre qu’ils ont planté, la maîtresse de la classe de CP d’Anatole-France salue cette sensibilisation. « Le fait de planter un arbre crée un lien particulier avec la nature, ils n’auront pas envie de voir ces végétaux arrachés ou brûlés derrière. Ce sont des enfants, c’est le moment de leur donner des bases, de planter une petite graine. »

  • Planter un arbre et une petite graine dans la tête des enfants

    Planter un arbre et une petite graine dans la tête des enfants

    Soigneusement pomponnés, les élèves de CP de l’école Anatole-France sortent du car deux par deux. Leurs mains propres ne le restent pas longtemps. Après de rapides présentations, les agents du service environnement de la Ville de Port-de-Bouc les répartissent sur cinq différents ateliers, organisés en lisière de la forêt de Castillon, dans le cadre de l’opération « Replantons nos pinèdes ».

    Serge Borios attend les enfants derrière un tas de terre éparpillé sur une table. Un petit groupe se plante face à lui et écoute attentivement les consignes, avant de s’emparer de pots en plastique pour y planter un semi. « C’est quoi comme fleur ? » s’enquiert une petite fille. « Un souci, répond le paysagiste en lui montrant une image du végétal aux pétales orange. Ça a des propriétés adoucissantes, c’est bien de s’en passer en cas de brûlure. »

    Plus loin, d’autres élèves sont concentrés face à une feuille de papier et créent les pics d’un hérisson prédessiné avec des branches de pins.

    Régénérer la forêt

    « En cycle 1, les enfants ont un enseignement d’éducation à l’environnement et au développement durable », explique le responsable du service enfance éducation de la Ville, Farid Roguiai. Mais l’intérêt de l’opération n’est pas seulement d’initier les élèves aux joies du jardinage.

    En 2017 puis en 2020, deux incendies ont ravagé Castillon. Lors du feu le plus récent, 317 ha sont partis en fumée. Dès l’année suivante, la municipalité a mis en place ce dispositif pour aider la forêt à se régénérer. Depuis, près de 8 500 végétaux ont été replantés par plus de 1 500 enfants. Cette année, ils seront près de 700 à enraciner un arbre. « On a sept essences différentes entre chêne vert, blanc, du frêne et quatre arbustes qui sont typiques de nos garrigues, choisis pour résister au vent et à la sécheresse, précise Marie-Pierre Pelt, directrice des services techniques. On ne remet pas du tout de pins, qui sont des résineux et qui prennent très vite en cas d’incendie. On n’a que des feuillus. »

    Alors que ses élèves sont en train de créer une barrière de protection en pierres autour de l’arbre qu’ils ont planté, la maîtresse de la classe de CP d’Anatole-France salue cette sensibilisation. « Le fait de planter un arbre crée un lien particulier avec la nature, ils n’auront pas envie de voir ces végétaux arrachés ou brûlés derrière. Ce sont des enfants, c’est le moment de leur donner des bases, de planter une petite graine. »

  • Les fantômes de la Linea inquiètent toujours

    Les fantômes de la Linea inquiètent toujours

    C’est une histoire vieille de soixante-six ans qui s’invite ce lundi matin en conseil métropolitain. Parmi les nombreux dossiers techniques à l’ordre du jour, un gros morceau, l’adoption d’une quatrième révision du plan local d’urbanisme pour la ville de Marseille et les communes voisines, deux ans après le lancement de la première concertation publique. Mais lors d’une réunion publique le 12 septembre dernier, les habitants de Saint-Mitre, dans le 13e arrondissement de Marseille, ont eu la désagréable surprise de découvrir que les emplacements réservés à l’ancienne Liaison du nord-est de l’agglomération marseillaise (Linea) y faisaient leur retour, malgré une décision du tribunal administratif de Marseille du 22 mai.

    Vieux serpent de mer dont le plan directeur avait été élaboré en 1959, cette rocade courant de Saint-Mitre à Allauch avait été définitivement stoppée par la justice le 30 septembre 2020. « Mais les emplacements réservés pour la voirie restaient toujours sur les plans d’urbanisme », explique le président de l’association pour la sauvegarde du poumon vert de Saint-Mitre, Philippe Musarella.

    Une véritable épée de Damoclès pour les 53 habitations situées sur le tracé. Saisie, la justice lui a donné raison et laissé cinq mois à la Métropole, jusqu’au 22 septembre, pour les supprimer. « On pensait qu’elle allait inscrire la suppression dans la révision du plan local d’urbanisme, elle ne l’a pas fait, déplore Philippe Musarella. Allauch et Plan-de-Cuques ont le même tracé, et à Marseille, ils ont trouvé une combine : ils ont enlevé les emplacements pour remettre un tracé de 28 mètres de large au lieu de 38, en catimini, sans consultation publique. »

    Une étude à lancer

    « La suppression pure et simple des emplacements réservés, sans étude approfondie de leurs impacts, serait une décision précipitée », assume-t-on à la Métropole. Et d’expliquer que sans le gel de la construction sur ces parcelles, « environ 400 logements pourraient être construits, ce qui accentuerait les difficultés de circulation et mettrait sous pression les infrastructures routières existantes ».

    « Nous nous sommes mis d’accord avec la Ville pour faire ce choix qui est plus prudent », abonde la conseillère métropolitaine (LR) déléguée à l’urbanisme, Laure-Agnès Caradec, assurant que la décision de justice est respectée puisque ces emplacements réservés deviennent… des pré-emplacements réservés. « Personne ne veut la Linea, mais il y a des problèmes de circulation, alors nous allons repartir à zéro avec une nouvelle étude de mobilité », annonce-t-elle. Pendant que les opposants se préparent à retourner en justice.

