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  • Un budget de 718 millions pour lancer le mandat à Montpellier

    Un budget de 718 millions pour lancer le mandat à Montpellier

    Mardi 14 avril, le nouveau conseil municipal de Montpellier a adopté (53 voix, 8 LFI contre, 8 abstentions du groupe Altrad), le premier budget de la mandature. Qualifié par le maire Michaël Delafosse (PS) de « responsable, sérieux et volontariste » en dépit d’un « contexte d’incertitudes » sur les recettes fiscales et du « désengagement progressif de l’État » ajoute Julie Frêche (PS), le budget 2026 de la Ville s’élève à 718 millions d’euros (ME). Malgré l’inflation (2,6% attendus en 2026), le « choix fort » a été fait de ne pas augmenter les taux de la taxe foncière bâtie (52,63%), non bâtie (112,71%) et de la taxe d’habitation (22,49%) sur les résidences secondaires.

    Autre double pari ambitieux : celui des « efforts de gestion sans transiger la qualité des services publics ». Dans une ville à la « solvabilité préservée », « chaque euro dépensé doit être utile », prévient Serge Guiseppin, l’adjoint aux finances. Sous réserves d’ajustements, 240 ME doivent être dépensés en investissement et 396 ME pour le fonctionnement (dont 222 ME en dépenses de personnel).

    Des projets déjà contestés

    Sur les 498 ME affectées aux politiques publiques, l’école (nouveaux groupes scolaires), les crèches et l’alimentaire se taillent la part du lion avec 181 ME. 64ME seront consacrés à l’aménagement (foncier, Zac Montpellier Sud, ravalement des façades…), 53 ME à la sécurité (vidéo-protection, lutte contre les tags…), 44 ME à la solidarité (CCAS, Ehpad, tarifs sociaux dans les cantines…), 38 ME au sport (assos, clubs…) et à la culture (Moco, Pavillon Populaire…) ou encore 32 ME à la transition écologique.

    Parmi les projets emblématiques, figure la future cité de l’alimentation (60 ME) qui en 2028 « produira près du marché gare 16 000 repas bio et locaux pour renforcer notre souveraineté alimentaire », détaille Marie Massart. À l’élu d’opposition LFI Antoine Bertrand qui préférerait « la gratuité des cantines » à la tarification sociale (repas dès 50 centimes), l’écologiste répond. « Ce n’est pas comparable aux transports. Le coût serait élevé (100ME) avec un risque de saturation des cantines ».

    L’écolo Stéphane Jouault a vanté le projet (8,3ME) de la « grande boucle piétonne » du futur « poumon vert » du nord (parc Lunaret, Lavalette, Montmaur) et Serge Guiseppin celui de l’Hôtel des Sécurités (17,8 ME) en devenir à Celleneuve. De quoi agacer Livia Jampy (LFI). « C’est open bar pour le tout répression et des miettes pour répondre à la crise sociale ». Attaque contre laquelle Hervé Martin (PCF) dégainera l’« agence municipale du logement ».

    Pas de quoi convaincre Salim Jahwari (pro-Altrad) qui pointe les 468 ME de dette (et 117 ME d’emprunt) ni Nathalie Oziol (LFI). « Ce budget est la mise en œuvre de la feuille de route austéritaire dictée par le gouvernement ». Caricatural pour l’écolo Manu Reynaud qui, face à ce « macronisme fantasmé », invite LFI à « ne pas se tromper de combat ni d’adversaire à la Présidentielle ».

  • La recette des pommes de terre boulangères

    La recette des pommes de terre boulangères

    C’est une recette à fois fondante et réconfortante que vous propose le chef Henri. Les pommes de terre boulangères se rapprochent du gratin dauphinois avec plus de légèreté.

    Un plat réconfortant

    Pour débuter cette recette, épluchez vos oignons, taillez-les, émincez-les puis lancez une compotée en utilisant une casserole. Au fond, nappez d’huile d’olive et déposez vos oignons que vous laisserez cuire à feu doux, en surveillant de temps en temps pour ne pas qu’ils accrochent. Le chef vous conseille d’essayer de couper vos oignons à peu près à taille égale pour une cuisson uniforme. Une fois la compotée lancée, lavez vos pommes de terre, la variété Agria est intéressante dans cette recette pour sa chair ferme. Inutile de les éplucher, mais coupez les deux extrémités au couteau puis faites de fines lamelles à la mandoline pour avoir des tranches identiques et ainsi favoriser la cuisson recherchée, c’est-à-dire fondante.

