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  • La saison 3 de l’Off-road Allauch à Pichauris

    La saison 3 de l’Off-road Allauch à Pichauris

    Allauch, terre du sport en pleine nature, va encore vivre au rythme du VTT.

    Avec le retour des rendez-vous Off-road, dont ce sera dimanche la troisième édition, une belle journée s’annonce sur des tracés préparés par les bénévoles de l’Amicale cycliste Marseille Est (ACME), avec le concours de la Ville d’Allauch.

    Six parcours, trois pour les amateurs de randonnée et trois pour les adeptes de raid, traverseront le magnifique parc départemental de Pichauris. La labellisation Off-road garantit un véritable savoir-faire.

    Coupe de la Région Sud

    « Ce label a été lancé dans les années 1990 pour valoriser des épreuves sur des parcours novateurs, sortant des sentiers battus, où la part belle est faite à l’improvisation, le pilotage et l’exploration large d’un territoire », explique Pierre Dupuis. à l’occasion de la présentation de la troisième édition, mercredi à l’auditorium du pôle culturel de l’Usine électrique d’Allauch, le président de l’ACME a également remercié la Ville d’Allauch et le conseil départemental pour l’aide apportée. Notamment la mise à disposition du site de Pichauris.

    Pour la troisième année, Allauch propose de redécouvrir un format qui a été délaissé au profit de compétitions concentrées dans des périmètres plus limités, susceptibles d’intégrer les Jeux Olympiques. Et l’Off-road allaudien est intégré au calendrier officiel de la Fédération française de cyclisme, qui en fait le support de la coupe Région Sud de VTT chez les jeunes.

    Deux formats sont au programme. Le premier est une compétition de VTT chronométrée, avec trois parcours différents. Le grand, de 56 kilomètres, sera également l’épreuve phare de la catégorie, ouvertes aux U23 et plus. Une boucle de 31 kilomètres pour les juniors hommes (U19). Une troisième de 26 kilomètres pour les cadets et cadettes (U17) et les juniors femmes (U19). Le départ sera donné à 9 heures. Le second format est une compétition de randonnée familiale, sur les traces du raid, ouverte à tous à partir de 10 ans. Trois boucles sont également proposées : 41, 26 et 11 kilomètres, afin que chacun puisse choisir l’itinéraire le mieux adapté à sa condition physique. Ces trois parcours seront ouverts aux VTT à assistance électrique. Le départ sera donné à 9h10.

    Forte du savoir-faire des deux précédentes éditions, l’ACME a conservé les meilleurs spots traversés lors de deux éditions antérieures. Les boucles s’articulent autour des itinéraires permanents mis en place par le Département sur le site du parc de Pichauris.

    Des tracés qui permettront aux engagés de découvrir les paysages de deux massifs emblématiques des Bouches-du-Rhône. à savoir le Garlaban et l’étoile. Le départ sera donné depuis la route des Thermes, à Allauch.

    Une fois les épreuves terminées, les participants auront droit à une « burger party ».

    Pour en savoir plus : www.marseille-est-cyclisme.com

    « Ce label valorise
    les parcours novateurs »

  • Le Cercle des nageurs de Marseille vise les quarts de finale de l’Euro Cup

    Le Cercle des nageurs de Marseille vise les quarts de finale de l’Euro Cup

    La Ligue des Champions derrière eux, les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille se concentrent désormais sur leur aventure en Euro Cup, la seconde Coupe d’Europe des clubs, équivalente à la Ligue Europa en football. Au stade des huitièmes de finale, les quintuples champions de France en titre défient les Italiens de Savona, cinq fois lauréat du championnat italien et trois fois vainqueur de cette compétition continentale (2005, 2011 et 2012).

