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  • Le succès du marathon d’Avignon tient aussi grâce à ses bénévoles

    Le succès du marathon d’Avignon tient aussi grâce à ses bénévoles

    À jamais les premiers. En remportant, ce dimanche, le premier semi et marathon d’Avignon, Walid Boumaza et Lilian Eudier ont forcément marqué l’histoire sportive locale. S’ils doivent leurs victoires à leur entraînement et état de forme respectifs, une partie non négligeable de précieuses petites mains a largement contribué à leur succès. Quelque 550 bénévoles se sont mobilisés ces trois derniers jours pour que l’événement se déroule de la meilleure des manières pour les 4 000 coureurs -dont 40% de femmes- au départ (1 600 pour le semi et 2 400 pour le marathon).

    « Pendant la course, dites-leur merci, faites-leur un petit sourire, s’il y a un couac ce n’est pas de leur faute », remerciait déjà Bertrand Delhomme, co-organisateur, dès vendredi après-midi à l’ouverture du village de course et retrait des dossards. Le Vauclusien, déjà actif sur d’autres courses locales comme le semi du Ventoux, s’attendait à avoir « quelques détails d’organisation à ajuster » à l’issue de cette première. Si les marathoniens ont peut-être trouvé le temps long sur des lignes droites et boucles dans les confins de la Barthelasse, le parcours du semi (9km en ville et 11km sur l’île fluviale) ne laissait place à aucun ennui.

    Avec plus de 260 signaleurs qui assuraient les intersections, même dans les moindres et nombreuses ruelles de l’intra muros, impossible de faire fausse route. En plus d’aiguiller, les bénévoles délivraient aussi de nombreux encouragements, souvent personnalisés grâce aux prénoms affichés sur le dossard. On pensait voir le nombre de soutiens décroître sur la partie plus sauvage du tracé dans la Barthelasse, il n’en fut rien.

    Outre ces signaleurs, une centaine de bénévoles ont œuvré vendredi et samedi au retrait des dossards quand d’autres sont restés en place jusqu’à tard dimanche pour démonter la zone d’arrivée. Bananes, orange, pâtes de fruits, carreaux de chocolat, eau, sodas mais aussi bonbons et saucissons à l’arrivée, les 10 et 6 ravitaillements du marathon et du semi ont nécessité une forte logistique. « Eau plate ou eau gazeuse? », questionne Majiah sur la zone d’arrivée, où malgré l’abondance de coureurs, aucune attente n’est à noter.

    Vers une deuxième édition fin février

    Venue du Pontet, Majiah fait partie de la vingtaine de bénévoles préposées sur cette zone. « J’ai déjà donné des coups de main sur d’autres courses, là on a une référente, on communique sur un groupe dédié pour faire en sorte qu’il y ait une fluidité permanente », expose-t-elle entre deux verres servis. Sa nièce, Lina, est à ses côtés. Toutes deux sont là aussi pour encourager 3 membres de leur famille engagées sur la course.

    Greg est, lui, bénévole pour la première fois. De 6h30 à 16h30, il a géré le barriérage entre les ponts Daladier et du Royaume, filtrant les passages de vélos, piétons ou véhicules de sécurité. « Je cours régulièrement et je suis content d’avoir des bénévoles, là je suis blessé donc c’était l’occasion d’aider, c’est très fluide en interne, je renouvellerai l’expérience avec plaisir », relate Greg. Et peut-être même dans 5 mois déjà. Si un débrief de l’événement est prévu ce mardi, les organisateurs confirment vouloir organiser une deuxième édition, fin février, et ouvrir ainsi la saison des marathons.

  • Pays d’Aubagne : pétition, manif, et actions citoyennes pour défendre la gratuité des transports

    Pays d’Aubagne : pétition, manif, et actions citoyennes pour défendre la gratuité des transports

    Cette première intervention, en l’occurrence un point presse samedi matin qui a rapidement tourné à un rassemblement d’une cinquantaine de personnes sur le cours Foch, à Aubagne, « c’est le premier acte de la résistance », lance Maurice Marsiglia, le président de l’association Se déplacer en liberté et l’une des chevilles ouvrières de ce long combat pour la « gratuité des transports en commun ».

