Category: edito

  • Et maintenant…

    Et maintenant…

    Comme toutes les communes de France, Marseille dispose désormais de son conseil municipal. La large victoire de dimanche offre au Printemps marseillais 73 sièges, c’est beaucoup plus que la fragile majorité de 2020. En face, l’extrême droite, avec 34 sièges et deux secteurs gagnés, s’impose comme la principale force d’opposition. La droite républicaine sort, quant à elle, laminée d’une triangulaire qui a plutôt pris la forme d’un duel. C’est une mauvaise nouvelle pour le fonctionnement à venir de l’assemblée municipale, un débat démocratique sain reposant sur le clivage droite-gauche.

    En revanche, grâce à la réforme de la loi Paris, Marseille, Lyon, la majorité municipale pèsera plus fortement dans l’hémicycle métropolitain.

    Métropole

    Qui sera la prochaine présidente ou le prochain président de cette institution qui gère les transports, les déchets, l’environnement, le logement ?

    Une chose est certaine : ce ne sera pas Martine Vassal. La présidente sortante, au soir du second tour, a annoncé son renoncement à se porter une nouvelle fois candidate.

    L’absence de majorité politique claire dans le conseil de métropole devrait contribuer à faire évoluer la gouvernance de l’institution vers un mode plus « intercommunal », laissant aux maires les compétences de proximité.

    Marseille devra y trouver toute sa place. C’est une question de justice, de développement équilibré du territoire et de réponse aux besoins des habitants.

  • La victoire de l’espoir

    La victoire de l’espoir

    La deuxième ville de France n’est pas tombée. En élisant Benoît Payan (DVG) avec plus de 50% des suffrages, les Marseillais ont dit un non franc et net à la division et à la haine, ils ont aussi dit oui à l’espoir d’une ville plus juste, plus belle, plus fraternelle.

    À Martigues, l’appétit de l’extrême droite, aiguisé par sa victoire aux législatives, restera insatisfait face à la victoire des progressistes emmenés par le communiste Gaby Charroux.

    À Toulon aussi, le RN s’est cassé les dents sur une digue républicaine qui a tenu bon avec Josée Massi (SE) qui a su rallier tous les suffrages des démocrates.

    Dans notre région,
    si Fos et Carpentras passent à l’extrême droite, c’est avant tout
    du fait de la dispersion
    des candidatures parmi les démocrates et
    les républicains.

    La marée brune des législatives n’a pas eu lieu deux fois

    À Avignon, Olivier Galzi réussit son pari d’une victoire à droite mais sans parti face au RN et à une gauche dont la fusion d’entre deux tours n’aura pas su convaincre les électeurs.

    Au bilan, la marée brune qui avait emporté l’essentiel des circonscriptions dans le Sud de la France lors des législatives anticipées de 2024, n’a pas eu lieu cette année.

    Mieux, avec une victoire du large rassemblement conduit par Vincent Bouget (PCF) à Nîmes, mais aussi celle de Jean-Pierre Squillari (DVG) à Aubagne, les forces de progrès retrouvent confiance en leur capacité à battre la droite et le RN après avoir été trop longtemps reléguées au second plan.

    C’est le signe que
    le meilleur antidote à l’extrême droite reste l’espoir.

    Vive la République !

  • Chaque voix va compter

    Chaque voix va compter

    Dans de nombreuses communes de notre région les résultats du premier tour des élections municipales témoignent de situations très ouvertes.

    Les trois blocs qui ont émergé des législatives anticipées par la dissolution voulue par Emmanuel Macron en 2024, sont encore là : gauche, bloc central et extrême droite. Selon les communes, le tiercé n’est pas arrivé dans le même ordre et les réserves de voix des uns et des autres ne sont pas identiques mais les rapports de force demeurent incertains.

    Partout l’extrême droite doit être battue

    L’extrême droite, plus conquérante que jamais, veut transformer l’essai de la vague brune qui a déferlé sur notre région en 2024 en faisant élire le maximum de maires RN. Objectif : enraciner sa présence dans la proximité et renforcer sa crédibilité en constituant un réseau d’élus sur lequel s’appuyer pour tenter de conquérir l’Élysée.

