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  • Les épaves romaines du Rhône livrent leurs secrets

    C’est une phase de chasse aux trésors du Rhône un peu particulière qui se termine, ce week-end. Les rives arlésiennes du fleuve sont passées au peigne fin des plongeurs de l’opération Fouilles du Rhône 2025, depuis le 25 août et jusqu’à ce 3 octobre. Cette mission archéologique est conduite par le Musée départemental Arles antique et un consortium scientifique comptant l’Université d’Aix-Marseille et le CNRS, avec une équipe d’une quinzaine de spécialistes en plongée, en céramique ou encore en topographie.

    La cible principale des chercheurs est l’épave « Arles Rhône 15 », une chaloupe du Ier siècle de 4,70 m de longueur, découverte en 2009. Lors d’un point presse, le 30 septembre, le responsable de l’archéologie subaquatique du musée, David Djaoui, détaille l’opération : « une prospection de 900 m2 autour de l’épave pour inventorier des trouvailles, parmi lesquelles des amphores datant de 100 après JC, à l’âge d’or d’Arles. » Et plus encore, avec la découverte d’un « madrier de 15 m », un morceau de bois qui « signe l’assemblage d’un bateau », selon l’archéologue.

    Des conditions difficiles

    La mission revêt quelques difficultés, particulièrement pour les plongeurs, comme l’explique Sabrina Marlier, du Musée Arles antique. « Les conditions de travail sont dures. Le courant est fort, la visibilité faible et on fait des otites à répétition », indique l’archéologue, pour qui « le dérèglement climatique ne facilite pas la prévision des sorties en raison du temps ». S’il pleut en amont du Rhône, les alluvions viennent logiquement troubler l’eau plus qu’elle ne l’est déjà.

    Les objets présents dans l’eau aussi posent question, relève Louise Contant, du Musée national de la marine. « Les strates historiques se mélangent et il est surprenant d’observer des objets historiques à côté de canettes de boisson », ironise la cheffe des collections, quand il n’y a pas de verre brisé pouvant blesser les plongeurs. Entre 7 et 14 m de fond au maximum, les poubelles côtoient les trésors, ironiquement.

  • La daube s’invite dans les rues de la ville

    Mars à table est de retour à Marseille pour une nouvelle édition marquée cette fois-ci par la daube. Ode à la terre avec la traditionnelle daube de bœuf, ou à la mer avec la daube de poulpe, c’est ce plat savoureux empreint du patrimoine gastronomique provençal qui est à l’honneur lors de ce festival qui débute ce samedi, à l’Estaque, avec un grand banquet ouvert à tous.

    « La cuisine se partage, c’est un moment convivial où ceux qui cuisinent prennent plaisir à régaler ceux qui en profitent », souligne Rébecca Bernardi, adjointe au maire en charge du commerce et de l’artisanat. Pour débuter les festivités, c’est le restaurant Sage, mené par Loris de Vaucelles, qui est aux commandes. Un « honneur » pour ce jeune restaurant implanté rue Sainte. Daube de poulpe, daube de bœuf… Le client, ce samedi, est roi et profite des différents mets préparés par ces premiers hôtes. « C’est un événement que nous voulons accessible à tous et populaire. Pour que le plus grand nombre puisse venir profiter de ce moment de convivialité, nous avons mis en place des prix attractifs », confie le cofondateur de Sage.

    Sur place, pas de chichi, les premiers arrivés seront les premiers servis et ce jusqu’à épuisement des stocks. Mais, si vous n’avez pas la chance de vous attabler ce jour-là, les commerces et restaurateurs aux alentours se feront un plaisir de vous accueillir. « Nous n’avons pas pour objectif de mettre en concurrence les professionnels, au contraire, c’est une journée qui fait rayonner un quartier et souvent, les terrasses aux alentours du banquet sont elles aussi pleines », précise Jean-Pierre Cochet, président de l’office de tourisme.

