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  • [Rue de la République] Benoît Payan : « Tout est là pour que le RN puisse gagner la ville, mais je ne le laisserai pas faire  »

    [Rue de la République] Benoît Payan : « Tout est là pour que le RN puisse gagner la ville, mais je ne le laisserai pas faire  »

    la liste

    Didier Gesualdi : Vous avez attendu presque la limite pour déposer votre liste. Vous insistez sur le renouvellement, pourquoi ?

    C’est important pour nous, parce que c’est dans l’esprit du Printemps marseillais de provoquer une nouvelle adhésion, une nouvelle envie, un nouveau chemin. Il y a des gens d’expérience qui ont lancé le Printemps marseillais et qui sont toujours ici et puis il y a des nouvelles personnes qui sont entrées sur notre liste. Des jeunes, des gens qui arrivent de milieux différents, de tous les endroits de la ville. Pour nous, il était important d’avoir un conseil municipal à l’image de cette ville. Marseille, pendant très longtemps, a souffert d’une uniformité du conseil municipal. Or, c’est une ville très particulière qui mérite d’avoir une représentation municipale qui lui ressemble. Je crois qu’on a réussi un exercice démocratique merveilleux où tous les quartiers, toutes les sensibilités, sont représentés. Les candidats de cette liste, avec des différences, partagent cette envie d’une ville plus juste, plus belle, plus fraternelle, où on se sent bien.

    Didier Gesualdi : On entend aussi des déçus, des critiques sur la verticalité disant que le Printemps marseillais, c’est fini…

    Je ne vais pas m’arrêter à tous les cailloux que la droite sème sur la route de cette élection municipale. Je ne tire pas sur les ambulances. Ce qui m’intéresse, c’est à la fois ce qu’on a fait, le programme et le renouvellement. Qu’est-ce qu’il se passe quand on renouvelle une liste ? C’est l’histoire de la vie : il y a des gens qui entrent et des gens qui sortent. On n’est pas élu pour toute la vie. Moi-même, je ne le serai pas. C’est important pour nous d’amener de nouvelles personnes à siéger. Vous allez voir un conseil municipal avec quasiment 50% de nouveaux entrants, avec beaucoup de jeunes qui ont des parcours différents, mais un engagement profond pour cette ville. Moi, c’est ce qui m’a guidé, c’est cet engagement universel pour la justice sociale, l’écologie. Cette ville est à la croisée des chemins, cette liste ne pouvait être autre chose que le rassemblement de celles et ceux qui ne veulent pas la voir se diviser, se fracturer. Ce n’est pas une élection municipale comme une autre. Pour la première fois, elle peut tomber dans les mains du RN.

    Léo Purguette : Est-ce que l’ordre préfigure la répartition des rôles. Michèle Rubirola sera-t-elle, par exemple, première adjointe ?

    Ça ne fonctionne jamais comme ça. Il y a une liste puis l’élection par le conseil municipal du maire et des adjoints. Les grands équilibres ne sont pas bouleversés, mais il y aura de nouveaux adjoints et de nouvelles adjointes, de nouvelles délégations car en 2026, on n’est pas en 2020 et on prépare la ville pour 2033. Il faut se projeter.

    LE POSITIONNEMENT POLITIQUE

    Léo Purguette : Quel est le positionnement de votre liste ? Elle regroupe de nombreux partis de gauche, vous avez été critiqué par certains au PRG, mais selon les sondages, il semblerait qu’un électorat de centre-gauche vous rejoigne ?

    Ce n’est pas certains, c’est une personne, qui pensait que sa place lui était due. Je ne suis pas là pour commenter les ego des uns et des autres, je comprends qu’il puisse être déçu, mais je crois que ce qui intéresse les Marseillaises et les Marseillais, c’est « à quoi ressemble la liste ». Vous savez, j’ai traversé le Vieux-Port pour venir à La Marseillaise, il n’y a pas une seule personne qui m’a demandé qui était 31e ou 32e. Les gens veulent savoir si la ville sera propre, s’il y aura des tramways, de la sécurité, du social, des logements… Les gens sont très loin des histoires des journalistes et des politiques.

    Didier Gesualdi : Amine Kessaci est 3e sur votre liste. Quel message politique ? Renaud Muselier avait parlé ici de syndrome de Stockholm à propos de son engagement à vos côtés.

    Je ne prononcerai plus le nom du président de Région à partir du moment où il s’est comporté ainsi avec Amine Kessaci. Je ne sais pas s’il mesure la grande honte qui s’est abattue sur lui ce jour-là, en expliquant qu’Amine Kessaci avait le syndrome de Stockholm. D’abord, je pense que pour un médecin, c’est gravissime. C’est une faute déontologique. Et ensuite vis-à-vis de ce qu’ont vécu Amine et sa famille, c’est une faute morale majeure.

    LE NARCOTRAFIC

    Léo Purguette : Au-delà de la polémique, Amine Kessaci, c’est pour vous un signal d’intransigeance envoyé au narcotrafic ?

