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  • Le garde des Sceaux en visite à Aix pour désengorger la cour d’appel

    Le garde des Sceaux en visite à Aix pour désengorger la cour d’appel

    La cour d’appel d’Aix-en-Provence, dont le ressort couvre les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence, les Alpes-Maritimes et le Var, fait face à un stock criminel devenu difficilement absorbable. Ce lundi 9 février, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a choisi de se rendre au Palais Verdun pour présenter, face aux magistrats, une proposition de texte de loi. Ce dernier est composé de sept articles visant à désengorger le système judiciaire.

    « [Il y a] 5 500 dossiers en attente partout en France au moment où je parle et à peu près 10% de ces dossiers ici à Aix, par manque de salles d’audience, de magistrats, et aussi du fait d’une procédure pénale trop compliquée. Aujourd’hui en France, on attend 6 ans en moyenne pour avoir un jugement ou une condamnation pour viol et 8 ans pour une affaire de narcotrafic », rappelait Gérald Darmanin.

    Lors d’un échange avec le personnel judiciaire, le garde des Sceaux égrené quelques mesures déjà actées pour la cour d’appel d’Aix-en-Provence afin de soulager une juridiction touchée par une hausse continue de son stock d’affaires : 464 dossiers étaient en attente fin 2025, soit une augmentation de 22,4% en un an, rappelait Renaud Le Breton de Vannoise, président de la cour d’appel. La hausse est notamment portée par les procédures liées aux violences sexuelles faites aux femmes et aux enfants, qui représentent désormais 21% de l’ensemble des détenus, contre 7% en 2017, ainsi que par l’explosion des dossiers liés au narcotrafic, en progression de 40% en deux ans. « Vous venez alors que nous sommes sur le point de basculer », a reconnu Franck Rastoul, procureur général à la cour d’appel d’Aix-en-Provence. Franck Rastoul na noté également qu’en cas d’absence de solution d’urgence en 2026, 19 détenus pourraient être libérés.

    Une loi d’ici le 14 juillet ?

    À l’issue, Gérald Darmanin dit avoir « entendu le cri des magistrats, du procurer général et des greffiers. On ne libérera pas des personnes de détention provisoire parce qu’on s’est mal organisés ». Le garde des Sceaux assure prévoir de « tout changer dans l’organisation concrète du ministère avant même la loi pour pouvoir construire des salles d’audience ». Pour la cour d’appel d’Aix-en-Provence, deux nouvelles salles d’audience doivent être opérationnelles d’ici septembre : l’une en mars, l’autre en septembre. « On avait voté deux millions et demi d’euros pour Aix-en-Provence. On va pouvoir audiencer 26 affaires supplémentaires avec ces nouvelles salles. » D’ici le mois de mai, six magistrats, dont quatre présidents d’assises, et dix greffiers devraient également faire leur arrivée pour que davantage de procès aux assises puissent être tenus. Aussi, le budget désormais adopté, « on va pouvoir débloquer beaucoup de moyens pour embaucher des magistrats temporaires qui permettent de faire 80 vacations supplémentaires ici à Aix ».

    Une fois les mesures d’urgence appliquées, le ministre de la Justice prévoit aussi de « changer structurellement les choses » en présentant, en Conseil d’État, lundi, un texte de loi qui devrait être adopté d’ici le 14 juillet.Parmi les pistes évoquées : l’extension de la procédure de plaider-coupable en matière criminelle, une refonte de la cour criminelle et une simplification des procédures pénales. « Il faut qu’elle apporte, dans un moment parlementaire compliqué, le soutien de tout le monde parce que c’est une loi pour les victimes et pour la justice », estime le ministre. Les 36 cours d’appel du territoire national devraient « bénéficier de soutien, d’un changement de la loi pour faire face à ce tsunami. Sinon, les victimes ne connaîtront pas le réconfort de la justice et les auteurs ne seront pas condamnés et pourront commettre des récidives ».

