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  • Un référé pour la carrière antique de la Corderie

    Un référé pour la carrière antique de la Corderie

    Louis Alesandrini, président de l’association ART 13, a plaidé, lundi, en l’absence de son avocat pour demander au tribunal administratif l’arrêt en urgence des travaux en cours de requalification du jardin municipal Saint-Nicolas, présumant leur impact sur la conservation des vestiges antiques réensevelis au printemps.

    « Les travaux d’aménagement du jardin vont rajouter de l’eau qui va descendre par percolation et dégrader les vestiges. L’exhaussement de 4 m de terre n’était déjà pas autorisé au PLUi. Le mur de l’immeuble de la résidence des Loges fait barrage à l’eau et ils ont rajouté en avril une bâche en plastique », a-t-il expliqué tout en pointant la caducité du permis initial. « La ville s’était engagée à valoriser ce site historique, mais sa visibilité est réduite à un bloc abrité sous quelques bouts de bois posé à la va-vite. On est loin de la promesse d’une ombrière de 160m2. Le plus vieux monument de Marseille est en train de pourrir car ils étaient tous pressés de l’enfouir. »

    Des cadres municipaux sont venus réfuter cette analyse. « Aucun élément n’est produit sur un éventuel risque qu’aurait ce projet sur la conservation du monument, a dit une directrice de l’urbanisme. La commune produit des avis favorables de la Métropole sur la gestion des eaux pluviales. Tout a été pensé avec les Affaires culturelles (DRAC) et l’Architecte des bâtiments de France pour conserver et valoriser ce site. » De son côté, le directeur de la construction a souligné que « l’impluvium [système de captage des eaux de pluie] est total sur le jardin public. On ne rejette pas d’eau de pluie. La terre absorbe, le sol fait son œuvre. C’est un jardin fermé depuis trop longtemps. C’est sa vocation de service public d’y accueillir les enfants et leurs parents ». Délibéré mercredi.

  • L’OM n’apprécie que modérément le Portugal

    L’OM n’apprécie que modérément le Portugal

    Entre l’OM et le Portugal, l’histoire n’est pas un long fleuve tranquille.

    Avant de retrouver le Sporting, mercredi pour le compte de la troisième journée de la Ligue des Champions, le club marseillais s’est rendu à dix reprises au pays de Cristiano Ronaldo. Et son solde est loin d’être positif.

    Ces dix précédentes confrontations l’ont été face à cinq clubs. Il y en a eu trois face à Benfica et contre Porto, deux face à Braga, et une face à Guimaræs et le Sporting. L’OM a dû attendre son huitième voyage au Portugal pour connaître les joies d’une victoire. C’était le 12 octobre 2022, avec Igor Tudor sur le banc pour affronter le Sporting du Portugal.

    C’était déjà en Ligue des Champions. À cette occasion, après avoir battu les Lisboètes au Vélodrome (4-1), les Olympiens avaient confirmé leur succès, avec une victoire
    2-0 et des buts signés Mattéo Guendouzi et Alexis Sanchez. Cette double confrontation avait été marquée par une avalanche de cartons rouges, 3 sur les deux matches, dont avaient été victimes les Lions de Lisbonne.

    En souvenir de Vata

    Les voyages olympiens au Portugal ont d’ailleurs été souvent marqués par des faits de match importants. À commencer par le tout premier, à Lisbonne, face au Benfica. C’était le 18 avril, en demi-finale retour de ce qui allait devenir la Ligue des Champions.

    L’OM avait surclassé les Lisboètes au Vélodrome, emmenés par un Enzo Francescoli des grands soirs. Mais le score, 2-1, n’était pas suffisant pour garantir un retour tranquille. Et malgré une prestation solide au stade de la Luz, les Olympiens avaient dû s’avouer vaincus, sur le fameux but de la main de Vata.

    Dix ans plus tard, les retrouvailles au stade de la Luz, en Ligue Europa, s’étaient soldées d’un triste 1-1. Et en 2024, l’OM s’est incliné 2-1 en quart de finale.