    Tout au long de cette journée, vous aurez également la possibilité de profiter de visites guidées du quartier dispensées par l’office de tourisme de la ville. Il y aura de nombreuses animations musicales et les enfants y trouveront aussi leur compte avec des jeux installés pour eux.

    Prochaines sessions du grand banquet prévues le 11 octobre à l’Escale Borély et le 18 sur la place Bargemon. Et s’il vous est impossible d’y assister, plus de 70 restaurants sont partenaires de l’événement et mettent, eux aussi, à l’honneur les daubes sur leur carte.

    A.Lh.

  • RC Toulon : Après neuf mois d’absence, Charles Ollivon va faire son retour face à Pau

    On aurait parfois presque oublié qu’il faisait encore partie de l’effectif toulonnais, tant sa convalescence a semblé longue. Absent des terrains depuis le 4 janvier et sa rupture du ligament croisé du genou droit contractée face au Racing Metro, à Mayol, le « Grand Charles » voit enfin la lumière au bout du tunnel. Après avoir mangé son pain noir pendant neuf mois – au jour près –, le troisième ligne international aux 46 sélections va retrouver le groupe ce samedi face à Pau. Qui plus est dans un stade qui attend son capitaine (même s’il ne portera pas le brassard) depuis longtemps.

    Mais, le plus pressé reste le principal intéressé, pour qui les fourmis dans les jambes sont devenues des araignées : « Charles est excité, se réjouit Pierre Mignoni. On lui a laissé le temps de revenir. Je suis heureux pour nous, mais surtout pour lui. Quand tu vois des joueurs se blesser en pleine saison, louper les phases finales… Ça a vraiment été dur pour lui, mentalement ce n’est pas facile quand c’est une blessure que tu as déjà connue. »

    « Jouer avec Charles

    est un honneur »

    Un retour qui a nécessité beaucoup de résilience pour l’ancien capitaine des Bleus et qui pourra lui servir pour la suite selon son coach : « Il a gagné en crédibilité, il a bien travaillé. Je pense qu’il va jouer encore plus longtemps, il est frais, en forme. »

    Ce retour sera une arme importante pour le groupe : « Son retour va avoir de l’impact sur les autres. Mais il faut qu’il pense à lui, qu’il retrouve du plaisir, des sensations. Que les joueurs qui sont sur le terrain l’aident à revenir », insiste Pierre Mignoni. Parmi eux, Dany Priso, heureux de voir revenir un joueur majeur : « Ça fait deux semaines qu’il ronge un peu son frein. Il a discuté avec le staff, il se sent à 100%. On connaît ses qualités de leader. On est content. » « C’est un très grand joueur, qui peut jouer à un très haut niveau. Jouer avec Charles est un honneur. Quand il est là, tu as davantage de confiance », se réjouit aussi Ben White.

    L’occasion effacer la déception du week-end dernier sur le terrain de Bayonne : « Il y a un mot qui me revient, c’est regret. On prend un point, on en voulait trois ou quatre de plus. Sur notre dernière action, qui se retourne contre nous, on était en passe de pouvoir mettre ce 3e essai de plus que l’adversaire. Au final, on perd quatre points », regrette Pierre Mignoni, qui veut quand même capitaliser sur « les choses positives. On n’a pas lâché à la mi-temps. Les joueurs ont mis le bleu de chauffe qu’ils n’avaient pas mis sur la première. Ça, je ne l’accepte pas. » Avec le retour d’un de ses meilleurs guerriers, qui débutera sur le banc, gageons que ce RCT ira au combat pendant 80 minutes.

    Toulon – Pau

    5e journée de Top 14

    Samedi 4 octobre, 16h35.

    Stade Mayol, Toulon.

    Arbitre : M. Blasco Baque.

