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  • L’audience des meublés Airbnb reportée, la Ville de Marseille s’attaque aux boîtiers

    L’audience des meublés Airbnb reportée, la Ville de Marseille s’attaque aux boîtiers

    Attendu lundi après midi en référé devant le tribunal judiciaire, le procès de 4 investisseurs de meublés saisonniers assignés par la Ville de Marseille pour infraction au règlement sur le changement d’usage, a été renvoyé au 24 novembre. Des militants des collectifs Anti-Airbnb assistaient à l’audience. La Ville de Marseille a fait savoir qu’elle s’opposait aux demandes de médiation présentées par des propriétaires.

    Pour afficher un message de fermeté, la Ville a annoncé hier qu’elle procéderait mercredi matin à une nouvelle opération d’enlèvement de boîtiers à clé dans le quartier des Catalans en présence de Patrick Amico (GRS), l’adjoint au maire en charge de la politique du logement.

    Pour lutter contre la prolifération de ces boîtiers illégalement accrochés sur les poubelles, les bancs, les gouttières, les barrières, etc., dans les secteurs très touristiques comme le Panier, le Cours Julien ou les plages, la Ville de Marseille poursuit ses opérations d’enlèvement. Après les premiers retraits à la disqueuse en octobre dernier dans le quartier du cours Julien, et une opération en juin dernier dans le quartier du cours d’Estienne d’Orves, la Ville récidive mercredi pour tenter par ses outils de contrer le développement massif des locations de meublés de tourisme.

    En 2023, un collectif Anti-Airbnb était passé à l’action et avait revendiqué avoir « kidnappé » 40 boîtiers et dégradé une vingtaine d’autres. À Marseille, on estime que 6 200 des 12 937 meublés de courte durée identifiés fin 2024 ne sont pas en règle.

  • L’audience des meublés Airbnb reportée, la Ville de Marseille s’attaque aux boîtiers

    Attendu lundi après midi en référé devant le tribunal judiciaire, le procès de 4 investisseurs de meublés saisonniers assignés par la Ville de Marseille pour infraction au règlement sur le changement d’usage, a été renvoyé au 24 novembre. Des militants des collectifs Anti-Airbnb assistaient à l’audience. La Ville de Marseille a fait savoir qu’elle s’opposait aux demandes de médiation présentées par des propriétaires.

    Pour afficher un message de fermeté, la Ville a annoncé hier qu’elle procéderait mercredi matin à une nouvelle opération d’enlèvement de boîtiers à clé dans le quartier des Catalans en présence de Patrick Amico (GRS), l’adjoint au maire en charge de la politique du logement.

    Pour lutter contre la prolifération de ces boîtiers illégalement accrochés sur les poubelles, les bancs, les gouttières, les barrières, etc., dans les secteurs très touristiques comme le Panier, le Cours Julien ou les plages, la Ville de Marseille poursuit ses opérations d’enlèvement. Après les premiers retraits à la disqueuse en octobre dernier dans le quartier du cours Julien, et une opération en juin dernier dans le quartier du cours d’Estienne d’Orves, la Ville récidive mercredi pour tenter par ses outils de contrer le développement massif des locations de meublés de tourisme.

    En 2023, un collectif Anti-Airbnb était passé à l’action et avait revendiqué avoir « kidnappé » 40 boîtiers et dégradé une vingtaine d’autres. À Marseille, on estime que 6 200 des 12 937 meublés de courte durée identifiés fin 2024 ne sont pas en règle.

  • Les écolos vont choisir leur chef de file aux Municipales

    Les écolos vont choisir leur chef de file aux Municipales

    Trois candidats pour une orientation ? Les écologistes marseillais, toujours sous la tutelle de la direction nationale, sont appelés à s’exprimer sur leur stratégie pour les Municipales. Un ultime « débat » a eu lieu lundi en visioconférence. Le vote se fera en présentiel à la Maison arménienne de la jeunesse et de la culture (13001) ce mardi entre 18h30 et 21h.

