Category: culture

  • Le Festival Off parade pour ses 60 ans

    Le Festival Off parade pour ses 60 ans

    Des centaines de compagnies, présentes parmi les 1 780 spectacles à l’affiche
    – contre 1 724 l’an dernier – dans 140 salles, ont donc défilé dans l’espoir aussi de glaner quelques premiers spectateurs. Un total de 27 000 représentations et 2,6 millions de billets sont mis à la vente dans ce titanesque festival jusqu’au 25 juillet qui, pour la deuxième année consécutive, aligne ses dates avec le In.

    À noter que pour fêter les 60 ans, une journée anniversaire est prévue le 14 juillet au village du Off (10h30-20h) avec plusieurs rencontres et débats *.

  • À Gardanne, le cinéma inauguré après de longues années d’attente

    À Gardanne, le cinéma inauguré après de longues années d’attente

    Ce cinéma, c’était un peu l’Arlésienne de la ville. Après une première fermeture survenue en 2012, des travaux promis pour 2022 puis retardés, le cinéma, qui a rouvert le 12 mai à l’occasion du Festival de Cannes, vient d’être inauguré par les équipes municipales. Un parking s’étend désormais derrière le bâti principal du cinéma, et plus de 300 places sont installées dans les salles obscures. « Dans les années 1980, la Ville rachète les murs du cinéma et engage une première rénovation. Des balcons disparaissent, de nouvelles salles naissent à leur place et le complexe devient ce 3 Casino, confié à l’association Gardanne Cinéma » retrace le maire, Hervé Granier (LR), face à la petite foule dans l’assistance. Avant de dérouler sur les premiers signes d’âge en 2000, du premier projet de modernisation en 2001, abandonné. « Puis vient 2013, et c’est la rupture. » Une toiture menace de s’effondrer dans la salle 1, une salle sur trois est condamnée. « Les projets se succèdent ici, ou ailleurs, mais aucun n’aboutit. Quand nous arrivons en 2020, nous faisons un choix simple et clair : le cinéma est notre priorité », se targue Hervé Granier. Et de rappeler que le projet a connu quelques « mauvaises surprises », entre son départ, retardé, en 2025, et sa fin, en mars 2026. Pour ces travaux, l’État, la Région et le Département ont participé au financement. Désormais, entre les murs, l’association Gardanne Action Cinéma retrouve son élan. Laure Gonzalez, sa présidente, rappelle que l’association, est « composée de 12 membres et gère le cinéma fin 1998. Nous sommes classés Arts et Essais mais avons 40% de notre programmation qui reste généraliste (….) On propose désormais 60 séances par semaine ». L’association porte aussi le Little festival, ce mois de juillet et organisera le Festival d’automne en octobre. E.B.-G.

  • Le 80e Festival d’Avignon ausculte les colères du monde

    Le 80e Festival d’Avignon ausculte les colères du monde

    Face aux discours politiques qui polarisent la société, « nous croyons que les arts vivants et le service public de la culture peuvent jouer un rôle positif avec la pratique joyeuse et démocratique de la découverte collective de spectacles », estime Tiago Rodrigues. « Le Festival d’Avignon est une expérience collective autour d’une pluralité de voix pour célébrer les bonnes questions que l’art peut poser au monde », explique à La Marseillaise le directeur de ce rendez-vous dont la 80e édition s’ouvre dans la Cour d’honneur avec Maldoror. Dans cette pièce de 5 heures, le metteur en scène Julien Gosselin fait dialoguer les œuvres de Roberto Bolano, écrivain chilien persécuté sous la dictature de Pinochet, et de Lautréamont, ce poète du XIXe siècle ayant guidé les surréalistes. Un croisement destiné à questionner les racines de ce que l’homme de théâtre nomme le « mal absolu ». « Pourquoi sommes-nous, à travers l’histoire, fascinés par les méchants du théâtre, par Richard III par exemple, alors qu’il est clairement le vilain ? Qu’est-ce que l’observation du mal nous enseigne ? Ce spectacle-événement, qui mélange vidéo, cinéma, littérature et les excellents acteurs de Julien Gosselin, proposera aussi au public un autre rapport à la Cour d’honneur, notamment avec des surprises et déambulations pour permettre au public de vivre un spectacle au palais des Papes de façon très inhabituelle », prévient Tiago Rodrigues.