    Les trois voyages à Porto ont été marqués du sceau de la malchance pour des Phocéens qui, à chaque fois, avaient la possibilité de créer l’exploit. Mais il leur a manqué un brin de réussite. Notamment en 2003, lors que Vitor Baïa a sorti le grand jeu face à Didier Drogba et Mido.

    L’OM qui a aussi été malchanceux dans ses deux déplacements au stade municipal de Braga. Dans l’enceinte aillée dans une colline, la première visite, avec Michel sur le banc, s’est soldée d’une défaite 3-2, concédée à la 90e minute, le 22 octobre 2022. Trois ans plus tard, en 16e de finale retour de la Coupe UEFA, l’échec 1-0 n’avait pas empêché l’OM de Rudi Garcia d’aller en finale.

    Dans la phase de groupes de l’épreuve, il y avait également eu un déplacement à Guimaræs,marqué par le coup de folie de Patrice Evra, qui avait reçu un carton rouge lors de l’échauffement. L’OM s’était incliné 1-0.

    Les supporters Olympiens seront 2 000

    Pour leur match à Lisbonne, mercredi, les Olympiens pourront compter une nouvelle fois sur un important contingent de supporters à l’occasion de ce deuxième déplacement européen.

    En effet, le Sporting Lisbonne a annoncé avoir vendu 2 000 billets à des supporters de l’OM. La plupart devraient effectuer le voyage en avion. Les arrivées se feront au rythme des liaisons aériennes entre Marseille et la capitale portugaise.

