Category: economie

  • Le savon La Corvette s’expose à Paris

    Le savon La Corvette s’expose à Paris

    Le MIF Expo de Paris est l’un des plus grands rendez-vous nationaux dédiés à la fabrication française. « Nous avions déjà candidaté sans succès 2 fois, mais ce coup-ci, c’est la bonne. C’est une immense fierté pour les 45 salariés de Marseille qui portent le savoir-faire de cette PME qui va fêter ses 131 ans » annonce avec un grand sourire Guillaume Fiévet président de la Corvette, savonnerie du Midi. À l’Élysée, c’est le cube de 300g extra-pur et olive qui représentera le savoir-faire local.

  • En un an, 23 commerces ont ouvert en centre-ville d’Aubagne

    En un an, 23 commerces ont ouvert en centre-ville d’Aubagne

    Les affiches sont prêtes. On y lit « J’aime Aubagne, je consomme dans ses boutiques », accompagné du slogan « Soutenir nos commerces, c’est cultiver notre art de vivre. » « Ces affiches vont être apposées dans les vitrines. La campagne de communication va également se déployer sur les réseaux sociaux et des clips vidéo vont être diffusés, cette semaine, sur BFM TV Marseille », expose Danielle Menet, adjointe au maire déléguée à l’économie.

    Face « à ceux qui disent qu’il n’y a pas de commerces à Aubagne, ce qui est méprisant », lâche-t-elle, l’élue met en avant les atouts du centre-ville, selon elle : « c’est la présence de la culture », avec par exemple le cinéma Le Pagnol, le théâtre Comoedia et les loisirs, comme le manège. « Cela peut attirer le public, pour une expérience de consommation autre que de commander depuis son canapé », pose-t-elle.

    Si elle reconnaît que les travaux « pour le Bus+ en direction des Paluds et pour le Val’Tram* ont gêné les automobilistes, on espère que l’embellissement de la ville va faire oublier tout ça. » Elle poursuit : « Le Val’Tram, qui devrait être opérationnel à la fin du premier semestre 2026, va faire venir à Aubagne la clientèle d’autres communes.»

    100 commerces vacants

    Malgré un contexte économique maussade, « que l’on constate aussi dans la galerie marchande d’Auchan, zone de la Martelle, avec des commerces qui ont fermé », souligne pour sa part Céline Fourcade, directrice du Paci (Initiatives Pays d’Aubagne- La Ciotat), « on compte cette année 23 installations de commerces en centre-ville, contre 11 l’an dernier », se réjouit Danielle Menet. Directrice de l’économie à la Ville, Noria Medjebeur précise qu’il y a eu, cette année, « 39 ouvertures de commerces et 2 accompagnements en cours, et 16 fermetures ou changement de propriétaires. » Les nouveaux commerces, « restauration, esthétique, bien-être, friperie, prêt-à-porter femmes (…) » ont ouvert dans l’hypercentre, dans les rues Rastègue, Martinot, de la République, Cours Voltaire.

    Pour favoriser le commerce, indique Danielle Menet, la Ville a par exemple « doublé la taxe sur les friches commerciales en 2024 ». Cette taxe se paie lorsqu’un local est fermé depuis deux ans. Sur toute la ville, on dénombre « 100 cellules commerciales vacantes » à ce jour. La Ville peut épauler un porteur de projet pour négocier, avec un propriétaire de local commercial, un loyer moindre. Un autre outil « est la préemption. Dès qu’un local se libère, la Ville est informée. Selon le local, le maire statue sur la faisabilité du projet », éclaire l’adjointe. Grâce à ce système, Hélène Joliet, sophrologue, va par exemple pouvoir ouvrir avec sa maman mosaïste un commerce, début 2026. Elle va occuper 26m2 au 17, rue Martinot pour un loyer de 200 euros par mois.

    * Porté par la Métropole, Val’Tram prolonge la ligne de tramway d’Aubagne à La Bouilladisse. 15 000 voyageurs par jour en moyenne devraient l’emprunter.

  • Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Ce n’est qu’après l’exposition Cezanne remballée, ce dimanche donc, que les retombées économiques liées à l’événement culturel international pourront définitivement être tirées. Mais déjà, mardi dernier, lors d’une table ronde au programme d’une soirée de rencontres et débats organisée par le Crédit Agricole Alpes Provence, Michel Fraisset, directeur général de l’Office de tourisme d’Aix-en-Provence, a présenté les premiers résultats économiques de cet été cézannien. « Pour éviter le doigt mouillé, on a demandé à la chambre des commerces (CCI) de nous accompagner cette année avec différents partenaires dont la Région, avec le Comité régional du tourisme, pour mener une enquête d’étude d’impact et vérifier pourquoi les gens étaient venus à Aix cette année », présente Michel Fraisset. Les résultats pour cette exposition totalement « à la maison » (« in house » en jargon commercial), sont très positifs : 305 813 billets individuels ont été vendus pour l’exposition Cezanne au Jas de Bouffan au Musée Granet dont la vente a permis une recette de 4, 5 millions d’euros de vente directe.

    Budget « équilibré »

    « C’était l’amortissement qu’il fallait trouver pour pouvoir équilibrer le budget de l’exposition », souligne le directeur de l’Office de Tourisme. Aux résultats de la billetterie individuelle s’ajoutent les retombées des visites de groupe, les privatisations diverses, l’ensemble des visiteurs qui ont bénéficié de dispositifs privilégiés et les plus précaires qui ont pu, par le biais de partenariats accéder à l’exposition et aux sites. Victime de son succès, la Petite Galerie Cezanne repousse d’ailleurs sa date de clôture au 21 décembre. Lors du dernier conseil municipal, tenu vendredi dernier, Sophie Joissains, maire (UDI) de la Ville rapporte qu’au fonctionnement, les dépenses de 7 660 451 euros ont été amorties par 7 035 349 euros de recettes. « On avait prévu qu’il y aurait 3 millions de reste à charge. Il est aujourd’hui de 625 102 euros », se félicitait la maire. Au-delà d’un impact économique marquant, ce sont les retombées médiatiques qui ont été valorisées. « On en parlait partout. Ces retombées médiatiques, il y a des calculs spécifiques pour les estimer, précise Michel Fraisset. À ce jour elles sont estimées à 50 millions d’euros, et vont bénéficier pendant les deux ou trois années à venir à l’attractivité d’Aix-en-Provence ».

    Uniquement pour le premier article numérique du New York Times, ce sont 117 millions de lecteurs qui ont été enregistrés. Enfin, ce sont 120 nationalités qui se sont rendues à Aix, dont 63% des sondés ont fait le déplacement pour l’exposition Cezanne.

  • Worldskills : la Région championne en industrie

    Worldskills : la Région championne en industrie

    Ce samedi soir, deux événements ont fait vibrer le quartier de Sainte-Marguerite : la victoire de l’OM face au Havre (6-1), mais aussi la cérémonie de clôture des Worldskills, les « Jeux olympiques des métiers ».

    À proximité du Vélodrome et du Palais des sports, le mélange des genres est burlesque. Coincés par les CRS sur le trottoir en raison de l’arrivée des bus des joueurs, les compétiteurs et les supporters discutent. « On est 800 participants issus de toutes les régions de France et on s’affronte dans des épreuves de 67 métiers qui vont du BTP à l’industrie en passant par le service, l’alimentation, le numérique, le bien-être… », explique une jeune compétitrice de Haute-Aquitaine à un fan de l’OM descendu de Haute-Loire pour le match. « Ah mais c’est pas un petit truc en fait », lui répond-il.

    Il n’y a qu’à voir l’ambiance dans les gradins de la salle pour se rendre compte de l’ampleur des Worldskills : 5 000 spectateurs et participants brandissent les drapeaux de leur territoire, tapent des pieds, entament des chants et font la ola.

