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  • Léon XIV chez lui en terre hispanique

    Léon XIV chez lui en terre hispanique

    Il est arrivé samedi matin à Madrid pour une visite qui s’achèvera aux îles Canaries le 12 juin. Le Pape Léon XIV, s’est rendu tout d’abord au Palais Royal, où il a rencontré le Roi et la Reine pour une visite de courtoisie en présence de nombreuses personnalités politiques, dont l’actuel chef du gouvernement, Pedro Sanchez. Présents notamment, Isabel Diaz Ayuso (Parti Populaire) la présidente de la communauté de Madrid, Alberto Feijoo le président du Parti Populaire et Santiago Abascal président de Vox (extrême droite). En fin de journée, il s’est rendu dans un centre d’accueil de migrants et de sans-abri, avant de participer à une veillée-prière avec des milliers de jeunes, place de Lima.

    Dimanche, il a célébré une messe devant des centaines de milliers de Madrilènes, selon les organisateurs, place de Cibeles, au cours de laquelle il a dit clairement que la religiosité n’est pas « un musée du passé qu’il faudrait visiter » et aussi que « les chrétiens sont appelés à être présents dans les défis de la société et dans la construction du bien commun. Personne ne doit s’agenouiller devant le Seigneur en ignorant son frère ».

    Lors de sa rencontre, samedi, avec le roi Felipe VI, le Pape a lancé un appel à fuir les discours identitaires « qui semblent limpides, mais qui peuplent le monde de fantômes et ennemis. Ce n’est pas la culture de l’affrontement, mais celle de la rencontre qui génère stabilité et prospérité ». Cet appel, selon le Journal La Vanguardia, a certainement sifflé aux oreilles du leader d’extrême droite Santiago Abasca qui, selon le quotidien, regardait le plafond au moment de cette déclaration… Puis le pape a salué « l’engagement du pays pour la paix et la solidarité entre les peuples », ajoutant : « J’exprime ma gratitude pour votre fidélité au droit international et au multilatéralisme, qui se traduit par un engagement actif pour la paix et la solidarité entre les peuples. »

    Ce qui est frappant, c’est l’impression que donne le souverain pontife qui semble être ici comme chez lui, à l’aise, et ne se privant pas de donner son opinion sur tous les sujets. Il n’ignore pas les tensions politiques intérieures entre le gouvernement de coalition de gauche, et une droite et extrême droite dont les propos, notamment sur la priorité nationale et contre les mesures de régularisation de l’immigration, sont souvent d’une grande violence, ni que ces mêmes politiques du PP et de Vox sont des admirateurs de Trump. Léon XIV, aux origines hispano-américaines, n’en a cure et il a choisi l’Espagne pour dire ce que, selon lui, doit être un nouvel ordre mondial multilatéraliste.

    Les abus sexuels et la pédophilie dans l’Église sont un autre sujet que devrait aborder le Pape lors de son séjour. D’ailleurs, il devait répondre à ce propos à des journalistes lors du vol vers Madrid, « la pédophilie dans l’Église catholique reste une plaie encore ouverte », soulignant qu’il continuera à lutter contre ce phénomène.

    Ce lundi, le pape rencontrera Pedro Sanchez, président du gouvernement. Il s’exprimera également aux Cortes. Mardi 9 juin, Léon XIV s’envolera pour Barcelone. Mercredi, il visitera le centre pénitentiaire Brians 1, situé au nord-ouest de Barcelone. De là, il se rendra à Montserrat, plus au nord. De retour à Barcelone, il présidera la messe dans la basilique de la Sagrada Familia et inaugura, à cette occasion, la Tour de Jésus-Christ, tout juste achevée, qui culmine à plus de 172 mètres d’altitude.

    Jeudi 11 juin, le pape s’envolera pour l’île de Las Palmas de Gran Canaria, l’un des principaux points d’entrée vers l’Europe. La parole du pape sur les migrants sera très attendue. Vendredi 12 juin, le pape se déplacera sur l’île de Santa Cruz de Tenerife. Il échangera avec des migrants puis avec les organisations œuvrant pour l’intégration de ceux-ci, avant de regagner Rome en début de soirée.

