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  • Beach-volley : Le tournoi des Catalans entre dans le vif du sujet

    Beach-volley : Le tournoi des Catalans entre dans le vif du sujet

    Arthur Piazzeta et Steve Peironet sont de retour sur le sable marseillais. L’an dernier, avec leur complice Philippe Tuitoga, ils avaient repris la main en gagnant pour la quatrième fois le tournoi des Catalans. Pour conserver leur trophée, ils ont fait appel à un champion d’Europe et médaillé de bronze mondial, le Martégal Téo Rotard.

    Nul doute que cette nouvelle association va faire des étincelles. Car l’équipe favorite ne sera pas la seule à surveiller. à l’image de celle composée des frères Rossard, associés à Arthur Canet. Les organisateurs de cette 76e édition estiment que sept équipes ont les moyens, cette année, d’inscrire leur nom au palmarès.

    De leurs propres témoignages, les athlètes qui ont testé le sable des Catalans sont unanimes. Ils prennent plaisir à participer à cette compétition et considèrent ce tournoi comme l’un des plus appréciés, tant pour la qualité de l’accueil et de l’organisation que pour sa formule sportive. Il est également réputé comme l’un des plus difficiles à remporter. Au fil des ans, disputer le titre de « Vainqueur du Tournoi International de Volley-Ball des Catalans » est devenu pour eux un véritable privilège.

    Reconquête

    et recomposition

    Autre équipe en pleine reconstruction, celle menée par Marion Castelli. Si Caroline Reb sera encore à ses côtés, c’est une autre joueuse qui va compléter le trio. Pour pallier le départ de Félicia Ménara, elles ont fait appel à une jeune américaine de 27 ans, Sammy Slater.

    Pour l’équipe qui défend les couleurs du club des Catalans et du département, le défi est immense. En effet, après avoir régné sans partage sur l’épreuve, avec treize succès consécutifs, la bande à Marion Castelli a été détrônée lors de la dernière édition. La sensation 2025 a été de voir un autre trio, composée de Marie Nevot, Juliette Narbonne et Térésa Beer, se hisser sur la plus haute marche du podium.

    Comme elles ne sont pas présentes à cette édtion, c’est donc une nouvelle équipe qui sera sacrée dans le tournoi féminin, cette année. Ce qui ouvre la porte à un quatorzième sacre pour les ambitieuses Marion Castelli et Caroline Reb.

    Recomposition dans les équipes cadres, arrivées de jeunes joueurs : l’édition 2026 s’annonce captivante. Il y aura douze équipes dans le tableau masculin et dans le féminin, où les formations participantes sont réparties en deux groupes de six. Les deux phases de groupes ont débuté vendredi et vont se poursuivre tout au long de la journée de ce samedi. Chaque équipe affronte les cinq autres de son groupe.

    à l’issue de cette première partie, le tournoi entrera dans sa phase finale, où les quatre premiers de chaque groupe seront qualifiés. La suite de la compétition s’effectuera avec des matches à élimination directe. Le coup d’envoi des finales est prévu dimanche, à 16h.

  • À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    Gaaaaaaaaaarde à vous, au drapeau. » Sur l’esplanade de la Major tôt le matin ce vendredi 10 juillet, du Raid aux douanes en passant par la PJ et la sécurité publique, toutes les forces de police et de gendarmerie sont représentées pour une journée nationale mise en place voilà cinq ans. Une cérémonie au cours de laquelle ont été remises des décorations pour faits de bravoure notamment, comme des médailles de la police nationale échelon or ou bronze ou celle de l’ordre national du mérite, mais aussi un moment pour rendre hommage aux policiers décédés.

    Il s’agit de « mettre à l’honneur les 153 000 femmes et hommes qui, tous les jours de l’année, se mettent au service de la République et de la sécurité de nos concitoyens », indique le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, donnant lecture d’un message du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez.

    L’occasion « que tous se rappellent l’exigence de la vocation que vous avez embrassée, ce métier qui ressemble souvent à un sacerdoce et qui, pour certains de vos collègues, a revêtu la forme du sacrifice », estime-t-il

    « Une montée

    de l’hyper-violence »

    Il rappelle que « depuis le début de l’année 2026, déjà cinq policiers qui ont perdu la vie en mission ou en service. Ils viennent allonger la trop longue liste des 39 agents de la police nationale décédés depuis 2021, année où cette journée a été instituée aussi et avant tout pour faire mémoire de leur nom et de leur engagement ». Sans compter les blessés : 1 100 chaque mois en moyenne 2026.