    Ligue des Champions

    3e journée

    Almaty – Paphos 18h45

    Barcelone – Olympiakos 18h45

    S–Gilles – Inter 21h00

    Newcastle – Benfica 21h00

    Leverkusen – PSG 21h00

    Arsenal – Atlético 21h00

    PSV – Naple’s 21h00

    Villaréal – Manchester City 21h00

    Copenhague – Dortmund 21h00

    Bilbao – Qarabag 18h45 mer

    Galatasaray – Bodö 18h45 mer

    Real – Juventus 21h00 mer

    Bayern – Bruges 21h00 mer

    Francfort – Liverpool 21h00 lmer

    Monaco – Tottenham 21h00 mer

    Sporting – OM 21h00 mer

    Atalanta – Slavia 21h00 mer

    Chelsea – Ajax 21h00 mer

    Classement

    pts – g – n – p -dif

    1 Bayern 6 – 2 – 0 – 0 – +6

    2 Real 6 – 2 – 0 – 0 +6

    3 PSG 6 – 2 – 0 – 0 +5

    4 Inter 6 -2 – 0 – 0 +5

    5 Arsenal 6 – 2 – 0 – 0 +4

    6 Qarabag 6 – 2 – 0 – 0 + 3

    7 Dortmund 4 – 1 – 1 – 0 +3

    8 Manchester City 4 – 1 – 1 – 0 + 2

    9 Tottenham 4 – 1 – 1 – 0 +1

    10 Atlético 3 – 1 – 0 – 1 +3

    11 Newcastle 3 – 1 – 0 – 1 +3

    12 OM 3 – 1 – 0 – 1 +3

    13 Bruges 3 – 1 – 0 – 1 +2

    14 Sporting 3 – 1 – 0 – 1 +2

    15 Francfort 3 – 1 – 0 – 1 – 0

    16 Barcelone 3- 1 – 0 – 1 – 0

    17 Liverpool 3 – 1 – 0 – 1 – 0

    18 Chelsea 3 – 1 – 0 – 1 – 1

    19 Naples 3 – 1 – 0 – 1 -1

    20 St-Gilles 3 – 1 – 0 – 1 – 2

    21 Galatasaray 3 – 1 – 0 – 1 – 3

    22 Atalanta 3 – 1 – 0 – 1 – 3

    23 Juventus 2 – 0 – 2 – 0 – 0

    24 Bodö 2 – 0 – 2 – 0 – 0

    25 Leverkusen 2 – 0 – 2 – 0 – 0

    26 Villaréal 1 – 0 – 1 – 1 – 1

    27 PSV 1 – 0 – 1 – 1 –2

    28 Copenhague 1 – 0 – 1 – 1 -2

    29 Olympiakos 1 – 0 – 1 – 1 – 2

    30 Monaco 1 – 0 – 1 – 1 – 3

    31 Slavia 1 – 0 – 1 – 1 – 3

    32 Paphos 1 – 0 – 1 – 1 – 4

    33 Benfica 0 – 0 – 0 – 2 -2

    34 Bilbao 0 – 0 – 0 – 2 -5

    35 Ajax 0 – 0 – 0 – 2 – 6

    36 Almaty 0 – 0 – 0 – 2 – 8

  • Les commerçants de la rue de la République grevés par leurs loyers

    Les commerçants de la rue de la République grevés par leurs loyers

    Avec quelque 13 500 euros de loyer pour 185 mètres carrés, Alain Bétache, gérant du restaurant Chez Alain, rue de la République (2e), préfère jeter l’éponge : incapable d’assurer un montant qui représente plus de 50% de son chiffre d’affaires, il va accepter l’expulsion. Mais il n’abandonne pas pour autant « le combat » : faire en sorte que les loyers des locaux commerciaux soient encadrés, quand le sien relève « de l’emplacement et pas de la superficie » indique-t-il. Chose légale, assure son avocate, Maître Agathe Roblès, même s’il est possible de contester. « Mais la procédure, au fond, est très longue et les commerçants se font expulser avant par une procédure plus rapide, en référé », explique-t-elle.

    Un des commerçants de la rue dénonce des montants prohibitifs établis par des propriétaires « qui sont des fonds de pension et ont donc un objectif de rentabilité à remplir absolument », assure l’un d’entre eux. Tabac, pan cakes, restaurant, « c’est l’hécatombe », assure-t-il. Et de dénoncer, par la même occasion, des problèmes structurels patents, avec des caves qui prennent l’eau.

    La Ville en soutien

    « La Ville nous a soutenus immédiatement », se félicite Alain Bétache, qui se félicite aussi de la tenue de discussions avec le député marseillais Laurent Lhardit (PS). L’élu a déposé, le 14 octobre, une proposition de loi « visant à soutenir et valoriser les commerces de proximité » en encadrant le loyer des baux commerciaux. Parmi les principales mesures : supprimer la charge de la taxe foncière au locataire pour les baux commerciaux et professionnels, favoriser l’installation de commerces de proximité via la modification du Plan local d’urbanisme et permettre aux maires « d’engager une procédure visant à contraindre les propriétaires et bailleurs à remettre leurs locaux commerciaux sur le marché locatif lorsque le taux de vacance commerciale de la commune dépasse les 20% » au moyen d’une préemption « forcée ».

    Une solution nationale avec des leviers locaux que nos commerçants estiment indispensable pour arrêter l’hémorragie. Rue de Rome, rue Saint-Ferréol… La rue de la République n’est pas la seule concernée par les faillites, insiste Alain Bétache, particulièrement inquiet avec le coup d’arrêt mis aux Galeries Lafayette et un potentiel déménagement du Palais de justice.

    Les députés LFI Sébastien Delogu et Manuel Bompard se sont aussi fendus, le 8 octobre, d’une lettre à l’un des principaux bailleurs et au préfet, réclamant au premier une baisse des loyers, au second une révision et un encadrement. En France, plus de 10 000 commerces de détail et d’artisanat ont été perdus entre 2015 et 2020.

  • Sept ans après les gilets jaunes, l’État doit indemniser le centre commercial

    Sept ans après les gilets jaunes, l’État doit indemniser le centre commercial

    L’hypermarché Leclerc de Plan-de-Campagne a beau avoir fermé définitivement ses portes le 26 avril dernier, la justice suit son cours. Mercredi dernier, le tribunal administratif a condamné l’État à passer à la caisse pour indemniser la société exploitante du site, Sodiplan, ainsi que son assureur Allianz, pour les pertes liées aux blocages des gilets jaunes, quelque sept ans plus tôt.