    « Pas question de se laisser faire », « il faut s’organiser ! », « aller manifester », « signer la pétition lancée par la mairie ! », « et informer dans vos associations, tout le monde est concerné ! » Les échanges fusent entre les participants. Car l’heure est grave. « Cette gratuité a été mise en place par l’Agglo d’Aubagne, en 2009, c’est une réussite », résume Yves Mesnard, le maire honoraire (DVG) de Roquevaire. Ils sont aussi venus de La Bouilladisse, de Belcodène, d’autres communes environnantes directement touchées par ce séisme, dont l’épicentre est à… Salon-de-Provence. « C’est honteux d’avoir fait une telle déclaration sans même en avertir les élus du territoire », dénonce Maurice Marsiglia. Et sur le fond, rien ne tient. « Les prétendues économies réalisées correspondent à 0,9% des 144 millions d’euros de déficit de la branche transport de la Métropole… », tranche Christine, membre de l’association, armée d’un solide argumentaire. À Rolland Bourglan de pointer les coûts faramineux pour remettre le réseau en payant, ce qui devrait réduire à néant les dites « économies ». « Sur le plan social comme écologique, alors que la moitié des grands réseaux urbains passent ou sont passés à la gratuité, cela ne va pas dans le sens de l’histoire… », conclut-il. Puis l’élu écologiste Denis Grandjean, délégué à la mobilité, apporte le soutien de la Ville aux militants qui s’apprêtent à livrer une dure bataille. Bataille qui s’apparente à une course contre la montre, « il y aura un vote sur cette question en séance, le 15 octobre prochain », pose Maurice Marsiglia.

    « Nous allons aussi nous mobiliser, lance Erwann Bouisseren, de la CGT Métropole, la gratuité concerne l’ensemble des salariés et des entreprises de ce territoire ! » Tous les citoyens, sans exception.

  • Sénatoriales : la droite conserve ses deux sièges en Vaucluse, le RN en obtient un

    Sénatoriales : la droite conserve ses deux sièges en Vaucluse, le RN en obtient un

    Jean-Baptiste Blanc, le sénateur sortant ainsi que la présidente (LR) du Département, Dominique Santoni ont réussi a conserver les sièges de la Droite en arrivant en tête de ce scrutin avec 38,96% des suffrages exprimés. Le RN obtient quant à lui un siège pour Thierry D’Aigremont qui rafle 27,14% des votes. Au détriment du député socialiste Lucien Stanzione qui perd son siège au sénat en arrivant troisième (15,40%). Quant à Anaïs Haussann, propulsée par le maire (DVD) d’Avignon Olivier Galzi, pour ses élections, elle peine à réunir 13,45% des suffrages.

  • Sénatoriales dans le Gard : les sortants PS et LR réélus, le RN remporte un siège

    Sénatoriales dans le Gard : les sortants PS et LR réélus, le RN remporte un siège

    Grosse désillusion pour la liste d’union de la gauche. Alors que la liste conduite par le sortant Denis Bouad (PS) espérait remporter le troisième siège dans le Gard et ainsi faire élire la communiste Cathy Chaulet, elle n’arrive finalement qu’en deuxième position dimanche 27 septembre. Avec 32,16 %, soit 596 voix. Elle fait en effet moins bien qu’en 2020 et les 35,7 % obtenus (663 voix) malgré la victoire de la gauche à Nîmes aux dernières élections municipales. Comme en 2020, la division de la gauche aura été fatale avec les candidatures de la conseillère départementale Carole Bergeri (164 voix, 8,2%) et de l’Insoumis Jean-Baptiste Thibaud (65 voix, 3,3%).

    C’est donc la liste d’union Les Républicains avec le «centre» qui l’a emporté. Le sortant Laurent Burgoa (LR) totalise en effet 601 voix (36,19%) soit seulement cinq de plus que Denis Bouad. Malgré la perte de Nîmes aux municipales, il parvient donc à limiter la casse (la liste de droite avait obtenu 672 voix en 2020) en sauvant un siège.

    Mais la droite perd donc un siège puisque le troisième fauteuil de sénateur revient au Rassemblement National, une nouvelle étape dans un département qui compte déjà six députés d’extrême droite. La députée Sylvie Josserand (RN) obtient en effet 493 voix et siègera donc au Palais du Luxembourg. Une élection qui pourrait s’avérer décisive pour le RN qui cherchait à constituer un groupe au Sénat.

  • Sénatoriales : les Républicains sauvent deux sièges dans le Var, le RN en prend deux

    Sénatoriales : les Républicains sauvent deux sièges dans le Var, le RN en prend deux

    Les élections sénatoriales ont livré leur verdict dans le Var. Tel que c’était redouté, la vague bleue marine des dernières municipales n’a pu être endiguée. Le RN (691 voix) obtient, pour la première fois dans le département, deux sénateurs, en les personnes de Franck Giletti, délégué départemental du parti et député de la 6e circonscription, et de Carine Leroy, adjointe aux ressources humaines du maire de Fréjus David Rachline.

    Cette entrée se fait au détriment de la gauche, affaiblie par les dernières élections municipales, qui perd le siège qu’avait obtenu André Guiol (ex-PS), et des Républicains, arrivés en tête (907 voix), mais qui perdent un sénateur.