    Amine Kessaci a 22 ans. C’est un garçon d’un courage exemplaire. Sa vie ne tient qu’à un fil. Il est protégé jour et nuit par des policiers qui font un travail exceptionnel. Malgré les difficultés, les épreuves, les drames, il s’engage. Il a décidé de ne pas se taire devant ces criminels sanguinaires qui ont voulu le faire taire, qui veulent nous faire taire. Amine s’est relevé. Mener la guerre aux narcotrafiquants, c’est évidemment une question qui regarde l’État et j’ai été abasourdi, dans cette campagne, de voir mes adversaires se vautrer dans l’approximation, dans la démagogie, le mensonge… Pourquoi faire croire qu’un maire aurait les pouvoirs du ministre de l’Intérieur, de celui de la Justice… J’ai déjà eu l’occasion de dire sur le plateau de « Rue de la République » qu’il ne fallait pas couper les tentacules, mais la tête de la pieuvre. Pour cela, il faut des magistrats, de la police spécialisée, de la police aux frontières, il faut remonter les filières de blanchiment… Je me souviens de moments très difficiles dans mon mandat de maire. Annoncer à un grand-père, qui jouait tranquillement au rami, que son petit-fils venait de mourir. Il faut le retour de l’État, un continuum de sécurité, le retour des services publics dans les quartiers populaires. C’est là-dessus que nous, Ville de Marseille, avons mis le paquet.

    LES MOYENS

    Léo Purguette : Aurez-vous les moyens de faire face avec un État qui baisse les moyens des collectivités ?

    Nous sommes la seule collectivité capable de nous désendetter sans austérité. L’argent, ça se gère. On a renégocié avec les banquiers. Et au lieu de faire comme l’ancienne municipalité le « Red Bull Crashed Ice », deux jours de compétition pour des millions… Nous faisons des animations pour tous. Et puis on ira trouver les moyens. Je me souviens d’une question de vous M. Purguette, il y a six ans. J’étais candidat, j’avais dit que l’on allait mettre un milliard d’euros dans les écoles. Vous m’aviez demandé « comment allez-vous faire ? » En fait, nous avons mis 1,4 milliard dans les écoles. La volonté politique dépasse tout.

    Léo Purguette : Vous excluez le levier fiscal ?

    Il n’y a rien à exclure car je ne sais pas ce qu’il peut se passer en 2027 et que le pire peut arriver dans ce pays avec le RN. Franck Allisio fait des belles promesses, mais quand il est à Paris, il vote des baisses de moyens pour les communes qui équivaudraient à Marseille à l’intégralité la cantine et de la paie des policiers municipaux.

    LE POUVOIR D’ACHAT

    Léo Purguette : Quelles sont vos propositions pour le pouvoir d’achat ?

    La gratuité des petits-déjeuners pour les petites marseillaises et les petits marseillais. On a fait un test dans l’école Belsunce. On s’est rendu compte que tous les petits qui avaient ce petit-déjeuner gratuit avaient une attitude beaucoup plus éveillée, positive, et que leurs résultats étaient grandement améliorés. Passer d’une école à 15 000 enfants, ça va être un processus exceptionnel. Et c’est finançable, on y arrive, on est une ville capable de faire ça.

    Didier Gesualdi : Ce n’est pas démago de promettre le tunnel Prado-Carénage à 1 euro ?

    Ce qui serait démago, ce serait de dire « je vais envahir le tunnel » ou de dire « ce n’est pas faisable ». Ça signifierait que la politique ne sert à rien. Je crois le contraire. Des élus confrontés à la même problématique que nous, dans le tunnel du Mont Blanc, ont fait baisser de 80% le passage.

    L’EXTRÊME DROITE

    Léo Purguette : Le RN est donné à un niveau historiquement haut. À quoi attribuez-vous cela ? Si on vous suit, c’est la faute de l’État qui ne garantit pas la sécurité ?

    Il est hors de question pour moi de dire que c’est la responsabilité de l’État. Le RN joue sur les peurs des gens. Quand vous avez en continu des images improbables sur certaines chaînes de télévision, vous vivez dans un climat anxiogène. Il y a aussi de l’insécurité. Vous croyez que j’ai doublé la police municipale parce que ça pouvait me faire plaisir ? C’est parce qu’il fallait le faire. Vous pensez que je vais encore la doubler parce que je serais dans un délire sécuritaire ? C’est parce qu’on a besoin d’une police de sécurité.

    Léo Purguette : Alors qu’est-ce qui fait monter le RN ?

    Vous savez, quand vous n’avez plus de boussole, quand la droite républicaine reprend les mots du RN, quand elle dit « je suis l’original et le Front national est la copie », on fait le lit du RN. Quand Sébastien Delogu veut maintenir sa candidature quoi qu’il arrive, quitte à faire gagner le RN, qu’il part tout seul en ayant comme seul adversaire le rassemblement de la gauche, cela me pose question. J’aurais aimé l’entendre sur ce qu’il se passe au Département avec les mineurs non-accompagnés, avec l’Aide sociale à l’enfance. Nous nous retrouvons face à notre histoire, chacun devra prendre ses responsabilités. Tout est là pour que le RN puisse gagner la ville, mais je ne le laisserai pas faire.