    Un premier scrutin permettra de désigner un chef de file pour la campagne. Trois noms sont en lice : Hassen Hammou, membre du bureau politique exécutif national, Mirabelle Lamoureux, fondatrice d’une start-up spécialisée dans le reconditionnement informatique, et Christine Juste, adjointe au maire de Marseille, en charge de l’environnement, candidate du Nouveau Front Populaire aux législatives de 2022.

    Quel qu’il soit, sa marge de manœuvre sera étroite. « Le chef de file ne négociera pas, sa mission sera surtout d’animer l’équipe en fonction de lignes établies par les militants », précise Christine Juste. Le candidat devra en effet suivre « la trajectoire programmatique » élaborée par des groupes de travail ayant défini une dizaine de lignes rouges et vertes pour encadrer les discussions. Elles sont en finalisation.

    Sur la stratégie globale, trois options devraient être sur la table. Le ralliement au Printemps marseillais, l’union avec les Insoumis et la candidature autonome. « À ce stade, la majorité des militants souhaite le rassemblement autour du Printemps marseillais, il ne devrait pas y avoir de suspense », estime un responsable du parti. « D’après les échos de la tutelle, les choses se passent bien. On a compris que LFI ne souhaitait pas faire partie de l’union et les discussions sont bonnes avec nos partenaires », reprend Christine Juste. « Il faut que cette promesse d’une ville plus verte soit portée dans un Printemps 2 (…) Plusieurs chantiers ont été lancés, nous devons aller plus loin et plus vite. »

    « Adhésions suivies »

    Un autre vote doit aussi permettre de valider une liste de vingt noms désignés pour intégrer la liste des candidats à la mairie centrale. Ils ont été sélectionnés par la tutelle en fonction des différentes tendances. « On nous a assuré que toutes les tendances s’y retrouveront », précise encore un responsable écologiste.

    Toutes sauf une. Celle de Sébastien Barles, adjoint à la transition écologique. Ce dernier s’est lancé en solitaire dans la course aux municipales avec le collectif Vaï Marseille. Dénonçant « un simulacre de démocratie », le candidat écologiste aux municipales de 2020 critique « une assemblée où il n’y a aucun débat d’orientation » et « une opération de ralliement sans exigences politiques à la liste du Maire sortant ». Lui regarde du côté de LFI, dont des cadres l’ont soutenu, il y a cinq ans. Et de pointer des « opérations d’entrisme » et « la multiplication de cartes de complaisance ».

    Tout a été contrôlé par la tutelle, rassure-t-on dans le camp des « loyalistes ». « À partir du moment où il y avait une interrogation, on a fait une procédure d’adhésions suivies, on a vérifié les réalités des adhérents, leur domiciliation, leur engagement dans les quatre groupes locaux et il n’y a aucun doute, en tout cas sur ce qu’on a constaté », explique Olivier Bertrand, délégué aux élections pour le bureau national. À Marseille les écologistes comptent environ 450 adhérents. Selon lui 350, ayant fait vérifier et valider leur inscription, participeront vote.

  • Les écolos vont choisir leur chef de file aux Municipales

    Trois candidats pour une orientation ? Les écologistes marseillais, toujours sous la tutelle de la direction nationale, sont appelés à s’exprimer sur leur stratégie pour les Municipales. Un ultime « débat » a eu lieu lundi en visioconférence. Le vote se fera en présentiel à la Maison arménienne de la jeunesse et de la culture (13001) ce mardi entre 18h30 et 21h.

    Un premier scrutin permettra de désigner un chef de file pour la campagne. Trois noms sont en lice : Hassen Hammou, membre du bureau politique exécutif national, Mirabelle Lamoureux, fondatrice d’une start-up spécialisée dans le reconditionnement informatique, et Christine Juste, adjointe au maire de Marseille, en charge de l’environnement, candidate du Nouveau Front Populaire aux législatives de 2022.

