« Le feu sur le marché du Soleil est fixé », annonce Sylvie Odier, procureure adjointe au parquet de Marseille, peu avant 10 h 30. Après le départ de l’incendie aux alentours de 2 h 20 du matin, elle annonce qu’environ 2 300 m² du marché du Soleil « sont détruits », c’est-à-dire « quasiment l’entièreté du marché ».« Un homme vêtu de blanc a été aperçu en train d’escalader le marché. Peu après, l’incendie s’est déclaré. Attisé par le vent, le feu s’est rapidement propagé », développe-t-elle, sur place. D’où l’ouverture d’une enquête « en flagrant délit » avec comme chef d’accusation celui de « destruction par moyen dangereux ». C’est la division de la criminalité territoriale qui est saisie de l’enquête. Les opérations de mise en sécurité sont en cours mais il n’y aurait plus de danger en lien avec l’incendie. « 80 personnes ont été évacuées mais il n’y a pas de blessés à ce stade », précise-t-elle.
Category: accueil-third
-
![[Conseil Métropolitain] 73 maires apportent leur soutien à Nicolas Isnard contre Benoît Payan](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/5a7840053c8c07d44483e187c30b631b.jpg)
[Conseil Métropolitain] 73 maires apportent leur soutien à Nicolas Isnard contre Benoît Payan
Un observateur de la vie politique parlait d’ «œcuménisme abîmé». A quelques heures du conseil métropolitain qui se tient ce jeudi après-midi, avec à l’ordre du jour la modification du budget arrêté au mois de juin par le préfet de région, 73 maires de la Métropole Aix-Marseille – issus des différents groupes à l’exclusion de la gauche métropolitaine – apportent dans un courrier commun leur soutien au président (LR) de l’intercommunalité, Nicolas Isnard. «Nous vous demandons de maintenir notre séance du jour ainsi que son ordre du jour et vous assurons de notre soutien à la décision modificative présentée», écrivent-ils en appelant à « l’esprit de responsabilité ».
Trois jours après la demande formulée par la Ville de Marseille avec le groupe de la gauche métropolitaine de repousser la séance, ils dénoncent un débat « pollué par des prises de position intempestives » et des « paroles inacceptables ». Tandis que la municipalité marseillaise, la plus grande perdante de cette modification budgétaire avec une perte annoncée de 36 millions d’euros dans ses dotations, préconise de voter un budget en déséquilibre pour ne pas léser les communes, les signataires tancent de « fausses solutions » et une « ferme opposition à ce revirement de dernière minute ».
Solidarité renouveléeIls rappellent l’accord trouvé en conférence des maires avec la création d’un fonds de concours métropolitain pour compenser la baisse de la dotation de solidarité, un dispositif « validé par les services de la préfecture » écrivent-ils, après la note des services de l’Etat recadrant celui-ci.
Ils promettent une «solidarité renouvelée envers Marseille» lors de l’élaboration d’un futur pacte financier et fiscal pour la Métropole, quatre ans après celui qui avait instauré la dotation de solidarité dont la cité phocéenne est le premier bénéficiaire.
«La Métropole ne peut pas se construire contre la ville de Marseille, mais la ville de Marseille ne peut pas se construire contre sa métropole et les 91 communes qui la compose», concluent-ils.
-

La Région Occitanie met la culture camarguaise à l’étude
Des sabots sur le bitume, des arènes pleines un soir d’été, des manades dans les prés et des villages qui vivent au rythme des abrivados. La culture camarguaise se voit, s’entend et se vit. Mais combien pèse-t-elle réellement ? C’est la question à laquelle veut répondre la Région Occitanie avec une étude consacrée à ses retombées économiques, sociales et culturelles.
Depuis 2018, plus de 30 millions d’euros ont été engagés par la collectivité dans le cadre du Plan Camargue. Pourtant, les données permettant d’évaluer précisément ce que génère cet écosystème restent parcellaires. Courses camarguaises, fêtes votives, élevage, artisanat ou tourisme irriguent pourtant une large partie du Gard et de l’Hérault. Lors de la crise sanitaire, les seules traditions et fêtes votives avaient été créditées de 120 millions d’euros de retombées économiques.
Mettre des chiffres derrière les traditionsPour y voir plus clair, le cabinet Pluricité a été chargé de conduire l’enquête. Après une première rencontre le 7 juillet avec les principales fédérations et associations camarguaises, professionnels, collectivités et habitants vont être sollicités. Deux questionnaires sont notamment proposés aux habitants et aux spectateurs. « Qu’ils soient habitant du territoire, spectateur d’un événement camarguais, chaque témoignage est précieux », insiste la Région.