    TOULON : Domon ; R. Rebbadj, Brex, Frisch, Ferté ; Garbisi, Serin ; Abadie, Ludlam, Quéré-Karaba ; Ribbans (cap.), S. Rebbadj ; Priso, Damond, Gros.

    PAU : Luc ; Arfeuil, Klemenczak, Decron, Manu ; Desperes, Souverbie ; Credoz, Tuipulotu, Zegueur ; Picquette, Jo.Kpoku ; Tokolahi, Rey (cap.), Kaulashvili.

    Lucchesi sur la voie du retour, protocole commotion pour Dréan

    Blessé au genou gauche (rupture du ligament croisé antérieur) en avril dernier face aux Saracens en Coupe d’Europe, le talonneur international italien Gianmarco Lucchesi (25 ans) est sur la voie du retour. « Il est plutôt bien dans sa rééducation. Il est actuellement au CERS, et il est en avance. Il peut avoir le feu vert pour reprendre assez rapidement. On peut espérer l’avoir d’ici cinq à six semaines », se réjouit Pierre Mignoni. Concernant Gaël Dréan, sorti sur civière la semaine dernière face à Bayonne après un violent choc au sol, « il suit le protocole commotion classique. Il devrait revenir d’ici 12 jours », annonce le technicien.

    Mignoni sur les mêlées : « Des intros sont sanctionnées à l’excès »

    Pierre Mignoni a également donné son avis sur la gestion des mêlées depuis le début de saison, pour lesquelles les arbitres ont désormais la consigne d’être intransigeants : « Il ne faut pas tomber dans la loi du millimètre près. J’ai vu des introductions sanctionnées, comme d’habitude, à l’excès. Vraiment, tu ne vois pas la différence entre une bonne et une mauvaise intro. Quand c’est trop en travers, il faut prendre. Quand c’est limite, on joue, sinon on ne jouera jamais une mêlée. En ce qui me concerne, je suis plutôt content de mes numéros 9. Qu’ils continuent. »

  • L’OM doit éteindre Metz

    Real, PSG, Strasbourg et Ajax. Leurs quatre dernières sorties ont permis aux Marseillais de flirter avec les étoiles.

    Ils ont même rejoint la voie lactée européenne, en tenant tête au premier, en faisant voler en éclats le dernier. Quant aux deux pensionnaires du haut de tableau de la Ligue 1, ils ont dû s’avouer vaincus face à la redoutable machine mise en branle par Roberto De Zerbi.

    Une machine qui, malgré les changements de rouages dictés par les pépins physiques, a montré qu’elle était, à l’heure actuelle, un véritable véhicule tous terrains, capable d’aborder le moindre obstacle sans souci, quelle que soit sa difficulté.

    L’Ajax a été la dernière victime de cette efficacité. Avec des joueurs qui, à l’image d’Arthur Vermeeren, ont montré qu’ils pouvaient prendre le relais, sans que n’en souffre l’organisation imaginée par Roberto De Zerbi. « L’Ajax n’a pas été si mauvais. C’est plutôt nous qui avons su être décisifs et fait ce qu’il fallait, quand il le fallait », souligne Arthur Vermeeren.

    Le Belge a été la révélation de la deuxième sortie olympienne en Ligue des Champions, dans un match « où nous avons exécuté le plan et nous sentions bien », enchaîne-t-il. Il retient de cette soirée « que nous avons démontré que, dans ce groupe, tout le monde peut s’entendre avec tout le monde ».

    L’écueil néerlandais passé, l’OM en aborde un nouveau. Avec un voyage à Metz dont se méfie tout particulièrement Roberto De Zerbi. « C’est encore un gros match qui nous attend », note-t-il. L’Italien ne tient pas compte du classement des Lorrains. « Ce sera très compliqué et nous devrons bien jouer, éviter les risques inutiles et marquer quand ce sera possible », insiste-t-il.

