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  • À Gap, la gauche unie se lance pleinement dans la bataille

    À Gap, la gauche unie se lance pleinement dans la bataille

    Numériquement, la victoire est à la portée de cette nouvelle équipe. L’Union pour Gap d’Élie Cordier a récolté 26,9% des voix au premier tour, dimanche, et Ambitions pour Gap 2026, le mouvement citoyen emmené par Charlotte Kuentz, 18,6% des suffrages. Ensemble, ils atteignent donc un niveau très proche de celui du maire sortant, Roger Didier (DVD), crédité de 40,5% des suffrages.

    Deux équipes ancrées sur le terrain

    Ils peuvent même le devancer légèrement, à condition toutefois de réussir à rassembler à nouveau les électeurs qui les ont soutenus au premier tour, auxquels pourraient s’ajouter les 2,9% recueillis par Jacques Patron (LFI). « On appelle à une mobilisation massive pour ce dimanche, scandait Élie Cordier, lundi, devant la préfecture. On invite toutes celles et ceux qui veulent un nouveau souffle pour la ville à se mobiliser électoralement. »

    Le scrutin s’annonce serré et chaque voix comptera. La nouvelle liste a déjà annoncé une réunion publique jeudi à 18h30 au Tempo, à Gap, en présence des deux équipes. Ce mardi, elles étaient réunies au local de campagne d’Élie Cordier pour identifier les zones d’abstention et définir les principaux axes de travail pour les quelques jours restant avant le second tour. Le but est de mobiliser tous les électeurs de gauche et, au-delà, tous ceux qui souhaitent une alternance. Porte-à-porte et tractage sont déjà prévus tout au long de la semaine. Un travail conforté par une certaine proximité d’idées pour la ville, même si les deux listes proviennent de structures différentes. « Il y a beaucoup de points de convergence entre nos deux projets, insistait Élie Cordier, lundi. Ce n’est pas un accord entre deux personnes, mais une dynamique collective entre deux équipes. »

    Le défi de l’alliance sera donc de mener la campagne ensemble, chacun conservant son mode de fonctionnement propre. L’avantage est que les deux groupes travaillent depuis plusieurs années sur le territoire. L’équipe d’Élie Cordier peut s’appuyer sur la force vive des trois partis unis de gauche qu’il représente (Parti communiste, Parti socialiste et Écologistes), et qui a lancé sa campagne il y a un an et demi. Le mouvement Ambition pour Gap 2026 est, quant à lui, solidement implanté localement et suit déjà de nombreux dossiers au conseil municipal, où il est présent comme groupe d’opposition depuis 2020. Ce second tour verra donc une triangulaire, avec le maintien de Raphaël Leroux (RN), qui a récolté 10,9% des voix au premier tour.

  • À Hyères, Giran s’allie à l’extrême droite

    À Hyères, Giran s’allie à l’extrême droite

    Les défections de ses anciens adjoints n’annonçaient rien de bon. Et effectivement, le maire sortant de Hyères, Jean-Pierre Giran (LR) ne s’est vu créditer que de 21,31% des voix et a dû se contenter de la seconde place derrière son ancienne adjointe au commerce et à l’animation. Véronique Bernardini, tête de la liste DVD Hyères ensemble a en effet capté 26,94% des suffrages.

    Troisième place sur la liste

    Deux autres listes ont également réalisé des scores leur permettant d’être au second tour : celle d’extrême droite Jean-Michel Eynard-Tomatis (L’avenir Hyérois) avec 19,49% des voix et celle du centriste Nicolas Massuco (Hyères avenir) avec 15,93%. Deux dernières listes étaient sous la barre des 10% : Hyères unie à gauche de Caroline Moulin qui a fait 7,86% et, enfin, celle du candidat ciottiste François Cornileau. Son Union des Hyérois a fait 8,47%. Suffisamment pour fusionner. Et Jean-Pierre Giran a sauté sur l’occasion, avec une fusion annoncée mardi soir. « Un rassemblement avec la liste de Cornileau, dans un seul but agir pour Hyères et les Hyérois », plaide-t-il dans un communiqué avant de souligner qu’« ils partagent la même vision d’Hyères et le même amour des Hyérois ».

    Ancien adjoint de Giran au poste, le jeune François Cornileau a déjà connu plusieurs étiquettes : le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, Les Républicains tendance Retailleau et enfin l’Union des droites pour la république lancée par Ciotti en 2024. Un sacré pedigree.

