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  • Des hausse de salaires en négociation à Arkema

    Des hausse de salaires en négociation à Arkema

    « On les a fait revenir à la table des négociations et c’est une première victoire ! » Ce lundi, la CGT d’Arkema fait part de bonnes nouvelles dans le bras de fer qui l’oppose à la direction générale du chimiste français. En grève depuis le 11 décembre dernier suite à des négociations annuelles obligatoires (NAO) jugées « méprisantes » par l’organisation syndicale, le mouvement social est peut-être à un tournant. « La grève s’est poursuivie ce week-end et continue jusqu’à ce mardi où nous allons tenir une assemblée générale sur le site puis entre les usines qui sont dans le mouvement », expose Sébastien Jonas, secrétaire de la CGT Arkema Marseille. Avant de se féliciter : « Il y a eu une forme de réouverture des négociations avec la direction générale dimanche soir. La prime de résultats pourrait passer à 400 euros, en lieu et place de 0. Et le talon, c’est-à-dire l’augmentation plancher, passerait à 50 euros contre 35 initialement. » Si le conditionnel est de mise pour l’heure, reste que le syndicaliste confirme bien que « des discussions » sont en cours.

    Concrètement, cette proposition n’est pas complètement à la hauteur des demandes de la CGT, qui revendique une hausse de salaire de 160 euros pour tous. Et la direction générale table toujours sur une augmentation de seulement 1,2%. Mais la nouvelle proposition mettrait plus que du beurre dans les épinards des travailleurs. « La hausse de l’augmentation minimale avantage les salaires médians, ça toucherait les ouvriers et employés plutôt que les hauts salaires », développe Sébastien Jonas.

    La menace du chômage technique plane toujours

    D’autant que les travailleurs, grévistes ou non, étaient sous la menace d’une mise en chômage technique puisque la production sur plusieurs sites, dont celui de Marseille, est à l’arrêt depuis plus de 10 jours. « Il y a une application du chômage technique disparate et prudente. L’usine de Saint-Auban est concernée par exemple. À Marseille, il y a eu des lettres envoyées vendredi mais il y a une certaine frilosité à le mettre en œuvre », détaille Sébastien Jonas. Le syndicaliste renvoie au Comité social et économique (CSE) extraordinaire qui s’est tenu jeudi dernier (lire notre article du 19/12). Une instance durant laquelle la CGT avait prévenu qu’elle « attaquerait en justice la mesure ».

    Pour l’heure, ni la suspension ni la reconduction du mouvement n’est actée. « On adopte une position relativement neutre avant l’assemblée générale. On va faire part des propositions de façon transparente et la base décidera », conclut Sébastien Jonas.

  • Notre système de santé toujours grippé

    Notre système de santé toujours grippé

    La grippe jouera-t-elle les trouble-fêtes ? La réponse est oui. Dans notre région, la vague épidémique est forte et plus précoce que la normale. Elle met déjà notre système de santé sous tension avec une explosion des appels au Samu, une saturation des consultations en médecine de ville mais aussi des services hospitaliers.

    Tout se passe comme si les leçons de l’épidémie de Covid-19 n’avaient pas été tirées. La fragilité de notre système de soin est telle qu’un virus saisonnier récurrent comme celui de la grippe le met à mal.

    Pire, la défiance qui s’est installée vis-à-vis de la vaccination à l’occasion de la pandémie de 2019-2020 pèse désormais sur la prévention de la grippe. Les personnes fragiles et âgées de plus de 65 ans sont vivement invitées à se faire vacciner mais elles sont encore trop peu à franchir le pas. De même, une vaccination plus large permettrait de freiner les conséquences de l’épidémie et de protéger les actifs, durement frappés cette année.

    Un enjeu d’intérêt général

    C’est un véritable choix de santé publique à faire car seules les personnes à risque bénéficient d’une prise en charge à 100% du vaccin, les autres doivent le payer.

    Et pourtant, la grippe n’est pas une maladie anodine. Selon Santé publique France, elle a été responsable l’an dernier de 17 600 décès, d’environ 30 000 hospitalisations et de près de 3 millions de consultations chez un médecin.

    C’est dire si l’objectif de prévenir l’épidémie et celui de prendre au mieux en charge les malades sont un enjeu d’intérêt général.