    Au cours de sa visite, le ministre de la Justice s’est également entretenu avec des victimes, dont la mère de Socayna, étudiante de 24 ans assassinée en 2023, victime collatérale du narcotrafic, toujours en attente d’une date de procès.

    Eva Bonnet-Gonnet
  • Au Marché du soleil, 200 000 contrefaçons saisies

    Au Marché du soleil, 200 000 contrefaçons saisies

    Plus de 200 000 marchandises contrefaites ont été saisies par les services de l’état au sein du Marché du soleil, a annoncé le parquet de Marseille dans un communiqué de presse, ce lundi. Une saisie rendue possible par la fermeture administrative, à partir du 2 février, de l’immense bazar marseillais situé dans le 2e arrondissement, sous ordre de la préfecture des Bouches-du-Rhône.

    Pendant une semaine, les services de l’état ont coordonné une immense opération de contrôle dans le cadre d’une enquête judiciaire. Plus de 300 effectifs de police et des douanes ont été déployés pour contrôler 108 boxes commerciaux sur les 160 existants.

    42 millions d’euros

    Le parquet annonce avoir saisi des contrefaçons pour une contre-valeur estimée à un peu moins de 42 millions d’euros. Les fouilles ont également mis à jour des caches aménagées dans les faux plafonds afin d’y stocker la marchandise. Deux presses à floquer, ainsi qu’une quinzaine de machines à coudre destinées à l’apposition d’étiquettes de marque ont également été découvertes. 99 boxes commerciaux ont été contrôlés en possession de produits contrefaisants.

    La fermeture administrative du Marché du soleil est maintenue pour six mois par la préfecture, conformément à la nouvelle loi de juin 2025 sur le narcotrafic, qui permet de fermer tout lieu en cas de suspicion de blanchiment d’argent.

  • À l’Après M, la prévention santé à portée de quartiers

    À l’Après M, la prévention santé à portée de quartiers

    « J’étais venue récupérer un colis alimentaire. J’en ai profité pour remplir un test et j’ai un rendez-vous chez le rhumatologue », explique Alia, 57 ans, en repartant avec son chariot plein et un dépliant médical. Le parking de L’Après M était la première étape de l’année pour cette démarche volontaire et itinérante mise en place par la municipalité en collaboration avec l’ARS Paca, la CPAM, la préfète à l’Égalité des Chances, l’AP-HM et des associations de prévention et de promotion de la santé.

    Nadine, chargée de gestion de service santé publique de la Ville, fait le point sur sa liste : « Plus d’une vingtaine de passages depuis le début de la matinée. » Elle oriente sur Sésame 13 à La Rose pour des bilans de santé complets. Plus loin, Malika, de l’association Femmes familles Font-Vert, est passée « en voisine » voir Jessica, de la CPTS Actes santé, « qui nous a beaucoup aidés. On avait fait un Quiz café à la cité avec des thèmes comme “le gras c’est la vie” ou “je bois donc je suis” ».

    Venues de la Busserine, Mounira et son amie se renseignent sur le dépistage du cancer du sein et les effets de la ménopause. Elles apprécient le dispositif, « parce que pour avoir un rendez-vous, c’est la galère ». Jessica leur présente Albert, une application répertoire des acteurs de santé « pour orienter plus facilement les patients ».

    Proche, pluridisciplinaire

    Sur le stand de la Pass Santé de ville, qui a ouvert une antenne dans la copropriété extrêment dégradée des Rosiers, en novembre dernier, aux côtés d’un orthophoniste et de l’Addap 13, « on fait beaucoup d’ouvertures de droits AME, des rattrapages de vaccination… On reçoit surtout des femmes avec enfants », explique Roxanne. Grégoire confirme : « Il y a du travail, on sent qu’il faut être là, prendre le temps, mettre en confiance. » Proximité et pluridisciplinarité font bon ménage avec la prévention. Kader fait le tour des stands, découvre, puis s’avance avec hésitation vers Antoinette qui sensibilise sur les dangers du tabac. Après discussion, il a pris des informations et se laisse orienter vers une consultation au centre anti-tabac de la Timone.