    Vous pouvez également lancer, en parallèle, un bouillon de poule en mettant dans une casserole des restes de poulet ou de poisson que vous mouillez à hauteur. Si vous n’en avez pas la possibilité, un bouillon Kub dans de l’eau fera l’affaire. L’important étant de ne pas réaliser un bouillon de légumes, car le collagène de la viande ou du poisson sera utile pour la sauce du gratin.

    Un nappage brillant

    Coupez le beurre en petits cubes et effeuillez vos herbes fraîches, évitez de garder les tiges pour ne pas qu’il y ait d’amertume. Réservez le tout.

    Une fois que tous vos éléments sont prêts, déposez en fond de plat la moitié de la compotée d’oignons. Faites ensuite une rosace avec les tranches de pommes de terre en partant de l’extérieur du plat vers l’intérieur. Quand vous arrivez à la fin de la rosace, le chef vous conseille de soulever la première tranche déposée pour y glisser la dernière, afin d’avoir un rendu joli. Assaisonnez avec du sel, du poivre et quelques herbes. Refaites un étage. Mouillez le tout avec le bouillon, à hauteur. Assaisonnez de nouveau, éparpillez les dés de beurre et enfournez à 170° pendant une heure. Bon appétit !

    Pour 2 ou 3 personnes il vous faudra :

    – 3 oignons jaunes
    ou blancs

    – 4 pommes de terre Agria

    – Un bouquet
    de sarriette,
    de marjolaine
    et de thym frais

    – Du bouillon de poule maison ou avec
    un bouillon Kub

    – 10g de beurre

    – De l’huile d’olive

    – Du sel et du poivre

  • Des fermetures de classes toujours sur la sellette à Aix

    Des fermetures de classes toujours sur la sellette à Aix

    La semaine dernière, un collectif de parents d’élèves de l’école maternelle Campra, se mobilisaient, inquiets d’une potentielle fermeture de cet établissement. Le collectif, s’est constitué après avoir appris qu’une des classes fermerait dès la rentrée 2026, inquiets d’une fermeture en 2027. Une information non officielle à ce stade. Sur place, plusieurs élus issus du groupe de gauche Aix Avenir ont participé à la mobilisation, avant d’être rejoints par une délégation de la Ville, dont l’élue en charge de l’éducation. Le 15 avril, faisant suite à cette mobilisation, l’ensemble des élus du groupe d’opposition ont envoyé « un courrier commun au Dasen, avec en copie Madame le Maire, pour exprimer notre incompréhension sur la fermeture de l’école et plus globalement sur la carte scolaire aixoise », indique Clément Frel-Cazenave (ELLV). Le courrier, que nous avons pu consulter, fait part d’une « incompréhension face aux décisions prises pour les écoles d’Aix lors du Conseil départemental de l’éducation nationale (CDEN) du 3 avril » et estime que cette décision n’a « fait l’objet d’aucune concertation préalable avec les élus de la ville ». Toujours selon ces lignes, 12 classes devraient être supprimées sur Aix, « certaines sont le prélude à des fermetures d’école ». Le courrier demande au Dasen « une révision des mesures de fermeture. » « J’ai eu Madame le Maire, il y a eu un travail avec les services (…) les élus de la majorité ont été associés, par l’intermédiaire de la rencontre que j’ai eu avec le maire. On est sur une école ou il y a deux classes aujourd’hui ou il y a 23 élèves à la rentrée prochaine et un IPS des plus élevés du Département (128 et demi). Il n’y a que des moyenne et grande sections à la rentrée prochaine, j’enlève un emploi sur les deux », recontextualise Jean-Yves Bessol, Dasen des Bouches-du-Rhône qui s’est engagé à répondre au courrier.

  • Ces jeunes-là ne sont pas invisibles. Et ils chantent « Bella Ciao ! »

    Ces jeunes-là ne sont pas invisibles. Et ils chantent « Bella Ciao ! »

    En Italie, le 25 avril marque la célébration de la libération du nazisme et du fascisme. La fin d’une dictature, le point de départ de la démocratie. Ce jour-là, il y a quatre-vingt-un ans, furent posés les fondements historiques de la Constitution.