    Dans de nombreuses communes de notre région, elle croit en ses chances : Marseille, Carpentras, Toulon, Avignon, La Seyne, Aubagne, Martigues, Draguignan…

    Partout son idéologie haineuse doit être battue par des listes d’union des progressistes et lorsque la configuration du second tour l’impose, par des listes de démocrates et de républicains sincères.

    Selon les résultats de dimanche notre région, notre pays, auront un visage très différent.

    Rarement une élection municipale n’aura revêtu un sens politique si fort.

    Rien n’est écrit d’avance et la participation sera l’une des clés du scrutin.

    Chaque voix va compter.

  • À la croisée des chemins

    À la croisée des chemins

    La deuxième de France connaîtra son prochain maire dans moins de 48 heures. C’est sans doute, l’enjeu le plus important au plan national au regard de la configuration du second tour.

    C’est la ville la plus peuplée sur laquelle le RN a mis une cible. Dans sa stratégie de conquête du pouvoir, tout entière tournée vers la présidentielle, le parti d’extrême droite espère faire de Marseille le plus beau de ses trophées.

    Marine Le Pen, aux prises avec la justice, et Jordan Bardella, sa doublure en cas de condamnation pour la course à l’Élysée, ont décidé d’investir Franck Allisio comme un symbole de leur volonté de « normalisation ».

    Langue de bois, communication lisse, cravate ajustée, expression hésitante, il a été choisi pour trancher avec Stéphane Ravier et incarner une extrême droite « présentable ».

    Grimace

    Le pari était presque réussi lorsqu’au soir du premier tour, le candidat s’est félicité d’avoir mis à son plus bas niveau la droite républicaine, espérant transformer l’essai ce dimanche.

    Son sourire s’est transformé en grimace lorsque le candidat insoumis a pris la responsabilité de se désister et que la candidate de droite dont il espérait vampiriser définitivement l’électorat s’est quant à elle maintenue.

    Il a laissé échapper des mots laissant transparaître son projet politique : division, mépris, rejet.

    Pour autant rien n’est joué. Progressistes, démocrates, républicains sincères, abstentionnistes du premier tour doivent se mobiliser pour faire échec à l’extrême droite, elle représente le pire de notre histoire. Évitons à Marseille de connaître le pire de son avenir.

    La deuxième ville de France est à la croisée des chemins.

  • Faire gagner les intérêts populaires

    Faire gagner les intérêts populaires

    C’est un fait ancien dans notre Ve République à bout de souffle : d’élection en élection l’abstention s’accroît. D’ordinaire, les municipales étaient l’occasion d’un regain de participation, signe que les Français reconnaissaient dans l’échelon communal, un lieu décisif pour changer leur quotidien.

    Dimanche, il a pourtant manqué beaucoup de monde dans les bureaux de vote de notre région.

    Beaucoup plus qu’en 2014, puisque l’année 2020, marquée par la pandémie de Covid, n’est pas un point de repère pertinent.

    Pourquoi ? Il n’y a probablement pas d’explication unique mais plusieurs hypothèses sont permises. D’abord, une montée générale du dégoût de la chose publique causée par la crise politique nationale dans un pays dirigé par un gouvernement minoritaire.

    Mobiliser

    Ensuite, cette abstention est probablement aussi le résultat des attaques subies par l’échelon communal au fil des années. Baisse des dotations de l’État, suppression de la taxe professionnelle, intercommunalités imposées, qui ont abîmé la capacité des maires à agir. Et donc, l’enjeu des municipales.

    Enfin, un affaiblissement des organisations politiques et de leur capacité de mobilisation électorale dans une société de plus en plus individualiste.

    Qui votent le moins ? Les chiffres sont clairs : les quartiers populaires et le monde du travail. Pourtant, malgré les difficultés, les municipalités peuvent faire beaucoup. Dimanche, il faut éliminer le risque de l’extrême droite et élire le maximum de listes progressistes. C’est la condition pour faire gagner les intérêts populaires.

  • Clarté

    Clarté

    Le paysage des seconds tours est désormais fixé dans les différentes communes de notre région.