    Au moment de l’acte I de la mobilisation, le 17 novembre 2018, près d’une centaine de manifestants avaient en effet bloqué, dès le petit matin, la plus grande zone commerciale d’Europe. Rapidement rejoints par d’autres militants, jusqu’à ce que près d’un millier de personnes, dans l’après-midi, empêchent tout accès aux commerces dans la journée, avant de reconduire le blocage le lendemain. Alors trois jours plus tard, les commerçants réclamaient devant la presse une présence policière pour prévenir toute nouvelle tentative, évoquant une perte de 80% de leur chiffre d’affaires.

    24 000 euros de pertes

    Des prières entendues. Le week-end suivant, la préfecture avait mobilisé la force publique dès le point du jour, tandis que l’assureur de la société gestionnaire de l’hypermarché épongeait les pertes liées aux manques à gagner et à la marchandise perdue. Un préjudice chiffré à 23 768,10 euros, dont 2 376,10 euros de franchise pour la société Sodiplan. Mais Allianz estime que c’est à la puissance publique d’assumer le manque à gagner. « L’État, en faisant le choix de ne pas user de la force publique pour empêcher les blocages, a créé une situation de rupture d’égalité devant les charges publiques », défendait l’assureur dans sa requête déposée le 13 décembre 2022. Trois ans plus tôt, le 25 novembre 2019, le courrier adressé à la préfecture pour réclamer cette indemnisation était resté sans réponse.

    Se basant sur les rapports de police ainsi que sur un reportage de France 3, le tribunal administratif ne peut que constater les barrages filtrants mis en place par les gilets jaunes « en faisant usage notamment de palettes de bois et de cônes de chantier placés en travers de la route ». « Ces agissements sont de nature à engager la responsabilité sans faute de l’État », pointe la décision rendue mercredi. Celui-ci est donc condamné à verser 22 841,29 euros à Allianz, et 2 376,81 euros à Sodiplan.

  • Accident du travail : un gérant condamné

    Accident du travail : un gérant condamné

    Le tribunal correctionnel a condamné, lundi, un gérant et son entreprise de travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment pour « blessures involontaires » et « omission de mise à disposition d’équipements de travail contre les risques de chute », en l’espèce, l’absence de garde-corps sur un échafaudage d’où était tombé un prestataire.

    Le 9 mai 2023, à 7h20 du matin, Alain, 70 ans, autoentrepreneur missionné en qualité d’OPC (Ordonnancement, pilotage, et coordination) sur le chantier d’extension d’une villa, boulevard Gillet (13e), avait chuté de l’échafaudage rudimentaire formé de trois tréteaux surmontés de madriers et dépourvu de garde-corps. Une chute d’à peine 2 mètres, mais qui a eu des conséquences dramatiques : la lésion de la moelle épinière à hauteur de la vertèbre C7 occasionnant une tétraplégie des membres inférieurs, du torse et des bras.

    L’imprudence

    de la victime retenue

    Le tribunal a jugé « incohérentes, invraisemblables et dénuées de toute logique pratique » les explications données par le prévenu, à l’audience du 30 septembre : il avait indiqué qu’il démontait et remontait tous les soirs l’échafaudage et que ce matin-là, il n’avait pas eu le temps de reposer le garde-corps. Il disait avoir dissuadé le prestataire de monter, mais n’avait pas été écouté. Il imputait l’accident à un malaise de la victime âgée, argument écarté par le tribunal, pour qui « il est indifférent que la victime ait chuté à cause d’un malaise puisque de toute façon, c’est le fait d’avoir fourni une plateforme non sécurisée qui a participé à la réalisation du dommage ».

    Le tribunal a en effet rappelé que les obligations de sécurité au travail s’imposent au maître d’œuvre, autant pour ses salariés que pour les prestataires. En conséquence de quoi, la 6e chambre correctionnelle, dépassant les réquisitions, a condamné le gérant à titre personnel à 6 mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende, dont 12 000 avec sursis. Sa société Marci Construction écope de 30 000 euros d’amende, dont 25 000 avec sursis.