    47 spectacles et 300 représentations jalonneront le Festival d’Avignon, parmi lesquels La parabole du seum de Rébecca Chaillon, qui se joue au Cloître des Célestins. Il y a trois ans, cette metteuse en scène et performeuse y avait subi un déferlement de haine raciste pour Carte noire nommée désir. La voici de retour dans une pièce explorant les marges et présentée comme « une parabole du venin et de la colère qui cherche à susciter le rêve, le rire, l’empathie et la révolte contre le fascisme qui vient ». Selon Tiago Rodrigues, Rébecca Chaillon « continue d’inventer des formes avec une dimension de radicalité et même de trouble. Nous sommes ravis de faire la première française de La parabole du seum et partager sa recherche sur la colère, notamment celle de personnes qui n’ont habituellement pas l’espace dans la société pour l’exprimer. Toujours avec poésie et une dimension assumée de provocation ».

    Violences

    L’Opéra Grand Avignon accueillera quant à lui Uma luz cordial, dernier volet d’une trilogie qui déploie poésie et la performance pour traiter la question du viol. « C’est une immersion dans ce qui nous rend misérables, vulnérables, colériques : l’écriture, le moment de créer, de donner une forme artistique à un cauchemar, grâce à l’écriture », résume son autrice, metteuse en scène et comédienne brésilienne Carolina Bianchi. « Son refus de la violence passe par le fait de mettre son trouble et sa colère dans ses œuvres », observe Tiago Rodrigues qui a décidé, pour cette 80e édition, de mettre également la langue coréenne à l’honneur. Le Gymnase du Lycée Aubanel abritera ainsi Island story de Kyung-Sung Lee. Une création revenant sur la répression par les autorités, en 1948, d’une manifestation qui commémorait la fin de l’occupation coloniale japonaise. « Kyung-Sung Lee parle de cet épisode tragique associé à la division de la péninsule de Corée qui a provoqué pendant longtemps beaucoup d’omerta dans la société coréenne », situe Tiago Rodrigues.

    www.festival-avignon.com

  • Le Week-end du cinéma belge déménage

    Le Week-end du cinéma belge déménage

    Les bénévoles de l’association la Brigade d’Intervention Cinéphile (la BIC) se surnomment entre eux « les biquets » et « les biquettes ». Depuis bientôt vingt ans, ils organisent ensemble chaque été à Frontignan un week-end pour découvrir le meilleur du cinéma belge. Pour la première fois cette année, c’est le cinéma Quai des Lumières, et non pas le Mistral, qui accueillera la manifestation et toutes les activités qui l’entourent, avec le soutien de la Ville de Frontignan.

    « Venez avec votre économe »

    Le premier rendez-vous de cette édition, le samedi 3 juillet à 14h, est destiné aux plus jeunes, avec l’avant-première du film d’animation Le Monde à l’envers, d’Arnaud Demuynck, Noé Garcia et Erwann Hette. À 15h10, le film On vous croit, de Charlotte Devillers et Arnaud Dufeys, sera projeté. « C’est un long-métrage assez difficile mais nécessaire, qui met en scène une audience en temps réel au sein du tribunal de la jeunesse de Belgique », précise Monique Toutlemonde, membre de la BIC. Deux projections seront également organisées en présence des réalisateurs : Au bord du Monde, de Sophie Muselle (le samedi à 17h45) et Les baronnes, de Nabil Ben Yadir (le samedi à 21h15). Ce dernier sera de nouveau projeté le dimanche à 16h, juste avant la clôture du festival à 18h20 avec la rediffusion d’un film culte : La merditude des choses, de Félix Van Groeningen.