    Si l’actuel président de la Métropole reste tête de liste, François Cornileau prend la troisième place et a imposé la présence de 12 des siens, le nombre « d’historiques » de la liste Gardons le cap se réduisant à 33.

    Une manière de préparer des alliances pour la future présidence de la Métropole, Toulon Provence Méditerranée, sachant que la ville centre est ciblée par l’extrême droite ? Alors même que le président de la fédération LR varoise, Jean-Louis Masson qui avait soutenu Michel Bonnus, vient de dire qu’il « souhaitait la victoire de Josée Massi » à Toulon ?

  • Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans le Var, la gauche perd beaucoup de terrain

    Dans quatre des cinq plus importantes villes du Var, les progressistes n’ont pas passé le premier tour. Il n’y a qu’à La Seyne où Stéphane Sacco, 4e, ira au second tour, maintenant sa liste malgré la menace de l’arrivée du RN, pour conserver une voix de gauche à la mairie. À Draguignan, où tout était à faire après 12 années de quasi-disparition de la gauche et des écologistes, il n’y avait guère d’illusion. « On partait de 0, donc 8,4%, c’est une étape, même si on aurait préféré passer les 10% », analyse la tête de liste (Les Écologistes) d’Uni.es pour Draguignan Christophe Terras, qui a pu jauger « la nécessité de l’union. La division aurait donné un très mauvais résultat. On va continuer de travailler sur cette dynamique. Il reste beaucoup de travail qu’on n’a pas pu faire en un an », affirme-t-il avec optimisme.

    Peu d’illusions à Fréjus, également, où la réélection de David Rachline (RN) au premier tour, quasi certaine avant le scrutin, a ironiquement permis à « Fréjus Riposte » de sauver le siège qu’elle détenait au conseil municipal. À Toulon, en revanche, ne pas passer la barre des 10% représente une sacrée déception. Certes, Magali Brunel réalise un score proche de celui de Guy Rebec en 2020 (8,38% contre 9,12). Mais ce dernier avait bénéficié de la victoire au premier tour d’Hubert Falco pour obtenir trois sièges, ce qui n’est pas le cas cette année puisque l’élection se jouera en deux tours. Et malgré sa « main tendue » à Josée Massi, celle-ci ne l’a pas saisie, ce que « regrette » le collectif, qui ne sera donc plus présent dans l’opposition municipale, mais promet de « continuer à porter ses propositions dans l’intérêt des Toulonnais et des Toulonnaises ».

    Déceptions à Sanary et St-Cyr, espoirs au Pradet et à La Garde

    À Hyères, il y aura un second mandat de suite sans élu de gauche. La liste d’union conduite par Caroline Moulin (Les Écologistes) ne franchit pas le premier tour, comme Philippe Dao en 2020, mais affiche une légère progression (7,86% contre 6,63) et une dynamique enclenchée.

    Il est des endroits où le cœur est plus lourd. À Sanary, Jean-Pierre Meyer (PCF), qui avait ramené la gauche au conseil municipal 12 ans après sa disparition, n’a pas pu réitérer cette performance. « Avec 76 voix de plus nous pouvions être au second tour. Mais ce résultat n’efface pas notre belle progression depuis 2014 » positive le candidat, qui veut continuer de favoriser le « vivre tous mieux à Sanary, y compris sans élu, même s’il faudra parler plus fort ». Situation similaire à Saint-Cyr, sevré de ses deux élus de gauche, où la communiste Sylvie Vinceneux veut poursuivre « le combat pour la justice sociale, la solidarité, la paix, la transition écologique et le pouvoir d’achat par d’autres voies ».

    Pas davantage de réussite à Six-Fours, où la liste de Pascal Cabras ne verra pas le second tour. Notons cependant des éclaircies au Pradet, où le Printemps Pradétan de Laurent Bailloux sera au second tour, tout comme la liste (apparentée DVG) de Julia Peironet-Brémond à La Garde, qui, avec 30,65%, n’est qu’à 793 voix de la maire sortante Hélène Arnaud-Bill (LR).

  • Josée Massi en appelle à la mobilisation générale à Toulon

    Josée Massi en appelle à la mobilisation générale à Toulon

    « Nous sommes dans un moment grave, chacun doit prendre ses responsabilités », commence mardi matin, devant la presse, la maire sortante sans étiquette, Josée Massi. Elle veut s’adresser aux Toulonnais avec « clarté » et « sérénité ».

    La candidate rappelle le désastre de 1995 lorsque Toulon s’est livrée au Front national. Le Port du Levant a en effet déjà cédé aux sirènes de l’extrême droite et s’y est retrouvé écrasé sous un déluge de corruptions et malversations. Un poison que la ville a mis deux décennies à évacuer, tant le naufrage moral et économique avait été gigantesque, avec un centre-ville dévasté.

