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  • Le PS conditionne la non-censure à la suspension de la réforme des retraites

    Censurera, censurera pas ? Quelques heures avant la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu, le Parti socialiste conditionne la chute du gouvernement à une suspension de la réforme des retraites.

    « Nous demandons clairement la suspension immédiate et complète de la réforme des retraites. Il faut que les choses soient claires et que chacun prenne ses responsabilités. Alors que les Français ont donné la priorité à la gauche, depuis un an, trois Premiers ministres de droite se sont succédé, et aujourd’hui nous en sommes au quatrième. Il est temps que le Président accepte une idée simple : quand on a perdu les élections, on ne peut pas vouloir imposer ses décisions », assure Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste sur France 5 ce lundi soir.

    Lors d’une réunion avec les chefs de parti vendredi, Emmanuel Macron avait esquissé une concession : un décalage dans le temps de « la mesure d’âge » de départ à la retraite (passage progressif à 64 ans), symbole de son deuxième quinquennat. Un geste insuffisant aux yeux du PS, qui veut à la fois une suspension de la mesure d’âge légal et de l’accélération de la hausse du nombre de trimestres cotisés. Sur ce point, les socialistes vont plus loin que la CFDT.

    La CGT demande l’abrogation

    La CGT elle, demande l’abrogation de cette loi contre laquelle des millions de Français ont manifesté. « Le décalage reviendrait à confirmer les 64 ans dont l’application ne serait que décalée de quelques mois, au mépris de la mobilisation de millions de travailleurs et de travailleuses. La seule réelle suspension de la réforme des retraites c’est le blocage immédiat, par la loi, à 62 ans et 9 mois et 170 trimestres, qui doit ensuite permettre au parlement de voter son abrogation », pousse la centrale syndicale de Montreuil dans un communiqué.

    Une fois de plus, les socialistes sont faiseurs de roi, attendus au tournant par leurs (ex) partenaires du Nouveau front populaire. Une motion de censure a été déposée ce lundi matin par les insoumis, communistes, écologistes et Génération.s. Reste à savoir ce que feront les Roses. Leurs voix seront déterminantes pour faire chuter (ou pas) le gouvernement.

    Accusés d’avoir scellé un accord de non-censure avec la présidence, ils nient en bloc et qualifient l’information élyséenne « d’intox ». « Une partie des socialistes sont prêts à se faire acheter », a accusé le chef du RN, Jordan Bardella, dont le parti d’extrême droite réclame la dissolution. « Si nous devons aller aux urnes dans les prochaines semaines, nous irons sans crainte. Nous sommes prêts. Et nous vous battrons, comme nous vous avons déjà battus en juillet 2024 », rétorque le secrétaire général du parti Pierre Jouvet.

  • Le PS conditionne la non-censure à la suspension de la réforme des retraites

    Le PS conditionne la non-censure à la suspension de la réforme des retraites

    Censurera, censurera pas ? Quelques heures avant la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu, le Parti socialiste conditionne la chute du gouvernement à une suspension de la réforme des retraites.

    « Nous demandons clairement la suspension immédiate et complète de la réforme des retraites. Il faut que les choses soient claires et que chacun prenne ses responsabilités. Alors que les Français ont donné la priorité à la gauche, depuis un an, trois Premiers ministres de droite se sont succédé, et aujourd’hui nous en sommes au quatrième. Il est temps que le Président accepte une idée simple : quand on a perdu les élections, on ne peut pas vouloir imposer ses décisions », assure Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti socialiste sur France 5 ce lundi soir.

    Lors d’une réunion avec les chefs de parti vendredi, Emmanuel Macron avait esquissé une concession : un décalage dans le temps de « la mesure d’âge » de départ à la retraite (passage progressif à 64 ans), symbole de son deuxième quinquennat. Un geste insuffisant aux yeux du PS, qui veut à la fois une suspension de la mesure d’âge légal et de l’accélération de la hausse du nombre de trimestres cotisés. Sur ce point, les socialistes vont plus loin que la CFDT.

    La CGT demande l’abrogation

    La CGT elle, demande l’abrogation de cette loi contre laquelle des millions de Français ont manifesté. « Le décalage reviendrait à confirmer les 64 ans dont l’application ne serait que décalée de quelques mois, au mépris de la mobilisation de millions de travailleurs et de travailleuses. La seule réelle suspension de la réforme des retraites c’est le blocage immédiat, par la loi, à 62 ans et 9 mois et 170 trimestres, qui doit ensuite permettre au parlement de voter son abrogation », pousse la centrale syndicale de Montreuil dans un communiqué.