  • À Sisteron, un site spécialisé dans le réemploi des bouteilles en verre

    À Sisteron, un site spécialisé dans le réemploi des bouteilles en verre

    La coopérative de réemploi du verre Revera a inauguré, mardi, son site de tri de Sisteron, où toutes les bouteilles en verre récupérées dans les points de collecte des Alpes-de-Haute-Provence et des Hautes-Alpes transitent avant d’être envoyées au lavage, puis aux producteurs, pour être réutilisées. Une session de tri y est organisée toutes les trois semaines avec des bénévoles volontaires.

    « Il faut avoir l’œil : la bouteille doit être porteuse du pictogramme qui garantit qu’elle respecte le cahier des charges. Rien ne doit être imprimé sur la bouteille et l’étiquette doit pouvoir partir au lavage », explique Nicole, l’une des bénévoles. Les bouteilles sont triées par catégorie, par format et par boisson, avant de partir au lavage dans l’un des deux sites près de Valence ou de Montpellier. Elles sont ensuite distribuées aux producteurs du réseau les plus proches.

    Les utilisateurs récupèrent une consigne de 20 centimes pour les petits formats et de 50 centimes pour les grands, lorsqu’ils ramèrent leurs bouteilles usagées dans l’un des points de collecte. Les bouteilles en verre triées et lavées sont ensuite revendues aux producteurs du réseau. La mise en place de cette consigne a été « un accélérateur flagrant du taux de retour », des bouteilles en verre : il est passé de 15% à 60% avec cette incitation monétaire.

    Jusqu’à 50 lavages

    « Ces bouteilles ne sont pas des déchets, mais des ressources, a avancé Lisa Tichané, directrice régionale Paca de la coopérative Revera. Pourtant, la quasi-totalité sont jetées après une seule utilisation ou laissées dans la nature ou l’espace public. Mais, si on lave ces bouteilles, on utilise deux fois moins d’eau, quatre fois moins d’énergie et on émet cinq fois moins de CO2. »

    Revera est le fruit d’une fusion entre plusieurs structures de réemploi du verre. « On ne pouvait pas piloter bénévolement une filière industrielle », explique Lisa Tichané. Les volumes de bouteilles collectées dans les Alpes du Sud avaient augmenté de plus de 100% suite à cette fusion, se réjouit-elle.

    Une trentaine de points de collecte sont disponibles dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes, et 140 dans la Région Sud. Les magasins Biocoop, La Vie Claire et Bio c’ Bon y participent. La coopérative espère les développer et aide les producteurs à obtenir des financements pour compenser les coûts de changement des étiquettes de leurs bouteilles. Une bouteille peut être réemployée jusqu’à 50 fois grâce à ce système vertueux.

    La coopérative couvre 13 départements et emploie 17 salariés, dont cinq dans la Région Sud. Elle espère se développer dans la moyenne et grande distribution.

  • La Région Occitanie réajuste sa stratégie énergétique

    La Région Occitanie réajuste sa stratégie énergétique

    D’ici 2050, faire de l’Occitanie la première région d’Europe à énergie positive, c’est-à-dire qu’elle produise plus d’énergie qu’elle n’en consomme. Fixé il y a plusieurs années par Carole Delga, le cap ambitieux qui nécessite de réduire la consommation des ménages par deux et de tripler la production d’énergies renouvelables, n’a pas changé. Mais pour tenir l’objectif, la présidente de Région passe à la vitesse supérieure. « Nous ne sommes plus dans les mêmes perspectives de partenariat avec les États-Unis et le réchauffement climatique s’accélère », argumente-t-elle.

    Un contexte international complexe et incertain qui a convaincu le conseil régional, jeudi 4 juin, à ajuster sa feuille de route en votant une adaptation du modèle de développement qui vise l’indépendance énergétique régionale. L’Occitanie ne part pas d’une feuille blanche. Depuis 2016, 1 milliard d’euros a été investi dans les énergies renouvelables. Côté mobilités, au moment où le train à hydrogène Montréjeau-Luchon s’apprête à circuler, Carole Delga rappelle que « partout où c’était possible, on a fait le choix du train. On a aussi développé le covoiturage qui marche de plus en plus vu le prix du carburant à la pompe ». Côté éolien, un demi-milliard d’euros a été investi dans les éoliennes offshore de Port-la-Nouvelle (Aude). L’hydrogène vert a aussi été développé avec Genvia à Béziers, Narbonne et à Sète où le port s’est doté de la première drague à hydrogène. Un « techno-campus à hydrogène (coût 65 millions d’euros) verra le jour au premier semestre 2027 », renseigne le vice-président Jalil Benabdillah.