    Cette journée c’est aussi « un moment de célébration. Célébration de la beauté de votre devise, de la noblesse de vos valeurs et du sens profond de votre vocation », poursuit le préfet. Et de revenir sur un « contexte de montée indéniable de l’hyper-violence ». « Nos forces de sécurité sont, par ailleurs, constamment défiées. Ne pas obtempérer à leurs injonctions devient une option, discuter leur monopole de la force légitime, une habitude, s’en prendre à leur intégrité physique, de moins en moins rare », note le ministre dans son discours, considérant que « quelques-uns veulent faire oublier qu’aux racines de l’engagement [des policiers] se trouve la protection des plus vulnérables, le secours aux victimes et la sécurité de chacun de nos concitoyens ».

    Alors qu’il entend renforcer l’arsenal légal vers le tout sécuritaire, Laurent Nunez en profite pour enfoncer le clou, estimant que l’action des policiers s’inscrit « dans le cadre des lois républicaines et des règles déontologiques toujours nécessaires, toujours proportionnées, toujours exemplaires ».

  • [Tribune] Culture : grave menace sur les institutions culturelles du territoire

    [Tribune] Culture : grave menace sur les institutions culturelles du territoire

    Des maires et adjoints à la Culture de toute la France interpellent
    le président de la République

    Alors que notre pays est confronté à un mur budgétaire historique, chacun mesure la nécessité de contribuer à l’effort collectif de redressement des finances publiques.

    Les collectivités territoriales comme les institutions culturelles qu’elles soutiennent en partenariat avec l’État n’ont jamais ignoré cette exigence. Depuis de nombreuses années, elles ont fait preuve d’esprit de grande responsabilité en assumant leur part des ajustements budgétaires tout en maintenant des services publics essentiels au quotidien de nos concitoyens, comme celui de la culture, et en poursuivant sans relâche leur mission de démocratisation culturelle au service de tous les publics.

    C’est dans ce contexte que nous avons appris avec effroi l’annonce d’une réduction sans précédent des subventions de l’État destinées à 28 institutions culturelles majeures engagées sur nos territoires. Un tel arbitrage, brutal et sans concertation préalable, s’ajouterait à une première coupe effectuée sur les budgets culturels de l’État dans les Régions en avril. S’il était confirmé dans les semaines qui viennent, ses conséquences seraient immédiates et désastreuses.

    Celle et ceux qui prennent ces décisions à un stade aussi tardif de l’année ont-ils vraiment mesuré leurs conséquences sur la pérennité de ces institutions, alors même que les programmations artistiques sont actées, les contrats signés et les dépenses largement engagées et incompressibles ?

    De telles coupes massives conduiraient à constater de très graves déficits à la fin de l’année 2026 et à compromettre dès 2027 l’avenir de ces institutions. En effet, déjà fragilisées par plusieurs années de tensions inflationnistes et budgétaires, elles seraient confrontées à des arbitrages impossibles : annulation de spectacles, abandon de projets, réduction de l’offre culturelle, suppressions d’emplois ou, dans les situations les plus critiques, remise en cause de leur activité même.

    Celles et ceux qui prennent ces décisions radicales ont-ils mesuré que les contributions demandées constituent une entreprise de démolition alors qu’elles n’auront en réalité aucun effet sensible sur la réduction du déficit de l’État ?

    C’est un prix totalement disproportionné que l’on ferait payer à la culture en raison de la dérive des finances de l’État. La conduite des finances publiques ne peut reposer sur des décisions imposées, sans prévisibilité pour les établissements, et au mépris des engagements déjà contractés et de la confiance qui doit présider aux relations entre l’État et ses partenaires.

    Monsieur le Président de la République, ne laissez pas s’accomplir cette atteinte aux fondations de la décentralisation culturelle engagée par André Malraux. N’hypothéquez pas l’avenir des équipes artistiques et techniques qui œuvrent sur les territoires. Ne donnez pas quitus à ce qui constituerait un reniement du pacte culturel républicain avec les territoires et avec tous ses publics.

    Monsieur le Président de la République, sachez que nous sommes prêts, comme nous l’avons toujours fait, à participer à la réflexion collective sur les moyens de concilier responsabilité budgétaire et ambition culturelle. Mais un tel projet suppose de la visibilité pluriannuelle et le respect des engagements pris. Il ne peut se faire brutalement dans le mépris de la parole donnée.

    Monsieur le Président de la République, la France a toujours puisé une part de sa force dans sa création, dans ses artistes et dans ses institutions culturelles. En faisant de l’opéra, du théâtre, de la danse, de la musique des variables d’ajustement du déficit public, vous oubliez que l’art et la culture sont un levier majeur de démocratisation culturelle, qu’ils réduisent les fractures sociales et territoriales, élèvent le niveau de connaissance et d’émancipation de nos concitoyens, créent de l’emploi et renforcent l’attractivité et l’influence de nos territoires.

    Préserver cet héritage et réfléchir à son avenir est une responsabilité que nous nous devons de partager collectivement.