    Cette année, le 25 avril revêt une signification particulière. Car, avec le référendum sur la justice du 23 mars, les Italiens furent, de fait, appelés à défendre les valeurs de la Charte constitutionnelle. Supprimer certaines dispositions aurait porté atteinte à certains des principes fondamentaux du droit qui régit notre démocratie.

    Contre toute attente, 58,9% des Italiens se sont rendus aux urnes. 53% ont rejeté la réforme.

    Mais le revirement spectaculaire ne résidait pas seulement dans la victoire du Non. C’était aussi le fait que 61% des jeunes de 18 à 34 ans aient voté « non ».

    Un chiffre frappant, inattendu, inimaginable. Il a soulevé de nombreuses questions, tant à droite qu’à gauche. Et un coup dur pour Giorgia Meloni et sa coalition. Car ces jeunes qu’elle imaginait hypnotisés par leurs écrans de téléphone portable, donc influençables et soumis, se sont mobilisés pour défendre la liberté.

    Où étaient-ils cachés ? se demandaient Giorgia Meloni et Elly Schlein, secrétaire du Parti démocrate. Sans oublier les analystes de la société italienne qui les imaginaient survivre péniblement, dans leur situation précaire, pour un salaire de misère.

    Pourtant, un signe était là. Lors des grandes manifestations pour Gaza en octobre dernier, qui ont rassemblé deux millions de personnes dans les rues, on a remarqué une forte présence des moins de 30 ans.

    Les jeunes sont donc là. Invisibles en politique, mais présents dans le grand chœur italien qui n’a pas oublié les accents de Bella Ciao !

    « Les jeunes nous ont sauvés ! », ont commenté de nombreux partisans du Non.

    Il s’agit maintenant d’aller de l’avant. D’élaborer des propositions politiques pour reconquérir ces énergies, qui ont prouvé qu’elles étaient loin d’être indifférentes.

    La droite tente de rectifier le tir en revoyant certaines positions qui se sont révélées contre-productives, à commencer par son soutien au trumpisme.

    La gauche commet la grave erreur de se poser la question des candidatures futures, sans saisir pleinement le message qui, grâce à l’appel du syndicaliste Maurizio Landini, est émané de la grande marche pour Gaza, où la jeunesse « invisible » s’est manifestée pour la première fois.

    Dans cette Italie, outragée par Trump, qui insulte même le Pape, et qui paie et paiera le prix de certaines amitiés malheureuses, pouvons-nous renouer avec le débat politique ? Et surtout, nous adresser aux jeunes ?

    Le 25 avril sera une nouvelle occasion cruciale de le comprendre. Ces événements surviennent alors que Giorgia Meloni rencontre Edi Rama, le Premier ministre albanais, pour renforcer la coopération en matière d’immigration et d’infrastructures. Alors que les centres de détention en Albanie demeurent un échec coûteux et illégal, dénoncé par les manifestations et les tribunaux. Alors que le pays, chiffres à l’appui, est englué dans une pauvreté qui touche également la classe moyenne. Alors que les 18% de jeunes ni en études ni en emploi représentent le deuxième taux le plus élevé d’Europe, cela souligne une crise profonde.

    C’est pourquoi le 25 avril ne sera pas seulement le Jour de la Libération. Ce sera aussi un jour de résistance qui, après 81 ans, est nécessaire pour défendre les valeurs de paix et de liberté. Un acte indispensable dans un monde devenu fou, où seuls ces jeunes, privés même du droit de rêver, peuvent nous sauver.

