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  • À Avignon, la révision du plan Faubourg contestée par des habitants

    À Avignon, la révision du plan Faubourg contestée par des habitants

    La clé de treize en or qu’Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, a utilisée pour démonter en grande pompe quelques panneaux stop va-t-elle aussi ouvrir les vannes d’un trafic accru dans certaines rues apaisées par le plan Faubourg ? C’est en tout cas ce qu’estime l’association des Quatre boulevards, qui milite contre plusieurs révisions lancées par l’édile, notamment le projet de réouverture à double sens au carrefour entre le boulevard Jacques-Monod, l’avenue Saint-Ruf et le boulevard Sixte-Isnard.

    Devant le siège de l’association, situé justement sur le boulevard Jacques-Monod, sa présidente, Valérie Villette, estime que rouvrir ce double sens « ramènerait toute la circulation de transit ». La structure avait en effet été créée en 2020 à la suite de l’amplification du trafic sur ces axes, consécutive à la réduction des voies autour des remparts et sur la rocade Charles-de-Gaulle pour laisser de la place au tram. « De 3 000 véhicules par jour, on était passé à jusqu’à 17 000 passages. Et pour beaucoup, c’était du transit, pas des Avignonnais », assure la présidente.

    La municipalité compte rouvrir ce double sens, ainsi que dans d’autres rues, accompagnée de différentes mesures, cet été, « après le Festival, sans doute en août », affirmait, lors de la présentation des premières décisions il y a dix jours, l’adjoint au maire délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie, Nicolas Donadille. Mais les prises de position du maire, notamment lorsqu’il expliquait que « tout le monde prenait ces sens interdits » et que « donc, à un moment, ce ne sont pas les gens le problème, mais bien les sens interdits », se font déjà ressentir sur le terrain. « Des adhérents m’expliquent qu’il y a plus d’agressivité envers les cyclistes », pointe notamment Valérie Villette, alors que quelques voitures s’engouffrent déjà à contresens sur le boulevard, sur la voie réservée aux vélos, bus et véhicules de secours.

    Demande de moratoire

    La structure pointe également le manque d’échanges avec les élus. « On n’a pu échanger qu’à une seule reprise avec Olivier Galzi. C’était pendant la campagne et il avait dit qu’il ne démantèlerait pas totalement le plan. On ne parvient pas à obtenir de rendez-vous avec Monsieur Donadille, malgré de multiples relances », regrette la dirigeante associative.

    Elle compte également, avec d’autres associations, demander un moratoire sur les modifications programmées. « Il faut que ce plan soit réellement étudié de manière scientifique et non pas juste au doigt mouillé. Les villes prospères ont arrêté le tout voiture depuis un moment », clame Valérie Villette.

    La question d’un contournement de la ville, la fameuse LEO (liaison Est-Ouest), est aussi évoquée. Tout en estimant que « le tracé doit être revu pour ne pas passer par la ceinture verte, une voie faisant le tour de la ville est perçue comme une solution pour apaiser les quartiers résidentiels en extra-muros. Le projet d’étoile ferroviaire autour du Grand Avignon est également vu d’un bon œil. « Il faut favoriser ces modes de déplacement. Les gens peuvent prendre le vélo dans le train pour aller au boulot sans perdre trop de temps, par exemple », illustre Valérie Villette.

  • Une offre de reprise pour Fibre Excellence

    Une offre de reprise pour Fibre Excellence

    « L’offre a été déposée à 12h, lundi 1er juin. L’objectif est de créer une nouvelle entité qui reprendra l’intégralité des actifs et des salariés », a annoncé la direction du groupe Fibre Excellence, qui emploie 670 salariés sur les sites de Tarascon et de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne. Il s’agissait de la date butoir fixée par le tribunal de commerce de Toulouse pour le dépôt des offres de reprise. C’est la seule qui aurait été déposée.