    Le but de l’opération étant avant tout de partager un moment convivial, une guinguette proposant des frites maisons, des moules et des bières sera ouverte dès 19h30. « Nous appelons à la pluche des patates le samedi à 9h. L’année dernière, nous avons réussi à peler 200 kg de patates en moins d’une heure », se réjouit Monique Toutlemonde. Les biquets et les biquettes recommandent donc d’amener son propre économe.

    * Renseignements :
    04.99.51.25.51

  • Énergies poétiques au Marseille jazz des cinq continents

    Énergies poétiques au Marseille jazz des cinq continents

    Après avoir fait virevolter jeudi l’Orchestre national de jazz dans le répertoire luxuriant de la cheffe et compositrice américaine Carla Bley, le Marseille jazz des cinq continents met le cap, vendredi 3 juillet, vers l’Égypte. Un pays dans lequel le chanteur et poète Abdullah Miniawy, en concert à la Vieille Charité, a émigré en 2011. Cette année-là, la Révolution égyptienne éclate en réaction notamment à la corruption du pouvoir et à l’incapacité des classes populaires à vivre dignement, se soldant par la démission du président Hosni Moubarak. En 2023, son projet Le Cri du Caire observait les cendres de cette époque.

    Voilà désormais ce « descendant contemporain de la tradition soufi », qualifie le festival, qui entremêle ses scansions à visées universelles aux cuivres rédempteurs de Robinson Khoury, Jules Boittin (trombones) et du trompettiste Erik Truffaz, dans Peacock dreams. Son dernier album en date qu’il fera entendre aux côtés de ces musiciens à Marseille, lors d’un concert dont la première partie sera assurée par Ubaq, trio basse-guitare-batterie à la musique ombrageuse et teintée d’éclats de lumière comme l’ubac d’une vallée, ce versant moins ensoleillé néanmoins sûr.

    Forces « diluviennes »

    Le lendemain, c’est la chanteuse franco-brésilienne Gildaa qui lancera le bal en ces mêmes lieux à 20h. Alternant violon, percussions et kora, cette artiste à la voix indomptable et aux Pensées diluviennes, suggère l’un de ses titres, livrera un spectacle aux accents de théâtre. Gabriel Gosse prendra le relais de la soirée à 21h. L’occasion pour ce chanteur et guitariste de défendre sur scène Mojo, son deuxième album diablement funky.

    Les 3 et 4 juillet à la Vieille Charité, à partir de 20h.
    15 euros pour les moins de 18 ans et 35
     euros en tarif plein. www.marseillejazz.com

  • Les sites cézanniens rouvrent et dévoilent de nouvelles histoires

    Les sites cézanniens rouvrent et dévoilent de nouvelles histoires

    Révélés au grand jour à l’occasion de l’Année Cézanne, ces deux sites avaient ensuite fermé afin de poursuivre leur restauration. Près d’un an plus tard, la Bastide du Jas de Bouffan, demeure de jeunesse du peintre Paul Cézanne, et l’Atelier des Lauves, niché sur les hauteurs d’Aix et témoin de ses dernières années, accueillent à nouveau le grand public. Dès ce samedi 4 juillet, les visiteurs pourront (re)découvrir ces deux lieux emblématiques jusqu’au 31 octobre 2026, avant une nouvelle fermeture programmée.

    Derrière les murs de ces sites chargés d’histoire, les travaux de restauration se sont poursuivis avec minutie afin de leur redonner leur éclat d’antan, explique Pierre Laforest, administrateur des sites cézanniens. Parallèlement, un important programme de recherche scientifique est en cours. Dans la ferme de la Bastide, la Société Paul Cézanne, cofondée par Denis Coutagne en 1998, va s’installer pour y développer un centre international de recherche et documentation dédié au peintre.

    « L’engagement de la Ville était de rouvrir ces sites tout en tenant le pari de montrer des monuments en cours de restauration, pour permettre aux visiteurs de se familiariser avec le travail patrimonial de restauration, de diagnostic et de découverte. Des recherches qui nous amènent à mieux connaître le peintre », note la direction du Patrimoine de la Ville.