    S’agissant de l’action civile, le prévenu pointait la faute directe et exclusive de la victime, ce que n’a pas retenu le tribunal, qui a néanmoins estimé que l’autoentrepreneur était lui-même soumis à des obligations de sécurité sur les protections individuelles et les équipements de travail, n’étant pas en lien de subordination avec le prévenu.

    « Le comportement de la victime est également à l’origine de l’accident en acceptant d’utiliser un équipement de travail visiblement dangereux sans équipement de protection individuelle. Compte tenu de la situation imprudente dans laquelle s’est placée la victime, la responsabilité retenue à sa charge est de 30% », a tranché le tribunal. L’audience sur les intérêts civils est fixée au 13 novembre 2026.

  • Le futur quartier de haute sécurité soulève des questions

    Le futur quartier de haute sécurité soulève des questions

    Le personnel pénitentiaire aura obtenu plus de précisions, sans pour autant lever toutes les zones de flou.

    Dimanche 12 octobre dernier, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a annoncé dans l’émission Zone Interdite (M6) l’arrivée de trois nouveaux quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), système de détention permettant d’isoler les profils les plus dangereux. L’un d’entre eux sera installé au centre pénitentiaire de Luynes, à Aix-en-Provence.

    Les syndicats ont vivement réagi, avec le Snepap-FSU « effaré par cette modalité de communication managériale ». L’annonce a « estomaqué le personnel » pour la CGT Spip 13. Les syndicats attendaient les précisions de l’administration pénitentiaire, en visite, vendredi dernier, au centre pénitentiaire de Luynes, qui souffre déjà d’un taux d’occupation de 150%, selon les derniers chiffres des syndicats. FO Justice a taxé le projet de « véritable bombe à retardement pour le CP d’Aix-Luynes, déjà à genoux ». Les inquiétudes portent notamment sur une délocalisation du Centre national d’évaluation (CNE) et de son personnel, actuellement situés dans les locaux du Quartier d’accueil et d’évaluation (QAE). L’Ufap Unsa Justice a demandé de son côté un choix « du bon sens et de la stabilité » et assurait rester mobilisée pour que le projet « voie le jour dans le respect des agents et de leurs missions ».

    Et le personnel ?

    Vendredi, les agents ont donc appris que le QLCO devrait accueillir une trentaine de détenus à partir du second semestre 2026. « On a été rassurés sur le fait que la structure du CNE bougerait à l’intérieur même du centre pénitentiaire, mais ne serait pas délocalisée », rapporte Olivier Caquineau, pour le Snepap-FSU. Des promesses « d’engagements humains et matériels, sans plus de précisions », auraient été formulées, rapporte le syndicat. « On a quand même un cumul de quartiers spécialisés, poursuit Olivier Caquineau. Mais au moment ou l’on se parle, il y a plus de questions que de réponses sur ce qu’on va faire, pouvoir faire et ce qu’il sortira de ce dispositif. On nous annonce qu’il y aura des réunions de travail pour préparer tout ça et la visite du garde des Sceaux, dans les quatre semaines à venir. »

    « Ce quartier, historiquement, on est d’accord, il va permettre d’enlever de la détention des détenus dangereux. Mais il y a des priorités qui doivent être respectées, rapporte Cédric Apatou, secrétaire local FO pour le centre pénitentiaire. On a déjà moins 80 agents sur le CP. Au niveau des quartiers spécifiques, est-ce qu’il y aura assez d’agents pour gérer les croisements de détenus ? On ne nous a pas dit combien de personnels allaient arriver pour le QLCO. Nous n’avons pas ces précisions. Plus on va rajouter des quartiers, plus on aura le souci d’effectifs. S’ajoutent à ça les soucis d’hébergement. C’est comme apporter de l’eau dans un panier percé… »

    Sollicitée, la Direction interrégionale des services pénitentiaires n’a pas pu nous répondre.