    Considérant « qu’il est établi que la SAS Fibre Excellence est dans l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible et est en conséquence en état de cessation des paiements », le tribunal avait placé l’entreprise en redressement judiciaire, dans sa décision du 27 avril. Il estimait cependant que « l’entreprise semble avoir les moyens de se diriger vers un plan qui aurait pour finalité la poursuite de l’activité, le maintien de l’emploi et l’apurement du passif » et avait accordé six mois de délais d’observation. L’entreprise doit revenir deux fois devant le tribunal pendant cette période : « Le mercredi 3 juin à 9h, munie d’une situation de trésorerie, d’une situation financière », explique la juridiction. Laquelle « renvoie l’affaire en chambre du conseil à l’audience du mercredi 17 juin à 9h, afin de déterminer si l’entreprise dispose des capacités financières suffisantes à sa poursuite d’activité et le maintien de la période d’observation ».

    « Il faut y aller ! »

    En mai, Carole Delga, présidente (PS) de la Région Occitanie, avait fait savoir que la collectivité était prête à intégrer la gouvernance de l’entreprise et à investir 5 millions. Elle avait rencontré, avec les représentants des salariés, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin. Et de promettre : « Je continuerai à me mobiliser. »

    Vendredi, la direction de Fibre Excellence a fait savoir que l’offre de sauvetage des deux dernières usines de pâte à papier de France avait obtenu le soutien des Régions Occitanie et Sud. L’offre a été présentée aux salariés. La relance de l’activité de cette entreprise survient après le désengagement de son actionnaire indonésien. « C’est la seule offre, a réagi Laurent Quinto, délégué CGT. Alors il faut y aller ! »

    Avec un bémol : « Ce plan de reprise doit permettre de redémarrer l’activité avec une trésorerie saine et retrouver un investisseur pour appuyer la relance. Il faut que, d’ici le 17 juin, l’état prenne une décision sur l’augmentation du prix de rachat du kWh sur lequel repose ce plan. »

  • L’état de la ressource en eau rassurant à l’approche de l’été

    L’état de la ressource en eau rassurant à l’approche de l’été

    À l’instar de ce qui est fait à travers le projet Var Bleu, le département du Var est mobilisé contre les risques de stress hydrique. C’est à ce titre que le Comité ressources en eau se réunit à intervalles réguliers, sous la direction du préfet du Var Simon Babre, pour réaliser un état des lieux. Un exercice important à l’approche de la saison estivale, qui s’est tenu jeudi 28 mai en compagnie des acteurs de la gestion de l’eau et de la sécheresse dans le département (services de l’État et établissements publics, élus, collectivités, usagers et associations).

    Le premier constat se veut rassurant : après une saison de recharge de l’hiver 2025-2026 excédentaire (+24% de précipitations, soit 775 mm pour 626 attendus), les nappes souterraines sont à un niveau satisfaisant. « Fin 2025, les nappes, notamment celles du centre Var, étaient déjà rechargées, et le niveau des nappes côtières était stable, un peu en dessous de la moyenne », explique Marc Moulin, hydrologue au Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM). « Il y a eu un tournant en décembre avec les crues spectaculaires du Gapeau, de la Giscle et de l’Argens, ce qui a conduit les nappes alluviales, situées sous les fleuves côtiers, à des niveaux plutôt hauts. »

    Pas de prévisions saisonnières fiables

    Comme en 2025, les trois premiers mois de l’année ont conforté cette tendance, notamment grâce aux nouvelles crues de février ayant placé les nappes « en position hautes à très hautes. On a désormais commencé la phase de tarissement », poursuit le scientifique, qui annonce « un étiage relativement modéré cette année. Comme on part de haut, on ne va pas arriver très bas, même si le tarissement est un peu précoce par rapport à d’habitude. » Et ce, malgré l’absence de pluie et des températures assez élevées depuis le début du mois d’avril.

    Mais avec des cours d’eau en baisse, il conviendra cependant de faire preuve de sobriété, annonce la préfecture, afin de restreindre tant que possible les mesures de restriction. D’autant plus que pour ce faire, on ne pourra pas vraiment compter sur les prévisions en termes de précipitations, celles-ci n’offrant pas « de tendances marquées à trois mois en Europe de l’ouest. Il y a trop d’incertitudes car nous sommes sur une zone de latitude moyenne », annonce Hélène Correa, responsable du service Prévision et Climatologie de Météo France sur la région sud-est.