    Quel qu’il soit, sa marge de manœuvre sera étroite. « Le chef de file ne négociera pas, sa mission sera surtout d’animer l’équipe en fonction de lignes établies par les militants », précise Christine Juste. Le candidat devra en effet suivre « la trajectoire programmatique » élaborée par des groupes de travail ayant défini une dizaine de lignes rouges et vertes pour encadrer les discussions. Elles sont en finalisation.

    Sur la stratégie globale, trois options devraient être sur la table. Le ralliement au Printemps marseillais, l’union avec les Insoumis et la candidature autonome. « À ce stade, la majorité des militants souhaite le rassemblement autour du Printemps marseillais, il ne devrait pas y avoir de suspense », estime un responsable du parti. « D’après les échos de la tutelle, les choses se passent bien. On a compris que LFI ne souhaitait pas faire partie de l’union et les discussions sont bonnes avec nos partenaires », reprend Christine Juste. « Il faut que cette promesse d’une ville plus verte soit portée dans un Printemps 2 (…) Plusieurs chantiers ont été lancés, nous devons aller plus loin et plus vite. »

    Un autre vote doit aussi permettre de valider une liste de vingt noms désignés pour intégrer la liste des candidats à la mairie centrale. Ils ont été sélectionnés par la tutelle en fonction des différentes tendances. « On nous a assuré que toutes les tendances s’y retrouveront », précise encore un responsable écologiste.

    Toutes sauf une. Celle de Sébastien Barles, adjoint à la transition écologique. Ce dernier s’est lancé en solitaire dans la course aux municipales avec le collectif Vaï Marseille. Dénonçant « un simulacre de démocratie », le candidat écologiste aux municipales de 2020 critique « une assemblée où il n’y a aucun débat d’orientation » et « une opération de ralliement sans exigences politiques à la liste du Maire sortant ». Lui regarde du côté de LFI, dont des cadres l’ont soutenu, il y a cinq ans. Et de pointer des « opérations d’entrisme » et « la multiplication de cartes de complaisance ».

    Tout a été contrôlé par la tutelle, rassure-t-on dans le camp des « loyalistes ». « À partir du moment où il y avait une interrogation, on a fait une procédure d’adhésions suivies, on a vérifié les réalités des adhérents, leur domiciliation, leur engagement dans les quatre groupes locaux et il n’y a aucun doute, en tout cas sur ce qu’on a constaté », explique Olivier Bertrand, délégué aux élections pour le bureau national. À Marseille les écologistes comptent environ 450 adhérents. Selon lui 350, ayant fait vérifier et valider leur inscription, participeront vote.

  • Avignon : le réseau du Ponzo, où les femmes mènent le jeu

    Le procès de 16 membres du réseau du point de deal du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, dont notamment trois femmes et une identifiée comme la gérante, Anaïs E., s’est ouvert ce lundi 13 octobre, au tribunal judiciaire d’Avignon.

    Tous sont poursuivis pour des faits d’acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisée de stupéfiants, et pour la plupart, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou encore possession d’une arme de catégorie D.

    Anaïs E., Avignonnaise de 27 ans, se serait occupée du point de deal pendant environ quatre ans, jusqu’au coup de filet des forces de police en juin 2023. Un réseau qui était l’un des plus importants du Vaucluse et qui pouvait rapporter jusqu’à 20 000 euros par jour. Le président, Johan Dennis, évoque également une « guerre des clans » contre le réseau de la Reine Jeanne, avec plusieurs personnes tuées et de nombreux blessés. Des soupçons se portent également sur un règlement de comptes au sein même du réseau du Ponzo.