  • Le 1er-Mai, l’intersyndicale battra le pavé contre la précarité

    Le 1er-Mai, l’intersyndicale battra le pavé contre la précarité

    Hausse drastique des carburants et du coût de la vie, précarité des salariés, des étudiants et des retraités, texte de loi permettant de travailler le 1er-Mai à l’Assemblée… C’est dans ce contexte, que l’union locale CGT, la FSU et l’Union étudiante défileront sous une même banderole, le vendredi 1er mai, journée des droits des travailleurs. Le cortège s’élancera dès 10h30, depuis la Rotonde, vers la place de l’Hôtel de Ville. « Le gouvernement a attaqué les travailleurs et futurs travailleurs en enfonçant la carte de la précarité, c’est une chose qui n’est pas supportable pour les étudiants, pose Mathis Ruiz, étudiant en droit et militant de l’Union étudiante Aix. (…) Nous avons mené une enquête précarité étudiante : plus de 40% étudiants sont contraints de travailler. Les étudiants se mobilisent fermement et ne veulent pas non plus travailler le premier mai. » Toujours sur le volet précarité, avec une hausse des prix du carburant, l’Union étudiante dit « s’aligner sur la question du blocage des prix » défendue par la CGT (notre édition de mercredi), et défend la politique d’une gratuité des transports en commun. « Il faut une justice sociale, une justice fiscale, mais le mot d’ordre derrière c’est : refinancer nos services publics, martèle Younès Dusfrenes, porte-parole de l’Union étudiante Aix. Sur la question étudiante, on ne parle pas de n’importe quoi, on parle de travailleurs en formation. Vous les mettez dans une situation précaire catastrophique, vous avez un étudiant sur trois qui ne mange pas à sa faim, et vous leur promettez quoi : un emploi précaire derrière ? »

    Baisse de moyens

    Pour lutter contre cette précarité spécifique, l’Union étudiante milite pour un revenu étudiant mensuel. L’organisation locale va jusqu’à revendiquer un revenu cotisable. S’aligne à ces revendications la hausse des prix du carburant, conséquence du conflit en cours au Moyen-Orient. Face à cette hausse, les syndicats s’accordent pour revendiquer le dégel et une revalorisation du point d’indice, une indexation des salaires sur l’inflation, l’augmentation pour tous des salaires. « Le ministre nous invite à faire plus de télétravail. C’est stupide, comment les profs, PE, AESH peuvent-ils faire du télétravail ? interpelle Céline Peccini, représentante départementale du FSU-SNUipp 13. Du côté de la fonction publique, on connaît une augmentation du nombre de fermeture de postes rien que sur Aix cela se traduit par une quinzaine de fermetures de classes avec comme prétexte la chute de la natalité. On aurait pu partir d’un principe qu’à moyen égal on pouvait améliorer les conditions de travail des enseignants, les conditions d’apprentissage des élèves. La situation touche les usagers et les conditions de travail des salariés de l’éducation nationale. »

    Remise en cause

    des droits des salariés

    Hors dans le contexte national et international actuel, les droits fondamentaux des travailleurs est sérieusement remis en question. Entre autres, « l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. On n’en parle pas assez. Moins dans la fonction publique, mais dès le 20 novembre, les femmes, à qualifications égales, travaillent gratuitement, contre leurs collègues masculins. Ces cotisations manquent à la sécurité sociale, souligne François Canu, secrétaire de l’union locale CGT. Et « le fond, c’est la répartition des richesses. C’est une base : sans les salariés, il n’y a pas de richesse produite ». Une autre zone grise soulevée par les syndicats, « l’atteinte aux droits syndicaux ». « Elle est mesquine, puisqu’elle n’est pas officiellement annoncée mais on a de plus en plus de refus pour toutes nos demandes d’absence pour raison syndicale. L’épisode 1erMai en danger n’en est que le reflet », estime Céline Peccini.

  • Un premier pas vers le grand projet du basket marseillais

    Un premier pas vers le grand projet du basket marseillais

    Pour une fois, les Marseillais n’ont pas besoin de se déplacer jusqu’au Technosport de Luminy pour voir évoluer l’équipe fanion de la section basket du Stade marseillais université club (Smuc). Cette dernière dispute, ce samedi, le premier match de son histoire au Palais des Sports de Marseille, à l’occasion de la 24e journée de Nationale 2 face à l’USO Rognonas. Une délocalisation inédite qui s’inscrit comme la première pierre du grand projet, officiellement présenté le mois dernier, destiné à doter la cité phocéenne d’un grand club.

    « C’est un premier pas, un test et un risque doit montrer le chemin que doit prendre notre projet », souligne Alexandre Fassi, vice-président de la société Marseille Basketball. Cette nouvelle marque va toutefois se baser sur le vécu du Smuc Basket comme point de départ du projet. « La section a toujours fourni un travail de qualité, voire d’excellence, dans la formation des jeunes. Aujourd’hui, on veut se servir de toutes les bonnes forces marseillaises du basket pour permettre aux jeunes attachés à notre ville d’y rester », lance l’entrepreneur local, conscient que les prodiges du territoire, à l’instar de Bastien Grasshoff (voir ci-dessous), s’envolent rapidement vers de nouveaux horizons dans l’espoir de devenir professionnel.