    Raphaël Adam – Maire de la Ville de Nanterre

    Rozenn Andro – Adjointe à la culture Ville de Rennes, Présidente du conseil de surveillance du Théâtre National de Bretagne

    Nathalie Appéré – Maire de la Ville de Rennes, Présidente de Rennes Métropole

    Bally Bagayoko – Maire de la Ville de Saint-Denis Pierrefitte

    Xavier Bertrand – Président de la région Hauts-de-France

    Nathalie Bois-Huyghe – Adjointe au Maire de la Ville de Bordeaux chargée de la culture et des mémoires

    Sofia Boutrih – Adjointe au Maire de la Ville de Saint-Denis Pierrefitte en charge de la culture, de l’événementiel et des grands rendez-vous populaires

    Laurent Cathala – Maire de la Ville de Créteil et Président de Grand Paris Sud Est Avenir

    Claire Chazal – Vice-présidente de l’Opéra de Lyon

    Thomas Cazenave – Maire de la Ville de Bordeaux

    Mickael Delafosse – Maire de la Ville de Montpellier, Président de Montpellier Méditerranée Métropole

    Arnaud Deslandes – Maire de la Ville de Lille

    Pauline Diaz – Adjointe au Maire de la Ville de Villeurbanne déléguée à la culture et aux droits culturels

    Agnès Dolhem – Adjointe à la culture de la Ville d’Hérouville-Saint-Clair

    Grégory Doucet – Maire de la Ville de Lyon

    Anne Fahmy – Présidente de l’Opéra National de Bordeaux, Adjointe au maire de la Ville de Bordeaux chargée de l’éducation, de l’enfance et des politiques alimentaires

    Emmanuel Grégoire – Maire de la Ville de Paris

    Sylvie Hubac – Présidente de l’Opéra de Lyon

    Sylvie Jacq – Vice-Présidente du conseil départemental du Calvados en charge de la culture

    Pierre Jakubowicz – Adjoint à la culture, au patrimoine et aux arts de la Ville de Strasbourg, Président de l’Opéra national du Rhin, Président de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg

    Régis Juanico – Maire de la Ville de Saint-Étienne, Président de Saint-Étienne Métropole

    Sofienne Karroumi – Maire de la Ville d’Aubervilliers, Vice-Président de Plaine Commune

    Guillaume Lissy – Président de Grenoble Alpes Métropole

    Bertrand Masson – Président de l’Opéra national de Nancy – Lorraine et adjoint à la culture de la Ville de Nancy

    Alexis Monge – Adjoint à la vie culturelle et aux arts Ville de Grenoble

    Hervé Morin – Président de l’Opéra Orchestre Normandie Rouen et de la Région Normandie

    Jean-Luc Moudenc – Maire de la Ville de Toulouse et Président de Toulouse Métropole

    Patrick Nicolle – Adjoint à la culture de la Ville de Caen

    Aristide Olivier – Maire de la Ville de Caen

    Benoît Payan – Maire de la Ville de Marseille

    Florence Portelli – Présidente de l’Orchestre national d’Île-de-France, Présidente déléguée de la Région Île-de-France en charge de la culture, du patrimoine, de la création et de la francophonie

    Philomène Récamier – Adjointe à la Culture de la Ville de Lyon

    Cécile Renault – Présidente de la MC93 Maison de la culture de Seine-Saint-Denis

    Agnès Robin – Adjointe à la Culture de la Ville de Montpellier, administratrice de l’OONMO

    Arnaud Robinet – Maire de la Ville de Reims

    Sylvie Robert – Sénatrice d’Ille-et-Vilaine, Membre du Conseil de surveillance du Théâtre National de Bretagne

    Johanna Rolland – Maire de la Ville de Nantes, Présidente de Nantes Métropole

    Laurence Ruffin – Maire de la Ville de Grenoble

    Florian Sitbon – Adjoint au Maire de la Ville de Paris chargé de la culture

    Catherine Trautmann – Maire de la Ville de Strasbourg, Présidente de l’Eurométropole de Strasbourg, ancienne ministre de la Culture

    Rodolphe Thomas – Maire de la Ville d’Hérouville-Saint-Clair, Vice-président de la Région Normandie

    Stéphane Troussel – Président du Département de la Seine-Saint-Denis

    Laetitia Valentin – Adjointe chargée des arts et cultures, Ville de Saint-Étienne

    Cédric Van Styvendael – Maire de la Ville de Villeurbanne

    Nicole Yardeni – Adjointe à la Culture, Ville de Toulouse, Présidente de l’Établissement public du Capitole – Opéra national et Orchestre national

  • Les pompiers traquent les feux, la Justice les pyromanes

    Les pompiers traquent les feux, la Justice les pyromanes

    Rarement les pompiers de l’Hérault et du Gard auront été mis à aussi rude épreuve en début d’été. Depuis le dimanche 5 juillet, week-end cauchemardesque marqué par le départ de nombreux incendies, les pompiers des Services départementaux d’incendie et de secours (Sdis34 et 30) sont sur le qui-vive, entre lutte contre les flammes et traque des pyromanes aux côtés des gendarmes.