L’étude doit mesurer les retombées en matière d’emplois, d’économie, de tourisme, mais aussi de lien social et de transmission. Une culture « vivante » qui, selon la collectivité, « fait vivre les territoires » et contribue à leur attractivité. Les résultats serviront enfin « d’outil d’aide à la décision » pour orienter les politiques publiques. Des chiffres pour mieux défendre, préserver et transmettre ce patrimoine.
-

Nîmes, ou l’université qui cultive sa différence
À Nîmes, pas de campus tentaculaire ni de catalogue destiné à rivaliser ligne par ligne avec Montpellier. La jeune université gardoise, créée en 2007, a choisi une autre voie : faire de sa petite taille une spécialité. Près de 6 000 étudiants, 66 formations aujourd’hui au catalogue et une stratégie assumée de créneaux parfois très pointus. Benoît Roig oppose ainsi une université qui « travaille avec son territoire » à celle qui « travaille pour son territoire ». Nîmes, assure son président, « est dans le deuxième cas ». Une façon aussi de ne pas reproduire l’offre des puissantes voisines montpelliéraines ou avignonnaises.
Dans le Gard, cela donne un master Risques, environnement et sûreté nucléaire, adossé au bassin industriel de Marcoule et de la vallée du Rhône. Une vingtaine d’étudiants par promotion, de l’alternance en deuxième année et, selon ses responsables, une insertion proche de 100% dès la soutenance. Plus loin du réacteur mais tout aussi ancrées localement, une licence professionnelle mêle œnotourisme et projet culturel, tandis qu’une autre forme à la conception de produits textiles. L’histoire exploite, elle, la richesse patrimoniale environnante, jusqu’à un master d’« histoire vivante » tourné vers la médiation, la reconstitution et les usages publics du passé.
Des niches plutôt
que la concurrenceEt puis il y a les formations que l’on associe moins spontanément à une faculté publique. À Nîmes, on peut apprendre le métier de détective privé dans une licence professionnelle d’agent de recherches privées, aujourd’hui la seule recensée par l’Onisep en France. Ou étudier les mécanismes de la narration dans un master consacré à la production, aux usages et à l’interprétation des fictions, entre création, économie, droit et industries culturelles. Les diplômes universitaires servent eux aussi de laboratoire : généalogie, éloquence, laïcité et médiation et, à cette rentrée 2026, socio-oncologie, conçue avec l’IFME et présentée comme une première européenne.
Ce goût du sur-mesure n’empêche pas l’établissement d’étoffer ses cursus plus classiques. Cette rentrée voit arriver une licence sciences de la transition écologique, un master biologie-santé centré sur le vieillissement ou encore un master de mathématiques appliquées. La croissance se voit aussi dans la pierre : les sciences quittent les Carmes pour rejoindre la nouvelle tranche du site Hoche, pensée pour accueillir près de 1 500 étudiants. Depuis janvier 2025, le statut d’établissement public expérimental permet en outre d’associer l’ESBAN et l’IFME à un réseau comprenant notamment le Pont du Gard, la CCI, des lycées et le CHU. Une manière de fabriquer collectivement des cursus qu’une petite université ne pourrait pas toujours porter seule.
Le revers de la réussiteLa méthode semble produire des résultats. En 2026, L’Étudiant classe Nîmes deuxième sur 68 universités françaises pour la réussite en master : 82,8% des étudiants y obtiennent leur diplôme en deux ans. « Quand j’ai pris mes fonctions il y a six ans, il y avait encore des gens qui ne savaient pas qu’il existait une université à Nîmes », se souvient Benoît Roig. Aujourd’hui, l’établissement dit devoir refuser de plus en plus de candidatures en L2, L3 et surtout en master. La ville elle-même s’installe dans le paysage étudiant : elle arrive deuxième, derrière Vannes, parmi les villes de moins de 200 000 étudiants dans le classement 2026 de L’Étudiant.
Reste un paradoxe : cet essor se fait avec un portefeuille serré. En décembre 2025, le conseil d’administration a voté à l’unanimité une motion d’alerte : les moyens accordés à Nîmes seraient environ 50% inférieurs à ceux des universités de même catégorie, alors que ses effectifs étudiants ont augmenté de 30% en quatre ans. L’agilité qui a fait la force de la petite université risque donc aussi d’atteindre ses limites. Le pari est désormais de continuer à grandir sans perdre ce qui a construit sa réputation : des formations singulières, un pied dans le territoire et des étudiants que l’on veut encore pouvoir appeler par leur nom.