    Une fois de plus, les socialistes sont faiseurs de roi, attendus au tournant par leurs (ex) partenaires du Nouveau front populaire. Une motion de censure a été déposée ce lundi matin par les insoumis, communistes, écologistes et Génération.s. Reste à savoir ce que feront les Roses. Leurs voix seront déterminantes pour faire chuter (ou pas) le gouvernement.

    Accusés d’avoir scellé un accord de non-censure avec la présidence, ils nient en bloc et qualifient l’information élyséenne « d’intox ». « Une partie des socialistes sont prêts à se faire acheter », a accusé le chef du RN, Jordan Bardella, dont le parti d’extrême droite réclame la dissolution. « Si nous devons aller aux urnes dans les prochaines semaines, nous irons sans crainte. Nous sommes prêts. Et nous vous battrons, comme nous vous avons déjà battus en juillet 2024 », rétorque le secrétaire général du parti Pierre Jouvet.

  • Au 51, boulevard Dahdah, dix ans de péril et d’insalubrité

    Au 51, boulevard Dahdah, dix ans de péril et d’insalubrité

    Le tribunal administratif a débouté un des 23 copropriétaires du 51 boulevard Dahdah (4e), en péril depuis 2019, qui contestait le recouvrement par la ville de Marseille des frais engagés pour reloger l’occupant de son logement.

    Interdit d’accès et muré, l’immeuble aux Chutes-Lavie est un ensemble collectif du XIXe siècle de type « courée ouvrière », organisé en 42 lots de copropriété depuis 1952, et qui a toujours concentré une population précaire exploitée par des investisseurs, dont certains connus pour être des marchands de sommeil. Sur la fin, il était devenu le dernier refuge de migrants. Son évacuation avait mobilisé des collectifs (Les expulsé.es du Bd Dahdah, Collectif du 5 Novembre, Al Manba/Soutien Migrant.e.s 13).

    Deux ans après l’évacuation d’urgence du 14 novembre 2019 de ces gourbis, la Ville a émis, en décembre 2021, contre la plaignante, deux titres pour une somme totale de 18 000 euros, mis en recouvrement par le fisc. La propriétaire objectait qu’elle n’avait pas signé de contrat de bail, mais une « convention d’occupation précaire » pour la mise à disposition gratuite d’une « pièce à vivre et d’une salle de bains avec toilettes » de 21,87 m2. Le tribunal a estimé qu’« une telle convention ne fait pas obstacle à ce que le logement occupé soit considéré comme sa résidence principale ».

    11 mutations immobilières depuis octobre 2021

    Une autre copropriétaire a été déboutée en avril 2025, obligée de rembourser 12 500 euros de nuitées hôtelières. Elle soutenait sans la moindre preuve avoir proposé en vain un hébergement de 30 m2 à Simiane-Collongue (20 km de Marseille) à son locataire, à qui son employeur proposait de lui prêter un véhicule. Des allégations sans preuve. « à supposer cette proposition établie, compte tenu de la distance entre les deux logements », la requérante « ne peut être regardée comme ayant satisfait à son obligation de relogement dans des conditions correspondant aux besoins de son locataire, ce qui justifiait que l’autorité territoriale se substitue à elle », cingle le tribunal.

    La copropriété est visée depuis plus de dix ans par un arrêté préfectoral d’insalubrité du 17 avril 2015 pour ses parties communes dégradées, suivi le 18 octobre 2016 d’une mise en demeure d’agir. Dix ans plus tard, les arrêtés de péril et d’insalubrité sont toujours actifs. Sous l’égide de la Métropole, l’opérateur Urbanis Aménagement devait organiser son expropriation. Pourtant aucune déclaration d’utilité publique n’a jamais vu le jour. Et, alors qu’il est toujours muré, en péril, insalubre et interdit d’accès, le « 51 Dahdah » a fait l’objet de 11 ventes de lots depuis 2021.

  • Remaniés, les Bleus trébuchent en Islande

    L’Islande, escale parfaite pour atterrir en Amérique du Nord, mais les Bleus devront encore attendre pour sécuriser leur place à la Coupe du monde. Ce lundi soir, ils ont fait match nul sur la pelouse de l’Islande, malgré des buts de Nkunku puis Mateta. L’échéance est reportée au mois de novembre.

