Category: Accueil

  • États-Unis, Algérie… l’OM présent à l’international

    États-Unis, Algérie… l’OM présent à l’international

    Gerónimo Rulli

    Comme de nombreuses nations qualifiées pour la Coupe du monde, l’Argentine dispute deux matches amicaux lors de cette fenêtre internationale. L’Albiceleste de Gerónimo Rulli s’apprête à affronter pour la première fois la Mauritanie puis la Zambie. Les deux rencontres auront lieu à Buenos Aires.

    Le premier match, face aux Mauritaniens, se déroulera dans la nuit de vendredi à samedi (0h15, heure française). Les champions du monde en titre accueilleront ensuite la Zambie, dans la nuit de mardi à mercredi (1h15). Le gardien marseillais pourrait fêter sa 8e sélection s’il est titularisé par Lionel Scaloni.

    D’abord convoqué, le défenseur Leonardo Balerdi a finalement déclaré forfait en raison d’« une lésion au mollet droit », selon un communiqué médical de l’OM.

    Quinten Timber

    Comme son frère jumeau, Jurrien, joueur d’Arsenal, Quinten Timber est sélectionné pour les deux matches amicaux des Pays-Bas lors en cette fin de mois de mars. Deux rencontres sur le sol néerlandais pour les « Oranje ». Ce vendredi, ils reçoivent la Norvège d’Erling Haaland pour une affiche très attendue avant la grande échéance mondiale de l’été. Timber aura peut-être l’occasion de faire face à une autre nation montante de la planète football. Mardi 31 mars, l’Équateur des Pacho, Caicedo, Hincapié ou encore Ordonez débarque à Eindhoven, pour un autre match amical.

    Pierre-Emile Højbjerg

    Pierre-Emile Højbjerg est le seul Marseillais à participer aux barrages de la zone Europe. Le Danois jouait, ce jeudi, une demi-finale face à la Macédoine du Nord, à Copenhague. Une première étape qui doit mener le Danemark à la Coupe du monde.

    Le vainqueur de l’Euro 1992 a réussi à franchir ce cap (victoire 4-0, Højbjerg a joué tout le match) et affrontera l’Irlande ou la République Tchèque, mardi soir. En cas de qualification, les Danois seront placés dans le groupe A, très ouvert, en compagnie du Mexique, de la Corée du Sud et de l’Afrique du Sud.

    Timothy Weah

    Alors que l’équipe de France est actuellement aux États-Unis pour affronter le Brésil et la Colombie, les Américains se testent eux aussi sur leurs terres. à quelques mois de leur Coupe du monde, Timothy Weah et ses coéquipiers accueillent deux nations européennes, à Atlanta. Samedi à 20h30 heure française, la Belgique fera face aux Américains dans le très moderne Mercedes-Benz Stadium (71 000 places).

    Dans la nuit de mardi à mercredi, c’est cette fois le Portugal, sans Cristiano Ronaldo, blessé, qui se déplacera dans cette grande enceinte. Timothy Weah pourrait obtenir ses 48e et 49e sélections, s’il participe aux deux rencontres de son pays.

    Amine Gouiri

    Amine Gouiri retrouve les Fennecs pour la première fois depuis sa blessure à l’épaule. Le 14 octobre dernier, le buteur olympien était percuté de plein fouet par le gardien de l’Ouganda. Une sortie kamikaze qui avait envoyé à l’hôpital l’Algérien, formé à Lyon. Opéré de cette épaule droite, il avait manqué la Coupe d’Afrique des Nations et de nombreux matches avec l’OM. De retour en forme, l’attaquant jouera deux rencontres amicales en Italie, durant cette trêve internationale.

    Tout d’abord, l’Algérie affrontera le Guatemala pour la première fois de son histoire. Un face-à-face prévu ce vendredi à 20h45, au stade Luigi Ferraris de Gênes. Mardi soir, dans l’antre de la Juventus, les Algériens remettent le couvert, qui plus est face à une nation forte d’Amérique du Sud. L’Uruguay, menée par Marcelo Bielsa, affrontera donc les champions d’Afrique 2019, à Turin. Deux tests de calibres différents avant de faire face à l’Argentine, l’Autriche et la Jordanie lors de la Coupe du monde.