    « Ouvrir tous les ans au public impose une organisation particulière. Ici, on fait des études fondamentales, en même temps que des travaux, de la muséographie et tous les lots techniques. Ça donne quelque chose d’étonnant, y compris auprès de nos partenaires », souligne David Kirchthaler, chargé des opérations monument historique pour la Ville d’Aix.

    Dès samedi, les visiteurs pourront se plonger dans les premiers pas de Cézanne en tant que peintre, mais aussi dans l’histoire de la Bastide et de sa restauration. Ils pourront découvrir l’Atelier des Lauves, recréé presque à l’identique, à l’intérieur comme à l’extérieur. Les oliveraies de l’époque cézannienne y ont été replantées et retrouveront, à terme, l’aspect du paysage immortalisé par le maître aixois.

  • Le regard de Paul McCartney sur l’ascension des Beatles

    Le regard de Paul McCartney sur l’ascension des Beatles

    Les caisses de photographies redécouvertes par Paul McCartney constituent une véritable capsule temporelle. Des milliers d’archives capturées par le chanteur des Beatles à un moment charnière de l’histoire du groupe britannique. Sur les murs du musée Granet, une infime partie de ces photographies est désormais suspendue aux cimaises, dans des cadres minutieusement choisis, à l’occasion l’exposition intitulée « Paul McCartney photographe, 1963-1964 – Eyes of the Storm », conçue par Paul McCartney lui-même, sa société de production MPL Communications et la commissaire Rosie Broadley, de la National Portrait Gallery de Londres.

    L’exposition est née presque par hasard. En 2021, alors que l’icône travaille sur une exposition consacrée aux photographies de son ex-épouse, Linda McCartney, photographe américaine, il se souvient avoir lui aussi passé du temps derrière l’objectif dans les années 1960, lorsque les Beatles commençaient tout juste à accéder à la notoriété.

    « Son archiviste lui a rappelé qu’il possédait une boîte contenant ces photographies, retrace Rosie Broadley. Ils les ont sorties. Il y avait une vingtaine de planches-contacts et des rouleaux de pellicule, qui ont ensuite été scannés et numérisés. »

    MPL Communications s’est alors rapprochée de la National Portrait Gallery. « Il y avait des milliers de photos qui racontaient quelque chose d’impressionnant en train de se produire, pour les Beatles, mais aussi pour la culture populaire britannique », retrace Rosie Broadley.

    Ainsi est née une exposition de 250 clichés capturés avec le Pentax 35 mm de Paul McCartney, présentés pour la toute première fois en France. « On a dû choisir les tailles des tirages, tout imaginer. C’est une exposition qui ne part de rien, qui sort d’une boîte », contextualise la commissaire.

    Le contenu détaillé de l’exposition reste sous embargo jusqu’à son ouverture au public, ce samedi 4 juillet. Elle sera visible jusqu’au 3 janvier 2027. Mais, déjà, elle promet un parcours au cœur de l’intimité des « quatre garçons dans le vent » aux prémices de leur succès, une plongée dans les mois qui précèdent l’explosion de la Beatlemania.

    Cinq salles retracent quatre mois décisifs, d’octobre 1963 et ses premières performances sur de modestes scènes britanniques à la tournée menée, un mois plus tard, aux côtés des Vernons Girls. Puis viennent les premières représentations parisiennes, auxquelles une salle entière est consacrée. Parmi les clichés en noir et blanc au grain caractéristique apparaissent les visages de Sylvie Vartan mais aussi de Johnny Hallyday, stars françaises croisées sur le chemin des Beatles et témoins d’une notoriété désormais naissante. Les photographies conduisent ensuite le visiteur dans les coulisses des premières apparitions télévisées du groupe, notamment lors du célèbre « The Ed Sullivan Show », évoquées dans les salles « New York ».