    Bascule entre le monde amateur et professionnel

    En bénéficiant des droits du Smuc, Marseille Basketball débutera son aventure en Nationale 2 la saison prochaine. Avec l’ambition d’arriver dès l’année suivante en Nationale 1. « C’est cette bascule-là qu’il faut savoir bien gérer, et c’est une étape fondamentale. Elle n’est pas simple, on le voit à tous les niveaux, parce qu’il faut aligner les compteurs à tous les niveaux. Au niveau sportif, organisationnel, marketing, économique et de l’image qu’on va renvoyer », détaille Alexandre Fassi, persuadé qu’une ville comme Marseille, et par extension sa métropole, possède trop d’atouts pour ne pas se lancer.

    Si l’objectif, d’un point de vue sportif, est d’atteindre la Betclic Elite d’ici 2031, le projet Marseille Basketball cherche avant tout à réunir le territoire métropolitain autour de la pratique de balle orange. Surtout chez les plus jeunes. « On veut aller à la rencontre des jeunes du 8e arrondissement comme des jeunes des quartiers Nord. Des gamins qui sont à la fac comme ceux qui sont à l’école de la seconde chance », indique le dirigeant phocéen. Ce dernier insiste sur le fait que le projet appartient à tous les Marseillais.

    Cela s’illustre notamment par la campagne de « Socios Capital », où les supporters auront la possibilité de devenir actionnaire du club. Une grande première dans le sport professionnel français dont le lancement opérationnel aura lieu ce samedi au Palais des Sports.

  • Vincent Bouget s’oppose aux 18 fermetures de classes à Nîmes

    Vincent Bouget s’oppose aux 18 fermetures de classes à Nîmes

    Mardi 14 avril, ils étaient encore nombreux, parents, enfants, enseignants, à se mobiliser devant l’école Prosper-Mérimée à Nîmes pour s’opposer à la nouvelle carte scolaire qui prévoit une fermeture de classe dans cette école du quartier de la Croix de Fer. Un cortège s’est ensuite rendu devant les locaux de la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale (Dsden) pour faire entendre le mécontentement.

    Comme partout dans le département ces dernières semaines, de nombreuses mobilisations se sont déroulées à Nîmes pour s’opposer aux 18 fermetures de classe prévues pour la rentrée 2026. S’il a déjà fait part de son opposition à ces fermetures lors d’une réunion le 2 avril avec Christophe Mauny, le directeur académique, Vincent Bouget a cette fois pris la plume pour réaffirmer son « désaccord profond » dans une lettre envoyée au Dasen. Pour le maire communiste, professeur d’histoire-géographie de formation, la baisse des effectifs doit permettre au contraire de baisser le nombre d’élèves par classe plutôt que de faire des économies.

    Lutter contre les inégalités

    « L’éducation, par l’apprentissage des savoirs, est le levier majeur de l’émancipation de notre jeunesse. L’école est également l’écrin d’une sociabilisation apaisée, de l’ouverture à l’autre, et de la confiance en soi. Or, les études, y compris celles de la Chambre régionale des Comptes dont l’objectif principal est la rationalisation des coûts et dépenses au regard des politiques publiques, démontrent que le nombre réduit d’élèves par classe amoindrit considérablement les inégalités et favorise la réussite scolaire de tous les enfants. », écrit-il.

    Une autre mobilisation a été particulièrement suivie à Nîmes : celle de l’école Georges-Bruguier, dans le quartier du Chemin-Bas d’Avignon où une classe de CP sur les cinq que compte l’établissement doit fermer en septembre. Jeudi 9 avril, 100% des enseignants étaient en grève. Avec cette fermeture, les effectifs par classe pourraient passer de 12 aujourd’hui à 15 en septembre. Or cette école possède l’indice de position sociale (IPS) le plus bas de l’académie et a donc des besoins spécifiques.