    Ce Comité ressources en eau a aussi permis d’aborder la question de l’amélioration de la connaissance des prélèvements (près de 210 millions de m³ par an dans le Var) : 62% destinés à l’eau potable, 32% pour les usages agricoles et 6% pour d’autres usages économiques (golfs, ports, industries…). La Chambre de commerce et d’industrie a également présenté le programme ReS’Eau, qui accompagne les entreprises du tourisme vers la sobriété hydrique, du diagnostic des usages jusqu’à la mise en place d’actions concrètes.

  • Une femme meurt poignardée à Martigues

    Une femme meurt poignardée à Martigues

    Les faits se sont produits ce lundi 1er juin en milieu d’après-midi, rue Paul-Baptistin-Lombard, à Martigues, à proximité du cours du 4-Septembre.

    Alertés pour une femme de 25 ans en arrêt cardio-respiratoire, les sapeurs-pompiers sont rapidement intervenus sur les lieux. La victime, grièvement blessée par plusieurs coups de couteau, n’a pas pu être réanimée et a été déclarée décédée.

    Selon les informations de La Provence, le conjoint de la jeune femme aurait été interpellé par les forces de l’ordre puis placé en garde à vue.

  • [Entretien] Julien Bouillé : « Le projet de la CGT, c’est obtenir de nouveaux droits pour les salariés » dans les Hautes-Alpes

    [Entretien] Julien Bouillé : « Le projet de la CGT, c’est obtenir de nouveaux droits pour les salariés » dans les Hautes-Alpes

    La Marseillaise : Vous rempilez comme secrétaire général, seul cette fois. Quelle va être la feuille de route après ce 33e congrès ?

    Julien Bouillé : Les dossiers courants ne vont pas être mis de côté, les luttes pour l’amélioration des conditions de travail, le respect de l’environnement, l’égalité femme-homme, toutes ces questions-là sont notre leitmotiv. Mais, cette fois, on a voulu plus axer notre congrès sur les valeurs de la CGT, redonner du sens à ce qu’on fait et surtout le collectif. Il faut vraiment qu’on arrive à développer le collectif. On a fait notre table ronde, avec les camarades, et c’est clair : tout seuls, on n’y arrive pas. Notre but est de réunir, que ce soit des collectifs, des associations, des syndicats… Il faut qu’on frappe fort si on veut être entendus en face. Ce n’est pas faire du bruit, c’est porter des réclamations haut et fort, qu’on les martèle.

    Avez-vous discuté des enjeux spécifiques au territoire, comme la situation des saisonniers ?

    J.B. : Sur ce sujet, la tournée des saisonniers a été prise comme exemple de lutte, je ne dis pas à améliorer, mais à mieux faire, à rendre plus efficiente. Ne pas chercher à faire plus, mais mieux. La tournée des saisonniers, c’est quand on se déploie dans les stations en été-hiver sur plusieurs jours. On part du principe qu’il y a des salariés qui ne viendront pas nous voir, nous la CGT. Du coup, on va sur les lieux de travail, on se fait octroyer un emplacement. On reste une demi-journée, on fait plusieurs jours sur plusieurs stations. On distribue de la documentation, on est attendus dans certaines stations, même les employeurs sont contents de la doc’ qu’on leur donne, car souvent dans les petites entreprises, le RH, c’est le comptable, mais ce n’est pas son métier. Le travail saisonnier est une activité ponctuelle, en dent de scie, il faut peut-être qu’on réfléchisse autrement, ne pas faire des coups de rush et faire mieux.

    Serez-vous au congrès confédéral du 1er au 5 juin, à Tours ?