  • [Cinéma] L’itinéraire de Shoaib et Chandan dans l’Inde contemporaine

    [Cinéma] L’itinéraire de Shoaib et Chandan dans l’Inde contemporaine

    Pour son deuxième film, Ghaywan signe un drame en hindi sur l’amitié quasi fraternelle de deux jeunes originaires d’un village du nord de l’Inde. Un pays dirigé par le nationaliste hindou Narendra Modi depuis 2014, qui a façonné la démocratie ethnique. Car si, dans l’Inde contemporaine, le système de caste est aboli, les divisions perdurent. Jouant sur la différence entre légitimité et légalité, l’État autorise les violences et humiliations quotidiennes sur les citoyens de seconde classe.

    Au-delà des clichés

    Shoaib est musulman et Chandan est un dalit (appelé autrefois intouchable). Ils rêvent tous deux d’intégrer la police car dira l’un : « Avec l’uniforme, on ne regarde pas tes origines sociales. » Passer le concours est une sacrée bataille : 2,5 millions de candidats pour 3 500 postes. Comme tous les jeunes sans emploi ou cumulant petits boulots, une lutte âpre les attend : se rendre au centre d’examen (quais bondés, trains surchargés), attendre les résultats du concours (serveur vocal saturé, évaluations suspendues), sans parler du report du recrutement à une date indéfinie. Chandan est reçu, Shoaib est recalé. Une fracture se déclare entre eux. Chandan essuie les remarques désobligeantes du prétendu privilège des dalits grâce au système de quotas. Shoaib dans une rage contenue, démissionne de son poste de commercial suite aux propos racistes et hilares de sa hiérarchie. S’en prenant au passage à l’un d’eux, complice par son silence : « Des gens instruits comme toi n’osent rien dire. » Une des scènes les plus abouties du film.

    Ayant grandi dans une famille dalit, le cinéaste explore la difficulté de trouver sa place dans l’ordre social. Lui-même a longtemps éprouvé le syndrome de l’imposteur après le succès international de son premier film Masaan (prix Fipresci à Cannes en 2015). Dix ans plus tard, il dit avoir effectué un travail cathartique, avec Une jeunesse indienne.

    Homebound (confiné à domicile) est le titre international du film. La seconde partie aborde le calvaire de travailleurs indiens jetés sur les routes pendant l’épidémie de Covid. Ghaywan explique s’être inspiré d’une photo d’article paru dans le New York Times en 2020 montrant un homme effondré, assis en bordure d’autoroute tenant dans ses bras son ami frappé d’insolation. Partis loin de chez eux, dans la cité industrielle de Surat, Chandan et Shoaib travaillent dans une usine de textile en attendant de trouver mieux. Un espoir contrarié par sa fermeture administrative et le confinement où les lits se partagent entre équipes de jour et équipes de nuit.

    Subsistance

    Comment aider leur famille, comment payer les mensualités d’un prêt, comment finir la construction de la maison familiale ? Le film nous plonge dans une réalité oubliée : le sort de millions d’ouvriers migrants désemparés, privés de salaires, ne pouvant pas rentrer chez eux suite à un confinement brutal.

    Le cinéaste dit avoir « voulu explorer les luttes silencieuses de personnes invisibilisées et trop souvent réduites à des statistiques ». C’est bien l’intérêt du film. La colère est intérieure, la honte dévastatrice, le sectarisme est banalisé, le harcèlement légitimé. Mais le scénario peine à sortir d’une lecture excessivement émotive et des dialogues trop explicatifs. Et si la jeune génération se heurte à des murs, leurs familles démunies financièrement restent humainement riches. Une fin douce-amère en guise de fin heureuse.

    Une jeunesse indienne, de Neeraj Ghaywan, Inde, 2h, sortie le 25 mars.

  • À Marseille, luttes projetées à l’écran et sur le terrain

    À Marseille, luttes projetées à l’écran et sur le terrain

    « Un court, un film, un débat. » C’est un refrain printanier qui résonne désormais depuis 10 ans à Marseille, faisant bourgeonner les œuvres cinématographiques comme autant de luttes à prolonger. Une petite longévité qui s’explique, selon Stéphane Rio, enseignant et membre de l’équipe du Printemps du film engagé, qui se tient du 27 mars au 3 avril, par « un besoin de débat. Notre programmation intéresse, mais les gens ont aussi besoin d’échanger ».