    Didier Gesualdi : La droite vous accuse de surfer sur la peur du RN.

    Encore une fois : je ne tire pas sur les ambulances, mais comment devant des dizaines de milliers de Marseillais, des millions de Français, quelqu’un qui se dit gaulliste peut reprendre la devise pétainiste qui a tenté d’effacer notre devise républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité. Il y a un sujet quand même ! J’ai, face à moi, un candidat directement issu du parti fondé par des nostalgiques de Pétain, un candidat qui ne sait pas qui est Pétain et une candidate qui reprend les mots de Pétain. Et la droite m’accuse de trop parler du RN ?! Moi, je le combats. Il faut poser des mots, des actes et un programme. Notre ville est l’inverse du RN. Notre âme est l’inverse de ce que prône le RN. Nous ne sommes pas un village gaulois, nous descendons tous de gens qui arrivent d’ailleurs et qui se sont faits ici à la force de leur travail et parce que certains leur ont tendu la main.

    Léo Purguette : Comment entendez-vous convaincre ? Certains se sont essayés jusqu’au plus haut sommet de l’État à être élu par simple rejet de l’adversaire.

    Ça ne marche pas, je suis d’accord avec vous. Sur la question de la sécurité, je veux rappeler qu’en un mandat, nous avons embauché autant de policiers municipaux qu’en 50 ans précédemment. Donc pas de leçons à recevoir sur la sécurité et on est fier d’avoir une police à l’image de la ville. Ma police a reçu des attaques racistes, des attaques ignobles de la droite, parce que certains policiers s’appellent Mohamed. Nous mettrons un commissariat de proximité dans chaque arrondissement. C’est une proposition chiffrée, finançable et, d’ici la fin du prochain mandat, il y aura 1 600 policiers municipaux à Marseille. Sur la solidarité, je veux dire que ce n’est pas une variable d’ajustement : le Département, la Métropole, la Région lâchent les subventions. On se retrouve un peu seul. J’ai honte de ce qui se dit sur SOS Méditerranée. À Marseille, nous sommes des gens de mer. L’honneur d’un marin, c’est de sauver quelqu’un qui se noie !

    LES AUTRES LISTES

    Léo Purguette : Comment réagissez-vous aux propos anti-musulmans d’Elisabeth Philippe, ex-RN, qui figure sur la liste de droite dans les 11-12 ?

    C’est un vrai sujet. Ils ont sur leur liste une personne qui déclare « je suis facho et fière de l’être ». Et ces gens-là osent dire que je fais monter le RN ?!

    Didier Gesualdi : Elle sera exclue a posteriori.

    Ça n’existe pas. Elle est sur la liste, elle est déposée, elle y reste.

    Léo Purguette : Manuel Bompard, le coordinateur national de LFI, sur la liste de M. Delogu, ça modifie votre opinion pour le second tour ?

    Ça ne change absolument rien. Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse ? Je redis la même chose : face au RN, je ne tergiverse pas. Je ne négocie pas ma place. C’est comme si on était allé voir le président de Région pour avoir des places sur sa liste plutôt que de se retirer. L’honneur ne se monnaye pas.

    Léo Purguette : Votre liste centrale et celles des secteurs seront donc identiques au second tour ?

    Je crois que j’ai été assez clair. Sébastien Delogu devra prendre ses responsabilités. S’il ne les prend pas, il aura à faire à l’histoire. Vous imaginez les dégâts dans une ville dirigée par le RN parce qu’on ne leur aurait pas donné des postes ? C’est ça les antifascistes ? C’est ça les antiracistes ? Il faut avoir un peu de dignité. Nous, on en a toujours eu.

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Francis Sanchez :

    Je suis en couple, j’ai eu 75 ans en novembre 2025, est-ce que je dois payer la taxe foncière ? Cette année, j’ai un crédit pour régler la taxe foncière. Autre chose, est-ce que vous pourriez mettre en place une mutuelle gérée par la mairie, elles sont beaucoup trop chères. Merci de votre réponse.

    Pour la taxe foncière, il existe des exonérations spécifiques, mais c’est la direction régionale des finances publiques qui s’en occupe. Si vous entrez dans les critères, vous y avez droit. La question de la mutuelle municipale est très intéressante. Aujourd’hui, les gens n’arrivent plus à se soigner et à se payer une mutuelle. Elles sont extrêmement chères. Aujourd’hui la santé est devenue un marché comme un autre, un produit comme un autre. Nous allons mettre en place une mutuelle spécifique, où les Marseillaises et les Marseillais pourront souscrire tous ensemble et on sera beaucoup, pour que les gens qui n’arrivent pas à se soigner, qui ne peuvent pas en prendre ou qui subissent des tarifs trop chers, puissent avoir – à un prix défiant toute concurrence – une couverture médicale prise en charge par une mutuelle. Quand on est 10 000, 15 000 ou 20 000 à aller souscrire une mutuelle, forcément, on est plus fort. Et on va le faire aussi pour l’assurance-habitation. C’est quelque chose de très significatif. Et je vous fais une annonce : il y a beaucoup de personnes âgées ou qui n’ont pas d’argent et qui n’arrivent pas à prendre en charge les frais vétérinaires pour leur petit chien ou petit chat et c’est dramatique parce que ça coûte horriblement cher. Nous travaillons donc à une mutualisation communale avec le même mécanisme.