    J.B. : Oui, de par ma position au sein de l’organisation, chaque union départementale a un représentant au CCN (Comité confédéral national). Comme au congrès de l’UD, on attend que le congrès valide notre bilan d’activité. On fait un rapport et si les congressistes en sont satisfaits, ils le votent largement. Au dernier congrès, le bilan avait été approuvé entre 50 et 60%, ce qui veut dire que presque un congressiste sur deux est en désaccord avec ce qui est présenté. Mais ce n’est pas au congrès qu’on convainc, c’est tout au long de l’année. Moi, j’attends qu’on en ressorte boostés avec l’envie de vaincre, l’envie d’obtenir de nouveaux droits pour les salariés, pour les privés d’emplois, pour les retraités. C’est peut-être utopique, mais on fait ça que pour les gens vivent bien. On en a marre d’être dans la réaction à ce qui nous est imposé. J’aimerais être à l’offensive, qu’on arrive à porter plus, en étant à l’initiative. Notre difficulté, c’est qu’on a un gouvernement qui est tellement offensif et qui a bien plus de moyens, qui n’a pas nos limites d’argent ou de communication, et qui ne s’expose pas aux mêmes sanctions que nous de la part de la justice.

    La table ronde de jeudi a abordé la lutte contre l’extrême droite. Serez-vous à l’offensive sur ce terrain-là ?

    J.B. : Il faut ! On l’a vu sur Tallard, Gap, Chorges, La Bâtie, ils collent beaucoup alors qu’ils ne collaient pas avant. On le sait, c’est le RN Jeunes qui colle, ils font leur pub sur Facebook, c’est normal. Ils ont une activité régulière. Nous, on souhaite faire comprendre aux gens que leurs idées sont dangereuses. Le projet de la CGT, c’est l’émancipation, c’est faire comprendre ce qui est bon ou non pour les gens. On doit montrer que le RN, ce n’est pas quelque chose de social. On doit agir là-dessus, on a lancé un « codex » sur le département, un collectif de lutte contre les idées d’extrême droite. On a la volonté de développer cette activité, de s’outiller et d’être à l’offensive, pas que dans la réaction.

  • Provence Rugby écrit son histoire avec une première finale de pro D2

    Provence Rugby écrit son histoire avec une première finale de pro D2

    Sûrs de leurs forces et lucides sur les qualités adverses, les Provençaux avaient « une stratégie, un plan », d’après les dires de Philippe Saint-André. Vaincre Colomiers au stade Michel-Bendichou, c’est un exercice que Provence Rugby a déjà réussi cette saison. La confrontation du mois de novembre a été intense, follement défensive et deux points ont finalement séparé les deux entités (10-12).

    Sous la pleine lune, ce vendredi, les Aixois ont réalisé un coup de maître en terres toulousaines (36-14) pour entrer dans l’histoire de leur club. Samedi prochain, c’est de nouveau dans la Ville rose qu’ils joueront pour une place en Top 14, contre Vannes.

    La première période a frôlé la perfection pour les tuniques dorées. Même si l’égalisation a été immédiate, l’ouverture du score rapide, après 60 secondes de jeu, a idéalement lancé la partie. Quelques instants plus tard, Manuel Vareiro a intercepté le ballon ovale sur le côté gauche de la pelouse. Un mouvement qui a amené le seul essai des 40 premières minutes, conclu par Charly Gambini (10e).

    Provence Rugby a fait preuve de patience sur le plan défensif, à l’image de deux mauls de La Colombe, finalement revenus aux coéquipiers du capitaine Andres Zafra. Gambini héros aixoisPhilippe Saint-André avait pointé du doigt la principale faiblesse des locaux : la mêlée. L’ancien boss du XV de France a visé juste, avec plusieurs pénalités obtenues dans ce secteur. Des points « gratuits », puisque les buteurs ont été les hommes phares du premier acte. Phénoménal, Vareiro a enquillé les coups de pieds gagnants. Les staffs savaient pertinemment que le moindre point serait précieux et les visiteurs ont tenu cette ligne de conduite de bout en bout. 19-9 à la pause, Provence était dans la zone.