-

À Gap, les habitants invités à s’exprimer sur la rocade
Pensé dès les années 1970 pour désengorger le centre-ville, le projet d’aménagement de la rocade de Gap avance. L’enquête publique sur la section Sud de la rocade a débuté le 7 septembre et s’étend jusqu’au 9 octobre. Elle a pour but d’informer le public sur le projet, mais aussi d’assurer sa participation en lui permettant de donner son avis.
Avec un coût total estimé à 28,3 millions d’euros, il est prévu pour la section Sud un aménagement de 2,4 km entre le carrefour du Sénateur et la route de Marseille (RN85). Une piste cyclable longera tout le long de cette rocade. Un pont sera aussi construit au-dessus de la voie de chemin de fer, ainsi qu’une passerelle piétons-cycles.
« Ne pas perdre
une minute de plus »« En dépit des difficultés techniques qui affectent la section centrale de la rocade, portée par l’état, la suite du projet, dont la Ville de Gap a obtenu la maîtrise d’ouvrage unique, avance », a indiqué la Ville de Gap dans un communiqué, en début de semaine.
« L’objectif est de ne pas perdre une minute de plus dans ce dossier », explique le maire de Gap, Roger Didier. Il rappelle que parallèlement à cette enquête publique, les services techniques travaillent sur la section Nord. « Notre volonté est de lancer la concertation publique d’ici la fin de l’année ou au tout début de l’année prochaine. La priorité reste de mettre en service la section Nord le plus rapidement possible après l’ouverture de la section centrale, que l’état annonce pour la fin de l’année prochaine. » À la suite d’un glissement de terrain en septembre 2025, les travaux de la partie centrale ont été interrompus. Ils ont repris depuis le 20 juillet 2026.
Le dossier d’enquête publique est consultable à la mairie ou sur le site de la préfecture. Le public peut porter ses observations en mairie ou via pref-rocadesudgap@hautes-alpes.gouv.fr
Agathe Di Lenardo
-

Alpes-de-Haute-Provence : sapeurs volontaires recherchés d’urgence
« Les pompiers de Manosque recrutent » : pompiers et mairie ont lancé, mardi, la campagne de recrutement de sapeurs-pompiers volontaires, essentiels pour faire fonctionner les casernes. « On a absolument besoin des pompiers volontaires. Souvent, ce sont eux qui prennent le relais le soir, le week-end, quand les pompiers pro sont au repos, a expliqué Jean-Claude Castel, président du Sdis 04. Quand on a des feux qui durent, c’est la relève qui est compliquée. »
Pour réussir à recruter de jeunes volontaires, une classe jeunes sapeurs-pompiers a notamment été créée à La Motte-du-Caire, pour donner « une seconde chance à des jeunes qui viennent de partout », a précisé le président du Sdis. « À une époque, les places étaient chères, c’était souvent une histoire de famille. Aujourd’hui, on est sur un paradigme totalement inverse : on recherche beaucoup de monde pour diluer la sollicitation », a souligné le capitaine Clément Ortega, chef du centre de Manosque, regrettant de « perdre » de plus en plus de jeunes pompiers volontaires qui partent à l’étranger.
« Pas normal de poser des congés pour partir au feu »Le maire et les pompiers ont insisté sur l’importance de signer des conventions avec les entreprises du territoire pour qu’elles libèrent les sapeurs-pompiers volontaires lorsque cela est nécessaire. C’est déjà le cas de l’Occitane, qui a signé récemment une convention, a expliqué le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD).
Enedis, qui a également signé une convention avec le Sdis 04, a libéré un agent sapeur-pompier volontaire de Manosque, cet été, « pour aller faire un renfort de dernière minute en Gironde », s’est réjoui le capitaine Clément Ortega. « Il n’est pas normal que des sapeurs-pompiers volontaires posent des congés pour partir au feu. Il faut vraiment qu’il y ait une mobilisation des entreprises publiques et privées, en signant un maximum de conventions avec, on l’espère, dans le cadre de la loi de modernisation de la sécurité civile, des moyens financiers de compensation », a lancé Jean-Christophe Julien, président de l’Union départementale des sapeurs-pompiers.