    La municipalité poursuit son engagement d’aller vers des populations éloignées de l’offre de soin pour leur permettre d’échanger avec des associations et des professionnels. En 2025, cinq Villages Santé ont accueilli près d’un millier d’adultes, permis la prise de plus de 100 rendez-vous médicaux, réalisé 150 vaccinations et 200 consultations de dépistage du diabète, orienté 190 personnes vers des structures adaptées.

    Une approche que défend Michèle Rubirola (EELV), première adjointe au maire : « On a besoin du médico-social. Notre objectif est de faire en sorte que l’accès à la santé ne passe pas par des centres lucratifs pour permettre aux Marseillais de renouer avec la nécessité de veiller sur leur santé. »

  • [Entretien] Gérard Paul : « Frédéric Puech est un maire qui a fait ses preuves » aux Mées

    [Entretien] Gérard Paul : « Frédéric Puech est un maire qui a fait ses preuves » aux Mées

    La Marseillaise : Vous venez de lancer le comité de soutien à la liste conduite par Frédéric Puech, le maire des Mées, pourquoi avez-vous accepté ce rôle et quelles seront les prochaines initiatives ?

    Gérard Paul : J’ai accepté ce rôle en tant que maire honoraire des Mées. C’est à Frédéric Puech que j’ai passé le flambeau en 2023. Depuis, il a fait ses preuves, c’est un homme de terrain, proche des gens, humaniste, qui a su prendre les grands dossiers en main et être très assidu dans sa fonction de maire. C’est un bosseur, c’est la raison pour laquelle je ne regrette aucunement de lui avoir fait confiance. Je le soutiens pleinement dans cette campagne afin qu’il soit réélu avec toute son équipe renouvelée.

    Pouvez-vous déjà nous dévoiler des premiers noms de membres
    du comité de soutien
     ?

    G.P. : Nous le ferons dans les deux dernières semaines de la campagne mais ce que je peux dire, c’est qu’on est déjà à une centaine de personnes de tous horizons, actifs, retraités, engagés dans la vie associative, anciens élus. C’est un comité très large et qui grandit de jour en jour dont on ne peut que se féliciter.

    Comment recrutez-vous ?

    G.P. : Nous allons au contact de la population, dans les quartiers, au porte-à-porte. La prochaine réunion publique est prévue le vendredi 16 février* et sur le document de campagne qui présente la liste figure un coupon à retourner pour faire partie du comité de soutien. Chaque jour nous arrivent de nouveaux noms, ça témoigne d’une belle dynamique.

    Serez-vous sur la liste cette année ?

    G.P. : Non, je considère qu’il faut passer la main, laisser la place à des plus jeunes, ne pas s’accrocher. J’aide Frédéric au maximum que je peux, il sait qu’il peut compter sur moi à tout moment mais j’ai fait le choix de me retirer. J’ai eu quelques problèmes de santé mais cela ne veut pas dire que je ne serai plus présent dans la vie locale à travers des associations, de mes engagements au niveau social etc.

    Comment percevez-vous le retour de « La Marseillaise » dans votre département après une longue absence ?

    G.P. : Je m’en félicite, je m’en réjouis ! C’est même pour moi une grande nouvelle parce que j’ai été inspecteur des ventes du journal pendant un temps. Ensuite j’ai été
    un diffuseur bénévole assidu de La Marseillaise. C’est vraiment formidable pour le pluralisme, elle manquait au paysage.

    * Réunion publique le 16 février à 18h, salle des fêtes des Mées.