    Lors de la phase aller en Ligurie, les poloïstes marseillais ont triomphé d’un petit but (11-12). Un léger avantage avant d’entamer le match retour, ce samedi à 19h, au bassin Pierre-Garsau. « Il est très important ce match », insiste le capitaine Ugo Crousillat. « On est focus sur la qualification », surenchérit l’entraîneur du CNM, Milos Scepanovic, encore frustré de la défaite critique à Sabadell lors de la dernière journée de Ligue des Champions.

    Larumbe blessé

    Désormais, l’objectif principal du CNM est de remporter l’Euro Cup. « On a vraiment beaucoup travaillé pour corriger des choses, pour améliorer notre jeu. Je pense qu’on a fait un bon boulot », souligne le technicien phocéen, conscient d’affronter une « bonne équipe italienne très agressive ». « Elle joue beaucoup au pressing, beaucoup à la limite, avec beaucoup de provocation. Je ne dis pas cela négativement, c’est juste leur style de jeu qui est comme ça. Il faut s’adapter, comme on est parvenus à le faire lors du premier match », ajoute l’ancien gardien international monténégrin, persuadé que la défense marseillaise a été le facteur principal du succès à l’aller.

    « On avait bien respecté le plan tactique et on avait mis beaucoup de cœur et d’énergie pour appliquer les consignes. À mes yeux, c’est la défense qui te fait gagner les grands matches », lance Crousillat, persuadé que ses coéquipiers et lui vont devoir livrer « une prestation de niveau Ligue des Champions » pour venir à bout de Savona.

    Ils devront composer avec l’absence de l’ailier espagnol Marc Larumbe, blessé aux hanches, jeudi, à l’entraînement. « C’est une petite gêne », rassure Milos Scepanovic, tout en précisant qu’il était encore trop juste pour participer à cette rencontre européenne. Il devrait toutefois être présent pour le derby provençal, mardi prochain (19h30), dans le bassin aixois.

  • Objectif top 4 affiché pour les Bleus aux Jeux Paralympiques

    Objectif top 4 affiché pour les Bleus aux Jeux Paralympiques

    Si la polémique autour de la réintégration de la Russie a pris le pas sur le sportif (notre édition de vendredi), l’équipe de France espère réaliser une belle campagne paralympique.

    Treize athlètes, accompagnés de quatre guides pour épauler les sportifs déficients visuels, représenteront les couleurs tricolores lors de ces Jeux à Milan Cortina. Les Bleus sont engagés dans quatre disciplines : le para ski alpin, le para snowboard, le para ski de fond et le para biathlon. « Nous avons une équipe de France resserrée, mais néanmoins très ambitieuse dans un contexte concurrentiel qui augmente, tant sur les Jeux d’été que les Jeux d’hiver », souligne Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité Paralympique et Sportif Français (CPSF), persuadée que 100% des athlètes sélectionnés sont « médaillables ».

    « Un choix de la Fédération française de handisport », ajoute-t-elle. Parmi eux, Benjamin Daviet, quintuple médaillé d’or aux Paralympiques, sans oublier ses cinq autres médailles (quatre d’argent, une de bronze), visera une nouvelle moisson en paraski de fond et parabiathlon. D’autres représentants tricolores sont attendus sur les pistes italiennes, à l’image d’Aurélie Richard, paraskieuse de 20 ans aux quatorze podiums dont quatre victoires depuis décembre.

    Finir comme en 2022

    En 2022, les Bleus avaient terminé à la 4e place au tableau des médailles, avec 12 médailles, dont 7 en or. Même objectif pour cette nouvelle campagne paralympique. « L’ambition de cette équipe de France est de finir dans le top 4 », martèle avec conviction Marie-Amélie Le Fur.

  • Victoire impérative pour l’OM

    Victoire impérative pour l’OM

    Du côté de la Commanderie, l’heure est grave. Car, depuis mercredi, l’OM a perdu ses dernières illusions en se faisant sortir de la Coupe de France. Au terme d’un quart de finale cauchemardesque, qui a ravivé les plaies et fait mal au moral. « Nous sommes conscients de nos fautes, car la Coupe était capitale pour nous », a reconnu Igor Paixão.