  • Les propositions de Nîmes en commun

    Les propositions de Nîmes en commun

    À un mois des élections municipales, Nîmes en commun affiche une ambition culturelle structurante, pensée comme un levier de cohésion sociale. Le programme défendu par le collectif repose sur une idée centrale : replacer la culture au cœur de l’action publique. Première mesure phare : la création d’un office culturel municipal, conçu comme un lieu permanent de dialogue entre la Ville, les institutions culturelles, les associations et les artistes. Objectif : coconstruire la politique culturelle, partager les moyens et définir collectivement les priorités à l’échelle communale et intercommunale.

    Faire culture commune

    Autre axe majeur : le soutien durable à la création. Nîmes en commun propose de généraliser les conventions pluriannuelles avec les acteurs culturels afin de sortir de la logique du projet par projet. Une manière d’instaurer un rapport de confiance, de sécuriser l’emploi artistique et d’assurer une offre culturelle continue pour les habitants. Le collectif défend également la gratuité intégrale des bibliothèques, couplée à un soutien renforcé aux librairies indépendantes et aux maisons d’édition locales. Cette politique s’inscrit dans un projet plus large : faire de Nîmes une véritable Cité du livre, en lien avec l’université, la formation et l’éducation artistique.

    Sur le plan des équipements, Nîmes en commun entend revoir en profondeur le projet de conservatoire, jugé sous-dimensionné. Le collectif plaide pour un nouvel établissement, capable d’accueillir davantage d’élèves et de viser le label de conservatoire à rayonnement régional. Enfin, le programme met l’accent sur le patrimoine, envisagé autrement que sous l’angle touristique, et sur la création de tiers-lieux culturels, les « places communes », ancrés dans les quartiers, co-gérés et ouverts à toutes les pratiques. Ces propositions seront au cœur de la réunion publique organisée dimanche 22 février à 15 heures, à l’auditorium du centre Pablo-Neruda, à Nîmes. Un temps d’échange est prévu avec les habitants pour débattre de l’avenir culturel de la ville qui sera précédé d’un moment musical.

  • Les premiers mots d’Habib Beye comme entraîneur de l’OM

    Les premiers mots d’Habib Beye comme entraîneur de l’OM

    Tout juste nommé à la tête de l’Olympique de Marseille, Habib Beye a été présenté à la presse, ce jeudi 19 février : “Tout d’abord c’est une grande fierté, très très heureux d’être ici. Vous savez l’attachement que j’ai pour ce club, maintenant comme je l’ai dit c’est un passé qu’il faut garder dans le passé”.

    Le nouvel entraîneur olympien a confie sa vision de la situation : “Aujourd’hui, c’est une autre mission qui m’est offerte aujourd’hui. Je l’ai vécu comme joueur, maintenant en tant qu’entraîneur, donc c’est un très très beau moment. Mais au-delà de ça il faut sortir des émotions et se dire que en 48 heures on a essayé d’impacter là où on pouvait impacter dans la préparation de ce match.

    Il faut qu’on soit dans une émotion très simple de savoir pourquoi on est là. J’ai juste hier eu le temps d’appeler ma maman pour lui dire parce que j’avais promis de le faire avant de signer. Donc je l’ai fait mais je pense qu’il faut qu’on soit très focus sur le travail qu’on a à faire. On aura le temps justement de rentrer dans ces émotions là et le meilleur moment sera demain soir avec une victoire pour le faire”, a souligné Habib Beye.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Sophie Joissains

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Sophie Joissains

    Municipales, Aix, logement, sécurité, proximité, programme…

    À vous la parole ⬇️

  • « Contre la crise agricole, il faut une politique courageuse »

    « Contre la crise agricole, il faut une politique courageuse »

    Manifestations massives, pétitions dont une a récolté 2,1 millions de signatures : la loi Duplomb cristallise le mécontentement. L’Assemblée accueillait, mercredi, un débat parlementaire sur la question.

    La Marseillaise : Comment expliquez-vous un tel soulèvement contre la loi Duplomb ?

    Bernard Astruc : Monsieur Duplomb a réussi à faire se mobiliser plus de 2 millions de personnes en désaccord avec son projet de loi, ce qui est une performance exceptionnelle. Il a fallu de mauvaises raisons pour que d’un seul coup, il y ait une vraie mobilisation citoyenne. Cette loi, c’est du rétropédalage, comme si on était déjà tellement en avance sur les mesures agro-environnementales qu’on pouvait se le permettre. Là, on a vu que les citoyens-consommateurs n’étaient pas prêts à accepter ça, parce qu’ils savent que ces molécules de pesticides, elles empoisonnent la terre, l’eau, les nappes phréatiques, l’air et, pire, nos aliments. C’est ce qui se stigmatise en ce moment dans la société.