    Le dispositif Orientis

    « C’est la suite d’un long travail pour développer l’apprentissage avec les lycées professionnels et les CFA, se félicite le président de Région (Ren) Renaud Muselier. On a réalisé à quel point il était important pour ces branches de développer une orientation positive de leurs métiers. »

    En Paca, 70 étudiants avaient été sélectionnés pour leur savoir-faire. Cette année, 34 médailles, dont 8 médailles d’or, 11 médailles d’argent, 3 médailles de bronze et 12 médailles d’excellence, ont été remportées par les jeunes de la région. Et le territoire a survolé la compétition dans le pôle industrie, avec six médailles sur 15 métiers. « On avait beaucoup de branches qui n’arrivaient pas à trouver des professionnels, que ce soit dans la métallurgie autour de Manosque, dans la sidérurgie autour d’Airbus Helicopter ou dans l’Opération d’intérêt régional des métiers de la mer, poursuit Renaud Muselier… On a la chance d’avoir beaucoup de jeunes ici, beaucoup d’industrie, et donc du travail. »

    La Région a profité de la compétition Worldskills pour lancer le bus Orientis, un dispositif mobile imaginé pendant le Covid-19 pour aller vers les jeunes. Le véhicule sillonnera le territoire pour mener des actions d’information sur les secteurs clefs de l’économie régionale.

  • CMA CGM commande six porte-conteneurs à un chantier naval indien

    CMA CGM commande six porte-conteneurs à un chantier naval indien

    Le groupe CMA CGM s’aligne sur la vision du développement maritime de l’Inde, avec déjà quatre navires immatriculés sous pavillon indien en 2025 et il prévoit le recrutement de 1 000 marins indiens d’ici la fin de l’année, et en embauchera 500 supplémentaires en 2026.

    Le partenariat entre CMA CGM et Cochin Shipyard illustre une volonté commune d’innovation, de durabilité et d’excellence maritime mondiale.

    Les navires seront livrés entre 2029 et 2031, pour le renouvellement de sa flotte conformément aux exigences de transition énergétique.

    Mais cette stratégie n’offre pas de quoi favoriser l’emploi industriel et maritime en France, ni la défense du pavillon français de premier registre qui est le seul à garantir les droits sociaux des travailleurs.

  • L’AOC Costières dresse son bilan 2025

    L’AOC Costières dresse son bilan 2025

    La traditionnelle conférence de presse de rentrée du syndicat des Costières de Nîmes s’est tenue ce mardi 7 octobre à Nîmes. Comme chaque année, les vignerons de l’appellation gardoise y ont présenté leur bilan et leurs perspectives.

    Si les volumes récoltés en 2025 accusent une baisse d’environ 10%, la qualité du millésime suscite un optimisme largement partagé. « Les vendanges ont commencé très tôt, dès la mi-août, avec des conditions idéales pour les blancs et les rosés, puis une arrière-saison clémente qui a permis d’attendre la maturité des rouges », résume Jérôme Castillon, vice-président du syndicat. Le constat est clair : les vins de 2025 affichent déjà une belle fraîcheur, une acidité marquée pour les blancs et rosés et un équilibre aromatique prometteur pour les rouges. « Ça goûte très bien et c’est prometteur », glisse-t-il avec le sourire.

    Sur le plan quantitatif, les chiffres traduisent un contexte plus fragile. Les 2 980 hectares de vignes en production représentent 8% de moins qu’il y a deux ans. La canicule de juin puis celle d’août ont affecté certains cépages, notamment la roussanne et la syrah. Résultat  : environ 110 000 hectolitres produits en 2025, contre 140 000 en 2023. Une tendance baissière que le syndicat suit de près, d’autant qu’elle touche l’ensemble du vignoble français. Au-delà du volume, les responsables mettent en avant la « sagesse » des producteurs dans la gestion des stocks. Avec entre 12 et 14 mois de vin en cave, les Costières évitent une saturation du marché et maintiennent leurs prix, un équilibre jugé essentiel dans une filière viticole globalement en crise. « Nous travaillons pour le long terme, avec des jeunes qui s’installent et une forte implication de tous », insiste Cyril Marès, président du syndicat.