    Le Brésilien est un des rares Olympiens à n’avoir rien à se reprocher de sa dernière prestation. Il a marqué un but et a été un trublion dans son couloir gauche. Mais il aurait fallu que l’ensemble du groupe soit à son diapason pour avoir le droit de défier Lens en demi-finale.

    L’OM va donc suivre en spectateur les dernières rencontres de la doyenne des compétitions. Et retrouver Toulouse dès ce samedi soir. « C’est le moment de passer à autre chose », poursuit Igor Paixão, qui admet que « nous sommes très loin des objectifs souhaités » et voit dans l’élimination sans gloire en Ligue des Champions « l’origine du mal » qui plombe son équipe depuis le tournant de 2026.

    L’OM n’a donc plus qu’une option pour éviter la catastrophe sportive. Remonter sur le podium de la Ligue 1. C’est redevenue dans ses cordes, avec la victoire contre Lyon (3-2). Il faut désormais bonifier ce résultat en allant chercher un succès en déplacement. Et Toulouse est le prochain voyage. Avec pour les Marseillais l’occasion de faire d’une pierre deux coups. Rester dans la course et prendre une rapide revanche.

    « Nous nous sommes donnés les moyens de recoller dimanche dernier. C’est pourquoi le match à Toulouse est important », insiste Habib Beye. Il compte s’appuyer sur les manques aperçus en Coupe, qui ont coûté cher, pour relancer la machine. Il dit avoir eu une discussion avec Leo Balerdi. « J’ai besoin de lui, qu’il retrouve sa joie et sa détermination. Qu’il retrouve confiance en lui, comme l’ensemble des joueurs », confesse-t-il.

    Un succès en terre toulousaine permettrait d’apaiser les relations avec les supporters, qui se sont tendues après la succession de mauvais résultats. La Vieille garde des Ultras a d’ailleurs lancé un avertissement. « La patience des Marseillais n’est pas infinie et à force de mépriser les supporters, de trahir l’histoire de ce club et de piétiner ce maillot, la colère finira par déborder. L’OM appartient à son peuple. Et un peuple qu’on méprise finit toujours par se faire entendre », ont-ils clamé dans un communiqué.

    Les Olympiens savent donc ce qu’ils doivent faire au Stadium de Toulouse pour étouffer le feu qui couve.

    « Nous sommes conscients de nos fautes, car la Coupe était capitale »

  • Ces leviers d’actions contre les violences faites aux femmes

    Ces leviers d’actions contre les violences faites aux femmes

    Autour de la table ronde, la directrice et une psychologue de Solidarités Femmes 13, un brigadier de police et la réalisatrice Alexandra Lamy sont venus échanger sur les leviers d’action contre les violences sexistes et sexuelles subies par les Femmes. La conférence « Ne détournons pas le regard » était organisée par la CEPAC de la Caisse d’Épargne. Devant un public majoritairement féminin, la présidente du directoire de l’entreprise Christine Fabresse rappelle : « En France, 230 000 femmes subissent ces violences, qu’elles soient physiques, psychologiques, financières… La Caisse d’Épargne s’engage avec force », en prévoyant notamment des actions de facilitation financière.

    L’accompagnement

    « Se reconnaître en victime », « poser les mots », « mettre à distance pour réduire les mécanismes de défense ». Les différents participants énumèrent les étapes du parcours de reconnaissance et de reconstruction que traverse les victimes. Un parcours « traité avec pertinence » par le film « Touchées » d’Alexandra Lamy qui résume : « On peut pas les sauver mais les accompagner ». Ces acteurs reconnaissent l’importance du suivi psychologique et de l’accompagnement pour réduire les facteurs de dépendance à son agresseur. Certaines mesures existent pour faire face aux contraintes économiques et matérielles, comme le « coffre-fort » digital pour garder les preuves, des places d’hébergement secret, ou encore le violentomètre mesurant la gravité et l’urgence d’agir, utilisé par la police , particulièrement au moment du dépôt de plainte. Des premiers leviers d’actions contre un système patriarcal enraciné.