    Un passif que la candidate porte-parole du RN, Laure Lavalette, refuse d’endosser prétendant même mal connaître cet épisode. À cela, Josée Massi lui conseille de s’adresser à l’un de ses propres colistiers, Franck Giletti, qui faisait déjà partie de l’équipe du maire frontiste Jean‑Marie Le Chevallier, le fossoyeur de la ville. Et de poursuivre : «  C’est grâce au travail de la majorité municipale durant ces 25 ans que nous avons redressé la barre collectivement. Nous avons redonné la fierté à la ville, sa prospérité économique, je vous rappelle qu’on est une des villes les mieux gérées. »

    Mais tout cela peut s’arrêter dimanche, prévient Josée Massi, si la digue, en conscience cette fois, venait encore à céder, et une majorité de Toulonnais se laisser abuser par des « promesses intenables ». Ou tout simplement refusant de mener le combat. Prêts à un nouveau sabordage aux effets démultipliés.

    Pour l’intérêt général

    Pour l’éviter, un véritable sursaut sera nécessaire. La première magistrate invite donc les citoyens à regarder précisément les programmes de chacun et à venir la rencontrer, elle et son équipe, pour en discuter et en débattre.Et d’ajouter : « Toutes les préoccupations des Toulonnais m’intéressent. Je veux le dire avec force : mon cap, c’est Toulon et l’intérêt général. »

    La candidate veut donc continuer, comme elle le fait depuis le début de la campagne, à convaincre en s’appuyant sur un projet et la droiture de sa personne. Sans coups bas ni mises en scène, contrairement à la diva des plateaux qui cache la vacuité de son programme par une ironie agressive.

    Mais, attention, la correction ne signifie pas se laisser faire. Elle envoie donc : « Je vis à Toulon, j’ai grandi à Toulon, c’est une ville où j’habite encore. Je ne crois pas que ce soit le cas de mon adversaire qui prétend connaître une ville qu’elle a décidé de quitter. » Élue au conseil municipal en 2020, la candidate du parti à la flamme a en effet choisi de démissionner pour partir à la Région.

    Josée Massi rappelle qu’il ne s’agit ni d’une élection nationale ni d’un concours de notoriété, mais bien de « choisir pour Toulon une équipe capable de gouverner, de décider et de protéger sans idéologie, ni en opposant l’économie au social, ou le centre-ville aux quartiers, et encore moins la sécurité à la liberté ».

    L’urgence aujourd’hui est donc, dit-elle, de « se rassembler pour ne pas laisser les Toulonnais se laisser abuser par des récits simplistes, les provocations permanentes et les postures de Laure Lavalette », en appelant à toutes les bonnes volontés, quelles que soient leurs sensibilités.

    L’occasion de rappeler que Toulon, en agissant de la sorte, a sauvé l’honneur du département en 2024 aux élections législatives en envoyant à l’Assemblée nationale le seul député varois n’appartenant pas à l’extrême droite. Pour être plus précis, c’est le peuple de gauche qui a fait le job. Et il le fera à nouveau, dimanche, toujours viscéralement du côté de la résistance.

  • [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Notre fusion est essentielle pour gagner à Aubagne »

    [Entretien] Jean-Pierre Squillari : « Notre fusion est essentielle pour gagner à Aubagne »

    La Marseillaise : Ce meeting est charnière : il acte la fusion de vos listes, au cœur d’une courte semaine de campagne de second tour. Quelle forme ce rendez-vous va-t-il prendre et quel message souhaitez-vous adresser aux habitants ?

    Jean-Pierre Squillari : Nous allons tous les deux prendre la parole à ce meeting, d’abord Giovanni Schipani, puis moi. Nous allons naturellement commencer par revenir sur les raisons pour lesquelles nous avons décidé de cette fusion. Il s’agit aussi de réinsister sur le danger que représente Gérard Gazay, avec le risque qu’il arrive à se maintenir à la mairie, et celui de Joëlle Mélin, avec le risque qu’elle accède aussi à la mairie. On va parler de notre stratégie afin d’empêcher que cela arrive.

    Justement, quelle est cette stratégie ? Comment allez-vous mener campagne pendant ces quelques jours ?