    Produire mieux, pas plus

    Car le défi est aussi environnemental. L’appellation, qui couvre 24 communes autour de Nîmes, s’adapte au réchauffement climatique grâce à des pratiques innovantes. Plus des deux tiers des parcelles sont irrigables, et un projet pilote d’« irrigation localisée » affine l’apport en eau grâce à des capteurs. De nouveaux cépages venus d’Italie, d’Espagne ou du Portugal sont également testés pour leur résistance à la chaleur et à la sécheresse.

    Parallèlement, la biodiversité est au cœur des préoccupations. Inventaire des espèces présentes, installation de nichoirs et gîtes pour la faune auxiliaire : l’AOC veut préserver son terroir, menacé par des projets d’aménagement tels que la future ligne Très haute tension entre Fos-sur-Mer et Jonquières-Saint-Vincent. « Il s’agit de protéger notre paysage et nos conditions de production  », rappelle Cyril Marès, mobilisé aux côtés d’autres acteurs locaux.

    Dans un contexte de consommation en berne, en France comme à l’export, avec des reculs marqués en Chine et aux États-Unis, l’AOC mise aussi sur la proximité avec les consommateurs. Ouvert en juin dernier, le Verre des Costières, « ambassade urbaine » située sur l’esplanade Charles-de-Gaulle à Nîmes, propose dégustations, tapas et rencontres pour faire découvrir la diversité des vins. Le calendrier d’animations se veut dense et festif  : ateliers de dégustation à thèmes, soirées accords mets-vins, rendez-vous gourmands de fin d’année et, bien sûr, la grande balade gastronomique Vignes Toquées, dont la 16e édition aura lieu les 6 et 7 juin 2026. Le menu sera signé par Julien Caligo, chef gardois fraîchement étoilé à Calvisson. De la fraîcheur des cuvées 2025 à l’inventivité des projets à venir, les Costières de Nîmes entendent poursuivre leur trajectoire. « L’objectif n’est pas de produire plus, mais de produire mieux », conclut Aurélie Pujol, directrice du syndicat.

  • L’AOC Costières dresse son bilan 2025

    La traditionnelle conférence de presse de rentrée du syndicat des Costières de Nîmes s’est tenue ce mardi 7 octobre à Nîmes. Comme chaque année, les vignerons de l’appellation gardoise y ont présenté leur bilan et leurs perspectives.

    Si les volumes récoltés en 2025 accusent une baisse d’environ 10%, la qualité du millésime suscite un optimisme largement partagé. « Les vendanges ont commencé très tôt, dès la mi-août, avec des conditions idéales pour les blancs et les rosés, puis une arrière-saison clémente qui a permis d’attendre la maturité des rouges », résume Jérôme Castillon, vice-président du syndicat. Le constat est clair : les vins de 2025 affichent déjà une belle fraîcheur, une acidité marquée pour les blancs et rosés et un équilibre aromatique prometteur pour les rouges. « Ça goûte très bien et c’est prometteur », glisse-t-il avec le sourire.

    Sur le plan quantitatif, les chiffres traduisent un contexte plus fragile. Les 2 980 hectares de vignes en production représentent 8% de moins qu’il y a deux ans. La canicule de juin puis celle d’août ont affecté certains cépages, notamment la roussanne et la syrah. Résultat : environ 110 000 hectolitres produits en 2025, contre 140 000 en 2023. Une tendance baissière que le syndicat suit de près, d’autant qu’elle touche l’ensemble du vignoble français. Au-delà du volume, les responsables mettent en avant la « sagesse » des producteurs dans la gestion des stocks. Avec entre 12 et 14 mois de vin en cave, les Costières évitent une saturation du marché et maintiennent leurs prix, un équilibre jugé essentiel dans une filière viticole globalement en crise. « Nous travaillons pour le long terme, avec des jeunes qui s’installent et une forte implication de tous », insiste Cyril Marès, président du syndicat.