    Des arrestations qui font suite à des années d’enquêtes et d’écoutes. Ce qui a permis d’identifier la jeune femme comme la gérante, devant tout de même rendre des comptes à un supérieur, identifié comme Faycal J., absent car en fuite, dont le frère, Badr, est lui également sur le banc des accusés. Le procès devrait se tenir jusqu’à ce vendredi 17 octobre. Tous risquent jusqu’à 10 années de prison pour ces faits.

    « Tirer dans les pieds »

    L’après-midi a commencé avec le premier interrogatoire, celui de Camila C., qui est identifiée comme l’ex-compagne d’Anaïs E. pendant plus de huit ans. Elle concède avoir connaissance des activités de sa compagne, sans pour autant y participer activement, assurant qu’elle n’a jamais « touché aux armes ou à la drogue ». Des messages cités par le président, Denis Johan, laissent pourtant penser à une participation plus poussée, en qualifiant ces SMS de « discours qui n’est pas celui d’une figurante », en évoquant un échange autour d’un vol de plusieurs dizaines de milliers d’euros par une troisième femme, Myriam S., qui fut également une membre active haut placée du réseau. Elle évoquera une « euphorie de la situation » à propos de messages où elle dit vouloir « tirer dans les pieds » de celle qui est partie avec la grosse somme d’argent. Elle a elle-même été touchée par des tirs en compagnie d’Anaïs E. Touchée à un bras, elle est aujourd’hui déclarée en incapacité à 80 %. Myriam S., qui s’est présentée en visio depuis un centre de détention en région lyonnaise, où elle est incarcérée, sera entendue ce mardi 14 octobre au matin. L’interrogatoire d’Anaïs E. est prévu le mercredi 15 octobre en matinée.

    Ce fut ensuite au tour de Hamid M., ou « le vieux », notamment soupçonné de servir de nourrice pour le réseau. Plusieurs kilos de résine de cannabis et des sachets de cocaïne ont été retrouvés à son domicile. Diagnostiqué schizophrène, il n’avait pas été interpellé lors de la première vague d’arrestations en juin 2023, car il était hospitalisé. Il assure ne pas avoir stocké de produits chez lui, tout en expliquant avoir « voulu rendre service ».

  • Avignon : le réseau du Ponzo, où les femmes mènent le jeu

    Avignon : le réseau du Ponzo, où les femmes mènent le jeu

    Le procès de 16 membres du réseau du point de deal du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, dont notamment trois femmes et une identifiée comme la gérante, Anaïs E., s’est ouvert ce lundi 13 octobre, au tribunal judiciaire d’Avignon.

    Tous sont poursuivis pour des faits d’acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisée de stupéfiants, et pour la plupart, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou encore possession d’une arme de catégorie D.

    Anaïs E., Avignonnaise de 27 ans, se serait occupée du point de deal pendant environ quatre ans, jusqu’au coup de filet des forces de police en juin 2023. Un réseau qui était l’un des plus importants du Vaucluse et qui pouvait rapporter jusqu’à 20 000 euros par jour. Le président, Johan Dennis, évoque également une « guerre des clans » contre le réseau de la Reine Jeanne, avec plusieurs personnes tuées et de nombreux blessés. Des soupçons se portent également sur un règlement de comptes au sein même du réseau du Ponzo.

    Des arrestations qui font suite à des années d’enquêtes et d’écoutes. Ce qui a permis d’identifier la jeune femme comme la gérante, devant tout de même rendre des comptes à un supérieur, identifié comme Faycal J., absent car en fuite, dont le frère, Badr, est lui également sur le banc des accusés. Le procès devrait se tenir jusqu’à ce vendredi 17 octobre. Tous risquent jusqu’à 10 années de prison pour ces faits.