    Son credo ? Ne pas céder au fatalisme, comme l’indique le thème de la mouture 2026, La vie est à nous, empruntée au film réalisé en 1936 – et sorti 33 ans plus tard – par Jean Renoir et Jean-Paul Le Chanois, qui sera projeté le 2 avril au Vidéodrome2 (entrée libre). Une plongée au cœur de la campagne électorale et des victoires du Front populaire, destinée à rappeler « comment se remobiliser pour lutter contre la pensée réactionnaire et raciste. Avec l’idée de ne pas se soumettre, comme l’a montré le peuple en 1936, alors que les années 1930 étaient propices aux fascistes », explique-t-il. Des échos avec notre époque attestant que « la pensée critique et le mouvement social a encore toute sa place ».

    Global et local

    De la cause palestinienne, il sera aussi beaucoup question avec l’avant-première, vendredi 27 mars au Gyptis, du documentaire de Pierre Carles, L’affaire Abdallah, autour de Georges Ibrahim Abdallah, ce militant communiste libanais emprisonné pendant 41 ans. « Une enquête très fouillée montrant que ce prisonnier politique a été accusé à tort. Et, en même temps, un film qui retrace le combat pour les droits du peuple palestinien depuis les années 1960 », résume Stéphane Rio. S’ensuivra un débat intitulé « Pourquoi un tel acharnement contre les combattants palestiniens », en présence du politiste au CNRS Vincent Geisser et du militant de longue date pour la libération d’Abdallah, Charles Hoareau. Le lendemain, le Gyptis accueillera « une grosse soirée pour dénoncer les massacres » d’Israël, avec une sélection de courts-métrages réalisés par des Gazaouis, avant la diffusion d’Occupations, film sorti en 2025 qui documente le mouvement des étudiants de Columbia, aux États-Unis, pour « faire pression sur leur université liée à des entreprises d’armement américaines et israéliennes ». Des représentants de la flottille « qui partira les 4 et 5 avril pour Gaza » seront présents.

    Parmi la vingtaine de propositions du festival, les luttes locales ne seront pas non plus oubliées, comme pourront l’illustrer La réalité est là…, « lecture théâtralisée » de six mineurs non accompagnés, qui portent sur scène « leur ressenti en France et leur invisibilisation », ou encore Je suis la nuit en plein midi, en clôture du festival à La Baleine. Un documentaire performé politico-poétique qui suit un Don Quichotte et son Sancho Panza des temps modernes venant pourfendre les murs des ensembles résidentiels fermés qui pullulent à Marseille.

  • Le bourreau de Laëtitia jugé pour viols et torture en mai à Digne-les-Bains

    Le bourreau de Laëtitia jugé pour viols et torture en mai à Digne-les-Bains

    C’est une affaire sordide, que les médias comparent à celle de Mazan, qui sera jugée par la cour d’assises des Alpes-de-Haute-Provence du 18 au 22 mai 2026. Il est reproché à Guillaume B., responsable d’agence bancaire à Manosque, d’avoir violé, torturé et livré à des dizaines d’inconnus sa compagne Laëtitia pendant des années à Manosque, La Seyne-sur-Mer et Grasse. Il est également poursuivi pour détention d’armes sans autorisation. La mère de famille de 42 ans avait décrit le calvaire qu’elle a vécu à France Info : « C’étaient des coups de poing, des entailles dans le dos au cutter ou avec un couteau. Il me frappait aussi avec une planche à découper. J’étais souvent à sang. Il me brûlait aussi avec sa cigarette. »

    En plus de la violence physique, Laëtitia décrivait une emprise psychologique à nos confrères.

    Violence et emprise

    « Il me menaçait de me faire perdre la garde de mes enfants, d’envoyer à mes parents des images intimes et dégradantes de moi. Il décidait de mon heure de lever, de mon heure de coucher. Il décidait de mes vêtements, de ma coiffure, de mon maquillage. Il choisissait les appels et les mails auxquels je pouvais répondre. C’est lui qui décidait si je pouvais aller ou non chercher mes enfants à l’école. Même pour acheter une baguette de pain ou aller aux toilettes, je devais demander son autorisation. » Laëtitia dit aujourd’hui être « incontinente » et « handicapée » à cause des sévices subis. C’est une de ses amies qui avait alerté les forces de l’ordre en 2022. Guillaume B. avait alors été placé en garde à vue, puis en détention provisoire après l’ouverture d’une enquête.