    Ce sera pour son équipe un troisième duel face à un promu. Dans les deux premiers, face au Paris FC et Lorient, l’OM avait su gérer et s’offrir des victoires importantes au Vélodrome. Cette fois, c’est en Moselle que son équipe entame un mois d’octobre que l’entraîneur marseillais qualifie « de charnière de notre saison, avec des matches difficiles qui nous attendent, et Metz en fait partie ».

    Des retouches sont à nouveau prévues par rapport au onze face à l’Ajax, face à un adversaire qui ne facilitera pas la tâche de ses ouailles. « Nous nous sommes préparés avec sérieux et personne ne pense que ce sera facile », indique Arthur Vermeeren. Tandis que Roberto De Zerbi rappelle « qu’un match se gagne aussi avec les remplaçants ». Comme ce fut le cas à Strasbourg, lors de la précédente journée.

    Metz veut enfin réveiller le Graoully

    Remontés en Ligue 1 au printemps dernier, les Lorrains aimeraient sortir de l’ascenseur.

    Lors des quatre dernières saisons, ils ont fait le yo-yo. Une saison en Ligue 2, une autre en Ligue 1. De quoi agacer leurs supporters et fragiliser un club qui court après son passé, avec notamment son exploit en Coupe des coupes, lorsque Metz avait éliminé Barcelone, en allant s’imposer 4-1 au Camp Nou, il y a 41 ans, à un jour près.

    Les Grenats, qui s’apprêtent à affronter l’OM, ce samedi après-midi, espèrent avant tout surfer sur le nul arraché contre Le Havre, lors de la précédente journée. Avec seulement 2 points, les Mosellans occupent actuellement la dernière place de la Ligue 1 et commencent à voir s’éloigner les équipes qui les devancent, car Nantes, Angers et Le Havre en comptent 5.

    Leur objectif sera de raviver la flamme d’un Graoully, emblème du FC Metz, qui semble encore profondément assoupi dans sa tanière, quelque part sous la gare SNCF.

  • Le sourire des salariés de la Centrale

    «Le combat a démarré en 2018 », rappelle Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général de la CGT Centrale de Gardanne. Ce vendredi, au pied de la centrale thermique de Gardanne, lieu devenu symbolique de la lutte pour l’emploi, les salariés du site célèbrent la victoire après un accord historique entre la Centrale, GazelEnergie, propriétaire du site, et l’état, arraché après de nombreuses années de mobilisation. Sur place, des représentants de l’UD CGT, du Parti communiste (PCF), élus d’oppositions du Collectif Citoyen Gardanne-Biver, les Unions locales du département, mais aussi la CGT des dockers, des portuaires, des cheminots, des territoriaux, corporations avec lesquelles les actions de la mobilisation ont plus d’une fois convergé.

    Pour mémoire, le combat s’est construit autour de deux axes : permettre à 27 des salariés licenciés après la fermeture de la tranche charbon d’être réembaucher en conservant leur statut industrie électrique et gazière (IEG), et le projet de production de biométhane sur le site, travaillé et porté par les licenciés, justement. Une première grève de quatorze mois, un an après l’annonce de l’arrêt de la production d’électricité à base de charbon, a été le début d’une lutte syndicale parfois épuisante.

    Le combat « a été très long, a demandé des sacrifices pour tous les travailleurs », rappelle Jean-Michel Roccasalva. On a cravaché pour que ce projet corresponde à tous nos besoins et qu’il n’y ait pas de possibilité de le dédouaner. Avec le rapport de force, le projet industriel, la convergence entre les fédérations, on a pu signer, le 31 juillet, ce protocole d’accord. Quand on s’organise et qu’on est convaincu, il n’y a aucune raison de ne pas gagner un combat. Cette victoire est belle, mais ce n’est pas la dernière. On a encore du travail. On a des gouvernements qui se succèdent, qui font semblant et n’ont que l’envie de décider comme des monarques et dictateurs. On n’est pas à l’abri d’une remise en cause, mais pour autant, on va rester optimistes. » « La lutte paie, c’est un exemple, il y en a eu plein comme ça. La dernière ligne droite n’est pas toujours sans danger, mais nous n’avons aucun doute que vous saurez tenir le cap », soutient Claude Martin, secrétaire fédéral de la CGT FNME (Fédération nationale des mines et énergie).