    J.-P. S. : La liste a été déposée hier [lundi] en préfecture, avec huit colistiers de la liste Aubagne mérite mieux qui nous rejoignent. Dès ce matin, nous avons commencé, notamment avec la tractation. Nous faisons campagne ensemble, avec une seule et même équipe de militants sur le terrain. Avec ce brassage, nous étions facilement une trentaine sur le marché, ce mardi matin. Et on va continuer exactement de la même manière, comme ce qu’on a appliqué pendant la campagne : nous avons un calendrier de rendez-vous pour mobiliser et tracter toute la semaine. Nous allons aller devant trois, voire quatre écoles, dès ce mardi soir. Pour les marchés, avec la trêve électorale, nous ne pourrons rien faire ce week-end, mais nous étions présents à celui de ce matin, et serons probablement sur celui de jeudi. L’avantage, c’est qu’on est deux fois plus.

    Que diriez-vous à un électeur qui doute de ce rassemblement ? Quels sont les arguments ayant mené à cette décision ?

    J.-P. S. : L’argument principal, c’est que nous voulons chasser Gérard Gazay de la maison et que nous ne voulons absolument pas que Joëlle Mélin y entre. C’est celui-ci l’argument choc, parce que sans fusion, nous n’y arriverons pas à Aubagne. La fusion est essentielle pour gagner. Autrement, nous ne sommes que des spectateurs. Et puis, ce rassemblement est tout à fait naturel, puisque nous avons le même langage. Nos deux programmes se ressemblent, à quelques nuances près bien entendu, mais il y a beaucoup de similitudes.

    Par exemple ?

    J.-P. S. : Nous avons tous les deux mis au centre de nos préoccupations la revitalisation du centre-ville, l’arrêt de la bétonisation, ou encore la construction d’une halle dans le centre-ville. Nous voulons aussi instaurer des tables rondes avec les commerçants afin de trouver des solutions à la fermeture incessante de tous ces magasins et attirer de nouvelles enseignes à Aubagne. Ces choses-là étaient sur le programme de Monsieur Schipani, et sont des points majeurs d’accord entre nous. Et puis, pour les quelques différences qui existent évidemment, nous allons les aplanir en discutant. Et cette discussion, nous sommes tout à fait prêts à l’avoir.

    Seulement une journée après l’annonce du rassemblement, quels retours avez-vous déjà reçus des habitants et de vos soutiens sur ce choix de fusion ?

    J.-P. S. : Nous avons de très bons retours. Encore ce mardi matin, au marché, beaucoup de personnes nous ont dit qu’ils considéraient qu’il s’agissait d’une fusion intelligente. Beaucoup d’habitants comprennent ce choix commun et sont enthousiasmés par ce rassemblement de nos deux listes pour Aubagne.

    Meeting de campagne de Jean-Pierre Squillari et Giovanni Schipani, ce mercredi 18 mars, à 18h30, à la salle du Bras d’or.

  • [Entretien] Marc Pena : « À Aix, il faut l’unité face à Sophie Joissains et au RN »

    [Entretien] Marc Pena : « À Aix, il faut l’unité face à Sophie Joissains et au RN »

    La Marseillaise : Vous organisez un premier meeting, ce mercredi, au centre de congrès. Quel est son objectif ?

    Marc Pena : Mercredi, on sera à trois jours de la fin de la campagne du second tour. On attend à peu près 450 personnes. On est en train de mobiliser un maximum pour que les gens viennent. Ce meeting va servir à rassembler. J’ai remarqué le très fort taux d’abstention, de plus de 50%, qui explique en partie ce résultat. Le grand vainqueur de cette élection, c’est l’abstention. On va essayer de mobiliser les gens à aller voter. On doit arriver à gagner cette élection.

    Pour y parvenir, quelle est votre stratégie face à une maire sortante largement en tête ? Sur quelles réserves de voix comptez-vous ?

    M.P. : On a déjà une réserve de voix claire du côté de la gauche radicale : Mounir Ben-Ammar, qui conduisait une liste REV et qui a fait moins de 5%, me soutient officiellement. Avec LFI, on ne fait pas de liste commune, ils ne peuvent plus se maintenir étant à 8%, donc j’espère qu’ils vont appeler à un barrage contre le RN et pour chasser Sophie Joissains. Parmi ces réserves de voix, on compte aussi les abstentionnistes, ainsi que ceux qui ont voté Philippe Klein [11%] et qui en ont marre de la politique clientéliste de la maire sortante.

    Vous voulez unir en construisant un front contre Sophie Joissains et le RN ?