    Tandis que le village de Moulès-et-Baucels (34) a battu un record de température le 8 juillet avec 43 °C, l’Hérault a connu « 30 départs de feu par jour » depuis samedi 4 juillet, selon la préfète Chantal Mauchet. Laquelle, lundi 6 juillet, a demandé aux maires, collectivités, chambres consulaires et employeurs publics comme privés de « libérer les sapeurs-pompiers volontaires pour renforcer les effectifs engagés ». Ces volontaires sont invités à se manifester auprès de leur centre de secours. En France, la situation est « extrêmement complexe » sur le front des incendies, a ajouté le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, avec « 11 000 hectares brûlés depuis le début de cette année. L’an passé, à la même époque, c’était 5 700 hectares ».

    Jeudi 9 juillet, les soldats du feu étaient encore à pied d’œuvre pour tenter d’éviter la propagation de l’incendie de Carlencas-et-Levas, à l’Est de Bédarieux, dans les hauts cantons de l’Hérault. Déclaré le 5 juillet, ce feu a déjà parcouru quelque 400 hectares.

    Un jeune homme de 27 ans qui a avoué avoir mis le feu involontairement selon lui (en tentant de brûler une lettre) – ce dont doutent les enquêteurs – a été déféré au parquet de Béziers et placé en détention provisoire à l’issue de sa garde à vue dans l’attente de son procès qui aura lieu le 27 août. D’ici là, une expertise psychiatrique aura lieu, l’homme étant placé sous curatelle. En 2020, l’homme avait été condamné à 3 ans de prison avec 2 ans de sursis probatoire pour destruction. Il encourt jusqu’à 15 ans de prison et 150 000 euros d’amende.

    4 jeunes interpellés à Alès

    Dans le Gard, parmi les incendies pas totalement maîtrisés jeudi 9 juillet figurent le feu de Roquemaure (25 hectares, 150 pompiers mobilisés, 11 maisons évacuées), celui de Milhaud (100 pompiers, 13 ha parcourus) ou encore celui de Saint-Victor-de-Malcap (6 ha de chaume brûlés, 70 pompiers). Ce dernier était en « évolution favorable ». Si aucune victime n’est à déplorer, 10 pompiers ont été légèrement blessés.

    Du côté d’Alès, quatre jeunes soupçonnés d’être à l’origine de plusieurs départs de feux dans le quartier du Rieu, ont été interpellés dans la nuit du 5 au 6 juillet et placés sous contrôle judiciaire suite à leur garde à vue, selon nos confrères d’Objectif Gard. Arrêté la veille dans une autre affaire, un quinquagénaire a été interpellé et placé en hospitalisation psychiatrique.

    90% des feux étant d’origine humaine, les pompiers appellent chaque citoyen à la plus grande vigilance, les conditions climatiques défavorables (canicule, vent…) favorisant la propagation rapide des incendies.

  • La CGT Santé alerte sur un « management agressif »

    La CGT Santé alerte sur un « management agressif »

    Je n’ai plus l’impression de travailler dans un hôpital, j’ai l’impression de travailler dans une prison », a écrit, il y a quelques jours, une infirmière à Cédric Volait, représentant de la CGT Santé des Alpes. Selon lui, depuis le mois de janvier, les conditions de travail ne cessent de se dégrader au sein des établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux du département. « Les salariés nous alertent d’un management agressif et répressif. Ce n’était pas trop le cas, mais là, ce type de gestion monte en puissance. De nombreux salariés ont l’impression qu’il y a une volonté de les faire partir », regrette Cédric Volait, aussi coordinateur régional Paca de la CGT Santé.

    Une augmentation

    des conseils de discipline

    Le délégué syndical dit observer une hausse des conseils de discipline au sein des établissements pour des raisons qui, selon lui, ne sont pas valables. Surprise par son directeur, une aide-soignante a été convoquée pour s’être assoupie lors de sa garde de nuit, affirme-t-il. « Écœurée », elle a démissionné. « Ce qui se réglait avec un avertissement verbal prend aujourd’hui des proportions démesurées. C’est très brutal », estime Cédric Volait.

    Certains entretiens disciplinaires conduisant à une mise à pied conservatoire des salariés. « On souhaite revenir à un management bienveillant. Ça commence par mettre en place les moyens nécessaires », poursuit-il. Une délégation a rencontré le directeur de l’ARS, le 2 juillet. Ce dernier, selon Cédric Volait, aurait dit « entendre les retours du terrain » et demander aux équipes « d’améliorer le dialogue social ». Le syndicat réfléchit à une mobilisation en septembre.