  • Régularisations : une file d’attente symbolique pour dénoncer le système

    Régularisations : une file d’attente symbolique pour dénoncer le système

    Scène inhabituelle ce jeudi 16 octobre au matin devant la préfecture de Montpellier, où s’est formée une longue file d’attente… Comme il en existait il y a plusieurs années, quand les démarches de régularisation avaient lieu en préfecture. Depuis, la dématérialisation est passée par là. Les files d’attente ont disparu, envolées. Est-ce à dire que le système s’est amélioré ? Que les parcours de régularisation ont gagné en efficacité, en fluidité, se sont apaisés ? Bien au contraire, assure la Cimade.

    Cette « action coup de poing  » nationale, déclinée en ex-Languedoc-Roussillon devant les préfectures de Montpellier et de Narbonne, lance la campagne annuelle de l’association autour des questions de régularisation. « L’objectif est à la fois de sensibiliser et de visibiliser ce qui est invisibilisé aujourd’hui : la violence et l’absurdité des procédures administratives qui maintiennent des milliers de personnes sans papiers dans l’irrégularité, les privant de droits et les condamnant à vivre en marge de la société », dénonce Marie Moretto, déléguée nationale de la Cimade en Languedoc-Roussillon.

    Depuis la mise en place de l’Anef (administration numérique pour les étrangers en France), site par lequel doivent désormais passer une grande partie des demandes de titres de séjour, « on voit arriver sur nos permanences énormément de gens qui ne venaient pas avant. Des gens en situation régulière, qui jusque-là renouvelaient leur titre de façon autonome depuis des années. Aujourd’hui, à cause de cette dématérialisation et des difficultés qu’elle pose, ils arrivent chez nous moins pour des questions d’accompagnement juridique que pour des questions d’accompagnement technique », assure Marie Moretto.

    « Mobiliser autour de la création des sans-papiers »

    La situation n’est pas plus simple pour les catégories ne relevant pas de l’Anef, « notamment les personnes qui demandent des papiers pour la première fois. Celles-là doivent prendre un rendez-vous en ligne. Or on a des gens qui attendent des mois, parfois des années pour décrocher le rendez-vous en question. On est même obligé, dans certains cas, d’aller en justice pour obtenir un rendez-vous. Ce sont ces files d’attente invisibles que nous voulons montrer », insiste la représentante de la Cimade.

    L’association souhaite également « mobiliser autour de la création des sans-papiers ». Marie Moretto donne l’exemple, édifiant, « d’une situation qu’on vient juste de dénouer ». Celle d’un jeune homme né en Allemagne, arrivé en France à 8 ou 9 ans et conjoint d’une personne réfugiée avec laquelle il a deux enfants scolarisés. « On a d’abord mis des années pour qu’il réussisse à obtenir un rendez-vous en préfecture. Il a fallu en passer par la justice. Une fois ce rendez-vous obtenu, la préfecture de l’Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour au motif qu’il ne ferait pas la preuve d’une vie privée et familiale en France. Nous avons donc attaqué cette décision devant le tribunal administratif, qui a dit pareil. Il a fallu aller jusqu’en cour d’appel à Toulouse pour que la préfecture soit condamnée à délivrer, enfin, un titre de séjour à ce jeune homme. Quatre ans de procédure ! Quatre ans durant lesquels la personne ne peut pas travailler, a peur de sortir de chez elle, ne peut pas bénéficier de tout un tas d’accompagnements à l’insertion. C’est extrêmement violent », dénonce Marie Moretto. « On parle très souvent du coût de l’immigration, mais j’aimerais qu’on regarde aussi le coût de la création des sans-papiers. Tout cet accompagnement, ces procédures, l’aide juridictionnelle qu’on doit déployer pour que ces droits soient respectés, c’est un gâchis terrible », insiste la représentante régionale de la Cimade. « On veut remettre des vies, des visages, des parcours sur ces situations. Car avec cette obsession de non-régularisation, on constate que les préfectures et même les tribunaux administratifs – c’est inquiétant – n’observent plus réellement les situations qu’on leur présente. Il y a des refus systématiques. Le cas qu’on vient de mentionner est emblématique. »