    « Tirer dans les pieds »

    L’après-midi a commencé avec le premier interrogatoire, celui de Camila C., qui est identifiée comme l’ex-compagne d’Anaïs E. pendant plus de huit ans. Elle concède avoir connaissance des activités de sa compagne, sans pour autant y participer activement, assurant qu’elle n’a jamais « touché aux armes ou à la drogue ». Des messages cités par le président, Denis Johan, laissent pourtant penser à une participation plus poussée, en qualifiant ces SMS de « discours qui n’est pas celui d’une figurante », en évoquant un échange autour d’un vol de plusieurs dizaines de milliers d’euros par une troisième femme, Myriam S., qui fut également une membre active haut placée du réseau. Elle évoquera une « euphorie de la situation » à propos de messages où elle dit vouloir « tirer dans les pieds » de celle qui est partie avec la grosse somme d’argent. Elle a elle-même été touchée par des tirs en compagnie d’Anaïs E. Touchée à un bras, elle est aujourd’hui déclarée en incapacité à 80 %. Myriam S., qui s’est présentée en visio, sera entendue ce mardi 14 octobre au matin. L’interrogatoire d’Anaïs E. est prévu le mercredi 15 octobre en matinée.

    Ce fut ensuite au tour de Hamid M., ou « le vieux », notamment soupçonné de servir de nourrice pour le réseau. Plusieurs kilos de résine de cannabis et des sachets de cocaïne ont été retrouvés à son domicile. Diagnostiqué schizophrène, il n’avait pas été interpellé lors de la première vague d’arrestations en juin 2023, car il était hospitalisé. Il assure ne pas avoir stocké de produits chez lui, tout en expliquant avoir « voulu rendre service ».

  • Quand l’éloquence rencontre l’écologie au lycée Marie-France de Toulon

    Favoriser l’éloquence des jeunes grâce à l’écologie : c’est le principe de la Fédération l’Air et Moi, programme pédagogique créé en 2009 et qui se targue d’avoir sensibilisé plus d’un million d’enfants à la question de la qualité de l’air. « On est parti du constat qu’on respire 15 000 litres d’air par minute et que la pollution de l’air provoque 9 millions de décès par an », pointe Victor Hugo Espinosa, concepteur et pilote du projet.

    Lundi, 90 élèves de terminale commerce, vente et STMG du lycée Marie-France de Toulon (qui avait déjà participé à AirLoquence en 2021) ont pu en bénéficier. à travers des échanges autour de l’éco-anxiété et de la qualité de l’air, encadrés par M. Espinosa, en s’appuyant notamment sur une exposition mobile, les élèves se sont entraînés à prendre la parole en public.

    Pour ce faire, ce dernier utilise « l’humour. On décale les choses par le rire. Ça a permis à certains de réussir à parler en public. Tous seront confrontés à des stages, à l’emploi, et ça peut leur porter préjudice. Tout le monde a appris de petites choses ». Une méthode qui porte ses fruits, si bien « qu’elle est reprise par d’autres structures. Les ressources sont disponibles sur notre site et notre exposition sera affichée dans d’autres établissements », se félicite le porteur du projet.

    Pourquoi lier éloquence et éco-anxiété ? « Car un jeune qui parle à d’autres aura plus d’impact qu’un adulte », affirme M. Espinosa. Mais aussi car le simple fait de parler soulage : « Avec le Covid, beaucoup de jeunes ont subi un choc. Il faut trouver un sens à sa vie et la transmission peut en être un. » En particulier à une époque dans laquelle l’enjeu climatique est clé : « On repart avec des idées sur ce qu’on peut faire au quotidien », avance Julie, une des élèves.

    Une vidéo pour la COP 30

    Pour Aurore Arnal, professeure de SVT à l’origine de la venue du projet, « les exercices ouvrent les consciences. L’air n’est pas au programme, mais ça permet de faire le lien avec la préservation des énergies ». « C’est bien de sortir de la salle de classe, de ne pas rester sur un secteur et de faire comprendre l’interdépendance des personnes avec leur environnement », complète le proviseur, Yann Deniau.