  • Le sénateur sortant Jean-Yves Roux réélu dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Le sénateur sortant Jean-Yves Roux réélu dans les Alpes-de-Haute-Provence

    Stéphanie Colombero, la candidate DVD issue de LR soutenue par la présidente du département Eliane Barreille (DVD) et le maire de Manosque Camille Galtier (DVD), a elle obtenu 122 voix, soit 21,9% des suffrages exprimés. En troisième place, Fabrice Durnerin (UDR-RN) a obtenu 46 voix, soit 8,26% des votes. Marianne Mougey, la candidate LFI, a elle récolté 37 votes, soit 6,64%. Finalement, l’ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen, Stéphane Durbec, a obtenu seulement 18 voix, soit 3,23%. Il y a eu trois abstentions sur les 565 grands électeurs appelés aux urnes.

    L’enjeu était important pour la gauche, alors que c’était le seul siège qu’il leur restait dans le département, où les deux députés sont d’extrême droite.

  • Hautes-Alpes : le centriste Jean-Michel Arnaud réélu sénateur dès le premier tour

    Hautes-Alpes : le centriste Jean-Michel Arnaud réélu sénateur dès le premier tour

    Sur 441 votants, Jean-Michel Arnaud a récolté 334 voix (77,49 % des suffrages exprimés). Loin derrière, le candidat Écologiste Jean-François Baudin, soutenu par le PS et le PC, a reçu un total de 48 voix (11,14 %). Le candidat du Rassemblement national Jérôme Sainte-Marie a recueilli 29 voix (6,73 %). Michel Pons, investi par LFI, s’en sort avec 20 voix (4,64 %). « Ce soutien massif est bien le reflet de notre travail de ce dernier mandat, a déclaré Jean-Michel Arnaud à l’issue du scrutin. Nous continuerons de porter les sujets importants de ce département, comme l’adaptation au changement climatique, la question du logement et la réussite des Jeux olympiques 2030.»

    Agathe Di Lenardo

  • [Handicap] Une plateforme pour lever les barrières du sport

    [Handicap] Une plateforme pour lever les barrières du sport

    Pour une personne en situation de handicap, trouver un club sportif adapté peut encore tourner au parcours du combattant : quel club appeler, pour quel handicap, avec quel encadrement ? C’est ce verrou que veut faire sauter ParAccueillant, plateforme gardoise lancée le 9 septembre par le Conseil départemental et les acteurs du mouvement sportif.

    Le principe tient en quelques clics. Discipline, commune, besoins d’accueil : l’outil permet de repérer les structures capables d’accompagner une pratique handisport ou adaptée, puis d’obtenir les coordonnées ou les possibilités d’essai. Derrière l’écran, une réalité très concrète pour les familles. Odette Spica, mère d’un sportif en situation de handicap, se souvient de la difficulté à « trouver des interlocuteurs dans les différents clubs ». La plateforme entend raccourcir cette recherche et rendre visibles des associations peu armées pour communiquer. « Nous, on est fort sur l’eau, pas en informatique », résume Jean-Christophe Gonneaud, du Kayak-Club Terre de Camargue.

    L’outil est co-porté par le Comité départemental olympique et sportif du Gard, les comités départementaux handisport et sport adapté. À son lancement, 52 clubs étaient recensés ; le portail en affiche désormais 68. Parrainée par la pongiste paralympique Flora Vautier et l’ancien capitaine de l’USAM Julien Rebichon, l’initiative veut désormais essaimer.

    Mais ParAccueillant ne prétend pas régler à lui seul tous les obstacles : transport, coût, accessibilité des équipements ou manque d’encadrants restent bien réels. Il peut en revanche ouvrir une porte, mettre en relation et éviter que le premier obstacle soit simplement de ne pas savoir où frapper.

  • La maintenance des TER sur de bons rails ?

    La maintenance des TER sur de bons rails ?

    L’annonce, inattendue, a pris tout le monde de court. Tandis que la création d’un centre de maintenance des Trains express régionaux (TER) est à l’étude depuis des années en Occitanie, Carole Delga (PS) a tranché.

    Vendredi 16 septembre, la présidente de Région a dévoilé par communiqué le lieu du futur centre (qui sera raccordé à la ligne ferroviaire Colombiers-Maureilhan) que sa collectivité s’engage à construire et à financer à 100%, une première en France. Il s’agit d’un terrain appartenant à la Région situé sur la commune de Colombiers, au sud-ouest de Béziers. En complément des ateliers de Toulouse et Nîmes, « saturés », ou encore de Tarbes et Perpignan, ce futur centre accueillera, dès fin 2028 ou début 2029, les 18 nouvelles rames de TER liO Regio2N pour les opérations de maintenance lourde. « Nous souhaitons disposer d’un équipement performant et adapté à l’arrivée des Regio2N sur la ligne du littoral mais aussi anticiper l’augmentation du nombre de trains liO (…) », explique l’élue socialiste qui y voit la démonstration que « la transition vers des mobilités décarbonées appelle du courage politique, de l’innovation et un fort investissement ».