    Qu’avez-vous à dire
    sur la politique agricole gouvernementale
     ?

    B.A. : Elle est complètement hors-sol pour la simple raison qu’on refuse d’analyser les causes profondes. En ce moment, on fait croire qu’on fait du changement, mais pas du tout, alors qu’il est devenu absolument nécessaire et urgent. Le gouvernement continue à être dans une fuite en avant, sous la pression des syndicats dominants, et va céder sur le plan agro-environnemental et sur les mesures budgétaires, ainsi que d’autres facilités qui sont contre nature, comme les méga-bassines, pour accélérer, pour faciliter. Ce sont des mesures qui vont à l’encontre de l’obligation d’introduire l’agroécologie dans l’agriculture.

    Quelle importance
    de la souveraineté alimentaire
    dans le contexte actuel
     ?

    B.A. : La souveraineté alimentaire, c’est ce qu’il faut viser, parce que derrière il y a la sécurité alimentaire et la qualité alimentaire. De la qualité dépend notre santé. De la sécurité, notre certitude de pouvoir manger tous les jours. Toute cette nourriture que nous voyons dans la grande distribution laisse croire qu’il y a une abondance de nourriture mais est en réalité à flux tendu, approvisionnée par des camions, tous les jours. Ce n’est pas du tout produit ici. Nous avons au-dessus de nos têtes une épée de Damoclès qui peut s’abattre à tout moment à cause d’une crise énergétique. Avec la situation géopolitique mondiale, ça peut arriver demain matin.

    Dans notre région, qu’en est-il de cette souveraineté ?

    B.A. : Les Alpes-Maritimes c’est la catastrophe, c’est moins de 1%. Le Var c’est aux alentours de 2,5% et les Bouches-du-Rhône et le Vaucluse c’est un peu plus, ça tourne autour de 4 ou 5%. Ça veut dire qu’on a au maximum 15 à 30 jours d’autonomie.

    Quelle est la solution ?

    B.A. : La solution on la connaît déjà : parce que ce n’est qu’un choix politique. Il faut qu’il soit courageux, mais quand on veut prioritairement conserver son poste de député, de maire, de ministre, par rapport à l’intérêt collectif, on ne fait pas une politique courageuse. C’est ce qu’il va falloir faire, parce que non seulement il n’y a pas d’autres alternatives mais cette alternative de l’agrobiologie on a la chance qu’elle soit crédible. En France, il y a 62 000 agriculteurs qui cultivent 2,8 millions d’hectares dans toutes les filières agricoles, sans intrants chimiques, sans pesticides. C’est la preuve que c’est possible, pas marginal.

  • Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Au milieu des agrès de la rue des enfants de l’école Friedland ce mercredi, dans le 6e arrondissement de Marseille, c’est en commençant par un regard dans le rétroviseur que l’actuel adjoint (G.s) à l’éducation, Pierre Huguet, démarre la présentation du programme du Printemps marseillais pour les écoliers. « En 2020, nous avons fait de l’école la priorité », souligne le président du groupe Printemps marseillais, rappelant la Une de Libération, le 2 février 2016, qui désignait les établissements de la ville comme « la honte de la République ». Six ans plus tard, il se félicite des travaux réalisés dans toutes les écoles, des moyens redonnés pour le service public de l’éducation. « Bien sûr, nous n’avons pas tout fait, mais qui pensait qu’en six ans, nous allions rattraper vingt-cinq ans de retard ? » concède-t-il.

    Petits-déjeuners gratuits

    Alors, l’adjoint tête de liste pour le Printemps marseillais dans les 9e et 10e arrondissements promet : « Nous allons continuer le travail réalisé et élargir encore notre action. » à commencer par une heure d’accueil gratuite, entre 16h30 et 17h30, pour que les enfants puissent faire leurs devoirs à l’école. « Ce que j’ai pu constater, c’est que les principales ruptures d’égalité se font en dehors du temps scolaire », appuie Pierre Huguet. Dans la même veine, le nombre de places d’accueil en centre aéré, le mercredi et pendant les vacances, doit passer de 6 000 aujourd’hui à 12 000, afin de proposer au plus grand nombre des activités culturelles et sportives. « Cela permet de répondre aux besoins des familles et de corriger les inégalités », souligne l’élu, qui confie en aparté l’ambition de restructurer la filière de l’animation pour lutter contre la précarité dans ce secteur. Des mesures qui ne sont pour l’instant pas chiffrées. « Une fois qu’on a la volonté, on peut trouver des moyens », assure-t-il.