    Cette journée donnera lieu à une vidéo – complétée par une future intervention dans un lycée avignonnais – qui sera diffusée au pavillon Francophonie lors de la COP 30 au Brésil, en 2026. « Chaque année, je fais une vidéo lycée et une vidéo enfants. Il n’y a pas de COP sans action locale. Ce qu’on fait, c’est une petite bouteille à la mer », conclut Victor Hugo Espinosa.

  • Le Département du Var restreint l’aide à la restauration à certains boursiers

    Le Département du Var restreint l’aide à la restauration à certains boursiers

    Depuis de nombreuses années, le Département du Var versait à toutes les familles éligibles à la Bourse nationale de collège une aide supplémentaire de 140 euros par an. Cette aide, répartie sur les trois trimestres, était directement déduite de la facture de demi-pension, indique Pascal Brun, de la CGT Educ’action.

    Un dispositif d’aide aux familles modestes sur lequel la collectivité communiquait chaque année au moment de la rentrée, en insistant, comme elle l’écrivait en 2024, sur son « engagement fort » pour « permettre à tous les collégiens de bénéficier du déjeuner scolaire ». Dommage que ces louables objectifs aient été en partie abandonnés.

    Un argument d’équité dont devra en tout cas, hélas, se priver le président (LR) du conseil départemental, Jean-Louis Masson, puisque, rigueur budgétaire oblige, les critères d’attribution sont devenus cette année plus restrictifs, comme le précise le syndicaliste : « Seules les familles bénéficiant des taux 2 et 3 de la Bourse nationale de collège se verront attribuer cette aide. »

    Une « coupure faite presque en catimini »

    En clair, les familles aux revenus modestes, mais ne figurant pas parmi les plus précaires – pourtant les plus nombreuses en réalité – ne pourront plus bénéficier de cet allègement sur la facture de la cantine.

    « Ces familles représentent la majorité des familles boursières. On peut imaginer les économies que le Département veut faire à leurs dépens », met en avant la CGT Educ’action, ajoutant que « cette coupure a été faite presque en catimini ».

    Ce sont ainsi, insiste-t-elle, des centaines de familles qui perdent la possibilité « de ne payer que 2 euros pour un repas complet de qualité, à la place de 3 euros », comme l’indiquait fièrement la collectivité, l’an passé.

    Une mesure qui vient s’ajouter à une augmentation de 10 centimes du prix du repas, intervenue en janvier 2025. Ce dernier passant de 3 à 3,10 euros, soit un surcoût de 14 euros par an pour les familles.

    « Ces décisions prises par le Département ont de fortes incidences sur le pouvoir d’achat d’un très grand nombre de familles varoises », s’indigne Pascal Brun. Avec pour conséquences, ajoute-t-il, le choix contraint pour certaines de ne plus inscrire leurs enfants à la cantine. « Alors que l’on sait que c’est souvent le seul repas équilibré de la journée pour certains d’entre eux », tempête-t-il. Et de poursuivre : « Rien que dans mon collège, j’ai déjà deux familles qui envisagent de sortir leurs gamins de la demi-pension pour ces raisons-là. »

    « Une politique volontariste du Var »

    Il rappelle que « les familles sont en première ligne des coupes budgétaires mises en œuvre par les gouvernements qui se succèdent et par les collectivités territoriales qui les sacrifient sur l’autel des économies ». La CGT Éduc’action 83 demande donc au Département de revenir sur cette décision et de maintenir l’aide à toutes les catégories de familles boursières. « C’est faire des économies, à mon avis, là où il ne faut pas les faire », conclut le syndicaliste.

    Interpellée ce lundi matin sur le sujet, la collectivité a mis en avant le fait que « l’octroi de l’aide financière par le Département relève d’une politique volontariste du Var ». Et qu’« au regard des restrictions des dotations de l’état, l’institution départementale réaffirme son soutien aux plus fragiles ». En réduisant tout de même la voilure.