    « Solutions alternatives »

    Parmi les salariés, la bonne humeur est de mise sur cette matinée de célébration, bien que tous restent vigilants pour la suite, contexte national oblige. « C’est un soulagement énorme, même s’il nous reste encore quelques étapes dans la construction du projet, témoigne Franck Traversari, l’un des 27 salariés. On a vécu pendant des années avec la peur du lendemain. Mener un conflit, c’est être pointé du doigt au quotidien. Mais aujourd’hui, on a des garanties pour que le projet se réalise. Les premières embauches se font en décembre, c’est un acte fort pour l’avenir. Aujourd’hui, on dit que oui, il y a des solutions alternatives, qu’il ne suffit plus de fermer des postes et licencier. »

    à ceux qui sont dans la rue depuis le 10 septembre, Franck Traversari appelle à tenir le bon bout, même si le choix d’être gréviste pèse sur le quotidien. « Il faut prendre en main son destin et cela passe par la convergence des revendications pour peser sur l’état et l’ensemble des entreprises », estime-t-il.

    Constat partagé par Guillaume, qui reconnaît, lui aussi, le poids de la lutte sur la vie de ceux qui la mènent. « Il y a une satisfaction à ne pas avoir lâché, à avoir cru en notre projet et la solidarité entre les uns et les autres. Ce n’est pas encore fini, on ne sait jamais, il faut encore que l’usine sorte de terre », rapporte ce salarié qui, lui aussi, sera réembauché prochainement. « à ceux qui luttent pour leurs droits, je leur dis d’être un acteur du syndicat, ne pas laisser la direction dicter une vision unique de l’entreprise », ajoute Guillaume, qui conseille aux salariés en lutte, sur le territoire national, de s’organiser. « Il y a eu des hauts, des bas, mais la fin paie. ça n’a pas été des moments faciles, on a eu de la chance que nos familles nous suivent : on ne pouvait pas se laisser faire sans réagir. Pour nous, la lutte ne se terminera jamais, rien n’est acquis, on ne peut compter que sur nous-même tant qu’on ne verra pas le début de la construction de la nouvelle unité de production, intervient de son côté Christophe, qui fera partie des deux salariés réembauchés, mais sur la tranche biomasse. Il n’y a que la lutte qui paie, mais surtout la lutte solidaire, ensemble. »

    La notion de solidarité, elle, a marqué les prises de paroles des différentes fédérations sur place, chacune ayant joué son rôle dans cette première victoire. Et doit se poursuivre. « Dans une période marquée par les conflits, par un génocide à Gaza, profitons de ce moment de fraternité qui, parfois, fait défaut au détriment d’un individualisme qui nous ronge, rappelle Serge Coutouris, secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des ports et docks. N’oublions pas l’importance de ces moments, pour que, tous ensemble, nous continuions de croire que nous y arriverons. »

    ET AUSSI

    10 ans de réussite des Scop-Ti

    De la menace d’une fermeture totale d’un site à la reprise de l’activité par une coopérative ouvrière, il n’y a qu’un pas et… 1 336 jours de lutte. Les Scop-Ti, ou Fralib, qui ont victorieusement fait plier Unilever, fêtaient leurs 10 ans, en mai 2024.