    Au-delà des clichés de grattes ciels entourés de cadres gris pour renforcer l’aspect « citadin et brut », figurent également des foules de fans et de photographes massées dans les rues ou sur le tarmac de l’aéroport JFK, en février 1964. C’est là que les quatre Britanniques tiennent une conférence de presse, eux dont les « cheveux faisaient tant parler les Américains », s’amuse Rosie Broadley.

    L’exposition présente aussi des images plus inattendues, à l’image de la Maison Blanche photographiée depuis la vitre d’un taxi peu après l’assassinat de John F. Kennedy. Autant de fragments d’histoire qui se dévoilent au fil du parcours. Les dernières pièces s’attardent sur le passage du groupe à Miami. On y découvre aussi bien des moments de détente au bord d’une piscine que des clichés plus spontanés, pris sur le vif durant cette tournée sous le soleil de Floride.

    Pour la première fois, les visages d’accompagnants, proches et membres du personnel entourant les futures icônes de la musique lors de leur tournée américaine sont eux aussi mis en lumière. Des instants capturés avec innocence qui racontent autant l’ascension des Beatles que le quotidien des années 1960, moins de vingt ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale.

  • Avant la télévision, il y avait Samuel Bastide

    Avant la télévision, il y avait Samuel Bastide

    « Il n’y avait pas de télévision. Nous vivions dans un milieu protestant assez austère où l’on fréquentait peu le cinéma. Nous n’étions pas dans une société de l’image comme aujourd’hui », raconte Daniel Travier, commissaire de l’exposition et fondateur de Maison Rouge, qui se souvient encore avec précision des projections de Samuel Bastide auxquelles il assistait enfant au début des années 1950.

    Né en 1879 à Saint-Jean-du-Gard, Samuel Bastide a consacré sa vie à parcourir la France et la Suisse avec sa lanterne magique. C’était l’ancêtre du cinématographe, jusqu’à devenir un simple projecteur de diapositives. À partir des milliers de plaques de verre peintes de sa main, il donnait des conférences illustrées mêlant histoires huguenotes, récits bibliques, contes et sujets de société comme la lutte contre l’alcoolisme.

    Mais pour Daniel Travier, le souvenir va bien au-delà des images. « Bastide était un conteur hors pair. Sa voix était extraordinaire, avec des pauses, des intonations, une manière de faire vivre les récits. Plus de 70 ans après, je l’entends encore raconter La Chèvre de Monsieur Seguin ou les textes de Victor Hugo. »

    Revivre l’expérience d’une projection

    Les visiteurs pourront découvrir cette voix dans l’exposition grâce à des enregistrements conservés sur bandes magnétiques. Au centre du parcours, la reconstitution d’une salle de projection des années 1950 permet de revivre l’expérience d’une séance telle qu’elle pouvait être vécue à l’époque. Parmi les quelque 2 500 plaques conservées par le musée, toutes n’ont évidemment pas pu être présentées. Les équipes ont donc retenu six grandes thématiques représentatives de son œuvre. Les commissaires ont également choisi des vitrines et projections qui éclairent à la fois le travail et la technique de Bastide.

    Au-delà de leur dimension historique, « les créations de Samuel Bastide surprennent encore par leur modernité. Certaines vues utilisent des silhouettes en ombres chinoises associées à des jeux de lumière particulièrement raffinés. Cent ans après leur création, elles restent d’une grande modernité. » C’est une exposition qui rappelle que bien avant le cinéma populaire et les écrans omniprésents, un Cévenol passionné avait déjà compris la puissance du récit par l’image.

    Maison Rouge – Musée des vallées cévenoles. Jusqu’au 2 mai 2027.

