Category: environnement

  • Chiens intoxiqués au lac : la cyanobactérie hautement suspectée

    Chiens intoxiqués au lac : la cyanobactérie hautement suspectée

    Une cyanobactérie, voilà le très probable responsable de l’intoxication de cinq chiens, dont trois en sont décédés, en mars et avril, après s’être baignés dans le lac de Pelleautier. C’est ce qu’indique l’ASA du Canal de Gap, qui gère le plan d’eau et qui y a interdit l’accès à la baignade. Pour Philippe Combrouze, hydrologue spécialiste de ces micro-organismes, leur présence anormalement élevée vient d’un apport excessif de phosphore et d’azote. « Cela provient soit de nos eaux usées, insuffisamment traitées, soit d’une certaine forme d’agricultrice, que je n’appelle plus agriculture mais agro-industrie, qui conduit à déverser dans les milieux beaucoup de nutriments, sous forme de lisier ou d’engrais. »

    Chaque année, avec le retour des beaux jours et des baignades, des dizaines de cas d’intoxications ont lieu dans l’hexagone.

    Or, les concentrations de cyanobactéries ne sont pas près de s’arrêter selon Philippe Combrouze : « Le réchauffement climatique favorise leur développement. On a de plus en plus de périodes de sécheresse. En agriculture par exemple, on va avoir un épandage de lisier sec, qui ne circule pas sur le bassin-versant. Ces périodes de sécheresse se terminent souvent par des orages et inondations. D’un coup, vous avez un lessivage du bassin-versant qui amène ces nutriments vers un milieu aquatique récepteur. Cet apport brutal va y créer ces concentrations de cyanobactéries. » Sans solution connue pour les éliminer, la prévention reste le seul remède selon l’hydrologue.

  • Préjudice écologique : le tribunal maritime de Marseille a considéré comme tel la destruction d’herbiers de posidonie

    Préjudice écologique : le tribunal maritime de Marseille a considéré comme tel la destruction d’herbiers de posidonie

    Par Elohane Durand, avocate fondatrice du cabinet Natur’avocat et membre de la Commission environnement du SAF

    La notion de préjudice écologique : Le préjudice écologique, inscrit dans le Code civil en 2016, est défini comme « une atteinte non négligeable aux éléments ou fonctions des écosystèmes ou aux bénéfices collectifs tirés par l’homme de l’environnement ». La réparation en nature doit être ordonnée en priorité : le responsable d’un préjudice écologique doit être condamné à remettre les choses dans l’état où elles se trouvaient avant sa faute. Si cette réparation en nature s’avère impossible, le responsable peut être condamné à verser des dommages et intérêts que le demandeur doit affecter à la réparation de l’environnement. Peuvent notamment intenter une action en réparation du préjudice écologique les associations de protection de l’environnement créées depuis au moins cinq ans et celles agréées.

    Sur la Côte d’Azur, les herbiers de posidonie sont, d’après l’OFB, des écosystèmes pivots qui permettent notamment l’oxygénation de l’eau, le stockage du carbone, et constituent des zones de refuge pour de nombreux organismes. Or, ils se retrouvent menacés par les mouillages des bateaux de plaisance qui, en remontant leur ancre, peuvent les dégrader, voire les arracher. Fin 2024, le tribunal maritime de Marseille a donc reconnu que ces mouillages causent un préjudice écologique.

    Deux méthodes de calcul

    Dans cette instance, pour évaluer le montant des dommages et intérêts, FNE Paca, requérante, propose deux méthodes de calcul envisagées. D’une part, la réparation peut être fondée sur la valeur écosystémique de l’herbier, c’est-à-dire la valeur économique des services rendus par l’herbier, multipliée par la durée pour que la réparation en nature soit aboutie (en l’espèce l’herbier retrouverait son état initial ante-destruction après 25 ans). D’autre part, la réparation peut être fondée sur le coût de restauration de l’herbier. Le bouturage et la transplantation ont un coût d’environ 170 euros le mètre carré. Il faut ensuite y ajouter le suivi de la transplantation et les coûts de surveillance. Dans les deux cas, le préjudice écologique est évalué aux alentours de 200 000 euros. Le tribunal a condamné les capitaines de yachts jugés responsables de ces destructions à verser des dommages et intérêts d’une somme de 108 000 euros au total. Ce montant ne permettra donc de réparer qu’en partie seulement le préjudice écologique.