    Certains sont particulièrement inquiétants. C’est le cas à Carpentras où Francis Adolphe, l’ancien maire condamné, maintient sa liste face au maire DVG sortant, Serge Andrieu, prenant le risque de faire basculer la ville et sa communauté d’agglomération à l’extrême droite.

    C’est aussi le cas à Hyères, où le maire LR et président de la Métropole, Jean-Pierre Giran, a pactisé avec l’extrême droite pour contrer Véronique Bernardini, la candidate divers droite qui l’a devancé au premier tour.

    Une décision conséquente

    D’autres seconds tours semblent se clarifier. À Marseille, le retrait de la liste LFI pour la mairie centrale et celle des 13-14 était la seule issue honorable pour barrer la route à un RN particulièrement menaçant.

    En prenant cette décision, Sébastien Delogu et son équipe ont pris la mesure du danger et agi en conséquence devant l’impossibilité de fusionner avec le Printemps marseillais.

    Jordan Bardella ne s’y est pas trompé en fustigeant ce retrait sur les réseaux sociaux.

    Il reste à mobiliser les abstentionnistes, particulièrement nombreux dans les quartiers populaires et dans le monde du travail. Ce sont eux qui auraient le plus à souffrir d’une politique d’extrême droite menée à l’échelle de la 2e ville de France.

    La bataille de Marseille est centrale. La victoire des progressistes, des démocrates, des républicains n’est pas acquise.

    Dimanche, elle doit être franche et claire.

  • Dégager l’horizon

    Dégager l’horizon

    La poussière du 1er tour retombe peu à peu. Dans notre région, l’extrême droite n’aura jamais été à un tel niveau d’influence dans des municipales. Pour autant, en comparaison des législatives anticipées provoquées par la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, il n’y a pas de raz-de-marée brun qui emporte tout sur son passage.

    Dans nombre de communes des digues existent encore ou peuvent être dressées d’ici dimanche.

    C’est le cas à Toulon, où il est possible d’infliger une défaite à Laure Lavalette qui croyait sa victoire inéluctable avant les résultats du premier tour. C’est le cas aussi à Martigues, où la municipalité communiste sortante fait la course en tête. C’est encore le cas à Aubagne, où le rassemblement des progressistes peut être en mesure d’inverser le résultat de dimanche.

    Une vie meilleure

    Et c’est bien sûr le cas à Marseille. Dans la deuxième ville de France, les scores du premier tour révèlent une évidence : seules les listes du Printemps marseillais sont en mesure de battre l’extrême droite.

    Cela implique que tous les progressistes, tous les démocrates sincères prennent leurs responsabilités.

    Après une campagne très dure à gauche, le Printemps marseillais a fait le choix de faire bloc pour gagner en déposant ses listes à l’identique du premier tour.

    Il y a bien sûr les égos meurtris, les plans de carrière qui ne se déroulent pas comme prévu, les inimitiés, les désaccords mais rien ne justifie, lorsque l’on se dit antifasciste, de s’en prendre à la permanence de campagne d’une liste de gauche, qui plus est, la seule à pouvoir tenir tête à l’extrême droite.

    Dimanche, il faudra voter pour dégager l’horizon. Et donner à Marseille comme ailleurs, la perspective d’une vie meilleure.

  • Une semaine pour repousser la vague brune

    Une semaine pour repousser la vague brune

    Dans notre région, les résultats sont contrastés et témoignent d’une forme de fragmentation politique héritée du macronisme finissant. Comme au plan national trois blocs se font face : la gauche unie, la droite et le centre, et l’extrême droite.

    Partout, la France insoumise échoue à percer sauf à Avignon, où, alliée au PCF, elle est au coude à coude avec la liste conduite par un socialiste.

    La droite, longtemps dominatrice dans notre région, si elle sauve parfois dès le premier tour certains de ses bastions : Salon-de-Provence, Manosque, La Ciotat, subit néanmoins un recul assez général au profit du RN.

    La gauche, singulièrement les muncipalités communistes comme à Port-de-Bouc, au Rove, à Septèmes-les-Vallons, résiste et reste en position de conquêtes dans plusieurs autres villes.

    Plusieurs municipalités de premier plan sont menacées par l’extrême droite. C’est le cas à Toulon, où la gauche est éliminée et où seule la maire sortante (SE) est en capacité de battre le RN si son concurrent LR ne se maintient pas.

