À une semaine du premier tour, un programme émane pour Sophie Joissains, maire sortante et candidate (DVD) à sa réélection pour la première fois. Au total, une centaine de propositions, étalées sur 16 pages, articulées autour de trois axes : « Préserver les Aixois, améliorer le quotidien, construire la ville de demain. » Et un credo : « Écouter, concerter, puis décider en responsabilité. » Parmi les promesses de campagne mises en avant, « pas d’augmentation d’impôts », mesure annoncée depuis le lancement de la campagne. En figure de proue, « plus de moyens et d’humains pour préserver la sécurité des Aixois », avec renforcement des effectifs de police municipale, la création d’un nouveau commissariat et le développement de brigades spécialisées. Le programme mise aussi sur « des services publics, des équipements sportifs et culturels dans chaque quartier et village », mais aussi un « art de vivre à l’aixoise, adapté à la transition énergétique ». Une liste de « projets emblématiques », portés par la candidate qui prône notamment : la réhabilitation du quartier du Faubourg, déjà lancée, le projet de rénovation urbaine du quartier d’Encagnane, qui a fait couler l’encre, ces dernières années, « l’écoquartier bioclimatique et culturel » de la Constance, « deux nouveaux parkings pour le pourtour du centre-ville » et un parking relais sur le tracé du futur BHNS, la mise en place d’une ferme photovoltaïque ou encore le développement de la géothermie… Autant de mesures qui seront développées ce mercredi, au meeting de la candidate.
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![[Entretien] Séverine Dellanegra : « Pour déployer la participation citoyenne » à Saint-Martin-de-Crau](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/22adaacf3658ddabcf2c0a3a686d30e3.jpg)
[Entretien] Séverine Dellanegra : « Pour déployer la participation citoyenne » à Saint-Martin-de-Crau
La Marseillaise : À la veille du premier tour, quels sont les retours que vous avez pu avoir sur le terrain ?
Séverine Dellanegra : Ces dernières semaines, les retours sont positifs. Après un mandat qui a connu trois maires, les Saint-Martinois témoignent que depuis notre arrivée fin 2024, ils ressentent cette stabilité retrouvée et que les projets avancent. Il faut rester prudent mais je suis sereine parce que notre équipe a rempli son contrat.
Pour ce dernier meeting, quelles priorités seront mises en valeur ?
S.D. : Je ne vais pas décrire tous les projets, ni les classer par ordre de priorité, parce que tous ont leur importance. La ligne conductrice de cette réunion publique est d’exposer la philosophie qui a guidé l’élaboration de notre programme, et notre vision pour la ville. C’est ce qui me semble faire la différence avec l’autre candidate. Un mandat inscrit une commune sur une trajectoire bien au-delà de six ans.
Comment décrivez-vous cette « philosophie » ?
S.D. : Le fil conducteur est « le faire ensemble », pour accompagner la ville dans un développement harmonieux, adapté aux besoins de tous, en préservant son identité de ville à la culture provençale et de ses richesses comme la dernière steppe d’Europe. Mon rôle est de déployer la participation citoyenne : de permettre aux Saint-Martinois, de s’exprimer, de choisir, voire de décider pour certains projets. Et tout cela avec de la pédagogie. Notre rôle en tant qu’élu est de proposer des projets tout en inscrivant la ville dans une véritable stabilité financière. Les projets que nous proposons sont inscrits dans un programme pluriannuel de financement, de subventions qui peuvent être récupérées. Ils ont été pensés, travaillés, chiffrés.
Vous annoncez un maintien des impôts fonciers : une différence par rapport à votre adversaire Tania Teixier qui mentionne une baisse de la taxe foncière ?
S.D. : Aujourd’hui, les recettes fiscales constituent la quasi-majorité des recettes d’une commune, les recettes de l’État, dotation globale de financement et autres, s’amenuisant d’année en année. Donc j’estime que nous devons être prudents par rapport à un avenir qui est incertain. De plus, si nous voulons investir, et j’estime qu’on doit engager des rénovations dans des infrastructures communales qui ont été trop longtemps laissées de côté, on ne peut pas annoncer une baisse des recettes. Ce ne serait pas cohérent et surtout démagogique.