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  • Fabrice Amadeo a amarré son laboratoire au Vieux-Port

    Fabrice Amadeo a amarré son laboratoire au Vieux-Port

    Le navigateur revient cette semaine de Lorient et a amarré depuis vendredi et jusqu’à lundi, son monocoque sur le quai d’honneur, à Marseille. Son dernier périple dépasse le simple exploit sportif. Près des côtes espagnoles et en Méditerranée, Fabrice Amadeo a testé un « capteur d’ADN environnemental », pour cartographier l’ensemble des espèces présentes, des virus aux baleines.

    En 2019, celui-ci a fondé, avec l’entreprise marseillaise Onet, son projet Ocean Calling, pour transformer son voilier en un laboratoire flottant. Température, salinité, taux de CO2, microplastiques, biodiversité marine : toutes ces données sont captées puis transmises à des instituts de recherche partenaires pour mieux comprendre l’état des écosystèmes marins. Le tout à bord d’un bateau fonctionnant uniquement à l’énergie renouvelable, sans une goutte de carburant fossile. Le skipper prévoit de déployer à plus grande échelle lors du Vendée Globe 2028. En attendant, il prépare la Route du Rhum, dont le départ est prévu en novembre prochain depuis Saint-Malo. Ancien journaliste et ancien rédacteur en chef adjoint et cofondateur du Figaro Nautisme, Fabrice Amadeo a depuis enchaîné les courses comme le Vendée Globe, en 2017 et en 2025.

  • Une nouvelle piste cyclable réversible aux Aigues-Douces

    Une nouvelle piste cyclable réversible aux Aigues-Douces

    Ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières. Il en va de même en matière de transition écologique. « Chaque effort, aussi infime puisse-t-il paraître, pèse dans la balance pour engager un réel changement de paradigme et ralentir le changement climatique », affirme le maire (PCF), Laurent Belsola, lors de l’inauguration de la nouvelle piste cyclable des Aigues-Douces.

    Longeant l’avenue du Golfe, le long du littoral, cet aménagement d’environ 400 mètres est totalement réversible grâce à des matériaux modulaires et démontables, permettant de modifier, déplacer ou retirer la piste à l’avenir, selon l’évolution des besoins du quartier.

    L’infrastructure se raccorde au couloir cyclable existant, l’objectif étant, à terme, de créer « une boucle qui permettra de desservir la gare, de faire le tour de la presqu’île et de rejoindre le port de plaisance en toute sécurité, apprend Laurent Belsola. Nous souhaitons que jeunes et moins jeunes s’approprient cette piste afin de se rendre au collège Frédéric-Mistral, sur nos plages et au parc de la presqu’île. »

    Pour l’édile, « engager une démarche de développement durable de grande ampleur dans nos quartiers populaires est un impératif. (…) Nous devons abandonner la bétonisation pour créer des lieux où le végétal et les matériaux naturels permettent le rafraîchissement des lieux de vie. » En l’occurrence, cette nouvelle piste semi-perméable favorise la gestion naturelle des eaux pluviales et intègre des matériaux recyclés réemployés provenant d’autres chantiers locaux. La plantation d’une micro-forêt expérimentale d’essences littorales, visant à créer des îlots de fraîcheur, s’y est adossée.

  • Un véhicule tout-terrain pour protéger l’environnement

    Un véhicule tout-terrain pour protéger l’environnement

    Incendies, déchets, cueillettes de champignons illégales… Un nouveau véhicule SSV tout-terrain permet aux gendarmes d’Annot d’arpenter les pistes forestières sinueuses et accidentées des communes alentour et de prévenir les infractions environnementales.