    M.P. : Oui, le mot d’ordre est l’unité face à Joissains et au RN. La maire sortante a fait un gros score [39,4%], mais rien n’est joué. Si les abstentionnistes se réveillent et si les réservoirs potentiels s’expriment à travers notre liste, on peut gagner. Ces 25 dernières années, la même famille a gouverné. Beaucoup d’habitants le vivent comme une fatalité et ne vont pas voter. On dit que les Aixois l’ont choisi, mais la vérité, c’est que 25 ans à la mairie, ça permet de mettre en place des réseaux, des clientèles, des obligés de la mairie et de Madame Joissains qui ont peu d’autonomie. Ce sont des propos lourds que je prononce, mais c’est la réalité. On en dénoncera certains dans ces deux meetings. De plus, l’ensemble des forces de progrès doit s’opposer à la liste RN de Monsieur Geiger [15,9%]. Ils ont fait suffisamment pour être au second tour et représentent un grand danger pour l’avenir de la ville.

    Vous avez annoncé un second meeting, jeudi, au Jas-de-Bouffan. Pourquoi ce quartier ?

    M.P. : Il se tiendra à la salle des Cèdres au Jas-de-Bouffan. Aix ne se limite pas au centre-ville et aux allées provençales, comme le croient certains, notamment les Joissains. Il y a les quartiers populaires et les villages aussi. Jas-de-Bouffan est une ville dans la ville, avec 35 000 habitants. Si on n’écoute pas ces gens, si on ne leur redonne pas d’espoir, ce sont simplement la colère et la frustration qui s’exprimeront, d’abord en ne votant plus, et demain peut-être par des tensions sociales plus importantes. C’est notre vocation, en tant que gauche, de représenter les classes populaires. On veut accueillir un maximum de personnes pour se rassembler en vue d’une victoire.

    Meeting mercredi 18 mars à 19h au centre de congrès d’Aix-en-Provence ; meeting jeudi 19 mars à 19h à la salle des Cèdres

  • Loïc Gachon déterminé à poursuivre son action pour « faire avancer » Vitrolles

    Loïc Gachon déterminé à poursuivre son action pour « faire avancer » Vitrolles

    Pas de répit pour Loïc Gachon et ses colistiers. Dès le lendemain du second tour, ils ont repris le chemin du terrain. À Vitrolles, pas de négociations, fusions ou retrait du second tour. La liste d’union de la gauche arrivée en tête (41,1%), devant l’extrême droite (36,5%) et la droite (22,4%) retrouvera les mêmes adversaires, ce dimanche.

    « Je veux remercier, saluer, l’ensemble des électeurs qui nous ont fait confiance. Dimanche, rien n’est joué pour autant, le choix sera simple : faire avancer Vitrolles, encore, avec un programme sérieux que nous portons, fait par des Vitrollais, pour des Vitrollais », martèle le maire sortant.

    Mobilisation générale

    « Face à nous, c’est le retour en arrière, la division, le symbole de tout ce que Vitrolles a connu et ne veut plus vivre. Au cours de cette campagne j’ai rencontré de nombreux habitants, je les ai écoutés. Ils m’ont parlé de leurs projets, de leurs envies, mais aussi des difficultés du quotidien, nous en tenons compte. Dimanche prochain, chaque voix va compter. Chaque vote sera décisif », insiste Loïc Gachon, qui a fait le choix de ne pas organiser de grand meeting de second tour, mais une multitude de rencontres de terrain.

    « Nous allons en priorité dans les secteurs où il y a un déficit de participation, en particulier dans les quartiers populaires, on est tous les jours à la rencontre des Vitrollais », explique-t-il. Ce mardi, il a réuni environ deux cents personnes qui ont pris part à la campagne de premier tour pour un moment convivial destiné à créer les conditions d’une mobilisation générale pour le second.

    Loïc Gachon se dit « serein » au regard de ses rencontres avec la population. « Nous avons une avance qui n’est pas confortable, mais qui est nette. L’enjeu pour nous, c’est de convaincre jusqu’à la fin de la campagne que pour faire gagner Vitrolles, il faut voter pour nous massivement dimanche. Le message a tendance à bien passer », assure-t-il.

  • [Entretien] Nicolas Koukas : « Il faut tourner la page et rendre la ville aux Arlésiens »

    [Entretien] Nicolas Koukas : « Il faut tourner la page et rendre la ville aux Arlésiens »

    La Marseillaise : Comment comptez-vous l’emporter dimanche ?