  • Julien Clerc et Blandine lancent l’Été marseillais

    Julien Clerc et Blandine lancent l’Été marseillais

    Rendez-vous incontournables de l’Été marseillais, les concerts de la scène sur l’eau rythmeront à nouveau cette édition 2026 à partir de ce vendredi soir. C’est un artiste qui a la préférence de toutes les générations depuis 50 ans qui ouvre le bal, Julien Clerc. L’icône de la chanson française a repris les routes de France, et a choisi la scène sur l’eau de l’Été marseillais pour aller à la rencontre de son public. Les Marseillaises et Marseillais de tout âge pourront ainsi venir partager un moment d’émotion et de musique entre amis ou en famille, chanter à tue-tête des musiques qui sonnent comme les bandes originales de la vie de tant de Françaises et Français. Il se produira sur la scène sur l’eau à partir de 21h30.

    Une kyrielle d’invités

    Julien Clerc sera accompagné d’un jeune talent provençal, Blandine, qui a composé ses premières mélodies sur les touches du piano du conservatoire d’Aix-en-Provence, et qui propose des musiques envoûtantes. Blandine partage sa magie et son magnétisme avec des arrangements délicats et des mélodies envoûtantes. Habitants et touristes sont invités à découvrir ce jeune talent dès 20h30.

    Et la Ville promet un été haut en couleur avec une kyrielle d’artistes invités sur cette même scène sur l’eau, avec notamment Yelle et le Show de la Pride dès ce samedi 4 juillet, puis l’iconoclaste Sébastien Tellier, le 10 juillet, les dignes représentants de la French Touch Cassius seront sur scène le lendemain, le 11 juillet, Folamour le 17 juillet ou encore DJ Kore le 18 de ce mois.

    Concert d’ouverture de l’Été marseillais de Julien Clerc et Blandine, à la scène sur l’eau, sur le Vieux-Port à partir de 20h30

  • Le Jazz festival va faire groover le théâtre de la Mer de La Ciotat

    Le Jazz festival va faire groover le théâtre de la Mer de La Ciotat

    C’est l’un des rendez-vous incontournables de la saison estivale à La Ciotat. Le Jazz festival est de retour et avec lui quatre soirées qui regroupent chacune deux concerts avec des artistes de renom. « Nous voulons cette année montrer que le jazz est présent dans beaucoup de musiques. Son influence a donné naissance à d’autres styles musicaux comme la soul, le rythm’n blues ou des musiques plus pop ou électro et c’est par la programmation que nous avons que tous ces styles-là sont représentés avec toujours en toile de fond le jazz », explique Jean-Pierre Artero, président et directeur artistique de l’association La Ciotat Culture, organisatrice de l’événement. Si les soirées de concerts commencent officiellement le mardi 7 juillet avec un concert blues cajun inspiré de la musique de Louisiane qui revisite les racines du blues et du jazz avant de laisser la place à un concert tribute James Brown, au théâtre de la Mer, les soirées de dimanche et lundi seront un prélude à l’événement dans les rues de La Ciotat.

    Musiques du monde

    « Il y aura des déambulations à partir de 20h à l’occasion du marché nocturne pour annoncer le début du Jazz festival, un peu à la façon des crieurs publics de l’époque », souligne-t-il. « Le New Bop Trio, un orchestre jouera de la musique comme on le faisait à la Nouvelle-Orléans. » Mercredi ce sera le funk soul hip-hop de Talis Maas et l’électro jazz de Rosaway, un duo mêlant électro, jazz et influences disco qui seront au x commandes. Parmi les temps forts, notez la soirée de jeudi avec le concert de Yuri Buenaventura, une figure incontournable de la salsa qui enflamme les scènes du monde entier avec son énergie communicative et son attachement aux musiques latines. « Je connais très bien Yuri Buenaventura qui s’est imposé dans le monde de la salsa mais ce que peu de gens savent c’est qu’il est également un très bon chanteur et musicien de jazz et c’est ce que nous allons vous faire découvrir », poursuit Jean-Paul Artero. « Vendredi, soirée de clôture, nous ferons la part belle à la chanson française mais aussi à l’univers de Line Cruz avec Four worlds qui montrera à travers sa musique que les disparités du monde quelles que soient les couleurs et les origines peuvent se mélanger harmonieusement. »