  • L’épidémie de grippe s’invite pour les fêtes

    L’épidémie de grippe s’invite pour les fêtes

    « Santé publique France prédit un pic épidémique qui pourrait arriver cette semaine ou la semaine prochaine », indique Olivier Reilhes, directeur de la Santé publique et environnementale de l’Agence régionale de santé (ARS) Paca. Face à la vague importante de contaminations que connaît la région, le préfet a publié ce lundi un arrêté de réquisition de certains médecins généralistes à la demande de l’ARS.

    C’est la quatrième semaine consécutive que la région Paca est en phase épidémique, comme le reste des régions de France métropolitaine. La semaine passée, la région a enregistré « 2 000 passages aux urgences pour état grippaux et un peu moins de 500 hospitalisations la semaine dernière, ce qui équivaut presque au pic épidémique de l’année dernière », indique Olivier Reilhes. Une augmentation par rapport à la semaine précédente qui laisse penser au directeur que le pic de l’épidémie devrait avoir lieu cette semaine ou la semaine prochaine.

    Trois semaines d’avance

    Une grippe arrivée plus tôt de quelques semaines par rapport aux années précédentes, ce qui fait arriver la vague épidémique pendant les fêtes.
    « Mêmes chiffres que la saison dernière », pour l’heure.

    Le niveau très élevé d’activités hospitalières a obligé l’ARS à déclencher la mise en œuvre des plans de gestion spécifiques à ce type de situation.

    « Cela signifie que l’on prépare les établissements depuis plusieurs semaines. Pour assurer la prise en charge des cas à la fois aux urgences et en hospitalisation, explique le directeur de l’ARS Paca. Ça veut dire consolider les plannings de présence des personnels, un sujet sensible dans le contexte des fêtes de fin d’année. » Cela nécessite « des services saisonniers complémentaires avec des lits supplémentaires pour pouvoir absorber ce flux de patients. Cela signifie aussi sortir d’hospitalisation un certain nombre de patients qui ne le nécessitent plus pour les malades de la grippe ».

    Les gestes barrières et le port du masque ont également été remis en place, depuis le 8 décembre, dans de nombreux centres hospitaliers. Comme au sein de l’Assistance publique des Hôpitaux de Marseille (AP-HM) où le port du masque est de nouveau obligatoire pour les professionnels et les visiteurs, ainsi que le renforcement de l’hygiène des mains avec des distributeurs de gels hydroalcooliques réinstallés à certains endroits et l’augmentation des vaccinations au sein des professionnels.

    Le vendredi suivant, le 12 décembre, la stratégie de prévention des risques a été ajoutée aux gestes barrières au sein de l’apr.-HM. Chaque patient hospitalisé, peu importe la raison de son admission, est dorénavant dépisté afin de l’orienter vers une chambre simple ou double suivant les résultats. Au service pédiatrie, les parents accompagnants sont également testés. Un moyen de contenir les transmission de maladie.

    Une meilleure couverture vaccinale

    Une épidémie dont le variant K semble être en grande partie responsable. D’abord arrivé au Royaume-Uni, il est maintenant très répandu en France. « On est sur de la transmissibilité élevée mais il ne semble cependant pas avoir un excès de sévérité, explique Olivier Reilhes. Le pourcentage de personnes hospitalisées après passage aux urgences est globalement stable et proche de ce qu’on a connu l’année dernière. »

    Une épidémie qui pour le moment semble être équivalente à celle de la saison dernière. « On pense qu’elle est à peu près égale mais on n’en est pas sûr. On sait en général que pendant les fêtes, il y a un brassage de population : les gens se retrouvent en famille, donc ça accentue la transmission du virus », précise le haut fonctionnaire.

    Un brassage qui rend encore plus nécessaire la vaccination, qui a par ailleurs été plutôt bien suivie avec 900 000 doses distribuées sur la région, et 42% des personnes à risque vaccinées, soit autant qu’à la fin de la campagne de l’an passé. Le directeur de l’ARS Paca rappelle également l’importance des gestes barrières « que l’on connait bien mais que l’on n’applique plus toujours », déplore-t-il. Ainsi, il rappelle l’importance du masque s’il l’ont ressent des symptômes, l’aération des pièces et un lavage régulier des mains.

  • Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Par une décision signée ce vendredi de la main de sa présidente (DVD) Martine Vassal, la Métropole Aix-Marseille est allée poursuivre en justice le candidat Insoumis aux municipales dans la cité phocéenne, « compte tenu des propos tenus par monsieur Sébastien Delogu et notamment lors de son interview du 21 novembre 2025 à 7h44, diffusée à l’occasion de l’émission “ici matin Ici Provence” ».

    Dans la foulée de sa candidature pour les municipales, le député LFI des quartiers Nord, invité de la matinale de la radio publique, s’en était pris à « un système à faire tomber ». « On a vu un système clientélaire corrompu : pour avoir un appartement, il faut donner de l’argent, pour avoir un travail à la Métropole ou à la mairie, il faut donner de l’argent », lâchait-il. Sans mettre en cause la présidente de la Métropole elle-même : « Ce n’est pas elle directement, c’est tout le système qui est corrompu. » Un discours dégagiste assumé : lors de son premier meeting, le 6 décembre, il annonçait avec des accents sarkozystes vouloir « nettoyer au Kärcher ce système corrompu » (notre édition du 08/12).

    S’il assurait, sur Ici Provence, avoir fait plusieurs signalements au parquet, il ne citait néanmoins pour exemple que l’attribution d’un logement social par l’ex-présidente (SE) évincée de 13 Habitat, Nora Preziosi, à sa mère, et l’embauche présumée de son conjoint comme directeur de cabinet par la présidente de la Métropole. Des faits à chaque fois déjà visés par une enquête. « Vous allez dans les quartiers de Marseille, tout le monde va vous dire on m’a proposé un emploi et il faut que je donne de l’argent », argumentait aussi le candidat.

    Une enquête préliminaire a bien été ouverte en juin 2022 visant un ancien cadre de FO à la Métropole, Alain Nobili, qui percevait plusieurs milliers d’euros pour des promesses d’embauche, comme le révélait le site d’information Marsactu. Il avait été révoqué et la Métropole elle-même avait signalé ses agissements au parquet.

    Sollicitée, l’équipe de campagne de Sébastien Delogu n’a pas donné suite tandis que l’entourage de la présidente de la Métropole ne fait pas de commentaires sur cette plainte. L’avocat désigné par l’intercommunalité Me Pierre Bruno indique de son côté qu’une communication sera faite « en temps voulu ».

  • Le Gard et l’Hérault en fête

    Le Gard et l’Hérault en fête

    Mialet (Gard)

    Quand le Père Noël se cache à la Grotte de Trabuc

    La commune cévenole, Mialet, abrite la caverne du Père Noël ! Les différents paysages souterrains de la célèbre Grotte de Trabuc sont mis en lumière par des scénographies poétiques qui invitent les visiteurs à plonger dans l’univers d’une grotte enchantée et musicale. La traversée peut se faire grâce au dispositif d’audioguide ou en toute liberté en faisant voler son imagination. En suivant le sentier des bougies, des espaces surprenants attendent les visiteurs au détour des galeries, tels que le jardin des licornes, l’observatoire du lac, les animaux de la forêt autour de la cascade, la plaine des grands rennes, la joyeuse fabrique des lutins, jusqu’à la rencontre du bonhomme en rouge. Attention, au pays du Père Noël cévenol la température est de 14 degrés.

    Du 20 au 24 et du 26 au 30 décembre. 13,40 euros, gratuit pour les moins de 5 ans.

    Montpellier (Hérault)

    La fabuleuse crèche languedocienne

    La crèche languedocienne offre une représentation la plus fidèle possible de la vie dans notre région vers la moitié du XIXe siècle, par des éléments architecturaux typiques, des métiers traditionnels, des costumes de l’époque… Avec près de 250 santons habillés sur 40 m² de décor, ce n’est pas une simple crèche, mais la représentation d’un village de la région montpelliéraine. Costumes et bâtiments sont la réplique de ceux existants à l’époque, des panneaux contigus donnent d’utiles explications sur l’architecture et le mode de vie. Rien n’est oublié : la culture de la vigne et de l’olivier, l’élevage ovin, les petits métiers d’antan, les personnages hauts en couleur de Montpellier, les danses traditionnelles (animées par des mécanismes), les joutes…

    Du 21 décembre au 2 janvier de 14h30 à 18h. Salle Pétrarque. Gratuit.