Les pompiers et le maire ont également regretté le manque de « représentativité sociétale dans les casernes de pompiers », encourageant les habitants des quartiers prioritaires de la ville à s’engager auprès des soldats du feu. Pour y remédier, le maire de Manosque a évoqué le souhait de créer une « classe engagement » dans l’école du quartier prioritaire des Plantiers, à la rentrée 2027, où les pompiers interviendraient pour susciter « des vocations » chez la jeunesse.
« Aujourd’hui, on a 90 sapeurs-pompiers volontaires à Manosque. Pour que ça fonctionne bien, il faudrait être à 100 ou 110, en plus des 16 professionnels. Donc il faudrait 10 voire 20 personnes supplémentaires », a détaillé le chef de centre. Pour recruter, il a mis en place une cellule de développement volontariat au sein de la caserne de Manosque. Cette année a notamment été créée l’action « vis ma vie de pompier ». Trente salariés de l’Occitane ont par exemple été accueillis au sein de la caserne pour découvrir son fonctionnement et potentiellement s’engager aux côtés des soldats du feu. Les pompiers espèrent faire la même chose, cette année, avec les habitants des quartiers prioritaires de Manosque pour avoir plus de « mixité sociale », avance l’adjudant Jonathan Matha, en charge de cette cellule de développement volontariat. « C’est une manière de dépasser certaines idées reçues et de montrer que l’on peut devenir sapeur-pompier quel que soit son parcours, son milieu social, où l’on vit. »
-

La maire de Saint-Martin-de-Crau reçue à l’Élysée
« J’ai porté la voix de toutes les personnes et institutions qui pourraient être impactées par la solution de ligne très haute tension aérienne ». Au lendemain d’un rendez-vous à l’Élysée, Séverine Dellanegra, la maire (SE) de Saint-Martin-de-Crau ne cache pas sa satisfaction d’avoir pu faire « entendre la voix des territoires » au plus haut de l’État sur l’épineux sujet de la ligne THT. L’édile a en effet été reçue par le cabinet d’Emmanuel Macron, ce mardi. De quoi lui permettre de réaffirmer haut et fort sa position « partagée par la plupart des élus locaux, la Région, les parcs nationaux et chambre de commerce et d’industrie (CCI) ». « On partage la position de l’État sur l’importance de l’électrification de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, nous sommes évidemment favorables à sa décarbonation et réindustrialisation », explique Séverine Dellanegra. Avant d’apporter de la nuance : « Mais nous nous opposons à la solution aérienne actuellement proposée. Pour Saint-Martin-de-Crau et la Camargue, ça serait un désastre environnemental et écologique : elle viendrait couper en deux notre réserve naturelle de la Crau ».
Concertation et patienceElle s’appuie notamment sur « les besoins industriels qui se réduisent et dont les délais se reportent ». Des besoins moindres et plus tardifs, qui permettraient donc de gagner du temps dans l’élaboration du projet de la ligne THT, selon elle. « Le projet industriel le plus engagé est celui de Marcegaglia pour 2030-2032… On n’a pas donc besoin de 400 000 volts de plus d’ici 2030. Si on prend le temps, on peut faire une solution alternative qui apporterait une meilleure réponse qu’une grande ligne aérienne unique », développe-t-elle. Concrètement, l’élue a demandé aux services de l’État « une grande table ronde réunissant tous les acteurs impliqués dans le dossier ». Mais aussi que l’État « commande une étude détaillée sur la solution alternative proposée, souterraine et de 200 000 volts ». Laquelle coûterait « un peu petit plus chère que l’initiale », selon Séverine Dellanegra, mais « pas deux fois plus cher comme on l’entend parfois ». Reste à savoir si ces demandes seront bien prises en compte : « Avoir été reçue c’est déjà un signal fort dont on avait besoin. Il y a eu une vraie écoute », conclut-elle.
-

Les buralistes réunis à Salon-de-Provence contre la fiscalité du tabac, le RN en soutien
« J’ai l’honneur de remettre le prix de l’obésité fiscale à l’État français », lance cette animatrice de la Confédération des buralistes face à un peu moins d’une centaine de buralistes rassemblés sur la place Jules-Morgan, mercredi matin, à Salon-de-Provence.