  • À Orange, Yann Bompard s’accroche à son poste de maire

    À Orange, Yann Bompard s’accroche à son poste de maire

    C’est l’histoire sans fin. Ou comment la famille Bompard use de tous les moyens pour que le nom ne soit pas effacé, même ponctuellement, de la liste des maires d’Orange depuis 1995. Il y a deux semaines, Yann Bompard, maire (Ligue du sud) depuis novembre 2021, a été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille pour détournement de fonds publics. Une décision dont il a fait appel, assortie de cinq ans d’inéligibilité avec effet immédiat.

    Conséquence, deux jours plus tard, le préfet * prenait un arrêté « le déclarant d’office démissionnaire de son mandat de maire ». Charge ensuite au 1er adjoint de gérer les affaires courantes et de convoquer un conseil municipal sous deux semaines pour élire un nouveau maire. Sauf que, comme l’a noté Vaucluse matin, Yann Bompard est depuis resté actif en mairie, s’affichant sur le terrain. « Il a contesté l’arrêté du préfet auprès du tribunal administratif, ce qui fait qu’il reste maire tant que le tribunal n’a pas statué », indique-t-on dans l’entourage du maire. Ce recours sera finalement étudié le 6 mars, une semaine avant le 1er tour des municipales et donc la fin, quoi qu’il arrive, du mandat de Yann Bompard qui ne pourra pas concourir.

    En mairie, on assume cette stratégie du pourrissement : « Compte tenu de la proximité des élections, la question de la continuité des services, du fonctionnement de la collectivité, se fait de manière plus aisée ». Et de citer en exemple le fait que « beaucoup de choses se signent de manière informatique, avec une clé attachée au nom du maire, il faudrait donc que les services de l’État attribuent de nouveaux codes, cela entraînerait une latence des services qui serait préjudiciable », justifie-t-on à l’Hôtel de ville. Yann Bompard reste donc en poste au moins jusqu’au 6 mars.

    Côté opposition, la résignation domine. « On avait déjà imaginé qu’il ferait tout pour finir son mandat, mais on était interloqué de le voir encore partout, commente Fabienne Haloui (PCF). De toute façon, avec les Bompard, c’est tout le temps de l’inédit. » Yann Bompard cumule donc encore son rôle de maire avec celui de directeur de campagne de son père, Jacques, ex-maire (1995-2021), qui aspire à le redevenir, la justice ayant mis fin à son inéligibilité.

    * Contactée, la préfecture n’a pu donner suite dans l’immédiat.

  • L’arrivée de La Marseillaise applaudie dans les Alpes

    L’arrivée de La Marseillaise applaudie dans les Alpes

    « Je trouve positif qu’il y ait du pluralisme dans les Hautes-Alpes »

    Agnès Rossi, conseillère régionale des Hautes-Alpes, présidente de la commission tourisme

    « La Marseillaise est porteuse d’espoir pour l’ensemble des travailleurs de notre département. On a besoin de l’avoir en kiosque tous les matins »

    Sylvain Moretti, secrétaire général de l’UD CGT des Alpes-de-Haute-Provence

    « L’arrivée de La Marseillaise est une excellente nouvelle »

    Élie Cordier, candidat à la mairie de Gap dans les Hautes-Alpes, tête de la liste « Union pour Gap »

    « La Marseillaise, avec les valeurs qu’elle porte, permet d’opposer publiquement une parole de progrès aux idées de régression »

    Sophie Delfino, secrétaire départementale du PCF des Hautes-Alpes.

    « À l’heure des réseaux sociaux et de l’intelligence artificielle on a besoin de vecteurs d’informations vérifiées et donc l’arrivée dans les Alpes de La Marseillaise, avec une histoire aussi riche que la sienne, y participe. »

    David Gehant, maire de Forcalquier, vice-président de la Région.