  • La Maison des femmes fête ses quatre ans

    La Maison des femmes fête ses quatre ans

    La sortie en salle mercredi 4 mars du film La Maison des femmes, réalisé par Mélisa Godet, tombe à pic. La Maison des femmes Marseille Provence, inaugurée en janvier 2022 et dont la raison d’être et le fonctionnement sont mis à l’honneur dans le long-métrage, ouvrait deux jours plus tard ses portes au public. Le projet, financé par l’ARS et des partenaires privés et adossé à l’AP-HM, s’est inspiré du modèle précurseur de la Maison des femmes de Saint-Denis, lancée en 2016. Depuis quatre ans, celle de Marseille s’attache à « offrir un accompagnement médico-social complet », expliquent Sophie Tardieu et Hélène Heckenroth, deux des co-fondatrices du lieu.

    Un guichet unique

    Cela passe par « un guichet unique sur les problématiques médicales, psychologiques, sociales et juridiques », continuent les deux médecins. 20 à 30 femmes sont accueillies chaque jour par des secrétaires-écoutantes, avant d’être reçues par des médecins pour un entretien d’évaluation et orientées dans l’un des parcours de soins. Grâce aux nouveaux locaux, rue Saint-Pierre, la plupart des consultations peuvent être réalisées sur place. Pour Zoé Chaléat, interne en médecine générale, « c’est un bon moyen de réduire le risque de “perdues de vue“ en globalisant la prise en charge ».

    Les patientes peuvent également se joindre aux groupes de parole ou à l’un des ateliers psycho-corporels de danse, cuisine ou jardinage qui « participent à la reconstruction du corps », défend Sophie Tardieu. Des permanences d’avocat et d’un réserviste de la police permettent le suivi juridique et le dépôt de plainte.

    La Maison des femmes a renforcé ces quatre dernières années son réseau de partenaires publics et privés pour étoffer l’offre de soins. L’objectif : « Guider les femmes vers l’autonomie, avec un accompagnement de long terme.»

    La Maison des femmes accueille du lundi au vendredi de 9h à 16h30 au 165 rue Saint-Pierre.

  • L’action syndicale pour lutter contre les inégalités des genres

    L’action syndicale pour lutter contre les inégalités des genres

    Fière d’être en intersyndicale pour rappeler l’importance de cette lutte pour les droits des Femmes et pour une société progressiste », lance la co-secrétaire de FSU 13 Virginie Akliouat. La CGT, la FSU et Solidaires du département des Bouches-du-Rhône appellent à la grève féministe de manière unitaire, ce dimanche. Et à l’approche de la Journée internationale des droits des femmes, les trois syndicats présentent leur mot d’ordre « Solidarité avec toutes les femmes du monde. Particulièrement avec les Palestiniennes, Kurdes, Soudanaises, Afghanes, Américaines… Souvent en première ligne des conflits actuels », soulignent-elles.

    Travail, Santé, Education…

    Les inégalités de genre s’immiscent à travers toutes les sphères : santé, éducation, famille, travail, retraites… Les inégalités des femmes au travail concernent l’écart de rémunération mais aussi la question des métiers de genres. « Salaires égaux pour des valeurs de travail égales », déclarent les syndicats, d’une voix unie. La renégociation des accords d’égalité professionnelle dans la fonction publique – avec 9,8% d’écart salarial – et la transposition de la directive européenne sur la transparence salariale sont « des leviers pour lutter contre l’inégalité à condition que ce ne soit pas des vitrines sans contenu », avertissent les syndiquées.