    Pour réduire cette fracture sociale, le Printemps marseillais compte aussi sur des kits scolaires à la valeur doublée, veut proposer des petits-déjeuners gratuits pour toutes les élèves des quartiers prioritaires, étendre la cantine gratuite à 15 000 enfants (contre 10 000 aujourd’hui). à ses côtés, l’auteur Rachid Zerrouki, connu sous le pseudo Rachid l’Instit’, opine. « L’alimentation, la cantine ont un poids très concret sur la santé de nos élèves, ce qui fait qu’ils arrivent le matin en étant apte à apprendre », souligne le professeur coordinateur d’un micro-collège pour décrocheurs, venu soutenir le Printemps marseillais. Sans être candidat, précise-t-il.

    La transformation des cantines justement doit se poursuivre avec la construction de cantines de proximité. Leur nombre n’est pas encore défini. « La première, on l’a annoncée à Saint-Antoine-de-Palanque, et nous travaillons sur un second site à Château-Gombert, commente l’adjoint. C’est un plan qui va prendre dix à douze ans, il faut mobiliser du foncier. »

    La rénovation des écoles doit se poursuivre, à son rythme de croisière désormais atteint. Malgré l’ombre au tableau, le signalement au parquet réalisé par l’ancien préfet de région. « ça ne doit pas venir brouiller le signal positif envoyé sur les écoles, défend Pierre Huguet. Aujourd’hui, on a une enquête, on verra les conclusions. Mais cela n’enlève en aucune matière les engagements qui ont été pris. »

  • Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Le Printemps marseillais mise sur le périscolaire

    Au milieu des agrès de la rue des enfants de l’école Friedland ce mercredi, dans le 6e arrondissement de Marseille, c’est en commençant par un regard dans le rétroviseur que l’actuel adjoint (G.s) à l’éducation, Pierre Huguet, démarre la présentation du programme du Printemps marseillais pour les écoliers. « En 2020, nous avons fait de l’école la priorité », souligne le président du groupe Printemps marseillais, rappelant la Une de Libération, le 2 février 2016, qui désignait les établissements de la ville comme « la honte de la République ». Six ans plus tard, il se félicite des travaux réalisés dans toutes les écoles, des moyens redonnés pour le service public de l’éducation. « Bien sûr, nous n’avons pas tout fait, mais qui pensait qu’en six ans, nous allions rattraper vingt-cinq ans de retard ? » concède-t-il.

    Petits-déjeuners gratuits

    Alors, l’adjoint tête de liste pour le Printemps marseillais dans les 9e et 10e arrondissements promet : « Nous allons continuer le travail réalisé et élargir encore notre action. » à commencer par une heure d’accueil gratuite, entre 16h30 et 17h30, pour que les enfants puissent faire leurs devoirs à l’école. « Ce que j’ai pu constater, c’est que les principales ruptures d’égalité se font en dehors du temps scolaire », appuie Pierre Huguet. Dans la même veine, le nombre de places d’accueil en centre aéré, le mercredi et pendant les vacances, doit passer de 6 000 aujourd’hui à 12 000, afin de proposer au plus grand nombre des activités culturelles et sportives. « Cela permet de répondre aux besoins des familles et de corriger les inégalités », souligne l’élu, qui confie en aparté l’ambition de restructurer la filière de l’animation pour lutter contre la précarité dans ce secteur. Des mesures qui ne sont pour l’instant pas chiffrées. « Une fois qu’on a la volonté, on peut trouver des moyens », assure-t-il.

    Pour réduire cette fracture sociale, le Printemps marseillais compte aussi sur des kits scolaires à la valeur doublée, veut proposer des petits-déjeuners gratuits pour toutes les élèves des quartiers prioritaires, étendre la cantine gratuite à 15 000 enfants (contre 10 000 aujourd’hui). à ses côtés, l’auteur Rachid Zerrouki, connu sous le pseudo Rachid l’Instit’, opine. « L’alimentation, la cantine ont un poids très concret sur la santé de nos élèves, ce qui fait qu’ils arrivent le matin en étant apte à apprendre », souligne le professeur coordinateur d’un micro-collège pour décrocheurs, venu soutenir le Printemps marseillais. Sans être candidat, précise-t-il.

    La transformation des cantines justement doit se poursuivre avec la construction de cantines de proximité. Leur nombre n’est pas encore défini. « La première, on l’a annoncée à Saint-Antoine-de-Palanque, et nous travaillons sur un second site à Château-Gombert, commente l’adjoint. C’est un plan qui va prendre dix à douze ans, il faut mobiliser du foncier. »

    La rénovation des écoles doit se poursuivre, à son rythme de croisière désormais atteint. Malgré l’ombre au tableau, le signalement au parquet réalisé par l’ancien préfet de région. « ça ne doit pas venir brouiller le signal positif envoyé sur les écoles, défend Pierre Huguet. Aujourd’hui, on a une enquête, on verra les conclusions. Mais cela n’enlève en aucune matière les engagements qui ont été pris. »

  • Les vies avant les profits

    Les vies avant les profits

    C’est une bataille qui a fait beaucoup trop de morts. La lutte pour la reconnaissance des maladies professionnelles causées par l’exposition à l’amiante et à d’autres substances toxiques progresse. D’importantes victoires ont été remportées dans notre région sur ce sujet, grâce à la mobilisation collective et à l’opiniâtreté de travailleurs qui ont été confrontés à ces fléaux et qui ont fait admettre le « préjudice d’anxiété ».