    Car le défi est aussi environnemental. L’appellation, qui couvre 24 communes autour de Nîmes, s’adapte au réchauffement climatique grâce à des pratiques innovantes. Plus des deux tiers des parcelles sont irrigables, et un projet pilote d’« irrigation localisée » affine l’apport en eau grâce à des capteurs. De nouveaux cépages venus d’Italie, d’Espagne ou du Portugal sont également testés pour leur résistance à la chaleur et à la sécheresse.

    Parallèlement, la biodiversité est au cœur des préoccupations. Inventaire des espèces présentes, installation de nichoirs et gîtes pour la faune auxiliaire : l’AOC veut préserver son terroir, menacé par des projets d’aménagement tels que la future ligne Très haute tension entre Fos-sur-Mer et Jonquières-Saint-Vincent. « Il s’agit de protéger notre paysage et nos conditions de production », rappelle Cyril Marès, mobilisé aux côtés d’autres acteurs locaux.

    Dans un contexte de consommation en berne, en France comme à l’export, avec des reculs marqués en Chine et aux États-Unis, l’AOC mise aussi sur la proximité avec les consommateurs. Ouvert en juin dernier, le Verre des Costières, « ambassade urbaine » située sur l’esplanade Charles-de-Gaulle à Nîmes, propose dégustations, tapas et rencontres pour faire découvrir la diversité des vins. Le calendrier d’animations se veut dense et festif : ateliers de dégustation à thèmes, soirées accords mets-vins, rendez-vous gourmands de fin d’année et, bien sûr, la grande balade gastronomique Vignes Toquées, dont la 16e édition aura lieu les 6 et 7 juin 2026. Le menu sera signé par Julien Caligo, chef gardois fraîchement étoilé à Calvisson. De la fraîcheur des cuvées 2025 à l’inventivité des projets à venir, les Costières de Nîmes entendent poursuivre leur trajectoire. « L’objectif n’est pas de produire plus, mais de produire mieux », conclut Aurélie Pujol, directrice du syndicat.

  • Liquidation aux Galeries Lafayette et la fin d’une époque

    Liquidation aux Galeries Lafayette et la fin d’une époque

    « Je suis furieuse, vraiment. C’est un si bel établissement… des produits de qualité, des vendeuses toujours attentives », lâche depuis les rayons du Centre Bourse Fadila la cinquantaine, « cliente marseillaise du 7e » précise-t-elle avant de poursuivre : « Je compare, puis j’attends les soldes. Je ne vais pas sur internet. » Tout à côté, dans le rayon foulards, où les étiquettes annoncent le -70% dès mercredi, se trouve Marie-Anne, 75 ans : « Ici, tout me plaît. C’est de la qualité, certes pas forcément à portée de bourse. Je venais déjà rue Saint-Ferréol aux Nouvelles Galeries avec ma mère qui m’habillait à Noël et à Pâques pendant les périodes de promotion. »

    Parquet au sol, tout est bien rangé par thème et mis en valeur dans les vitrines. Daniella, la vingtaine est plongée dans un bac de sacs à main. « J’aimais bien venir. Je rêve un peu dans ce magasin », lâche la jeune fille.

    Véritable vitrine pour les fabricants locaux représentant pour certains jusqu’à 50% du chiffre d’affaires, le grand stand central de créateurs marseillais accueille les visiteurs. Cigale, hirondelle, fleurs de badiane fluo, les objets de décoration signés Monochromic sont des produits d’appel avec ses classiques jamais ringard. Marseille en vacance invite à apprendre les expressions locales les plus typiques, les plus drôles. Ou encore Theline et sa signature avec un trait métallique qui symbolisent la ville. La vendeuse responsable y était… pour tout. Après le 29 novembre, ce sera le chômage, où la retraite pour nombre des salariés, majoritairement des femmes. Les 145 travailleurs des magasins du centre-ville et du Prado seront licenciés.