  • Le projet Alcotra met à contribution les collégiens

    Le projet Alcotra met à contribution les collégiens

    Plus que jamais les îlots de chaleur deviennent invivables, et les villes des Alpes, bien que temporairement plus préservées par la chaleur du fait de l’altitude, sont de plus en plus concernées. C’est pourquoi plusieurs acteurs français et italiens ont décidé de lancer ensemble le projet Alcotra Reverd, visant à repenser les espaces publics et les adapter à ce changement. Ce vendredi au centre diocésain de Gap était l’occasion de clôturer la première phase de ce partenariat transfrontalier soutenu par l’Union européenne, et mené en tandem par le conseil d’architecture, d’urbanisme et d’environnement des hautes Alpes (CAUE) et Tauttemi, bureau d’études d’architecture basé à Coni, en Italie.

    « On s’est retrouvés ensemble parce que d’un côté comme de l’autre de la frontière on a les mêmes problématiques, explique Marc Viossat président du CAUE et vice-président départemental en charge de la transition énergétique et des mobilités alternatives. On voit très bien que c’est un sujet d’actualité, et qu’en montagne l’évolution climatique va encore plus vite qu’en plaine. On a quasiment gagné deux degrés, il y a urgence. » À ses côtés, André Marino, du bureau Tautemi, qui a piloté le projet côté italien : « Notre programme passe par deux axes. D’abord, travailler avec les écoles et sensibiliser les nouvelles générations sur la façon dont penser différemment les espaces publics, expose ce dernier. Nous avons fait le même travail avec les techniciens des petites villes et communes qui n’ont souvent pas les ressources pour de grands projets mais qui peuvent coopérer car elles sont confrontées aux mêmes problèmes. »

    L’un de ces travaux de coopération est passé par un concours entre les collèges de Briançon, de Tallard, de Guillestre et trois collèges italiens, qui consistait à repenser l’aménagement de leur collège pour l’adapter au changement climatique. La classe de 4e de Guillestre a été récompensée par le jury, avec celle du collège de Cerasca en Italie. Les collégiens guillestrois ont conçu la maquette d’une cour remaniée, avec un cours d’eau, un petit lac, une fontaine à eau, des espaces végétalisés, des jardinières et une tonnelle enherbée. Ils ont également imaginé une cour qui ne soit plus organisée autour du terrain de foot, bien souvent occupé par les garçons et reléguant les filles en périphérie. Au mois de mai, les deux collèges vainqueurs ont participé ensemble à un voyage pédagogique à Turin. « On remercie le CAUE pour les apports scientifiques et pédagogiques apportés aux élèves, et on espère pouvoir très grandement dans les années qui vont suivre pouvoir réaliser une cour qui soit agréable, vivable, pour les élèves et le personnel », a réagi E. Lagraniere, CPE du collège de Guillestre.

    Passer à la phase opérationnelle

    Cet après-midi au centre diocésain a permis de revenir sur les différentes étapes du projet et d’en clôturer cette première phase. « Pour tout vous dire, on aimerait maintenant passer au côté opérationnel, espère Marc Viossat. C’est pour ça que tous les deux, avec Andréa, nous allons présenter une candidature d’un autre projet Alcotra avec des réalisations dans les écoles notamment, côté Hautes-Alpes et côté italien. » Passée la phase d’étude et de sensibilisation, le président du CAUE souhaite désormais entamer les travaux des aménagements de végétalisation et de création d’îlots de fraîcheur dans les écoles primaires de Gap et au collège de Guillestre. « On espère être retenus pour passer à l’opérationnel dès l’année prochaine », projette-t-il. Les travaux, si le projet est retenu par l’Union européenne, seraient financés à 80% par celle-ci et 20% par le Département, avec l’objectif de débuter l’année prochaine.

  • La CGT Paca promet un festival contre l’extrême droite

    La CGT Paca promet un festival contre l’extrême droite

    Après, lundi, la tenue d’une rencontre à l’initiative de la CGT spectacle pour se prémunir face à l’extrême droite, le comité régional CGT Paca s’est réuni ce vendredi au sein de la Bourse du travail d’Avignon. Avec un peu la même optique au sein de chaque union départementale : promouvoir la culture comme rempart à l’extrême droite. « On est dans une période cruciale d’affrontement entre l’extrême droite et les idées de progrès social », campe Patrice Kantarjian, secrétaire régional de la CGT. Surtout depuis que l’extrême droite, via « les milliardaires Bolloré ou Stérin ont décidé d’investir le champ de la culture avec des moyens colossaux », constate-t-il.