    Nicolas Koukas : Tout d’abord en travaillant sur les abstentionnistes. Ensuite, lorsqu’on additionne les voix des candidats de gauche, on voit qu’on est devant. Et puis, surtout, on constate que deux Arlésiens sur trois n’ont pas voté pour le maire sortant. Au premier tour, on choisit, et au second, on élimine. Donc, au second tour, il nous faut éliminer le maire macroniste et son système, d’autant que de nombreux dossiers le concernant sont dans les mains de la justice depuis quelques jours, d’après certains médias. Il est temps de tourner cette page du clientélisme de M. de Carolis.

    Quelles actions menez-vous pour maintenir la dynamique jusqu’au second tour ?

    N.K. : Je suis, ce mercredi matin, sur le marché d’Arles et l’après-midi dans les quartiers et les villages de la ville, jusqu’à vendredi minuit. Il n’y a pas de minute de repos, on y va à fond ! Mardi après-midi, j’étais dans le quartier populaire de Barriol, à la sortie d’une école, on a fait du porte-à-porte. On est en train de convaincre toutes les familles que dimanche, il n’y a qu’un seul choix si on veut proposer une alternative, apporter des solutions concrètes dans le quotidien notamment sur le prix des transports, des cantines, etc. La seule candidature pour tourner cette page macroniste et rendre la ville aux Arlésiens est celle que je porte.

    Avez-vous reçu de nouveaux soutiens ?

    N.K. : On a reçu le soutien de Serge Meyssonnier, un ancien élu de M. de Carolis, un vrai gaulliste, qui avait été mis de côté très vite, mais aussi celui d’Europe Écologie-les Verts par l’intermédiaire de son sénateur, Guy Benarroche. Les soutiens commencent à se multiplier, ils sont de tous bords et c’est une bonne chose. Ils viennent d’abord de la gauche et ensuite de ceux qui veulent en finir avec le système qui a été mis en place depuis six ans. Au total, on compte douze démissions dans la majorité sortante, 200 départs d’emplois municipaux et des problèmes d’éthique et de morale extrêmement graves.

    Qu’avez-vous prévu pour ce dernier meeting ?

    N.K. : Une grosse mobilisation pour réexpliquer que le choix de dimanche est décisif pour l’avenir d’Arles. On veut rendre la ville aux Arlésiens, donner des moyens par quartier, par village pour que les habitants décident d’eux-mêmes des choix qui seront les leurs. Nous évoquerons les sujets liés à la prévention, à la tranquillité publique, aux stationnements, au centre-ville, aux quartiers qui ont été complètement délaissés. Mais, aussi, les villages comme Mas-Thibert ou au Salin-de-Giraud, où aucun investissement n’a été fait. Cela s’est d’ailleurs traduit dans les résultats, puisqu’au Salin-de-Giraud, je fais 41% au premier tour et 36% à Mas-Thibert. Les quartiers qui ont été abandonnés en appellent à nous. On sera là.

    Que répondez-vous aux attaques qui visent votre appartenance politique ?

    N.K. : Je trouve l’attitude de M. De Carolis indigne. Je rappelle qu’en 2015, lorsque j’avais été opposé au Front national sur une élection départementale, le premier qui m’avait appelé, c’était Patrick De Carolis, PDG de France Télévisions, en me disant « il faut battre l’extrême droite ». Et aujourd’hui, il n’y a dans sa bouche que les mots « extrême gauche » et « communiste ». C’est nier l’histoire d’Arles et celles de femmes et d’hommes qui se sont engagés dans la résistance, dans des combats syndicaux, dans des combats humains. C’est insultant vis-à-vis du peuple d’Arles et du peuple de gauche. Il n’a pas dit un mot sur l’extrême droite. Ce qui est normal puisqu’il a sur sa liste des gens qui sont proches du Rassemblement national. Son seul projet, c’est l’anticommunisme. Moi, mon seul projet, c’est de mettre fin à son système clientéliste. On a besoin d’une ville calme et apaisée. Ce que n’a pas su apporter Patrick de Carolis depuis six ans.

    Que signifierait une victoire à gauche dans le département ?

    N.K. : J’estime qu’on a résisté. Si on additionne les 25,5% aux 10% des Insoumis et les 1% de Lutte Ouvrière, on est à 36% au premier tour. On sait qu’il y a des réserves de voix qu’il faut désormais aller chercher. Il y a encore une capacité, ici, de résister à la fois à la macronie et à l’extrême droite.

  • [Tribune] À Martigues, toutes et tous mobilisés contre le fascisme, les politiques au service du capital et pour le progrès social

    [Tribune] À Martigues, toutes et tous mobilisés contre le fascisme, les politiques au service du capital et pour le progrès social

    Martigues est une ville construite par des générations de travailleuses et de travailleurs : ouvriers de l’industrie, de l’énergie, salariés du port, travailleurs de la pétrochimie, agents des services publics et personnels hospitalier. Les conquêtes sociales qui structurent notre territoire ne sont pas des privilèges. Elles sont le fruit des luttes du monde du travail, des combats syndicaux, des mobilisations populaires qui ont permis de construire ici une ville de solidarité et de progrès social. Aujourd’hui, ces conquêtes sont menacées. À Martigues comme partout en France, l’extrême droite tente de progresser en s’appuyant sur la détresse sociale qu’elle n’a pourtant jamais combattue. Le Rassemblement national prétend parler au nom de la population, des travailleuses et des travailleurs. Mais derrière ses discours, la réalité est claire : le RN est au service du même système que la droite et les politiques libérales de Macron celui du capital et des intérêts économiques dominants.

    L’histoire nous l’a toujours démontré : « du capitalisme naît le fascisme ».

    Quand les crises s’aggravent, quand les inégalités explosent et que la colère sociale monte, les forces du capital cherchent à détourner cette colère en divisant les travailleuses et les travailleurs. C’est précisément le rôle de l’extrême droite. Elle oppose les travailleurs entre eux ; elle désigne des boucs émissaires ; elle détourne les colères pour protéger les véritables responsables : ceux qui profitent du système. Partout dans les villes où l’extrême droite et la droite gouvernent, les résultats sont les mêmes : Ce sont les travailleuses, les travailleurs, les jeunes, les retraités et les privés d’emploi qui paient la facture. Moins de services publics ; moins de solidarité ; plus de privatisations ; plus de précarité ; plus de répression. À Martigues, les projets portés par ces forces politiques sont révélateurs. La droite veut stopper la construction de logements sociaux, attaquant directement le droit au logement des familles populaires.

    Dans le même temps, l’extrême droite développe un discours sécuritaire permanent, qui cherche à masquer les véritables enjeux sociaux.

    Car pendant qu’elle parle d’ordre et de sécurité, elle ne remet jamais en cause les politiques qui détruisent les services publics, affaiblissent l’hôpital et précarisent les travailleuses et les travailleurs. S’ils passent au pouvoir, les centres sociaux, les crèches, les services municipaux, les structures collectives seraient attaquées par des logiques de réduction des moyens et de privatisation.

    L’hôpital public subirait toujours plus la même logique destructrice : manque de moyens, pénurie de personnel, dégradation des conditions de travail. Le patient devient un client, la santé devient un marché. Ces orientations correspondent exactement aux politiques libérales menées par le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui affaiblissent les protections sociales et organisent la mise en concurrence des services publics.

    Dans le même temps, la droite et l’extrême droite soutiennent les mêmes orientations : Renforcement de la répression, restrictions des libertés, développement d’une économie de guerre et augmentation des budgets militaires au détriment des investissements sociaux. Elles soutiennent les logiques d’armement et d’affrontement international plutôt que la paix entre les peuples, tout en fermant les yeux sur les crimes commis contre le peuple palestinien. Leur stratégie est toujours la même : diviser le monde du travail pour protéger les intérêts du capital.

    Mais à Martigues, l’histoire démontre une autre voie. Les conquêtes sociales, la défense de l’industrie, le développement des services publics et du logement social ont toujours été obtenus par l’unité et la mobilisation du monde du travail. Martigues est une ville où les travailleuses et les travailleurs se sont toujours battus pour leurs droits.

    Elle doit rester une ville de solidarité, de services publics et de progrès social.

    Face à l’extrême droite et à ses politiques de division, la CGT appelle les travailleurs, les jeunes, les retraités et l’ensemble de la population martégale à se mobiliser.

    Pour combattre le fascisme et défendre le progrès social, misons le bulletin de vote de Gaby Charroux.

    Face à l’extrême droite et aux politiques antisociales menées au service du capital : Le monde du travail doit rester uni, organisé et mobilisé.

    Par UL CGT région martégale, CGT Territoriaux Martigues, CGT Hôpital Martigues, CGT Total La Mède, CGT Pétrochimie Lavéra, CGT Inéos Petroineos

  • Les syndicats martégaux à l’offensive contre le RN

    Les syndicats martégaux à l’offensive contre le RN

    Dès 6h mardi matin, les militants de l’Union locale CGT du pays martégal et des syndicats qui la composent sont rentrés en campagne. « Tous mobilisés contre le fascisme et pour le progrès social », peut-on lire sur les tracts tirés du communiqué publié lundi après-midi (voir ci-dessous), distribués à l’entrée de l’hôpital, puis devant l’hôtel de ville à 8h et à la cafétéria du complexe pétrochimique de Lavéra à midi.