  • Le Département du Var restreint l’aide à la restauration à certains boursiers

    Depuis de nombreuses années, le Département du Var versait à toutes les familles éligibles à la Bourse nationale de collège une aide supplémentaire de 140 euros par an. Cette aide, répartie sur les trois trimestres, était directement déduite de la facture de demi-pension, indique Pascal Brun, de la CGT Educ’action.

    Un dispositif d’aide aux familles modestes sur lequel la collectivité communiquait chaque année au moment de la rentrée, en insistant, comme elle l’écrivait en 2024, sur son « engagement fort » pour « permettre à tous les collégiens de bénéficier du déjeuner scolaire ». Dommage que ces louables objectifs aient été en partie abandonnés.

    Un argument d’équité dont devra en tout cas, hélas, se priver le président (LR) du conseil départemental, Jean-Louis Masson, puisque, rigueur budgétaire oblige, les critères d’attribution sont devenus cette année plus restrictifs, comme le précise le syndicaliste : « Seules les familles bénéficiant des taux 2 et 3 de la Bourse nationale de collège se verront attribuer cette aide. »

    Une « coupure faite presque en catimini »

    En clair, les familles aux revenus modestes, mais ne figurant pas parmi les plus précaires – pourtant les plus nombreuses en réalité – ne pourront plus bénéficier de cet allègement sur la facture de la cantine.

    « Ces familles représentent la majorité des familles boursières. On peut imaginer les économies que le Département veut faire à leurs dépens », met en avant la CGT Educ’action, ajoutant que « cette coupure a été faite presque en catimini ».

    Ce sont ainsi, insiste-t-elle, des centaines de familles qui perdent la possibilité « de ne payer que 2 euros pour un repas complet de qualité, à la place de 3 euros », comme l’indiquait fièrement la collectivité, l’an passé.

    Une mesure qui vient s’ajouter à une augmentation de 10 centimes du prix du repas, intervenue en janvier 2025. Ce dernier passant de 3 à 3,10 euros, soit un surcoût de 14 euros par an pour les familles.

    « Ces décisions prises par le Département ont de fortes incidences sur le pouvoir d’achat d’un très grand nombre de familles varoises », s’indigne Pascal Brun. Avec pour conséquences, ajoute-t-il, le choix contraint pour certaines de ne plus inscrire leurs enfants à la cantine. « Alors que l’on sait que c’est souvent le seul repas équilibré de la journée pour certains d’entre eux », tempête-t-il. Et de poursuivre : « Rien que dans mon collège, j’ai déjà deux familles qui envisagent de sortir leurs gamins de la demi-pension pour ces raisons-là. »

    « Une politique volontariste du Var »

    Il rappelle que « les familles sont en première ligne des coupes budgétaires mises en œuvre par les gouvernements qui se succèdent et par les collectivités territoriales qui les sacrifient sur l’autel des économies ». La CGT Éduc’action 83 demande donc au Département de revenir sur cette décision et de maintenir l’aide à toutes les catégories de familles boursières. « C’est faire des économies, à mon avis, là où il ne faut pas les faire », conclut le syndicaliste.

    Interpellée ce lundi matin sur le sujet, la collectivité a mis en avant le fait que « l’octroi de l’aide financière par le Département relève d’une politique volontariste du Var ». Et qu’« au regard des restrictions des dotations de l’état, l’institution départementale réaffirme son soutien aux plus fragiles ». En réduisant tout de même la voilure.

  • [Entretien] Yannick Bosc : « Nous vivons sur une idée appauvrie de la République »

    [Entretien] Yannick Bosc : « Nous vivons sur une idée appauvrie de la République »

    Ce mardi à 18h30, l’association Provence Mémoire du monde ouvrier (Promemo) et l’Université populaire du pays d’Aix organisent une conférence-débat à l’institut d’études politiques (25 rue Gaston-de-Saporta) sur « Le peuple souverain et la démocratie, politique de Robespierre » avec Yannick Bosc, maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Rouen, auteur, notamment, de La liberté contre le capitalisme, Le républicanisme du XVIIIe siècle et les révolutions à venir et Robespierre. La fabrication d’un mythe.