    Les Bleus auraient pu idéalement débuter leur rencontre dans le Grand nord, mais Elias Olofsson, le portier islandais, en a décidé autrement. Suite à un corner à la 2e minute, Christopher Nkunku a eu l’occasion d’ouvrir le score mais le gardien s’est interposé. Ensuite, les hommes de Didier Deschamps ont siégé dans les 40 mètres adverses. Face à une défense compacte, ils ont eu du mal à trouver des solutions. Le manque logique d’automatismes, vu la composition alignée, a aussi fait défaut à l’équipe de France. Jean-Philippe Mateta n’a pas eu l’opportunité de toucher beaucoup de ballons durant cette première période de jeu. Ce dernier a tout de même une occasion sur un centre (21e).

    Sur un coup franc généreusement donné par l’arbitre israélien du soir, Viktor Palsson a placé le bout de son pied pour tromper Mike Maignan. Malgré la forêt de jambes, l’Islande a ouvert le score quelques minutes avant le retour aux vestiaires. Les champions du monde 2018 étaient très proches d’égaliser dans le temps additionnel, mais les locaux ont sauvé sur la ligne une double balle de but.

    Le match s’est emballé

    à l’heure de jeu

    Les Français ont continué d’avoir le monopole du cuir, dès la reprise de la partie. Cette confiscation du ballon a – enfin – fini par payer. Servi sur son côté gauche, Christopher Nkunku a repiqué intérieur et a décoché une frappe croisée trompant Elias Olofsson. C’est à ce moment que le match a pris une autre tournure. Maghnès Akliouche a été percutant lors de son entrée et a trouvé Jean-Philippe Mateta dans la surface. Le joueur de Crystal Palace s’est offert son premier but en A et a permis aux Bleus de passer devant. Pour une minute. Dès le coup d’envoi, la charnière centrale tricolore s’est oubliée et le jeune Kristian Hlynsson a immédiatement égalisé d’un tir sous la barre.

    Les coéquipiers du capitaine Mike Maignan ont beaucoup tenté dans les derniers instants de la rencontre. Tout Reykjavik a retenu son souffle durant cette fin de partie où les Bleus ont catapulté de nombreux ballons dans la surface. Ce petit but supplémentaire n’est pas venu. Il faudra attendre un mois de plus pour assurer une place à la Coupe du monde.

    ISLANDE 2 (1) France 2 (0)

    Éliminatoires Coupe du monde 2026, 4e journée

    Stade de Laugardasvöllur

    Arbitre : Orel Grinfeeld (ISR)

    Buts : Palsson (39e), Hlynsson (70e) ; Nkunku (63e), Mateta (68e)

    Islande : Olafsson – Palsson, Ingason, Gretarsson, Ellertsson – Tomasson, Haraldsson (cap.), Johannesson, Gudmundsson – Gudjohnsen, Magnusson

    Entraîneur : Arnar Gunnlaugsson

    France : Maignan (cap.) – Koundé, Upamecano, Saliba, Digne – Koné, Camavinga – Nkunku, Olise, Thauvin – Mateta

    Entraîneur : Didier Deschamps.

    Deux rencontres qualificatives restantes pour les Bleus

    L’équipe de France est toute proche d’une nouvelle qualification directe pour la Coupe du monde. Si ce n’est pas encore mathématiquement fait, les hommes de Didier Deschamps vont avoir deux rencontres lors de la prochaine fenêtre internationale, en novembre. Dès le premier match, la décision pourrait être scellée. En effet, les Bleus accueillent l’Ukraine, 2e du groupe, au Parc des Princes (13/11).

    Un simple match nul qualifierait la France pour le Mondial nord-américain, l’été prochain. S’il y avait défaite dans l’enceinte du PSG, une seconde chance est programmée trois jours plus tard, à Bakou, en Azerbaïdjan. La qualification est donc presque là pour Kylian Mbappé et consorts.

  • Remaniés, les Bleus trébuchent en Islande

    Remaniés, les Bleus trébuchent en Islande

    L’Islande, escale parfaite pour atterrir en Amérique du Nord, mais les Bleus devront encore attendre pour sécuriser leur place à la Coupe du monde. Ce lundi soir, ils ont fait match nul sur la pelouse de l’Islande, malgré des buts de Nkunku puis Mateta. L’échéance est reportée au mois de novembre.