    La fin d’une époque

    Beaucoup d’émotion dans les rayons, pour les clientes, mais aussi pour celles qui travaillent et étiquettent la liquidation.

    Entre 1850 et 1930 parallèlement à l’essor des transports et de l’industrie, c’est l’âge d’or, les grands magasins reflètent l’évolution de la société. Ils ont révolutionné les modes de consommation tout en inventant une organisation sociale nouvelle, souvent comparée à une ruche, avec une multitude d’employés. À Marseille, ce sera 1925 pour les Dames de France rue Saint-Ferréol, devenues Nouvelles Galeries, puis fermées en 2018, pour renaître dans le centre commercial Prado la même année. Le centre Bourse inauguré en 1977, à l’époque se veut futuriste. En 2015, il fait peau neuve, avec une nouvelle façade en forme de vague, puis un agrandissement l’année suivante assorti d’une rénovation de l’intérieur entamée en début d’année 2017. Huit ans plus tard, rien n’y aura fait. Les Galeries Lafayette tirent le rideau pour laisser la place aux magasins discounts, au grand dam des pouvoirs locaux impuissants devant ce raz-de-marée.

    L’OM au Prado Shopping ?

    Au centre commercial Prado Shopping, les milliers de mètres carrés sur 4 niveaux laissés vacants par les Galeries Lafayette sont à portée de crampon du Stade Vélodrome, sur le boulevard Michelet. Selon nos confrères d’Ici Provence, l’Olympique de Marseille serait très intéressé pour créer une nouvelle boutique OM plus grande, mais aussi un restaurant aux couleurs du club. Reste à savoir ce qu’en pense le groupe Klépierre propriétaire des lieux.

  • Liquidation aux Galeries Lafayette et la fin d’une époque

    « Je suis furieuse, vraiment. C’est un si bel établissement… des produits de qualité, des vendeuses toujours attentives », lâche depuis les rayons du Centre Bourse Fadila la cinquantaine, « cliente marseillaise du 7e » précise-t-elle avant de poursuivre : « Je compare, puis j’attends les soldes. Je ne vais pas sur internet. » Tout à côté, dans le rayon foulards, où les étiquettes annoncent le -70% dès mercredi, se trouve Marie-Anne, 75 ans : « Ici, tout me plaît. C’est de la qualité, certes pas forcément à portée de bourse. Je venais déjà rue Saint-Ferréol aux Nouvelles Galeries avec ma mère qui m’habillait à Noël et à Pâques pendant les périodes de promotion. »

    Parquet au sol, tout est bien rangé par thème et mis en valeur dans les vitrines. Daniella, la vingtaine est plongée dans un bac de sacs à main. « J’aimais bien venir. Je rêve un peu dans ce magasin », lâche la jeune fille.

    Véritable vitrine pour les fabricants locaux représentant pour certains jusqu’à 50% du chiffre d’affaires, le grand stand central de créateurs marseillais accueille les visiteurs. Cigale, hirondelle, fleurs de badane fluo, les objets de décoration signés Monochromic sont des produits d’appel avec ses classiques jamais ringard. Marseille en vacance invite à apprendre les expressions locales les plus typiques, les plus drôles. Ou encore Theline et sa signature avec un trait métallique qui symbolisent la ville. La vendeuse responsable y était… pour tout. Après le 29 novembre, ce sera le chômage, où la retraite pour nombre des salariés, majoritairement des femmes. Les 145 travailleurs des magasins du centre-ville et du Prado seront licenciés.

    La fin d’une époque

    Beaucoup d’émotion dans les rayons, pour les clientes, mais aussi pour celles qui travaillent et étiquettent la liquidation.