    Dans votre ouvrage, « Le peuple souverain et la démocratie, politique de Robespierre », vous revisitez l’idée (et la pratique) de « république » entre 1789 et 1794. De quelle république sommes-nous les héritiers ?

    Yannick Bosc : Nous vivons, aujourd’hui, sur une idée très appauvrie de la République, souvent réduite à être définie négativement par rapport à la monarchie. En France, elle est essentiellement construite à partir de nos représentations de la Troisième République, celle de Jules Ferry. En revanche, ses devancières, la Première (pendant la Révolution française) et la Deuxième république (1848), sont la plupart du temps ignorées et renvoyées au magasin des curiosités historiques dans lesquelles il serait vain de chercher une quelconque aide concrète pour penser le monde d’aujourd’hui.

    Vous analysez l’action de Robespierre, qui œuvra sans relâche au triomphe d’une République démocratique et sociale. Les Thermidoriens qui écrasèrent le mouvement populaire au nom de la bourgeoisie possédante nommèrent (après coup) « Terreur » le gouvernement révolutionnaire (1793-1794)…

    Y.S. : La Première République, et plus précisément la Première République dans son moment démocratique, entre 1793 et 1794 (l’an II), a de surcroît l’inconvénient majeur d’être qualifiée de « Terreur », un qualificatif répulsif, conçu pour l’être, qui n’incite guère à investir ce moment républicain pour réfléchir sur notre actualité. Or, Robespierre incarne cette « Terreur ». Le mot « terreur », au sens de la crainte que doit ressentir l’ennemi face à la détermination de ceux qui le combattent, est d’un usage très courant pendant la Révolution française. Tous les camps l’utilisent, tous cherchent à terroriser l’autre dans ce temps de guerre. Mais ce sont ceux qui ont réprimé l’expérience politique démocratique de l’an II, dont Robespierre est une des figures emblématiques, qui ont forgé la notion de « Terreur », au sens d’un système politique. Jamais ceux qui sont alors désignés comme des « terroristes » ne se sont réclamés d’un « système de Terreur ». Les qualificatifs « Terreur » ou « terroriste » ont été des moyens très efficaces pour occulter la nature de cette expérience républicaine. La vision des vainqueurs a en grande partie effacé celle des vaincus.

    En quoi consistait donc ce républicanisme des vaincus, dont Robespierre a été l’un des porte-parole, et que l’on s’est efforcé d’initialiser ? Au-delà, en quoi ce républicanisme peut-il nous aider à interroger nos sociétés actuelles ?

    Y.S. : La société française s’affirme républicaine et la tradition républicaine repose sur un contrôle très strict des pouvoirs délégués et le refus de la domination (la soumission arbitraire à la volonté d’un autre). Pourtant, la souveraineté populaire et la décision politique sont aujourd’hui confisquées par ce que l’on nomme « la représentation nationale » et par les « experts », ce qui est une source importante de la défiance des citoyennes et citoyens vis-à-vis de leurs représentants. La crise politique que traverse la France, aujourd’hui, en est une des manifestations. La tradition républicaine repose également sur le contrôle des ressources, qui permettent de garantir l’existence de la communauté et de ses membres. En quoi le républicanisme porté par Robespierre peut-il nous aider à interroger les normes de nos sociétés fondées sur la propriété privée exclusive et le marché (le capitalisme) ? Un capitalisme dont on nous explique aujourd’hui qu’il est compatible avec les principes républicains et la Déclaration des droits, mais plus encore, dont on a pris l’habitude de considérer qu’il en serait l’expression même. Quel était, à l’époque, le sens de cette devise, fondée sur la Déclaration des droits et formulée pour la première fois par Robespierre : Liberté, Égalité, Fraternité ?