    Les Bleus auraient pu idéalement débuter leur rencontre dans le Grand nord, mais Elias Olofsson, le portier islandais, en a décidé autrement. Suite à un corner à la 2e minute, Christopher Nkunku a eu l’occasion d’ouvrir le score mais le gardien s’est interposé. Ensuite, les hommes de Didier Deschamps ont siégé dans les 40 mètres adverses. Face à une défense compacte, ils ont eu du mal à trouver des solutions. Le manque logique d’automatismes, vu la composition alignée, a aussi fait défaut à l’équipe de France. Jean-Philippe Mateta n’a pas eu l’opportunité de toucher beaucoup de ballons durant cette première période de jeu. Ce dernier a tout de même une occasion sur un centre (21e).

    Sur un coup franc généreusement donné par l’arbitre israélien du soir, Viktor Palsson a placé le bout de son pied pour tromper Mike Maignan. Malgré la forêt de jambes, l’Islande a ouvert le score quelques minutes avant le retour aux vestiaires. Les champions du monde 2018 étaient très proches d’égaliser dans le temps additionnel, mais les locaux ont sauvé sur la ligne une double balle de but.

    Le match s’est emballé

    à l’heure de jeu

    Les Français ont continué d’avoir le monopole du cuir, dès la reprise de la partie. Cette confiscation du ballon a – enfin – fini par payer. Servi sur son côté gauche, Christopher Nkunku a repiqué intérieur et a décoché une frappe croisée trompant Elias Olofsson. C’est à ce moment que le match a pris une autre tournure. Maghnès Akliouche a été percutant lors de son entrée et a trouvé Jean-Philippe Mateta dans la surface. Le joueur de Crystal Palace s’est offert son premier but en A et a permis aux Bleus de passer devant. Pour une minute. Dès le coup d’envoi, la charnière centrale tricolore s’est oubliée et le jeune Kristian Hlynsson a immédiatement égalisé d’un tir sous la barre.

    Les coéquipiers du capitaine Mike Maignan ont beaucoup tenté dans les derniers instants de la rencontre. Tout Reykjavik a retenu son souffle durant cette fin de partie où les Bleus ont catapulté de nombreux ballons dans la surface. Ce petit but supplémentaire n’est pas venu. Il faudra attendre un mois de plus pour assurer une place à la Coupe du monde.

    ISLANDE 2 (1) France 2 (0)

    Éliminatoires Coupe du monde 2026, 4e journée

    Stade de Laugardasvöllur

    Arbitre : Orel Grinfeeld (ISR)

    Buts : Palsson (39e), Hlynsson (70e) ; Nkunku (63e), Mateta (68e)

    Islande : Olafsson – Palsson, Ingason, Gretarsson, Ellertsson – Tomasson, Haraldsson (cap.), Johannesson, Gudmundsson – Gudjohnsen, Magnusson

    Entraîneur : Arnar Gunnlaugsson

    France : Maignan (cap.) – Koundé, Upamecano, Saliba, Digne – Koné, Camavinga – Nkunku, Olise, Thauvin – Mateta

    Entraîneur : Didier Deschamps.

    Deux rencontres qualificatives restantes pour les Bleus

    L’équipe de France est toute proche d’une nouvelle qualification directe pour la Coupe du monde. Si ce n’est pas encore mathématiquement fait, les hommes de Didier Deschamps vont avoir deux rencontres lors de la prochaine fenêtre internationale, en novembre. Dès le premier match, la décision pourrait être scellée. En effet, les Bleus accueillent l’Ukraine, 2e du groupe, au Parc des Princes (13/11).

    Un simple match nul qualifierait la France pour le Mondial nord-américain, l’été prochain. S’il y avait défaite dans l’enceinte du PSG, une seconde chance est programmée trois jours plus tard, à Bakou, en Azerbaïdjan. La qualification est donc presque là pour Kylian Mbappé et consorts.

  • La Marseillaise: un nouveau siège signe d’un élan retrouvé

    Ils étaient des centaines réunis lundi place de La Marseillaise, cours d’Estienne d’Orves, à avoir répondu l’invitation pour l’inauguration du nouveau siège du journal. Tous les amis du journal, de Nicolas le cuisinier du Mondial à Robert Voisard, un des anciens directeurs, en passant par d’anciens salariés, soutiens, représentants syndicaux et corps consulaires, venus fêter l’installation dans ces nouveaux locaux. Parmi eux, aussi de nombreux élus de divers horizons. Le signe d’une profonde reconnaissance. Tout au long de l’après-midi, les visites dans ces 1000 mètres carrés complètement remis à neuf se sont enchaînées.