    « Je me languis d’avoir La Marseillaise sur le bureau le matin. Il faut se battre pour que tous les maires, quelle que soit leur opinion politique, fassent de même. Il faut que La Marseillaise soit attrayante, pour apporter un autre regard sur l’actualité. »

    René Villard, maire de Château-Arnoux-Saint-Auban

    « On est hyper-heureux de retrouver La Marseillaise. C’est ce que les gens confirment quand on va les voir le journal à la main. Ils trouvent chouette de renouer avec une part de notre histoire mais aussi de nous reconnecter au reste de la région. »

    Bertrand Perrin, secrétaire départemental du PCF des Alpes-de-Haute-Provence

    « J’espère que La Marseillaise contribuera à ouvrir les yeux des jeunes sur les dangers de l’extrémisme »

    François Balique, maire du Vernet. élu meilleur maire des Alpes-de-Haute-Provence (Trombinoscope)

    « Lire des gens pas resignés c’est bon pour la santé ! »

    Frédérique Laîné, cheville ouvrière des Amis de La Marseillaise dans les Alpes.

    « Un journal qui donne de l’écho aux mouvements qui appartiennent au spectre du progrès social, ça apporte du pluralisme »

    Lionel Tardy, maire de Rosans dans les Hautes-Alpes.

    « Pour nous LGBT, La Marseillaise est un contrepoids et une protection. Une protection de par la visibilité qu’elle nous apporte, un contrepoids envers tous les résidus homophobes qui salissent encore notre département. »

    Célia Fine, militante LGBT à Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence.

    « La Marseillaise dont l’histoire et le présent sont marqués par l’engagement pour la Culture de la Paix, arrive dans les Alpes. Cette bonne nouvelle devient un point d’appui exceptionnel pour donner à connaître les mobilisations citoyennes qui irriguent nos territoires pour faire de la Paix le moteur des transformations sociales pour un monde plus juste, durable et soutenable. Bienvenue à La Marseillaise ! »

    Pierre Villard, responsable du Mouvement de la paix. Habitant des Hautes-Alpes.

  • Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    Un renouvellement à moitié pour défendre le modèle martégal

    « Ils sont à l’image de Martigues, je suis fier de cette équipe renouvelée à 50% » reconnaît le maire de Martigues et candidat Gaby Charroux (PCF) au sortir de son meeting de présentation de liste et du projet de mandat à la salle du grès, ce jeudi soir.

    De nombreux nouveaux profils ont été présentés pour intégrer cette « équipe de rassemblement citoyen, populaire et de gauche fidèle à ses valeurs de justice sociale, d’égalité, de fraternité et de solidarité », selon Gaby Charroux, qui en est la tête de liste. L’accent a été mis sur les thématiques handicap et santé, notamment par André Amoros (SE), retraité de la fonction publique. « Le handicap ne doit jamais être une barrière. Il nous tient particulièrement à cœur d’être une ville inclusive qui accompagne tout le monde », affirme-t-il. Son colistier Marc Beltran (PCF), ancien proviseur du lycée Langevin, le confirme : « Merci d’avoir eu l’audace de mettre un handicapé sur la liste » lance-t-il, car devenu aveugle à cause d’une maladie. « L’inclusion, en parler c’est bien, mettre en pratique c’est mieux », juge-t-il.

    Un centre d’initiation culturelle comme les CIS

    Marc Beltran n’est pas figurant. Ce dernier affirme vouloir « encourager le développement de formations diplômantes pour que les jeunes fassent leurs études dans notre ville », comme dans le cinéma et l’industrie, au-delà de l’ouverture des deux formations de l’IUT Aix-Marseille à la rentrée. Car « l’école est un pilier de l’émancipation », selon le retraité.

    La culture aussi, dans les yeux de la photographe et candidate Caroline Malatrait. « L’art est dangereux car il instruit, dénonce et pousse à penser par soi-même, au travers d’un film qui fait réfléchir ou d’un livre qui aide à comprendre le monde », estime l’artiste. « Nous pensons que la culture n’est pas un luxe réservé à ceux qui ont un compte bancaire, c’est un droit à l’émancipation », et c’est dans ce sens que la candidate indique que « nous faisons un choix pour ce mandat de créer un Centre d’initiation à la culture, sur le modèle des CIS du sport, pour éloigner les barrières sociales de la culture et que nos enfants y trouvent la force de construire leur avenir ».