  • Une formation qui permet de travailler dès la sortie

    Une formation qui permet de travailler dès la sortie

    Nadine Mouelle dirige le centre AFASEC de Cabriès depuis deux ans.

    Celle qui a fait de la formation, l’insertion et le devenir des jeunes, son but se donne à fond dans sa mission, entourée d’une équipe dont l’objectif « est d’intégrer au mieux les candidats aux métiers liés aux pratiques hippiques en les aidant à acquérir compétence et savoir-être ».

    Pas besoin d’être un crac en équitation pour intégrer son centre de formation. « Nous avons plusieurs filières, notamment celle de palefrenier – soigneur qui permet de vivre au plus près des chevaux. »

    Un travail d’équipe

    En proposant des journées portes ouverts, et des stages de formation à ceux qui souhaitent entamer la formation, sa structure est l’occasion de dévoiler « la face cachée de la carte postale, et tous les métiers qui composent le milieu des courses hippiques ».

    Ces stages sont très importants pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure. « C’est une première étape qui permet de repérer ceux qui ont les capacités pour faire un de nos métiers. C’est un moyen de s’habituer à la vie en internat et à la vie en communauté, aux contraintes dictées par le bien-être des chevaux, qui est la priorité », insiste Nadine Mouelle.

    Avec 35 heures de cours hebdomadaire, qui s’ajoutent aux incontournables soins à apporter aux chevaux, cette école « est destinée à faire l’apprentissage de la rigueur, dans un contexte de formation professionnelle où le stagiaire, puis l’élève, apprend un métier. Avec ses contraintes, ses aléas et ses habitudes qui ne sont pas celles d’une colonie de vacances ».

    Le quotidien du centre, c’est être auprès des chevaux au petit matin, à savoir 6h30 pour les débutants. Apprendre à gérer le stress, être à l’écoute et travailler en équipe autour d’un animal. « Pas tout le monde deviendra jockey, mais chaque élève qui va au bout aura un emploi dans la filière, en étant bien souvent sollicité avant la fin de leur formation, car il y a une pénurie de cavaliers d’entraînement », insiste la directrice.

  • L’AVC Aix Provence Dole se comporte comme un pro

    L’AVC Aix Provence Dole se comporte comme un pro

    Auteur d’un début de saison éclatant avec une deuxième place provisoire en Coupe de France, et une bonne dizaine de podiums en poche, les hommes de Sébastien Cottier se sont frottés au peloton professionnel ce week-end du côté de la péninsule ibérique. Sans complexe, le club aixois a une nouvelle fois fait sa place comme il a su le faire lors de sa seule invitation dans l’Hexagone sur le GP de La Marseillaise. Sur la classique des terres de l’Ebre (1.1 – 175,5 km), Jérôme Raus termine à la quatorzième plce à 15 secondes de l’Espagnol Manuel Diaz (Burgos), qui signe la première victoire de sa formation cette saison.

    Le Belge de l’AVC Aux se classe également deuxième coureur d’une équipe française au classement général, derrière Mathieu Burgadeau, neuvième de l’épreuve (TotalEnergies). Le lendemain, Oscar Nilsson Julien, triple champion de France sur piste, a bien failli décrocher le Graal sur le Grand Prix de Primavera Ontur (catégorie 1.2 – 166 km). Acteur dès le début du circuit, avec prime une victoire au sprint de montagne (1er) et le maillot à pois sur les épaules au final, « ONJ » se classe au pied du podium, à 50’ secondes du Néerlandais Axel Van Der Tuuk (Euskaltel). Le néo-aixois, Bohémond Barillot, intègre lui aussi le Top 10, suivi de près par Julien Marin (11e), Lucas Grieco (15e) et Joseph Brookes (18e). Cinq coureurs dans le Top 20 qui place l’AVC Aix Provence Dole à la première place au général par équipe. « Ces résultats ne font que confirmer l’excellent état d’esprit qui règne dans l’équipe actuellement », confie Sebastien Cottier, le directeur sportif aixois. Et dire que le printemps ne fait que commencer.