    Localement, les exemples sont nombreux « avec le RN qui cible la culture populaire comme à Monteux en coupant drastiquement sa subvention à la MJC [notre édition de vendredi] », note Patrice Kantarjian. Dans les Bouches-du-Rhône, la CGT s’est mobilisée à Aix en novembre contre la programmation de la Dame de pierre, spectacle sur Notre-Dame de Paris promu par Pierre-édouard Stérin. « Des membres de l’Action française étaient là, cela pose aussi des problèmes sur le droit du travail qui n’est pas respecté avec des bénévoles qui agissent à la place d’intermittents du spectacle, on a saisi l’inspection du travail », rappelle Marc Pietrosino, secrétaire de l’UD des Bouches-du-Rhône. La mobilisation devrait reprendre car le spectacle est programmé au Dôme de Marseille le 22 septembre.

    « Partout où l’extrême droite veut réécrire l’histoire, la CGT sera là pour construire un contre récit avec des villages de la paix, des pièces de théâtres, de la musique, des bibliothèques… », prévient Richard Roméo-Giberti, secrétaire de l’UD CGT du Var. À Avignon, « depuis 18 ans au Festival, la CGT ouvre son théâtre de la Bourse du travail comme lieu de contre-pouvoir à l’extrême droite dans l’esprit de Jean Vilar », appuie Laurence de Villèle, secrétaire de l’UD CGT de Vaucluse. Maxime Séchaud, secrétaire adjoint de la CGT spectacle, assure que « face aux coupes budgétaires du gouvernement, on se serre les coudes en construisant un mouvement commun ». « Il faut sortir de la logique mortifère du tableau Excel, la culture ne peut se concevoir comme une matrice mathématique », exhorte Richard Roméo-Giberti.

  • Au Off, Jean-Luc Mélenchon fait salle pleine en terrain conquis

    Au Off, Jean-Luc Mélenchon fait salle pleine en terrain conquis

    Après Xavier Bertrand samedi dernier et avant Marine Tondelier (samedi 20h) ou Dominique de Villepin (23 juillet, 17h30), Jean-Luc Mélenchon était l’invité du Festival off jeudi soir. Un format commun d’une heure pour tous les prétendants déclarés ou putatifs à l’Élysée en mai prochain. Sans faire injure à Xavier Bertrand, l’engouement était tout autre pour le leader insoumis devant un public « un peu de gauche quand même », sourit l’intéressé, très applaudi par environ 300 personnes.

    Après avoir quelques minutes plus tôt assisté à la manifestation en défense du spectacle vivant, Jean-Luc Mélenchon devait décliner son programme culturel. Du moins sur le papier. Car celui qui candidate pour la 4e fois à la présidentielle a davantage livré sa conception philosophique de la culture plutôt qu’un catalogue de mesures. « Pour être honnête, je n’y peux rien », lâche-t-il d’emblée à Marie Sorbier, journaliste à France culture chargée d’animer l’entretien, lui demandant quelle place concrète aurait la culture dans son programme. Jean-Luc Mélenchon sait très bien que ce ne sera pas le thème de prédilection de la campagne. Préférant ne pas le nommer, l’ex-député raille Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, qui a diminué les subventions aux associations et a évoqué un devoir de neutralité des structures. « Un tartuffe, cet homme n’est pas au courant que la culture est une interpellation de l’ordre établi », estime-t-il.

    Jean-Luc Mélenchon remet en avant le concept de « créolisation » qu’il emploie depuis plusieurs années. « On m’accuse de vouloir faire disparaître le français, mais cette langue est une invention politique de François Ier », théorise-t-il. « Oui, mais quelle mesure concrète ? », s’escrime Marie Sorbier. « Je liquide l’empire Bolloré », clame Jean-Luc Mélenchon sous les vivats. Pas tant les activités industrielles mais bien médiatiques et d’éditions. Le fondateur de la France insoumise prévoit même une première loi dès l’été prochain pour « démanteler cet empire » qu’il englobe dans un combat plus large contre « le suprémacisme ».

    Là où les acteurs culturels réclament que 1 % du budget de l’État soit consacré à la culture, Jean-Luc Mélenchon préfère ne pas parler de chiffres ni de coût, car « la culture fait surgir des choses extrêmement rentables ». Parfois évasif, comme au sujet de l’abolition des avantages fiscaux sur le mécénat culturel, le candidat est un plus disert sur l’intelligence artificielle : « Ne vous laissez pas submerger par la peur, qui est le seul lien social que le capitalisme développe, l’IA est un outil cela dépendra de votre usage ». Et de conclure en filant sur-le-champ : « Le feu sacré de la culture, c’est l’insoumission ».