    Une fierté, cinq ans après la reprise du journal à la barre du tribunal de commerce emporté par la crise Covid alors que les banques avaient refusé au journal un prêt garanti par l’État. Signe de temps, son premier représentant sur le territoire, le préfet Georges-François Leclerc est sorti de sa réserve pour venir prendre part à cette joyeuse cérémonie.

    « Liberté, nous avons écrit ton nom et ce soir nous recommençons. Car nous sommes nés pour te connaître, te nommer Liberté », lancera Léo Purguette, le directeur éditorial et président du journal, paraphrasant Paul Éluard avant d’adresser un message de devant les jeunes du collège Jean de Bernardy. La chorale et de l’orchestre de cet établissement marseillais rebaptisé depuis la rentrée du nom d’un des fondateurs du journal tombé au combat face à l’ennemi Nazi, a interprété un émouvant Chant des partisans, et une non moins émouvante Marseillaise, accompagnant la chanteuse Alicia.

    Et Léo Purguette de rappeler trois lignes rouges tracées il y a cinq ans : le maintien de l’emploi. « Nous étions 49 et nous sommes aujourd’hui plus de 60, 70 avec nos amis de Zébuline », glisse-t-il. Le maintien de la zone de diffusion étendue depuis au Vaucluse. Et le maintien enfin de la ligne éditoriale, une « ligne qui s’est aiguisée, affirmée et nous a permis de progresser. » martèle-t-il encore, évoquant une progression de 10 % des ventes en kiosques en 2024.

    Et de chuter sur la défense de la liberté de la presse et du pluralisme : « Ce n’est pas une préoccupation catégorielle mais un impératif démocratique dans une république qui va si mal. À la suite des états généraux de l’information et des démarches alternatives de nombreuses propositions sont sur la table elle devrait réunir une majorité attachée à l’état de droit et aux principes démocratiques avant que le débat public ne soit asphyxié par un paysage médiatique totalement soumis au pouvoir de l’argent et au projet politique de l’extrême droite ».

    Audrey Garino, Adjointe PCF au maire de Marseille

    « Il y a près de 82 ans, des femmes et des hommes ont pris la plume, non pas pour plaire mais pour résister. Depuis La Marseillaise fait entendre la voix de Marseille libre, populaire et courageuse. »

    Isabelle Campagnola-Savon, Conseillère régionale

    « La Marseillaise est le miroir de notre région avec ses forces, ses faiblesses et ses espoirs. Un engagement qui dépasse les époques. C’est un journal né de la Résistance, qui a su traverser les décennies en restant fidèle à son esprit fondateur. »

    Martine Vassal, présidente DVD du Département.

    « C’est important d’avoir un journal qui retransmette ce que nous disons sans mauvaise interprétation avec de la vérité. C’est ce qui vous a transcendé au fil de ces années, dire les choses et les faire avec beaucoup de passion. »

    Jérémy Bacchi, sénateur PCF

    « La Marseillaise s’installe dans un nouveau monde, mais son âme reste la même, celle d’un journal libre, combatif, populaire, l’âme d’une presse qui n’a jamais renoncé à son engagement pour la justice et le progrès social. »

    Georges-François Leclerc, préfet de région

    « Un préfet qui arrive par la magie d’une nomination se doit d’épouser la région qu’il a l’honneur d’administrer. Et lorsque je lis La Marseillaise, j’ai l’impression de toucher une des vérités des Bouches-du-Rhône et de Marseille. »

  • Lecornu II : dernières heures avant la chute ?

    Lecornu II : dernières heures avant la chute ?

    Comme à l’accoutumée depuis la dissolution ratée de juin 2024, c’est une semaine cruciale qui s’ouvre pour le gouvernement en place. Le premier Conseil des ministres de cette équipe fraîchement nommée se tient ce mardi matin à l’Élysée, autour du président. Seront ainsi présentés les deux projets de budget, de l’État et de la Sécurité sociale, afin qu’ils puissent être transmis dans les temps au Parlement.