    Culture et sport font un, dans le cas du Site Picasso. L’athlète Samir Dahmani est dans l’équipe pour « rendre à Martigues ce qu’elle m’a donné » et pour créer « un pôle intergénérationnel à Picasso, passerelle inclusive unique pour le sport la culture et la santé ». Dans l’idée aussi, comme le disait sa colistière Laetitia Barthé, de « lutter contre l’isolement », dans ce cas « en renforçant les accueils des clubs resto et en développant des résidences seniors pour que nos idées gardent l’autonomie et le lien social ».

    Dignité du cadre de vie

    Une grande attention est donnée au cadre de vie. C’est le combat de Gwladys Saucerotte, journaliste, parlant du logement comme de « la première brique de la dignité ». « On n’accepte pas que des familles vivent dans des logements dégradés. On sait taper du poing sur la table et on s’en privera pas », tance la candidate. Dans la lancée, Césaire Bureau du Colombier (PS), cadre de CMA CGM, veut « créer une brigade de sécurité au centre-ville » ainsi que « des lieux refuges pour les femmes victimes de violences ».

    Gaby Charroux, « loin des slogans », inscrit ces propositions dans le cadre « des rencontres et ateliers dans les quartiers » qui ont eu lieu depuis plusieurs mois, affirmant les avoir « écrits avec les Martégaux et non dans un bureau ».

    Et invite au prochain meeting qui se déroulera le 12 mars à 18h à la salle du Grès.

  • Candidat dans les 6-8 à Marseille, Jean Baptiste Rivoallan vit à Carry

    Candidat dans les 6-8 à Marseille, Jean Baptiste Rivoallan vit à Carry

    « Avec Franck Allisio, la proximité, c’est l’efficacité ! », vantent les visuels publiés par les équipes du député RN de Marignane, candidat aux municipales à Marseille. Dans la foulée de la droite et du Printemps marseillais, celui-ci a annoncé ce mardi les noms de ses têtes de liste dans les huit secteurs de Marseille. « Dans les 6e et 8e arrondissements, Jean-Baptiste Rivoallan fait de la sécurité sa priorité », déclame Franck Allisio dans un clip doublé d’une musique épique.

    Cette désignation vient ainsi récompenser l’un des premiers transfuges de la droite ralliés à l’extrême droite. Ancien président du groupe de la majorité de Martine Vassal au conseil métropolitain, l’élu alors classé divers droite avait quitté ses rangs début juillet 2024 en apportant son soutien aux candidats d’extrême droite pour les législatives anticipées. Celui qui avait choqué, en 2021, en désignant un élu du Printemps marseillais comme un « homme de couleur » (notre édition du 20/10/21) avait ensuite rallié l’UDR d’Éric Ciotti au mois de septembre, avant d’œuvrer à débaucher d’autres élus de droite, particulièrement dans les 11-12 où il est aujourd’hui élu. Il est désormais vice-président de l’UDR, le seul de son parti à obtenir une tête de liste à l’extrême droite.

    Le chef d’entreprise a pourtant ses habitudes loin des 6e et 8e arrondissements où il a été désigné.

    Inscrit sur les listes

    Selon plusieurs témoignages, il habite en effet en plein centre-ville de Carry-le-Rouet, sur la Côte bleue, dans une belle maison avec piscine à deux pas du port de plaisance. Son nom figure bien sur l’interphone et sur la boîte aux lettres, son ancienne société – la présidence a été transférée à sa femme début 2024 – y est bien domiciliée. « Je le croise très régulièrement, et de temps en temps au PMU », témoigne un riverain qui le connaît. « Je vis à Marseille depuis vingt ans, et aujourd’hui dans le 8e. Le reste appartient à ma vie privée », oppose sèchement le candidat, qui est bien inscrit sur les listes électorales de l’arrondissement selon nos informations. Quoi qu’il en soit, il suffit d’un lien avec sa commune pour pouvoir s’y présenter, que ce soit par le paiement d’une taxe foncière, d’un loyer, de la contribution directe d’une entreprise… Reste donc à savoir si la proximité fait l’efficacité.