Meeting, mercredi 11 mars, à 19h, salle Mistral.
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À Gardanne, ultime meeting pour la gauche avant le scrutin
Un dernier meeting, quatre jours avant le premier tour du scrutin. L’équipe Changeons de Cap pour Gardanne, fait le choix d’une union à gauche, la FI comprise, pour que la commune soit de nouveau un bastion de la gauche. « Les six mois de travail ont été au-delà des histoires de partis, tout le monde s’est mis au travail dans l’intérêt de Gardanne et Biver. Personne n’a ramené les histoires de luttes entre les partis politiques au milieu », rappelle Jean-Marc La Piana.
Lui, est en lice face au maire sortant, Hervé Granier (LR) et Bruno Priouret (RN). « Bien sur que je suis inquiet (…) je pense que le Front national peut faire un score important, je suis inquiet parce que je ne veux pas voir [Hervé] Granier gagner… Mon inquiétude, je l’exprime en travaillant encore plus, dans l’intérêt de notre projet », confie Jean-Marc La Piana, aussi fondateur de La Maison, spécialisée en soins palliatifs. Sur le terrain, les séquences de tractage, de porte-à-porte se poursuivent, les réunions de travail aussi : « J’ai la chance d’avoir une équipe qui joue le jeu, qui est sur le terrain (…) Je ne suis pas seul et c’est une marque de fabrique », assure Jean-Marc La Piana.
« Parler de l’avenir »C’est cet esprit, que l’équipe veut traduire au cours de son meeting, le mercredi 11 mars, à La Maison du Peuple. « On veut qu’il soit le reflet de notre dynamique de travail, qui a toujours été une dynamique très forte », glisse le candidat, qui promet : « je ne serais pas le seul à parler, et il y aura quelques surprises. Au meeting que nous avons tenu à Biver, il y avait beaucoup de monde, j’ose espérer que celui de Gardanne soit encore plus rempli. Je pense qu’on fait une campagne de proximité importante. » À l’ordre du jour de cette soirée donc, annoncée à la Maison du Peuple dès 18h30, le débat autour des points du programme, mais aussi des « choses ajoutées, vis-à-vis de ce qu’il se passe en ce moment », précise le candidat, allusion aux « attaques incorrectes » de ses opposants. « Mais ce qui m’importe est de parler de ce que l’on veut faire à l’avenir et ne pas tenir un meeting qui soit fait d’attaques pures ou frontales, ce n’est pas l’objectif. Il faut que les gens aient envie de voter pour nous et pas contre les autres, qu’ils aient envie de voter pour nous sur un programme qui me semble tenir la route, qui a été bien travaillé pendant six mois », estime Jean-Marc La Piana. S’il est difficile d’estimer le public qui sera présent mercredi soir, l’équipe s’attend à rencontrer des « visages nouveaux, c’est en tous cas l’objectif. On a été très bien accueillis en faisant du porte à porte », assure le candidat à gauche.
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L’Union locale CGT de Port-de-Bouc vote Laurent Belsola
Une communication sans équivoque. L’Union locale CGT des syndicats de Port-de-Bouc a diffusé sur les réseaux sociaux, ce lundi 9 mars, un tract au message clair : « Le 15 mars, votez pour la liste “Avec Laurent Belsola, poursuivons de l’avant”. »
Une montée au créneau loin d’être anodine à moins d’une semaine du premier tour : « Les municipales auront lieu dans un contexte de poursuite des attaques sociales menées contre les droits des travailleurs. Elles seront déterminantes : la commune peut être soit un rempart face à l’austérité, soit en devenir le relais. » Pour rappel, les travailleurs de Port-de-Bouc devront choisir entre le maire sortant, Laurent Belsola (PCF) et son opposant Pascal Spanu (DVD).
Des valeurs communesD’où l’explication de l’organisation syndicale : « Le candidat de l’opposition, parrainé par le Rassemblement national et proche de l’union des droites, porte un projet dangereux.» Une référence au soutien du « RPR », mouvement fondé par le député d’extrême droite Franck Allisio à Pascal Spanu. Ce dernier porterait un projet avec « les mêmes logiques de régression sociale que le gouvernement macroniste : réforme des retraites, de l’assurance chômage, de la santé, etc.»