    « Notre seul objectif et seule mission » est « de surpasser et de dépasser cette crise politique » qui « sidère », et ce avec « sobriété » et « humilité », en mettant « les ego de côté », a déclaré le Premier ministre, en introduction d’une réunion de son nouveau gouvernement à Matignon, lundi après-midi. Il avait auparavant demandé des passations de pouvoir « sobres » qui se sont déroulées au moment du déjeuner, sans presse ni invités. Et, a fortiori, sans règlements de compte… La priorité pour le chef de gouvernement est de « donner un budget à la France d’ici la fin de l’année », assène Sébastien Lecornu. Parallèlement, la commission des Finances de l’Assemblée nationale, présidée par le député LFI éric Coquerel, commence ses auditions ce mardi.

    Puis, vient le moment de vérité. Le Premier ministre est ensuite attendu à l’Assemblée nationale, où il prononcera son discours de politique générale à partir de 15 heures. Les socialistes y attendent notamment la suspension « immédiate et complète » de la réforme des retraites de 2023. Si tel n’est pas le cas, les députés PS pourraient voter la censure déposée par leurs partenaires de gauche (lire ci-contre).

    Macron s’en prend

    aux oppositions

    De son côté, comme à son habitude, l’artisan du chaos en cours renvoie la responsabilité à ses opposants. « Je trouve que beaucoup de ceux qui ont nourri la division, les spéculations, n’ont pas été au niveau du moment où vit la France et de ce qu’attendent les Françaises et les Français », a insisté le chef de l’État à son arrivée en Égypte, pour assister à un « sommet pour la paix » à Gaza. « Les forces politiques qui ont joué la déstabilisation de Sébastien Lecornu sont les seules responsables de ce désordre », a-t-il osé. Les réactions ne se sont pas fait attendre. « Comment cet homme méprisant le peuple, plus préoccupé par les marchés que par les Français, peut-il encore se dédouaner de ses responsabilités. Emmanuel Macron est le seul responsable et coupable du chaos », conspue Stéphane Peu, co-président du groupe communiste à l’Assemblée.

    Le locataire de l’Élysée persiste et signe, demandant « à tout le monde de se ressaisir, de travailler avec exigence, respect ». Interrogé sur une possible dissolution en cas de nouvelle chute du gouvernement, il a assuré ne « faire aucun pari ». « Je souhaite que le pays puisse avancer dans l’apaisement, la stabilité, l’exigence et le service des Français », a encore déclaré le président.

    130 ministres nommés depuis 2022

    Ces nouvelles accusations en irresponsabilité ne passent pas. « L’arrogance et l’absence totale de remise en question d’Emmanuel Macron sont des cas d’école à enseigner sur la toxicité de la Ve République. Son refus d’admettre sa défaite est le seul responsable du chaos actuel, mais il prétend incarner la stabilité. Hallucinant », tacle la patronne des Écologistes Marine Tondelier.

    En réunissant pour la première fois ses troupes, Sébastien Lecornu les a remerciés « d’avoir accepté de rentrer au gouvernement de la République dans un moment qui, on le sait, est difficile ». Et pour cause, cette nomination a des airs de mission d’intérim. Celui qui a participé à tous les gouvernements depuis 2017, sans discontinuer, le sait mieux que quiconque. Peu de doutes subsistent sur la durée de vie de ce nouvel effectif. Hasard du calendrier ou pas, l’AFP a compilé, lundi, des données qui donnent le vertige. Depuis la réélection d’Emmanuel Macron en mai 2022, 130 personnalités se sont succédé au gouvernement, brisant déjà, à un an et demi de la prochaine présidentielle, le record absolu de ministres nommés sous un mandat présidentiel sous la Ve République. Une énième preuve, s’il en fallait, de l’instabilité chronique dans laquelle Emmanuel Macron a plongé le pays.

  • Jérémy Bacchi et Laurent Belsola parmi les personnalités de l’année

    Jérémy Bacchi et Laurent Belsola parmi les personnalités de l’année

    C’est l’annuaire professionnel du monde politique. Depuis 1981 et l’arrivée au pouvoir de nombreux députés socialistes inconnus du grand public, le Trombinoscope présente en photos et biographies les acteurs de la vie politique. Chaque année, il décerne aussi des prix attribués par un jury de journalistes, afin de « mettre en lumière celles et ceux qui, loin des polémiques, agissent au service du bien commun » pour reprendre la formule d’Alexandre Farro, président du Trombinoscope. Après le Grand Est, les Hauts-de-France, les Pays de la Loire et l’Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur prend place parmi les régions accueillant les Grands Prix des Territoires.

    Les lauréats du jury composé de cinq journalistes de la presse régionale – dont Léo Purguette pour notre titre – ont été présentés, lundi soir.