  • Quatre années pour se projeter

    Quatre années pour se projeter

    Alors que l’Italie inaugure les Jeux de Milan-Cortina, l’Hexagone se tourne déjà vers une échéance majeure : les Jeux olympiques d’hiver 2030, confiés aux Alpes françaises par le Comité international olympique (CIO) en juillet 2024. Cette échéance, la quatrième organisation française après Chamonix (1924), Grenoble (1968) et Albertville (1992), dépasse la seule ambition sportive : elle interroge le devenir de nos montagnes à l’heure du changement climatique et de la redéfinition des modèles touristiques.

    Vision d’avenir

    Les défis sont nombreux. D’abord, tenir le cap de la préparation. La loi olympique a été adoptée, ce jeudi. Une « boîte à outils » présentée comme essentielle, accordant des dérogations en matière d’urbanisme, de sécurité ou de logement. Reste que les débats sur l’environnement, l’artificialisation des sols ou la gouvernance demeurent vifs.

    Le projet Alpes 2030 pâtit d’une crise ouverte au sein de son comité d’organisation (Cojop), après les démissions, en deux mois, de sa directrice des opérations, de son directeur de la communication et du président du comité des rémunérations.

    Avec un budget de 3,4 milliards d’euros, la France espère démontrer que des Jeux d’hiver peuvent être maîtrisés et adaptés aux enjeux d’aménagement contemporains. En misant sur des infrastructures existantes et une organisation répartie sur divers sites. Un nouvel esprit olympique doit s’inventer dans les Alpes françaises : celui d’un événement qui conjugue spectacle, responsabilité et vision d’avenir. Il reste quatre ans pour se projeter. D’ici-là, laissons les athlètes briller.

  • Les JO d’hiver entrent officiellement en scène

    Les JO d’hiver entrent officiellement en scène

    Même si la compétition sportive est déjà entrée dans le vif du sujet, la cérémonie d’ouverture de ces JO d’hiver donne rendez-vous ce vendredi à 20h. Parmi les rares événements à réunir plusieurs centaines de millions de téléspectateurs, l’événement représente « une plateforme unique pour transmettre de bons messages, pas des messages qui divisent », estimait en janvier son concepteur, Marco Balich. Pendant environ 2h30, plus de 1 200 volontaires, de nombreux artistes et divers invités participeront à ce spectacle voulu comme une vitrine de la culture italienne.

    Polémique sur l’ICE

    Du stade milanais de San Siro aux villages alpins de Cortina d’Ampezzo, Predazzo et Livigno, qui accueillent les épreuves de neige, l’objectif affiché est donc de mettre sur pause affrontements et polémiques. Les joutes sportives, qui ont débuté mercredi avec le curling puis le hockey sur glace féminin jeudi, laisseront place au traditionnel défilé des athlètes, répartis sur ces quatre sites pour leur épargner d’interminables déplacements. Porte-drapeaux de la délégation française, le slalomeur Clément Noël et la snowboardeuse Chloé Trespeuch défileront à Livigno.

    La présidente du Comité international olympique (CIO), Kirsty Coventry, entend laisser de côté « tout ce qui détourne l’attention des Jeux », à commencer par les débats sur le déploiement en Italie d’une division de la police américaine de l’immigration (ICE). Au sein du gouvernement italien dirigé par la nationaliste Giorgia Meloni, le ministre de l’Intérieur, Matteo Piantedosi, a assuré mercredi que les agents américains n’auraient aucun rôle « opérationnel ». « Ce qui maintient ma foi intacte, c’est que dès que la cérémonie d’ouverture a lieu et que les athlètes commencent à concourir, soudain le monde se rappelle la magie et l’esprit des Jeux », assurait, dimanche, la nouvelle patronne du sport mondial. Mercredi soir, elle voulait voir dans ce spectacle « une très belle vitrine », « un rappel de la façon dont nous pouvons nous comporter les uns avec les autres », citant en exemple la cohabitation « d’athlètes de tous horizons » au village olympique. Des manifestations sont néanmoins prévues à Milan, pour dénoncer l’impact environnemental des JO.