  • Le Comité olympique et sportif 13 dévoile ses ambitions

    Le Comité olympique et sportif 13 dévoile ses ambitions

    Entre stress de bien faire et excitation de débuter sa première assemblée générale en tant que président du Comité Départemental Olympique et Sportif des Bouches-du-Rhône (CDOS 13), Mickaël Gallet a accueilli les différents comités sportifs locaux, lundi, au sommet de la tour La Marseillaise. Aux côtés de son secrétaire général et fidèle bras droit, Bernard Callier, il en a profité pour d’abord exposer le bilan de sa première année de mandature, notamment marquée un engagement fort en matière de responsabilité sociale.

    « Le sport est trop souvent perçu uniquement sous l’angle de la pratique ou de l’événementiel. Or, c’est un levier majeur : de santé publique, de cohésion sociale, d’éducation, d’insertion, mais aussi de développement économique et d’attractivité territoriale », lance l’ancien dirigeant du District de Provence, convaincu que le rôle du CDOS 13 est également politique. « Nous avons essayé de porter ce message durant la campagne des municipales avec la diffusion du Plaidoyer porté par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) « Faire du sport une grande cause municipale », mais également en nouant des liens avec l’Association nationale des élus en charge Du Sport (ANDES) et l’Association Nationale des Directeurs et des Intervenants d’Installations et des Services des Sports (ANDIISS), ou encore avec la Ville de Marseille, avec qui nous n’avions aucune relation par le passé », poursuit-il, en estimant que son institution doit être présente « là où se prennent les décisions » et faire en sorte que le sport soit pleinement intégré aux politiques publiques, notamment à l’échelle des communes.

    Priorités et projets

    De plus en plus présent sur les réseaux sociaux, où il valorise les actions des comités et des clubs, le CDOS cherche à se rapprocher du terrain et de ses acteurs. L’exemple du premier séminaire des Comités Départementaux, organisé début 2026, en est l’illustration parfaite. « C’était un moment très fort. Un temps d’écoute, de franchise et de co-construction. Les comités ont pu exprimer leurs attentes, leurs difficultés, mais aussi leurs idées », souligne Michaël Gallet, qui souhaite avec ses équipes poursuivre ce travail de structuration et d’accompagnement. « Cela passera notamment par le développement d’outils concrets pour les comités et les clubs, mais aussi par un renforcement du dialogue avec les collectivités locales. Le sport doit être pleinement intégré aux politiques publiques territoriales. Nous allons également continuer à accompagner les transitions du mouvement sportif : transition écologique, mais aussi sociale, économique et organisationnelle », ajoute le président, conscient que sa fonction est « exigeante, mais passionnante ». « Ce qui me marque le plus, c’est la richesse humaine du mouvement sportif. Derrière chaque club, chaque comité, il y a des bénévoles engagés, souvent dans l’ombre, qui font vivre le sport au quotidien. Mon rôle, c’est de fédérer ces énergies, de créer du lien et de porter leur voix. Je le vis avec beaucoup d’humilité, mais aussi avec une conviction forte : le sport a un rôle essentiel à jouer dans notre société. »

    Et dans ce but, le CDOS 13 travaille sur plusieurs projets structurants : créer un Diplôme Universitaire dédié à la gestion associative sportive avec la Faculté des Sciences du Sport à Luminy, développer des « audits » pour orienter les structures vers des accompagnements personnalisés, accompagner les Comités et clubs dans la refonte de leur modèle économique ou encore la mise en place de Sport’Relève 13, un conseil des jeunes du mouvement sportif départemental. « Le sport mérite mieux que d’être considéré comme secondaire. Il est une réponse à de nombreux défis de société », conclut Gallet.

  • L’OM laisse filer sa chance et craque au pire moment

    L’OM laisse filer sa chance et craque au pire moment

    Avec l’OM, le scénario semble immuable. D’abord conquérants, les Olympiens finissent trop souvent par céder, quittant la scène la tête basse. Après le Stade Rennais, l’Olympique Lyonnais, le Real Madrid, le Sporting Portugal, le SCO d’Angers, l’Atalanta Bergame, le Toulouse FC, le Paris Saint-Germain, le Paris FC et le RC Strasbourg, le LOSC est venu s’ajouter, dimanche soir au stade Vélodrome, à cette longue liste de bourreaux décisifs après la 80e minute de jeu.