    La puissance dévastatrice des Provençaux en mêlée a même obligé l’arbitre central Pierre Bru à sortir le premier carton jaune de la partie dès la reprise. Ce moment clé de la rencontre a permis à Charly Gambini d’immédiatement s’offrir un doublé, en bout de ligne. La tension est montée d’un cran avec quelques accrochages entre les principaux acteurs. Le public a, par ailleurs, commencé à jouer son rôle, le tifo « Porté par le peuple », aperçu avant le coup d’envoi, a pris tout son sens. Les encouragements sont aussi arrivés par vague du haut de la tribune. L’encadrement provençal a poussé son équipe sur chaque réussite. Du haut de sa vigie, le staff a aussi demandé aux hommes en bord terrain de calmer certains joueurs, plus nerveux que d’autres. Provence Rugby s’est souvenu de son premier match cette saison dans l’antre toulousaine. La défense a été la clé de voûte de leur performance. En fin de match, l’indispensable Setareki Bituniyata est venu inscrire son 15e essai pour sceller cette qualification historique.

  • Les planctons à l’origine de la fermeture des plages de la Côte Bleue

    Les planctons à l’origine de la fermeture des plages de la Côte Bleue

    C’est un phénomène « un peu impressionnant », admet la directrice du Parc marin de la Côte Bleue Marie Bravo-Monin, simplement « lié au printemps et aux conditions météorologiques exceptionnelles ». Ce week-end, les communes de Martigues, Sausset-les-Pins, Carry-le-Rouet et Ensuès-la-Redonne ont pris des arrêtés interdisant la baignade à la suite de « blooms planctoniques ». Ces phénomènes ne sont associés à aucune « toxicité connue », précise l’Agence régionale de santé (ARS).

    Ce sont deux prises en charge pour cause de démangeaisons sur les plages de La Saulce et Sainte-Croix qui ont donné l’alerte. « C’est les symptômes d’une petite algue tropicale, l’Ostreopsis ovata qu’on a sur le littoral mais dont on a jamais dépassé les seuils réglementaires », explique Marie Bravo-Monin. Les pompiers ont ensuite évacué les deux rives martégales de manière préventive.

    « Les villes riveraines ont préféré prendre leur précaution puisqu’on était un jour férié et qu’il était complexe d’avoir des réponses dans l’immédiat », explique le maire d’Ensuès Michel Illac (DVG). Le Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône a néanmoins immédiatement écarté toute pollution chimique.

    Ce mardi, les mairies d’Ensuès-la-Redonne, de Carry-le-Rouet et de Sausset-les-Pins ont finalement rouvert leurs plages à la baignade. « Les résultats des analyses confirment à la fois l’absence de pollution organique (que l’on pensait liée à l’algue tropicale Ostreopsis ovata) ainsi que l’absence de pollution chimique », affirme Michel Illac. La Ville de Martigues a quant à elle engagé une analyse bactériologique des eaux en interne, dont les résultats ne sont pas encore connus. Les plages restent donc fermées.

    Une situation d’anoxie

    S’agissant du bloom planctonique, la directrice du Parc marin de la Côte Bleue explique : « On se retrouve dans des conjonctions de courantologie, avec de l’eau qui s’est réchauffée très rapidement, ce qui engendre la prolifération du plancton. Ce n’est pas anormal pour la période d’avril/mai. Là, c’est d’autant plus important au vu des températures et de l’absence de vent, qui engendre moins de brassage de cette masse d’eau qui se stratifie et devient donc toute verte à cause de l’anoxie des planctons. Ce qui mousse, c’est la décomposition de ces éléments. »

    Pas de pollution, donc, mais un phénomène naturel amplifié par les conditions météorologiques. Les relevés montrent qu’une présence de planctons jusqu’à 40 mètres de profondeur. « D’où l’importance du mistral », glisse Marie Bravo-Monin.

  • Le réalisateur Christian Mungiu remporte la Palme d’Or pour son film « Fjord »

    Le réalisateur Christian Mungiu remporte la Palme d’Or pour son film « Fjord »

    Le jury du 79e festival de Cannes a décerné samedi la Palme d’or à Fjord du cinéaste roumain Cristian Mungiu qui décroche ainsi sa deuxième Palme d’or après celle attribuée pour 4 mois, 3 semaines, 2 jours en 2007. Dans Fjord, inspiré de faits réels, le réalisateur enracine son récit en Norvège pour mettre face à ses contradictions une société qui prône la tolérance et l’ouverture aux autres mais peut exclure brutalement ceux qui dévient du chemin tracé pour eux.