    La CPMM plus forte que la SAD

    Autre exemple de lutte victorieuse : celle des salariés de l’ex-SAD, filiale marseillaise de Presstalis, messagerie de presse. Depuis la liquidation de cette dernière, les ouvriers du papier ont repris l’activité et la développent avec plus de salariés, une activité diversifiée…

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité

    Actualité locale, alliances, campagne des municipales, mouvement social, crise politique, gauche… À vous la parole ⤵️

  • La Ville d’Aix défend la gestion de ses parkings devant le juge

    Par une délibération en date du 15 décembre 2022, votée dans le cadre de la loi 3DS, la Métropole avait défini « l’intérêt métropolitain des aires et parcs de stationnement », et récupéré la gestion de huit parkings aixois : Bellegarde, Carnot, Méjanes, Mignet, Pasteur, Cardeurs, Signoret et Rotonde. Le transfert de sept d’entre eux, auparavant gérés en délégation de service public par la Semepa, est effectif depuis juin 2023.

    Depuis trois ans, la Ville d’Aix exige devant le tribunal administratif de Marseille l’annulation de la délibération, estimant que la maîtrise de ces équipements lui est essentielle pour préserver un cercle vertueux de politique tarifaire attractive, soutenant commerce de proximité, mobilités douces et accessibilité aux automobilistes. Pour l’heure, la reprise en régie par la Métropole n’a pas eu d’impact sur les tarifs pratiqués.

    Lors de l’audience, ce jeudi, la rapporteur publique a recommandé le rejet de sa requête. Elle estime conforme le « vote unique » pour l’ensemble des parkings, en l’absence de demande de vote séparé, et considère que le vote à main levée ne constituait pas « un vice substantiel ». Elle écarte aussi le grief lié à l’absence de réunion de la Conférence des maires, et note que des commissions thématiques se sont réunies en amont, dont une « ad hoc » sur l’intérêt métropolitain, régulièrement à partir de mars 2022.

    Sur le fond, elle rejette aussi les arguments « d’erreur de droit » et « d’erreur manifeste d’appréciation », considérant que la Métropole pouvait définir l’intérêt métropolitain sans identifier les intérêts communaux, et que les critères de mobilité et de pôles générateurs justifiaient leur récupération.

    Logique financière

    Me Hamon, l’avocate de la Ville, estime la délibération « illégale sur la forme et le fond », pointe le non-respect du règlement intérieur du conseil métropolitain, et va jusqu’à mettre en doute la fiabilité du procès-verbal de séance sur le décompte des votes. Elle déplore une logique politique et financière : « Les piscines qui sont en déficit total, on les laisse à la Ville ? », interroge l’avocate, qui rappelle viser ici les seuls parkings de centralité.

    Et de conclure en plaidant une annulation totale, éventuellement différée, ou partielle de la délibération, afin d’éviter des conséquences excessives. Car une telle annulation signifierait que le texte n’aurait pas été voté avant la date du 31 décembre 2023 fixée par la loi 3DS, et vaudrait alors pour toutes les communes concernées par ces transferts, de manière rétroactive. Malgré la surcharge du tribunal, le délibéré devrait être rendu sous quinzaine.

  • « Aux municipales, je peux être l’alternative au RN »

    La Marseillaise : Vous tenez ce vendredi soir l’assemblée générale de votre association politique Avignon Passion, lancée il y a un an. Pour quel bilan et quelles suites ?

    Julien Aubert : On a beaucoup travaillé, avec la volonté de fonctionner hors parti politique. Nous avons été les seuls acteurs à organiser une dizaine de réunions sur toute une série de sujets, réunissant à chaque fois entre 70 et 150 personnes. On a lancé deux enquêtes, l’une sur la circulation, l’autre sur la sécurité. Et puis on a grossi, puisqu’on était une quarantaine contre environ 400 membres aujourd’hui. Maintenant qu’approche l’élection municipale, l’association ne peut pas continuer à fonctionner normalement, donc elle va être mise en sommeil pour les six mois à venir. Désormais, on entre dans une phase plus politique et ce travail préalable de diagnostic de fond servira pour le programme. C’est la bonne manière d’aborder une élection : d’abord le fond des sujets puis les enjeux partisans et enfin les personnes.