    Les rames accidentées sur le site du Capiscol ?

    Du côté de la CGT cheminots qui, via la Région, avait obtenu il y a quelques mois de la SNCF le lancement d’une étude de faisabilité pour le site du Capiscol à Béziers, on ne s’attendait pas à une telle annonce. « Face à la direction de la SNCF qui voulait tout mettre à Nîmes, on voulait un centre de maintenance à Béziers. Ce terrain de la Région près de Montady n’est pas le meilleur car on n’est pas en milieu ferroviaire et il s’agit d’une voie unique », regrette Éric Bringuier. Mais faute de grives, on mange des merles. Le secrétaire de la CGT cheminots tempère aussitôt. « Le choix d’implanter le centre entre Béziers et Narbonne, au milieu de la région, reste judicieux ».

    Le vice-président régional aux transports justifie l’implantation. « On a d’abord essuyé un refus du maire (DVD) de Narbonne. Notre terrain de Colombiers est constructible immédiatement car dérisqué, ce qui n’était pas le cas du site du Capiscol. Il y aurait eu des études environnementales à faire sur un an voire 18 mois. Et on ne passait pas dans le calendrier », explique Jean-Luc Gibelin (PCF).

    Il n’en reste pas moins que la CGT ne lâche pas l’affaire sur le Capiscol. « On va pousser pour en faire un centre de réparation pour les rames accidentées », rebondit Éric Bringuier, soulignant le potentiel en la matière. « Il n’en existe qu’un seul à Nevers, d’autres régions pourraient l’utiliser. À la SNCF de travailler au business plan. » Une option qui séduit la Région Occitanie. « Cela fait partie des accords de la convention TER. Et je partage l’idée que le site de Béziers est celui qui s’y prêterait le mieux », acquiesce Jean-Luc Gibelin. À une condition majeure : que l’État mette cette fois la main au portefeuille. « Ce n’est pas à la Région de payer en totalité, tels étaient nos accords dans la convention TER. »

    Dans l’attente d’un retour de la SNCF, une chose est acquise : à Colombiers, le centre de maintenance des TER emploiera entre 40 et 50 cheminots du bassin d’emploi de Béziers.

  • Nîmes : les femmes de chambre en grève

    Nîmes : les femmes de chambre en grève

    Un chiffre : 87 centimes. Voilà pourquoi les femmes de chambre de l’hôtel Imperator-Maison Albar à Nîmes se mobilisent depuis plusieurs mois. Outre de meilleures conditions de travail, elles réclament surtout une augmentation de 87 centimes bruts de l’heure. Déjà mobilisées en juillet, elles ont relancé le piquet de grève vendredi 18 septembre, en pleine feria des Vendanges. Et cette fois, elles ne comptent pas reprendre le travail avant d’avoir obtenu gain de cause.

    « Elles demandent aussi de l’aménagement au niveau des offices, et le remplacement de matériel qui est complètement obsolète, complètement dégradé, à la limite de la rupture », précise David Goslin, délégué syndical CGT et responsable technique qui ajoute « qu’une seule équipière sur une quinzaine de personnes a décidé de travailler ».

    Pour tenir, les femmes de chambre peuvent compter sur la solidarité. Une caisse a ainsi été installée devant le piquet de grève et a déjà reçu de nombreux dons de la population. La CGT a également lancé une caisse de grève à laquelle toutes les corporations du syndicat ont participé. « Tout cela nous permet de payer les heures de grève des filles », se félicite David Goslin. Samedi 19 septembre, elles ont également reçu le soutien de la municipalité de Nîmes et de son maire Vincent Bouget, venu à leur rencontre.

    Dialogue tendu

    Après plusieurs jours de grève, le dialogue s’est tendu avec la direction. David Goslin lui reproche d’avoir embauché des salariés en CDD pour remplacer les grévistes, ce qui est illégal. « La direction a souscrit des contrats CDD pour quatre personnes avec, comme intitulé, “équipier bar” mais les gens étaient informés que c’était pour travailler au niveau des chambres. Il y a donc eu de faux contrats établis avec de faux postes de travail pour les faire travailler au niveau des chambres. Nous avons donc demandé l’intervention de l’inspection du travail », explique David Goslin.

    Le dialogue avec la direction a finalement été ouvert le 23 septembre. Mais « nous avons interrompu la réunion après seulement 15 minutes de négociation, à la suite du refus de la direction d’accéder à la demande de revalorisation salariale », précise David Goslin.