  • [Grand entretien] « Le jazz est censé repousser les limites et briser les règles »

    [Grand entretien] « Le jazz est censé repousser les limites et briser les règles »

    La Marseillaise : Comme Mino Cinelu, Mike Stern et Bill Evans, avec qui vous êtes en concert à Marseille, vous avez commencé à travailler avec Miles Davis en 1981, sur l’album « The man with the horn ». Parlez-nous de votre première rencontre avec lui…

    Marcus Miller : Tout a commencé avec Bill Evans [le saxophoniste, Ndlr.], qui m’a recommandé auprès de lui. Miles cherchait à monter un groupe de jeunes musiciens. Bill me connaissait grâce à la scène des séances d’enregistrement new-yorkaises et lui a suggéré de faire appel à moi. Miles m’a téléphoné deux heures avant le début de la séance pour me demander si je pouvais me rendre aux studios Columbia. Cet appel était incroyable, d’autant plus que Miles s’était totalement retiré de la scène pendant cinq ou six ans [pour raisons de santé], au point que je ne savais même pas s’il était encore en vie. Ce qui m’a frappé lors de notre première rencontre, c’est de réaliser que Miles Davis était tout simplement un être humain. Jusque-là, c’était pour moi un dieu du jazz, venu d’un autre monde. Mais lorsqu’il est entré dans le studio, il avait l’air d’un homme ordinaire. J’ai compris que cette musique sublime, créée par les géants du jazz, émanait d’êtres humains et non de dieux. Je n’avais alors que 21 ans et cette expérience a changé ma vie. Elle m’a fait penser que, puisque nous sommes tout simplement humains, je pouvais peut-être, moi aussi, accomplir quelque chose d’exceptionnel.

    Chez Miles Davis, les années 1980 ont permis d’ouvrir le jazz à un public plus large. À l’époque, cela était mal perçu par les critiques, qui pensaient qu’il tournait le dos au genre. Avec le recul, comment l’analysez-vous ?

    M.M. : Miles a dû faire face aux critiques des spécialistes du jazz depuis 1969 jusqu’à mon époque, à la fin des années 80 et au début des années 90. Ce n’était donc pas nouveau. à mon avis, si la musique de Miles n’avait pas suscité de critiques des puristes du jazz, c’est qu’elle n’aurait pas rempli sa mission. Le jazz était censé repousser les limites, être rebelle, briser les règles. Miles se consacrait à la création d’une musique pour l’instant présent. Quand Miles jouait dans les années 1940, il ne jouait pas de la vieille musique, mais plutôt une musique inédite, parfaitement adaptée à cette époque. Même chose dans les années 50 : Miles ne jouait pas du « bebop des années 50 », il jouait une musique nouvelle que personne n’avait entendue auparavant. Elle correspondait à son temps. Idem pour les années 60 : il n’y avait rien de traditionnel dans ce que Miles faisait alors avec Herbie Hancock, Tony Williams, Wayne Shorter et Ron Carter. Même chose dans les années 70 : la musique avait évolué entre les deux décennies et Miles a surfé sur cette vague. Ainsi, lorsque j’ai travaillé avec lui dans les années 80, mon objectif était de créer une musique adaptée à cette époque. En composant Tutu, j’imaginais Miles marchant sur Broadway à 18h, au milieu des embouteillages et de l’agitation, réagissant à ce monde nouveau, avec sa technologie, ses nouveaux sons et rythmes. Si les puristes du jazz avaient aimé l’album, j’aurais eu le sentiment d’avoir échoué.

    Quelle est la principale leçon que vous retenez de Miles Davis ?

    M.M. : C’est qu’il faut découvrir qui l’on est, puis devenir la meilleure version possible de soi-même. Il peut être difficile de trouver son identité, mais une fois que c’est fait, il suffit de se concentrer pour la faire fructifier : c’est là la leçon la plus importante. Faites-vous confiance et sachez que vous avez quelque chose de spécial à offrir.

    En 1989, vous avez aussi produit, composé et joué pour l’album de Miles Davis « Amandla », qui tire son nom d’un cri zoulou repris par les opposants à l’apartheid en Afrique du Sud. Miles Davis a par exemple été l’un des rares musiciens de l’époque à refuser de jouer là-bas. Diriez-vous qu’en plus de son génie musical, ses convictions politiques ont aussi contribué à sa grandeur ?

    M.M. : Oui, Miles était profondément convaincu de ses opinions politiques, surtout en ce qui concernait les Noirs en Amérique et en Afrique du Sud. Je ne suis donc pas surpris qu’il ait refusé de jouer à Sun City [complexe de loisirs sud-africain qui a servi de caution au régime d’apartheid]. Je pense que l’album Tutu [1986] a marqué la première prise de position publique de Miles concernant l’apartheid en Afrique du Sud. Personnellement, j’étais inspiré par Desmond Tutu [archevêque et militant ayant combattu l’apartheid]. J’ai composé un morceau en son honneur et je l’ai fait écouter à Miles. Ensuite, à ma grande surprise, il a décidé de nommer l’album suivant Amandla, ce qui signifie « pouvoir » en zoulou et constituait le cri de ralliement du mouvement anti-apartheid en Afrique du Sud. J’en ai éprouvé une grande fierté.