    « C’est une défaite douloureuse, surtout à domicile où nous voulons toujours gagner », a réagi Quinten Timber en zone mixte d’après-match. « C’était un grand match face à une équipe proche de nous au classement. Nous voulions vraiment le gagner, mais nous n’y sommes pas parvenus. Nous avons pourtant remporté trois matchs importants récemment, et celui-ci comptait aussi beaucoup », a poursuivi le milieu de terrain néerlandais, persuadé que le collectif phocéen doit davantage s’exprimer sur le terrain. Et surtout persister même quand l’OM mène au tableau d’affichage, ce qui était le cas une nouvelle fois dimanche soir avec l’ouverture du score d’Ethan Nwaneri. Mais il n’a fallu que quelques minutes aux Dogues pour revenir à hauteur.

    « On prend l’égalisation sur un temps fort de notre part, ce qui nous met un coup derrière la tête. Si on arrive à marquer avant, ce n’est plus le même match, a analysé Habib Beye, l’entraîneur de l’OM. C’est dommage, on manque d’agressivité et de réactivité dans la surface sur le 1-1. Au vu des autres résultats on avait l’opportunité de creuser l’écart sur nos poursuivants et de garder une dynamique positive. On ne va pas tout remettre en question, même si cette défaite est frustrante. C’est dommage », a-t-il répété, conscient de la belle opportunité qui se présentait aux Marseillais après la défaite de Lyon sur Monaco quelques heures plus tôt. Au lieu d’avoir cinq points d’avance sur les Lyonnais et les Lillois, avant un déplacement périlleux à Monaco au retour de la trêve internationale, les Olympiens n’ont plus que deux longueurs d’avance sur leurs poursuivants. Rageant.

    Béquille pour Greenwood 

    L’heure est désormais au repos pour les Marseillais, sauf pour les internationaux qui vont rejoindre leurs sélections respectives. « Quand on reverra les joueurs dans quelques jours, on devra être positif, tout en parlant de ce qui n’a pas marché, comme le trou physique que l’on a eu et un défaut d’intensité », a détaillé Habib Beye. Mason Greenwood, sorti à la 19e minute face à Lille, « souffre d’une béquille au quadriceps gauche », indique le club dans un communiqué publié lundi soir : « Son évolution sera suivie quotidiennement ». « Il a ressenti une grosse douleur », avait confié le technicien franco-sénégalais. Sans Greenwood, la fin de saison de l’OM s’annonce épineuse.

  • Mort de Lionel Jospin, Premier ministre de la « gauche plurielle »

    Mort de Lionel Jospin, Premier ministre de la « gauche plurielle »

    Le 21 avril 2002, le coup de tonnerre tombe. Pour la première fois, le Front national et son fondateur Jean-Marie Le Pen accède au second tour de l’élection présidentielle. C’est le choc, l’effroi. Contre toute attente, Lionel Jospin, le Premier ministre socialiste, arrive troisième de ce scrutin aux 16 candidats, marquant la division de la gauche et la montée de l’extrême droite, dans une campagne où le thème principal sera l’insécurité.

    À 22h30, depuis son QG de campagne, il prend la parole : « Au-delà de la démagogie de la droite et de la dispersion de la gauche, qui ont rendu possible cette situation, j’assume pleinement la responsabilité de cet échec et j’en tire les conclusions en me retirant de la vie politique après la fin de l’élection présidentielle », lâche celui dont ce fut la deuxième – et dernière – tentative de briguer l’Élysée. Dans la salle, les militants crient en chœur leur stupeur. C’est ainsi que se sont achevées trente années de militantisme au sein du Parti socialiste.

    Lionel Jospin est mort ce dimanche 22 mars à l’âge de 88 ans, a annoncé sa famille à l’AFP. Il avait indiqué en janvier avoir subi une « une opération sérieuse ». Un hommage national lui sera rendu jeudi. L’annonce de son décès a soulevé une nuée d’hommages unanimes, provenant de tous les bords politiques et au-delà des frontières hexagonales. « Lionel Jospin avait fait de la méthode une vertu et de la clarté une exigence. Il incarnait cette politique qui refuse l’outrance pour lui préférer le respect du contradicteur et la dignité du débat », écrit sur X l’ancien Premier ministre de droite Dominique de Villepin (2005-2007), qui officiait en tant que secrétaire général de l’Élysée lors de la période de cohabitation.