    C’est « cette dérive » que la Cimade dénonce, et plus globalement « l’absurdité d’un système où on demande aux personnes d’être intégrées, de travailler, de parler parfaitement français, d’être scolarisées, etc. avant de leur permettre d’avoir une stabilité. On inverse complètement l’ordre des choses. »

  • Montpellier : à la Paillade, un nouveau collectif d’entraide créé

    Montpellier : à la Paillade, un nouveau collectif d’entraide créé

    « Ici, comme dans tous les quartiers populaires de France, il y a globalement les mêmes problèmes autour du logement, de l’insalubrité, de charges. Il y a des plans de « rénovation » mis en place par l’État mais c’est de la gentrification. » Paul habite à la Paillade, quartier populaire de Montpellier. Du fait de l’abandon de ces quartiers par les pouvoirs publics, ces problèmes sont devenus récurrents et impactent le quotidien des habitants. Alors pour pallier cette situation, les riverains ont créé le comité populaire de lutte, d’entraide et de solidarité (CPES) de la Paillade.

    « Le but est d’unir le maximum d’habitants du quartier pour lutter collectivement sur des problèmes concrets, comme la question de rénovation, où il y a beaucoup de choses pas aux normes, illégales. On pourrait passer par des actions en justice mais il n’y a pas de lutte juridique sans lutte politique. Notre force est de réunir tous les habitants et faire quelque chose, ce qui permet de faire bouger l’État et les bailleurs. Nous allons d’abord nous concentrer sur des « petites luttes » comme les ascenseurs en panne, les charges abusives », poursuit Paul, co-fondateur du CPES de la Paillade.

    Si le collectif est une première de ce type dans la capitale héraultaise, d’autres villes ont déjà franchi le pas, à l’instar de Lyon, Toulouse. Et le (jeune) CPES de la Paillade de s’inspirer de mobilisations pour ses futures luttes. Ainsi, fin septembre, une quinzaine de personnes du collectif se sont mobilisées devant les grilles du bailleur social ACM. « Quand on est arrivé, ils ont fermé le local et deux voitures de police sont venues se garer à côté. Cela montre que, si on s’organise, on leur fait peur », reprend le Montpelliérain. La première action d’une longue série à venir, espère le CPES.

    Mais la structure ne se restreint pas à la question du logement. « Le but est aussi de créer du lien entre les gens du quartier. Dans d’autres CPES, ils organisent des événements culturels, des barbecues, des tournois de foot pour la Palestine, beaucoup de choses qui rassemblent. On veut faire discuter les gens entre eux », insiste Paul.

  • Indecosa CGT 83 invite à protéger les consommateurs

    Indecosa CGT 83 invite à protéger les consommateurs

    Face aux coupes budgétaires du futur budget de l’État, l’Indecosa CGT 83 (Information défense des consommateurs salariés) tire la sonnette d’alarme. Une situation qui s’inscrit dans la lignée de la politique macroniste : « Depuis 2017, des centaines de milliards d’euros d’argent public ont été distribuées (…) aux “clientèles” privilégiées par la droite : les entreprises et les grandes fortunes, aux frais de la population ».

    Parmi les coupes suggérées, la fermeture de plusieurs établissements publics, ou leur mise au régime sec : l’Agence du bio, ciblée par LR, victime d’une baisse drastique de son budget (15 M d’euros). L’Office français de la biodiversité est également la « cible de la FNSEA et de la très droitière Coordination rurale ». Dans la même optique, l’Agence de la transition écologique (Ademe) est aussi dans le viseur du RN et LR.