    Entre 1850 et 1930 parallèlement à l’essor des transports et de l’industrie, c’est l’âge d’or, les grands magasins reflètent l’évolution de la société. Ils ont révolutionné les modes de consommation tout en inventant une organisation sociale nouvelle, souvent comparée à une ruche, avec une multitude d’employés. À Marseille, ce sera 1925 pour les Dames de France rue Saint-Ferréol, devenues Nouvelles Galeries, puis fermées en 2018, pour renaître dans le centre commercial Prado la même année. Le centre Bourse inauguré en 1977, à l’époque se veut futuriste. En 2015, il fait peau neuve, avec une nouvelle façade en forme de vague, puis un agrandissement l’année suivante assorti d’une rénovation de l’intérieur entamée en début d’année 2017. Huit ans plus tard, rien n’y aura fait. Les Galeries Lafayette tirent le rideau pour laisser la place aux magasins discounts, au grand dam des pouvoirs locaux impuissants devant ce raz-de-marée.

  • Total s’associe à Air Liquide pour décarboner son process

    Total s’associe à Air Liquide pour décarboner son process

    Total La Mède poursuit sa mue. Après avoir transformé la raffinerie fossile en bioraffinerie en 2019, la direction avait annoncé un projet de décarbonation de 14% de l’hydrogène nécessaire au process grâce à un électrolyseur de 50 MW en 2021. « Finalement le projet qu’on vous présente a évolué : il va couvrir 100% des besoins en hydrogène avec un partenaire, Air Liquide », annonce Guillaume Eveno, à la tête de la plateforme depuis le 1er février dernier, lors de la réunion publique de lancement de l’enquête publique ce lundi 13 octobre.

    Concrètement, le groupe international spécialiste des gaz industriels va construire et exploiter une unité de production d’hydrogène d’une capacité de 25 000 tonnes par an sur le site de Châteauneuf-les-Martigues qui recyclera les coproduits issus de la bioraffinerie. Cet investissement permettra à Total de mettre à l’arrêt son reformer, un appareil qui reforme de l’hydrogène « à partir d’une partie du pétrole ». « Ce qu’on propose dans ce projet-là c’est de ne plus dépendre des carburants fossiles pour faire cet hydrogène, mais de le faire à partir de nos bioproduits, avec cet impact : 130 000 tonnes de CO2 en moins par an », poursuit le directeur.

    Total ne compte pas s’arrêter en si bon chemin et prévoit également d’installer deux électrolyseurs, l’un de 20 MW et l’autre de 50 MW d’ici 2030. « L’objectif c’est de pouvoir alimenter la région en hydrogène décarboné », explique Guillaume Eveno en précisant néanmoins : « Ce projet ne fait pas partie de la concertation. »

    Le PPRT inchangé

    Dans la salle peu remplie, les interrogations portent sur les nuisances et les risques d’un tel projet. En parallèle de cette nouvelle unité de production et des deux électrolyseurs, trois unités de Total devenues inutiles seront mises à l’arrêt. En additionnant les impacts « il y aura une vingtaine de phénomènes dangereux en moins, et ils seront plus éloignés de la commune », affirme François Wioland, responsable de projet au sein de la raffinerie. En d’autres termes, il n’y aura « pas de renforcement du risque, ni en distance ni en intensité, donc le Plan de prévention des risques technologiques ne bouge pas ». Côté impact sanitaire et odeurs, le volume de fumée sera réduit de 25% selon les calculs des industriels, et le gaz naturel, moins chargé en soufre et en particules d’oxyde d’azote, se substituera au gaz de raffinerie.

    Total doit cependant faire face à un défi : ces changements engendreront une explosion de la consommation d’eau (+38 m3 par heure). « En parallèle le site s’est engagé à ne pas augmenter sa consommation globale, donc il va falloir trouver des moyens », résume Guillaume Eveno.