    15 000 formations à venir

    Si bien qu’aujourd’hui, la progression d’énergies renouvelables en Occitanie a bondi de 27% contre 16% dans l’Hexagone. La consommation finale d’énergie a baissé de 7% (-4% en France) et les émissions de gaz à effet de serre de 10%
    (-8% au niveau national). Actuellement, l’Occitanie est la seconde région française pour le solaire (4,4 GW installés) ou l’hydro-électricité (5,4 GW) et même la première pour la consommation électrique issue du renouvelable (58%). Mais à deux ans de la fin du second mandat de Carole Delga, il est temps d’accélérer. Un plan régional de 25 nouvelles mesures à lancer entre juin et décembre vient d’être validé.

    Il s’agit par exemple de rénover de nouveaux logements pour 50 000 habitants d’ici 2034 (coût : 70 millions d’euros, ME), ainsi que 500 copropriétés d’ici 2030 (30 ME) ou poursuivre la rénovation énergétique des lycées et autres bâtiments régionaux (230 ME). « Nos prêts permettent de baisser le reste à charge pour une transition juste », résume la vice-présidente Agnès Langevine.

    Côté mobilités, un éco-chèque de 1 600 euros va inciter les ménages à acheter une voiture électrique d’occasion (enveloppe de 8 ME). Les 30 premiers véhicules à hydrogène seront proposés aux professionnels en location (13 ME). Un pass TPE-PME permettra aux salariés de certaines entreprises de recharger leur véhicule aux bornes électriques. À noter aussi que 18 trains à deux niveaux avec une moindre empreinte carbone circuleront bientôt sur le réseau Lio.

    Pour s’affirmer comme un leader européen de l’éolien flottant, deux nouveaux parcs commerciaux doivent naître au large de Port-La-Nouvelle en 2032 et 2034 (5,8 GW escomptés). La Région compte aussi déployer le photovoltaïque sur les toits de ses bâtiments et des exploitations agricoles (8 GW en 2030), tout en travaillant le recyclage des panneaux.

    Outre le développement de l’hydrogène, un fonds d’électrification industrielle (100 ME) accompagnera les PME. La Région entend booster la géothermie qui ne pèse que 1% du renouvelable (bois-énergie 43%, hydroélectricité 39%, éolien 10%, solaire 6%) pour alimenter 440 000 habitants d’ici 4 ans contre 66 000 aujourd’hui. Enfin, la Région veut mettre le paquet sur la formation en visant 15 000 personnes aux métiers de la transition énergétique d’ici 2030.

  • Dans l’Aveyron, deux entreprises annoncées sur l’ancien site de la SAM

    Dans l’Aveyron, deux entreprises annoncées sur l’ancien site de la SAM

    C’était une promesse de la présidente de la Région Occitanie. Il y a cinq ans, en avril 2021, alors que la Société aveyronnaise de métallurgie (SAM) fermait ses portes, un crève-cœur pour le bassin d’emploi de Decazeville, fortement impacté par la désindustrialisation, la socialiste Carole Delga se lançait dans une bataille afin de rouvrir l’usine.

    « Ici, nous avons subi beaucoup de fermetures. Il y a eu les mines, la sidérurgie puis les 3 330 emplois de la SAM », raconte Pascal Mazet, conseiller régional PCF de la majorité et également élu à Vivez, où est implanté le site. Alors l’annonce, le 27 mai, de l’arrivée, fin 2026 de Matière, spécialisé dans la fabrication de pylônes électriques et fin 2027 de Paragon-ID, société britannique de production de puces de traçabilité, est perçue comme une bouffée d’oxygène.

    375 emplois annoncés

    375 emplois sont annoncés pour 2032. « C’est intéressant pour le territoire : nous perdons des habitants, là nous allons en attirer. Sans parler des emplois indirects : quand il y a des salaires, les gens consomment dans les commerces. Tout le monde est gagnant », fait valoir Pascal Mazet.

    Aux côtés de ces deux industries tournées vers des technologies d’avenir, la Région Occitanie entend construire un hôtel PME afin d’attirer d’autres entreprises sur le site, plus de la moitié du foncier étant encore disponible. Ces implantations d’entreprises montrent que la réindustrialisation reste possible dans l’Hexagone. Car, comme souvent, la puissance publique a été le moteur de l’opération. 11 millions d’euros ont été mobilisés par la collectivité socialiste pour le rachat, la dépollution et la réhabilitation du site et une trentaine de millions sont prévus pour la construction des futurs bâtiments, pour un montant total compris entre 45 et 50 millions d’euros. « Cela montre qu’avec de la volonté, on peut le faire. Le problème est le manque de conviction de l’État. Par exemple nous avons fait le choix de faire le train à 1 euro, si bien que de plus en plus de monde le prend. La SNCF aurait pu faire le même choix. Pour l’industrie, c’est pareil. Si la SAM a fermé, c’est l’État qui n’était pas intéressé et préférait que les fonderies partent à l’étranger. La réindustrialisation du pays se fait avec des actes, pas des mots », fait valoir Pascal Mazet.

  • Villes taurines : Céret élue, Ménard désavoué

    Villes taurines : Céret élue, Ménard désavoué

    Dans le petit monde très codifié de la tauromachie, le coup de théâtre aura finalement accouché d’un vote sans tremblement. Lundi 2 juin, le conseil d’administration renouvelé de l’Union des villes taurines françaises (UVTF) a élu à l’unanimité la ville de Céret, représentée par son premier adjoint José Angulo, à la présidence de l’association pour un mandat de trois ans. La cité catalane succède ainsi à Dax et à son maire Julien Dubois, dont la présidence a été saluée par ses pairs, jusqu’à lui valoir le titre de président d’honneur par acclamations.

    Un passage de relais feutré, qui tranche avec les semaines précédentes. Car avant Céret, un autre nom occupait l’arène : Robert Ménard. Le maire de Béziers, un temps annoncé comme unique candidat, rêvait de prendre la tête de l’UVTF et d’y imprimer sa marque, entre posture de franc-tireur, dénonciation de « l’entre-soi » et volonté de « dépoussiérer » la communication taurine. Particularité assumée : l’élu disait défendre la corrida sans vraiment l’aimer, au nom de la « liberté culturelle » et de la « diversité », reconnaissant même que le taureau pouvait souffrir. Une position paradoxale, qu’il présentait comme un atout pour parler au-delà du cercle des aficionados. Mais le scénario s’est retourné. Le 22 mai, après une rencontre tendue avec André Viard, chargé de mission à l’UVTF et président de l’Observatoire national des cultures taurines, l’édile biterrois a retiré sa candidature dans un communiqué rageur, annonçant dans la foulée le départ de Béziers de l’Union.

    Une présidence

    sans coup de force

    Robert Ménard a voulu faire de son retrait un acte d’indépendance. « Je n’ai pas l’intention d’être une marionnette », a-t-il lancé, accusant certains responsables taurins de défendre leur « chasse gardée ». Mais derrière la sortie bravache, le dossier était moins glorieux. Selon l’UVTF, les statuts imposent que la ville candidate et les arènes soient à jour de leurs cotisations. Or, la société Betarra, gestionnaire des arènes de Béziers, traînait un contentieux financier. L’épisode révèle surtout les limites de la méthode Ménard : cliver, dramatiser, puis claquer la porte quand l’organisation ne suit pas. Face à une corrida déjà contestée, l’UVTF a préféré préserver son unité plutôt que s’offrir une présidence inflammable, qui transforme sa cause en tribune personnelle.

    Le nouveau conseil d’administration rassemble ainsi Arles, Bayonne, Béziers, Dax, Mont-de-Marsan, Nîmes et Vic-Fezensac parmi les membres permanents, ainsi que Céret, Eauze, Istres, La Brède, Lunel, Parentis, Saint-Martin-de-Crau et Saint-Sever. La présence de Béziers dans cette liste, malgré l’annonce de son retrait, dit aussi le flou d’une séquence où les communiqués ont parfois précédé les actes administratifs. Dans tous les cas, le paseo n’aura finalement pas eu lieu pour Robert Ménard.

  • À Fos-sur-Mer, une réunion du RN provoque une levée de boucliers

    À Fos-sur-Mer, une réunion du RN provoque une levée de boucliers

    C’est un post sur Facebook qui a alerté les forces progressistes. Franck Allisio, Emmanuel Fouquart et Emmanuel Taché, trois députés d’extrême droite du département des Bouches-du-Rhône, y annoncent la tenue d’une rencontre publique, vendredi 19 juin, au sein de la Maison de la mer et du sport.

    Une « salle communale très connue des Fosséennes et des Fosséens, transformée en lieu d’accueil d’une réunion diligentée par le RN », réagit le groupe municipal d’opposition Notre Fos. « Le prêt de la salle a été forcément validé par le maire ! Si le doute persistait encore chez certains, maintenant, nous avons la certitude que notre ville est dirigée par l’extrême droite. »

    Classé divers droite par la préfecture au moment du dépôt des listes, lors de la campagne municipale, Philippe Maurizot avait pourtant rejoint le label du RN « La Provence qu’on aime », portant sur des éléments programmatiques, et reçu le soutien de son délégué départemental, Franck Allisio.

    « Nous, élus et sympathisants de gauche, n’acceptons pas que Fos devienne le lieu de rendez-vous de l’extrême droite du département, voire de la région, écrivent les élus d’opposition, dans un communiqué. Nous refusons que le nom de notre ville soit associé au déclin de la démocratie de notre pays. » Ils appellent « tous les démocrates de Fos, de l’Ouest de l’étang de Berre et du département » à une grande marche populaire et citoyenne devant la Maison de la Mer, vendredi 19 juin, à 18h30.

  • [Logement] Dans le Var, Jean-Louis Masson dénonce un « passage en force »

    [Logement] Dans le Var, Jean-Louis Masson dénonce un « passage en force »

    Le ton monte. Le préfet du Var a présenté, mercredi, sa stratégie pour augmenter la production de logements dans le département (notre édition du 4/06). Simon Babre a notamment affiché sa fermeté vis-à-vis des maires qui ne respectent pas les objectifs de la loi avec, par exemple, droit de préemption urbain sur les fonciers. Le préfet a annoncé avoir signé un arrêté pour récupérer la compétence de délivrance des permis de construire de Carqueiranne (un peu plus de 9 000 habitants).

    C’est dans ce contexte que le président du Département du Var, Jean-Louis Masson (LR), publie un communiqué, dimanche, intitulé « Logement : oui. Passage en force : non » : « J’apporte tout mon soutien à Arnaud Latil, maire de Carqueiranne (…). Personne ne conteste la nécessité de construire des logements. Mais cette politique ne peut se faire contre les territoires (…). » Il ajoute : « Les maires (…) doivent être écoutés et respectés, non placés devant le fait accompli. Je défends le principe d’un dialogue fondé sur la concertation et le respect des collectivités locales. L’avenir de nos communes ne se décide pas par injonction, mais par la coopération. »

  • À Carpentras, boycott et riposte citoyenne face au RN

    À Carpentras, boycott et riposte citoyenne face au RN

    En réaction à cette prise de pouvoir certains s’insurgent. Le passage au RN a poussé l’association des Passagers du Zinc à annuler les « Guinguettes de l’Auzon », petit festival qui rassemblait environ 2 500 personnes sur les berges du cours d’eau. Dans les colonnes de nos confrères de La Provence, la structure évoque une décision prise en cohérence avec son « positionnement au niveau national », car le Syndicat des musiques actuelles, auquel elle est adhérente, « se positionne clairement face aux risques de l’extrême droite ».

    Même constat du côté de la librairie indépendante Gulliver, qui a fermé ses portes en raison, en premier lieu, de difficultés financières. Mais le passage à l’extrême droite « a été la goutte d’eau » confie la gérante, Céline Allies. Elle se focalise désormais sur d’autres actions, toujours à Carpentras. « On a monté un collectif pour faire la bataille culturelle. Il faut que l’on garde une certaine solidarité », poursuit-elle.

    Au lendemain des élections, un collectif antifasciste s’est également formé en réaction : Carpentras Ventoux Antifascistes. « Que la ville où j’ai grandi passe au RN, c’est un choc très violent. On ne porte pas spécialement l’ancienne municipalité dans notre cœur, mais on voit déjà les répercussions, notamment culturelles », témoigne Axel*, membre de l’organisation. « Ils veulent faire de Carpentras la nouvelle Orange. On souhaite simplement dénoncer toutes les actions problématiques », explique à ses côtés Mathieu*, un autre membre. Avec une dizaine d’autres personnes, ils s’organisent pour « dénoncer ce que l’extrême droite est réellement ».

  • Le géosite dédié à la découverte géologique inauguré à Tartonne

    Le géosite dédié à la découverte géologique inauguré à Tartonne

    C’est en 2015 que Myette Guiomar, géologue désormais retraitée, a fait l’incroyable découverte d’ossements fossilisés qui se sont avérés être un squelette de plésiosaure, un grand reptile marin prédateur du Mésozoïque. Vieux de 100 millions d’années, le squelette était conservé sur plus de 4 mètres, représentant le spécimen le plus complet connu en France pour cette période du Crétacé inférieur. « Ce plésiosaure a choisi nos montagnes pour refaire surface », s’est réjoui la présidente (LR) du Département des Alpes-de-Haute-Provence, vendredi, lors de l’inauguration des aménagements du site, qui ont pour but de le rendre accessible au public et de le faire connaître des touristes.

    Le chantier de fouilles a pris plusieurs mois, le squelette ayant été découvert « dans un ravin escarpé, isolé et menacé par l’érosion ». « Derrière chaque ossement, il y a la sueur, la passion d’hommes et femmes qui aiment notre terre », a rappelé Eliane Barreille. Des chercheurs viennent « du monde entier » pour découvrir ce plésiosaure « parmi les plus complets jamais découverts en Europe », a affirmé la préfète, Isabelle Tomatis.

    « La plus grande réserve géologique de France »

    « Créée par l’État en 1984, la Réserve naturelle nationale géologique de Haute-Provence est la plus vaste réserve géologique d’Europe, couvrant près de 230 000 hectares sur les Alpes-de-Haute-Provence et le Var », explique le Département. « Des étudiants viennent des États-Unis pour étudier ici, dans la vallée », se réjouit Pierre-Olivier Antoine, président du conseil scientifique de la réserve. Un projet d’extension est actuellement en cours.

  • [Maj] Avec 61,38% des voix le texte « Un communisme de conquêtes » devient la base commune du congrès du PCF

    [Maj] Avec 61,38% des voix le texte « Un communisme de conquêtes » devient la base commune du congrès du PCF

    37 286 communistes à jour de leurs cotisations et adhérents depuis plus de trois mois étaient appelés à voter pour choisir la base commune de discussion pour le 40e Congrès parmi les quatre textes proposés.

    24 608 électrices et électeurs ont voté, soit 66% des inscrits. 481 bulletins blancs ou nuls et 24 127 suffrages exprimés, soit 98,05%, ont été recensés

    «Un communisme de conquêtes», le texte du Conseil national a obtenu 14 810 suffrages, soit 61,38 % des exprimés.

    Les textes alternatifs ont respectivement obtenu :

    «Pour battre l’extrême droite et ouvrir l’espoir. Communistes à l’offensive», 6 117 voix soit 25,35 %;

    «Stratégie communiste. La lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme», 1 833 voix, soit 7,60% ;

    «Résister et construire, une nouvelle page du communisme», 1 367 voix, soit 5,67 %.

    Dans notre région, les résultats sont :

    Bouches-du-Rhône inscrits 2 396, votants 1 390, participation 58,01% « Un communisme de conquêtes » 1 019, 74,06% « Communistes à l’offensive » 247, 17,95%, « Stratégie communiste » 57, 4,14%, « Résister et construire » 53, 3,85%.

    Var inscrits 409, votants 271, participation 66,26% « Un communisme de conquêtes » 127, 48,11%, « Communistes à l’offensive », 27, 10,23%, « Stratégie communiste », 14, 5,30%, « Résister et construire » 96, 36,36%.

    Vaucluse inscrits 344, votants 207, participation 60,17%, « Un communisme de conquêtes » 140, 68,63%, « Communistes à l’offensive » 35, 17,16%, « Stratégie communiste » 12, 5,88%, « Résister et construire » 17, 8,33%.

    Alpes-de-Haute-Provence inscrits 205, votants 132, participation, 64,39%, « Un communisme de conquêtes » 84, 63,64% « Communistes à l’offensive » 33, 25%, « Stratégie communiste » 9, 6,82%, « Résister et construire » 6, 4,55%.

    Hautes-Alpes inscrits 112, votants 66, participation 58,93%, « Un communisme de conquêtes » 54, 84,38%, « Communistes à l’offensive » 8, 12,50%, « Stratégie communiste » 1, 1,56 %, « Résister et construire » 1, 1,56%.

    Gard votants 845, inscrits 650, participation 76,92%, « Un communisme de conquêtes » 346, 54,32%, « Communistes à l’offensive » 219, 34,38%, « Stratégie communiste » 66, 10,36%, « Résister et construire » 6, 0,94%.

    Hérault inscrits 654, votants 610, participation 93,27% « Un communisme de conquêtes » 375, 62,09%, « Communistes à l’offensive » 185, 30,63%, « Stratégie communiste » 31, 5,13%, « Résister et construire » 13, 2,15%.