    Les Jeux, organisés jusqu’au 22 février, réunissent près de 2 900 athlètes engagés dans 116 épreuves réparties sur 16 disciplines (le ski alpinisme en nouveauté). Cette 25e édition, la plus géographiquement dispersée de l’histoire, compte sept sites distincts, de la glace milanaise aux sommets des Dolomites.

    La France envoie une délégation de 161 athlètes, record absolu pour des Jeux d’hiver. Elle nourrit de grandes ambitions : viser le top 5 olympique, avec plus de médailles qu’en Chine (14, dont 5 en or). De quoi se donner de l’élan avant les Jeux d’hiver 2030 en France.

    Focus sur les autres athlètes locaux engagés

    Plusieurs Provençaux sont prêts à relever le défi, chacun dans leur discipline, pour briller lors de ces JO d’hiver 2026 de Milan-Cortina. Estelle Alphand (ski alpin), 30 ans, originaire de Briançon (Hautes-Alpes).

    Charlotte Bankes (snowboardcross), 30 ans, Britannique ayant grandi à L’Argentière-la-Bessée (Hautes-Alpes).

    Camille Cerutti (ski alpin),

    27 ans, originaire de Marseille (Bouches-du-Rhône) et licenciée à Risoul (Hautes-Alpes).

    Léa Villiot (hockey sur glace), 28 ans, originaire de Briançon (Hautes-Alpes).

    Marie Duaux (ski de bosses), 21 ans, originaire de La Seyne-sur-Mer (Var).

    Nils Allègre (ski alpin), 32 ans, originaire de Saint-Chaffrey (Hautes-Alpes) et licencié au club de Serre Chevalier.

    Romain Allemand (snowboard freestyle), 19 ans, Varois originaire de Marseille (Bouches-du-Rhône).

    Nils Alphand (ski alpin),

    29 ans, originaire de Briançon (Hautes-Alpes) et licencié au club de Serre Chevalier.

    Aïdan Chollet (snowboardcross), 21 ans, originaire de Gap (Hautes-Alpes).

    Jonas Chollet (snowboardcross), 17 ans, originaire de Gap (Hautes-Alpes).

    Richard Jouve (ski de fond),

    31 ans, originaire de Briançon.

    Terence Tchiknavorian (ski cross), 33 ans, originaire d’Avignon (Vaucluse), membre du Groupe des skieurs du Sauze Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence).

    Melvin Tchiknavorian (ski cross), 28 ans, né à Marseille (Bouches-du-Rhône) et originaire de Barcelonnette (Alpes-de-Haute-Provence).

    Florian Chakiachvili (hockey sur glace), 33 ans, originaire de Briançon (Hautes-Alpes).

    La loi olympique 2030 a été entérinée

    Le Parlement a définitivement adopté, jeudi, la loi olympique.

    Une étape déterminante pour la concrétisation du projet

    Alpes 2030. Qualifié de « boîte à outils essentielle à la bonne lraison des Jeux » par la ministre des sports, Marina Ferrarl.

    Ce texte est issu d’un compromis entre députés et sénateurs en commission mixte paritaire. I permet des dérogations temporaires au droit commun en matière d’urbanisme, de logement, de santé, de travail mais aussi de sécurité Le Comité international olympique (CIO) s’est lui-même réjoui dès mardi de cette « bonne nouvelle » et d’une « bonne étape de franchie», selon Pierre-Olivier Beckers, chargé de superviser les préparatifs de ces jeux d’hiver organisés par les régions Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes.