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  • Les supporters de l’OM punis par l’UEFA

    Les supporters de l’OM punis par l’UEFA

    Du côté de l’UEFA, lorsqu’il s’agit de sanctionner, les membres de la Commission de discipline ont une mémoire digne d’un éléphant. Ainsi, après que les supporters de l’OM se sont fait remarquer en allumant de nombreux fumigènes dans le stade Jan-Breydel lors du dernier match des Marseillais en Ligue des champions à Bruges, ladite commission s’est souvenue d’un sursis concernant le club olympien..

    Cette dernière «ordonne l’application de la sanction disciplinaire avec sursis prononcée dans sa décision du 28 février 2024, à savoir l’interdiction pour l’Olympique de Marseille de vendre des billets à ses supporters pour son prochain match à l’extérieur de compétition interclubs de l’UEFA ».

    A cela s’ajoute une amende de 25 000 euros. De plus, un nouveau sursis, qui court sur deux ans, est prononcé à l’encontre des supporters Marseillais.

  • À l’espace Bagouet de Montpellier, les maux brodés des femmes exilées

    À l’espace Bagouet de Montpellier, les maux brodés des femmes exilées

    C’est une exposition qui lie l’art, l’actualité et des témoignages de vie de femmes exilées rencontrées à Montpellier. « Une œuvre engagée à forte dimension sociale et inclusive, qui invite à considérer l’immigration sous l’angle de l’humain et dans sa dimension individuelle en même temps que collective », explique Christine Masduraud.

    Cette artiste montpelliéraine, à l’origine du projet « Là où commence la mue », développe depuis 2010 une pratique artistique consacrée au textile, en particulier à la broderie, dont elle révèle le potentiel relationnel, esthétique et politique. « J’avais envie, pour ma prochaine exposition, de donner la parole à des personnes qu’on n’a pas l’habitude d’entendre. Ça m’intéressait de travailler avec des femmes en situation d’exil. Je me suis donc tournée vers les centres d’accueil de demandeurs d’asile ainsi que vers différentes associations et j’ai proposé des ateliers hebdomadaires de création d’art textile et de broderie », explique celle qui est également psychanalyste.

    « Le geste de broder
    est un geste réparateur »

    « Du fait de cette double activité, j’ai l’habitude de recueillir les paroles en individuel, mais j’ai trouvé intéressant de m’ouvrir au collectif », confie-t-elle.

    « Initialement je voulais proposer à ces femmes de broder leurs rêves, mais ce sont des personnes confrontées à des situations matérielles tellement difficiles qu’elles ne sont pas dans un imaginaire facile. Elles ont finalement brodé des choses simples, selon la disponibilité de chacune ». Leur nom, un paysage, un message : « Je viens de Turquie, j’étais professeure d’arts plastiques, j’ai quitté mon pays parce que Erdoğan voulait me mettre en prison. » « Je les incite, dans la mesure du possible, à dire des choses personnelles. Parfois ce n’est pas possible, certaines brodent juste les montagnes du Caucase ou une petite fleur. Je tenais à donner à voir la fragilité de ces femmes et donc la fragilité du travail. »

    À travers des symboles textiles, des portraits et des cartes géographiques brodés, le visiteur pénètre dans des récits de vie singuliers : ceux des femmes contraintes, pour diverses raisons, de quitter leur pays natal pour des nouvelles destinations. Elles viennent de Colombie, du Venezuela, de Géorgie, d’Afghanistan, du Soudan, du Tchad… « Ce sont des personnes qui ne se connaissaient pas mais qui ont eu plaisir à se retrouver », assure Christine Masduraud.

    En regard des créations de ces femmes, l’artiste expose des œuvres personnelles, inspirées par cette expérience et ces rencontres. L’exposition compte également « une grande mappemonde brodée collectivement, revisitée par l’apport de l’univers de chacune », ainsi qu’une bande-son, certaines femmes ayant accepté de prendre la parole.

    « Là où commence la mue », c’est l’idée d’une transformation : « Je pense que chaque femme qui arrive avec son histoire se laisse imprégner de la culture d’ici, de la culture de l’autre, de même que j’ai été moi aussi énormément enseignée par ces femmes. Dans cette porosité, on se transforme. J’espère que mon atelier est une sorte de cocon qui permet tout doucement cette transformation, cette ouverture à l’autre dans une écoute et un faire ensemble », confie l‘artiste. « Le geste de broder est un geste extrêmement réparateur, toutes le disent. »

  • [Entretien] Benoit Payan : « Je dis aux Marseillais : ne vous divisez pas »

    [Entretien] Benoit Payan : « Je dis aux Marseillais : ne vous divisez pas »

    La Marseillaise : Quelle lecture faites-vous de ce sondage ?

    Benoît Payan : Il faut le voir comme un instant T, qui n’est pas la vérité du scrutin. Je regarde d’abord le premier tour, et les dynamiques. Quelque chose se cristallise, ce que je dis depuis un moment est en train d’arriver : on va vers une bataille face à l’extrême droite. Dans cette bataille, il y a aujourd’hui des gens qui comme Martine Vassal ont créé de toutes pièces la possibilité de Franck Allisio de se normaliser en reprenant ses mots, ses thèses. Elle n’a pas mesuré qu’un responsable politique a une responsabilité morale éminente dans une élection.

    Le RN semble pourtant atteindre un plafond de verre ?

    B.P. : Je reste très prudent. Pour l’instant tous les sondages m’ont donné gagnant au second tour, mais je reste challenger dans ma tête, parce que c’est ma nature. Je suis un militant, membre d’une aventure collective et cela me donne une responsabilité. Je prends cette campagne comme n’importe quelle autre, même si on a une dynamique exceptionnelle, que des gens que l’on avait jamais vus nous ont rejoint. Dans une élection où la France insoumise a donné ordre à tous ses candidats dans toute la France d’aller faire perdre la gauche, quelle responsabilité, au moment où la ville peut basculer au Rassemblement national, de jouer avec la vie des gens ! Cette manière de faire est un poison pour la démocratie.

    Quel message envoyez-vous à LFI pour le second tour ?

    B.P. : Je ne parle pas aux dirigeants, je parle aux Marseillais. Ce sont des gens intelligents, je leur dis : ne vous divisez pas. La question n’est pas le deuxième tour, c’est dès le premier tour rassemblez-vous parce qu’on a le Rassemblement national à nos portes et qu’il se peut en 2027 qu’il dirige ce pays. Nous devons devenir une ville qui protège tout le monde. L’ambition personnelle ne permet pas tout.

  • À Peyruis, Lila Desjardins candidate face au RN

    À Peyruis, Lila Desjardins candidate face au RN

    Peyruis, village limitrophe des Mées, fait partie des rares communes des Alpes-de-Haute-Provence où le RN a investi il y a plusieurs mois un candidat aux municipales, en l’occurrence Aurélie Abeille. Face à elle, deux autres listes : celle du maire sortant, Patrick Vivos, et celle d’une élue de l’opposition, Lila Desjardins. Très investie dans la vie associative locale, présidente du Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), elle est convaincue de faire le poids face à la candidate RN.

    Élue depuis 2008 à Peyruis, Lila Desjardins est également conseillère départementale du canton de Château-Arnoux, en binôme avec René Villard, maire communiste de la commune. Ancienne enseignante, elle est à la retraite depuis 2023. De gauche, elle ne met cependant « pas de couleur politique » à sa liste, mais promet : « On ne va pas mener une politique de droite, on aura une politique tournée vers le social, l’aide aux personnes fragiles, l’éducation, des valeurs de gauche. »

    L’une des préoccupations des habitants de ce village est le fait qu’il soit traversé par une départementale. « C’est ce qui nous inquiète. Les habitants ne se sentent pas en sécurité par rapport à la circulation, ça roule trop vite », avance la candidate. Lila Desjardins se réjouit d’avoir accumulé « plus de 300 000 vues en 3 mois sur les réseaux sociaux, soit 10 fois la population de Peyruis ». « On est très présents, il n’y a que nous qui sommes sur les réseaux depuis plus de 6 mois », affirme-t-elle.

    Faire revivre le cœur

    de village

    Peyruisienne depuis plus de 30 ans, la candidate a mis en place un questionnaire pour identifier les inquiétudes et les besoins des habitants de la commune. Elle a ainsi décidé de mettre l’accent sur « faire revivre le cœur de village ». « Peyruis est devenu un village dortoir, un village couloir, les gens ne s’arrêtent pas, parce qu’il n’y a pas de quoi s’arrêter. » Le premier objectif et la promesse de la liste est donc d’ouvrir « un café brasserie avec une petite supérette sur un terrain vague à côté de la place du village ». « Dès qu’on est élus, on lance le projet pour ouvrir ce café-restaurant dans l’année », s’engage-t-elle.

    Le deuxième axe mis en avant par Lila Desjardins est l’état des écoles, actuellement « lamentable ». « Il y a une urgence, l’école maternelle s’enfonce, puisqu’elle est construite sur de l’argile, il y a des fissures partout, il pleut à l’intérieur », déplore-t-elle. Son projet est donc de « travailler dans l’urgence pour résoudre ce problème de passoire thermique » et, à long terme, de « reconstruire ailleurs un groupe scolaire qui regrouperait primaire, maternelle, centre de loisirs et cantine ».

    Finalement, la candidate peyruisienne veut réaménager un espace en friche depuis 2008 « selon ce que demandent les gens : des commerces de proximité, des parcs pour enfants, des espaces verts », et éventuellement déplacer la médiathèque à cet endroit. L’objectif serait de créer « un lieu de rencontre intergénérationnel », « un espace de convergence où les gens trouveront ce dont ils ont besoin, une boucherie, une boulangerie, un tabac, et un véritable lieu pour les enfants car il n’y a plus rien pour eux à Peyruis ». « Le RN ne gagnera pas la commune. Je ne suis pas inquiète », conclut-elle.

    Réunion publique le 12 mars à 18h30 à la salle des fêtes, 3, rue du Crouton, 04310 Peyruis.

  • Toulon en Commun dénonce la violence politique

    Toulon en Commun dénonce la violence politique

    « Nous sommes choqués et avons porté plainte car nous voulons dénoncer cette agression », explique André De Ubeda (PCF).Et de poursuivre : « Toulon En Commun et Magali Brunel refusent toute dérive dans la campagne électorale. L’intimidation et la violence n’ont pas leur place vis-à-vis d’aucun candidat ou citoyen. Seul le débat d’idées sur la base des programmes, et des visions de ceux qui les défendent doit départager les listes en présence. Nous, nous voulons porter un programme, des valeurs, des principes, un changement par les idées.Le débat, la controverse, oui ! La violence et les insultes, non ! Toulon, comme la France, a besoin de concorde. »

  • A Marseille, la fontaine Estrangin doit reculer devant le tramway

    A Marseille, la fontaine Estrangin doit reculer devant le tramway

    La Métropole Aix-Marseille Provence est bien décidée à déplacer la fontaine Estrangin implantée depuis 135 ans devant la Caisse d’épargne et la Banque de France. L’édifice emblématique où trône en majesté l’allégorie de Marseille appuyée sur le Génie du commerce sur une Méditerranée source d’abondance, gène le tracé du futur tramway du Quatre Septembre pour lequel l’enquête publique préalable à la déclaration d’utilité publique n’a toujours pas eu lieu.

    Ce n’est certes pas le premier monument marseillais à devoir déménager. De l’Hôtel de Cabre (1954) à la fontaine Fossati (1825) en passant par l’obélisque de Mazargues (1911), les monuments historiques ont la bougeotte à Marseille. Pourtant l’ancienne ligne historique du tramway au siècle dernier contournait ce magnifique ouvrage sculpté inauguré en 1890 et qui a été inscrit en totalité au titre des monuments historiques en mars 2025.

    La fontaine s’apparente à une « table d’orfèvrerie » tant l’élégance de sa vasque et de ses groupes sculptés de plusieurs dizaines de tonne en pierre blanche de Lens et de son bassin en granit rose d’Écosse est affirmée. L’ouvrage néo-baroque a été réalisé par les meilleurs artistes marseillais de la Troisième République : l’architecte Joseph Letz et Gaudensi Allar pour les dessins et le sculpteur André Allar, Grand Prix de Rome en 1869, rappelle l’historien de l’art Laurent Noet dans le guide Fontaines de Marseille.

    Pour libérer la courbe et la contre-courbe des voies ferrées reliant le boulevard Paul Peytral au cours Pierre Puget, les bureaux d’études tablent sur un déplacement de 7,57 mètres de l’ensemble monumental pour le rapprocher de la Banque de France et de l’entrée du métro. L’opération est délicate sinon périlleuse. Une maîtrise d’œuvre est prévue sur 5 ans pour concevoir de A à Z cette délicate opération. Le choix de l’architecte en chef des monuments historiques pour la piloter sera déterminant.

    Le projet prévoit aussi l’abattage de la couronne d’arbres autour de la fontaine qui sera restituée par la suite. Le démontage minutieux durant 8 semaines du monument et de sa dalle de fondation aurait lieu en 2027. Il faudra décider si la restauration sur 16 mois qui inclut le système de fontainerie intégrée se fera in situ ou en atelier. Le repositionnement et le remontage pièce par pièce de la fontaine se feraient en 2028 sur une durée de 12 semaines.

    Un diagnostic patrimonial de la Ville de Marseille est attendu d’ici mars. Car c’est à sa ville natale que le négociant Henri Estrangin avait offert la fontaine. La future maîtrise d’ouvrage devra réaliser une étude de faisabilité et d’ingénierie structurelle pour élaborer la méthodologie du déplacement, sa conformité au protocole patrimonial fixé par la Conservation régionale des Monuments historiques qui délivrera l’autorisation de travaux. L’ardoise promet déjà d’être salée. L’enveloppe prévisionnelle des travaux table sur 672 000 euros TTC.

    Le projet inquiète l’association nationale Sites & Monuments pour qui « c’est une opération à haut risque patrimonial » et pour « un projet qui ne met pas en valeur la mémoire et la lecture historique des espaces urbains de Marseille ». Sa déléguée Sandrine Rolengo considère que « l’implantation du futur tramway sur cette place risque d’en altérer profondément la vocation paysagère, en substituant à un espace ouvert, lisible et patrimonial un aménagement principalement fonctionnel. Une telle transformation porterait atteinte à la qualité du cadre de vie ainsi qu’à la cohérence historique et esthétique du site ».

    « C’est une opération
    à haut risque patrimonial »

  • Christelle Thieffinne (CFE-CGC) en tournée électorale à Marseille

    Christelle Thieffinne (CFE-CGC) en tournée électorale à Marseille

    La guerre de succession de François Hommeril, actuel président de la CFE-CGC, passe par Marseille. Alors qu’il doit passer le flambeau après plusieurs mandats lors du congrès de juin prochain, Christelle Thieffine, candidate annoncée, est « venue prendre le pouls » des sections syndicales locales pendant deux jours. La salariée de Thalès, issue de la fédération de la métallurgie et secrétaire nationale à la protection sociale va faire face à Frédéric Guyonnet, banquier et président du Syndicat national de la banque (SNB) lors du scrutin. Elle a donc un programme chargé pour cette tournée électorale, entre visite du Centre de formation d’apprentis industriel (CFAI), rencontre avec les marins de Corsica Linea ou encore passage à la CMA-CGM. « Ce qui m’importe, c’est comment on arrive à défendre un modèle social face à un dumping. Je viens découvrir comment les équipes font face aux enjeux de décarbonation, sur l’étang de Berre et Fos », entame-t-elle, entourée de Pierre Maupoint de Vandeul, président de la CFE-CGC transport et logistique et officier de Corsica Linea et de Jérôme Yvernault pour la métallurgie. Elle défend notamment « la décarbonation et la transition écologique » mais à condition que ça ne se fasse « pas au détriment de la compétitivité des entreprises ».

    Rappelons que François Hommeril s’était attaché à casser l’image d’un syndicat réformiste pas vraiment contestataire attribué à la CFE-CGC, avec de nombreuses sorties de haute volée à l’encontre du gouvernement lors de la lutte contre la réforme des retraites (lire notre article du 07/10/2022). Le tout, en restant conciliant avec le patronat dans les négociations sur le terrain et dans les entreprises. Christelle Thieffine entend s’inscrire dans ses pas évoquant une « continuité ». Elle met en avant le « volet responsable de nos revendications » tout en taclant « certains observateurs du monde économique qui ne veulent pas du bien aux organisations syndicales ». « On a une voix atypique. On est la seule organisation représentative qui progresse d’élection en élection », développe-t-elle. En effet, le syndicat talonne Force ouvrière pour la troisième place en matière de représentativité au niveau national. Et se targue d’être la première organisation dans certains mastodontes dont EDF, Stellantis, chez les personnels sédentaires des entreprises de navigation ou encore au siège marseillais de la CMA-CGM.

    Le cas d’Alliance

    et l’extrême droite

    Reste le sujet épineux du très droitier syndicat de policiers Alliance, affilié à la CFE-CGC, à l’origine de manifestations fin janvier à laquelle ont participé de nombreux représentants de l’extrême droite, dont Marion Maréchal Le Pen ou encore Sarah Knafo. L’adversaire de Christelle Thieffine, Frédéric Guyonnet, était d’ailleurs au second rang à la manifestation parisienne. « On est un syndicat apolitique, on ne fait pas de politique politicienne. Tant que je serai là, on tiendra cette position », martèle Christelle Thieffine. Une référence à une lettre de François Hommeril critiquant la présence des dits élus. « Il y a eu de la réactivité des autres organisations, ce moment n’a pas été simple à gérer », reconnaît Pierre Maupoint de Vandeul.

  • Frida Kahlo en grand format aux Carrières des lumières

    Frida Kahlo en grand format aux Carrières des lumières

    L’exposition immersive repose sur « des projections lumineuses et une bande-son qui donnent vie, sous le regard de Frida Kahlo, à des motifs végétaux, organiques et des éléments du folklore mexicain qui s’entrelacent dans une intensité vibrante et mélancolique », explique élogieusement le centre d’art. Devenue un symbole national mexicain, Frida Kahlo est une icône féministe mondiale. Autrice de 143 tableaux empreints de culture mexicaine, elle est principalement connue pour ses autoportraits, projetés durant l’exposition, qui témoignent de sa souffrance physique et morale.

    « Un voyage sensoriel »

    Son art éminemment politique revendique son corps tel qu’il est : imparfait, souffrant, différent. Sur ses autoportraits, elle arbore fièrement son mono sourcil et sa fine moustache, refusant les standards occidentaux. Le centre d’art veut proposer ici « un véritable voyage sensoriel » pour faire découvrir l’artiste sous un angle immersif et émotionnel. En parallèle, une exposition plus longue sur Pablo Picasso, dans ce même thème lumineux, est également proposée. Un duo étonnant puisque les deux artistes sont, a posteriori, opposés sur bien des points. Ils s’étaient rencontrés à Paris en 1939, tous deux admiratifs du talent de chacun.

    Roman Carlier Del Rio

    Exposition immersive sur Frida Khalo, carrière des Lumières – Plein tarif : 16,50€

  • Suppressions de postes à l’hôpital : la CGT alerte

    Suppressions de postes à l’hôpital : la CGT alerte

    En ce moment, les soignants baissent la tête en espérant ne pas être ciblés. » Nadège Bonanno, la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital de Manosque, décrit une ambiance tendue depuis l’annonce début décembre de la mise en place d’un « plan d’efficience », ce qui équivaut selon elle à un plan social, avec 35 postes potentiellement supprimés. Des travailleurs partant à la retraite ne devraient pas être remplacés, et des CDD de remplacement non renouvelés, selon la CGT et la direction de l’hôpital, alors que « les agents travaillent déjà plus que ce qu’ils devraient », avance Nadège Bonanno.

    La direction a ensuite annoncé le 31 décembre reporter ce plan d’efficience, le temps qu’un audit soit mené courant avril. Ces mesures devraient donc être mises en place l’été prochain. Le 9 janvier, la CGT a pourtant « eu la surprise de recevoir des documents » prévoyant « des mesures d’efficience » et « des suppressions de postes », notamment « des postes très ciblés en médecine, en maternité », avec également « une augmentation du nombre de patients par soignant », explique Nadège Bonanno.

    L’hôpital a « plus de 50 millions de déficit cumulé » et « un déficit annuel autour de 9 millions », précise la secrétaire générale de la CGT de l’hôpital. C’est pourquoi la direction cherche à faire des économies. « On avait déjà eu un plan d’efficience en 2024, avec 27 suppressions de postes, pour une économie de 1,6 million, mais on n’a jamais vu ces économies puisque le déficit a augmenté », se rappelle Nadège Bonanno. « On nous parle de performances, mais nous, on est des soignants, pas des marathoniens, le mot est difficile à entendre », regrette-t-elle. « Il y a beaucoup de craintes et d’anxiété avec tout ça. »

    « D’autres leviers d’économie »

    La CGT souhaite à la place « travailler sur d’autres leviers d’économie, d’attractivité et de recettes, des recrutements de médecins qui relanceraient l’activité ». « Ne pas donner au personnel hospitalier les moyens d’apporter une qualité des soins pour les patients, ça créera une fuite de personnel », avance la secrétaire générale. Une importante mobilisation du personnel de l’hôpital de Manosque a eu lieu le 23 janvier dernier. La CGT prévoit potentiellement d’autres mobilisations et grèves dans les mois à venir. Une action avait également eu lieu le 12 décembre à l’hôpital de Digne-les-Bains, aussi touché par ces mesures d’efficience, partageant la même direction.

    « C’est un établissement qui est en déficit depuis longtemps, qui n’a plus de capacité d’autofinancement, avec une trajectoire financière extrêmement défavorable, préoccupante », tient à rappeler Louis Miralles, directeur adjoint de l’hôpital. « Il faut qu’on arrive à corriger cette trajectoire », mais « le plan d’efficience ne débutera de façon concrète qu’à partir du mois de juin, dès qu’on aura eu les conclusions de l’audit », précise-t-il. Le directeur adjoint nie la suppression de 35 postes, mais « simplement 10 postes de remplacement en sureffectif ». Selon lui, ces suppressions ne concernent que des CDD « recrutés sur des périodes courtes pour remplacer des congés maladie ». « Il vaut mieux garder un jeune professionnel en remplacement et ne pas remplacer quelqu’un qui vient de partir en retraite », affirme-t-il. Il confirme d’ailleurs le gel du poste d’un travailleur parti en retraite en début d’année.

    « On a 25 millions de fournisseurs non payés à ce jour, on est obligés d’emprunter pour remplacer le matériel vétuste », insiste Louis Miralles. « Un directeur d’hôpital n’est pas là pour supprimer des postes. Il est là pour en créer. Après, on est dans un établissement tellement en déficit que certains mois, on est obligé d’emprunter pour payer les salaires », martèle-t-il.

  • Var : Un comité de lutte contre les espèces envahissantes

    Var : Un comité de lutte contre les espèces envahissantes

    Dans un département à la biodiversité remarquable (50% des espèces de l’hexagone y sont présentes, dont 61% des espèces végétales), et qui offre un cadre propice à la prolifération des espèces exotiques envahissantes (EEE), la lutte contre ces dernières demeure un enjeu important, tant en matière de préservation des écosystèmes que de santé publique. C’est pourquoi le Préfet du Var a organisé, le 13 février, le premier comité départemental de lutte en la matière, avec l’ensemble des services de l’État concernés. Celui-ci était présidé, en visioconférence, par la ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat, Monique Barbut.

    Quatre espèces dans le viseur

    Ce premier comité a permis de faire un point de situation dans le département, de recenser les dispositifs existants, et d’engager une organisation pour une réponse plus cohérente et réactive. Quatre espèces ont fait l’objet d’une attention particulière. Pour la première, le frelon asiatique à pattes jaunes, le préfet devra coordonner la stratégie visant, notamment, à mieux protéger la filière apicole.

    Pour la deuxième, la fourmi électrique, le Var est le seul département présentant deux foyers détectés à Toulon et à La Croix-Valmer. La ministre a demandé la création d’une zone réduite exempte de risques pour la santé humaine et permettant le saupoudrage du produit Campaign, qui a prouvé son efficacité. Après une analyse intégrant l’avis de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), émis en septembre 2025, son utilisation pourrait être autorisée avant la période d’activité de la fourmi. S’agissant de la troisième espèce, la cochenille tortue du pin, il convient d’accélérer la recherche de nouveaux traitements, dont l’expérimentation pourrait être conduite dans le Var.

    Rien n’a encore été évoqué concernant la quatrième espèce, le crabe bleu. Ce sera peut-être le cas lors du prochain comité, au début du printemps, qui sera élargi aux collectivités territoriales et au monde associatif afin de fédérer l’ensemble des compétences.