    « Cela facilite le contact avec les gens. Ils ont une approche différente qu’avec le véhicule de gendarmerie bleu, symbole d’autorité. Celui-ci éveille la curiosité », se réjouit le major Gérald Vergnes, au volant du véhicule acquis il y a deux mois. « Dès qu’on croise des gens, on s’arrête. Ils sont contents de voir qu’on vient jusqu’ici et qu’on assure la sécurité dans les endroits éloignés de la civilisation. Cela les rassure », explique-t-il. Ce mercredi, il arpente les pistes forestières accidentées pendant plusieurs heures, à travers rochers et flaques d’eau, en direction de hameaux isolés où ruines, patous et vaches en liberté peuvent être aperçus. Quand il tombe sur une voiture stationnée au milieu de la piste, il part à la recherche de ses propriétaires et scanne leur plaque d’immatriculation pour voir s’ils sont du coin. Cet après-midi, un couple de retraités italiens a bien du mal à se faire comprendre, et finit par lui tendre une carte d’autorisation de cueillette de champignons. « Ceux-là, j’ai vraiment cru qu’on allait les verbaliser ! », lance-t-il en redémarrant.

    « Ici, c’est très réputé pour les champignons. Des camions viennent et ratissent la forêt sans ménagement, faisant de gros dégâts pour cueillir des champignons et les revendre sur les marchés en Europe de l’Est ou en Italie », regrette le major de gendarmerie, installé à Annot depuis un an, après avoir exercé dans les Hautes-Alpes ou encore à Barcelonnette.

    Le seul département équipé

    « Nous sommes le seul département de France à avoir ces véhicules », financés par la Région, affirme-t-il. Quatre autres véhicules similaires sont à disposition des gendarmes de Colmars-les-Alpes, de Riez, de Banon et de Seyne. « Cela nous permet d’aller au contact de gens qu’on n’a pas l’habitude de voir. Ici, il y a beaucoup de hameaux très isolés », qu’on ne peut rejoindre que par une piste forestière caillouteuse et cabossée, explique le major de gendarmerie. « Ce ne sont pas des endroits où on avait l’habitude d’aller », souligne celui qui se rend pour la première fois dans certains hameaux à proximité d’Annot.

    Le véhicule tout-terrain sert aussi pour la recherche de personnes disparues. Il a d’ailleurs été utilisé ces derniers jours pour partir à la recherche d’un randonneur blessé porté disparu. « Ce n’est pas une compétence obligatoire. Cela montre bien que la Région est proche des citoyens et des forces de sécurité », avance Jean-Charles Borghini, conseiller régional siégeant dans la majorité de Renaud Muselier (Renaissance).

  • Des innovations autour des enjeux de l’eau et du climat à Marseille

    Des innovations autour des enjeux de l’eau et du climat à Marseille

    Faire face aux enjeux du réchauffement climatique. C’est tout le défi des Rencontres écosystèmes innovation, lancées par la Société des Eaux de Marseille (SEM), le mercredi 3 juin. Le terme « écosystème » vient du constat « que nous sommes dans un temps où il faut plus que jamais faire alliance et travailler tous ensemble », explique Sandrine Motte, directrice générale de la SEM. L’objectif : rassembler et faire rencontrer les membres de la Société des eaux de Marseille et des acteurs de l’innovation pour créer différentes opérations. « On voit que l’eau est centrale sur plein de thématiques sociales et sociétales », ajoute la directrice générale. Lionel Ercolei, directeur de l’innovation et du digital, constate cette nécessité de développement : « C’est avant tout des initiatives qui répondent aux besoins des clients. » Une question principale se pose, selon Sandrine Motte : « Comment guider les comportements pour que chacun contribue à faire évoluer nos usages dans un contexte de changement climatique ? » Un cas typique : les piscines. L’enjeu est alors de comprendre ce que perçoit la population quand on parle de changement climatique, comme le rappelle le Grec-Sud, groupe partenaire, qui s’inscrit dans cette démarche. La Société des eaux de Marseille constate alors une évolution des usages. « Le réchauffement climatique est là, il y aura moins d’eau et de plus en plus d’inondations brutales. Cela se traduit par des comportements des usagers qui sont en train d’évoluer », souligne Lionel Ercolei.