    Palavas-les-Flots (Hérault)

    Les flots enchantés, des fêtes les pieds dans le sable

    Le boulevard Joffre de Palavas-les-Flots se métamorphose jusqu’au 4 janvier. Véritable lieu magique en bord de mer, il invite petits et grands à vivre la féerie des fêtes à travers des illuminations, des spectacles poétiques (comme celui de la Compagnie Les Enjoliveurs, le 22 décembre à 17h, notre photo), des concerts, des déambulations féeriques, des manèges mais aussi des gourmandises et des produits artisanaux de qualité. Un rendez-vous incontournable pour se plonger dans l’esprit de Noël et partager la chaleur et la convivialité des fêtes de fin d’année. Toutes les déambulations ont lieu dans le village de Noël et dans la rue Saint-Roch. Tous les spectacles fixes se jouent sur la scène au milieu du village de Noël.

    Tous les jours jusqu’au 4 janvier. Gratuit. Programme complet sur le site palavaslesflots.com

    Nîmes (Gard)

    Des mythes heureux au Musée de la romanité

    Les histoires de la mythologie finissent mal, en général ? Pas toujours ! Avec Cupidon, Ariane, ou encore Apollon, pour Noël, le Musée de la romanité à Nîmes propose des visites pour découvrir des mythes à la fin heureuse garantie, tous les jours du 20 décembre au 3 janvier à 15h30.* L’occasion aussi de visiter l’exposition temporaire « Gaulois, mais Romains » autour de laquelle des ateliers sont proposés pendant les fêtes. Notamment pour les plus petits (3 à 5 ans) avec « Paupiette et les Gallo-romains »** où l’on suit les aventures d’une petite laie. Grâce aux œuvres de l’exposition, à des histoires et des activités, Paupiette raconte aux enfants et à leurs parents comment on vivait chez les Gallo-romains.

    *Du 20 décembre au 3 janvier, 15h30. Tarif enfant : 6€, adulte : 12€,, 9€ (réduit), 3€ (adhérent); Durée 1h. **Mercredis 24 et 31 décembre, 10h30. Tarif enfant : 3€ adulte : 9€, 3€ (adhérent) Offre famille (2 adultes + 2 enfants) : 21€. Durée 1h.

  • L’OM termine par un festival

    L’OM termine par un festival

    Entre l’Olympique de Marseille et la Coupe de France, les choses n’ont pas toujours été évidentes. Le club phocéen a connu plusieurs mésaventures au cours de
    ces 25 dernières années, avec des défaites face à des écuries semi-professionnelles comme Andrézieux-Bouthéon, Carquefou ou Canet-Roussillon, pour ne citer qu’eux. Compte tenu de ces passifs, l’affiche du 32e de finale de la Coupe de France 2025-2026 face à Bourg-Péronnas, pensionnaire du championnat National dans lequel évolue Aubagne, pouvait susciter certaines craintes en amont.

    Mais les Olympiens ne sont pas tombés dans le piège de cette compétition, cette fois-ci, en plantant pas moins de six buts dans la partie. « On a fait un match sérieux », se réjouit Roberto De Zerbi, insistant sur le fait que la prestation de ses protégées n’était pas parfaite, à cause d’un trop grand nombre d’occasions de but concédées. L’avant-centre burgien, Sidi Cissé, s’est retrouvé à cinq reprises dans une situation favorable dans la surface. Heureusement pour les Phocéens, aucune de ses tentatives n’a fait mouche.

    « On sait qu’il y a toujours de mauvaises surprises qui peuvent arriver, sachant qu’on menait seulement d’un but à la pause », souligne le technicien italien, soulagé d’avoir ouvert rapidement le score grâce à une tête du capitaine Leonardo Balerdi sur un corner exécuté par Angel Gomes, intéressant dans le cœur du jeu olympien. Le défenseur argentin a ainsi inscrit son premier but de la saison, lui qui n’avait plus trouvé le chemin des filets depuis le 21 janvier 2024 (2-2 contre Monaco). Mais le réel déclic est apparu en seconde période, où Mason Greenwood – meilleur buteur de Ligue 1 – est à l’origine d’un florilège de buts. Pierre-Émile Højbjerg et Igor Paixão, éléments moteurs de cette rencontre, ont suivi le mouvement, avant que les entrants Bilal Nadir et Tadjidine Mmadi concluent l’après-midi avec deux boulets de canon imparables. Et ainsi, terminer l’année 2025 en beauté. « J’ai dit à mes joueurs qu’on a fait un bon début de saison, positif, avec des résultats importants. Après, il faut toujours faire mieux », lance De Zerbi, conscient que le mois de janvier s’annonce déjà capital.