    C’est d’ailleurs sur ce point qu’insiste aussi Vincent Bouget dans son courrier soulignant que « le département du Gard est l’un des plus pauvres de France, et la ville de Nîmes compte plus de 40 000 personnes vivant sous le seuil de pauvreté ce qui représente près de la moitié des enfants scolarisés ». « L’ambition que nous portons à l’enfance et aux questions d’éducation implique de considérer la réussite comme un projet d’avenir. Et nous ne pouvons imaginer l’appréhender par le seul biais d’une gestion comptable qui s’appuie sur des ratios. Le dédoublement des classes étendu à l’ensemble des niveaux dans l’élémentaire est une des solutions qui répond à cette ambition », conclut le maire de Nîmes qui demande « le maintien de l’ensemble des classes existantes ».

  • Autonomie de la Corse : une étape annoncée, des questions entières

    Autonomie de la Corse : une étape annoncée, des questions entières

    Après des mois d’attente, de reports et d’incertitudes, ce calendrier redonne de la visibilité à un processus engagé depuis plusieurs années. L’objectif affiché est clair : inscrire la Corse dans la Constitution comme territoire à statut particulier, ouvrant la voie à une forme d’autonomie institutionnelle.

    Mais une révision constitutionnelle suppose un parcours exigeant : adoption à l’Assemblée nationale, puis au Sénat, avant une validation par le Congrès à une majorité qualifiée. Le chemin reste donc étroit, d’autant que les débats s’annoncent vifs. Derrière le mot « autonomie », les visions divergent : reconnaissance du peuple corse, pouvoirs des institutions locales, capacité d’adapter certaines règles aux réalités de l’île… autant de points qui restent ouverts.

    Quelle sera la portée réelle de la réforme ?

    Dans ce contexte, l’annonce d’un examen parlementaire constitue une étape importante mais encore fragile.

    L’enjeu est désormais de savoir quelle sera la portée réelle de cette réforme. Car une autonomie sans leviers d’action concrets risquerait de rester essentiellement symbolique, sans répondre pleinement aux attentes exprimées depuis des années.

    L’examen du texte à la fin du mois de mai ouvre ainsi une séquence importante dont les débats et l’issue permettront de mesurer concrètement la direction prise pour l’évolution institutionnelle de l’île.

    Et au-delà du cas corse, ce débat interroge plus largement la capacité de la République à prendre en compte ses diversités territoriales tout en préservant son cadre commun. L’île se retrouvant, une nouvelle fois, au cœur de cette réflexion.

  • Le Printival enchante Pézenas

    Le Printival enchante Pézenas

    Concerts de jour ou de soirée, spectacles jeune public, vitrines artistiques… Durant 4 jours, du 22 au 25 avril, Pézenas va vivre au rythme bouillonnant du Printival. Créé en 2000 par Jackie Lapointe, le fils de Boby, et Sam Olivier, ce festival dédié à la chanson francophone, aujourd’hui piloté par la petite-fille du célèbre chanteur à la marinière, a conservé son esprit d’ouverture, d’éclectisme et de fantaisie. La recette d’un succès qui ne se dément pas, puisque la manifestation attire quelque 7 000 participants chaque année.

    Du solo intimiste à la transe collective, de la pop électro à la chanson engagée, la diversité est au rendez-vous de cette nouvelle édition qui propose, c’est une nouveauté, des pass festival 2 jours (50€ – 6 artistes) et 3 jours (75€- 9 artistes) permettant de composer un parcours à la carte.

    4 grandes soirées concert

    Comme chaque année, quatre grandes soirées ponctueront le festival. C’est la pop de Zaza Fournier qui ouvrira le bal mercredi 22 avril à 20h30 avec son nouveau spectacle « Fièvre humaine », dans lequel « elle raconte son parcours de femme  », décrit Dany Lapointe. Elle sera précédée du « parcours chanson » : 9 artistes sélectionnés sur un appel à candidatures présenteront des chansons qu’ils auront écrites et composées collectivement au terme de 6 jours de collaboration.

    Jeudi 23 avril à 21h, le Montpelliérain Dimoné dévoilera son nouveau spectacle en trio accompagné de Jean-Christophe Sirven et Alban Barate, avant de laisser la place à David Walters qui tisse, entre beats électroniques et folk acoustique, un univers métissé où s’entrelacent ses racines afro-caribéennes et ses inspirations modernes.