  • Marseille : la RTM en route pour le « bus d’Or »

    Marseille : la RTM en route pour le « bus d’Or »

    La Régie des Transports Métropolitains (RTM) a organisé, ce mardi 5 mai, sur le site du dépôt de la Rose à Marseille, un challenge interne pour désigner le conducteur qui représentera l’entreprise lors de la prestigieuse compétition nationale du « Bus d’Or 2026 », du 9 au 11 juin à Paris. Une sélection qui a eu lieu en présence de la nouvelle présidente de la RTM, Samia Ghali et du directeur Hervé Beccaria. La première place est revenue à Bruno Schiavo du Centre bus la Rose. Il rencontrera désormais Aymene Allouache, du Centre d’Arenc qui a remporté le concours du meilleur jeune conducteur de France lors des WorldSkills 2025, pour une finale décisive qui désignera le représentant RTM au Bus d’or.

  • Face à des narcotrafiquants puissants, l’État tente de s’organiser

    Face à des narcotrafiquants puissants, l’État tente de s’organiser

    Un électrochoc. C’est ce que souhaitait Amine Kessaci, aujourd’hui adjoint au maire de Marseille, au lendemain de l’assassinat de son frère Mehdi le 13 novembre dernier, dénonçant inlassablement l’emprise d’un narcotrafic de plus en plus puissant et violent. Un meurtre « d’intimidation » qui marquait un « point de bascule » avait analysé à chaud le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez (alors que l’hypothèse d’une erreur sur la cible est plus que probable selon Le Monde de ce 12 mai), ce dernier promettant de se rendre régulièrement à Marseille.

    Depuis, il y a annoncé le 9 avril la reprise en main par la police judiciaire (PJ) des opérations et surtout une meilleure coopération entre les services. Il a aussi lancé un plan « Investigation » pour renforcer les capacités de la PJ pour faire face à l’évolution du crime organisé mais surtout remédier à la crise de la filière après la réforme de la police nationale. D’après une mission d’information menée en 2025 pour en faire le bilan, 82% des fonctionnaires se disaient insatisfaits de leurs conditions de travail et 77% en sous-effectif.

    Concrètement, la préfète de police déléguée n’a de cesse de relayer le message de l’État assurant de sa « mobilisation déterminée contre le narcotrafic, avec un recours rapide et ferme à tous les leviers disponibles », au fil des annonces de saisies de cannabis ou de cocaïne.

    Des policiers mobilisés

    Fin avril, elle affichait un bilan positif de « +18% de mise en cause au premier trimestre 2026 » soit un total de 1 044 personnes. Outre l’enquête, la doctrine, c’est aussi de s’attaquer aux petites mains avec les interdictions administratives de paraître, le cap des 200 ayant été franchi fin avril dans les Bouches-du-Rhône, sans oublier les consommateurs avec 8% d’augmentation des amendes forfaitaires délictuelles pour stupéfiants au premier trimestre 2026.

    Les maires tentent aussi d’agir. Une fiche pratique élaborée par la gendarmerie nationale, avec l’Association des maires de France (AMF), a été publiée cette semaine sur la plateforme Gend’élus évoquant notamment la prévention.

    Reste que la tâche est immense. Dans son rapport rendu le 10 avril sur l’état de la menace, le Sirasco (Service d’information, de renseignement et d’analyse stratégique sur la criminalité organisée) pointe un « niveau de violence sans précédent », des « profits criminels [qui] s’accroissent », et des réseaux qui « ont su mettre à leur profit toutes les avancées technologiques » indiquait sa cheffe, Annabelle Vandendriessche.

    De la technocratie pour la CGT

    Réagissant à l’annonce du plan « Investigation » et de ses 125 mesures, la CGT Intérieur estime que le gouvernement « empile les mesures techniques sans jamais affronter la réalité : la police judiciaire traverse une crise structurelle ». Le syndicat rappelle « le manque d’effectifs, l’absence de reconnaissance des enquêteurs et une organisation déjà fragilisée » et appelle à « un changement de cap ». Le syndicat propose de revaloriser le métier, de « garantir des effectifs » ou encore de « maintenir un lien fort avec l’autorité judiciaire ».