    BOURG-PERONNAS 0 (0) MARSEILLE 6 (1)

    32e de finale – Coupe de France

    Stade Marcel-Verchère, à Bourg-en-Bresse (6 000 spectateurs)

    Arbitre : Stéphanie Frappart

    Buts : Balerdi (8’), Greenwood (59’), Højbjerg (64’), Paixão (66’), Nadir (77’), Mmadi (87’) pour Marseille

    BOURG-PERONNAS : Mazuy – Koite (Tankiev, 85’), Lacour (cap), Vitré, Sylla (Magassouba, 74’) – Bodmer, Meyer (Guel, 74’), Slimani (Touray, 62’) – Boumaaoui (Mouaddeb, 85’), Pembélé, Cissé.

    Entraîneur : David Le Frapper

    MARSEILLE : De Lange – Weah (Mmadi, 69’), Pavard (Egan-Riley, 74’), Balerdi (cap), Palmieri – Højbjerg, O’Riley, Gomes (Medina, 62’) – Greenwood (Nadir, 74’), Maupay (Vaz, 62’), Paixão.

    Entraîneur : Roberto De Zerbi

    Mmadi au top

    Âgé de 18 ans, Tadjidine Mmadi a inscrit son premier but avec l’équipe professionnelle, dimanche après-midi, pour sa troisième apparition seulement. L’international U20 français, récemment rentré de la Coupe du Monde avec les Bleuets, a déjà fait sensation cette saison en Youth League après son doublé face au Real Madrid. Il semble promis à un bel avenir.

  • Claude Viallat fait tourner la forme et les couleurs à Toulon

    Claude Viallat fait tourner la forme et les couleurs à Toulon

    Dans bon nombre d’œuvres présentées dans l’exposition », écrit Michel Hilaire, commissaire d’Avatar 2005 – 2025, visible jusqu’au 25 avril 2026 à l’Hôtel des arts de Toulon, « Claude Viallat malmène la forme, n’hésitant pas à la rogner, la déchiqueter ou la tourner dans tous les sens. Il joue volontiers sur la notion de vide et de plein à travers des raboutages inattendus ou incongrus ». Ce parcours s’inscrivant « dans la continuité » d’une exposition précédente réalisée il y a 20 ans, « se veut aussi un hommage à Jean Fournier (1922-2006) qui fut le marchand de Viallat de 1967 à 1997 ». Sa peinture acrylique vient se déployer tour à tour sur des draps, bâches militaires et autres fragments de tentes et tissus, dans un geste chatoyant.

    Les goûts et les couleurs

    Comme le rappelle le conservateur général honoraire du patrimoine Claude Hilaire, Claude Viallat résume son art ainsi : « Ma peinture prolifère, elle éclate, elle part dans tous les sens. Elle joue en tressé et en ébouriffé ». Parmi les pionniers et fondateurs du mouvement Support/Surfaces à la fin des années 1960, Claude Viallat se place aussi dans les pas de « grands maîtres de la couleur, depuis Delacroix en passant par les fauves (Derain, Matisse, Chabaud) jusqu’à Simon Hantaï », estime le commissaire de l’exposition. Le résultat, que les visiteurs ont le loisir de contempler dans cette exposition, se matérialise par une tempête d’éléments et formes bigarrés qui font souffler dans ses toiles le vent d’une abstraction toujours en mouvement depuis 60 ans. Un affranchi de l’art qui dit, indique Claude Hilaire : « Il y a des moments où le travail se tend, à une rigueur, et il y a des moments où il se lâche et redevient plus rigoureux, et ainsi de suite (…) J’essaie de jouer avec le goût, de jouer avec le mauvais goût ».

    Ouvert du mardi au samedi de 11h à 18h. Entrée gratuite

  • Les policiers jouent les pères Noël à l’hôpital Saint-Joseph

    Les policiers jouent les pères Noël à l’hôpital Saint-Joseph

    « Merciiiiiiii père Noël ! » Dans les couloirs de l’hôpital Saint-Joseph en cette veille de week-end c’est un peu les festivités avant l’heure. Avec Minnie, Léo le lion policier et le bonhomme Noël, les membres de l’association Partenaires police 13 assurent la distribution de cadeaux aux enfants malades du service pédiatrie.