    Marseille joue son avenir

    C’est le cas aussi à Marseille. La deuxième ville de France joue son avenir dans une semaine.

    Seul le Printemps marseillais conduit par Benoît Payan est en mesure de l’emporter pour éviter à la cité phocéenne le déshonneur d’être dirigée par l’extrême droite.

    Tous les progressistes, les démocrates sincères doivent prendre leurs responsabilités et se mobiliser pour que Marseille reste fidèle à son histoire.

  • [Editorial] Donnez de la voix

    [Editorial] Donnez de la voix

    Ce dimanche a lieu le premier tour des élections municipales. C’est un moment démocratique décisif pour la vie quotidienne de millions de Français.

    Dans notre région, des logiques politiques très différentes s’affrontent. La gauche rassemblée veut tenir tête à la poussée de l’extrême pour poursuivre des expériences de gestion solidaire là où elle est en responsabilité et conquérir de nouvelles communes, tandis que RN et LFI voient avant tout les municipales comme un jalon vers la présidentielle de 2027. La droite traditionnelle, défaite au plan national, mais encore très influente dans nos communes tente, quant à elle, de sauver son implantation, le plus souvent avec l’aide des macronistes qu’elle côtoie au gouvernement…

    De quoi donner le vire-vire aux électeurs.

    La question qui leur est posée est pourtant simple : à qui voulez-vous confier l’avenir de votre commun pour les sept prochaines années ?

    Si la vague brune post-dissolution a aiguisé les appétits des lepénistes, force est de constater que la gestion des communes les intéresse si peu que leurs candidats, souvent députés, ont voté à l’Assemblée nationale, une amputation de 5 milliards d’euros de dotations aux collectivités, révélant leurs convictions libérales et pro-austérité à ceux qui en doutaient.

    Face à l’enjeu, la division et la tambouille n’ont pas leur place

    La gauche, là où elle gère, n’a pas à rougir de ses bilans. À la pointe des expériences de développement des services publics et de la solidarité dans la proximité, le communisme municipal est une réalité dans un certain nombre de communes. Dans celles-ci, aucun retour en arrière ne se ferait sans attenter aux intérêts populaires.

    Ces gestions doivent même être des sources d’inspiration pour les rassemblements de la gauche, des écologistes et des forces citoyennes qui entendent conquérir ou reconquérir des municipalités.

    Dans la deuxième ville de France, le choix est de plus en plus évident. C’est le Printemps marseillais ou l’hiver brun. Face à l’enjeu, la division et la tambouille n’ont pas leur place.

    À Marseille comme ailleurs, ce dimanche, donnez de la voix !

  • Votre vie en dépend

    Votre vie en dépend

    Les municipales de 2020 ont atteint des sommets d’abstention. En cause : la crise Covid mais aussi un rejet croissant des formes de la démocratie représentative.

    Pourtant, dans la crise politique que nous vivons, l’échelon municipal reste celui qui suscite le plus la confiance des citoyens.

    Cette année l’enjeu est d’autant plus important que les municipales sont considérées par l’extrême droite comme un marchepied vers la présidentielle de l’année prochaine.

    Du fait d’un embouteillage d’élections, ce mandat devrait être… un septennat.

    Autrement dit, ce dimanche et le dimanche prochain, le paysage politique de notre région sera fixé jusqu’en 2033.

    Votez c’est votre droit, c’est votre devoir, c’est votre intérêt.

    C’est l’occasion de voter pour vous-même, de défendre vos intérêts, de peser pour que votre quotidien s’améliore.

    Dans un monde de plus en plus brutal, gouverné par la force et écrasé par l’injustice, chaque parcelle potentielle d’intervention populaire doit être investie.

    Oui, il est indispensable de se prononcer, de choisir les listes des rassemblements de progrès. Il y a au moins 15 raisons de voter le 15 mars.

    Les puissants, eux, ne se posent pas la question.

    Oui, votre vie en dépend. Votre vie quotidienne, votre avenir, celui de vos enfants, de vos petits-enfants.

    Votez c’est votre droit, c’est votre devoir, c’est votre intérêt.