    Parmi eux, deux communistes. Le sénateur Jérémy Bacchi reçoit ainsi le prix de « révélation politique de l’année » notamment pour son combat contre le narcotrafic après avoir initié l’Appel de Marseille. Le maire de Port-de-Bouc, Laurent Belsola, celui de « maire de l’année » dans le département des Bouches-du-Rhône, au titre de son action quotidienne sur un territoire difficile et pour la victoire remportée dans le contournement autoroutier de sa ville, enfin financé après des décennies de combat.

    Le cardinal Aveline

    « prix spécial » du jury

    Dans le Vaucluse, Cécile Helle a été reconnue pour son choix de ne pas se représenter après deux mandats malgré un bilan positif et, dans le Var, le prix remarque le travail réalisé par Edouard Friedler pour le logement à la mairie du Beausset.

    Parmi les autres lauréats figurent le député socialiste de la 10e circonscription des Bouches-du-Rhône (Aix-en-Provence/Septèmes), Marc Pena, comme « parlementaire de l’année », la présidente du département du Vaucluse, Dominique Santoni (LR), « conseillère départementale de l’année ».

    Renaud Muselier, président Renaissance de la Région Sud est, quant à lui, distingué comme « personnalité régionale de l’année », notamment pour l’obtention des Jeux olympiques d’hiver. Son vice-président chargé des Sports, Ludovic Perney (LR), est également distingué

    Sans oublier le cardinal Aveline, « prix spécial » reconnaissant le travail effectué pour la venue du Pape François à Marseille, en faveur de la solidarité avec les migrants et, dans la foulée, son odyssée pacifique intitulée l’Armada de la paix, qui accostera dans le port phocéen le 25 octobre prochain.

  • Dati et Darmanin reconduits, Laurent Nuñez à l’Intérieur

    Le gouvernement a été dévoilé dimanche à 22h, composé de 34 ministres nommés « pour donner un budget » au pays « avant la fin de l’année », selon le Premier ministre. Voici la liste des principaux membres de l’exécutif.

    Quinze ministres délégués ont également été nommés.

  • [Le Grand entretien] Carole Drucker-Godard : « On ne peut pas parler d’une crise de la vocation »

    AESH

    Comment résorber la pénurie d’AESH ?

    Carole Drucker-Godard : Il en manque parce qu’il y a des notifications de la MDPH qui croissent plus vite que notre augmentation d’emplois AESH. À la rentrée, on a recruté 95 AESH dans l’Académie. Nous en avions déjà 7 000. C’est beaucoup. Donc, lorsqu’un élève a une notification individuelle de 24h par exemple, on va peut-être faire que 18h voire 12h et le reste du temps on va mutualiser l’accompagnement. Donc oui, il y a des cas d’élèves en situation de handicap qui ne sont pas encore accompagnés. Mais on fait quand même, je trouve, notre possible aussi pour améliorer le travail des AESH, pour les intégrer beaucoup plus comme membre à part entière de l’Éducation nationale.

    Choc des savoirs

    Le choc des savoirs a été beaucoup critiqué, notamment les groupes de niveaux…

    C.D.-G. : Le choc des savoirs est surtout caractérisé par les groupes de besoins en 6e et 5e mis en place il y a un an. Ça a été effectivement très critiqué parce que de toute façon, dès qu’on opère un changement, ça ne contente jamais tout le monde et c’est normal. Ça a été décrié parce qu’il était compliqué pour les chefs d’établissement d’organiser des enseignements « en barrettes » afin d’avoir des groupes à effectifs réduits. Globalement, c’est quand même plutôt positif. Ce qui plaît beaucoup, c’est qu’on a offert la possibilité à des enseignants d’avoir des effectifs réduits. On le sait, l’hétérogénéité dans les classes est nécessaire. Mais, quand elle est trop importante, on ne fait plus avancer personne, ni ceux qui ont des facilités, ni ceux qui sont en fragilité.

    Plusieurs dispositifs ont été abandonnés par Élisabeth Borne, n’est-ce pas un aveu d’échec ?

    C.D.-G. : La ministre a proposé aux chefs d’établissements d’ajuster ces groupes. Certains n’ont rien bougé parce que ça fonctionne très bien. Pour d’autres, c’était trop compliqué en termes d’organisation. On leur a donné la possibilité d’ajuster différemment en gardant les mêmes moyens. C’est quand même une bonne chose. Et pour les 4e, 3e, de toute façon, sur un plan ressources humaines, c’était difficile d’organiser exactement la même chose. Donc a été proposé aux chefs d’établissements d’organiser un « plan réussite ». En 6e et 5e, on a les groupes de besoins et en 4e, 3e, il y a moins de moyens mais en fonction des collèges et des résultats, on a parfois permis aux chefs d’établissements d’avoir un groupe supplémentaire.