    « On fait ça chaque année depuis 5 ans, on a fait appel à une collecte nationale avec une autre association parisienne qui s’appelle Fraternité police », explique Cyrille Faure, président fondateur de l’association. L’idée : « Apporter des cœurs dans les yeux des enfants », ajoute-t-il, mais aussi donner une autre image des gardiens de la paix, montrer que derrière l’uniforme, « il y a des papas Noël, des mamans Noël ». Un moment également « solennel, fraternel qui rapproche tout le monde ». Et d’en profiter pour rappeler que « les parents sont là pour éduquer les enfants, nous, on est là pour les protéger ».

    Coiffés d’un bonnet, on retrouve là des personnels du Raid, de la BRI (brigade de recherche et d’intervention), de la Sûreté urbaine ou de la Bac (brigade anti-criminalité) qui se relaient pour remettre les puzzles, jeux de société, poupées et autres petites voitures aux petits malades. Parmi eux, Alain, la cinquantaine, membre de la brigade motocycliste qui insiste sur le côté humain de son métier. Pour lui, « donner de la joie aux enfants cela n’a pas de prix ». Dans une des salles d’attente, Ranya, bout de chou de 3 ans, n’en croit pas ses yeux, ravie. « Franchement c’est très sympa, car ici ce n’est pas très gai », commente sa maman. Au fil des chambres, l’accueil est chaleureux.

    Bouffée d’air frais

    pour les parents aussi

    Depuis son lit à barreau, Soan, 2 ans et demi, qui bataille avec son asthme, n’est pas franchement rassuré mais un check avec Léo le lion le convainc, il finira par un petit sourire. Une bouffée d’air frais pour son papa, « les journées sont interminables, on espère en sortir très bientôt » nous confie-t-il. Plus loin cette petite-fille raconte : « Quand j’ai vu les policiers tous en rond par la fenêtre de la chambre de mon petit frère, j’ai cru qu’il y avait un problème. Il a l’appendicite mon petit frère ». Impressionnée, sa grand-mère envoie : « Eh bien c’est toute la brigade qui s’est déplacée, et pour une fois en douceur ». Alain encaisse la pique : « Vous savez pour nous c’est chaud quand c’est chaud en face ». Un petit tour en néonatologie et il est temps de prendre la pose avec les soignants, tout aussi emballés par la présence des policiers qui promettent évidemment de revenir l’année prochaine.

  • [Les illuminations font un carton] La capitale de Provence parée de lumière

    [Les illuminations font un carton] La capitale de Provence parée de lumière

    Difficile de se déplacer dans les rues de la Capitale Provençale, tant la foule était massive. « On ne va jamais réussir à arriver au Cour Mirabeau ! », souriait Jeanne, trois petits sous le bras, alors que le sapin Place de l’Hôtel de Ville venait de s’illuminer sous les yeux de centaines de spectateurs, téléphones brandis pour le premier décompte animé par Sophie Joissains, maire de la Ville et l’équipe municipale. « J’avais prévu les courbatures aux trapèzes ! Bon, les illuminations je connais je viens tous les ans. Si ça ne tenait qu’à moi, j’aurais attendu de venir un jour moins bondé. Mais je crois que les gosses ne me l’auraient pas pardonné… », pointe Régis, sa fille sur les épaules. Il aura fallu suivre une déambulation musicale, avant d’arriver, enfin au pied de la fontaine du Roi René, où, du haut du cours Mirabeau, où la maire s’est adressée à une foule qui n’en finissait plus. 3,2,1…. La Ville est parée de ses lumières jusqu’à la fin des festivités.