    Cette notion, reconnue par la justice depuis une quinzaine d’années, permet de dédommager des travailleurs qui ont été exposés à des matières nocives et qui vivent dans l’angoisse de développer une maladie grave comme nombre de leurs collègues disparus.

    Démarche collective

    C’est le sens de la démarche collective menée par 180 travailleurs de la pétrochimie. Dans une France où les Comités d’hygiène, de sécurité et conditions de travail (CHSCT) ont été supprimés pour complaire au patronat, cette action a le mérite de remettre au cœur de l’actualité la santé au travail.

    Alors que l’industrie doit profondément changer pour répondre à l’exigence de décarbonation, elle pose aussi une série de questions de fond : produire pour quoi, pour qui, dans quelles conditions ?

    La protection des travailleurs ne peut s’entendre qu’à l’échelle globale. Elle percute le dogme libéral du moins-disant social et environnemental.

    Oui, les vies doivent être placées avant les profits. C’est une bataille qui ne peut se mener que sur le terrain judiciaire.

    C’est une prise de conscience profonde de la nécessité de changer de mode de production.

  • Sur l’Étoile de Bessèges, les jeunes coureurs ont pris le pouvoir

    Sur l’Étoile de Bessèges, les jeunes coureurs ont pris le pouvoir

    L’Étoile de Bessèges édition 2026 a offert une ribambelle de surprises. En l’absence des grosses formations World Tour, la course s’est ouverte, laissant la place à des coureurs moins huppés, moins habitués aux projecteurs. Concrètement, quatre des cinq vainqueurs d’étape n’étaient pas forcément attendus à pareille fête. Tom Crabbe, Mathieu Kockelmann et Louis Hardouin ont été impactant au moins une partie de la semaine et ont mérité leur mise en lumière.

    Tom Crabbe (Team Flanders Baloise)

    Son équipe a été la première animatrice de cette Étoile de Bessèges – Tour du Gard. La Team Flanders Baloise s’est glissée dans l’échappée matinale, lors de la 1ère étape, avec une certaine réussite. Victor Vercrouillie a bien failli l’emporter en haut de la côte de la Méditerranée, à Bellegarde. Le Belge, repris à 400 mètres, a ensuite vu surgir Tom Crabbe, son jeune coéquipier. Ce dernier a résisté à Lukas Kubis pour devenir le premier maillot corail de la 56e édition.

    Le coureur de 20 ans a été impressionnant, il a tenu le choc le lendemain jusqu’à Domessargues, avant de baisser le pied. Non-partant au matin de la quatrième journée, il a été l’un des visages découverts à l’occasion de l’épreuve gardoise. Une belle première surprise.

    Mathieu Kockelmann (Intermarché-Lotto)

    Ne pas vouloir spécialement gagner et le faire tout de même, c’est ce qu’a réalisé Mathieu Kockelmann. La 2e étape entre Saint-Gilles et Domessargues était sans doute la plus terrible d’un point de vue météorologique. Tout au long de l’après-midi, les coureurs ont lutté contre les conditions et face aux baroudeurs, excellents dans leur rôle. Dans le dernier kilomètre, le peloton a fondu sur le Suisse Arnaud Tendon, pour le croquer à 100 mètres de la ligne. Ce sprint désorganisé a profité à Kockelmann, qui a surgi en milieu de route pour se dresser face à Groenewegen et Moschetti. Le Luxembourgeois s’impose à la photo-finish, pour un demi-vélo. Il en était le premier surpris disant après la course que « je devais emmener Matys Grisel sur le sprint et je me suis retrouvé en position de gagner. »

    Sa 2e victoire chez les professionnels et une semaine globalement excellente. Il a résisté également lors du contre-la-montre pour boucler son Etoile à la 7e place au classement général. Le maillot de meilleur jeune lui échappe même pour 20 secondes par rapport à Maxime Decomble. La Lotto a trouvé un homme sur qui compter cette année.

    Louis Hardouin (Van Rysel Roubaix)

    Lancer sa carrière professionnelle de cette manière, il fallait le faire. Louis Hardouin disputait sa première semaine dans le grand monde. Déjà aligné sur le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise, le pensionnaire de l’équipe Van Rysel Roubaix s’est fait remarquer positivement lors de l’Étoile de Bessèges. L’incertitude était présente autour de ce coureur de 25 ans, encore amateur il y a quelques mois. Depuis, sa signature dans l’équipe nordiste a changé son statut. Le peloton mondial a découvert ce jeune homme, qui a réalisé une semaine pleine, étant notamment présent aux avant-postes sur deux étapes.