    Vous lambinez depuis un an, mais serez-vous candidat ?

    J.A. : La Bible dit « veillez car vous ne savez ni le jour ni l’heure »… Je ne le dirai pas encore, mais j’ai une idée du timing. Les conditions pour être candidat, c’est d’abord d’être en capacité d’amener du changement : le sondage [publié lundi et commandé par LR] montre que oui. Deuxièmement, avoir une équipe, ça, c’est bon. Et, troisièmement, être en capacité de mettre en place une stratégie pour gagner. Ce sondage montre que je suis 2e en cote d’avenir [25%, derrière la RN Anne-Sophie Rigault, 29%], donc en gros 25% des gens ne seraient pas mécontents de m’avoir comme maire. J’ai le double en cote d’avenir par rapport aux intentions de vote, alors que les autres candidats ont le même score pour les deux thèmes. Je tends la main.

    À qui ? Au RN ? Aux macronistes, à Olivier Galzi ?

    J.A. : Cette ville est dirigée par la gauche depuis deux mandats : 60% des gens ne veulent plus entendre parler de l’équipe sortante et vont chercher une alternative. Aujourd’hui, cette alternative, c’est le RN. Si ce n’est pas le RN, a priori, je peux être l’alternative. Je n’ai aucun problème à parler aux électeurs du RN et à prendre leur défense. Ils ont des raisons objectives de ne pas être contents. En revanche, je ne suis pas dans une logique d’union de partis. La question qu’il faut se poser, c’est est-ce qu’on est là pour faire gagner le RN ou Avignon ? Si on est là pour faire gagner Avignon, est-ce que faire gagner le RN fait gagner Avignon ? Je réponds non, car Avignon est une ville de culture. Il y a le festival, et avoir un maire RN aurait plein de conséquences pour l’économie de cette ville. Mon travail sera d’expliquer aux électeurs que ça changera mieux et plus sereinement en passant par un autre vote alternatif que le RN. Olivier Galzi [ex-présentateur TV, pas officiellement candidat] m’a dit qu’il ne se rangerait derrière personne et voulait faire un truc totalement apolitique. Un peu comme Stéphan Fiori [DVD, notre édition de mercredi], qui était à Avignon Passion au début, c’est même lui qui a trouvé le nom. Les Voix d’Avignon [collectif du centre droit] éventuellement. Il y a une colonne vertébrale qui sera à droite, mais on peut très bien accueillir des gens de gauche.

  • « Marguerite » veut passer la logistique en mode durable

    Stationnement, bouchons… Comment gérer efficacement et de façon durable sa logistique quand on est commerçant ou artisan dans le centre-ville de Marseille ou d’Aix ? C’est la question à laquelle le programme « Marguerite » entend répondre avec un « catalogue de solutions », a expliqué ce jeudi 2 octobre Delphine Blanc, déléguée générale de l’association « La fabrique de la logistique », à l’origine du projet.

    Livraison en vélos-cargos, utilisation de véhicules en auto-partage ou casiers connectés, 14 lauréats proposent de faire « dans la dentelle » avec un accompagnement financier et une prise en charge du dispositif choisi pour le tester.

    Des tests concluants

    Pour Olivier Bizot, élu de la Chambre de métiers et de l’artisanat Provence-Alpes-Côte d’Azur, partenaire de l’opération, la transition écologique offre une véritable opportunité, « en termes de motivation des équipes qui cherchent un sens à leur travail, et en répondant aux attentes des consommateurs ». À Marseille, « on a été pris de court par la ZFE mais elle va revenir, c’est à nous maintenant de nous en emparer » estime-t-il. À ses côtés, Bernard Marty, vice-président de la Chambre de commerce 13 abonde, appelant « à s’outiller ».