    Alors que le gouvernement souhaite le réarmement démographique, les représentants du syndicat alertent : « A chaque recul du service public, ce sont les femmes qui encaissent : les conditions de travail dégradées, la charge mentale renforcée, l’accès au service public de santé et d’éducation de la petite enfance de plus en plus difficile », relèvent les syndicalistes. Dès l’école primaire, reflet de la société, les élèves sont confrontés aux inégalités des genres. Des inégalités, parfois invisibles, comme la répartition du temps de parole, l’espace d’occupation de la récréation ou les remarques vestimentaires.

    Menace de l’extrême droite

    « Nous avons la responsabilité de le combattre au quotidien dans la structure de l’école pour construire une vraie culture de l’égalité et faire cesser ces comportements sexistes », appuie Magali Hidalgo, CGT Education 13. L’émergence du « fémonationalisme » est décriée par les syndicats : « Il se prétend féministe, mais est dans une logique excluante. La plupart du temps, l’extrême droite est l’ennemi des droits des femmes. » D’ailleurs, au Parlement européen, l’extrême droite s’est opposée ou s’est abstenue de soutenir la gratuité des protections hygiéniques, l’IVG, l’accès à la contraception… Et de poursuivre : « Ces dernières années, les mobilisations du 8 mars prennent de l’ampleur. Femmes et hommes manifester leur égalité. C’est sur cette vision de la société que nous souhaitons construire un avenir. » Pour la mobilisation inter-syndicale prévue ce dimanche, la Magali Tardieux conclut : « On veut des droits. Pas une rose. »

    Rendez-vous dimanche à partir de 10h place du Général-de-Gaulle à Marseille pour un village organisé par le Collectif 13 Droits des femmes puis à partir de 11h avec les syndicats de vant le Medef sur cette même place.

  • Le Geres met en valeur les femmes agricultrices

    Le Geres met en valeur les femmes agricultrices

    Trop souvent invisibilisées, précaires et peu reconnues, les agricultrices n’en sont pas moins des garantes essentielles de notre alimentation. C’est pourquoi l’ONG environnementale Geres les met en avant à travers une série de quatre portraits de travailleuses (deux Bucco-Rhodaniennes, une Varoise, une Vauclusienne). « L’objectif était de valoriser les expériences quotidiennes et les perspectives des agricultrices de la région », explique Olivia Pelestor, chargée de programme agriculture et sensibilisation au Geres. « On ne s’intéresse à elles que depuis 1959. Avant, on en parlait via les couples, mais très peu des femmes elles-mêmes malgré leur énorme travail. »

    « Générer une conscience » quant aux difficultés

    Mais pour la porteuse du projet, « il est important de ne pas les visibiliser en tant que femmes, mais pour leur travail. Elles participent à la souveraineté alimentaire, à maintenir le patrimoine local avec la viticulture, l’oléiculture… Et elles s’engagent dans des pratiques agroécologiques, plus résilientes au niveau climatique. »

    Et même si pour elles, l’agriculture est « un métier passion », il n’en reste pas moins « physique et nécessite beaucoup d’investissements. Elles travaillent presque tous les jours, avec un manque de soutien financier des institutions », déplore Olivia Pelestor, d’autant plus que les quatre agricultrices travaillent dans le domaine du bio et « doivent justifier leurs prix, en expliquant leur travail, leurs pratiques. » La chargée de programme pointe aussi « les à-côtés », tels que « les remplacements difficiles pendant la grossesse » et « les retraites parfois en dessous de 350 euros. Il est important d’en parler pour générer une conscience citoyenne. »

    Les portraits dès le 8 mars sur www.geres.eu

  • Sur la Rocade, les polices seront réunies en juin

    Sur la Rocade, les polices seront réunies en juin

    Cécile Helle a bien conscience qu’elle ne coupera pas le ruban dans 3 mois pour inaugurer les locaux d’un poste de police mutualisé entre agents nationaux et municipaux. « Mais l’un d’entre nous oui », espère la maire (PS) visant, ce vendredi matin, David Fournier, adjoint à l’administration et candidat pour prendre la relève. Dans le quartier Sud Rocade, au sein de la résidence Le Mistral en cours de réhabilitation dans le cadre du programme de rénovation urbaine, deux anciens appartements et des locaux commerciaux et professionnels s’apprêtent donc à devenir un poste de police mutualisé sur 200m2 de plain-pied. Ils sont mis à disposition par le bailleur Grand delta habitat.