Ces buralistes sont venus pour beaucoup du Gard et du Var. Ils étaient, selon leur confédération, plus de 500 à répondre à l’appel afin de « témoigner d’un ras-le-bol fiscal qui alimente en premier lieu le marché parallèle et les trafics », expose l’organisation dans son communiqué. « La situation économique du réseau se dégrade, les volumes de tabac vendus dans le réseau légal ont été divisés par deux en dix ans et le développement du marché parallèle fragilise directement les entreprises et le monopole » de l’État sur la vente du tabac, argumentent les buralistes.
Avec des paquets vendus à 5 euros en Italie et jusqu’à 9 euros sur le marché noir, contre un prix moyen de 13,50 euros dans le réseau légal français, la progression de ce marché parallèle s’observe également à travers la récente saisie spectaculaire de 26 tonnes de cigarettes par les douaniers de Marseille au terminal à conteneurs du Grand Port maritime de Marseille (GPMM), à Fos-sur-Mer, le 7 mai. « Dans le même temps, la pression fiscale continue de s’accroître et les buralistes font face à une insécurité croissante sur le terrain », insiste l’organisation.
Le « prix de l’obésité fiscale », remis avec un humour acide par l’animatrice de la Confédération, « récompense la gourmandise, l’insatiabilité, la boulimie fiscale », insiste-t-elle, sous les applaudissements de Marie-Pierre Callet, tête de liste RN aux sénatoriales, et des députés RN Franck Allisio, Romain Tonussi et Emmanuel Fouquart.
Thèmes antifiscauxSur les réseaux, Marie-Pierre Callet dénonce un « matraquage », Franck Allisio « l’enfer fiscal ». Ce dernier n’oublie pas de préciser que « Marine Le Pen est la seule à les écouter et demain la seule à les protéger ». Un positionnement dans la droite ligne de celui déjà adopté par Jean-Marie Le Pen aux côtés de Pierre Poujade dans les années 1950, reprenant des thèmes antifiscaux familiers à l’extrême droite française. La candidate déclarée du RN à la présidentielle a d’ailleurs adressé une lettre de soutien aux buralistes lundi, jour du lancement de la mobilisation nationale de la Confédération.
Parmi les revendications figurent notamment le gel du prix du tabac, la fin de son indexation sur l’inflation afin de « stopper l’escalade fiscale », ou encore « alourdir fortement les sanctions contre les trafiquants, renforcer les prérogatives des policiers municipaux ».
Les campagnes électorales sont visiblement bien lancées. La dernière étape de la mobilisation est prévue le 11 septembre, « au fief du Premier ministre », annonce la Confédération.
-

L’Université de Toulon mise sur la réussite et l’accompagnement des étudiants
« La rentrée se passe de façon tout à fait satisfaisante », commence Xavier Leroux, président de l’Université de Toulon (UTLN). Les effectifs sont en hausse, même si leur évolution définitive reste encore à confirmer aux alentours de la Toussaint, les inscriptions étant aujourd’hui beaucoup plus étalées dans le temps.
Concernant l’offre de formation, aucun bouleversement majeur n’est annoncé cette année. L’établissement poursuit toutefois son travail d’adaptation et d’évolution des cursus, avec des nouveautés attendues à l’horizon 2029 en fonction des besoins du territoire.
La direction confirme son ambition de poursuivre sur la voie de la professionnalisation par l’apprentissage, même si celui-ci est « plus difficile parce que moins accompagné ». Elle souhaite également augmenter la proportion d’étudiants poursuivant leurs études jusqu’au niveau master.
Xavier Leroux assume et revendique par ailleurs la proximité de l’Université avec le monde socio-économique, notamment dans le domaine de la recherche. Un portail permet ainsi aux partenaires de formuler leurs besoins et d’être orientés vers le ou les laboratoires susceptibles d’y répondre.
« Les étudiants et leur réussite sont au cœur de nos préoccupations », insiste Xavier Leroux. Avec un accompagnement qui reste au cœur de l’action de l’établissement, aussi bien au niveau de l’orientation, du parcours, du rythme des études et des conditions de vie. L’objectif affiché étant également de prendre en compte l’équilibre, le bien-être et la santé de ces jeunes.
Une dualité compliquéeLes besoins peuvent varier selon les sites universitaires. Les étudiants du campus de La Garde, qui disposent de davantage d’espaces de convivialité pour déjeuner que ceux du centre-ville de Toulon, expriment par exemple des attentes différentes en matière de pause méridienne. Les seconds privilégient un temps de pause plus court et des fins de journée moins tardives, contrairement aux premiers.
Le président de l’Université de Toulon a également mis l’accent sur la dimension stratégique liée à la Défense et aux partenariats institutionnels.