    Lors de la 3e étape très mouvementée autour de Bessèges, il s’est fait oublier dans le groupe de tête et a joué la victoire. Seulement battu par l’Allemand Henri Uhlig et le malheureux Lukas Kubis, Hardouin est monté sur son premier podium. Sans être complètement satisfait. « Je remercie les gars pour leur travail aujourd’hui, mais je suis un petit peu déçu de ne pas gagner. Je suis tout de même content », avait-il dit quelques instants après l’arrivée.

    Le lendemain, il terminait 5e à Vauvert, quelques mètres derrière son coéquipier Joppe Heremans, incroyable vainqueur du jour. Pour le premier chrono de sa carrière, dimanche, il a vécu un retour à la réalité. Une dernière étape loin de ses qualités, plus d’une minute 30 concédée, et finalement une 24e place au classement général. Il était encore 3e le matin du contre-la-montre. Mais avec un coureur de cette trempe, les tuniques roses ont de beaux jours devant elles. Il sera assurément un coureur à suivre durant les différentes courses appartenant au calendrier de la Coupe de France.

  • La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    C’est ce que l’on appelle un départ tonitruant. Moins de trois semaines après l’ouverture des inscriptions en ligne, le 22 janvier, la barre symbolique des 1 000 joueurs inscrits a été franchie ce lundi. 335 équipes étaient engagées à midi. Un temps de passage bien supérieur à l’an dernier, année du record historique de participation, puisque ce premier cap n’avait été franchi que le 23 février 2025, soit plus d’un mois après le lancement des inscriptions.

    Quatorze nations déjà sur la ligne de départ

    Alors évidemment, rien ne dit pour l’heure que le tout nouveau record (4 784 triplettes sur la ligne de départ en juillet dernier) sera effacé l’été prochain, au coup d’envoi de la 65e édition du Mondial La Marseillaise (5 au 8 juillet). Mais cette première tendance vient mettre du baume au cœur à l’équipe organisatrice qui se met en branle au cœur de ce pluvieux hiver.

    Que nous dit cette première salve d’engagement ? Que ce Mondial s’annonce déjà très international. Pas moins de quatorze pays sont déjà représentés. Sans surprise, l’Allemagne avec six triplettes mène le bal devant la Suisse (4).

    Les Pays-Bas, la Slovénie, le Luxembourg, le Danemark, Monaco et l’Italie complètent l’armada européenne. Le Sénégal, le Maroc et l’Algérie constituent, eux, les premiers représentants du continent africain, dont les ressortissants malgaches ont été, en 2025, la première nation étrangère à remporter La Marseillaise. Au total plus de 160 joueurs sont déjà annoncés, c’est une vingtaine de plus que l’an passé à la même époque.

    61 départements

    D’autres joueurs viennent de plus loin. On pense à cette triplette formée par Lamas Argentina, Dolan Dan et Rogers Rhonda, originaire d’Atlanta aux États-Unis. Trois Français expatriés au Brésil ont aussi pris place sur la ligne de départ. Portée par les Bouches-du-Rhône (56 équipes), la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se taille évidemment la part du lion avec plus de 28% des équipes engagées mais les départements présents dans le top 5 des inscrits offrent une vraie diversité géographique : l’Isère (23 équipes), la Loire (18), le Rhône (18), la Gironde (13) ou la Haute-Garonne (11) sont bien installées dans le top 10. Au total 61 départements sont présents dont une triplette ultramarine, formée par Benjamin Couet, Vincent Dewez et Christophe Dicolangelo, licenciée à l’amicale bouliste Saint-Barth. Près de 7 000 km les séparent de Marseille.

    Tradition bien ancrée à La Marseillaise, les équipes venant en famille se font déjà remarquer. Une douzaine sont composées de joueurs portant le même nom et certaines s’affichent même 100% familiales comme les Ivaldi de Marseille, les Robin de Faverges de la Tour en Isère, les Negro de La Bouilladisse, les Maron-Nadalin engagés sous la bannière de la Boule joyeuse aussonnaise en Haute-Garonne, ou les Chaussinand venus de Coubon (Haute-Loire).

    Premières têtes d’affiche

    Deux chiffres retiennent également notre attention : 13% des équipes inscrites à ce stade comptent au moins une femme dans leur rang et quatre triplettes 100% féminines sont déjà engagées. Elles aussi entretiennent l’esprit de cette Marseillaise ouverte à tous.

    Rayon têtes d’affiche enfin, on note déjà la présence de plusieurs anciens vainqueurs. Patrick Messonnier, lauréat en 2015 et 2019, portera le n°25. Équipé de Michel Loy et Yohan Cousin, il a été un des tout premier à s’engager. Marco Foyot, sextuple vainqueur de l’épreuve, qui court après une septième couronne est aussi sur les rangs. Il fera équipe comme l’an passé avec Cissou Cantarell associé cette fois à Jérémy Fernandez, une équipe 100% Boule aixoise. Pierre Maurel, Maison Durk et Kévin Prud’homme sont aussi en lice, tout comme Rémy Galleau associé à Jason Giraud et Dylan Dubois.