A contrario, « la candidature communiste conduite par le maire sortant, Laurent Belsola s’inscrit dans une continuité claire : celle des valeurs de solidarité, du vivre ensemble, de défense des services publics et de progrès social », juge l’UL CGT. Des valeurs évidemment communes avec celles de la CGT. Qui conclut : « Nous sommes attachés à une politique municipale dans l’intérêt de toutes et tous, nous appelons à soutenir une équipe engagée pour l’intérêt général ! »
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![[Tribune] Renforçons la mobilisation contre l’extrême droite](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/a98d8c37f350c34242ac54e0922dfd8f.png)
[Tribune] Renforçons la mobilisation contre l’extrême droite
Nous faisons face à un danger grave, sans précédent et imminent, un risque jusqu’à il y a peu inimaginable, de victoire politique des idées d’extrême droite. Ce qui apparaissait il y a peu comme des limites infranchissables devient aujourd’hui possible, voire carrément accompli, les dernières digues sont en train de lâcher, la limite entre partis d’extrême droite et partis démocratiques s’estompe, certaines voix dites de gauche comme de droite ne se font plus entendre pour dénoncer le péril d’une république qui accueille en son sein des idées racistes et xénophobes. La minute de silence unanime à l’assemblée nationale à l’occasion de l’assassinat d’un jeune militant néonazi témoigne de ce trouble car le risque est grand d’oublier que derrière cette violence inacceptable, il y a l’expression d’idées de groupes néonazis qui elles seraient devenues acceptables. De même on a pu entendre sans pudeur une candidate à la mairie de Marseille revendiquer les valeurs Pétainistes traditionnelles de « travail, famille, patrie… ».
Il est évident que ce que nous observons ici s’intègre dans un phénomène mondial, de nombreux pays démocratiques ayant opté pour des gouvernements autoritaires, racistes et violents, dont les milices anti-immigration de Trump sont l’expression la plus révoltante. D’aucuns pensent que c’est une logique capitaliste poussée à son extrême, le fruit d’un technocratisme sans limite servant des intérêts financiers profondément inégalitaires poussé par la propagande des réseaux sociaux et de la presse financée. Quelle est la part de responsabilité de chacun dans le laisser faire ? Peut-on continuer à accepter cet état de fait sans trop se soucier des conséquences, en détournant le regard ? Le racisme est implanté, il s’exprime librement et il tue.
Les appels à un front républicain, le discours moralisateur qui consiste à dénoncer le discours d’extrême droite comme étant celui des méchants fascistes ne suffit plus. Il n’a d’autre effet que de renforcer la méfiance et le rejet car il nie l’évidence. La tolérance aux idées fascistes est désormais partout. On la retrouve à l’Assemblée Nationale, dans les médias, au travail, dans la rue, dans nos écoles, dans les hôpitaux. C’est un mal profond qui ronge et qu’il n’est pas si facile de nommer. Nous appelons à une prise de conscience de chacun sur ce qui pousse au laisser faire. Quelle violence est à l’œuvre, poussant à ne plus vouloir agir, à se résigner, voire à cohabiter ? Certaines voix s’élèvent aux USA, la résistance s’organise contre l’état fédéral. En France, on entend des prises de paroles isolées qui dénoncent les glissements qui s’opèrent. Nous appelons à rejoindre ces groupes et former une coalition des voix qui ne veulent pas se taire afin de continuer à faire entendre qu’un autre monde est possible, que les idées qui consistent à légitimer le rejet d’un groupe ou d’un individu ne sont pas compatibles avec notre idéal républicain, et qu’il s’agit de le défendre, de le faire vivre.
Mobilisons-nous pour les élections municipales, pas d’abstentions ni votes blancs, faisons barrage à l’extrême droite et luttons contre ceux qui se sentiraient prêts à s’y allier.