    Comme les « grandes » villes

    « Ce qui me chauffe le cœur est de vous voir aussi nombreux, a lancé Sophie Joissains, maire de la Ville, aux spectateurs en nombre. Nous traversons une période un peu compliquée en ce moment. Tout n’est pas tout à fait rose, je dirais presque que tout est morose. Mais nous abordons une belle période, qui est une parenthèse enchantée », lançait Sophie Joissains aux spectateurs. « C’est vrai, c’est nécessaire d’avoir un peu de gaieté en ces temps », souffle Michelle, en premier rang. S’il y a bien quelques protestations dans la foule : peu de places de parkings, monde dense dans ces petites rues, des ventes sur les stands à prix élevés… mais l’esprit des fêtes conquit la majorité des visiteurs. « Ce n’est pas si différent des autres années mais c’est toujours joyeux. Après tout, on ne vient pas pour le protocole, mais on vient pour l’esprit. C’est le seul moment de l’année où on peut être tentés par un peu de douceur, par un peu de gaieté », assure Gisèle. Plus loin, Romy, Olivia et Jade tentent de se frayer une petite vue sur la scène, où le concert gospel emboîte le pas aux discours. « Trop beau ! » lâchent les petites. Derrière elles, Chloé et Anne-Laure, apprécient peut-être moins le spectacle que leurs filles, mais savourent le moment crêpe chez Café Nino, « les lumières et les odeurs de chocolats » et « oui, la Ville a mis le paquet, surtout avant les élections municipales ! » De son côté, la municipalité assure avoir mis autant d’efforts dans les préparatifs que les années précédentes. « On est tombés sur le lancement par hasard, on est venus de Grenoble entre potes, s’amuse Clément. Franchement, ça vaut bien les illuminations des grandes villes ! On ne rate jamais celles de Lyon mais peut-être bien qu’on reviendra l’année prochaine : il fait moins froid et on respire un peu plus niveau monde ! » Les illuminations lancent une longue série d’animations et d’événements. La municipalité le rappelle d’ailleurs : le programme sera chargé, des divers marchés en passant par la Fontaine aux jouets. Jusqu’à la fin décembre, voire début janvier, touristes et locaux pourront retrouver la Foire aux Santons sur l’esplanade Cézanne, différents manèges sur le Cours Mirabeau, les places Général de Gaulle et Jeanne d’Arc, le marché des 13 Desserts jusqu’au Réveillon ou la Grande crèche aixoise à l’Office de Tourisme.

  • Toulon en Commun en avance sur le programme

    Toulon en Commun en avance sur le programme

    À quelques jours de Noël, l’équipe de Magali Brunel (PS) tête de liste pour 2026 de Toulon en Commun (Tec) tient à offrir aux Toulonnais le fruit de longs mois de travail.

    Pas de crèche ni de sapin, lâche malicieusement André De Ubeda (PCF) mais déjà la possibilité pour les habitants de découvrir de nouveaux éléments programmatiques.

    Du concret insiste le conseiller municipal d’opposition en exercice plutôt que « des phrases creuses et des slogans marketings », sans nommer personne. À ces côtés, Magali Brunel met en avant pour commencer « la méthode unique certainement en France » : « Depuis 6 ans, Toulon en Commun consulte les associations, les syndicats, les professionnels pour faire des constats et proposer des solutions ».

    Ces dernières sont au final validées par l’Assemblée populaire qui reste souveraine. Un exercice démocratique qui donne toute sa force au collectif. Et de poursuivre : « Six conférences-débats ont également permis de s’inspirer des réussites d’autres villes en invitant leurs élus à expliquer leurs démarches ».

    Résultat, en matière de logements, Toulon en Commun annonce l’encadrement des loyers. Mais aussi la création de logements sociaux pour lutter contre la pénurie et améliorer l’habitat dégradé privé, comme à Pontcarral ou à la Grande Plaine. Ainsi qu’une réglementation stricte pour encadrer les locations saisonnières.

    Trois centres de santé,

    l’eau municipalisée

    Quant aux services publics, il est prévu la création de trois centres de santé et la remunicipalisation de l’eau, avec les premiers mètres cubes gratuits. Côté transport, c’est le choix du tramway qui est défendu mais aussi la gratuité des transports en commun et beaucoup plus de moyens pour les mobilités douces.

    Sur le sujet sensible de la sécurité publique la gauche veut « réorienter le rôle de la police municipale vers plus de présence de proximité ».

    Toulon en Commun prévoit également une rénovation thermique massive des logements publics et l’obligation d’escales plus longues et moins nombreuses pour les bateaux de croisière et les ferries afin de les obliger à se connecter à quai.

    L’équipe met également en avant un passeport culture pour les jeunes et annonce la gratuité des fournitures scolaires. Pour renforcer la démocratie locale, des assemblées de quartier et de référendums d’initiative citoyenne seront mis en place. Encore des cartes abattues. Vivement que chacun en fasse autant pour que la campagne démarre réellement projet contre projet, pour la bataille des idées.