    De la 3D et des drones

    Pour répondre à ces besoins, la société marseillaise In the air est spécialisée dans l’acquisition de données par drones. « Nous pouvons réaliser des scans 3D du canal de Marseille, mais aussi de tunnels souterrains, afin d’identifier des désordres. Cela permettra alors d’engager des travaux de maintien », présente Marion Sardou, la directrice commerciale de l’entreprise. Les drones réalisent des calculs de volume sur des grands bassins, permettant de gagner en temps et en précision. À quelques pas, Loris Deirmendjian, est chef de projet chez Pixstart, une start-up réalisant des prises de vues par satellites de milieux aquatiques. « L’objectif est de produire la donnée, de l’interpréter, d’anticiper et de préconiser », affirme le chef de projet. « Nous suggérons également des actions face à la cyanobactérie, qui se développe à cause du changement climatique », ajoute-t-il.

    Créée il y a plus de 80 ans, la Société des eaux de Marseille assure le service de l’eau et de l’assainissement pour 1,5 million de Provençaux.

    Carla Forges

  • La jeunesse marseillaise sur les bancs de l’écologie

    La jeunesse marseillaise sur les bancs de l’écologie

    Sur les tables, des poubelles verte, jaune, noire et marron côtoient les gourdes des enfants. Dans la classe, Estelle, de l’association Zero Waste Marseille, leur apprend à recycler leurs déchets : « On a ramené différentes bouteilles qu’ils ont dû mettre dans la bonne poubelle », explique-t-elle, « ça a l’air de plaire, ils posent des questions ». Pour la deuxième activité, les enfants doivent dessiner leur goûter parfait, sans déchets. L’objectif ? Leur montrer qu’ils peuvent consommer des choses appétissantes, sans pour autant qu’il y ait d’emballages. Un exercice bien compris par les élèves. « J’ai dessiné une pomme et une gourde », sourit l’une d’eux.

    Jusqu’au 6 juin, l’association proposera d’autres ateliers de ce genre dans différents établissements marseillais. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre du Printemps du climat, événement national organisé par l’Association prévention MAIF pour encourager le public à agir en faveur de l’atténuation climatique. D’autres collectifs, comme Texticologie et Repair Café, participent également à cette semaine de mobilisation.

    Le temps de l’espoir

    Dans la cour, l’association Les Petits Débrouillards fait découvrir la biodiversité aux élèves. « On explique la science à des publics non-spécialistes, pour que tout le monde puisse comprendre », résume Marilou, bénévole. Après une heure d’activité, la récréation sonne enfin. « On a parlé des différences entre les espèces vivantes et des régimes alimentaires », raconte-t-elle. « Ils sont hyper réceptifs, et ils savent déjà plein de choses, c’est bien. » Une belle preuve qu’à Marseille, la sensibilisation aux enjeux climatiques gagne du terrain.

    Ivanie Legrain

  • Vaste opération de la police de l’environnement en Méditerranée

    Vaste opération de la police de l’environnement en Méditerranée

    La police de l’environnement s’est mobilisée durant le long week-end de l’Ascension sur la mer Méditerranée, pour sensibiliser les différents usagers des espaces maritimes. Au total, plus de 90 bateaux ont été contrôlés. Cette mobilisation s’inscrit dans le cadre de l’opération Airpro, qui consiste à mener des actions de prévention et de contrôler les éventuelles atteintes aux espaces protégés. Pour cause : une dégradation des milieux liée à l’augmentation de la fréquentation touristique et de la pêche de loisir.

    Les eaux de Méditerranée occidentale constituent un « hotspot de biodiversité », explique l’Office français de la biodiversité. Elles abritent des habitats comme des herbiers de posidonie ou des récifs et de nombreuses espèces protégées (tortues marines, cétacés…). «Le réseau d’aires marines protégées tels que les parcs naturels marins, qui couvre plus de 80% du linéaire côtier méditerranéen français vise à préserver cette richesse écologique et les équilibres du littoral », ajoute l’office.