L’université est présentée comme un établissement dual, c’est-à-dire entretenant à la fois un lien étroit et durable avec son territoire, en s’impliquant activement dans le développement économique, social et culturel du Var et de la région Sud, tout en continuant à soutenir la formation généraliste, jugée « aujourd’hui moins attractive », ainsi que la recherche fondamentale. Une ligne de crête difficile sur laquelle Xavier Leroux affirme vouloir continuer à faire progresser l’établissement.
Implantée au cœur du premier département militaire de France et du premier port militaire d’Europe, l’UTLN a en effet fait de la dualité civile-défense un axe structurant de sa stratégie, pleinement intégrée à sa signature : « Sciences de la mer et sociétés méditerranéennes ». Cette stratégie s’appuie sur un écosystème territorial et partenarial associant les acteurs de la Défense, les entreprises de la Base industrielle et technologique de défense (BITD), les établissements académiques et les organismes de recherche.
C’est dans ce cadre que l’UTLN entend être pleinement associée au plan Jubelin, feuille de route destinée à préparer à l’arrivée du futur porte-avions F Libre, à l’horizon 2035. Pour autant, Xavier Leroux insiste : « Il ne faut pas que la dimension défense masque ce qui est notre cœur de métier : la formation, la recherche et les études ». Pas question non plus, du moins faut-il l’espérer, de militariser les étudiants ou les chercheurs de l’université. L’engagement consiste plutôt à penser plus globalement et à agir en faveur de l’intérêt général.
-

Olivier Galzi passe la seconde de son ambition politique
Le bon sens. Cela a été plus qu’un slogan, un mantra pendant la campagne des municipales d’Olivier Galzi. Si encore certains, comme vendredi dernier le conseiller départemental écologiste Samir Allel, renvoie cette formule au poujadisme, le maire DVD d’Avignon en fait un vrai fonds de commerce politique. Le 22 mars au soir, dès les premiers instants dans son QG où il annonce son succès, Olivier Galzi insiste sur la victoire « d’une ville qui a pris son destin en main » grâce à une liste au-delà des appartenances politiques. Près de six mois plus tard, Olivier Galzi enclenche la seconde étape de ce qu’il pense être une lame de fond politique plus profonde.
Ce jeudi soir, au théâtre la Scala, il lance ainsi son mouvement Le bon sens des territoires. Si une première échéance électorale arrive vite avec les sénatoriales et la candidature d’Anaïs Hausmann (lire ci-dessous), Olivier Galzi compte bien s’inscrire dans la durée avec les législatives et les départementales en 2028. Quitte à froisser la majorité de droite sortante, qui ne goûte guère cet empressement jugé orgueilleux.
« Me délivrer
des contraintes »« Nous sommes nombreux à penser que notre pays peut faire autrement. Que l’impuissance publique, les habitudes et les décisions éloignées du réel ne sont pas une fatalité », peut-on lire sur le site -encore en construction- du mouvement. Le maire d’Avignon est persuadé que partout en France des élus partagent le même constat. Fin août devant la presse, il annonçait la présence du maire DVD de Limoges et celui nationaliste de Porto-Vecchio.
« Ma conviction profonde, c’est que la force de la France sont ses territoires et que sa faiblesse, c’est la manière dont il sont traités par un hypercentralisme parisien », expose l’édile, qui se sent trop corseté et entravé dans son costume de maire. Non pas -du moins dans l’immédiat- qu’il rêve à d’autres fonctions mais dans le sens où « on a un immense dysfonctionnement, il y a plein de choses que je ne peux pas faire alors que j’en ai la responsabilité théorique et même pénale ».
Le bon sens des territoires compte fédérer les élus « qui sont majoritaires et pourtant n’ont pas la voix qu’ils devraient avoir, car écrasés par un système partisan, qui ne génère que de la reproduction et de la préservation de sièges, et qui, à l’arrivée, oblige dans les différentes assemblées à un vote qui peut aller à l’encontre du propre intérêt de notre territoire », développe Olivier Galzi. Pour y remédier, il plaide pour une « vraie grande loi de décentralisation, quitte à réformer la Constitution, pour aller vers une forme de fédéralisme ». En ce sens, en vue de la présidentielle, qui « n’est pas mon sujet », le maire donnera sa voix au candidat « qui pourra me donner l’espoir qu’en tant que maire on va me délivrer de toutes mes contraintes ».