    Vendredi 24 avril à 21h, soirée féminine avec Alma Rechtman, « dont les textes sont des poèmes écorchés, des confidences, parfois des coups de griffes », qui assurera la première partie de Mathilde, « une artiste à la voix magnifique qui a fait The Voice en 2015, qui vient du chant lyrique et qui est très engagée dans les luttes féministes », présente Dany Lapointe.

    Samedi 25 avril à 21h, enfin, bouquet final avec le groupe montpelliérain Full Tükan, qui fait se croiser la techno et les sonorités latines, suivi de Vaudou game, « du funk dansant qui emmène dans une sorte de transe collective et joyeuse. »

    Mais le festival battra également son plein en journée, avec des concerts à midi (gratuits) puis à 19h, des spectacles jeune public ou encore des vitrines artistiques*.

    Enfin, moment emblématique du Printival à ne pas rater  : le fameux « concours de marinières » (samedi 25 avril à 17h) en hommage à Boby Lapointe, qui a réuni 3 400 personnes sur le cours Jean Jaurès l’an dernier !

    * Infos et billetterie : printivalbobylapointe.com

  • Benoît Payan alerte sur le risque de tutelle pour la Métropole

    Benoît Payan alerte sur le risque de tutelle pour la Métropole

    Sous les ors de la République, Emmanuel Macron pouvait bien promettre aux quelque 500 maires conviés à la suite de la séquence des municipales, « vous m’aurez toujours à vos côtés ». À l’Élysée ce jeudi soir, le président de la République leur a beaucoup parlé de simplification, « qui va nous permettre d’aller plus vite sur le terrain », de décentralisation aussi, « avec des idées en matière de logement en particulier, assez radicales », pour les prochaines semaines, et surtout d’indépendance stratégique. Et à peine des coupes imposées par l’État dans les budgets que doivent adopter toutes ces municipalités, n’évoquant que du bout des lèvres le fait « qu’on est dans une période plus difficile budgétairement ».

    Le sujet a pourtant été mis sous le feu des projecteurs ce jeudi, dans la deuxième Métropole du pays, l’une des plus impactées par les réductions des dotations de l’État. « À ce jour, il faut que nous trouvions 123 millions d’euros d’ici au 28 avril pour boucler le budget pour 2026 », alertait le vice-président (LR) délégué aux finances David Ytier (notre édition du 17/04). « Il faut que l’État prenne aussi ses responsabilités et nous aide », insistait auprès de la presse le président (LR) du conseil métropolitain, Nicolas Isnard. « Nous allons faire remonter ce mécontentement et nous avons déjà commencé », poursuivait-il, incluant l’ensemble des maires de l’hémicycle. « Le premier d’entre eux Benoît Payan est aussi à la manœuvre », glissait-il.

    La menace d’une fronde

    Absent de l’hémicycle métropolitain jeudi après-midi, le maire de Marseille faisait en effet partie de la dizaine de maires provençaux conviés à l’Élysée. Un déplacement « pour parler de Marseille, de la préoccupation des maires vis-à-vis du pouvoir d’achat et du budget », confiait son entourage. Après le long discours du président de la République, les deux hommes ont ainsi parlé de la nouvelle donne métropolitaine, placée sous le signe de l’entente et de l’espoir de pouvoir accélérer les nouveaux projets. Et de sa situation financière, de la difficulté à boucler son budget, des leviers pour y arriver tant dans les investissements à réaliser que pour subvenir à son fonctionnement. « La possibilité d’une tutelle a été abordée », reconnaît-on dans les couloirs de l’hôtel de ville. Benoît Payan l’a rappelé dès ce vendredi, sur les ondes de France info. « C’est non seulement un risque, mais un problème : si la deuxième Métropole de France était mise sous tutelle, il y aurait des conséquences en cascade, répondait le maire, indiquant qu’il avait averti l’État. Cela pourrait déclencher une forme de fronde des élus locaux. » En cas de refus de l’hémicycle métropolitain de voter le budget, le préfet serait contraint de prendre la main pour exécuter ses compétences obligatoires, expliquait-il. « Mais par exemple, les investissements, l’aide aux associations, les questions hors des compétences classiques vont être découpées. » Surtout, l’exemple d’un tel refus de voter le budget pourrait inspirer d’autres collectivités territoriales. « Ça commence chez moi, ce n’est pas un territoire anodin », appuyait Benoît Payan.