    Durant votre carrière, vous êtes venu jouer de nombreuses fois à Marseille. Quelle est votre relation à la ville ?

    M.M. : à chaque fois que je viens, je suis enthousiasmé par l’énergie qui s’en dégage. Cette ville a quelque chose qui me rappelle un mélange de New York et de La Nouvelle-Orléans : New York pour l’énergie et La Nouvelle-Orléans parce que c’est une ville portuaire où se rencontrent de nombreuses cultures et de nombreux pays. J’adore cela et je trouve que cela s’accorde parfaitement avec la musique que je crée.

    Marseille a aussi vu passer dans les années 1920 le poète jamaïcain et figure du Harlem Renaissance, Claude McKay, qui a décrit le Marseille des quais et des vieux quartiers où a débarqué le jazz. Il a écrit dans son roman « Banjo » : « Le patriote aime, non sa nation, mais la mesquinerie spirituelle de sa vie, dont il s’est fait une frontière qui lui cache la beauté d’autres horizons. » Tout l’inverse du jazz, non ?

    M.M. : Claude McKay était un écrivain exceptionnel qui, dans ses écrits, dépeint avec une grande beauté la condition des Afro-Américains aux États-Unis au début du XXe siècle. Quant à votre citation, je pense qu’il a raison. Nous attachons de l’importance aux petits aspects de notre existence qui nous sont propres, qui nous réconfortent et nous rendent uniques. C’est ce qu’on appelle la culture. Aujourd’hui, le mot « patriote » a fini par prendre une connotation négative. Pourtant, il n’y a aucun mal à être fier de ses origines. Il nous faudrait sans doute employer un autre terme désormais, puisque « patriote » est associé à l’extrémisme. On peut aimer son pays tout en étant en désaccord avec certaines de ses actions. Je suis très fier d’être Américain, et plus particulièrement afro-américain. Lorsque vous m’entendez jouer, il ne fait aucun doute d’où je viens. J’intègre à ma musique tout ce qui a façonné mon enfance et mes origines. Et pour répondre à la dernière partie de votre question, oui, le jazz est une musique inclusive, mais chacun y apporte ses propres ingrédients authentiques et sa culture, le tout avec fierté.

    Site web : marseillejazz.com

  • Les souterrains de l’amphithéâtre se dévoilent à Arles

    Les souterrains de l’amphithéâtre se dévoilent à Arles

    Parmi les nombreux monuments arlésiens inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco, l’amphithéâtre est certainement l’un des plus emblématiques et impressionnants. Il s’inspire directement du Colisée de Rome, construit quelques décennies plus tôt. Tout au long de l’année, des visites de ce monument sont proposées au public. Mais dans le cadre de sa saison estivale, la Ville a décidé de lancer une nouvelle visite flash, incluse dans le tarif du billet d’entrée de l’amphithéâtre.

    Immersion au temps
    des gladiateurs

    C’est une grande première puisque, dès ce samedi, les visiteurs pourront accéder aux souterrains de l’amphithéâtre, jusqu’alors fermés au public. Cette animation est rendue possible grâce aux travaux de restauration et de mise en valeur menés par la Ville dans le cadre de sa politique de développement de l’attractivité des monuments.

    Petits et grands sont ainsi invités à découvrir, ce samedi, les coulisses des combats de gladiateurs de l’Antiquité et à vivre une expérience inédite dans les entrailles de cet édifice remarquable. Cette immersion de 30 minutes permettra aux visiteurs d’explorer l’envers du décor de l’amphithéâtre. Accompagnés d’un guide-conférencier, ils découvriront tous les secrets des galeries souterraines de ce monument exceptionnel.

    Des reconstitutions de combats dans les arènes

    Cet amphithéâtre romain de forme elliptique compte 60 arcades en plein cintre. Sous le plancher de bois recouvert de sable qui formait la piste, un impressionnant système de trappes et de monte-charges avait été aménagé afin de modifier les décors de l’arène et de créer des effets scéniques. Durant l’Antiquité, ce lieu était un véritable temple du divertissement où les gladiateurs s’affrontaient devant des milliers de spectateurs. D’ailleurs, tous les mardis et jeudis de l’été, les familles peuvent assister à des spectacles de reconstitution de combats, comme à l’époque.

    Visite flash, ce samedi à 10h et 11h, comprise dans le billet d’entrée pour accéder à l’amphithéâtre.