    Professeurs

    Il manquait 2 500 profs pour cette rentrée en France, qu’en est-il dans l’Hérault et le Gard ?

    C.D.-G. : Je n’ai pas eu une rentrée difficile sur le plan des effectifs enseignants. La réunion avait été très bien préparée, bien avant mon arrivée. Donc, on avait dans le premier degré un enseignant devant chaque classe, une rentrée sereine avec une brigade de remplaçants assez conséquente quand même. Il en manquait un peu dans le second degré mais ça reste quand même assez faible c’est-à-dire que ce sont des formations de niche dans les lycées professionnels ou alors des disciplines en tension comme les langues, les mathématiques, les sciences. On a encore des ajustements qui se font : quand les enseignants ont des services partagés sur plusieurs établissements, parfois, il peut manquer 9 heures de mathématiques par-ci, 3 heures de physique par-là. Ce n’est pas idéal. Mais globalement, l’Académie est vraiment très attractive.

    Néanmoins, beaucoup parlent de crise de la vocation…

    C.D.-G. : De ce que je vois sur le terrain, je crois qu’on ne peut pas parler d’une crise de vocation. Je vous confirme que le métier est difficile, ils le disent tous. Mais l’année dernière, tous ceux que j’ai vus m’ont tous dit : « Par contre j’adore. » Ce qui change, c’est qu’aujourd’hui, on a des jeunes qui n’ont plus du tout envie de rester toute leur carrière dans l’Éducation nationale. Ils ont envie de changer de métier, il ne faut pas les retenir mais les accompagner. Donc la vocation est toujours là. Cependant, on attire un peu moins parce que oui, le métier est certainement plus difficile qu’avant. La réforme de la formation initiale peut pallier aussi ce manque d’attractivité en passant les concours à la fin de la licence, et non en 5e année.

    Sécurité

    Les violences dans les établissements, un phénomène en augmentation ou plus médiatisé ?

    C.D.-G. : Je pense qu’il y a vraiment les deux. On a aujourd’hui une culture du signalement avec des chefs d’établissements qui, dès qu’il y a un incident au sein de l’établissement, font ce que l’on appelle un « fait établissement », selon trois niveaux d’alerte. Aujourd’hui, on est informé de tous ces faits de violence dans les établissements donc forcément on en parle plus. Mais je pense quand même qu’il y en a plus. C’est la société, malheureusement. Les écrans doivent en expliquer une partie, tout comme la crise sanitaire. Il y a effectivement beaucoup de faits de violence. On a obtenu des moyens supplémentaires à la rentrée, 42 postes (32 AED et 10 CPE) qu’on a placés dans les établissements les plus sensibles, qui en avaient le plus besoin. On a donc ces contrôles visuels à l’entrée des collèges.

    Un bilan a été fait de ces opérations ?

    C.D.-G. : Ce sont parfois des ciseaux, des aérosols. Il y a quand même quelques couteaux qui ont été retrouvés. Dans ce cas-là, c’est conseil de discipline et signalement au procureur. Il y a aussi les fouilles de sacs devant les établissements en lien avec la préfecture, la justice. Les forces de police et les forces de sécurité viennent eux-mêmes fouiller les sacs, ils sont habilités. Il n’y a aucun personnel de l’Éducation nationale. Et en complément de cela, au sein même de l’établissement, nos personnels font ces contrôles visuels, ce ne sont pas des fouilles, mais viennent en complément avec vraiment une visée très pédagogique. L’élève ouvre lui-même ses affaires.

    LES SIX PREMIERS MOIS ?

    C.D.-G. : J’ai été vraiment accueillie très chaleureusement. Et puis je me suis assez rapidement insérée dans le territoire. J’ai fait mon bureau sur le terrain, j’ai eu à cœur d’aller 48 heures dans tous les départements dès ma prise de fonction pour essayer de bien comprendre chaque spécificité de chaque département, qui sont tous différents, ce qui fait aussi la richesse de cette académie. Une très grande diversité à la fois géographique, sociale. Je vois mon arrivée depuis six mois comme une grande chance, en fait.