  • Les fantômes de la Linea inquiètent toujours

    C’est une histoire vieille de soixante-six ans qui s’invite ce lundi matin en conseil métropolitain. Parmi les nombreux dossiers techniques à l’ordre du jour, un gros morceau, l’adoption d’une quatrième révision du plan local d’urbanisme pour la ville de Marseille et les communes voisines, deux ans après le lancement de la première concertation publique. Mais lors d’une réunion publique le 12 septembre dernier, les habitants de Saint-Mitre, dans le 13e arrondissement de Marseille, ont eu la désagréable surprise de découvrir que les emplacements réservés à l’ancienne Liaison du nord-est de l’agglomération marseillaise (Linea) y faisaient leur retour, malgré une décision du tribunal administratif de Marseille du 22 mai.

    Vieux serpent de mer dont le plan directeur avait été élaboré en 1959, cette rocade courant de Saint-Mitre à Allauch avait été définitivement stoppée par la justice le 30 septembre 2020. « Mais les emplacements réservés pour la voirie restaient toujours sur les plans d’urbanisme », explique le président de l’association pour la sauvegarde du poumon vert de Saint-Mitre, Philippe Musarella.

    Une véritable épée de Damoclès pour les 53 habitations situées sur le tracé. Saisie, la justice lui a donné raison et laissé cinq mois à la Métropole, jusqu’au 22 septembre, pour les supprimer. « On pensait qu’elle allait inscrire la suppression dans la révision du plan local d’urbanisme, elle ne l’a pas fait, déplore Philippe Musarella. Allauch et Plan-de-Cuques ont le même tracé, et à Marseille, ils ont trouvé une combine : ils ont enlevé les emplacements pour remettre un tracé de 28 mètres de large au lieu de 38, en catimini, sans consultation publique. »

    Une étude à lancer

    « La suppression pure et simple des emplacements réservés, sans étude approfondie de leurs impacts, serait une décision précipitée », assume-t-on à la Métropole. Et d’expliquer que sans le gel de la construction sur ces parcelles, « environ 400 logements pourraient être construits, ce qui accentuerait les difficultés de circulation et mettrait sous pression les infrastructures routières existantes ».

    « Nous nous sommes mis d’accord avec la Ville pour faire ce choix qui est plus prudent », abonde la conseillère métropolitaine (LR) déléguée à l’urbanisme, Laure-Agnès Caradec, assurant que la décision de justice est respectée puisque ces emplacements réservés deviennent… des pré-emplacements réservés. « Personne ne veut la Linea, mais il y a des problèmes de circulation, alors nous allons repartir à zéro avec une nouvelle étude de mobilité », annonce-t-elle. Pendant que les opposants se préparent à retourner en justice.

  • Venez découvrir l’écosystème de Provence

    Venez découvrir l’écosystème de Provence

    C’est une journée festive qui attend les familles, ce samedi, au théâtre de Verdure et en centre-ville de Saint-Paul-les-Durance, à l’occasion de l’événement Nature en sCENe, organisé par le Conservatoire d’espaces naturels en Provence-Alpes-Côte d’Azur (CEN Paca). « C’est une grosse journée qui attend les visiteurs autour de trois grands axes : des sorties natures, des conférences, mais aussi des stands et ateliers pour petits et grands », explique Emeline Pujolas, chargé de la vie associative au CEN Paca et coordinatrice de l’événement. « Il y aura également des expositions, une sur des dessins naturalistes et l’autre sur des photographies animalières. »

    Ainsi, les habitats, faunes et flore en bord de Durance n’auront plus aucun secret pour vous. En ce qui concerne les conférences, elles porteront sur la forêt, les fleuves et les rivières. « Saint-Paul-lez-Durance est l’endroit idéal pour cette nouvelle édition, car c’est un carrefour entre différents territoires : le Vaucluse, les Bouches-du-Rhône, mais aussi le Var », ajoute la coordinatrice, qui précise : « On veut montrer la richesse de la région et de ce territoire au bord de l’eau, ce qui ajoute une dimension supplémentaire à la biodiversité d’une richesse incroyable. »

    Information et sensibilisation du public

    Nature en sCENe est une grande journée festive, gratuite et conviviale, où la sensibilisation à la biodiversité y est prégnante. « On observe depuis plusieurs années un déclin de la biodiversité, ce n’est un secret pour personne et nous, nous souhaitons porter la voix du vivant qui n’est pas en mesure de s’exprimer », précise Emeline Pujolas. « Sans compter qu’observer la nature ça fait toujours du bien à tout le monde. »

    La journée est aussi une opportunité de célébrer le 50e anniversaire du Conservatoire. « Nous sommes l’une des rares associations régionale créée par une petite poignée de naturalistes passionnés et qui a su perdurer dans le temps. Nous avons, pendant toutes ces années, poursuivi notre mission et aujourd’hui, nous comptons 70 salariés », continue-t-elle. L’association, depuis sa création, à pour objectif la préservation du patrimoine naturel de la région. Son action s’appuie sur une approche concertée au plus près des enjeux environnementaux, sociaux et économiques des territoires.

    « Aujourd’hui, nous poursuivons nos missions en ce qui concerne la connaissance de la biodiversité, la protection des espaces naturels et des espèces, la gestion de sites naturels, mais aussi l’information et la sensibilisation du public, l’un de nos axes majeurs, ce samedi », souligne Emeline Pujolas. « Nous sommes fiers de pouvoir proposer un événement de cette envergure symbole de notre accroissement, mais aussi du fait que nous sommes connus et reconnus. »

    La journée se clôturera avec un apéritif à partir de 19h, où les partenaires historiques du Conservatoire, et notamment la commune de Saint-Paul-lez-Durance, seront présents pour célébrer cet anniversaire.

    Samedi de 10h30 à 19h30.

    Gratuit.