Signez et faîtes signer l’Appel des Voix de Marseille : https://voixdemarseille.com/
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Jean-Philippe Musso fait salle comble aux Pennes-Mirabeau
« Musso le maire qu’il nous faut ! ». L’espace Tino Rossi affiche complet. Des chaises sont sorties des placards pour les 600 participants recensés par les organisateurs. C’est ici, que Jean-Philippe Musso, le candidat DVG à la mairie des Pennes-Mirabeau donne son dernier grand meeting de campagne. « Les 15 et les 22 mars prochains, ce n’est pas mon élection, c’est la vôtre », lance-t-il à l’assistance. « Si vous voulez une équipe qui se bat, qui vous écoute, faites le bon choix ! » À ses côtés figurent la trentaine de personnes qui figurent dans sa liste, soutenue par le PS, le PCF et les Écologistes. « Notre équipe elle est unie, unique et engagée », martèle Joël Desroches, qui en est partie prenante.
À l’entrée de la salle, le programme officiel est distribué par les équipes. Le document a été conçu à partir des huit réunions publiques participatives menées dans toute la commune. « Nous avons travaillé main dans la main pour construire un programme qui vous ressemble », insiste Sandrine Gras-Trubert, colistière, « nous sommes allés vous rencontrer dans chaque quartier des Pennes-Mirabeau », ajoute-elle. La responsable relations entreprises dont c’est la première campagne électorale, défend un programme « réaliste et réalisable ».
Ancien adjoint aux Finances au sein de la majorité sortante, Jean-Philippe Musso a chiffré ses propositions : il prévoit 37 millions d’euros d’investissements sur les six prochaines années et 34 millions d’euros de fonctionnement. « Nous n’augmenterons pas les impôts », assure-t-il sous les applaudissements de salle. Les deux mesures phares résident dans la construction d’un lycée et la création d’un commissariat de plein exercice à Plan de Campagne. Une proposition soutenue par la municipalité de Septèmes-les-Vallons. « La sécurité est un droit pour tous, qui doit être garanti par les services publics », fait valoir le candidat.
Aussi, face aux inquiétudes soulevées par le projet de data center dans la zone d’activités des Sybilles, Jean-Philippe Musso promet : « Si je suis élu je procéderai au retrait immédiat du permis autorisé par Monsieur Amiel [le maire sortant, Ndlr.]. » L’édile soutient la liste de l’actuel adjoint aux Finances Grégory Bouchet (SE) qui propose, entre autres, un référendum sur la loi SRU. « Donc pour ou contre la loi de la République ? », ironise Jean-Philippe Musso.
Et, sur un trait d’humour il balaye d’un revers de la main l’hypothèse d’un « mariage » au second tour avec la liste son concurrent.
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Les prétentions écologiques de la droite à Marseille
Alors que les élections approchent à grands pas, les colistiers Christophe Madrolle et Anne Claudius-Petit, de la liste « Marseille je t’aime », ont exposés leurs engagements sur les thématiques de l’environnement et de l’écologie accompagnés de Romain Simmarano, deuxième de la liste. L’occasion pour ce dernier de critiquer le bilan du maire sortant, qu’il accuse « d’un énorme gâchis en matière environnementale les six dernières années ».
« Capitale de l’écologie »Christophe Madrolle, écolo-centriste, a affirmé sans détour avoir « le seul projet vraiment écologique pour la ville », présentant des mesures destinées à faire de Marseille la « capitale de l’écologie ». Il propose par exemple un passage à 30% d’énergie photovoltaïque en cinq ans, contre 12% actuels, sans détailler le modèle d’action. Dans le même élan, Anne Claudius-Petit déclare : « L’écologie devait irriguer toutes les politiques publiques », exposant ses idées pour obtenir « des effets concrets pour les habitants ». Elle a notamment proposé de faire « pousser des haies sur les grandes avenues pour assurer la continuité écologique », et de végétaliser la ville, assurant que « la biodiversité doit aller le long des avenues et sur les places des noyaux villageois »…
Romain Simmarano, qui a annoncé l’installation d’un
« corridor vert » pour les navires Corsica Linea, d’ici 2031, a conclu de manière piquante, vantant la liste d’une politique environnementale « non dogmatique : on ne supprime pas les sapins de Noël, sans pour autant être dans l’inaction comme la mairie sortante ».