    Mais ce qui alerte le plus l’Indecosa, c’est la possible disparition de l’Institut national de la consommation (INC). Cet « organisme indépendant des pouvoirs économiques » revendique « la revue “60 millions de consommateurs”, référence des tests comparatifs et alertes santé et des émissions d’info suivies chaque semaine par plus de 3 millions de téléspectateurs ». Il faut aussi mentionner la baisse des moyens des Centres techniques régionaux de la consommation (CTRC), alors que « la défense des consommateurs s’appuie sur l’INC, qui assure l’expertise, les associations qui accompagnent les familles, et les CTRC, chargés de la formation des bénévoles associatifs », détaille l’Indecosa. « Tous les débats sur la malbouffe, le nutri-score, le bio seraient clos ? », interroge l’association, qui a également lancé une pétition auprès du Sénat pour maintenir une TVA à 5,5% sur le gaz et l’électricité, que le gouvernement veut faire passer à 20%.

  • Le RC Toulon arrache le bonus dans les ultimes instants

    Le RC Toulon arrache le bonus dans les ultimes instants

    Une victoire large, mais un bonus sur le fil. Le RCT s’est montré solide et réaliste dimanche soir, face à des Franciliens qui ont vendu leur peau très cher. L’affaire aurait pu être mal embarquée d’entrée de jeu, lorsque Jaminet était contré par Fickou. Abadie parvenait heureusement à devancer le centre international pour éviter l’essai (4e). Mais c’étaient bien les Rouge et noir qui mettaient la scoring machine en marche. Suite à une percussion de Baubigny, Brex profitait d’une passe volleyée de Serin pour inscrire le premier essai du match (7-0, 12e). Avantage de courte durée car le Racing ne tardait pas à réagir, sur une percée d’Habosi conclue par Fickou (7-7, 15e).

    Parfois en difficulté face à la puissance ciel et bleue, le RCT allait toutefois se montrer réaliste. Sur une mêlée écroulée à l’avantage des Toulonnais, Serin jouait rapidement. Le ballon transitait de Sinzelle jusqu’à Jaminet, qui redonnait 7 longueurs d’avance au RCT (14-7, 25e). Malheureusement, le maître à jouer toulonnais, blessé aux côtes sur l’action, devait céder sa place à White. Qu’importe, et en dépit de plusieurs possessions parisiennes, le réalisme ne changeait pas de camp. Drean, trouvé par une jolie passe sautée de Tuicuvu, donnait un peu d’air aux siens (37e, 21-7). Et Jaminet encore un peu plus, grâce à une pénalité sur la sirène (24-7, 40e).

    Le bonus à l’arraché

    Il ne fallait pas relâcher l’étreinte au retour des vestiaires. Reçu 5 sur 5 par des Toulonnais conquérants, récompensés par l’essai du bonus de Mercer, en force (31-7, 52e). Cependant, comme trop souvent, le retour de flamme était immédiat, Baudonne profitant des difficultés toulonnaises à se dégager pour réduire la marque, lui aussi en force (31-14, 56e). Il faillit être double, avec un essai logiquement refusé au Racing. Mais dans la foulée, la légende Ma’a Nonu sortait de sa boite, perçait la défense et inscrivait son troisième essai de la saison, pour un bonus retrouvé (38-14, 61e).

    Il fallait donc le défendre. Mais après avoir longuement résisté devant sa ligne d’en-but, les Varois finissaient par craquer sur un groupé pénétrant conclu par Taofifenua (38-21, 76e). On croyait le bonus envolé. C’était sans compter sur Alainu’uese qui, sur la sirène, libérait Mayol (45-14). Bonus entériné, et mérité.

    RC Toulon 45 (24) Racing 92 14 (7)

    7e Journée de Top 14

    Stade Mayol

    Arbitre : M. Rousselet

    Points : 6E Brex (12e), Jaminet (25e), Dréan (37e), Mercer (52e), Nonu (61e), Alainu’uese (80e) ; 6T Jaminet (12e, 25e, 37e, 52e), Garbisi (61e), Domon (80e) ; 1P Jaminet (40e) pour le RCT ; 3E Fickou (15e), Baudonne (56e), Taofifenua (76e) ; 3T Prisciantelli (15e), Seunes (56e, 76e)