    Pas moins de 494 conversions sont espérées sur le territoire. Certains ont déjà sauté le pas. Serrurier, boulangère, nettoyeur industriel, ils font partie des 11 artisans qui à Marseille, Aix ou Carnoux ont tenté l’expérience avec « Les boîtes à vélo » Paca, raconte Louis Joggerst, chargé de mission à l’association. Et ont été convaincus. Car malgré le manque de pistes cyclables et la congestion des rues, « dans un rayon de 5 km autour du Vieux-Port, c’est plus rapide », indique-t-il.

  • Royer-Perreaut part, Vassal « prend acte »

    Les invitations sont parties sur les coups de 23h, ce mercredi soir. Après l’annonce surprise dans les colonnes de La Provence du retrait de la vie publique de l’ex-maire (Ren.) des 9-10, Lionel Royer-Perreaut, la droite municipale a rapidement dû improviser. « Aujourd’hui, je prends acte de sa décision », a annoncé face aux micros tendus la candidate Martine Vassal. « Il a fait un travail remarquable, peut-être qu’il l’a pris trop à cœur. C’est dommage, il avait toute sa place avec nous », déplorait-elle. Et de philosopher : « La vie politique est tellement dure, elle peut faire des blessures. »

    Elle le sait bien, la candidature dissidente de Frédéric Guelle (UDI), issu de ses rangs, face à Anne-Marie d’Estienne-d’Orves pour succéder au maire de secteur élu député en 2022, reste encore au travers de la gorge de Lionel Royer-Perreaut. Sans que cela ne motive sa décision, prise à la fin de l’été, et qu’il n’a pas même annoncée à son ancienne binôme aux départementales. « Cela s’est imposé par l’analyse que je fais de la situation nationale comme locale, la façon dont ont fait de la politique par rapport à ce que j’ai vécu, la dislocation que les réseaux sociaux ont apportée dans la relation entre les administrés et les élus, la radicalité des positions, l’incapacité à pouvoir porter des débats de fond », explique-t-il. Mais il reconnaît aussi : « Je ne me voyais pas m’inscrire dans le sillage de la candidature de Martine Vassal, je ne peux pas apporter ma caution à une candidate en qui je ne crois plus. » Déplorant ses discours fluctuants. « Un coup ça tutoie l’extrême droite, un coup c’est sur le centre, ces zigzags finissent par manquer de corticalité, les gens le ressentent », soupire-t-il.

    Réunis dans l’hémicycle

    « Ce n’est pas une question de me soutenir ou pas, on aura l’occasion de rediscuter les choses », balaie Martine Vassal face à la presse. Quant aux zigzags que lui reproche l’ancien parlementaire, elle assume : « Nous sommes en train de bâtir le programme avec des personnes qui viennent d’horizons très différents les uns des autres. Nous ne sommes pas d’accord sur tout, c’est notre richesse, de nos différences, on va bâtir quelque chose. »

    Auprès d’elle, la présidente (LR) du groupe Une Volonté pour Marseille, Catherine Pila, préfère saluer l’arrivée des quatre conseillères qui siégeaient avec Lionel Royer-Perreaut depuis 2022. « C’est un plaisir de retrouver des élues avec qui nous avions commencé notre aventure municipale en 2020 », sourit-elle. La preuve d’une « dynamique d’union non feinte ». S’il vient dans l’hémicycle pour les deux dernières séances, l’ancien parlementaire – qui veut mener son mandat jusqu’au bout – siégera quant à lui en indépendant. Comme Hayat Atia et Aurélie Falek qui, la veille, ont claqué la porte du groupe de droite face à des positions « qui tendent de plus en plus vers l’extrême droite ». Citant le refus de voter des aides pour les enfants de Gaza. Une « aventure personnelle », pour Catherine Pila. « Depuis des mois, elles ne participaient plus aux réunions de groupe », rétorque-t-elle, assurant que la droite a toujours voté les subventions en faveur de l’Unicef. Seuls sept élus de son groupe les avaient pourtant approuvées, le 20 juin.