    « Nous prenons position dans la campagne motivés par les 28% de l’extrême droite », explique Jessica Jadé, cosecrétaire du syndicat CGT des agents de la Ville après la distribution à la mairie. « En aucun cas le RN ne répond aux enjeux du camp des travailleurs. Déjà, la bascule impacterait directement le nombre de services publics, par la privatisation de l’entretien, des espaces verts, des crèches ou de la restauration collective », détaille la syndicaliste. Mais aussi, « quand l’extrême droite parle de baisser le budget de fonctionnement, il parle de nos salaires ! Nos conditions de travail sont directement impactées », considère Jessica Jadé.

    Un avis complété par sa cosecrétaire Mylène San Nicolas. « Ça veut dire ne plus remplacer lors de départs à la retraite », estime-t-elle, mais aussi « la remise en cause de la qualité du dialogue social », avec la majorité actuelle et « plus de difficultés à obtenir des avancées pour les agents, avec le RN ou des antisociaux en place ».

    Les discours et les actes

    Au sein du complexe pétrochimique de Lavéra, à la pause de midi, les travailleurs se pressent à la cafétéria. Toute une équipe s’est mobilisée à leur rencontre. « J’ai grandi avec la mairie Lombard, puis Charroux, et je veux que mon fils puisse profiter de tout ce qu’elle propose », explique Anthony Celor, cégétiste à Naphtachimie et habitant de Lavéra, rappelant que « Gaby Charroux est le seul à s’être occupé des problèmes dans nos entreprises, contrairement aux autres qu’on voit jamais et qui votent contre la nationalisation d’Arcelor, l’augmentation des salaires et pour les baisses de budget des Villes ».

    Cyril Renard, travailleur d’Ineos syndiqué à Sud Chimie, trouve « super bien fait » le tract de la CGT qui est distribué. « Il permet d’aller convaincre, d’expliquer les mensonges et bluffs et pourquoi faire barrage au RN qui est contre les syndicats, affirme-t-il. Tout ce qu’ils ont fait et voté à l’Assemblée montre qu’ils sont contre les travailleurs », conclut-il.

    Des positions partagées par Sandrine Jacquemus, travailleuse sur site. « Tout le monde doit prendre ses responsabilités » considère-t-elle, pointant que « bizarrement, il n’y a aucun syndicat d’extrême droite pour défendre les travailleurs, c’est bien parce qu’ils défendent le capital ».

    Issu de Naphtachimie, le secrétaire de l’Union locale CGT, Daniel Bretonès, affirme que « jamais un salarié n’a tiré d’avantages de l’extrême droite ». Et assène : « Qui était devant Kem One ou Total La Mède pour nous soutenir lorsque ces usines étaient menacées ? Qui est le premier à nous avoir répondu pour défendre l’hôpital ? Qui était devant les écoles quand des classes étaient menacées ? Qui était à Notre-Dame-des-Marins à 4h du matin pour soutenir les habitants et appeler les crèches pour apporter du lait ? C’est Gaby Charroux et Pierre Dharréville, et il n’y avait pas d’élections à ces moments-là », liste le syndicaliste.

    Dans ce contexte, Daniel Bretonès affirme que « Gaby Charroux est le seul à pouvoir faire barrage au RN », de même qu’il défend « un bon bilan et programme », contrairement à « celui qui se cache derrière Bardella et n’a jamais été là ».

    Jean-Luc Di Maria s’explique sur son maintien à Martigues

    Le candidat DVD a publié une vidéo sur le réseau social Facebook, mardi soir, pour expliquer avoir décidé de maintenir sa candidature au second tour. « Pas le choix le plus simple, mais assumé » justifie-t-il. « Je ne ferai aucune alliance avec le RN » tranche le candidat. « Nos valeurs ne sont pas les mêmes », note Jean-Luc Di Maria, indiquant avoir demandé à Emmanuel Fouquart (RN) : « Quelle est ta position sur la promesse faite à la communauté musulmane concernant un bail emphytéotique pour construire leur mosquée ? sa réponse a été niet ! Voilà la vérité » lance-t-il. « Gouverner n’est pas diviser, mais unir. Je refuse les calculs politiques qui vont à l’encontre des valeurs que je défends » tance le candidat, qui tiendra son meeting jeudi à 18h30, salle du Grès.