    Une visite de chantier était organisée, permettant à la maire de glisser quelques chiffres plus politiques en ces temps électoraux. « Nous avons actuellement 102 policiers municipaux et j’ai signé, la semaine dernière, l’embauche de 4 nouvelles recrues », se targue-t-elle, prenant à témoin Yvan Beleme, directeur de la police municipale. « C’est un projet de longue haleine lancé sous le préfet Gaume [parti à l’été 2022] qu’il a fallu défendre fortement car la police de proximité n’est pas trop le dogme en cours à Beauvau [siège du ministère de l’Intérieur], appuie Cécile Helle. Le projet est lié aussi au démarrage des travaux de rénovation urbaine. » Le tout alors que la facture a doublé, passant de 500 000 euros à 1 million, pris en charge pour plus de moitié par la Ville, l’État investissant 250 000 euros et le Grand Avignon 200 000 euros.

    Si police nationale et municipale auront des bureaux distincts, les agents partageront des vestiaires et locaux communs. Une dizaine de policiers au total seront rattachés à ce nouveau poste entre réception du public pour dépôts de plainte ou point d’ancrage de la brigade territoriale de la police municipale. Les horaires d’accès du public devraient être des heures de bureau classiques du lundi au vendredi, bien que les agents seront sur le terrain entre 6h et 20h. « On gagne en visibilité auprès des habitants mais aussi en collaboration et travail de partage d’informations », se félicite Yvan Beleme. En 2023 déjà, les deux polices ont été réunies dans des locaux à Montfavet mais sous la forme d’une simple cohabitation sans un vrai travail mutualisé.

  • Les salariés de Fibre Excellence Tarascon mobilisés à Toulouse

    Les salariés de Fibre Excellence Tarascon mobilisés à Toulouse

    Sous la menace d’un redressement judiciaire en raison d’une « situation financière intenable », l’intersyndicale (CGT, FO et CFDT) du groupe organisait cette manifestation « avec le soutien appuyé de Carole Delga, présidente de la Région Occitanie ». Notamment parce que « l’usine sœur » de celle de Tarascon se situe à Saint-Gaudens, en Haute-Garonne, et que le siège de l’entreprise est basé à Toulouse.

    « On n’était pas loin de 500 manifestants, dont plus de 120 salariés venus de Tarascon, avec deux bus remplis », relate Laurent Quinto pour la Filpac-CGT. Les représentants ont été reçus par le sous-préfet. « Il nous a confirmé que les négociations ont repris entre les juristes de Bercy et ceux du groupe. » Il y a urgence : l’usine tarasconaise est à l’arrêt par manque de bois depuis lundi. Une « lettre commune à l’attention de Monsieur Sébastien Martin [ministre délégué à l’Industrie, Ndlr.] » alertant sur la situation, a été signée par Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, Frédéric Souillot, secrétaire général de FO, ainsi que Renaud Muselier, président (Ren) de la Région Sud, et Carole Delga (PS). Prochain rendez-vous le 11 mars : une réunion au ministère de l’Économie avec le Ciri (Comité interministériel de restructuration industrielle).

    Dans une question écrite, jeudi, le sénateur PCF des Bouches-du-Rhône, Jérémy Bacchi, a demandé au gouvernement « de s’engager rapidement pour préserver l’activité du site de Tarascon, en envisageant, si nécessaire, une nationalisation ».