    C’est la première fois qu’une action de police de l’environnement se déroule sur les aires marines protégées de la Méditerranée. Une opération qui rappelle certaines pratiques à adopter sur les milieux littoraux et en mer, comme tenir son chien en laisse en cas d’oiseaux nichant sur les plages… Elle vise également à sensibiliser les usagers aux règles encadrant la fréquentation de ces espaces et aux impacts des activités humaines sur la biodiversité.

  • Grand Avignon : le flou règne autour du retour ou pas de la ZFE

    Grand Avignon : le flou règne autour du retour ou pas de la ZFE

    Au Grand Avignon, on avait laissé le dossier ZFE en rade, au stade la consultation publique, reportée à la hâte en avril 2025. ZFE pour zones à faibles émissions. Un dispositif visant à interdire la circulation des véhicules les plus polluants, en fonction des vignettes Crit’Air. Créées en 2019, ces zones avaient été supprimées il y a un an par les députés (LFI, LR et RN) dans le cadre d’un amendement au projet de loi de simplification économique.

    Un vote qui vient d’être retoqué par le conseil constitutionnel. Le 21 mai dernier, les Sages ont censuré cet amendement, estimant qu’il s’agissait d’un cavalier législatif. Autrement dit que le texte initialement voté n’avait pas de lien avec le projet de loi. Mais les conséquences de la décision du conseil constitutionnel restent assez floues. Impossible de savoir si les ZFE déjà en vigueur sont réintroduites de facto ou si celles en jachère doivent être réenclenchées : « Il est prématuré d’apporter une réponse à ce stade car l’annonce est très récente, nous répond l’agglo. Nous avons besoin d’éclaircissements sur le sujet et le Grand Avignon va se rapprocher du législateur afin d’obtenir des précisions. »

    Pour rappel, la ZFE du Grand Avignon devait concerner les 16 communes et aurait pris effet fin 2025. Le projet soumis à consultation publique ne visait que les poids lourds mis en circulation depuis plus de 20 ans. Une ZFE minimaliste pour ne pas pénaliser les ménages les plus modestes dans l’impossibilité de changer de véhicule. Olivier Galzi, président (DVD) du Grand Avignon, ne serait pas non plus un grand partisan des ZFE.

  • La région face aux conséquences de l’IA

    La région face aux conséquences de l’IA

    « Grâce à nos centrales nucléaires, nous avons la capacité d’ouvrir des data centers et d’être au cœur du défi de l’IA », célébrait déjà Emmanuel Macron, le 10 mars. Car cette nouvelle révolution industrielle nécessite toujours plus d’infrastructures, avec des besoins en énergie qui doivent être multipliés par 3,7 en dix ans, selon l’Ademe. Porte d’entrée des câbles sous-marins en Méditerranée, la région est en première ligne. Dans le même temps, alors que 5 millions d’emplois pourraient être menacés en France, selon une étude publiée début avril, de premières mobilisations alertent sur ses conséquences en Provence, comme chez Orange, il y a deux semaines. « L’IA va être utilisée pour accompagner les suppressions d’emploi », alerte le secrétaire général de la CGT Télécoms dans les Bouches-du-Rhône, Olivier Néri.

    Digital Realty poursuit son implantation

    Tandis que s’achève la construction du cinquième centre de données de Digital Realty sur les emprises du Grand port maritime de Marseille, le long de l’A55, le géant mondial des data centers poursuit son implantation dans le département. Le dernier et plus grand de ses projets, le MRS6, a passé plusieurs caps cruciaux, en début de l’année. Le 22 janvier, la commune de Bouc-Bel-Air lui a accordé son permis de construire, tandis que le 12 février, la préfecture a signé son autorisation environnementale. « On change véritablement d’échelle », se réjouissait le président de Digital Realty France, Fabrice Coquio, auprès du site d’information Gomet. Solidement implanté à Marseille, il réalise là son plus gros projet dans le département, avec un investissement chiffré à 700 millions d’euros. Soit le double du chiffre d’affaires réalisé en France en 2025. Sur le foncier de l’ancien entrepôt logistique de Decathlon, le centre de données s’étalera sur 26 000 m². La pétition des opposants recueille près de 2 000 signatures.

    Y.S.