    Réformes sociales

    et privatisations

    Né en 1937 au sein d’une famille protestante de gauche, Lionel Jospin est dans ses jeunes années militant trotskiste au sein de l’Organisation communiste internationaliste (OCI) et s’engage à l’Unef contre la guerre d’Algérie. Il rejoint le Parti socialiste après le congrès d’Épinay en 1971 et sera élu premier secrétaire de 1981 à 1988, puis de 1995 à 1997. Proche de François Mitterrand, il deviendra son ministre de l’Éducation entre 1988 et 1992. En 1997, à l’issue d’élections législatives ratées pour Jacques Chirac qui entendait conforter son pouvoir avec une dissolution de l’Assemblée nationale, la gauche impose une cohabitation au président gaulliste. Lionel Jospin est alors à la tête d’une majorité de gauche plurielle alliant socialistes, communistes et écologistes.

    Ses ministres sont Martine Aubry (PS) à l’Emploi et la Solidarité, Jean-Pierre Chevènement (MDC) à l’Intérieur, Dominique Voynet (Les Verts) à l’Aménagement du territoire et de l’Environnement et Marie-George Buffet (PCF) à la Jeunesse et les Sports, pour ne citer qu’eux. Ensemble, ils mettent en place des réformes sociales ambitieuses et majeures. Le gouvernement Jospin aura porté les 35 heures hebdomadaires, l’instauration de la couverture maladie universelle (CMU), la mise en place d’un contrat d’union civile : le Pacs, ouvert aux couples hétérosexuels et homosexuels, et fait voter la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU). Mais aussi la généralisation de la police de proximité, la création du congé paternité, la loi sur la parité hommes-femmes en politique et l’aide médicale d’État (AME).

    Mais Lionel Jospin aura aussi été le chef de gouvernement ayant le plus privatisé en termes de montants, avec un total de 31 milliards d’euros. Parmi les privatisations les plus emblématiques figurent France Télécom, Air France, le Crédit lyonnais, ainsi que les autoroutes. Le bilan de son passage à Matignon reste également entaché par son impuissance face à la suppression par Michelin de 7 500 emplois dans toute l’Europe. « Il ne faut pas attendre tout de l’État ou du gouvernement, il faut aussi que se mobilisent à la fois l’opinion et les salariés de l’entreprise », affirmera-t-il à ce sujet en septembre 1999. Des propos qui choqueront les syndicats et provoqueront un séisme politique. « Une phrase comme celle-là me consterne. La séparation du politique et de l’économique ne correspond pas à la pensée socialiste. Je ne peux pas dire autre chose : c’est un revirement ! », disait Jean-Luc Mélenchon à l’époque dans les colonnes de Libération.

  • Des lycéens à la découverte de la police et de la justice

    Des lycéens à la découverte de la police et de la justice

    Magistrats, avocats, scènes de crime, armes… Des lycéens de filière professionnelle de Martin Bret à Manosque ont pu découvrir lundi les coulisses et les rouages de la justice et de la police nationale. Le matin, ils se sont rendus au tribunal d’instance, où ils ont reconstitué un procès. L’après-midi, ils sont allés au commissariat, où les policiers leur ont montré une fausse scène de crime, les cellules de garde à vue ou encore leurs armes.

    Casser la barrière

    entre jeunes et policiers

    L’objectif de cette journée en immersion était de susciter des vocations et de « casser la barrière qu’il peut y avoir entre les jeunes et les policiers », explique Caroline Paolasso, vice-présidente à la politique de la ville de l’agglomération Durance Luberon Verdon, qui organisait l’événement avec le CDAD 04 (conseil départemental d’accès aux droits).

    « Il faut passer l’examen du barreau, c’est très difficile, il faut s’accrocher », raconte aux jeunes Me Julie Okon, avocate à Manosque. Mais, « il ne faut pas se laisser effrayer par le travail. Quand on a envie, on y arrive », les rassure Me Emmanuelle Orta.

    « Pourquoi on a pas le droit d’aller en boîte de nuit quand on est avocat ? », demande un lycéen, étonné de la remarque de la bâtonnière qui leur a expliqué que, lorsqu’on était avocat, on ne pouvait pas « danser sur les tables en boîte de nuit ». « Notre attitude doit être irréprochable, nous représentons la justice partout, en toutes circonstances », lui répond Me Orta.

    « Est-ce que vous avez le droit de porter des armes à feu ? », « vos vitres, elles sont blindées ? », « est-ce que vos gilets arrêtent les balles de fusil à pompe ? », ont ensuite demandé les lycéens aux policiers manosquins.